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Malick MBOW – Coup de Griffe actu https://www.coupdegriffeactu.com Musée Virtuel Sat, 13 Feb 2016 19:26:49 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 De l’immeuble BEKO à Belgrade à l’édifice de Monaco Plage à Dakar 1/2 https://www.coupdegriffeactu.com/2016/02/11/de-limmeuble-beko-a-belgrade-a-ledifice-de-monaco-plage-a-dakar-12/ https://www.coupdegriffeactu.com/2016/02/11/de-limmeuble-beko-a-belgrade-a-ledifice-de-monaco-plage-a-dakar-12/#respond Thu, 11 Feb 2016 23:24:25 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=348 La parenthèse entre l’architecture dite « moderne » et l’architecture dite « traditionnelle »

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« L’architecte utilise une démarche analytique et simple pour expliquer l’Architecture, ses différents modes et typologies. »
Malick MBOW – Architecte

L’architecte Zaha Hadid première femme à avoir reçu le Prix Pritzker (c’est le Prix Nobel de l’Architecture), est née le 31 Octobre 1950 à Bagdad en Irak. Cette architecte irako-britannique est adepte du mouvement déconstructiviste, cette démarche conceptuelle dans laquelle les bâtiments sont hors convention (structures inclinées en général). L’architecture déconstructiviste qui s’est affirmé dans les années 1990 a de bonnes raisons d’être, en apparence, déraisonnable.
Murs penchés, sols inclinés, poteaux de biais, fenêtres inclinées, ces édifices qui semblent avoir reçu des secousses telluriques sont bien le résultat d’un travail pensé de la part des architectes.
A Belgrade, en lieu et place de l’ancienne usine de vêtements Beko, une œuvre (photo 1.1) signée par l’architecte Zaha Hadid, ce bâtiment abritant un ensemble de bureaux et logements su 94 000 m2 est une architecture avant-gardiste répondant aux exigences en matière de constructions écologiques est aussi l’exemple le plus saisissant dans le mouvement déconstructiviste.
La fracture contemporaine du bâtiment, toute en courbes, inspire une architecture organique, un concept développé par l’architecte Frank Lloyd (1868-1959) qui pense qu’une maison naissait de la rencontre des nécessités des gens et de l’esprit du lieu, à la manière d’un organisme vivant.
Pour conclure, il pense à juste raison que le lieu de travail, d’habitation, de prières influencent le comportement et le caractères des personnes qui y demeurent et pour cette raison, l’architecte a une capacité à modeler les hommes. Il définit l’architecture organique en disant […]

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De l’immeuble BEKO à Belgrade à l’édifice de Monaco-place à Dakar 2/2 https://www.coupdegriffeactu.com/2016/02/11/de-limmeuble-beko-a-belgrade-a-ledifice-de-monaco-place-a-dakar-22/ https://www.coupdegriffeactu.com/2016/02/11/de-limmeuble-beko-a-belgrade-a-ledifice-de-monaco-place-a-dakar-22/#respond Thu, 11 Feb 2016 23:16:17 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=341 Auto portrait - © Malick MBOW
Auto portrait – © Malick MBOW

LA PARENTHESE DE
L’ARCHITECTURE DITE «MODERNE» ET
L’ARCHITECTURE DITE «TRADITIONNELLE»
Un architecte doit pouvoir décrire ce qu’il ressent au premier coup de crayon. Au fur et à mesure, il rectifie, redéfinit, tout au long de la faisabilité.
Il fût des temps antérieurs où l’architecte était considéré comme un Dieu si l’on fait référence à l’Egypte ancienne (l’époque des pharaons et leurs pyramides). Aujourd’hui l’architecture se traduit autrement, l’approche est en général personnelle. Cette architecture est doctrinale parfois même très personnalisée, même audacieuse. Si l’on se réfère au passé, la démarche de l’architecte était l’inverse.
En effet, l’on peut qualifier cette forme d’intervention « d’autosatisfaction ». Comme Jean Vermeil décrit l’architecte dans son texte introduction du livre consacré à l’architecte Aymeric Zublena édité par Pierre Mardaga dont l’extrait ci-dessous vous laisse entrevoir une description de l’architecte.
« Tout architecte vise, sans le dire, la gloire d’inventer, de même que tout mâle celle de faire le coq. Et d’accabler le paysage d’oeuvres qui se croient uniques et qui n’ont d’unique que jurer dans le paysage ».
L’architecte au sens intrinsèque du mot est le maitre concepteur. Il est appelé couramment le Maitre d’oeuvre. C’est aussi l’architecte démiurge, celui qu’on peut nommer le constructeur (dans un sens péjoratif), celui qui a une approche conceptuelle dite « l’art Brut », sans âme, parce qu’elle est basée sur un esprit créatif individuel sans analyse multi variée et est essentiellement fondée sur l’acte d’édifier simplement.
Pour ne pas rester totalement négatif, nous pouvons considérer que l’espoir est entrain de renaitre rien qu’à voir ces dernières années les nouvelles créations dans l’art de bâtir, ce qui démontre qu’il y a une nouvelle mutation dans l’acte de concevoir. Pour fermer cette incursion dans la profession, il est aussi permis de garder espoir au vu du déferlement positif d’une nouvelle approche conceptuelle dans l’architecture.
En effet, aujourd’hui de Dakar, à travers le monde, les architectes et compagnies sont vraiment entrain de mettre en évidence, cet esprit ingénieux.

