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Tension – Coup de Griffe actu https://www.coupdegriffeactu.com Musée Virtuel Thu, 01 Feb 2018 22:07:32 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 Une note explosive et secrète sur des écoutes oppose Trump au FBI https://www.coupdegriffeactu.com/2018/02/01/une-note-explosive-et-secrete-sur-des-ecoutes-oppose-trump-au-fbi/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/02/01/une-note-explosive-et-secrete-sur-des-ecoutes-oppose-trump-au-fbi/#respond Thu, 01 Feb 2018 22:07:32 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=6879  

 

trump-finish © Malick MBOW
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Ivan Couronne,AFP

 

Washington (AFP) – La bataille autour d’une note confidentielle sur des écoutes du FBI contre la campagne Trump s’envenimait jeudi entre le président américain, les démocrates et la communauté du renseignement, la première épreuve de la courte carrière du discret directeur du FBI.

Au coeur du bras de fer: une note rédigée à partir d’informations secrètes par le controversé président républicain de la commission du Renseignement de la Chambre des représentants, Devin Nunes. L’objet: les écoutes mises en place par le FBI contre un membre de l’équipe de campagne Trump en 2016, dans le cadre des investigations sur les tentatives d’ingérence et de manipulation russes.

La conclusion de cette note, dont Devin Nunes a demandé au président Donald Trump d’autoriser la publication, peut-être dès les prochains jours: le FBI s’est servi d’informations partisanes pour demander ces écoutes, en pleine campagne présidentielle. Un abus de pouvoir, accusent les républicains.

La politique et le renseignement forment un mélange hautement explosif. C’est pour cette raison que la procédure moderne de mise sur écoute, réformée aux Etats-Unis après le scandale du Watergate dans les années 1970, est isolée du pouvoir politique: le FBI doit demander l’autorisation de juges d’une cour spéciale.

En démontant les étapes des investigations du FBI dans l’affaire russe, les républicains remettent en cause comme jamais auparavant la neutralité de la police fédérale.

Ce qui a conduit à un clash extraordinaire entre le directeur du FBI et le président Donald Trump, qui l’a nommé.

Christopher Wray, confirmé en août dernier à son poste, s’est en effet publiquement opposé à la publication du « mémo Nunes »… alors même que Donald Trump, dans un aparté avec un élu enregistré mardi soir par une caméra de télévision, a assuré qu’il donnerait son accord « à 100% » pour déclassifier la note.

L’opposition démocrate, elle, croit voir clair dans le jeu des républicains: il s’agit ni plus ni moins de discréditer toute l’enquête sur les ingérences russes dans la campagne. Une enquête reprise en main l’an dernier par le procureur spécial Robert Mueller, et qui déstabilise toute la présidence du milliardaire septuagénaire, dont des dizaines de proches et collaborateurs ont déjà été interrogés par les enquêteurs. Lui-même pourrait être appelé à s’expliquer sur une éventuelle collusion avec Moscou.

– Décision prochaine de Trump –

Au Congrès, des républicains appellent à l’arrêt pur et simple de l’enquête du procureur spécial.

« Toute cette enquête Mueller est une fiction qui n’aurait jamais dû être lancée », a dit le représentant républicain Matt Gaetz sur Fox News mercredi.

L’ancien directeur de la CIA Michael Hayden, défenseur de la communauté du renseignement, s’alarme des conséquences durables de ces attaques sur la légitimité du FBI et des procédures d’écoutes. « Je crains que cette intervention hyper-partisane dans le processus ne provoque des dégâts immenses dans les institutions, du Congrès à la présidence en passant bien sûr par le FBI », a-t-il dit jeudi sur la radio NPR.

Même si le comportement des hauts responsables du FBI, dont les bureaux occupent le fameux septième étage du siège en plein coeur de Washington, et notamment de l’ancien directeur James Comey, au début de l’enquête russe est critiqué par des membres du sérail.

