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Résolution – Coup de Griffe actu https://www.coupdegriffeactu.com Musée Virtuel Thu, 19 Jan 2017 23:00:01 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 Résolution du Conseil de Sécurité proposée par le Sénégal et adoptée à l’unanimité sous le numéro 2337/2917 https://www.coupdegriffeactu.com/2017/01/19/resolution-du-conseil-de-securite-proposee-par-le-senegal-et-adoptee-a-lunanimite-sous-le-numero-23372917/ https://www.coupdegriffeactu.com/2017/01/19/resolution-du-conseil-de-securite-proposee-par-le-senegal-et-adoptee-a-lunanimite-sous-le-numero-23372917/#respond Thu, 19 Jan 2017 23:00:01 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=4315  

Mankeur NDIAYE - Ministre des affaires étrangères du Sénégal
Mankeur NDIAYE – © Malick MBOW

Sénégal : projet de résolution

Le Conseil de sécurité,

Réaffirmant son ferme attachement au respect de la souveraineté, de l’indépendance, de l’intégrité territoriale et de l’unité de la République islamique de Gambie et rappelant l’importance des principes de bon voisinage, de non-ingérence et de coopération régionale,

Rappelant la déclaration de son Président en date du 21 décembre 2016 sur la consolidation de la paix en Afrique de l’Ouest et la déclaration à la presse de ses membres en date du 10 décembre 2016 sur les élections tenues en Gambie,

Rappelant les dispositions pertinentes de l’article 23 4) de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance et celles du Protocole additionnel de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sur la démocratie et la bonne gouvernance,

Félicitant le peuple gambien d’avoir tenu une élection présidentielle pacifique et transparente le 1er décembre 2016,

Prenant note des résultats officiels des élections tenues le 1er décembre 2016, publiés par la Commission électorale indépendante gambienne, selon lesquels M. Adama Barrow a été proclamé Président, résultats que l’ancien Président, Yahya Jammeh, a lui-même publiquement reconnus et acceptés le 2 décembre,

Condamnant fermement la déclaration faite par l’ancien Président Jammeh le 9 décembre, par laquelle il a rejeté les résultats officiels de l’élection du 1er décembre, la prise de contrôle de la Commission électorale indépendante par les Forces armées gambiennes le 13 décembre 2016, ainsi que la tentative faite par le Parlement le 18 janvier 2017 de proroger le mandat du Président Jammeh pour une période de trois mois,

Condamnant dans les termes les plus énergiques les tentatives faites pour usurper la volonté du peuple et remettre en cause l’intégrité des opérations électorales en Gambie,

Condamnant la tentative qui a été faite d’empêcher un transfert pacifique et ordonné du pouvoir au Président Barrow en déclarant l’état d’exception,

Se déclarant gravement préoccupé par le risque que la situation en Gambie se détériore, rappelant que le Gouvernement gambien est responsable au premier chef de la défense des droits de l’homme et de la protection de la population civile en Gambie et exigeant de toutes les parties prenantes qu’elles fassent preuve de la plus grande retenue, s’abstiennent de tout acte de violence et restent calmes,

Se félicitant de la déclaration faite par le Conseil de paix et de sécurité à sa 647e réunion, le 13 janvier 2017, selon laquelle à compter du 19 janvier 2017, l’Union africaine cesserait de reconnaître le Président sortant, Yahya Jammeh, comme le Président légitime de la République de Gambie,

Prenant note du communiqué publié par le Président de l’Union africaine le 10 décembre 2016 et du communiqué conjoint publié par la Commission de la CEDEAO, la Commission de l’Union africaine et le Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS) le 10 décembre 2016,

Se félicitant des initiatives prises par la CEDEAO, notamment de la visite effectuée à Banjul le 13 décembre 2016 par une délégation de haut niveau CEDEAO-ONU sous la conduite de S. E. Mme Ellen Johnson Sirleaf, Présidente de la République du Libéria et Présidente de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement, visite qui avait pour objet d’assurer une transition pacifique et ordonnée en Gambie, ainsi que de la visite effectuée à Banjul le 13 janvier 2017 par une délégation de haut niveau de la CEDEAO,