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Malheureusement nous constatons encore que beaucoup de projets sortent encore de terre sans âme. A titre d’exemple et pour ne pas le citer « le soit disant projet majeur pour le Sénégal » : Le Grand Théâtre, un projet importé de la Chine au Sénégal.
Pour l’averti ou même le simple passant la question qui se pose est : Que représente ce projet dans notre espace culturel?
Du point de vue architectural, ce projet est complètement « dépaysé » sur le plan insertion paysager et aussi bien sur l’essentiel. C’est une conception dépourvue d’une approche conceptuelle culturelle adaptée à son lieu de naissance, ce qui devrait représenter logiquement l’essence même de la destinée de ce projet sur le plan fonctionnel.
Non seulement il est hors contexte culturel et de surcroît, il est prévu pour représenter notre espace culturel. Quelle aberration!!!
Il n’y aurait rien à dire et ce serait plus compréhensif si nous nous disions que ce théâtre représente le pavillon Chinois à Dakar mais surtout pas Lat-Dior DIOP, Sidy Alboury Ndiaye encore moins la tradition sénégalaise sur le plan culturel. L’ensemble instrumental traditionnel du Sénégal dans cet espace devient une incongruité indéfinissable parce que les concepteurs de ce projet n’ont pas tenu compte de cette approche qui se définit par la particularité de l’ouvrage (l’identité architecturale ou culturelle de l’oeuvre).
L’esprit philosophique d’un projet architectural doit être tiré de son espace culturel et de son environnement immédiat. Le passé de l’architecture des pays Dogon, plus prés de nous, l’esprit Sarakolé ou chez les Toucouleurs encore mieux en Casamance démontrent comment la substance de leurs démarches ne se rapporte pas sur le visuel, l’utilisation ou même le caractère individualiste du bâtisseur des temps modernes.
Mais au delà de l’esthétique et le fonctionnel, le fondement est une philosophie d’habiter (la case, la case sur pilotis, la maison à étage à Mopti au Mali), de conserver les aliments (le grenier pour les récoltes à Yendouma au Mali), pour la pêche (pilotis sur le lac Nokoué à Ganvié de Cotonou au Bénin), de recueillir l’eau (toiture impluvium pour recueillir l’eau pluviale et aussi de rafraichir l’habitat à Mlomp/Ziguinchor au Sénégal).
La manière de concevoir leurs lieux d’habitation est apprise, véhiculée, puis conservée par l’apprentissage pendant de longues décennies voire des siècles.
Aussi le savoir est transmis de famille en famille avec des règles établies de l’ordre de l’ésotérisme, religieux, plus simplement d’un esprit de vivre en communauté.
Il se traduit par une tradition où l’on n’accepte pas l’imperfection. Aujourd’hui qu’est ce que c’est l’architecture dite des temps modernes ?
L’architecture ne doit pas se limiter à une appellation de l’architecture africaine ou l’architecture traditionnelle ou l’architecture dite « moderne ».
Certains ont proposé dans leur appellation Architecture dite « Coloniale » et dire qu’entre cette architecture rapportée par les colons, il y a ce que l’on peut appeler l’Architecture Métisse qui forme le trait d’union entre ces deux démarches architecturales (l’original et la copie de l’original).
Cette Architecture dite « Métisse » est issue de la recherche de Xavier Ricou architecte métisse.
L’architecte Ricou démontre à travers une description que les Signares se sont inspirées de l’architecture coloniale pour inventer une architecture plus adaptée à leur mode vie emprunt d’élégance dans l’art de l’habillement et dans la manière de vivre dans leur habitation.
Ces habitations sont situées principalement dans l’ile de Gorée, dans la plupart des cas ces édifices ont été réalisés par les mulâtres.