« Beaucoup de monde pense que le septième étage doit être nettoyé et qu’il faut des gens nouveaux qui seront capables de ne pas être influencés par la politique », dit à l’AFP James Gagliano, ancien du FBI et aujourd’hui enseignant à l’université St. John’s à New York.

Le Congrès et le gouvernement attendaient du reste jeudi la décision du président concernant la publication de la note de Devin Nunes.

Les démocrates ont lancé une ultime tentative pour l’empêcher. Ils se sont rendu compte que la note transmise à la Maison Blanche par Devin Nunes comportait des changements, par rapport à la version adoptée par la commission lundi. Des changements « mineurs », selon M. Nunes.

« Il est évident que le président Nunes ira jusqu’au bout pour saper l’Etat de droit et s’ingérer dans l’enquête russe », a dénoncé le leader des démocrates du Sénat, Chuck Schumer. Et la responsable de l’opposition de la Chambre, Nancy Pelosi, a appelé à son éviction immédiate de la présidence de la commission.

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Crise entre Qatar et Arabie saoudite : « Riyad ne veut pas laisser ses vassaux s’émanciper https://www.coupdegriffeactu.com/2017/07/03/crise-entre-qatar-et-arabie-saoudite-riyad-ne-veut-pas-laisser-ses-vassaux-semanciper/ https://www.coupdegriffeactu.com/2017/07/03/crise-entre-qatar-et-arabie-saoudite-riyad-ne-veut-pas-laisser-ses-vassaux-semanciper/#respond Mon, 03 Jul 2017 23:54:36 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=5839 »

Cheikh Tamim Bin Hamad Al Than - © Malick MBOW
Cheikh Tamim Bin Hamad Al Than – © Malick MBOW
Salman Al-SAOUD  - © Malick MBOW
Salman Al-SAOUD – © Malick MBOW

Le chercheur Alexandre Kazerouni analyse les racines de la tension entre les deux pays, qui ont coupé toute relation entre eux début juin.

LE MONDE | 03.07.2017 à 11h07 • Mis à jour le 03.07.2017 à 11h44 |Propos recueillis par Benjamin Barthe (Beyrouth, correspondant)

 

Le politologue Alexandre Kazerouni, chercheur à l’Ecole normale supérieure, est un spécialiste des monarchies du golfe Persique. Il a récemment publié Le miroir des cheikhs. Musée et politique dans les principautés du golfe Persique(PUF, 274 p., 29 euros), une étude consacrée à la stratégie de rayonnement culturel de Doha et d’Abou Dhabi. Il analyse pour Le Monde les ressorts de la crise qui oppose le Qatar à l’Arabie saoudite et aux Emirats arabes unis.

Lire aussi :   Crise du Golfe : l’ultimatum fixé au Qatar a été prolongé de 48 heures

Début juin, ces deux pays ont coupé toute relation diplomatique et économique avec leur voisin, qu’ils accusent de complaisance à l’égard de l’Iran et des mouvements « terroristes » au Proche-Orient. Pour Alexandre Kazerouni, les origines de cette confrontation sont à rechercher dans le refus de l’Arabie saoudite, après la première guerre du Golfe, en 1991, de laisser les principautés du Golfe sortir de son orbite diplomatique et culturelle.

Quelles sont les racines de la crise ?

Il faut remonter à l’invasion du Koweït par les troupes irakiennes, en 1990. C’est le vrai tournant dans la région. Pour assurer leur sécurité face à l’Iran révolutionnaire, les Etats de la côte – Koweït, Qatar, Bahreïn, Emirats arabes unis – avaient accepté en 1981 d’intégrer le Conseil de coopération du Golfe (CCG). Cela impliquait d’abandonner une part de leur souveraineté. L’administration de cette union régionale allait être dominée par l’Arabie saoudite. Et surtout durant les années 1980, le CCG a facilité la diffusion du salafisme saoudien au sein de la jeunesse des principautés.

Comment ?