Se félicitant également des efforts faits par S. E. M. Muhammadu Buhari, Président et commandant en chef des Forces armées de la République fédérale du Nigéria, en sa qualité de médiateur de la CEDEAO en Gambie, et par S. E. M. John Dramani Mahama, ancien Président de la République du Ghana, en tant que Coprésident,

Reconnaissant l’importance du rôle de médiation joué par M. Mohammed Ibn Chambas,

Représentant spécial du Secrétaire général et Chef de l’UNOWAS,

Saluant et appuyant vigoureusement les efforts que continuent de déployer l’Union africaine et la CEDEAO pour promouvoir la paix, la stabilité et la bonne gouvernance dans la région,

1.    Exhorte toutes les parties et tous les acteurs gambiens à respecter la volonté du peuple et les résultats du scrutin par lequel Adama Barrow a été reconnu futur Président de la Gambie et dépositaire de la volonté librement exprimée du peuple gambien, ainsi que l’a proclamé la Commission électorale indépendante;

2.    Fait siennes les décisions de la CEDEAO et de l’Union africaine de reconnaître M. Adama Barrow en tant que Président de la Gambie;

3.    Demande aux pays de la région et à l’organisation régionale de coopérer avec le Président Barrow dans ses efforts en vue de procéder au transfert des pouvoirs;

4.    Se félicite des décisions sur la Gambie prises à la cinquantième session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement, qui s’est tenue à Abuja le 17 décembre 2016, et des décisions prises par le Conseil de paix et de sécurité à ses 644e et 647e réunions, tenues respectivement les 12 décembre 2016 et 13 janvier 2017;

5.    Se félicite également des décisions par lesquelles le Conseil de paix et de sécurité a affirmé le caractère inviolable des résultats de l’élection présidentielle tenue le 1er décembre 2016 en Gambie; engagé l’ancien Président, Yahya Jammeh, à s’en tenir à la lettre et à l’esprit du discours qu’il a prononcé le 2 décembre 2016, dans lequel il a déclaré se réjouir que la démocratie soit bien établie en Gambie et a félicité le Président, Adama Barrow, et annoncé que, à compter du 19 janvier 2017, il cesserait de reconnaître le Président sortant Yahya Jammeh comme Président légitime de la République de Gambie;

6.    Exprime son soutien sans réserve à la CEDEAO dans l’engagement qu’elle a pris de garantir, en privilégiant les moyens politiques, le respect de la volonté du peuple gambien, telle qu’elle ressort des résultats de l’élection du 1er décembre;

7.    Demande à l’ancien Président, Yahya Jammeh, de mener un processus de transition pacifique et ordonné, et de transférer le pouvoir au Président, Adama Barrow, au plus tard le 19 janvier 2017, conformément à la Constitution gambienne;

8.    Souligne qu’il importe de veiller à ce que la sécurité du Président, Adama Barrow, ainsi que celle de tous les citoyens gambiens, soit pleinement assurée, et prend acte de la décision prise par la CEDEAO à ce sujet à sa cinquantième session;

9.    Demande à toutes les parties prenantes, à l’intérieur et à l’extérieur de la Gambie, de faire preuve de retenue, de respecter l’état de droit et d’assurer une transition pacifique du pouvoir;

10.    Demande également aux forces de défense et de sécurité gambiennes de faire preuve de la plus grande retenue afin de maintenir le calme dans le pays et souligne qu’elles ont le devoir et l’obligation de se mettre à la disposition des autorités démocratiquement élues;

11.    Prie le Secrétaire général de le tenir informé de l’application de la présente résolution dans les dix (10) jours suivant son adoption;

12.    Prie le Secrétaire général de faciliter selon qu’il convient, notamment par l’intermédiaire de son Représentant spécial, l’instauration d’un dialogue politique entre les parties prenantes gambiennes, en vue d’assurer la paix en Gambie, dans le respect des résultats de l’élection présidentielle reconnus par la CEDEAO et l’Union africaine, et de fournir une assistance technique à la médiation de la CEDEAO en tant que de besoin;

