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Science – Coup de Griffe actu https://www.coupdegriffeactu.com Musée Virtuel Sun, 21 Jun 2020 20:15:24 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 Cheikh Anta Diop, aux services du génie noir https://www.coupdegriffeactu.com/2020/06/21/cheikh-anta-diop-aux-services-du-genie-noir/ https://www.coupdegriffeactu.com/2020/06/21/cheikh-anta-diop-aux-services-du-genie-noir/#comments Sun, 21 Jun 2020 20:15:24 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=10911
Cheikh Anta Diop - © Malick MBOW
Cheikh Anta Diop – © Malick MBOW
06 février 2011 à 23h21 | Par Jeune Afrique
Cheikh Anta Diop est l'un des intellectuels noirs qui a exercé le plus d'influence au XXe siècle.

Pour le vingt-cinquième anniversaire de la mort de Cheikh Anta Diop, jeuneafrique.com republie l’article de Jean-Pierre N’Diaye du J.A. n° 1316 (daté du 26 mars 1986), consacré à l’oeuvre de l’auteur de « Nations nègres et culture ».

En nous quittant, le Pr Cheikh Anta Diop a laissé à l’Afrique un héritage de libération sans précédent : la connaissance de son origine. Ce travail et son résultat sont le produit d’un effort gigantesque de reconstitution des fondements de l’architecture d’une civilisation qui était enfouie sous les décombres de l’oubli par les tenants de l’idéologie européenne dominante. Pour mieux évaluer la portée de ce combat, il est indispensable de situer le contexte.

Cheikh Anta Diop appartient aux générations des intellectuels africains de la Seconde Guerre mondiale. C’est le moment où vont éclater les contradictions de trois siècles de domination sous-tendue par une idéologie raciste qui condamne les peuples noirs comme race inférieure et les rejette de l’histoire universelle. L’idéologie esclavagiste et colonialiste, ici, va justifier la domination en niant à l’Autre toute existence historique intelligible. Le résultat en est un montage falsificateur de l’Histoire ayant pour postulat qu’un groupe de l’humanité – les peuples noirs d’Afrique – est privé d’assises historiques. En clair, ces peuples sont sans écriture. Ils n’ont inventé ni la poudre ni la boussole. Ils n’ont ni histoire ni Antiquité.

C’est donc la nuit « a-historique » qui va justifier les formes les plus atroces de domination et la « mission civilisatrice» du groupe dominant. Citons Cheikh Anta : « Le malaise venait du fait que la quasi-totalité des chercheurs semblait se refuser à tout jamais à rattacher la culture africaine à quelque souche ancienne que ce fût : elle était là, cette culture, suspendue en l’air, au-dessus du gouffre noir du passé, comme une ébauche avortée, étrangère au reste du monde. ».

Ainsi, en attribuant au concept de civilisation la notion de valeur absolue, l’Occident va se positionner lui-même comme l’évaluateur des civilisations. Or, dans le même temps, à la fin du XVIIIe siècle où la traite des Noirs bat son plein, au XlXe siècle où la colonisation se déchaîne, le besoin de sublimation qui accompagne toute domination lui fait rechercher fébrilement des domaines d’idéalisation capables d’équilibrer, de soutenir son vertigineux élan planétaire.

L’Occident décide que la civilisation égyptienne lui appartient

C’est, en particulier, l’émerveillement extraordinaire devant celle que les Européens eux-mêmes vont désigner comme la civilisation la plus prestigieuse : la civilisation de l’Égypte pharaonique qu’ils exhument des sables. C’est la résurrection de la Haute Antiquité égyptienne qui remonte à 6 000 ans avant J.-C. et qui témoigne de l’existence d’une écriture à travers laquelle les peuples de la vallée du Nil ont immortalisé leur mémoire.

Face au jaillissement éclatant de ce monde ancien, les énormes pressions idéologiques de l’époque entrent inévitablement en jeu. Les égyptologues européens commencent – avec l’appui des États – leur travail d’interprétation, de gommage, de suggestions, d’omissions, d’orientation, de fixation. L’Égypte antique entre dans une ligne clairement tracée : elle est l’un des fondements, avant la Grèce et avant Rome, de la civilisation européenne. On lui donne une origine blanche : indoeuropéenne, sémite ou inconnue.

La Seconde Guerre mondiale marque la brèche. Les contradictions enfouies arrivent en tempête à la surface et font exploser les certitudes. C’est, en effet, dans l’aire culturelle européenne que l’Allemagne nazie va porter à l’incandescence maximale les radiations mortelles du racisme européen. Partant des mêmes prémisses ethnico-raciales et leur affectant une valeur de civilisation hiérarchique, l’Allemagne d’Hitler se donne pour mission de régénérer l’Europe par la puissance génétique de la race aryenne, la race des Seigneurs. La mobilisation populaire autour du mythe racial déchaîne la dévastation. Les puissances de destruction que le racisme européen a lâchées sur le monde reviennent avec une violence inouïe vers leur terre d’origine, dans l’œil du cyclone.

À la fin de la guerre, tout change. En Afrique, le courant de l’éveil et de la conscience émancipatrice s’élargit. Les mouvements de revendications intensifient leur pression. La jeune intelligentsia nègre se lance à l’assaut des citadelles universitaires avec des objectifs précis. Elle va s’approprier les armes miraculeuses que recèlent les forteresses du savoir pour s’attaquer à l’infortune historique dans laquelle les peuples nègres sont engloutis. C’est là que Cheikh Anta surgit. Pour mener le combat  pendant dix ans il choisit de s’immerger dans des études pluridisciplinaires : physique nucléaire, paléontologie, histoire, anthropologie et linguistique structurale (qui est devenue la science la plus efficiente pour des études anthropo-historiques).

En 1955 paraît son ouvrage de base Nations nègres et cultures (Présence africaine, Paris). C’est l’irruption d’un autre regard, soutenu par une méthodologie et des instruments scientifiques des plus rigoureux. L’édifice occidental de l’Histoire universelle est bousculé dans ses fondements. Cheikh Anta démontre et conclut que c’est de l’humus fécond de la préhistoire nègre qu’est née, sur les rives du Nil, la grande civilisation pharaonique. Et c’est auprès d’elle que viendront s’abreuver les civilisations postérieures, sémite, grecque, et romaine

Les auteurs grecs et romains sont unanimes

Pour étayer cette architecture révolutionnaire, Cheikh Anta fait parler les contemporains de l’Égypte pharaonique, c’est-à-dire les auteurs grecs et romains de l’Antiquité et en premier lieu, le père fondateur de la science historique, Hérodote, auquel s’ajoutent Diodore de Sicile, Strabon, Eschyle, Apollodore, Sénèque, Lucien. Tous sont unanimes : les Égyptiens sont noirs. Voici par exemple ce que dit Hérodote (Ve siècle avant JC.) : « Manifestement, les Colchidiens sont de race égyptienne… d’abord parce qu’ils ont la peau noire et les cheveux crépus, ensuite pour la raison que, seuls parmi tous les hommes, les Colchidiens, les Égyptiens et les Éthiopiens pratiquent la circoncision depuis l’origine. »

Cheikh Anta reprend également les récits de voyageurs européens du XVIIIe siècle qui, malgré les préjugés de la société esclavagiste, ont perçu comme une évidence l’origine nègre de l’Égypte ancienne, Volney entre autres. Il invite – photographies à l’appui  – à porter un regard neuf, direct sur les sculptures et les fresques égyptiennes et à voir dans la pigmentation foncée des personnages, dans leur nez court et charnu, leurs lèvres épaisses, leur morphologie (épaules larges, buste court, hanches étroites, jambes longues et minces) un type humain intégralement nègre.

Le deuxième volet de l’étude met en évidence une étroite parenté entre l’Egypte ancienne et l’Afrique noire d’hier et d’aujourd’hui. Une gerbe de faits renforce l’argumentation de base linguistique : des comparaisons entre les coutumes vestimentaires, les coiffures, les bijoux (tels que les pectoraux royaux) ; des arguments ethnologiques – totémisme, circoncision transmise aux Sémites, conception vitaliste de la royauté, cosmogonie, système des castes, matriarcat, conception de la vie, de la mort…

En 1959, à la veille des indépendances, au deuxième Congrès des écrivains et artistes noirs qui se tient à Rome, au Capitole, les participants, qui constituent l’intelligentsia noire d’Afrique et d’Amérique décidèrent « de reconnaître la validité du travail du professeur Cheikh Anta Diop » et recommandent que cette première période de notre histoire soit « l’objet de l’étude future et systématique de nos chercheurs ». Déjà dans les sphères universitaires internationales, ses études sont reconnues entre autres par le Français G. Gurvitch et les Américains DuBois, Carter et Woodon.

En 1966, ce travail gigantesque est honoré au premier Festival mondial des arts nègres, à Dakar, où Cheikh Anta est désigné comme l’intellectuel noir qui a exercé sur le XXe siècle l’influence la plus féconde. Ses recherches novatrices ont incontestablement déclenché des forces et des énergies intellectuelles dans la jeunesse noire des deux côtés de l’Atlantique. L’éminent chercheur sénégalais de l’Égypte pharaonique ne s’arrête pas là. Son combat culturel aura naturellement un prolongement politique. Les deux s’imbriquent. Dans les années cinquante, Cheikh Anta est l’un des principaux animateurs de la Fédération des étudiants d’Afrique noire en France (FEANF) qui lance pour la première fois, en direction de l’Afrique, le mot d’ordre d’ « indépendance immédiate » bousculant le calendrier et le programme politique des partis fédéraux africains.