Par le biais des étudiants koweïtiens, qataris, bahreïniens et émiriens partis étudier à Riyad. En échange de ces abandons de souveraineté, les petites monarchies du Golfe devaient être protégées par l’Arabie Saoudite, qui est alors le seul pays de la région à entretenir des relations étroites avec les Etats-Unis. Mais tout d’un coup, en 1990, devant l’entrée des forces de Saddam Hussein à Koweït, elles prennent conscience du fait que ce pacte ne fonctionne pas.

Comment réagissent-elles ?

En exil, l’émir Al-Sabah du Koweït dépense beaucoup d’argent en campagne de relations publiques. Il faut se rappeler l’affaire des couveuses. Des prématurés koweïtiens avaient péri, disait-on, après avoir été retirés de leurs couveuses par des soldats irakiens. L’histoire avait été montée par une agence de relations publiques. Mais elle eut un grand retentissement en Occident. Les souverains des principautés côtières comprennent à cette occasion qu’il est urgent de diversifier leur clientèle. Les marchands d’armes et les compagnies pétrolières ne suffisent plus. Il leur faut intéresser à leur survie ceux qui façonnent l’opinion publique occidentale : les artistes, les sportifs, les marchands d’art, le monde de l’université…

C’est l’origine de leur politique de rayonnement culturel ?

Exactement. L’idée d’ouvrir un grand musée à Doha [ce qui a été fait en 2008, avec le Musée des arts islamiques] a germé dans l’esprit d’Hamad Ben Khalifa Al-Thani, le futur émir du Qatar, en 1991, devant les images du musée national du Koweït incendié par l’armée irakienne. Cette politique va aider les petits souverains du Golfe à « désalafiser » leur société et à recouvrer la part de souveraineté culturelle, qu’ils avaient perdue dans les années 1980. C’est surtout vrai au Qatar. Etant le seul Etat de la côte à majorité hanbalite [l’école de pensée la plus conservatrice de l’islam sunnite], le Qatar est celui qui a le plus souffert de la salafisation impulsée par Riyad.

Evidemment, l’Arabie saoudite n’a pas vu cela d’un bon œil…

Bien sûr, d’autant qu’Hamad a proposé aux Etats-Unis d’installer une base militaire sur son territoire. Il en a eu l’idée en voyant les hélicoptères américains décoller de Doha pendant la guerre du Golfe [baptisée Al-Udeïd, cette base est entrée en activité au début des années 2000].

Les Saoudiens ont donc cherché à empêcher son arrivée puis son maintien au pouvoir. Comme candidat à la succession de l’émir Khalifa, en place depuis 1972, ils ont soutenu le prince Abdelaziz, et non Hamad, son demi-frère, qui était pourtant prince héritier depuis 1976.

En 1992, il y a eu un accrochage à la frontière entre les deux pays, au lieu-dit Al-Khaffous. Deux soldats qataris ont été tués. Hamad s’est emparé du pouvoir en 1995, en renversant son père. Mais en 1996, le camp pro-Khalifa a tenté, sans succès, un contre-coup d’Etat, avec le soutien de l’Arabie Saoudite. C’est au Qatar que l’immixtion des Saoudiens dans les affaires politiques de leurs voisins s’est fait le plus sentir.

Avec quel résultat ?

Cela a renforcé le cheikh Hamad dans sa détermination à se rapprocher des Occidentaux. Mais pas seulement. Les relations relativement bonnes du Qatar avec l’Iran procèdent en partie de cet antagonisme avec Riyad. Pour desserrerl’étau culturel saoudien, le Qatar a de surcroît joué la carte des Frères musulmans, allant jusqu’à tenter de les installer au pouvoir en Egypte de 2011 à 2013.

Autrement dit, la crise du GCC ne date pas d’il y a un mois…

Le GCC est mourant depuis 1991. Il n’a fait que se fissurer depuis cette date. Riyad ne veut pas laisser ses vassaux s’émanciper. Ce que l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis tentent de faire, en profitant de l’élection de Trump, c’est de revenir en arrière, de réécrire l’histoire.

