Affaire Skripal : Londres juge la Russie « coupable » et expulse 23 diplomates russes

Theresa May - © Malick MBOW

Theresa May – © Malick MBOW

M6info

Londres expulse 23 diplomates russes après l’empoisonnement d’un ex espion russe. Theresa May a annoncé la “suspension des contacts bilatéraux” avec Moscou.

La Première ministre britannique Theresa May juge la Russie “coupable” de l’empoisonnement d’un ex-espion russe à Londres. Theresa May a annoncé, mercredi 14 mars, l’expulsion de 23 diplomates russes ainsi que la “suspension des contacts bilatéraux” avec Moscou.

 

“Il n’y a aucune conclusion possible autre que celle de la culpabilité de l’Etat russe dans la tentative de meurtre de M. Skripal et sa fille (…)”, a-t-elle déclaré devant la Chambre des communes.

L’ancien agent double, Sergueï Skripa, 66 ans, et sa fille Ioulia, 33 ans, ont été retrouvés inconscients le dimanche 4 mars  sur un banc de Salisbury, dans le sud-ouest de l’Angleterre.

23 diplomates russes sur le tapis

 

“Selon la Convention de Vienne, le Royaume-Uni va expulser 23 diplomates russes qui ont été identifiés comme des agents de renseignement sous couverture”, a dit la dirigeante britannique, ajoutant qu’ils avaient une semaine pour quitter le pays.

Aucun ministre britannique ni membre de la famille royale ne se rendra en Russie pour la Coupe du monde de football, qui débute le 14 juin, a-t-elle précisé.

Sur les marchés des changes, la livre sterling a effacé ses gains face au dollar à la suite de ces accusations.

Moscou refuse d’admettre ces accusations

Peu avant ces sanctions, Moscou avait clamé qu’il “n’admettait pas” les accusations “sans preuves” et les ultimatums de Londres.

Son porte-parole, Dimitri Peskov, espérait “que le bon sens l’emporterait”. Mais selon Theresa May, la substance utilisée pour empoisonner Sergueï Skripal et sa fille appartient au groupe des agents toxiques “Novitchok”, mis au point par la Russie à l’époque soviétique.

La France attend avant de prendre d’éventuelles mesures

La France attend les conclusions définitives de l’enquête menée en Grande-Bretagne sur la tentative d’assassinat de Sergueï Skripal avant de prendre d’éventuelles mesures de rétorsion contre Moscou, a déclaré mercredi le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux.

 

“Nous attendons les conclusions définitives et que les faits soient parfaitement avérés avant de prendre position sur ce type de sujet comme c’est l’habitude dans notre diplomatie”, a-t-il dit lors du compte rendu du conseil des ministres.

A la question de savoir si la France était prête à prendre des mesures de rétorsion, Benjamin Griveaux a répondu : “On ne fait pas de politique-fiction, une fois que les éléments seront avérés, là viendra le temps des décisions”.

“Ce qui s’est passé en Grande-Bretagne c’est un acte très grave. Je rappelle que la Grande-Bretagne est un allié stratégique et historique de la France”, a-t-il souligné.

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