Notice: Function _load_textdomain_just_in_time was called incorrectly. Translation loading for the post-carousel domain was triggered too early. This is usually an indicator for some code in the plugin or theme running too early. Translations should be loaded at the init action or later. Please see Debugging in WordPress for more information. (This message was added in version 6.7.0.) in /home2/coupdy5p/public_html/wp-includes/functions.php on line 6131
Notice: Function _load_textdomain_just_in_time was called incorrectly. Translation loading for the antispam-bee domain was triggered too early. This is usually an indicator for some code in the plugin or theme running too early. Translations should be loaded at the init action or later. Please see Debugging in WordPress for more information. (This message was added in version 6.7.0.) in /home2/coupdy5p/public_html/wp-includes/functions.php on line 6131
La rédaction du HuffPost,Le HuffPostil y a 12 heures
POLITIQUE – Simple contre-feu ou hypothèse crédible? Selon le Journal du Dimancheen kiosques ce 9 décembre, le parti présidentiel La République en Marche a commandé un sondage à Ipsos dans lequel la politisation des gilets jaunes est éprouvée. Ainsi, l’institut a testé sur les quelque mille personnes interrogées la possibilité que la mobilisation présente une liste aux élections européennes du mois de mai.
Et les résultats sont remarquables: en cas de participation d’une liste de gilets jaunes au scrutin, celle-ci se placerait immédiatement en quatrième position avec 12% des voix, certes loin de LREM (21%), mais au coude à coude avec le Rassemblement national (14%), les écologistes (13%), les Républicains (11%) et la France insoumise (9%).
Si ce scénario est pour l’heure très peu probable, du fait du manque d’unité et de revendications précises au sein du mouvement, il est intéressant de noter à qui les gilets jaunes ponctionneraient des votes. En effet, sans leur liste, le même sondage donne trois points de plus au parti d’extrême droite présidé par Marine Le Pen (17%) et autant aux Insoumis de Jean-Luc Mélenchon (12%).
Le parti d’Emmanuel Macron désormais présidé par Stanislas Guérini, en revanche, demeurerait à 21% des voix. Reste toutefois à savoir ce que va devenir le mouvement, pour l’heure largement soutenu par les Français, mais pas forcément aussi populaire dans six mois, au moment du scrutin européen.
Le sondage cité ici a été réalisé pour LREM par l’Institut Ipsos les 5 et 6 décembre derniers sur un échantillon représentatif de 957 Français âgés de 18 ans et plus.
Pour Christophe Barbier, éditorialiste BFMTV, la manifestation de samedi va forcément dégénérer car les éléments radicaux ont pris le dessus sur les « gilets jaunes modérés ».
Les gilets jaunes ne désarment pas. Malgré l’annonce d’une pause avant la mise en œuvre de la hausse des taxes sur les carburants, la manifestation prévue samedi à Paris est maintenue. Les autorités redoutent d’assister impuissantes à une nouvelle flambée de violences. Un avis partagé par Christophe Barbier qui juge que le mouvement, noyauté par les éléments les plus durs, est en train de se radicaliser.
« Les durs ont gagné dans le mouvement des gilets jaunes, les durs ont pris l’ascendant sur les modérés. Les huit porte-paroles de la semaine dernière un peu de bric et de broc ont tenu deux jours, les modérés portés par l’appel de dimanche dernier dans le JDD ont duré une journée et les durs ont pris le pouvoir. Ils ont pris le pouvoir avec une volonté qui est de ne pas se contenter des annonces économiques et sociales quelles qu’elles soient et d’aller beaucoup plus loin vers des victoires politiques: la démission d’Emmanuel Macron, celle du gouvernement, la dissolution, la fin de la 5e République pour aller vers une République plus citoyenne et pour certains la fin de la république tout court… Une illustration de cela: dans la gauche radicale française, François Ruffin a complètement éclipsé Jean-Luc Mélenchon. Là aussi, le dur a gagné.
Manifester à Paris, c’est aller vers la violence, converger vers l’Elysée, Matignon et les Champs-Elysées et il ne peut pas y avoir de manifestation pacifique à cet endroit-là. Même si les gilets jaunes modérés essaient de faire un sit-in à la Gandhi sur les Champs-Elysées, nous ne sommes pas au pays de Gandhi hélas! Il y aura de la violence car les casseurs viendront, certains commencent même à dire que les cités vont déferler. Bref, les gilets jaunes vont servir au mieux d’alibi, au pire de caution, de camouflage à la violence. »
]]>https://www.coupdegriffeactu.com/2018/12/07/edito-les-durs-ont-gagne-dans-le-mouvement-des-gilets-jaunes/feed/0Espagne: les Femen perturbent une manifestation pro-Franco
https://www.coupdegriffeactu.com/2018/11/20/espagne-les-femen-perturbent-une-manifestation-pro-franco/
https://www.coupdegriffeactu.com/2018/11/20/espagne-les-femen-perturbent-une-manifestation-pro-franco/#respondTue, 20 Nov 2018 18:24:16 +0000http://www.coupdegriffeactu.com/?p=8992
Membres des FEMEN écartées de la manifestation des nostalgiques de Franco à Madrid le 18 novembre 2018. – Oscar Del Pozo – AFP
Les trois militantes ont dénoncé un « fascisme légal » et une « honte nationale » au milieu de nostalgiques du dictateur.