En 1952 secrétaire général des étudiants du RDA (Rassemblement démocratique africain), il dirige les recherches théoriques de l’aile radicale et révolutionnaire de ce parti, représentée par Sékou Touré, Modibo Keïta, les Camerounais Ruben Um Nyobé et le Dr Félix Moumié. Houphouët-Boigny et Mamadou Konaté, fondateurs du RDA, le parti africain le plus puissant dans la lutte anticolonialiste commencent à avoir des problèmes, à la base et aux instances de direction. C’est le moment où la révolution algérienne quadrille, par ses structures clandestines, toute l’Algérie. Novembre 1954 ; les attentats de Sétif déclenchent la lutte de libération. Dans le même temps, Dien Bien Phu sanctionne au Vietnam la défaite de l’armée française devant les maquis de Giap. Le mythe de l’invulnérabilité de la puissance coloniale s’effondre et l’histoire bascule.

Mobilisation générale autour d’un projet salutaire

En 1960, le Sénégal recouvre sa souveraineté nationale. Nommé directeur du laboratoire Carbone 14 à l’IFAN (1), Cheikh Anta Diop s’adonne à des recherches sur l’énergie solaire et parachève l’élaboration théorique de sa vision politique qui s’identifie à celle de Nkrumah et la consolide. Il appelle, avec force démonstrations, à la mobilisation générale autour d’un vaste projet sans lequel, à ses yeux, il n’y a pas de salut.

En 1974, il pose les fondements culturels, techniques et industriels d’un futur État fédéral d’Afrique noire. Il fait l’inventaire des richesses naturelles et humaines du continent (énergie solaire, hydro-électricité, mines, etc.) ; lance des projets d’infrastructures, de développement de l’enseignement et des techniques, des grands projets pour lutter contre la sécheresse ; dessine une carte de l’industrialisation potentielle sur une grande échelle. Et cela dans un cadre fédéral qui doit assurer la sécurité du continent et son indépendance économique. Selon lui, il faut que la mobilisation atteigne l’intensité et la dimension de celle qui a mis debout l’URSS.

L’Afrique politiquement circonscrite et campée sur ses jambes, Cheikh Anta va encore plus loin. Débouchant sur la perspective de la résorption des contradictions mondiales, il prévoit l’époque de la conquête du système solaire dans la conclusion de son ouvrage l’Unité culturelle de l’Afrique noire. Les Africains, dira-t-il, ont leur place dans cette conquête spatiale. L’univers de demain, selon toute vraisemblance, sera imprégné de l’optimisme africain.

Aujourd’hui, la réhabilitation du patrimoine culturel nègre et de son apport central à la civilisation universelle de l’Antiquité – dans les sciences et les arts – est œuvre accomplie. La légitimité de notre identité dans la dignité est dorénavant à assumer par les générations présentes et futures. Il s’agit d’aller de l’avant, d’ouvrir des horizons sûrs, éprouvés ; de se saisir de l’esprit de création des bâtisseurs de l’Antiquité nègre. Pour innover, tracer des lignes de force de possibilités et de progrès à partir desquelles nos peuples puissent marcher, s’épanouir, construire.

Car, pour nos peuples qui ont connu toutes les tragédies multi-séculaires de l’histoire humaine et qui ont porté le joug jusqu’à connaître la tragique et vertigineuse rupture de leur conscience historique, il n’y aura point de salut tant que les héritiers responsables d’aujourd’hui, les dirigeants politiques, n’auront pas admis l’impératif devoir de leur accorder ce droit inaliénable que sont des espaces de liberté. Et là nous entrons de plein fouet dans la politique immédiate.

Si le culturel est un ferment, un stimulant vivifiant qui l’affermit et consolide l’identité des peuples, la politique, système et technique d’organisation du pouvoir qui régit les peuples dans leurs droits et devoirs, est toutefois seule capable de défendre et de préserver le présent et l’avenir de la nation. Ce sont les déséquilibres ethnico-sociaux multiformes et la dégénérescence politique de l’empire pharaonique centralisé à l’excès, ésotérique et divinatoire, qui ont causé son affaissement unique dans l’histoire, jusqu’à J’oubli de son écriture à partir du VIe siècle avant J.-C

Le flambeau des jeunes générations

C’est dans ce domaine crucial que les jeunes générations d’intellectuels doivent prendre la suite de celui qui a consacré sa vie à nous restituer notre passé.

Depuis la parution de Nations nègres et culture en 1955, de nouvelles données, d’une dimension insoupçonnée il y a encore un demi-siècle, ont surgi, prenant la place de l’ancienne cartographie du monde. Nous assistons à l’émergence fulgurante de deux hégémonies politico-militaires qui ont la particularité de posséder la haute maîtrise de la technologie moderne, des bases d’appui stratégiques et des États satellites à l’intérieur de chaque continent. De fait, nos peuples et nos États sont sous leur pression.

La puissance américaine, quant à elle, plus pénétrante par le moyen de ses multinationales a la particularité de détenir le monopole des banques de données, des circuits de distribution et d’échanges, des unités de transformation des matières premières. Ces facteurs structurels de l’ère post-industrielle ont introduit une dimension révolutionnaire et belliqueuse dans le marché mondial et dans le rapport entre les États. Notre souveraineté politique et culturelle se trouve ainsi en inadéquation avec notre pouvoir économique dans la mesure où nos États n’ont aucune prise sur le cours des marchés.

Dans cette nouvelle bataille, ce nouveau défi des temps modernes, des voies singulières et synchroniques sont à trouver. L’essentiel est que nous ne nous battions pas entre nous. L’audace et l’intuition du Pr Cheikh Anta Diop doit nous y aider.

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Intelligence artificielle, quels bouleversements pour l’économie ? par Laurent Alexandre https://www.coupdegriffeactu.com/2019/01/11/intelligence-artificielle-quels-bouleversements-pour-leconomie-par-laurent-alexandre/ https://www.coupdegriffeactu.com/2019/01/11/intelligence-artificielle-quels-bouleversements-pour-leconomie-par-laurent-alexandre/#comments Fri, 11 Jan 2019 01:38:06 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=9362 Laurent Alexandre© Malick MAMBO
Laurent Alexandre© Malick MAMBO

Laurent Alexandre, né le 10 juin 1960 à Paris, est un chirurgienurologue, essayiste et entrepreneur français.

S’intéressant au mouvement transhumaniste et aux bouleversements que pourrait connaître l’humanité, conjointement aux progrès de la science dans le domaine de la biotechnologie, il intervient régulièrement dans les médias à ce sujet, par exemple dans la revue We demain. Il est également chroniqueur au Le Huffington Post, au journal Le Monde, et dans le magazine L’Express, où il tient une chronique hebdomadaire, « Demain sera vertigineux ».

Compagnon de route de l’homme politique libéral Alain Madelin, il est aussi le fondateur du site web Doctissimo.

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Cédric Villani a toujours la même réponse quand des jeunes lui demandent comment réussir dans la vie https://www.coupdegriffeactu.com/2019/01/08/cedric-villani-a-toujours-la-meme-reponse-quand-des-jeunes-lui-demandent-comment-reussir-dans-la-vie/ https://www.coupdegriffeactu.com/2019/01/08/cedric-villani-a-toujours-la-meme-reponse-quand-des-jeunes-lui-demandent-comment-reussir-dans-la-vie/#comments Tue, 08 Jan 2019 00:07:07 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=9342 Cédric Villani © Malick Mbow
Cédric Villani © Malick Mbow

Chisato Goya

 

6 Jan 2019, 17:00

 

Cédric Villani, lors d’une conférence à l’Ecole Polytechnique, en 2017. Flickr.com/Ecole Polytechnique/J.Barande

A 44 ans, le député et mathématicien Cédric Villani a un CV qui pourrait en faire rêver plus d’un.

Elu en juin 2017 député dans la 5e circonscription de l’Essonne, il a aussi été récompensé en 2010 par la médaille Fields — la plus haute distinction en mathématiques, qui équivaut à un prix Nobel — pour ses travaux portant sur la théorie cinétique de l’équation de Boltzmann et sur le transport optimal.

Dans un portrait qui lui est consacré dans Le Monde Magazine, le scientifique au profil et au parcours atypiques a confié trois conseils pour réussir, qui pourraient inspirer les jeunes:

« Un, ne vous mettez pas dans une case. Deux, soyez toujours en mouvement et bougez dès que vous connaissez bien un sujet. Trois, laissez une part importante de hasard dans votre carrière. »

Un premier conseil que Cédric Villani a appliqué à la lettre pour sa propre personne, en essayant de se « désenclaver » quand il était étudiant:

« J’ai toujours essayé de me désenclaver. A l’ENS, j’étais le scientifique qui traînait avec les littéraires. A l’université, j’étais le matheux qui savait parler aux statisticiens. »

Avant de devenir député et d’être responsable de la mission sur la stratégie de la France en intelligence artificielle (IA), Cédric Villani a occupé de nombreux postes prestigieux, comme celui de directeur de l’Institut Poincaré de 2009 à 2017, professeur à l’ENS de Lyon ou encore professeur invité à Atlanta, Berkeley et Princeton.