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En définitive, plutôt que de se situer dans cette architecture évolutive dite Architecture des temps modernes avec un grand «A» nous voulons toujours définir une étiquette de typologie d’architectures basées sur une simple classification de lieux et des hommes qui l’ont conçu.
Mais si l’on se rattache à notre architecture, elle demeure une valeur tant dans son approche culturelle, esthétique que fonctionnelle.
Patrick DUJARRIC Architecte, (Il fût enseignant à l’école d’architecture de Dakar décédé en 2013 à Dakar, paix à son âme) et Oswald DELLICOUR Architecte, deux prix Aga AKAN (Le prix Aga Khan d’architecture a été instauré par Karim Aga Khan en 1977 pour récompenser l’excellence en architecture dans les sociétés musulmanes, prix triennal doté de 500 000 $ et qui en fait la plus grande récompense en architecture), l’un pour l’Alliance Franco Sénégalaise à Kaolack Sénégal, l’autre pour le Centre de Formation Agricole (CFA) à Niani Sénégal (voir les vues 24 et 25), ont tous les deux contribué à mettre en valeur cette approche culturelle, environnementale à travers deux ouvrages dont le concept est basé exclusivement sur les ressources existantes et les manières de vivre des habitants.
D’un point de vue, sur les matériaux locaux utilisés, de l’autre point de vue, sur l’adaptation de leurs projets à l’essentiel des moeurs et coutumes de leurs contextes, ils tirent à la perfection la substance naturelle de leur concept par une architecture adaptée à son environnement immédiat (climat, relief, couleur).
Il est rare de voir des architectes qui au delà de leur égo développent un esprit de partage dite « communautaire ». Du fait que leurs démarches combinent intelligemment une architecture dite moderne et une architecture dite traditionnelle, une originalité particulière sanctionne le rendu final de l’oeuvre aussi bien dans leur fonctionnement que dans leur aspect esthétique. Comme le rappelle Thierry Melo Architecte Français, l’un des fondateurs de l’Ecole d’Architecture de Dakar : «Le fait plastique nègre encore moins le mot nègre ne fait pas partie de mon vocabulaire mais je dois reconnaître qu’il entre dans les faits culturels ». Pour en revenir au mot « négritude » ou « l’art nègre », il relate
la découverte du cubisme à partir de la sculpture africaine précisément le masque qui traduit la démarche de Picasso sur son oeuvre les Demoiselles d’Avignon. Aussi bien la démarche des expressionnistes en Allemagne, les futuristes en Italie, il évoque la relation entre les peintres et les Architectes de leur temps. Cette relation a apporté un élan nouveau, un extraordinaire souffle de liberté. Ils ont pu se débarrasser d’un langage académique. Tout cet ensemble de mouvement de Peintres, d’Architectes y compris le Bauhaus ont su révolutionner l’Architecture européenne en y apportant cette plasticité tirée de la démarche des « artistes africains ». En y rajoutant le mouvement Gropius, Mies Vander Roche, Mendelsolin, Le Corbusier à travers leur plan libre, qui déboucha sur la création de cette Architecture dite contemporaine dont Nicolas Devsner appelle « l’expression de l’éternelle passion de l’occident pour le mouvement dans l’espace » et que conclut Thierry Melo en ces termes « l’éternelle passion de l’Afrique pour le rythme dans l’espace ». En ces termes, Thierry Melo dit : « l’art
nègre » est d’abord conceptuel, qu’il exprime une interprétation de la réalité et non son apparence, qu’il use de symboles, la statue, l’objet, est un système de signes que Léopold Sédar Senghor définit comme « une image symbole et rythmée ». Ce détour comporte dans sa manière de définir l’architecture comme un art universel et non un art d’appartenance. C’est un ensemble de démarches, conceptuelles, intellectuelles,
expressives qui s’imbriquent en parfaite harmonie entre elles afin d’aboutir à une concordance d’approches esthétiques et fonctionnelles.
Ce monde d’architecture tellement fertile d’idées et passionnant peut servir de modèle aux différents intervenants dans l’art d’habiter si seulement, les architectes font une introspection dans leur façon de conduire le projet vis-à-vis de la commande.
C’est l’architecture qui en sera la première bénéficière. L’acte de concevoir est d’abord une conduite et ensuite un rapport entre l’écoute, la pensée et une école. Une conduite c’est de la déontologie « l’éthique, la morale, la bonne foi ». L’écoute et la pensée c’est le programme et l’esquisse « la communication, l’assistance et le raisonnement, l’entendement, l’idée ».
En résumé si l’on décrypte une conduite, l’écoute et la pensée, l’architecte est d’abord une aide à pouvoir concrétiser ses objectifs quelque soit l’ambition de son client. C’est l’architecte qui dans le respect de la procédure doit mener le maître d’ouvrage à la satisfaction. Tout pour dire qu’il y a une Architecture qui s’ouvre sur l’art, la musique et la vie de tous les jours. D’ailleurs cette vie de tous les jours fait que cette parenthèse sur l’architecture se manifeste par la passion de certains musiciens sénégalais à réaliser leur clip vidéos dans des espaces relevant d’une conception architecturale ayant un trait commun avec le message qu’ils veulent véhiculer (Carlou D avec son titre Néné Gallé réalisé par Iris /AV et Gaby ont fait leur clips au Monaco-plage à Dakar un espace conçu par le Cabinet ACI.

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Le tube d’Idrissa Diop intitulé Nobel a été réalisé par Gelongal dans l’hôtel le Lagon II à Dakar dans un espace conçu par le Cabinet ACI.

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Pourquoi cette autre parenthèse ?
C’est parce que ces artistes ont su faire à travers la musique une transition entre le rapport esthétique et la fusion dans l’acte de célébration d’un mariage donc de l’amour où encore dans un arrière-choeur, le chef d’orchestre est rehaussé dans son aspect scénique par l’ensemble de la chorale, le tout redynamisé par la perspective du lieu avec un arrière plan en fond de mer. Comme pour dire que tout est architecture.
Dans le techno-culturel la représentation […]

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L’ARCHITECTURE DES GARES ROUTIERES https://www.coupdegriffeactu.com/2016/02/11/larchitecture-des-gares-routieres/ https://www.coupdegriffeactu.com/2016/02/11/larchitecture-des-gares-routieres/#respond Thu, 11 Feb 2016 22:31:01 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=337 Malick MBOW s'exprime sur l'architecture des gares routières
Auto portrait – © Malick MBOW

Un lieu d’accueil et une image marquante de la ville

Aujourd’hui l’architecture des gares routières ne représente plus l’emblème de la ville «d’antan». Comme les édifices religieux (Mosquées, Cathédrales…), les gares, de par leur architecture, de par leur gigantisme et surtout de par leur emplacement, constituent la carte de visite des grandes villes, raison pour laquelle une importante attention était consacrée aux caractères prestigieux et à la conception de ces édifices.
Les gares routières autant que les gares ferroviaires de l’époque coloniale étaient conçues pour accueillir les arrivants.
Du fait que l’on attachait beaucoup d’importance sur l’étranger et surtout sur son jugement sur notre ville. L’accueillant veillait à une architecture digne de la grandeur de la ville parce que cet espace reçoit le premier regard du voyageur. La première impression que vous recevez en allant accueillir un arrivant reste figée toute la vie dans la mémoire de celui qui vient d’arriver dans la ville.