« Honte nationale ». Une manifestation rassemblant environ 200 nostalgiques de Franco pour marquer l’anniversaire de la mort du dictateur à Madrid dimanche. Trois militantes Femen ont interrompu la manifestation pour dénoncer un « fascisme légal » et une « honte nationale », selon les inscriptions peintes sur leurs torses nus, avant d’être interpellées par la police.
FASCISME LÉGAL = HONTE NATIONALE !
Ce matin, trois activistes #FEMEN ont perturbé un rassemblement d’extrême-droite qui se tenait à la plaza de oriente à #Madrid.
FEMEN exige la fin de ces événements fascistes ! Non à l’exaltation de la haine ! #Espagne
Leur apparition Plaza de Oriente, où le dictateur mort le 20 novembre 1975 prononçait ses discours, a suscité un mouvement de foule parmi les manifestants pro-Franco, certains tentant d’agresser les trois femmes.
Exhumation de la dépouille de Franco
Près de 200 personnes, selon la police, ont défilé dans le centre de la capitale, arborant drapeaux, parapluies et cravates aux couleurs des partis franquistes et phalangistes et scandant avec vigueur des slogans tels que « L’Espagne se défend ! », « Unité nationale ! » ou encore « Franco ! Franco ! ».
Cette manifestation franquiste annuelle intervient cette année alors que le gouvernement socialiste de Pedro Sanchez a annoncé dès son arrivée au pouvoir en juin sa volonté d’exhumer la dépouille de Franco de son mausolée du « Valle de los caidos » – « la Vallée de ceux qui sont tombés » – situé à une cinquantaine de kilomètres de Madrid.
Oscar Del Pozo – AFP – La « Valle de los Caidos » à côté de Madrid, où est enterré Franco
L’exécutif fait valoir que le dictateur ne peut rester dans ce mausolée pharaonique où des nostalgiques lui rendent toujours hommage et doit être réenterré dans un lieu discret.
L’exhumation de Franco tourne actuellement au casse-tête pour le gouvernement alors que la famille du dictateur veut le faire réenterrer dans une crypte privée qu’elle possède au sein de la cathédrale de La Almudena dans le centre de Madrid, ce que l’exécutif veut éviter à tout prix.
« Nous devons défendre notre patrie, notre histoire »
« Cette année plus que jamais, nous devons défendre notre patrie, notre histoire parce que l’histoire est là. On ne peut pas l’effacer », a dit Dori Grande, une manifestante pro-franquiste. Au Valle de los Caidos, « il y a des enterrés des deux bords. Elle a été faite pour réunifier l’Espagne », a affirmé la quinquagénaire, coiffée d’un béret militaire.
« Je ne pense pas que ce soit le moment de réouvrir des vieilles blessures », a abondé Manuel Andrino Lobo, président du parti fascisant La Phalange.
Au nom d’une prétendue « réconciliation » nationale, Franco y avait transféré les restes de plus de 37.000 victimes – nationalistes et républicaines – de la guerre civile. Généralement sans même en avertir les familles et alors que ce complexe fut en partie construit par des prisonniers républicains, contraints au travail forcé et parfois morts sur le chantier.
]]>https://www.coupdegriffeactu.com/2018/11/20/espagne-les-femen-perturbent-une-manifestation-pro-franco/feed/0Le Parlement européen ne veut pas donner aux robots le pouvoir de tuer
https://www.coupdegriffeactu.com/2018/09/13/le-parlement-europeen-ne-veut-pas-donner-aux-robots-le-pouvoir-de-tuer/
https://www.coupdegriffeactu.com/2018/09/13/le-parlement-europeen-ne-veut-pas-donner-aux-robots-le-pouvoir-de-tuer/#respondThu, 13 Sep 2018 00:03:01 +0000http://www.coupdegriffeactu.com/?p=8731
Pour les députés européens, le développement et la production de ces machines létales doivent être interdites – Capture YouTube
Le Parlement européen a adopté aujourd’hui une résolution pour interdire ces armes « avant qu’il ne soit trop tard ». Les députés estiment que seuls les humains peuvent avoir la responsabilité « des décisions relatives à la vie ou à la mort ».