13.    Décide de rester saisi de la question.

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Macky: «Pourquoi le Sénégal a voté l’arrêt de la colonisation Israélienne en Palestine» https://www.coupdegriffeactu.com/2016/12/29/macky-pourquoi-le-senegal-a-vote-larret-de-la-colonisation-israelienne-en-palestine/ https://www.coupdegriffeactu.com/2016/12/29/macky-pourquoi-le-senegal-a-vote-larret-de-la-colonisation-israelienne-en-palestine/#comments Thu, 29 Dec 2016 23:46:10 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=4139
  • Macky SALL - © Malick MBOW
    Macky SALL – © Malick MBOW

    Le 29 décembre, 2016

  • Depuis le vote de la résolution 2334 du Conseil de Sécurité, qui demande l’arrêt de la colonisation israélienne dans les territoires palestiniens, et les sanctions infligées par Israël au Sénégal, le chef de l’Etat Macky Sall s’était gardé de commenter publiquement cette affaire.  Mais, en conseil des ministres ce mercredi, le Président de la République n’a pas manqué d’expliquer pourquoi le Sénégal a voté un tel texte qui lui vaut le courroux de Benjamin Netanyahou et son pays.
  • «Appréciant le vote en faveur de la résolution 2334 du Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations Unies sur les colonies de peuplement israéliens en territoire palestinien occupé, le Président de la République, après avoir rappelé la continuité historique de la position de notre pays sur le sujet et les principes intangibles du droit international qui la fondent, a rappelé l’attachement du Sénégal au développement de relations entre Etats, basées sur le dialogue, la coexistence pacifique et le respect mutuel de leur souveraineté », a rapporté le communiqué officiel du Conseil de sécurité.

    Pour le moment, le chef de l’Etat ne s’est pas exprimé sur le rappel, pour consultation, de son ambassadeur au Sénégal, sur l’annulation de la visite prévue en Israël du ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, ou encore sur l’annulation des programmes de coopération de l’Etat d’Israël avec le Sénégal.

     

    Auteur: Youssouf SANE 

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    Mimi Touré : “ Tant pis pour Netanyahou” https://www.coupdegriffeactu.com/2016/12/25/mimi-toure-tant-pis-pour-netanyahou/ https://www.coupdegriffeactu.com/2016/12/25/mimi-toure-tant-pis-pour-netanyahou/#respond Sun, 25 Dec 2016 21:13:33 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=4099
  • Aminata TOURE - © Malick MBOW
    Aminata TOURE – © Malick MBOW

    Le 25 décembre, 2016

  •  “La résolution 2334, adoptée vendredi 23 décembre au Conseil de sécurité des Nations Unies a déclenché l’ire de Netanyahou au point de faire rappeler l’ambassadeur d’Israël au Sénégal et de vouloir arrêter ses programmes de coopération dans notre pays. Tout ce qui est demandé à Israël, encore une fois, c’est de se conformer au droit international comme le font tous les pays civilisés. Point final”, peste l’ancien Premier ministre, actuelle envoyée spéciale du chef de l’Etat.

    Dans sa page Facebook, Mimi Touré soutient que “la résolution condamnant la colonisation des territoires palestiniens occupés a recueilli quatorze voix et est passée grâce à l’abstention américaine. Bravo à l’Administration Obama!”.

    “Parler de colonisation au 21ème siècle est une honte. L’Etat hébreux, qui se croit depuis si longtemps au dessus des lois internationales, doit bien comprendre que le Sénégal ne l’a pas attendu pour résolument s’engager dans la voie de son émergence et ne saurait être impressionné par les états d’âme de Netanyahou. L’intelligence diplomatique aurait suggéré, dans l’optique du dialogue des religions, que Israël essaye de maintenir de bonnes relations avec notre pays connu pour son Islam de tolérance. Tant pis pour lui, tant pis de n’avoir pas compris que nous sommes un pays ouvert, pas grand, pas riche, mais qui ne se laisse pas marcher sur les pieds”, écrit-elle.

     

    Auteur: SenewebNews

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    Israël en colère après le vote d’une résolution de l’ONU sur la colonisation https://www.coupdegriffeactu.com/2016/12/25/israel-en-colere-apres-le-vote-dune-resolution-de-lonu-sur-la-colonisation/ https://www.coupdegriffeactu.com/2016/12/25/israel-en-colere-apres-le-vote-dune-resolution-de-lonu-sur-la-colonisation/#respond Sun, 25 Dec 2016 20:52:32 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=4089 Barack Obama © Malick MBOW
    Barack Obama © Malick MBOW

    La décision de Washington de ne pas opposer son véto a provoqué la colère d’Israël, qui a accusé Barack Obama d’abandonner son plus proche allié au Moyen-Orient dans les derniers jours de son administration.