Malick MBOW décrit l'architecture des gares routières
Gare routière des Baux-Maraichers, vue partielle. (Architecte Tanor Dieng)

C’était une architecture remarquablement impressionnante, très soignée, visible de par sa localisation sur le plan géographique et par rapport à son authenticité culturelle sur le plan esthétique. A ce sujet on peut citer l’ancienne gare ferroviaire de Dakar classée parmi les monuments historiques à protéger dans notre patrimoine bâti […]

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Quand la tricherie dans les constructions « tue » des sénégalais https://www.coupdegriffeactu.com/2016/02/11/quand-la-tricherie-dans-les-constructions-tue-des-senegalais/ https://www.coupdegriffeactu.com/2016/02/11/quand-la-tricherie-dans-les-constructions-tue-des-senegalais/#respond Thu, 11 Feb 2016 22:23:13 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=334 Malick MBOW face à la tricherie dans le secteur de la construction
Auto portrait – © Malick MBOW

La Direction de la protection civile a recensé, dans son rapport 2014, en tout 168 bâtiments menaçant ruine dont seulement 25 ont été évacués. La cause principale est, en dehors de la qualité du matériel décrié, le non recours à un architecte dans la conception. Interpellé sur cet état de fait, le chargé de la formation au niveau du conseil de l’Ordre des architectes et de la promotion de l’architecture au Sénégal, Malick MBOW, dénonce le fait que même dans l’attribution des permis de construire, les architectes sont contournés.

Au Sénégal, chantier de construction d’immeuble et autres bâtiment à usage d’habitation pullulent de partout. Dans tous les quartiers de la capitale et dans les régions, les maisons poussent comme des champignons. Seulement rares sont des promoteurs et propriétaires immobiliers qui ont recours à l’expertise d’un architecte dans la conception de leur maison. Conséquence, ces bâtissent qui poussent déjà avec «des malformations» deviennent, au bout de quelques mois ou années, de véritables dangers pour leurs occupants et les riverains, s’elles ne s’écroulent pas tout bonne bonnement avant réception.

En atteste, la Direction de la protection civile a recensé, dans son rapport 2014, en tout 168 bâtiments menaçant ruines dont 25 ont été évacués. La cause principale relevée est, en dehors de la qualité du matériel décrié, le non recours à un architecte dans la conception. Selon le chargé de la formation au niveau du conseil de l’Ordre des architectes et de la promotion de l’architecture au Sénégal, Malick Mbow, le mal est plus profond. En effet, déplore-t-il, ceux désirant avoir des permis de construire trouvent souvent des moyens à contourner les architectes chargés d’élaborer le plan.

A son avis, nombreux sont ceux qui font recours à des personnes inhabilités et, ce sont les plans faits par ces derniers, des plans incompatibles avec des constructions qui s’écroulent la plupart du temps, qui sont présentés. A l’en croire, «il y’a beaucoup de bâtiments qui ont été construits par des gens qui ne sont même pas des techniciens. Ils sont directement gérés, dit-il, par des marchands». Malick Mbow renchérit, par ailleurs, en affirmant qu’aucun bâtiment construit avec l’attache et un architecte n’est dans le lot des immeubles menacés de ruine.

Le responsable de la formation au sein de l’Ordre des architectes réfute l’argument avancé selon lequel «un architecte coûte cher». A l’en croire, le non recours au service des architectes par des Sénégalais, dans leur construction, n’est pas du à la cherté du service. Car, trouve-t-il, la somme demandée par les architectes est insignifiant par rapport au résultat, la sécurité, la garantie et la longévité de la construction. En guise d’exemple, soutient-il, «si un projet est à 1 million de F Cfa, l’architecte ne prend que les 10%». Mieux poursuit-il, «plus le pourcentage est bas, moins le montant est élevé». Ainsi «pour un projet de milliard, le pourcentage pour l’architecte n’est que de 2%», explique-t-il.

Concernant toujours, les facteurs qui sont à l’origine de l’effondrement des immeubles, Malick Mbow déplore l’inadéquation des matériels de construction. Selon, lui, le matériel utilisé dans la construction de bâtiments au Sénégal contribue aussi à accroitre les risques d’effondrement. Le fer local, et les poteaux écoulés dans le marché ne sont pas pour garantir une solidité des bâtiments note-t-il. Il est aussi nécessaire qu’il y ait un contrôle dans la fabrication des briques, conclut-il.

DE L’URGENCE DE ROUVRIR L’ECOLE D’ARCHITECTURE ET D’URBANISME DE DAKAR
S’agissant toujours de l’importance des architectes dans la construction, le chargé de la formation au niveau du conseil de l’Ordre des architectes et de la promotion de l’architecture au Sénégal déplore la qualité de la formation. Pour lui, il n’y plus d’école qualifiée dans la formation dans cette discipline au Sénégal. La seule école existante est, dit-il, fermée depuis plusieurs années. Ce qui fait que les enseignements dispensés actuellement dans des écoles privées ne sont pas adéquates avec les exigences du métier, relève-t-il.

Il juge que pour une bonne formation, l’étudiant devra au moins faire sept (7) années d’études. Ce temps est même une exigence de l’Union économique et monétaire Ouest africaine (Uemoa), formulée dans les directives régissant la profession dans l’espace Uemoa et entérinées le 26 septembre 2013. Malheureusement, se désole-t-il, à ce jour, l’Ordre des architectes déclare n’avoir reçu d’aucune école un programme académique du 2éme cycle ou de master pouvant conduire conformément à la dite directive et par conséquent à l’obtention d’un diplôme d’architecte. L’Ordre des architectes estime ainsi qu’il urge de rouvrir l’école d’architecture et d’urbanisme de Dakar.