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Le Qatar répond à ses adversaires, verdict dans deux jours https://www.coupdegriffeactu.com/2017/07/03/le-qatar-repond-a-ses-adversaires-verdict-dans-deux-jours/ https://www.coupdegriffeactu.com/2017/07/03/le-qatar-repond-a-ses-adversaires-verdict-dans-deux-jours/#respond Mon, 03 Jul 2017 23:50:37 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=5837  

Cheikh-Tamim-ben-Hamad-Al-Thani © Malick MBOW
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Omar HASSAN ABDULLA,AFP

Les quatre pays arabes adversaires de Doha -Arabie saoudite, Emirats, Bahreïn et Egypte- ont accepté de prolonger de 48 heures la date butoir fixée à leur rival pour se plier à leurs 13 demandes, affirmant répondre à une requête du Koweït qui tente de mettre fin à la crise sans précédent dans le Golfe.

Leur premier ultimatum se terminait dimanche à minuit.

Avant de remettre sa réponse au Koweït, Doha avait rejeté implicitement la liste des demandes -fermeture de la télévision Al Jazeera et d’une base militaire turque et réduction des relations avec l’Iran- en la jugeant maximaliste et attentatoire à sa souveraineté.

Mercredi, les chefs de la diplomatie de ces quatre pays se réuniront au Caire pour faire le point et décider de démarches ultérieures, selon le Caire.

Le contenu de la réponse du Qatar aux exigences de ses voisins remise à l’émir du Koweït, cheikh Sabah al-Ahmad Al-Sabah, n’a pas été révélé.

– ‘Violations flagrantes’ –

La crise a éclaté le 5 juin quand Ryad et ses alliés ont rompu avec l’émirat gazier l’accusant de soutenir « le terrorisme » et de se rapprocher de l’Iran chiite, rival régional du royaume saoudien, chef de file de l’islam sunnite.

Doha a rejeté ces accusations, en refusant de se faire dicter sa politique étrangère.

« La liste des demandes est faite pour être rejetée », a déclaré samedi le chef de la diplomatie qatarie, ajoutant « l’Etat du Qatar (…) la rejette par principe ».

Les avocats internationaux engagés par le Qatar pour défendre sa cause ont dénoncé, dans un communiqué publié lundi, des actes de l’Arabie saoudite et de ses alliés qui ont « historiquement abouti à la guerre ».

Les demandes de ces pays sont une « violation flagrante » du droit international, affirment les avocats Desmond de Silva et Rodney Dixon.

L’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l’Egypte ont indiqué qu’ils allaient étudier et évaluer la réponse de Doha avant d’envoyer à leur tour une réponse.

– Trump intervient –

Le président américain Donald Trump, qui s’en est pris par le passé au Qatar, a répété dimanche « l’importance de stopper le financement du terrorisme », un objectif qu’il juge « primordial », et « de discréditer l’idéologie extrémiste », selon un communiqué de la Maison Blanche.

Pour sa part, le ministre allemand des Affaires étrangères Sigmar Gabriel à appelé à un « dialogue sérieux » entre les acteurs de la crise, au début d’une tournée qu’il entame lundi en Arabie saoudite et qui le conduira ensuite aux Emirats et au Qatar.

Le roi Salmane d’Arabie saoudite a de son côté annulé sa participation au sommet du G20 vendredi et samedi à Hambourg, à un moment où Ryad est au coeur de la crise avec le Qatar.

Le petit émirat, riche de ses ressources gazières et aux ambitions sans limite, a toujours fait cavalier seul en politique étrangère, bien qu’appartenant au Conseil de coopération du Golfe (CCG).

L’ambassadeur des Emirats en Russie, Omar Ghobash, avait prévenu la semaine dernière que de nouvelles sanctions étaient possibles.

Outre une éventuelle suspension du Qatar au CCG, ses adversaires pourraient demander à leurs partenaires commerciaux de faire un choix: continuer à traiter avec eux ou avec le Qatar, a indiqué l’ambassadeur au quotidien britannique The Guardian.