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Les prédictions pour 2019 qu’Isaac Asimov a fait il y a 35 ans https://www.coupdegriffeactu.com/2019/01/01/les-predictions-pour-2019-quisaac-asimov-a-fait-il-y-a-35-ans/ https://www.coupdegriffeactu.com/2019/01/01/les-predictions-pour-2019-quisaac-asimov-a-fait-il-y-a-35-ans/#comments Tue, 01 Jan 2019 20:12:54 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=9304 C’EST DEMAIN

31/12/2018 
Anonymous - © Malick MBOW
Anonymous – © Malick MBOW

L’écrivain de science-fiction imaginait un monde utopiste, mais traversé par de nombreuses crises. Avait-il vu juste?

Isaac Asimov, deux mois après avoir publié ses prédictions pour 2019, en février 1984.

ASSOCIATED PRESS
Isaac Asimov, deux mois après avoir publié ses prédictions pour 2019, en février 1984.

2019 – A quoi pourrait bien ressembler le monde dans plusieurs décennies? Exercice difficile d’analyse de notre société et d’imagination auquel prospectivistes, chercheurs et écrivains se livrent régulièrement. Mais le plus intéressant reste de confronter ces prédictions aux faits, surtout quand leur auteur est l’un des plus grands noms de la science-fiction.

Justement, le 31 décembre 1983, le quotidien canadien Toronto Starpubliait un texte de l’écrivain Isaac Asimov, inventeur du terme « robotique » et détenteur du prix de la meilleure série de science-fiction/fantasy de tous les temps (cycle de Fondation). Celui-ci avait imaginé pour le journal à quoi pourrait ressembler le monde en 2019, d’ici 35 ans. Un exercice auquel il s’était déjà livré en 1964, rêvant la société de 2014.

Pourquoi cette date? Tout simplement car le roman 1984 de George Orwell a été publié en 1949, 35 ans plus tôt. De ce clin d’oeil est né un long texte où Isaac Asimov développe sa vision (clairement optimiste) d’un monde futur. Celui-ci dépend de trois éléments, pour l’auteur: « guerre nucléaire, informatisation et utilisation de l’espace ».

Un futur optimiste

Pour commencer, Asimov commence par évacuer d’emblée la possibilité d’une guerre nucléaire. Une hypothèse « pas spécialement sure », mais nécessaire à l’exercice. Car dans le cas inverse, « trop peu d’entre nous, ou de nos enfants ou petits enfants, seront en vie » pour décrire « la condition de la misère mondiale ». Jusqu’à aujourd’hui, cette prédiction s’est révélée juste.

Le reste de sa vision de 2019 s’articule donc autour de deux points principaux, et notamment le développement gigantesque de l’informatique. L’auteur compare, dès 1984, le changement à venir à la première révolution industrielle. Une analogie régulièrement utilisée aujourd’hui. Et prédisait déjà que « le changement, cependant, sera plus rapide cette fois et la société va devoir s’adapter plus vite; peut-être plus vite qu’elle ne le peut ».

Mais, encore une fois, Asimov se veut optimiste pour l’espèce humaine. « D’ici 2019, cependant, nous devrions être à la fin de cette transition ». Malheureusement, les événements de ces dernières années ne lui ont pas encore donné raison.

Pour autant, la façon dont Asimov imagine les bouleversements du monde dans le détail sont d’une grande finesse. Notamment car, plutôt que de ne faire que prédire de nouveaux objets ou outils technologiques, il imagine l’impact sur l’humain, sur l’humanité, d’une civilisation à l’aube d’un bouleversement technologique.

Voici quelques exemples de ses bonnes et mauvaises prédictions.

Sur les ordinateurs et les robots

ASSOCIATED PRESS

En 1984, les ordinateurs commencent vraiment à être partout, et même « à se frayer un chemin dans la maison », note Isaac Asimov. C’est l’époque de l’essor d’Apple, quelques semaines avant la sortie du premier Macintosh.

Pour l’auteur, à moins d’une révolution Luddite (du nom des casseurs de métiers à tisser de la révolution industrielle), cette tendance devrait s’accentuer d’ici 2019 car « la complexité croissante de notre société nous empêchera de faire sans » les ordinateurs.

Difficile de lui donner tort aujourd’hui, alors que notre monde est noyé sous les données, où notre vie est stockée numériquement, où l’intelligence artificielle est appelée à la rescousse pour résoudre les problèmes mondiaux.

Isaac Asimov fait par contre une erreur d’appréciation en croyant qu’en 2019, les robots, si chers à l’auteur, auront « pénétré le foyer ». Il n’était pas loin pour autant, car il présente ces machines comme des « objets informatisés mobiles ». Sauf que cet objet a la forme d’un smartphone et non d’un androïde. Et, mine de rien, de plus en plus de robots, à la forme plus ou moins humanoïde, sont présents dans les lieux publics.

Sur le travail et l’automatisation

PHONLAMAIPHOTO VIA GETTY IMAGES
3d rendering humanoid robots working with headset and notebook

Pour Asimov, l’informatisation de la société allait inévitablement « changer nos habitudes de travail ». L’auteur de science-fiction se livre alors à un exercice prospectif assez juste, si ce n’est trop optimiste.

On retrouve dans son argumentation des éléments cités par les chercheurs qui tentent aujourd’hui encore de comprendre les mutations de l’emploi induites par les machines et les ordinateurs. Comparaison avec la révolution industrielle, constat d’un changement de types d’emplois sans affirmer que l’emploi disparaîtra, accélération de l’automatisation des tâches répétitives sont autant de points abordés par Asimov.

Et surtout de pointer un véritable problème, actuellement analysé par des chercheurs et parfois mis en lien avec la montée du populisme.

« Les emplois créés ne seront pas identiques à ceux qui auront été détruits, et dans les cas similaires du passé le changement n’a jamais été si radical.[…] Les emplois qui seront créés seront, inévitablement, liés au design, à la fabrication, l’installation, la maintenance et la réparation des ordinateurs et robots, et à une compréhension de ces nouvelles industries que ces machines ‘intelligentes’ vont rendre possible. »

Mais en éternel optimiste, Isaac Asimov estime que tout finira par rentrer dans l’ordre, et qu’en 2019, nous serons en passe d’avoir résolu ce problème. Et d’aller même jusqu’à imaginer une vie où le travail n’est plus le centre du monde. Une vision loin d’être majoritaire en 2019, mais que l’on pourrait croire sortie de la bouche de défenseurs du revenu universel.

« De plus en plus d’êtres humains auront une vie riche en loisirs. […] Libres de s’engager dans la recherche scientifique, en littérature et en arts, de poursuivre des intérêts hors des sentiers battus et des hobbies fascinants de toutes sortes. »

Sur l’éducation

Cette révolution du travail, « cela veut dire qu’un grand changement dans la nature même de l’éducation devra avoir lieu afin que toutes les populations soient ‘cultivée en informatique’ et prêtes à faire face à un monde ‘hautement technologique’. »

Ici, le constat est partagé par la majorité des acteurs du monde éducatif. Mais le résultat, en 2019, n’est pas encore à la hauteur. En parallèle, Isaac Asimov imagine un monde où l’école existera, mais ne sera plus le centre de l’apprentissage et du savoir.

« Il y aura enfin l’opportunité pour chaque enfant, et en réalité pour chaque personne, d’apprendre ce qu’il ou elle veut apprendre. Quand il ou elle le souhaite, à son rythme, et à sa manière. »

Difficile de ne pas voir le lien avec les « MOOC », ces cours en ligne, souvent gratuits, accessibles à tout un chacun, qui ont déferlé sur internet au début des années 2010. Pourtant, si des millions de gens ont suivi ces cours en ligne, les limites et contraintes du système ont également démontré que l’école classique n’était pas prête d’être détrônée.

Sur la pollution et la coopération internationale

ANTON PETRUS VIA GETTY IMAGES
Sunset over cracked soil in the desert. Global warming

« Les conséquences de l’irresponsabilité humaine en termes de déchets et de pollution seront plus apparentes et de plus en plus insupportables avec le temps, et les tentatives pour y remédier de plus en plus ardues. […]

Il faut espérer que d’ici 2019, les avancées technologiques placeront dans nos mains des outils permettant d’accélérer ce processus afin que la détérioration de l’environnement puisse être inversée. »

Si malheureusement le constat est pertinent, l’espoir d’Isaac Asimov ne s’est pour l’instant pas réalisé. Malgré l’Accord de Paris, malgré de nombreuses initiatives, nous sommes toujours sur la voie d’un réchauffement climatiquemassif, nous polluons toujours énormément, en détériorant notre environnement. Et les technologies miracles ne sont pour l’instant que des mirages.

En parlant d’accords internationaux, sur ce point là aussi, Isaac Asimov était plutôt optimiste.