Source : SudOnLine

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Réponse de Thierry MELOT sur l’architecture dite « moderne » et l’architecture dite « traditionnelle » https://www.coupdegriffeactu.com/2016/02/11/reponse-de-thierry-melot-sur-larchitecture-dite-moderne-et-larchitecture-dite-traditionnelle/ https://www.coupdegriffeactu.com/2016/02/11/reponse-de-thierry-melot-sur-larchitecture-dite-moderne-et-larchitecture-dite-traditionnelle/#respond Thu, 11 Feb 2016 22:16:41 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=331 Thierry MELOT s'exprime sur l'architecture traditionnelle et l'architecture moderne
Thierry MELOT – © Malick MBOW

Bravo pour la création de votre i-revue d’architecture africaine, que je découvre! Lisant que je suis abondamment cité (et partiellement détourné…) j’aimerai apporter quelques commentaires amicaux et critiques:
L’article de Malick Mbow du N° 1 est une tentative intéressante d’identifier l’existence d’un fil conducteur d’une recherche architecturale en Afrique de l’Ouest, mais la réflexion tourne court, et à mon avis faute de matériau et d’exemples…
Qui sont les personnalités de l’architecture africaine, et où sont leurs œuvres que l’on pourrait admirer? les gens ne le savent tout simplement plus!
Or l’important ce sont les œuvres , pas la couleur ni l’origine des auteurs. L’architecture est un art social… il s’adresse à tous, et forge lentement la personnalité d’un territoire et le génie d’un lieu. Les auteurs s’effacent derrière leurs œuvres, et nul n’a besoin de savoir si les maîtres d’œuvres de Saint Louis et de Gorée étaient noirs, métisses ou blancs, portugais français où sénégalais. Ce n’est d’ailleurs pas prises isolément que leurs réalisations sont exemplaires: leur caractère remarquable, qui leur vaut un classement au patrimoine mondial, prend sa source dans la cohérence de l’ensemble urbain dans son site et son époque, de la justesse d’un système constructif économe et climatique, de l’identification d’une collectivité avec sa cité.
Très étrangement, il faut aller en Suisse, à Bâle, pour découvrir une exposition d’architecture africaine sur les années post-indépendance correctement documentée et illustrée d’œuvres marquantes!

Vous pouvez lire aussi l’article sur La parenthèse entre l’architecture dite « moderne » et l’architecture dite « traditionnelle »

Pour aller plus loin , je m’étonne que M. M’bow illustre son article de projets d’auteurs aussi éloignés de l’Afrique que Zaha Hadid, Aymeric Zublena et Groupe 6, qui n’ont jamais eu à se confronter à l’aventure d’y construire!
Quant au regretté Patrick Dujarric, il n’a laissé qu’un bâtiment remarquable , et a consacré sa vie à l’enseignement et la recherche. Cela ne fait pas de lui un auteur, malgré toute l’estime que l’on peut accorder à sa personnalité brillante mais marginale.
Je crois qu’il est temps que la génération en exercice accepte de reconnaître ses vraies filiations et se confronte avec courage à un exercice de lucidité sur le travail à faire pour reconstruire un savoir faire collectif de niveau international. Ce n’est pas en vantant des ouvrages faciles et des signatures sans rigueur ni création que ce renouveau salutaire verra le jour….
Bravo encore pour vos efforts!

Thierry MELOT

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L’intifada chez nous https://www.coupdegriffeactu.com/2016/02/11/lintifada-chez-nous/ https://www.coupdegriffeactu.com/2016/02/11/lintifada-chez-nous/#respond Thu, 11 Feb 2016 21:50:08 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=327
Malick MBOW rend hommage à Bassirou FAYE
Bassirou faye – © Malick MBOW
Mort innocent ou innocent mort où se situe la vérité cela n’a pas d’importance seule la vie compte.
Mort à jamais ou mort pour une cause utile.
Combien tombent-ils chaque année à travers le monde ?
Parce que ces morts sont banalisées nous croyions être dans le vrai.

Ci-contre : Bassirou Faye, Etudiant à l’Université Cheikh Anta DIOP, Tombé le 14 Aout 2014 lors des manifestations du Campus Social.

Pour un ticket de restaurant ou pour une queue non respectée on y meurt de coup de poing ou d’arme blanche.
Pour un jet de pierres on y meurt à coup de balle blanche ou à coup d’arme tout simplement.
La patience, le dialogue ne sont plus privilégiés.
On règle tout au nom de l’impatience et au nom du mutisme.
Tout est rompu à la violence, la seule logique est la force.
L’odeur de la mort ne sent plus, nous sommes immunisés.
Son parfum n’a plus de valeur, il se vend à tout bout de champ.
Aussi dans les facs, dans les rues, au sein des concessions.
Il est temps de se ressaisir, de croire en nous, de croire à l’homme.
La peur, la violence, le mutisme n’ont jamais remporté la guerre.
Ils n’ont fait que l’entretenir, la vie d’un fautif vaut autant sinon le même prix que la victime.