Le développement de robots tueurs, nom donné aux machines d’attaque terrestres ou volantes utilisées dans les zones de conflits, a fait réagir les députés européens. Ils souhaitent empêcher la production de ces armes autonomes et viennent d’adopter une résolution les interdisant par 546 voix pour, 47 contre et 73 abstentions.
Les députés estiment que seuls les humains peuvent avoir la responsabilité « des décisions relatives à la vie ou à la mort ». La résolution souligne que « les machines ne peuvent pas prendre des décisions comme les hommes ». Ces armes qui pourraient échapper au contrôle humain doivent « être interdites avant qu’il ne soit trop tard ».
Une « interdiction internationale »
Ces engins se composent de drones, de robots ou de « missiles capables de sélectionner leurs cibles ou de machines d’apprentissage dotées de compétences cognitives permettant de décider qui attaquer, quand et à quel endroit ». Cela soulève des questions éthiques et juridiques fondamentales en termes de contrôle humain, en particulier au regard des fonctions critiques telles que le choix et l’attaque des cibles.
Les députés plaident pour une « interdiction internationale » et appellent Federica Mogherini, cheffe de la politique étrangère de l’Union Européenne, les États membres et le Conseil à trouver une position commune pour garantir un contrôle humain significatif sur leurs fonctions critiques et à s’exprimer d’une seule voix dans les différents forums internationaux.
]]>https://www.coupdegriffeactu.com/2018/09/13/le-parlement-europeen-ne-veut-pas-donner-aux-robots-le-pouvoir-de-tuer/feed/0Prise de conscience du président Talon sur le scandale des évacuations sanitaires au Bénin
https://www.coupdegriffeactu.com/2018/03/01/prise-de-conscience-du-president-talon-sur-le-scandale-des-evacuations-sanitaires-au-benin/
https://www.coupdegriffeactu.com/2018/03/01/prise-de-conscience-du-president-talon-sur-le-scandale-des-evacuations-sanitaires-au-benin/#respondThu, 01 Mar 2018 23:02:06 +0000http://www.coupdegriffeactu.com/?p=7264ON EN PARLE DEPUIS PLUS DE DIX ANS AU SÉNÉGAL !!!
Le 16 novembre, 2017 Ce qui passe en Libye est un drame. Des migrants d’Afrique sont en train d’être vendus comme du bétail dans ce pays d’Afrique du nord, comme le montre une vidéo diffusée par Cnn, la chaîne américaine. Ce qui pousse le professeur Penda Mbow à interpeller les états africains et l’Union Africaine pour une réaction d’urgence. «Je suis scandalisée, je suis choquée par ces informations qui nous parviennent des grandes chaines de télévisions internationales.
On ne peut pas être en pleine 21e siècle et avoir un trafic aussi intense d’esclaves. Des jeunes gens à la fleur de l’âge qui allaient chercher de meilleures conditions de vie en traversant l’Afrique pour aller l’Europe et qui se retrouvent pris en étau dans un enfer. Il faut absolument que nos gouvernants, que les autorités Africaines, réagissent. Que chaque Etat d’abord aille chercher ses ressortissants pour les tirer de griffes de ces négriers.
Et que l’Union Africaine reprenne le débat car c’est un débat important », soutient l’historienne sur les ondes de la Rfm. Elle demande à la jeunesse de rester en Afrique et de transformer la réalité Africaine. «Cela ne sert absolument à rien d’aller vivre cette situation», conseille-t-elle.
Carles Puigdemont et les quatre ministres qui l’accompagnaient en Belgique se sont livrés à la police belge ce matin.
Visé par un mandat d’arrêt européen, le président déchu de l’exécutif catalan s’est livré à la police belge ce dimanche, annonce le parquet de Bruxelles. Quatre ministres qui s’étaient rendus en Belgique avec Carles Puigdemont se sont également présentés à la police.
Une décision du juge d’ici demain matin
“Ce matin, les cinq personnes recherchées en Espagne se sont présentées d’elles-mêmes à la police de Bruxelles. Elles ont été placées en garde à vue à 09h17 ce matin. Le juge les entendra cet après-midi. Il a jusqu’à demain matin pour se décider”, a déclaré Gilles Dejemeppe, porte-parole du parquet de Bruxelles, lors d’une conférence de presse.
Concrètement, le juge d’instruction devra décider de les placer en détention, de les libérer sous condition ou sous caution.