« En résumé, il y aura une amélioration de la co-opération entre les nations et groupes au sein des nations, pas du fait d’une soudaine poussée d’idéalisme ou de décence, mais dans le cadre d’une prise de conscience froide que l’inverse signifierait notre destruction à tous. »

Sur la conquête spatiale

HUFFPOST FRANCE
Un rapport estime que le minage de ressources spatiales et les usines orbitales pourraient rapporter gros

La plupart des oeuvres d’Isaac Asimov se déroulent dans un univers où l’humanité a colonisé d’autres planètes, d’autres systèmes stellaires. Il est donc logique que le futur de l’espace lui tienne à coeur… et que sa vision de 2019 soit très optimiste, encore une fois.

« Grâce à la Navette spatiale, nous construirons une station spatiale et poserons les fondations pour un habitat permanent dans l’espace pour de plus en plus d’êtres humains. »

Si l’écrivain a anticipé l’ISS, il faut se rappeler que la construction d’une station américaine était déjà prévue (même si l’idée qu’elle soit internationale n’a vraiment pris forme que quelques années plus tard). Et qu’elle n’est habitée que par 3 à 6 personnes en même temps.

« D’ici 2019, nous serons de retour sur la Lune en force. Il n’y aura pas que des Américains, mais aussi une force internationale; et pas uniquement pour récolter des roches lunaires, mais pour établir des mines qui traiteront le sol lunaire et l’emmèneront dans l’espace où il pourra être fondu en métaux, céramiques, verres et bétons – des matériaux de construction pour de larges structures que nous placerons en orbite autour de la Terre. […]

Le plus important, d’un point de vue pratique, serait la construction d’usines qui pourraient utiliser les propriétés spéciales de l’espace – hautes et basses températures, rayonnement dur. Le vide illimité, l’apesanteur pour fabriquer des objets qui pourraient être difficiles ou impossibles à fabriquer sur Terre, de sorte que la technologie mondiale puisse être totalement transformée. »

Ici, le 2019 d’Isaac Asimov est clairement encore de la science-fiction… mais le restera-t-il longtemps? Après tout, la privatisation de l’espace a entraîné la création de nombreuses start-up, dont certaines misent ouvertement sur le minage d’astéroïde, de la Lune, et même la création d’usines orbitales.

Des projets dont les prototypes sont aujourd’hui en cours de conception et qui pourraient rapporter des dizaines de milliards d’euros, selon une étude du cabinet PwC publiée fin 2018. De plus, la Lune est effectivement redevenu l’objectif numéro 1, pour la Chinela Russieles Etats-Unis, mais aussi des sociétés privées.

Par contre, l’éternel optimiste Asimov a clairement surévalué l’avancée technologique de l’humanité en 2019 avec cette prédiction:

« L’une de ces structures, qui pourrait très vraisemblablement être achevée d’ici 2019, serait le prototype d’une centrale solaire, équipée pour capter l’énergie solaire, la convertir en micro-ondes et la diffuser sur Terre. » […]

Une énergie gratuite, illimitée et disponible mondialement qui « rendrait la guerre simplement impensable ».

Les écrivains, toujours (trop) en avance?

En republiant ce texte, le Toronto Star estime dans une analyse séparéequ’Isaac Asimov n’était « pas Nostradamus ». Le journal pointe, à l’aide de chercheurs en informatique, les différentes erreurs de prédictions de l’écrivain, sur les robots, internet, l’évolution du travail, tout en louant « ses observations concernant les dynamiques humaines et politiques ».

« De bien des manières, le monde ressemble plus [au roman] 1984 aujourd’hui qu’en 1984. Surveillance électronique de nos moindres frappes sur le clavier. Changement dans les alliances internationales. Montée de l’autoritarisme. Fake news! », énumère le Toronto Star.

Avec ce prisme, on peut en effet se dire qu’Isaac Asimov était bien optimiste quand il imaginait le monde en 2019. On peut aussi, si l’on veut faire hommage à cet optimiste invétéré, se dire qu’il est peut-être trop en avance sur son temps. Car la plupart de ses prédictions erronées sont aujourd’hui testées à différentes échelles. Elles représentent même des futurs souhaitables pour beaucoup.

Si le pessimiste Orwell a imaginé un monde dystopique 35 ans trop tôt, on peut espérer que l’optimiste Asimov a rêvé un monde utopique avec 35 ans d’avance.

A voir également sur Le HuffPost:

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https://www.coupdegriffeactu.com/2019/01/01/les-predictions-pour-2019-quisaac-asimov-a-fait-il-y-a-35-ans/feed/ 3
L’évolution spectaculaire du poulet en 60 ans témoigne de notre impact sur la nature https://www.coupdegriffeactu.com/2018/12/12/levolution-spectaculaire-du-poulet-en-60-ans-temoigne-de-notre-impact-sur-la-nature/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/12/12/levolution-spectaculaire-du-poulet-en-60-ans-temoigne-de-notre-impact-sur-la-nature/#comments Wed, 12 Dec 2018 15:19:29 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=9110
Anonymous - © Malick MBOW
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SCIENCE

12/12/2018 

Des chercheurs ont remarqué que la volaille, domestiquée il y a 8000 ans, a subi des transformations radicales en quelques décennies.

Et si l'anthropocène, l'ère de l'Homme, était définie par les poulets ?

THE TELEGRAPH
Et si l’anthropocène, l’ère de l’Homme, était définie par les poulets ?

SCIENCE – Et si ce qui définissait l’être humain, c’était le poulet? Derrière cette question étrange, un constat effarant: la volaille tant appréciée partout dans le monde a énormément changé en quelques décennies, avec l’élevage intensif. Et cela pourrait permettre de mesurer un peu mieux ce que certains chercheursappellent « l’anthropocène », l’ère géologique de l’Homme.

Corps énormes, pattes difformes, croissance incroyable et multiples problèmes de santé… les hommes ont totalement modifié la morphologie des poulets d’élevage, selon une étude publiée ce mercredi 12 décembre dans la revue Royal Society Open Science.

« Le poulet d’élevage moderne est méconnaissable par rapport à ses ancêtres ou à ses congénères sauvages », explique à l’AFP Carys Bennett de l’université de Leicester en Angleterre, coauteur de l’étude mettant en avant « un squelette surdimensionné, une composition chimique des os et une génétique distinctes ».

Un géant aux pattes d’argile

Originaire d’Asie du Sud-Est, le poulet a été domestiqué il y a environ 8000 ans, mais ce n’est qu’à partir des années 1950 et la recherche de rythmes de croissance très élevés que les poulets d’élevage ont rapidement formé une nouvelle espèce morphologique, précise l’étude.

« Il n’a fallu que quelques décennies pour produire une nouvelle forme d’animal contre des millions d’années normalement », précise Jan Zalasiewicz, également de l’Université de Leicester et coauteur de l’étude.

Les chercheurs ont ainsi analysé des données de poulets domestiques depuis 2000 ans et les ont comparées au coq doré, l’espèce sauvage. Si les poulets sont devenus un peu plus gros à partir du XVIe siècle, l’évolution de ces 50 dernières années est sans commune mesure. La forme du squelette a également évolué.

Une autre étude de 2014 avait ainsi montré l’évolution incroyable entre des poulets de 1957, 1977 et 2005. En 56 jours, un poulet atteignait en moyenne 900 grammes en 1957, contre 4,2 kg aujourd’hui.

POULTRY SCIENCE
A gauche en 1957, au milieu en 1978 et à droite en 2005

Tout cela est dû à un environnement (en batterie) avec une température, un niveau d’humidité et une alimentation millimétrée, permettant une telle croissance. Et les nombreux problèmes qu’elle entraîne. Ainsi, alors qu’un coq doré sauvage a une espérance de vie de 3 à 11 ans, les poulets classiques ne survivent que 30 à 50 jours. Les poules pondeuses, un an.

Et une étude a montré que si on laisse vivre ces volailles industrielles neuf semaines au lieu de cinq, le taux de mortalité est multiplié par sept. On parle ici des poulets d’élevages industriels (et l’étude a notamment utilisé des animaux américains). Pour rappel, en France, les poulets Label rouge ou certifié biologiques vivent au minimum 81 jours.

Des milliards de poulets

Recherché pour sa chair et ses oeufs, le poulet est extrêmement consommé dans le monde. Aujourd’hui la planète en héberge 23 milliards. En 2016, 65 milliards auraient été abattus, contre 1,5 milliards de porcs. Et cela pourrait être largement sous estimé. « La masse totale des poulets domestiques est trois fois supérieure à celle de toutes les espèces d’oiseaux sauvages réunies », fait remarquer Carys Bennett, auteure principale de l’étude.

Ce nombre gigantesque de poulets et la modification profonde de l’espèce fait dire aux auteurs que c’est un bel exemple de la façon dont nous modifions les organismes vivants qui se développent sur la Terre et « un marqueur potentiel de l’Anthropocène ». Une évolution « tragique si l’on considère les conséquences pour ces oiseaux », précise Carys Bennett.

En 2016, des géologues ont appelé à en finir avec l’Holocène et à affirmer que l’être humain a bel et bien agi tellement sur la planète depuis le début de la révolution industrielle qu’il faut imaginer une nouvelle époque géologique pour le montrer. Sauf que les chercheurs sont loin d’être d’accord sur la date de début de cette période, voire même de savoir si les critères nécessaires pouvaient vraiment être tenus.