    24/12/2016

    INTERNATIONAL – Israël tentait ce samedi 24 décembre de contenir les retombées du vote d’une résolution de l’ONU contre les colonies après avoir accusé le président américain Barack Obama de ne pas s’être opposé à cette résolution « honteuse ».

    Le Conseil de sécurité a voté le texte vendredi, l’abstention des Etats-Unis ayant permis l’adoption de la première résolution de l’ONU depuis 1979 condamnant Israël pour sa politique de colonisation. La décision de Washington de ne pas opposer son véto a provoqué la colère d’Israël, qui a accusé Barack Obama d’abandonner son plus proche allié au Moyen-Orient dans les derniers jours de son administration.

    Le vote est intervenu malgré les efforts du président américain élu Donald Trump qui avait fait pression sur l’Egypte, à l’origine de la résolution, pour qu’elle le reporte. Mais après la volte-face du Caire, la Nouvelle-Zélande, la Malaisie, le Sénégal et le Venezuela avaient décidé de présenter de nouveau le texte.

    « Israël ne s’y conformera pas »

    Même si la résolution ne prévoit pas de sanctions contre Israël, les responsables israéliens craignent qu’elle ne facilite les poursuites à la Cour de justice internationale et n’encourage des sanctions contre les produits des colonies. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a condamné la résolution et critiqué le président américain dans des termes particulièrement durs, en accusant le gouvernement Obama de s’être « associé en coulisses » à la « ligue anti-israélienne » à l’ONU.

    « La décision qui a été prise est biaisée et honteuse, mais nous la surmonterons (…) cela prendra du temps mais cette décision sera annulée », a déclaré Benjamin Netanyahu lors d’une cérémonie retransmise à la télévision israélienne.

    « Israël rejette cette résolution anti-israélienne honteuse des Nations unies et ne s’y conformera pas », ont fait savoir les services du Premier ministre dans un communiqué. L’Etat hébreu « attend avec impatience de travailler avec le président élu Donald Trump et avec tous nos amis au Congrès, Républicains comme Démocrates, pour neutraliser les effets néfastes de cette résolution absurde », poursuit le communiqué.

    Michael Oren, ancien ambassadeur d’Israël aux Etats-Unis et ministre adjoint chargé de la diplomatie publique, a laissé entendre que la résolution était « antisémite ». « De tous les conflits dans le monde (…) seuls les Juifs sont mis sur la sellette (…) Il me semble que cela ressemble beaucoup à de l’antisémitisme », a-t-il déclaré à des journalistes peu après le vote. Donald Trump a quant à lui promis sur Twitter qu’après sa prise de fonction, « les choses seraient différentes » à l’ONU.

    Les colonies « dangereuses pour la viabilité d’une solution à deux Etats »

    Washington, plus important allié d’Israël, a traditionnellement servi de bouclier diplomatique à l’Etat hébreu en le protégeant des résolutions de l’ONU. Mais frustrés par des années d’efforts diplomatiques infructueux, les Etats-Unis ont justifié leur abstention par l’impact de la colonisation sur la recherche de la paix au Proche-Orient.

    « On ne peut en même temps défendre l’expansion des colonies israéliennes et une solution à deux Etats », comme le fait Benjamin Netanyahu, a déclaré l’ambassadrice américaine aux Nations unies Samantha Power après le vote, accueilli par des applaudissements. L’administration Obama avait mis son veto à une résolution similaire en 2011. Mais cinq ans plus tard, la position du président sortant, qui entretient des relations notoirement exécrables avec Benjamin Netanyahu, faisait l’objet de nombreuses spéculations sur un possible revirement.

    La résolution votée vendredi exhorte Israël à « cesser immédiatement et complètement toute activité de colonisation en territoire palestinien occupé, dont Jérusalem-Est », affirmant par ailleurs que les colonies israéliennes « n’ont pas de valeur juridique » et sont « dangereuses pour la viabilité d’une solution à deux Etats ».