Un mandat d’arrêt émis par l’Espagne
L’Espagne a émis vendredi soir un mandat d’arrêt européen contre Carles Puigdemont, poursuivi désormais pour sédition, rébellion et détournement de fonds publics. Le leader des indépendantistes catalan a refusé de se rendre à une convocation judiciaire jeudi et la justice espagnole a refusé qu’il témoigne par visioconférence depuis la Belgique.
Saisie d’une demande d’extradition de la part de l’Espagne, Bruxelles a trois mois pour donner sa réponse.
Samedi, l’ex-président de l’exécutif catalan a appelé l’ensemble des formations indépendantistes à s’unir en vue des élections du 21 décembre : “Il est temps pour tous les démocrates de se réunir. Pour la Catalogne, pour la liberté des prisonniers politiques et pour la république”, a écrit Puigdemont sur Twitter alors que plusieurs partis indépendantistes ont déjà annoncé qu’elles refusaient de participer à ce scrutin jugé « illégitime ».
]]>https://www.coupdegriffeactu.com/2017/11/05/catalogne-carles-puigdemont-place-en-garde-a-vue-en-belgique/feed/0Sénégal – CIV: Racisme, scandale sur le livre ‘Reine et Héroïne de la diaspora noire’
https://www.coupdegriffeactu.com/2017/09/23/senegal-civ-racisme-scandale-sur-le-livre-reine-et-heroine-de-la-diaspora-noire/
https://www.coupdegriffeactu.com/2017/09/23/senegal-civ-racisme-scandale-sur-le-livre-reine-et-heroine-de-la-diaspora-noire/#commentsSat, 23 Sep 2017 21:05:59 +0000http://www.coupdegriffeactu.com/?p=6242
« Reine et Héroïne de la diaspora noire », un livre à succès de l’auteur franco-sénégalaise Sylvia Serbin a été victime de racisme. L’histoire de cet ouvrage paru en 2004, aux éditions Sépia, illustre à elle seule comment l’histoire de l’Afrique et des Africains est expressément tronquée par les Occidentaux.
Comment de nombreux paragraphes de « Reine et Héroïne de la diaspora noire » ont été retirés ou réécrits
Sylvia Serbin est une femme aujourd’hui âgée de 56 ans. Elle est née à Saint-Louis, au Sénégal, de parents antillais. Fille d’un père Inspecteur de l’Éducation nationale et d’une mère directrice d’école, elle résidera dans ce pays jusqu’à l’âge de 16 ans. La jeune étudiante fera ensuite des études d’histoire à l’Université de Paris 7 où elle a aussi arraché un diplôme en journalisme et communication.
Elle intégrera l’ORTF (Office de radio et télévision française) à Paris, dans la rédaction internationale qui allait devenir quelques années plus tard RADIO France Internationale (RFI). 4 ans après, celle qui fut une des premières journalistes noires de la radio française fera le choix de retourner s’installer en Afrique. Pour ce second séjour sur le berceau de l’humanité, elle choisira la Côte d’Ivoire où elle vécut 14 années. Sylvia Serbin dit de cette étape « Ce fut une des périodes les plus passionnantes de ma vie…»
Pour en revenir aux faits, cette passionnée de l’Afrique décide de partager son amour pour le continent dans un livre. Le livre « Reine et Héroïne de la diaspora noire » qu’elle sortira en 2004 met alors en valeur la culture africaine. Elle explique dans cet ouvrage le fonctionnement de la société africaine et insiste tout particulièrement sur les prouesses de certaines femmes, héroïnes du continent, pas vraiment connues. La Sénégalaise Ndete YALLA qui avait organisé la résistance contre l’annexion de sa région par troupes françaises sur cette partie du Sénégal sera portée en symbole dans cet ouvrage.
Du grand racisme chez des éditeurs européens
Ce livre sera à succès dans sa version française et fera de Sylvia Serbin une femme heureuse. La native de Saint-Louis estimait alors avoir restauré avec son talent une grande partie volontairement ignorée de l’histoire de l’ Afrique. C’est dans ce moment de plénitude qu’un éditeur allemand s’intéresse à son ouvrage et décide de sortir sa version allemande. L’histoire aurait pu en rester là si son éditeur français et son complice allemand n’avaient pas décidé de tronquer cette histoire, du véritable racisme. À travers son témoignage vidéo, vous comprendrez comment ces individus peu recommandables ont tué une oeuvre à l’origine magnifique pour ce qu’elle révèle avec justesse une certaine image de la femme africaine. Le pire, c’est que cette escroquerie intellectuelle s’est faite avec le refus d’un rappel à l’ordre de la justice française.