Les auteurs de l’étude estiment donc qu’au vu du nombre de carcasses de poulets, partout dans le monde et bien différentes des volailles domestiquées pendant des millénaires, les fossiles de cet animal pourraient permettre d’aider à dater l’anthropocène. D’autres marqueurs sont évidemment étudiés: les résidus de plastique, de béton, de particules carbonées ou encore des résidus radioactifs.

Mais ce ne sont pas des espèces vivantes. A l’inverse, estiment les chercheurs, le poulet pourrait « être vu comme une espèce clé, un indicateur de l’ère anthropocène proposée ».

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Les premiers bébés génétiquement modifiés seraient nés en Chine https://www.coupdegriffeactu.com/2018/12/07/les-premiers-bebes-genetiquement-modifies-seraient-nes-en-chine/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/12/07/les-premiers-bebes-genetiquement-modifies-seraient-nes-en-chine/#comments Fri, 07 Dec 2018 23:40:28 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=9072 Anonymous - © Malick MBOW
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Futura avec l’AFP-Relaxnews

 

Publié le 28/11/2018

 

 

Dans une vidéo diffusée sur YouTube, un scientifique chinois, He Jiankui, a annoncé avoir donné naissance à deux jumelles qui seraient les premiers bébés génétiquement modifiés. Pour de nombreux chercheurs, une ligne rouge éthique a été franchie par cet acte « dangereux » et « irresponsable ». Ce mercredi 28 novembre, le scientifique a présenté ses résultats lors d’un congrès à Hong Kong ; il a précisé qu’une nouvelle grossesse, à un stade précoce, serait en cours, pouvant ainsi donner naissance à un troisième bébé génétiquement modifié.

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He Jiankui, un professeur d’université à Shenzhen, dans le sud de la Chine, a diffusé sur YouTubeune vidéo annonçant la naissance il y a quelques semaines de deux jumelles dont l’ADN a été modifié pour les rendre résistantes au virus du sida. Il y précise que le père est séropositif. Le chercheur, qui a été formé à Stanford aux États-Unis et dirige un laboratoire spécialisé dans le génome à Shenzhen, explique avoir employé la technique CRISPR-Cas9, dite des « ciseaux génétiques », qui permet d’enlever et de remplacer des parties indésirables du génome, comme on corrige une faute de frappe sur un ordinateur.

Les bébés, surnommés Lulu et Nana, sont nés après une fécondation in vitro, à partir d’un embryon modifié avant d’être implanté dans l’utérus de la mère. He Jiankui a expliqué que, juste après avoir injecté le spermatozoïde du mari dans l’ovule, un embryologiste a également injecté les ciseaux moléculaires CRISPR-Cas9 pour modifier un gène, afin de protéger les petites filles d’une future infection par le VIH. Cette première médicale auto-proclamée n’a pas encore été vérifiée de façon indépendante, les résultats de l’équipe chinoise n’ayant pas fait l’objet d’une publication dans une revue scientifique.

Une avancée scientifique qui suscite des problèmes de bioéthique

« Annoncer ces résultats par une vidéo sur YouTube est une pratique scientifique très problématique », a ainsi déploré Nicholas Evans, professeur assistant de philosophie à l’université du Massachusetts Lowell, aux États-Unis, qui travaille notamment sur les questions bioéthiques« Cela écarte les processus de contrôle sur lesquels reposent de nombreuses avancées scientifiques, telles que l’évaluation par les pairs », a-t-il ajouté, interrogé par l’AFP.

Que l’expérience soit avérée ou non, elle suscite de « graves préoccupations éthiques », souligne aussi le Dr Sarah Chan, de l’université d’Edimbourg, citée par le Science Media Centre. « Faire de telles affirmations, de façon à semble-t-il délibérément chercher à provoquer un maximum de controverses […] est irresponsable », ajoute-t-elle. He Jiankui n’a pas répondu dans l’immédiat aux questions de l’AFP. Son annonce intervenait à la veille d’une conférence d’experts mondiaux du génome à Hong Kong ; il y a présenté ses résultats le 28 novembre.

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Offre « 50 euros pour vos selles »: l’hôpital parisien débordé https://www.coupdegriffeactu.com/2018/11/25/offre-50-euros-pour-vos-selles-lhopital-parisien-deborde/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/11/25/offre-50-euros-pour-vos-selles-lhopital-parisien-deborde/#comments Sun, 25 Nov 2018 14:00:30 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=9021
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Par LEXPRESS.fr ,publié le 
Recherche scientifique sur des excréments humains en Belgique (photo d'illustration)

Recherche scientifique sur des excréments humains en Belgique (photo d’illustration)

REUTERS

Un hôpital parisien offrait cette indemnisation pour des dons d’excrément. Le buzz fut tel que la recherche est suspendue.

L’offre était peut-être un peu trop belle. Cinquante euros pour donner ses selles ? Lorsque le Centre de recherche clinique de l’Est-Parisien de l’Hôpital Saint-Antoine a publié une annonce, la popularité a largement dépassé les attentes des chercheurs. A tel point que l’étude a été « suspendue ».

Un buzz colossal

L’étude faisait ainsi cette demande: « Nous cherchons des volontaires sains pour réaliser un (ou plusieurs) don(s) de selles dans le cadre de l’étude Rebalance-UC. Vous êtes âgé(e) de 18 à 49 ans, affilié à un régime de sécurité sociale française et en bonne santé, venez participer à une étude clinique ». Et les donneurs pouvaient bénéficier d’un « dédommagement » de 50 euros, dans le cadre de cette étude sur la transplantation de selles dans une maladie inflammatoire de l’intestin, la rectocolite hémorragique.

L’offre a d’abord été relayée sur des affiches placardées dans l’hôpital, puis relayées sur les réseaux sociaux à partir du 14 novembre, et notamment sur la page de bons plans parisiens « Paris Secret ». Inutile de dire qu’elle s’y est répandue comme une traînée de poudre, avec plus de 5000 partages.

« Une catastrophe »

Mais depuis, « le numéro de téléphone indiqué dans l’appel aux dons est surchargé  », indique la direction de l’établissement. « Nous avons reçu tellement d’appels que nous avons dû couper la ligne », explique au ParisienHarry Sokol, le professeur coordonnant l’étude. « Ce qui s’est passé est une catastrophe. La personne qui a mis l’annonce sur les réseaux sociaux l’a fait sans nous consulter. Maintenant, nous nous voyons contraints d’interrompre transitoirement l’étude car c’est devenu ingérable. »

C’est d’autant plus dommage que, même si l’offre a fait rire sur internet, le sujet est très sérieux. La rectocolite hémorragique est une maladie incurable et la recherche médicale sur le sujet est importante. Mais pourquoi était-il si crucial de chercher de nombreux donneurs?

Car il faut trouver les donneurs viables après « une batterie de tests (prise de sang, examens…) qu’il s’agit de passer. Pour avoir une petite dizaine de donneurs viables, il faut beaucoup de volontaires motivés », détaille le chercheur. Ils ont été un peu trop nombreux…

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Vers l’émergence de super-humains : l’avertissement posthume glaçant de Stephen Hawking https://www.coupdegriffeactu.com/2018/11/01/vers-lemergence-de-super-humains-lavertissement-posthume-glacant-de-stephen-hawking/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/11/01/vers-lemergence-de-super-humains-lavertissement-posthume-glacant-de-stephen-hawking/#comments Thu, 01 Nov 2018 00:19:02 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=8902  

Stephen Hawking © Malick MBOW
Stephen Hawking © Malick MBOW

Roland Moreau

 28 octobre 2018

 

Atlantico :  Peut-on sérieusement envisager une génération d’humains génétiquement modifiés pour devenir des « surhumains » ? 

Roland Moreau : Dans son livre posthume « Brèves réponses à de grandes questions  » Stephen Hawking répond à une dizaine de questions qui lui étaient constamment posées. Parmi celles-ci , il évoque la création d’êtres humains améliorés,  des « super-humains » , par des modifications de l’ADN auxquelles seuls les riches auraient accès.

 

Cette question mériterait de très longs développements, mais on ne peut se contenter, à mon avis, de ne l’aborder que sous un angle négatif. La technique des « ciseaux moléculaires », qui permet de découper des séquences d’ADN et de les remplacer par  une séquence de son choix a pour objectif principal d’empêcher l’apparition d’une maladie génétique. Dans ce cadre médical (je ne parle pas des élucubrations trans humanistes),  cette méthode n’entraînera pas d’inégalités entre les êtres humains puisqu’ il s’agira au contraire de corriger les inégalités créées par le hasard de la nature. Il s’agira en quelques sortes de passer du hasard de la loterie génétique à la volonté éthique de débarrasser l’humanité des maladies génétiques .

 

Il ne sera pas question de réserver cette technique aux riches dans la mesure où les progrès de la médecine s’étendent sur l’ensemble de la planète, comme le montrent les chiffres de l’espérance de vie dans le monde, qui  est passée , entre 1950 et 2012, de 46 à 70 ans. Certes, il existe encore de nombreuses inégalités d’un pays à l’autre, mais les progrès sont considérables depuis ces

 

 

 

 

Il s’agira en quelques sortes de passer du hasard de la loterie génétique à la volonté éthique de débarrasser l’humanité des maladies génétiques .