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CONTRIBUTION A LA REPLIQUE DE THIERRY MELOT https://www.coupdegriffeactu.com/2016/02/11/contribution-a-la-replique-de-thierry-melot/ https://www.coupdegriffeactu.com/2016/02/11/contribution-a-la-replique-de-thierry-melot/#respond Thu, 11 Feb 2016 21:10:52 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=318 Malick MBOW contribue à la réplique de Thierry MELOT
Auto portrait – © Malick MBOW

« Dans chaque domaine d’intervention au bout du chemin on rencontre toujours son maitre ! » Thierry Melot architecte de renom ayant longtemps évolué ici, a marqué de son empreinte l’architecture au Sénégal.
Dans mon essai comparatif loin d’isoler l’architecture traditionnelle appelée le plus souvent l’architecture « africaine », je me permets d’établir un rapprochement entre cette architecture longtemps marginalisée et celle-là dite architecture moderne appelée architecture internationale.
Pour moi ces appellations me semblent révolues, aujourd’hui c’est plutôt non couleur « blanche » ou « noire » ! Mais une architecture en toute simplicité.
A la fin de mon essai vous lisez bien je dis ceci « une évidence serait la troisième voie de l’architecture.
Au-lieu de le définir comme l’architecture moderne et ou dite traditionnelle, nous nous limitons à l’appellation l’architecture « évolutive ». La troisième voie restera à l’évidence la solution de l’architecture, elle amènera à faire une architecture comme vous semblez le dire: architecture multidimensionnelle et multiculturelle, réglant définitivement les connotations souvent très limitatives au sens propre du mot parce que semblant s’arrêter sur la diversité culturelle dans la manière de concevoir.
C‘est comme si aujourd’hui l’architecture exige des frontières, alors que la plupart des architectes sénégalais, après la fermeture de l’école de Dakar, ont été formés en Europe plus particulièrement en France. Vous définissez ainsi l’architecture comme un art social : « or l’important ce sont les œuvres, pas la couleur ni l’origine des auteurs. L’architecture est un art social… il s’adresse à tous et forge lentement la personnalité d’un territoire et le génie d’un lieu ».
Je voudrais vous rassurer: ma tentative dans cette approche est loin de s’arrêter, comme vous me le faites comprendre aussi bref mais elle pose une base de début de réflexion qui peut susciter des réactions comme la sienne. En cela, je vous remercie en vous faisant comprendre qu’une suite se prépare et pour en venir j’aurais aimé que vous m’apportiez une précision sur le mot « détourné ».
Mon analyse s’appuie en partie sur les approches diverses de l’architecture « africaine ». Vous dites très exactement afin d’étayer mon argumentaire ce qui suit : Extrait de l’article la parenthèse – Le magazine A4perspectives – (Comme le rappelle Thierry Melo Architecte Français, l’un des fondateurs de l’Ecole d’Architecture de Dakar : «Le fait plastique nègre encore moins le mot nègre ne fait pas partie de mon vocabulaire mais je dois reconnaître qu’il entre dans les faits culturels ». Pour en revenir au mot « négritude » ou « l’art nègre », il relate la découverte du cubisme à partir de la sculpture africaine précisément le masque qui traduit la démarche de Picasso sur son œuvre les Demoiselles d’Avignon. Aussi bien la démarche des expressionnistes en Allemagne, les futuristes en Italie, il évoque la relation entre les peintres et les Architectes de leur temps. Cette relation a apporté un élan nouveau, un extraordinaire souffle de liberté. Ils ont pu se débarrasser d’un langage académique. Tout cet ensemble de mouvement de Peintres, d’Architectes y compris le Bauhaus ont su révolutionner l’Architecture européenne en y apportant cette plasticité tirée de la démarche des « artistes africains ». En y rajoutant le mouvement Gropius, Mies Vander Roche, Mendelsolin, Le Corbusier à travers leur plan libre, qui déboucha sur la création de cette Architecture dite contemporaine dont Nicolas Devsner appelle « l’expression de l’éternelle passion de l’occident pour le mouvement dans l’espace » et que conclut Thierry Melo en ces termes « l’éternelle passion de l’Afrique pour le rythme dans l’espace ». En ces termes, Thierry Melo dit : « l’art nègre » est d’abord conceptuel, qu’il exprime une interprétation de la réalité et non son apparence, qu’il use de symboles, la statue, l’objet, est un système de signes que Léopold Sédar Senghor définit comme « une image symbole et rythmée ».
Ce détour comporte dans sa manière de définir l’architecture comme un art universel et non un art d’appartenance.
C’est un ensemble de démarches, conceptuelles, intellectuelles, expressives qui s’imbriquent en parfaite harmonie entre elles afin d’aboutir à une concordance d’approches esthétiques et fonctionnelles.)
En tout état de cause, j’y adhère!
Pour Zublena AYMERIC bien qu’il soit très loin de chez nous, j’ai eu l’occasion et la chance d’évoluer auprès lui en tant que stagiaire puis salarié. La leçon que je peux en tirer c’est de dire que sa pratique de l’architecture bien que référencée comme une architecture d’envergure internationale, elle mérite d’être citée parmi les œuvres que l’on ne peut ignorer aujourd’hui en matière de production architecturale en France.
L’architecte Zaha Hadid première femme à avoir reçu le Prix Pritzker (c’est le Prix Nobel de l’architecture), est née le 31 octobre 1950 à Bagdad en Irak, est une architecte irako-britannique, adepte du mouvement déconstructiviste (l’esprit du déconstructiviste sont des bâtiments considérés comme l’accomplissement et l’aboutissement de toute une démarche conceptuelle).
Je dirai aussi c’est la pensée libre comme le masque « Baoulé » ethnie habitant dans le centre et l’est de la Côte d’Ivoire. Les Baoulés sont arrivés du Ghana dans le premier tiers du XVIIIème siècle.
À titre de comparaison je prends l’œuvre du peintre-sculpteur Alberto Giacometti, (né à Borgonovo dans le Val Bregaglia le 10 octobre 1901 et mort à Coire le 11 janvier 1966, il est un sculpteur et un peintre suisse). Son approche artistique offre une lecture du tracé entre le masque baoulé et l’œuvre de Zaha Hadid, bien qu’étant éloigné les uns des autres. Une similitude dans la représentation géométrique existe entre ces trois démarches conceptuelles (exemple la représentation « ovale et filiforme »). Aussi il faut le dire c’est grâce à l’architecture que cette femme a su s’imposer dans un milieu très austère, mais ouvert d’esprit « le monde des architectes ».
Une suite de réflexions de mon essai est en cours de rédaction, j’aurais l’occasion de corriger des manquements en revenant par exemple sur des ouvrages comme le Musée des civilisations des noires, l’ENAM à Dakar et autres œuvres existantes dont vous êtes parmi les auteurs.
Pour conclure je vous remercie d’avoir apporté ces critiques constructives et « amicales » qui me permettront d’améliorer mon essai « l’architecture de la troisième voie » et comme le disait Léopold Sédar Senghor l’avenir « c’est le métissage ».