Malgré les preuves évidentes de cette escroquerie historique à laquelle se sont livrés ces éditeurs français et allemand, la justice française qui s’arroge habituellement le droit de juger des faits qui se passent en Afrique se déclare incompétente pour lire le droit à des personnes qui résident dans le même pays et sur le même continent qu’elle.
Racisme, quand la justice française se bouche les yeux, les oreilles et même le nez
Sylvia n’avait pas été informée par son éditeur sur le projet de traduction de son ouvrage en langue allemande. Elle a découvert ce qui se préparait à travers la publicité. C’est alors qu’elle prendra fil avec son éditeur pour avoir des explications. Sans trop convaincre, ce dernier lui explique qu’il pensait qu’elle avait été informée. Face à cette attitude peu professionnelle, elle exige la version allemande qui était déjà imprimée et qui allait être mise sur le marché.
Curieusement, c’était encore à elle de trouver un traducteur pour lui faire lecture du contenu réel du livre. C’est déjà une traductrice au bord des larmes, après comparaison des deux versions française et allemande de l’ouvrage qui lui signifie son dégoût de ce que lui préparaient ces éditeurs. L’auteur dit ensuite avoir contacté Sépia pour s’opposer à la diffusion du livre qui n’a pas manqué de choquer des intellectuels afro-germaniques. Ces derniers n’en revenaient pas de lire des récits complètement mensongers d’un auteur se revendiquant africain. Pour démontrer qu’elle n’était pas l’auteur de certains contenus du livre, elle saisira la justice dans l’espoir de faire condamner son éditeur allemand et français et arrêter la diffusion de ce livre.
Tant qu’il faut traquer les dirigeants africains que certains Européens encouragent à détourner les biens de leurs peuples, lesquels biens qui feront ensuite l’objet d’enquêtes, procès, chantage, mais qui ne retournerons jamais dans les caisses des pays de leurs provenances, la Justice française est championne toutes catégories. Mais quand il faut expliquer à Sépia et à son homologue allemand que personne n’a le droit de changer et encore moins de travestir le contenu d’une oeuvre littéraire, celle-ci ferme volontairement les yeux.
Vidéo – Sylvia Serbin évoque la complaisance de la justice française envers Sépia
La justice française lui a signifié, selon elle, son incompétence à trancher dans ce conflit qui l’opposer à Sépia, son éditeur. Alors que tout plaide en sa faveur, la Sénégalaise se retrouve impuissante face à cette situation. Pendant ce temps, son nom continue d’être associé à des récits qu’elle n’a jamais écrits et qui sont surtout mensongers.
Dans cette vidéo qu’elle a enregistrée et que nous avons décidé de publier (au bas de cet article), Sylvia Serbin explique comment elle s’est retrouvée dans une histoire aussi invraisemblable. Des personnes préoccupées par l’envie de faire du chiffre ont vendu une histoire de la vision que se font certains Européens de l’Afrique et des Africains. Le problème, c’est que cette histoire n’est vraie que dans leurs têtes.
]]>https://www.coupdegriffeactu.com/2017/09/23/senegal-civ-racisme-scandale-sur-le-livre-reine-et-heroine-de-la-diaspora-noire/feed/17Macky Sall: « Ce n’est pas parce qu’on est pauvre qu’on ne doit pas accéder aux soins de santé »
https://www.coupdegriffeactu.com/2017/09/19/macky-sall-ce-nest-pas-parce-quon-est-pauvre-quon-ne-doit-pas-acceder-aux-soins-de-sante/
https://www.coupdegriffeactu.com/2017/09/19/macky-sall-ce-nest-pas-parce-quon-est-pauvre-quon-ne-doit-pas-acceder-aux-soins-de-sante/#respondTue, 19 Sep 2017 23:36:41 +0000http://www.coupdegriffeactu.com/?p=6219
A l’initiative du Premier ministre du Japon et en présence de Mme Amina Muhammad, Secrétaire générale adjointe de l’Onu, du Dg de l’Oms et de nombreuses personnalités internationales, le chef de l’État a participé activement à la réunion de haut niveau sur la Couverture maladie universelle (Cmu), en marge de la 72e session de l’Assemblée générale de l’Onu. Une occasion, pour lui, de rappeler « l’attachement traditionnel du Japon à la diplomatie de la sécurité humaine, dont la santé est un aspect essentiel ».
Notons que le Japon a accordé un important appui au Sénégal, avec un prêt de 80 millions de dollars au programme de la Cmu. C’est grâce au Japon que le Sommet du G7 d’Ise-Shima de mai 2016 avait discuté de l’accès aux services de santé pour tous, à tous les stades de la vie humaine ; de la phase maternelle et infantile à celle des séniors.