 

Il ne sera pas question de réserver cette technique aux riches dans la mesure où les progrès de la médecine s’étendent sur l’ensemble de la planète, comme le montrent les chiffres de l’espérance de vie dans le monde, qui  est passée , entre 1950 et 2012, de 46 à 70 ans. Certes, il existe encore de nombreuses inégalités d’un pays à l’autre, mais les progrès sont considérables depuis ces dernières décennies. De surcroît , il est vraisemblable que le coût de la technique des » ciseaux moléculaires », lorsqu’elle sera au point, devrait baisser très vite et permettre à un nombre croissant de personnes d’en bénéficier.

 

 

D’une manière générale, j’ai été très frappé par le pessimisme global de Stephen Hawking dans ses derniers écrits. C’est ainsi qu’il estime que la vie sur la  planète ne survivra  pas longtemps en raison de la croissance démographique , de l’augmentation de la consommation des ressources , du changement climatique, du risque de conflit nucléaire ,des instabilités politiques ,de la déforestation , de la raréfaction de certaines espèces animales … et du risque de collision de la Terre avec un astéroïde ! A cet égard ,on pourrait apporter une note positive et sourire  en remarquant que le météorite qui a provoqué le cratère de Chicxulub il y a 65 millions d’années, a certes provoqué la disparition des dinosaures, mais que cela a permis le développement des mammifères…et l’apparition d’homo sapiens!

 

Après avoir passé sa vie à étudier l’univers, Stephen Hawking confirme dans ce livre sa conviction qu’il n’y a ni Dieu ni vie après la mort .

Pour apporter une note positive, il faut souligner qu’il a déclaré à plusieurs reprises que le futur de l’humanité est dans l’espace, à la recherche d’autres Terres.

 

Le directeur de la NASA est encore plus précis : » La planète habitable d’ Alpha du Centaure semble à notre portée « . A condition que l’espérance de vie humaine soit considérablement augmentée …grâce aux ciseaux moléculaires .

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Dr. Sidy Ndao, le génie sénégalais en robotique et mécanique parmi les 10 meilleurs scientifiques qui pourraient changer le Monde https://www.coupdegriffeactu.com/2018/10/21/dr-sidy-ndao-le-genie-senegalais-en-robotique-et-mecanique-parmi-les-10-meilleurs-scientifiques-qui-pourraient-changer-le-monde/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/10/21/dr-sidy-ndao-le-genie-senegalais-en-robotique-et-mecanique-parmi-les-10-meilleurs-scientifiques-qui-pourraient-changer-le-monde/#comments Sun, 21 Oct 2018 01:56:09 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=8891
Sidy NDAO© Malick MBOW
Sidy NDAO© Malick MBOW
Rédigé par leral.net le Samedi 20 Octobre 2018 à 14:04 | | 0 commentaire(s)|

Selon le World Economic forum, le ​Docteur Sidy Ndao, le génie sénégalais en robotique et mécanique qui enseigne à l’Université de Nebraska-Lincoln, a été cité parmi les 10 jeunes scientifiques qui vous donneront de l’espoir pour l’avenir.

 

 ​Dr. Sidy Ndao, le génie sénégalais en robotique et mécanique parmi les 10 meilleurs scientifiques qui pourraient changer le Monde

 

Voici (voir ci dessus) 10 des jeunes scientifiques les plus passionnants qui travaillent dans le monde aujourd’hui. Ils ne sont qu’un petit échantillon des 52 jeunes scientifiques qui se réuniront à Tianjin lors de la réunion annuelle des nouveaux champions cette année sur le thème «Forger des sociétés innovantes dans la quatrième révolution industrielle». Collectivement, ils pourraient vous rendre plus excité à propos de notre avenir.

Sidy Ndao a développé le premier ordinateur thermique au monde, alimenté par la chaleur plutôt que par l’électricité. Il fonctionnera sous une chaleur extrême, ce qui ouvre des possibilités pour l’exploration des espaces profonds et des profondeurs de la surface de la Terre. Son autre passion est de promouvoir l’éducation STEM en Afrique par le biais d’une organisation appelée SenEcole, qui accueille notamment le concours panafricain de robotique, et par l’Université américaine des sciences et technologies de Dakar au Sénégal, qu’il a fondée.

C’est un exemple à faire valoir, à montrer à aux jeunes Sénégalais et Africains d’aujourd’hui, afin d’impulser chez eux le sens du dépassement de soi et aussi l’incarnation du leadership de l’intelligence artificielle mondiale. Il s’appelle Sidy Ndao et, est Professeur assistant à l’université de Nebraska-Lincoln (UNL).

Sidy Ndao est aussi le fondateur de l’association Senécole, qui a pour objectif d’encourager les étudiants à opter pour des études en sciences, technologies, ingénierie et mathématiques (STIM) au service du développement durable de l’Afrique.

Sidy Ndao, est aussi un ardent défenseur de l’éducation en Afrique. Depuis 2012, il est professeur assistant au sein du Département d’ingénierie mécanique et des matériaux de l’université de Nebraska-Lincoln (UNL), aux États-Unis.
Sidy Ndao (right), assistant professor of mechanical and materials engineering, gives advice to a student team as it finishes assembling its robot at the SenEcole robotics camp in Dakar, Senegal this past March.

Sidy Ndao a été auparavant été associé de recherche postdoctorale au Département de génie chimique et à l’Institute for Soldier Nanotechnologies du Massachusetts Institute of Technology (MIT), à Cambridge (Massachusetts).

Convaincu de l’importance d’une intégration précoce de ces disciplines scientifiques dans les programmes scolaires, il a lancé le premier concours de robotique destiné aux jeunes en Afrique.

Sidy Ndao a récemment créé la Dakar American University of Science & Technology (DAUST) au Sénégal. Cet établissement supérieur d’enseignement et de recherche en ingénierie et technologies a pour vocation d’encourager l’élaboration de solutions technologiques répondant aux besoins et aux problèmes sociaux de l’Afrique.

Professeur de génie mécanique aux Etats-Unis, ce roboticien sénégalais est à la tête d’un ambitieux programme panafricain de robotique, qui vise à pousser davantage d’élèves du continent à choisir les filières scientifiques.

Sidy Ndao (right), assistant professor of mechanical and materials engineering, helps a student team unpack its robot kit at the SenEcole robotics camp in Dakar, Senegal this past March.
 Sidy Ndao, le chantre de la robotique scolaire en Afrique

La capitale sénégalaise a accueilli il y a quelques mois 350 élèves venus de lycées et collèges de Gambie, du Mali et du Sénégal pour participer au Panafrican Robotics competition (PARC), une compétition panafricaine de robotique ouverte aux élèves de l’enseignement secondaire. Ce championnat qui en était à sa deuxième édition, après celle de 2016, est une initiative de SenEcole, une association créée pour promouvoir l’éducation scientifique chez les élèves d’Afrique.

Le PARC s’inscrit donc dans cette démarche, au même titre que le Dakar American University of Science and Technology (DAUST), lequel est une université privée qui a ouvert ses portes en 2017 dans la capitale du pays de la Téranga et qui forme les étudiants dans les métiers de l’ingénierie, de la technologie et de la science.

Sidy Ndao (right), assistant professor of mechanical and materials engineering, presents the competition field to the students on the third day of the SenEcole robotics camp in Dakar, Senegal this past March.
Sidy Ndao veut stimuler l’amour des STEM chez les Sénégalais

Le dénominateur commun à toutes ces trois entités s’appelle Sidy Ndao, leur promoteur. Cet universitaire sénégalais basé aux Etats-Unis est peu à peu en train de concrétiser un rêve d’étudiant : celui de stimuler l’amour des STEM (science, technologie, ingénierie et mathématiques) chez l’élève africain. Un rêve qui a pris corps dans son esprit à peu près le même jour où il a posé les pieds sur le sol américain pour y suivre ses études entamées dans son pays, le Sénégal.

«Je me suis alors rendu compte qu’il n’y avait pas beaucoup de Noirs ou d’Africains dans les filières scientifiques», se souvient-il. Pire encore, poursuit-il : «J’ai aussi remarqué que lorsqu’on parlait de l’Afrique, il s’agissait d’un continent auquel on devait apporter de l’assistance. Bref, il n’y avait pas de respect envers les Africains, contrairement aux autres. Et en voyant combien d’Africains meurent sur le chemin de l’Europe, certains disent même que : “Sur ce continent, il n’y a pas de personnes intelligentes”.»

Sidy Ndao, assistant professor of mechanical and materials engineering, hands out certificates to the students after they completed the SenEcole robotics camp in Dakar, Senegal this past March.
Thèse de doctorat en génie mécanique en 2010 au Rensselaer Polytechnic Institute 

Loin de frustrer ou d’affaiblir ce jeune homme d’un mètre soixante-cinq, les préjugés négatifs de ses camarades ont eu pour effet de déclencher en lui une révolte intellectuelle doublée d’une détermination de déconstruire ce qui est à ses yeux une grossière erreur de jugement. Et pour cela, il n’y avait pas mieux que de commencer par se distinguer dans ses propres performances académiques.