    Rappel des ambassadeurs du Sénégal et de la Nouvelle-Zélande

    Un porte-parole du président palestinien, Mahmoud Abbas, a qualifié cette résolution de « grand camouflet » pour Israël. « Il s’agit d’une condamnation internationale unanime de la colonisation et d’un fort soutien à une solution à deux Etats », a déclaré Nabil Abu Roudeina à l’AFP.

    Pour le numéro deux de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), Saëb Erakat, il s’agit « d’un jour historique » et d’une « victoire (…) du droit international ». La Ligue arabe a également salué samedi cette résolution qui reflète « l’appui et le soutien de la communauté internationale à la lutte historique du peuple palestinien ». Le secrétaire général de l’organisation panarabe Ahmed Aboul Gheit a dit espérer que cette résolution fasse naître « un élan permettant d’intensifier les appels pour pousser la partie israélienne à se conformer à cette résolution et à l’ensemble des décisions internationales liées à l’arrêt de la colonisation ».

    Après l’adoption du texte, Israël a annoncé le rappel de ses ambassadeurs au Sénégal et en Nouvelle-Zélande « pour consultations ». L’Etat hébreu n’a pas de relations diplomatiques avec le Venezuela ou la Malaisie.

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    Pourquoi Israël est en colère contre le Sénégal https://www.coupdegriffeactu.com/2016/12/24/pourquoi-israel-est-en-colere-contre-le-senegal/ https://www.coupdegriffeactu.com/2016/12/24/pourquoi-israel-est-en-colere-contre-le-senegal/#respond Sat, 24 Dec 2016 21:33:13 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=4087

    Netanyahu  - © Malick MBOW
    Netanyahu – © Malick MBOW

    Le 24 décembre, 2016

    Pm Israel Benjamin Netanyahu
    Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a rappelé son ambassadeur au Sénégal pour des consultations et annulé la visite du ministre sénégalais des Affaires étrangères en Israël, Mankeur Ndiaye, qui était prévue dans trois semaines. C’est parce que le Sénégal, avec la Malaisie, la Nouvelle-Zélande et le Venezuela, ont porté aux Nations-Unies un projet de résolution qui exhorte Israël à arrêter immédiatement et complètement toute activité de colonisation en territoire palestinien occupé, dont Jérusalem-Est.
    Selon “L’Observateur”, le Sénégal a pris cette “courageuse décision” parce que l’Egypte, qui avait proposé, mercredi soir, la résolution rédigée par les palestiniens et présenté au nom du groupe arabe à l’Onu, avait finalement fui ses responsabilités. En réunion, hier à New York à 19 h GMT, la résolution a été adoptée par 14 pays. Les Etats-Unis se sont abstenus, informe “L’Observateur”.
    “En décidant de se porter co-auteur de cette résolution n°2334, aux côtés de la Malaisie, de la Nouvelle-Zélande et de la république Bolivarienne du Venezuela, le Sénégal a voulu réaffirmer sa position de principe sur les colonies de peuplement, considérées comme illégales, du point de vue du droit international. En effet, pendant que le processus de paix est actuellement dans l’impasse, nous assistons toujours à la poursuite et à l’accélération de l’implantation des colonies de peuplement en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est”, a expliqué l’ambassadeur Gorgui Ciss, représentant permanent adjoint du Sénégal auprès des Nations-Unies.
    L’ambassadeur ajoute que “en plus de compromettre les chances d’une paix entre Israéliens et Palestiniens, la colonisation et l’occupation encouragent la haine et la violence, qui affectent Israéliens comme Palestiniens, deux peuples pourtant appelés à coexister dans la paix et la sécurité, chacun à l’intérieur de frontières sûres et internationalement reconnues”. L’ambassadeur Fodé Seck, représentant permanent du Sénégal auprès des Nations-Unies, ajoute dans les colonnes de “L’Observateur” que “le Sénégal s’est retrouvé du côté de la justice et de la légalité internationale”. Mais Israël ne l’entend pas de cette oreille.