« La santé est la première condition de la sécurité humaine, sur les plans national et mondial. Je pense aux menaces liées à la propagation rapide de certaines pandémies », a déclaré Macky Sall. Les programmes de santé ne devraient pas être le maillon faible des politiques publiques.
En ce sens, le mérite de la Cmu, c’est de faire en sorte que chacun ait la chance d’accéder à un minimum de soins. Et le chef l’État fait un vibrant plaidoyer : « Ce n’est pas parce qu’on est pauvre qu’on ne doit pas accéder aux soins de santé ».
La Cmu a été lancée en 2014, dans l’Axe II du Plan Sénégal émergent, qui porte sur le capital humain, la protection sociale et le développement durable. Au Sénégal, l’état des lieux qui a été établi par le gouvernement en 2013, a révélé que seuls 20% des Sénégalais, essentiellement les travailleurs du secteur privé et du secteur public, bénéficiaient d’un système formel de couverture maladie.
En mettant en place la Cmu, « l’objectif est de corriger ce grave déficit en facilitant, à tous les Sénégalais, l’accès aux soins de santé », a rappelé le Président Macky Sall. Ainsi, a été créé, à cet effet, en février 2015, une Agence nationale de la Cmu chargée de soutenir les initiatives de promotion des mutuelles de santé et de tenir un registre national d’immatriculation des mutuelles ; de contrôler leur fonctionnement, leur situation financière et leur solvabilité ; et de mettre en place un système fiable d’information et de gestion de la Cmu pour éviter les abus.
Depuis le lancement de la Cmu, le gouvernement a enregistré d’importants progrès, avec notamment l’installation de 675 mutuelles de santé dans les 552 communes du Sénégal, l’enrôlement de 2.428.258 bénéficiaires dans les mutuelles de santé, la collaboration avec les ministères de la Culture et de l’Éducation nationale pour la mise en place de la Cmu, respectivement pour les acteurs culturels et les élèves.
Malgré ces acquis, le Sénégal, a rassuré son chef d’État, ne veut pas dormir sur ses lauriers. « Nous avons à apprendre des meilleures pratiques développées par d’autres pays. J’espère que la Conférence de Tokyo sur la Cmu, en décembre prochain, nous en donnera l’occasion ». Le chef de l’État a accepté l’invitation du Japon et se rendra à la Conférence de Tokyo.
Source: Le Soleil
]]>https://www.coupdegriffeactu.com/2017/09/19/macky-sall-ce-nest-pas-parce-quon-est-pauvre-quon-ne-doit-pas-acceder-aux-soins-de-sante/feed/0Chine: Liu Xiaobo, Nobel de la paix mort sans avoir vu son prix
https://www.coupdegriffeactu.com/2017/07/13/chine-liu-xiaobo-nobel-de-la-paix-mort-sans-avoir-vu-son-prix/
https://www.coupdegriffeactu.com/2017/07/13/chine-liu-xiaobo-nobel-de-la-paix-mort-sans-avoir-vu-son-prix/#commentsThu, 13 Jul 2017 22:52:04 +0000http://www.coupdegriffeactu.com/?p=5893RÉCIT
Photo non datée du poète Liu Xiaobo, avec sur l’épaule une poupée réalisée par son épouse, la photographe et plasticienne Liu Xia. Photo Liu Xia. DPA
Le poète et essayiste, emprisonné depuis 2009 en Chine, est mort d’un cancer du foie jeudi. Une voix pacifiste étouffée jusqu’au dernier souffle par le régime.
Chine: Liu Xiaobo, Nobel de la paix mort sans avoir vu son prix
Une chaise vide pour toujours. Dans l’histoire, seuls deux prix Nobel de la paix sont morts en captivité sans avoir pu recevoir leur récompense. Le journaliste allemand Carl von Ossietzky, en 1936, interné en camp de concentration par les nazis avant de mourir à l’hôpital. Et le poète chinois Liu Xiaobo, qui purgeait en 2010 une peine de onze ans de prison pour «subversion du pouvoir de l’Etat». Sa femme ayant été interdite de faire le voyage en Norvège, le prix avait été posé sur une chaise vide. Un geste fort qui, pensait-on, allait aider à sa libération. Mais Liu Xiaobo est mort ce jeudi, à 61 ans, d’un cancer du foie, extrait in extremis de sa cellule pour une chambre d’hôpital sous haute surveillance. Pourtant, il n’était ni un dangereux terroriste, ni un opposant prêt à prendre les armes pour renverser le pouvoir. C’était un poète, essayiste et critique littéraire qui croyait que la société civile, avec des moyens légaux, pouvait desserrer la chape de plomb que le Parti communiste chinois fait peser sur un cinquième de la population mondiale.