Alors, sans coup férir, il décrochera tour à tour une licence en génie mécanique en 2005, puis un master dans la même discipline en 2007 au City College of New York, avant de soutenir avec brio une thèse de doctorat en génie mécanique en 2010 au Rensselaer Polytechnic Institute. Il va ensuite passer une année comme associé postdoctoral au département d’ingénierie chimique du Massachusetts Institute of Technology (MIT).

 

Sidy NdaoSidy a mis au point le premier ordinateur thermique au monde, alimenté par la chaleur plutôt que par l’électricité. Il fonctionnera sous une chaleur extrême, ce qui ouvre des possibilités pour l’exploration des espaces profonds et des profondeurs de la surface de la Terre. Son autre passion est de promouvoir l’éducation STEM en Afrique par le biais d’une organisation appelée SenEcole, qui accueille notamment le concours panafricain de robotique, et par l’Université américaine des sciences et technologies de Dakar au Sénégal, qu’il a fondée.

Soren Hauberg

Les recherches actuelles en matière d’IA se concentrent sur l’amélioration des performances, mais cela peut se faire au détriment de masquer le fonctionnement interne d’un système; En effet, les machines peuvent prendre de mauvaises décisions que nous ne pouvons pas expliquer. Soren développe des algorithmes permettant de déterminer les raisons pour lesquelles un système intelligent exécute une action donnée, améliorant ainsi la transparence, la responsabilité et, ce qui est crucial, notre confiance dans les machines qui prennent de plus en plus de décisions en notre nom.

Fiona Beck

Lorsque l’énergie est déplacée d’un endroit – sa source – à sa destination – votre maison – une grande partie de celle-ci est perdue. Fiona convertit la lumière en d’autres formes d’énergie à l’échelle nanométrique afin de développer des combustibles solaires plus efficaces et des technologies de photodétection dotées de fonctionnalités améliorées, l’un d’eux étant de permettre un stockage et un transport plus efficaces de l’énergie produite à partir de ressources renouvelables.

Rona Chandrawati

Et si une étiquette intelligente sur notre nourriture pouvait nous dire qu’elle est contaminée? La recherche de Rona vise à développer des capteurs nanotechnologiques pour simplifier la détection précoce de maladies potentiellement mortelles et pour alerter les consommateurs sur la contamination des aliments, dont plus de 600 millions dans le monde tombent malades et dont plus de 420 000 meurent chaque année.

Daniel Hurtado

À l’aide de la modélisation informatique, Daniel développe un capteur portable qui surveille en permanence la respiration des patients. Cela peut fournir une alerte précoce pour les complications respiratoires mettant la vie en danger, dont beaucoup surviennent après une chirurgie. Ses recherches visent également à créer de nouveaux outils pour la détection précoce des maladies chroniques et des états pathologiques aigus – de nouvelles technologies pouvant être mises à l’échelle et utilisées rapidement par l’industrie médicale.

Pierre Karam

Pierre intègre des biocapteurs dans les smartphones afin de surveiller et de contrôler les maladies d’origine hydrique et infectieuses en temps réel, dans des contextes aux ressources limitées. Lorsqu’il est mis à la disposition des travailleurs humanitaires, il peut potentiellement identifier la source géographique des épidémies et permettre à la société civile et aux gouvernements de préparer des plans d’urgence rapides et efficaces. Il a également fondé une ONG, 3ilmi 3ilmak, dont la mission est de sensibiliser les scientifiques aux communautés de réfugiés et à haut risque au Liban.

Ding Ai

Les maladies cardiovasculaires sont un tueur aveugle qui représente 31% des décès dans le monde. Ding Ai étudie les mécanismes encore peu clairs responsables du développement de l’athérosclérose, une maladie cardiovasculaire qui provoque une accumulation de plaque dans les artères.

Vinet Coetzee

Près de 500 000 personnes meurent chaque année du paludisme – une maladie urgente mais évitable à 100%. Vinet développe actuellement un test médical de diagnostic non invasif capable de dépister des maladies telles que le paludisme sans avoir besoin de sang, d’électricité ou de personnel de santé hautement qualifié. Ces applications rapides et abordables ont le potentiel de faciliter la détection et le traitement précoces de maladies représentant un danger de mort.

Sang Ah Lee

La maladie d’Alzheimer touche actuellement 50 millions de personnes dans le monde, et devrait atteindre 131,5 millions d’ici 2050. Sang Ah étudie comment l’intelligence spatiale et la mémoire évoluent au fil du temps. Ces informations peuvent être utilisées pour développer des moyens d’améliorer et de compléter la capacité de la mémoire et de prévenir les affections neurologiques telles que la maladie d’Alzheimer.

Marcos Simoes-Costa

Les cellules souches sont des cellules spéciales de notre corps capables de se transformer partout où il est nécessaire de réparer les tissus et les cellules endommagés. Marcos décode la programmation moléculaire impliquée dans le développement humain précoce afin de mieux informer la thérapie par cellules souches pour la réparation et la régénération des organes et des tissus. Cela pourrait avoir de profondes répercussions sur les médicaments, allant de la prévention des anomalies congénitales à l’augmentation des taux de survie au cancer.

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https://www.coupdegriffeactu.com/2018/10/21/dr-sidy-ndao-le-genie-senegalais-en-robotique-et-mecanique-parmi-les-10-meilleurs-scientifiques-qui-pourraient-changer-le-monde/feed/ 6
Albert Einstein : « Dieu ne joue pas aux dés avec la vie. La science sans religion est boiteuse, mais la religion sans la science est aveugle » https://www.coupdegriffeactu.com/2018/08/12/albert-einstein-dieu-ne-joue-pas-aux-des-avec-la-vie-la-science-sans-religion-est-boiteuse-mais-la-religion-sans-la-science-est-aveugle/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/08/12/albert-einstein-dieu-ne-joue-pas-aux-des-avec-la-vie-la-science-sans-religion-est-boiteuse-mais-la-religion-sans-la-science-est-aveugle/#comments Sun, 12 Aug 2018 22:57:32 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=8499 Albert Einstein © Malick MBOW
Albert Einstein © Malick MBOW

Atlantico Business

Publié le 11 Août 2018

Une façon de voir les choses… La géo localisation précise, c’est à dire qui compte la différence entre le temps mesuré sur la planète et celui mesuré par les satellites de l’espace va rendre possible les objets connectés. Pareillement, tous ces travaux serviront à la mise au point de la télévision, des DVD, des communications laser et qui sait, demain de la téléportation ou des voyages dans le temps ?

Albert Einstein : Quelle imagination ! Mais vous n‘avez pas tort. Ça n’est pas la connaissance qui est le plus l’important, c’est l’imagination. Vous savez, j’aurai aimé faire des films de science-fiction ou même écrire le film de Poiré, Les Visiteurs…

Sérieusement, quand est-ce que vous avez contracté cette passion pour les maths et pour la science ?

Albert Einstein : Je suis né en Allemagne en 1879 à Ulm, vous connaissez, Ulm, la dépêche qui a provoqué la guerre de 1870. Enfin bref, je suis né dans un petit appartement, d’une petite famille de juifs non pratiquants, sauf que j’ai un oncle qui m’a appris le judaïsme. La religion me plaisait, à tel point que je ne mangeais pas de porc et je connaissais tous les chants juifs.

Jusqu’au jour, je devais avoir dans les onze ans, où on m’a donné une boussole, et cette boussole m’a fasciné. Cette force qui agissait sur l’aiguille à distance m’avait paru miraculeuse. Et puis, j’ai découvert des livres sur la géométrie qui, elle me paraissait tellement rationnelle, claire. Et puis, il y avait pas mal d’ingénieurs qui travaillaient avec mon père et ce dont ils parlaient m’intéressait plus que les textes d’Abraham, donc je n’ai pas fait ma bat-mitzvah et je me suis plongé dans le calcul intégral.

Donc Albert Eistein a été un bon élève ?

Albert Eistein : Non, on ne peut pas dire cela. Je m’insurgeais contre l’autorité des enseignants. Je préférais les livres. Je me souviens d‘avoir été renvoyé du lycée de Munich pour indiscipline au cours de grec. J’ai été admis à l’école polytechnique et fédérale de Zurich, puis à l’école cantonale d’Aarau en Suisse. Mais ça ne marchait pas très bien. Je me souviens qu’en 1900, on avait écrit sur le bulletin scolaire que j’étais incapable de suivre des cours, de prendre des notes et de travailler dans le respect de la discipline scolaire. Je me suis rattrapé sur les livres. Je dévorais tous les écrits de mathématiciens ou de physiciens, c’est d’ailleurs à ce moment-là, avec mes parents, qu’on a opté pour la nationalité suisse.

Le problème qui est apparu assez vite est que je n‘avais pas d’argent. Alors, il a fallu que je trouve un travail assez vite dans l’administration. En 1902, j’ai été embauché à l’Office des Brevets de Berne, ce qui m’a permis de vivre correctement tout en poursuivant mes travaux de recherche et de fréquenter des scientifiques comme Conrad Habit, à qui j’ai envoyé mon travail concernant les fondements de la théorie de la relativité et aussi ce que je pensais sur la lumière, avec l’hypothèse que la lumière soit autre chose que des ondes, mais des

Dix ans plus tard, j‘ai commencé à être reconnu par mes pairs, qui souhaitent m’inviter à l’université de Berlin. En 1909, je me venge sur l’école puisque je deviens professeur associé à l’université de Zurich, puis en 1911, à l’université allemande de Prague. En Belgique, j’ai rencontré Marie Curie, Max Planck et le français Paul Langevin.