    Auteur: SenewebNews

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    Le Conseil de sécurité de l’ONU adopte une résolution condamnant la colonisation israélienne https://www.coupdegriffeactu.com/2016/12/24/le-conseil-de-securite-de-lonu-adopte-une-resolution-condamnant-la-colonisation-israelienne/ https://www.coupdegriffeactu.com/2016/12/24/le-conseil-de-securite-de-lonu-adopte-une-resolution-condamnant-la-colonisation-israelienne/#comments Sat, 24 Dec 2016 21:27:27 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=4084 Barack OBAMA - © Malick MBOW
    Barack OBAMA – © Malick MBOW

    La résolution 2334 a recueilli quatorze voix en sa faveur, passant grâce à l’abstention américaine ; une décision historique qui a suscité la réprobation d’Israël.

    LE MONDE | 23.12.2016 à 20h49 • Mis à jour le 24.12.2016 à 11h40 | Par Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)

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    Barack Obama a décidé de laisser à son successeur, Donald Trump, un héritage qu’il ne pourra défaire : la résolution 2334, adoptée au Conseil de sécurité des Nations unies (ONU), vendredi 23 décembre. Ce texte dénonçant la colonisation israélienne dans les territoires palestiniens occupés a recueilli quatorze voix en sa faveur, passant grâce à l’abstention américaine.

    Au terme de quarante-huit heures de tourbillon politique, l’administration Obama a décidé de replier le parapluie qu’elle avait systématiquement déployé depuis huit ans au-dessus d’Israël, au Conseil de sécurité. Ce coup de semonce est une défaite politique sévère pour le premier ministre Benyamin Nétanyahou et une sanction contre la promotion décomplexée de la colonisation par la droite israélienne.

    Le texte de la résolution, contrairement aux affirmations des responsables israéliens, n’est pas fondamentalement hostile à l’Etat hébreu. Il s’inscrit dans la lignée de la résolution 465, adoptée en 1980, qui dénonçait déjà l’extension des colonies, jugées illégales.

    Un souci d’équilibre

    En outre, il se place à la suite du rapport du Quartet – Etats-Unis, Russie, Union européenne (UE), ONU –, publié le 1er juillet, qui dressait un état des lieux alarmant de la réalité, sur le terrain. La résolution 2334 estime elle aussi que la construction et l’extension des colonies mettent « gravement en danger la viabilité de la solution à deux Etats ».

    Par ailleurs, dans un souci d’équilibre réclamé notamment par Paris et Washington, le texte « condamne tous les actes de violence contre les civils, dont les actes terroristes », une référence aux attaques palestiniennes. La résolution exige la « cessation immédiate » de la colonisation dans les territoires palestiniens occupés, dont Jérusalem-Est, et loue les efforts diplomatiques entrepris par la France, la Russie et l’Egypte, au cours des derniers mois, pour relancer un dialogue sur le conflit.

    « C’est une victoire pour le terrorisme, la haine et la violence », s’est lamenté Danny Danon, l’ambassadeur israélien auprès de l’ONU, selon lequel la résolution représente un « non à la possibilité d’une paix ». Le bureau du premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a aussitôt rejeté cette « résolution anti-israélienne honteuse » et annoncé qu’Israël ne s’y conformera pas.

    Amertume israélienne

    A l’origine, le texte avait été présenté mercredi soir par l’Egypte, à la surprise générale. Mais Donald Trump est intervenu pour peser de tout son poids de président élu des Etats-Unis auprès d’Abdel Fattah Al-Sissi. Il a demandé au président égyptien de renoncer à son initiative. Son interlocuteur n’a pas voulu compromettre ses futures relations avec le président américain, et a donc retiré son texte.

    Mais la volte-face de l’Egypte n’a pas condamné son initiative. Quatre membres non permanents du Conseil de sécurité – la Nouvelle-Zélande, la Malaisie, le Sénégal et le Venezuela – ont pris le relais du Caire, pour promouvoir la résolution dans une version identique.

    Vendredi dans l’après-midi, sous couvert d’anonymat, des responsables israéliens exprimaient leur amertume – et aussi une certaine panique – dans les médias, en affirmant que Barack Obama et le secrétaire d’Etat américain John Kerry se trouvaient derrière ce « coup honteux » et qu’ils « abandonnaient » Israël.

    L’accusation est d’autant plus injuste que, comme le rappelait vendredi soir l’ambassadrice américaine à l’ONU, Samantha Power, M. Obama a « démontré un engagement sans précédent pour la sécurité d’Israël ». La diplomate faisait implicitement référence au nouvel accord de défense sur dix ans, conclu entre les deux pays à l’automne pour un montant de 38 milliards de dollars (36,3 milliards d’euros).