CONTRIBUTION TO THIERRY MELOT’S RETORT
« In every field of intervention at the end of the way we always meet its master! » Thierry Melot renowned architect having evolved for a long time here, marked with his imprint the architecture in Senegal.
In my comparative test far from isolating the called traditional architecture most of the time the « African » architecture, I allow to establish a link enter this architecture for a long time marginalized and that one said called modern architecture structures international.
For me these naming seem to me over, today it is rather not color « white » or « black »! But architecture in all simplicity.
At the end of my essay you read well I say this  » an obvious fact would be the third way of the architecture.
Instead of define it as the modern architecture and or said traditional, we limit ourselves to the naming the « evolutionary » architecture. The third way will remain obviously the solution of the architecture, it will bring to make architecture as you seem to say it : multidimensional and multicultural architecture, adjusting definitively the often very restrictive connotations in the proper sense of the word because seeming to stop on the cultural diversity in the way of designing.
It’s as if today the architecture requires borders, while most of the Senegalese architects, after the closure of the school of Dakar, were formed in Europe more particularly in France. You so define the architecture as a social art :  » now the important they are the works, not the color nor the origin of the authors. The architecture is a social art… addresses to all and forges slowly the personality of a territory and the genius of a place « .
I would want to reassure you : my attempt in this approach is far from stopping, as you make me made it understand also in brief but it puts a base of the beginning of reflection which can arouse reactions as his. In that respect, thank you by making you understand that a continuation gets ready and to come there I would have liked that you bring me a precision on the « hijacked » word.
My analysis leans partially on the diverse approaches of the « African » architecture. You say very exactly to support my argument what follows: extract of the article the bracket – The magazine A4perspectives – (reminds it Thierry Melo french architecte, one of the founders of the School of Architecture of Dakar:  » the fact blows up Negro even less the word Negro is not a member of my vocabulary but I have to recognize that he enters the cultural facts « . To return to the word « negritude » or the African art « there, he tells the discovery of the cubism from the African sculpture exactly mask which translates the approach of Picasso on its work the Young ladies of Avignon. As well the approach of the expressionists in Germany, the futurists in Italy, he evokes the relation between the painters and the Architects of their time. This relation brought a new moose An extraordinary breath of freedom. They were able to get rid of an academic language. The all this whole movement of Painters, Architects including the Bauhaus knew how to revolutionize the European Architecture by bringing it this plasticity pulled by the approach of the  » African artists « . By adding it the movement Gropius, Crumbs Vander Roche, Mendelsolin, The Corbusier through their free plan, which resulted in the creation of this contemporary said Architecture of which Nicolas Devsner calls  » the expression of eternal passion of the west for the movement in the space  » and what concludes Thierry Melo in these terms  » eternal passion of Africa for the rhythm in the space « .
In these terms, said Thierry Melo:  » the African art  » is at first abstract, that it expresses an interpretation of the reality and not its appearance, that it uses symbols, the statue, the object, is a system of signs which Léopold Sédar Senghor defines as  » an image symbol and given rhythm « .
This bend contains in the way it defines the architecture as a universal art and not an art of membership.
It is a set of initiatives, abstract, intellectual, meaning that are linked in perfect harmony between them to end in a concordance of esthetic and functional approaches.)
In any case, I adhere to it!
However good Zublena AYMERIC he is very far from our home, I had the opportunity and the chance to evolve beside he as trainee then employee. The lesson that I can pull it, it is to say that his practice of the architecture although referenced as international architecture, it deserves to be quoted among the works which we cannot ignore regarding architectural production in France today.
The architect Zaha Hadid first woman to have received the Prize Pritzker (it is the Nobel prize of the architecture), was born on October 31st, 1950 in Baghdad in Iraq, is an Iraqi-British architect, follower of the movement déconstructiviste (the spirit of the déconstructiviste are buildings considered as the fulfillment and the outcome of a whole abstract approach).
I shall also say it is the thought free as the mask  » Baoulé  » ethnic group living in the center and is it of Ivory Coast. Baoulés arrived from Ghana in the first third of the XVIIIth century.
As comparison I take the work of the painter-sculptor Alberto Giacometti, (born in Borgonovo in the Valley Bregaglia on October 10th, 1901 and died in Coire on January 11th, 1966, he is a sculptor and a Swiss painter). His artistic approach offers a reading of the plan enter the baoulé mask and the work of Zaha Hadid, although being taken away from each other.
A similarity in the geometrical representation exists between these three abstract initiatives (example the representation  » oval and threadlike « ). So it is necessary to say it it is thanks to the architecture that this woman knew how to stand out in a very austere, but open-minded environment  » the world of the architects « .
A continuation of reflections of my try is in the course of writing, I would have the opportunity to correct breaches by returning for example on works as the Museum of the civilizations of the blacks, the ENAM in Dakar and other existing works of which you are among the authors.
To conclude thank you to have brought these constructive and « friendly » criticisms which will allow me to improve my try « the architecture of the third way « and as said it Léopold Sédar Senghor the future « it is the interbreeding ».
Malick MBOW architecte