L’Arabie saoudite, les Emirats et Bahreïn ont déjà interdit leur espace aérien aux avions qataris et demandé aux ressortissants de l’émirat de quitter leur territoire. Ryad a également fermé la seule frontière terrestre du Qatar, forçant ce dernier à se tourner vers l’Iran et la Turquie pour s’approvisionner en produits alimentaires par voie aérienne ou maritime.

Depuis le début de la crise, Doha a fait le dos rond en espérant que les pressions internationales feront fléchir ses voisins.

« Le Qatar s’engagera dans un dialogue constructif » avec ses adversaires « si leurs allégations sont soutenues par des preuves claires », a dit le 28 juin son ministre des Affaires étrangères.

Mais les Emirats ont prévenu que l’isolement du Qatar pourrait durer des « années » si les désaccords persistent.

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Les voisins du Qatar posent 13 conditions pour mettre fin au blocus https://www.coupdegriffeactu.com/2017/06/25/les-voisins-du-qatar-posent-13-conditions-pour-mettre-fin-au-blocus/ https://www.coupdegriffeactu.com/2017/06/25/les-voisins-du-qatar-posent-13-conditions-pour-mettre-fin-au-blocus/#respond Sun, 25 Jun 2017 14:21:33 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=5787  

Cheikh Tamim Bin Hamad Al Than - © Malick MBOW
Cheikh Tamim Bin Hamad Al Than – © Malick MBOW

Par Clément Daniez, publié le 23/06/2017 à 13:31

afp.com/KARIM JAAFAR

L’Arabie saoudite et trois autres pays arabes ont posé les conditions à la fin du blocus imposé au Qatar. Elles semblent inacceptables.

Al Jazeera va-t-il cessé d’émettre? L’Arabie saoudite, l’Egypte, les Emirats arabes unis et le Bahreïn exigent en tout cas sa fermeture par le Qatar, révèle Associated Press en plus du respect de douze autres points listés pour mettre fin au blocus qu’ils ont imposé au petit émirat depuis le 5 juin, l’accusant de soutenir le terrorisme.

LIRE AUSSI >> L’Arabie saoudite est-elle partie pour rater son coup contre le Qatar?

Les quatre pays arabes demandent également à Doha de réduire ses liens avec l’Iran et de fermer d’ici dix jours une base militaire turque sur son sol. Ils lui commandent d’arrêter de financer toute entité désignée par les Etats-Unis comme terroriste – soit le Hamas -, de donner des informations détaillées sur les opposants financés par le Qatar, de « s’aligner politiquement, économiquement » sur le Conseil coopératif du Golfe et de verser des indemnités aux victimes de sa politique extérieure.

Des demandes inacceptables

Concernant Al Jazeera, la demande concerne tout le groupe et non pas seulement la chaîne en arabe, l’une des plus regardées dans les pays musulmans. Ces demandes sont d’autant moins une surprise que Le Caire et Riyad critiquent depuis longtemps la tribune que représente à leurs yeux pour les mouvements islamistes la chaîne, lancée en 1996. Il est également exigé de Doha qu’il cesse de financer les sites d’informations Arabi21 et Middle East Eye.

 

La plupart des demandes formulées par les voisins du Qatar semblent inacceptables, au-delà de l’humiliation qu’elles constituent. Pour faire face au blocus, Doha a en effet bénéficié ces dernières semaines de l’aide alimentaire apportée, par voie aérienne, de l’Iran et la Turquie. Le suivi drastique de l’application de ses mesures par les voisins semble tout aussi inacceptable.

Rex Tillerson avait annoncé mercredi la prochaine soumission de la liste au Qatar, soulignant qu’il espérait qu’elle serait « raisonnable et réalisable ». La médiation qui a été confiée au secrétaire d’Etat, bon connaisseur de la péninsule, où il voyageait en tant que PDG d’Exxon-Mobil, s’annonce longue et difficile. La fin du bras de fer diplomatique dans le Golfe n’est pas pour tout de suite.

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