«Cheval noir»
Il est né le 28 décembre 1955, d’un père professeur, qu’il disait sévère et brutal. Lorsque Mao envoie les intellectuels, la «neuvième catégorie puante», se «rééduquer à la campagne», l’adolescent suit sa famille dans les steppes de Mongolie intérieure. Déscolarisé comme tous les jeunes de sa génération, il se passionne pour Nietzsche et Kafka. A la fin de la Révolution culturelle, en 1976, les universités rouvrent et Liu, alors ouvrier dans le bâtiment, réussit l’examen d’entrée à l’université de Pékin, étudie la littérature et devient professeur de philosophie.
Il fréquente les salons poétiques mais méprise le petit cercle d’écrivains pékinois, qu’il trouve imbus d’eux-mêmes et dociles avec le pouvoir. En 1986, dans son article Crise!, il dégomme un par un ses pairs d’une plume acerbe et brillante : «La plupart des auteurs […] exhibent la pauvreté de leur imagination artistique par manque d’une force de création ancrée dans l’impulsion de la vie elle-même», «Liu Shaotang est le chantre d’idylles pastorales d’un laboureur et d’une tisserande dont la simplicité est si classique qu’elle est déjà rouillée.» En 1988, il faut un amphithéâtre pour accueillir tous ceux qui viennent écouter le «cheval noir» de la scène littéraire soutenir sa thèse. Marie Holzman, qui a traduit et lu ses textes, explique son succès : «Il était iconoclaste et véhément, ce qui est rare en Chine, et renouait avec la tradition littéraire du 4 mai 1919, celle qui voulait secouer la poussière de quelques siècles d’empire confucianiste.»
En tenailles à Tiananmen
Invité à l’étranger, il passe trois mois en Norvège puis est en stage à l’université de Columbia, à New York, quand, en 1989, les étudiants chinois descendent pacifiquement dans la rue réclamer plus de liberté.«Liu Xiaobo était un peu déçu par le côté pépère et bourgeois des Occidentaux. Il avait en lui une soif d’absolu, un sens de la mission. Mais aussi une force de conviction étonnante pour un bègue, un courage exceptionnel et de grands talents d’organisateur», raconte son ami Michel Bonnin. Le jeune enseignant s’enthousiasme pour le mouvement et décide de rentrer à Pékin. Il a 33 ans et passe son temps sur la place Tiananmen avec ses étudiants, les conseillant et les morigénant. «Liu Xiaobo m’a raconté avoir été surtout touché par le rôle de la population, qui a soutenu profondément les jeunes et les intellectuels, allant jusqu’à descendre dans la rue pour bloquer les camions», se souvient l’historien. Le 2 juin, pour tenter de repousser la fin sanglante qui s’annonce, il lance une grève de la faim avec un chanteur célèbre, Hou Dejian. La nuit du 3 au 4 juin, alors que l’armée prend en tenailles la place Tiananmen, Liu et Hou se font négociateurs, et convainquent les jeunes de quitter la place avant le début du massacre.
Comme tant d’autres, Liu Xiaobo est emprisonné. Depuis sa cellule, il répond à une interview de la télévision chinoise, où il dit qu’il n’y a pas eu de morts sur la place Tiananmen. «C’était vrai, en partie grâce à lui,précise Michel Bonnin. Mais il y a eu des centaines de morts tout autour, les tanks écrasaient les gens, les soldats tiraient au fusil-mitrailleur. Ses propos ont été manipulés, et il se l’est reproché toute sa vie. A partir de là, il a été déterminé à ne plus se laisser avoir. Et à vivre dans la vérité.» Son modèle est Václav Havel, dramaturge tchécoslovaque, opposant antisoviétique élu Président après la «révolution de velours», en 1989. Marie Holzman cite un de ses articles : «Je me moque que vous m’appeliez traître ou patriote. Si vous dites que je suis un traître, je le suis. Je suis le fils ingrat qui déterre les tombes de ses ancêtres, et j’en suis fier.»
La philosophie du porc
Lorsqu’il est libéré un an et demi après, l’intellectuel arrogant a disparu. Sa première femme a demandé le divorce, il voit peu son fils. Interdit d’enseigner et de séjourner à Pékin, il vit clandestinement dans la capitale et publie ses articles et poèmes à l’étranger, aux Etats-Unis ou à Hong Kong, en utilisant ce qu’il appelle «les zones grises de la liberté»pour faire passer ses idées. «C’était un fin analyste du système politique chinois, explique Jean-Philippe Béja, qui a publié en 2011 sous le titre la Philosophie du porc un recueil de ses articles. Ce n’était pas un radical, même s’il exprimait ses idées de manière radicale. Il était convaincu que le développement de la société civile finirait par éroder le pouvoir du Parti et aboutir à la démocratie. Mais pour cela, il fallait que les Chinois ne succombent pas à ce qu’il appelait la « philosophie du porc », c’est-à-dire la frénésie de consommation.» Chaque 4 juin, en mémoire de Tiananmen, Liu Xiaobo écrit un poème. «Ces textes sont très impressionnants, ils tournent autour du même thème et pourtant sont tous très originaux. C’était un grand poète», se désole Marie Holzman.