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LE PETIT TALIBE DE L’AVENUE BOURGUIBA https://www.coupdegriffeactu.com/2016/02/11/le-petit-talibe-de-lavenue-bourguiba/ https://www.coupdegriffeactu.com/2016/02/11/le-petit-talibe-de-lavenue-bourguiba/#respond Thu, 11 Feb 2016 21:04:56 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=315 Le petit talibé est une oeuvre de Malick MBOW
Le petit talibé – © Malick MBOW

« Comme moriba avec son pantalon qui voulait éblouir tout le village sans rendre compte tout au long du chemin
Il enfila son pantalon sans se rendre compte qu’un fil à une des pattes s’accrochait à une branche et dévidait tout le lainage.
Arrivé à la fête, Moriba était très étrange avec sa jambe de pantalon toute longue et l’autre courte. Et en le voyant tout le monde éclata de rire ! »
Contrairement à Lui le petit talibé s’en fout des « Xuli beet » tout au long de son chemin aux regards des autres qui s’étonnaient de le voir dans sa chemise à la taille de « bombardier » lui accourrait vers leurs directions pour la pièce de monnaie qu’il allait recevoir en guise d’aumône alors qu’ il se faisait tout simplement payer pour l’spectacle qu’il offrait dans ce grand théâtre de verdure qui fait le charme de Dakar.
« LEYBONE » DE A4PERSPECTIVES

The little disciple from the BOURGUIBA Avenue
« As Moriba with his pants who wanted to dazzle the whole village without reporting all along the way
He pulled his pants without realizing that a wire to a paws clung to a branch and unwound all the wool.
Arriving at the party, Moriba was very strange with his very long trouser leg and the other short. And seeing him everyone laughed!  »
Unlike the small disciple He cares for « Xuli beet » throughout his way to the gaze of others who were surprised to see him in his shirt to the size of « bomber » would run him to their directions to the room money he would receive by way of alms so that he was simply paying for the spectacle it offered in this great outdoor theater that makes the charm of Dakar. Unlike the small disciple he cares for « Xuli beet » throughout his way to the gaze of others who were surprised to see him in his shirt to the size of « bomber » would run him to their directions to the room money he would receive by way of alms so that he was simply paying for the spectacle it offered in this great outdoor theater that makes the charm of Dakar.
« LEYBONE » FROM A4PERSPECTIVES

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LE CRI DE LA HAINE https://www.coupdegriffeactu.com/2016/02/11/le-cri-de-la-haine/ https://www.coupdegriffeactu.com/2016/02/11/le-cri-de-la-haine/#respond Thu, 11 Feb 2016 20:58:47 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=312 Malick MBOW s'exprime par rapport à Lampedusa et le petit Aylan KURDI
Auto portrait – © Malick MBOW

Vos frontières seront transpercées à coup d’embarcations de fortune, de pirogues et de tous autres moyens. Comme dans les tranchées quand vous cherchiez à repousser les envahisseurs !
Aujourd’hui coule le sang de ceux qui à l’époque vous ont sauvé de l’ennemi ! Lampedusa est rouge de sang, entrelacé du corps du petit Aylan Kurdi, de basané, de noir et autres ! Il est temps de vous ressaisir avant que la honte, le remords, le regret vous enferment à jamais dans les sépultures des gens de l’autre monde de la faim, de la torture. Le tout entretenu par le regard de ce monde d’ailleurs. Croyant simplement défendre leurs intérêts jusque sous le lit de nos grand-mères où retentit le cri des associés « aigles hurlants ». Que les sacrifiés de Lampedusa soient bénis à jamais et que leur disparition soit le début de la fin des frontières.
Au nom de tous ceux qui ont péri dans la quête d’un autre monde de paix, de liberté, de citoyenneté.
Malick MBOW

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L’Aid el-kébir https://www.coupdegriffeactu.com/2016/02/11/laid-el-kebir/ https://www.coupdegriffeactu.com/2016/02/11/laid-el-kebir/#respond Thu, 11 Feb 2016 18:32:30 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=309 Malick MBOW s'exprime sur le jour d'Aïd El Kébir
Auto portrait – © Malick MBOW

Comme l’affirme le Dalaï-Lama « un monde comme le notre, avec énormément de tension, il faudrait que les femmes aient plus d’importances ». Je voudrais ajouter en ce jour l’Aid el-kébir que le Tout-puissant lui tend les oreilles car tout êtres-humain doit se rappeler ou penser une fois dans sa vie le jour de sa naissance pour comprendre la portée de ces paroles. Enfin je voudrais venir sur la formule habituelle dewenati! Qu’Allah transforme vos vœux en réalité et que notre cher pays soit toujours sous la protection nos illustres érudits (les Serigne du Sénégal). De la part de Malick MBOW Architecte

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