En 1914, je me suis décidé à revenir en Allemagne, j’ai déménagé à Berlin où je suis devenu membre de l’Académie royale des sciences et des lettres. Berlin va me permettre de me consacrer tout entier à mes travaux de recherche.

A partir des années 1920, on imagine que la situation en Allemagne est devenue compliquée.

Albert Einstein : Compliquée, pas facile, en effet, d’autant que je militais depuis la première guerre dans les mouvements pacifistes. A ce moment-là, il y a beaucoup d’allemands à l’université qui se sont souvenus que j’étais juif. La sécurité pour moi n’était plus assurée, ma maison a été pillée par les nazis au début de 1933. J’ai tout quitté et je suis parti aux Etats-Unis, invité par Abraham Flexner, le fondateur et directeur de l’Institut de Princeton où j’ai commencé à travailler sur la gravité et l’interaction électromagnétique.

Vous étiez très célèbre aux USA, vous aviez déjà eu le prix Nobel ?

 

Albert Einstein : Oui, j’ai obtenu le prix en 1921. Ma vie était donc plutôt facile, sauf qu‘en1939, avec des collègues physiciens, on a écrit au président Roosevelt pour l’informer des travaux que nous avions menés sur la structure moléculaire de la matière et la possibilité de produire des masse d’énergie en scindant des atomes, cette fameuse E = mc². Vous avez compris qu‘on craignait que cette découverte soit exploitée pour fabriquer des bombes. On aurait du ne rien dire parce que Roosevelt a lancé le projet Manhattan avec Robert Oppenheimer, qui est le vrai « père » de la bombe atomique américaine.

Après la guerre, vous êtes resté aux Etats-Unis, mais vous vous êtes engagé dans la lutte contre la guerre froide et les discriminations raciales ?

 

Albert Einstein : En fait, je ne supportais pas cet équilibre de la terreur qu’il y avait entre le monde libre et l’empire soviétique. Je me suis donc battu contre la prolifération des armes nucléaires, parce que nous allions à la catastrophe. Je me suis aussi battu contre les problèmes raciaux aux Etats-Unis et tout cela m’a valu d’être attaqué par Joseph McCarthy. Mais en réalité, on m’empêchait de travailler.

Mais la communauté juive devait vous protéger, non ?

Albert Einstein : Mon engagement auprès des communautés juives et Israël est nuancé par mes opinions pacifistes. J’ai bien préfacé le recueil de témoignages sur l’extermination des Juifs en Russie par les nazis pendant la guerre. Mais en décembre 1948, j’ai contribué à l’écriture d’une lettre condamnant les massacres de Deir Yassin, commis par des combattants israéliens pendant la guerre de Palestine de 1948. Donc, je n‘étais pas dans une situation très facile. Disons que je n’étais pas attaqué des Juifs, mais pas protégé non plus.

 

 

Dans cette série de l’été consacrée à l’histoire des plus grandes personnalités scientifiques, nous avons choisi de vous les présenter sous la forme d’interview. Interviews imaginaires évidemment mais pour le moins plausibles. Le plaisir du journaliste qui se fait plaisir en écrivant lui même les réponses ont consisté aussi à ne pas trahir l’historien qui lui, fait parler les écrits, les témoignages et les documents. Donc que l’historien nous pardonne de quelques imprécisions. Notre intention est aussi noble que la sienne, faire connaître ceux qui ont changé le monde en profondeur par leur réflexion, leurs découvertes ou leur imagination.

Après avoir rencontré Christophe Colomb, Alexander Fleming, le père de la médecine moderne, après une visite chez le baron Haussmann et chez Marie Curie, voilà aujourd’hui les confidences de Albert Einstein.

Albert Einstein est considéré aujourd’hui comme l’homme le plus intelligent du monde et de l’histoire de l’humanité. A tel point qu’à sa mort, son cerveau fut conservé et récupéré par des médecins pour être autopsié et analysé afin de déterminer en quoi il pouvait être différent du cerveau d’un être humain ordinaire. Einstein est mort en 1955 à l’âge de 76 ans et depuis cette date, les médecins qui se sont penchés sur ce cerveau exceptionnel ont bien découvert qu’il avait un nombre élevé d’«astrocytes ». Les astrocytes sont des cellules gliales du système nerveux central. Elles ont une forme étoilée, d’où leur nom. Leur fonction est de protéger les neurones et de les alimenter. On a découvert récemment qu’elles avaient un rôle important dans la régulation du rythme biologique. Mais les scientifiques n’ont toujours pas réussi à déterminer ce qui dans le cerveau d’Einstein conditionnait son extraordinaire puissance d’analyse et de réflexion, à moins que le résultat de leur recherche soit considéré par les autorités américaines comme un secret d’Etat.

Il est considéré comme le plus grand scientifique de tous les temps, mais sa renommée dépasse le monde des scientifiques parce que sa réflexion a surtout porté sur la vie, son évolution et le sens de la vie.

Comme disait Jean D’Ormesson, pour savoir « d’où viens-je, où vais-je et dans quel état j’erre, il faudrait demander à Albert Einstein ». Sa culture, son parcours, ses recherches et ses prises de position politique, sociale et morale renvoient toujours à l’intelligence et au savoir. D’où cette réputation de savant aussi solide qu‘un roc.

Atlantico : Difficile de s’interroger (ou d’interroger Albert Einstein), l’œuvre est tellement vaste, prégnante. Si on résume et simplifie le travail d’Albert Einstein, on dit quoi ?

Albert Einstein : On ne dit rien, et on tire la langue comme je l’ai fait une fois dans ma vie à un photographe qui me demandait avec insistance de sourire. Mais pourquoi sourire ? Cette photographie a fait le tour du monde. J’ai travaillé sur le sens de la vie et la science m’a donné des pistes que j’ai essayées de partager. Notre problème est de découvrir les lois de la nature. Si Dieu existe, il n’a rien fait par hasard. Voilà à quoi j’ai consacré ma vie.

Si je résume, vous avez travaillez d’un côté sur l’infiniment grand, l’espace et le temps, et de l’autre, l’infiniment petit.

Albert Einstein : Moi si je résume, je vous dirai qu’il n’existe que deux choses infinies : l’Univers et la bêtise humaine… mais pour l’Univers, je n’ai pas de certitude absolue.

Plus concrètement, Albert Einstein, vous allez travailler sur les dimensions moléculaires, la structure de la matière, sur la composition de la lumière, et notamment les photons et enfin théorie qui vous rendra célèbre dans le monde entier, « la relativité”.

A savoir que la matière et le temps qui passent ne sont pas des valeurs absolues, mais relatives. Donc elle évolue. La matière peut produire de l’énergie et on peut sous certaines conditions voyager dans le temps.

Pour l’ensemble de ces travaux, vous avez reçu le prix Nobel en 1921, discerné officiellement pour vos découvertes sur la lumière, mais en fait l’était aussi pour la théorie générale de la relativité. Sauf qu‘à l’époque, les Nobel n’en comprenait pas très bien la signification. E = mc², vous avez tenté de leur expliquer ?

Albert Einstein : J’ai écrit des articles expliquant l’équation, et des articles expliquant mes articles. E = mc², ça veut dire que l’énergie dégagée par une matière est incroyablement plus élevée que sa masse. C’est à dire qu’une petite quantité de matière, quand elle est détruite, peut déployer une énergie décuplée, car sa masse est multipliée par la vitesse de la lumière, l’une des grandeurs les plus impressionnantes de la nature, élevée au carré. Lors d’une fission, qu’un noyau se transforme en deux noyaux, comme c’est le cas pour l’atome d’uranium, la masse des deux nouveaux noyaux est légèrement inférieure à l’ancien noyau. Il y a donc une perte de masse qui se transforme en énergie, dans des quantités bien plus importante, c’est à dire multipliée par la vitesse au carré.

Voilà, ils ont fait à peu près la même tête que vous quand je leur ai expliqué, au comité. Ce n’est, bien sûr, qu’une partie de ma théorie de la relativité.

La réalité est que la théorie de la relativité va bouleverser notre conception humaine du temps, de l’espace et de l’univers. Et dans les années 1920, bouleverser aussi complètement la pensée scientifique dominée par Newton et la pensée philosophique qui était jusqu’alors imprégnées de concepts religieux. Vous, Albert, vous n‘aviez de place, ni pour les prières, ni pour les adorations. La seule foi qui vous animait est qu’il restait des lois de la nature à découvrir. L’opinion ne le sait pas parce que c’est très abstrait pour elle, mais vos travaux, si théoriques soient-ils, ont débouché sur des applications très concrètes : la géo localisation, par exemple le GPS, n‘aurait pas été possible sans la connaissance de la relativité du temps. Le temps ne coule pas à la même vitesse dans l’espace que sur terre…

Albert Einstein : Je n’ai pas connu ce fameux GPS…. Mais la relativité du temps est facile à comprendre : placez votre main sur une poêle brulante pendant une minute, ça va vous paraître une heure. Asseyez-vous auprès d’une jolie fille une heure et ça vous semblera une minute.

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