En 1989, Liu Xiaobo est tombé amoureux de Liu Xia, poète, photographe, peintre, de cinq ans sa cadette. Une histoire puissante et tragique, qui durera près de trois décennies. Ils se marient en 1998 dans le camp de travail où a été envoyé Liu. Sur son ordinateur, Michel Bonnin fait défiler les photos des moments passés avec eux dans les rares époques de liberté, lui avec un tee-shirt rigolo, elle pétillante. Tous deux sont soumis à une surveillance constante, les conversations enregistrées, le courrier lu. «Une fois, on est allés au restaurant. Aussitôt, cinq ou six hommes se sont assis à la table à côté pour écouter. Il était habitué», se rappelle Michel Bonnin.
Dix mille signatures
Alors que le «printemps de Pékin» disparaît de la mémoire collective chinoise, étouffé par une censure impitoyable, Liu Xiaobo compte sur Internet pour faire circuler les idées. En 2008, l’année des JO de Pékin, il participe à la rédaction d’une pétition, la Charte 08, inspirée de la Charte 77 de Václav Havel. Le texte demande que les libertés de parole, de presse, d’association et de manifestation inscrites dans la Constitution chinoise soient respectées. Lorsque le texte apparaît, il est déjà signé par 300 personnes. Dix mille autres le signeront en trois mois. Plus que le contenu, plutôt modéré, c’est le fait que Liu Xiaobo ait pu coordonner un tel mouvement qui le conduit à sa perte. En 2009, après une parodie de procès de deux heures, il est condamné à 11 ans de prison pour ce que la presse chinoise nomme encore aujourd’hui «des activités destinées à renverser l’Etat».
«Il a été arrêté car il était capable de faire la liaison entre les diverses générations de dissidents, et avait de très bonnes relations avec les vieux dirigeants du Parti qui n’ont pas digéré le massacre du 4 juin, analyse Jean-Philippe Béja. L’exemple de l’Union soviétique et de l’Europe centrale et orientale a montré au pouvoir chinois que tout défi peut aboutir à sa chute. Dès qu’une personnalité qui pourrait fédérer les oppositions disparates apparaît, il n’hésite pas à utiliser tous les moyens pour l’empêcher de nuire et effrayer les candidats à sa succession.»
L’année suivante, Liu Xiaobo se voit décerner le prix Nobel de la paix. La Chine qualifie d’«obscénité» le choix d’un «criminel» et rompt ses relations avec la Norvège – les deux pays ne se sont reparlés que cet hiver. Les conditions de détention se font plus dures, et Liu Xia, qui faisait le lien entre le prisonnier et ses amis, est placée en résidence surveillée, en toute illégalité. Son isolement est si intense qu’elle tombe dans une profonde dépression. Le prix Nobel de la paix est enseveli sous une chape de silence. Durant huit ans, même son vieil ami Jean-Philippe Béja n’obtient que de rares nouvelles, et toujours de manière indirecte.
Badminton et examens
Soudain, à la fin du mois de juin 2017, Liu Xia apprend en même temps que le monde entier que son mari est hospitalisé depuis un mois, en phase terminale d’un cancer du foie. Pour démontrer que le patient, pourtant censé être en liberté pour raisons médicales, n’a pas besoin d’aller à l’étranger, les autorités chinoises diffusent un montage cynique d’images d’archives de vidéosurveillance, où on le voit jouer au badminton et recevoir des soins de routine. Quelques jours plus tard, devant l’insistance de la communauté internationale, elles déclarent qu’il est «intransportable». Un diagnostic contredit par les médecins allemand et américain envoyés à son chevet.
«Chaque personne naît avec les droits intrinsèques à la dignité et à la liberté» affirmait la Charte 08. Jusqu’à sa mort, Liu Xiaobo, poète révolté mais pacifique, en aura été privé. Dans un acharnement que l’on peine à qualifier, le gouvernement chinois s’est opposé à son souhait de se faire soigner en Allemagne. Une des dernières images de lui, prise par des amis depuis un immeuble voisin, le montre serré contre Liu Xia. Tous deux se ressemblent étrangement, maigres et la tête rasée, unis jusqu’au bout dans l’enfermement.