    590 000 colons en Cisjordanie et à Jérusalem-Est

    Samantha Power a expliqué que les Etats-Unis ne votaient pas en faveur de la résolution parce qu’elle « se concentre trop étroitement sur les colonies » en ne tenant pas compte des autres facteurs dans le conflit.

    Mais l’abstention se justifie, selon elle, par la continuité de la position américaine, d’un président à l’autre, républicain ou démocrate, depuis des décennies : elle se résume par une condamnation de la colonisation et un soutien à une solution à deux Etats. En 2011, l’administration Obama avait ainsi opposé son veto à une résolution condamnant la colonisation, dont la formulation avait été jugée trop déséquilibrée.

    L’ambassadrice américaine a rappelé que le nombre de colons s’élevait à présent à 590 000 en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, dont 90 000 au-delà de la barrière de sécurité construite par les Israéliens.

    L’examen actuel d’un projet de loi à la Knesset légalisant tous les avant-postes – colonies sauvages et illégales, même au regard du droit israélien – illustre la pente dangereuse suivie par le pays, alors que sera célébré, en juin 2017, le 50e anniversaire de l’occupation. « Il faut faire un choix entre les colonies et la séparation » avec les Palestiniens, a lancé Mme Power à l’attention du premier ministre Benyamin Nétanyahou.

    Lire aussi :   Les colons, la bombe à retardement d’Israël

    La frustration de John Kerry

    S’exprimant lors du Forum Saban à Washington, le 4 décembre, John Kerry, avait exprimé sa frustration vis-à-vis de la droite israélienne et son idée d’un « grand Israël » qui absorberait les territoires occupés.

    Interrogé sur la position de l’administration Obama en cas de résolution au Conseil de sécurité de l’ONU, M. Kerry avait traduit les hésitations de la Maison Blanche. « S’il s’agit d’une résolution biaisée et injuste prévue pour délégitimer Israël, nous nous y opposerons. Evidemment que nous le ferons. Nous l’avons toujours fait. Mais cela devient de plus en plus compliqué », ajouta-t-il, ne cachant pas sa frustration.

    Lors de sa première élection, Barack Obama semblait décidé à agir sur ce dossier. Au second jour après son entrée en fonctions, il avait ainsi nommé un envoyé spécial pour le Proche-Orient, George Mitchell. Mais dès 2010, l’échec de sa première tentative de médiation avait découragé le président américain, qui avait délégué le dossier à son secrétaire d’Etat.

    John Kerry a fourni beaucoup d’efforts, qui se sont révélés vains. Depuis l’effondrement des négociations israélo-palestiniennes en avril 2014, puis la guerre dans la bande de Gaza l’été suivant, les relations politiques entre les deux parties dans le conflit sont inexistantes. Seule la coordination sécuritaire fonctionne à plein.

    Au cours des derniers mois, la droite nationale religieuse en Israël n’a pas caché sa satisfaction à l’idée de tourner la page des années Obama et de saisir l’occasion d’une remise à plat des relations bilatérales avec les Etats-Unis, grâce à l’arrivée de M. Trump à la Maison Blanche.

    Ce dernier a réitéré son intention de déménager l’ambassade des Etats-Unis de Tel Aviv à Jérusalem, en rupture complète avec la tradition diplomatique de son pays, selon laquelle le statut de Jérusalem ne sera déterminé que dans le cadre de négociations de paix. Enfin, le président élu a déjà annoncé l’identité du futur ambassadeur en Israël. Il s’agit de David Friedman, un ami avocat spécialiste de la banqueroute, connu pour son soutien idéologique à la colonisation et son opposition à un Etat palestinien.

    L’« héritage » d’Obama

    « Ce vote risque de pousser Trump à être encore plus pro-israélien, souligne un diplomate à Jérusalem. On risque d’assister par exemple à un déménagement accéléré de l’ambassade des Etats-Unis de Tel Aviv vers Jérusalem. »

    Dans un tweet, Donald Trump a assuré vendredi soir que « les choses seront différentes après le 20 janvier ». Mais la résolution, elle, ne pourra être défaite. La seconde conférence pour la paix au Proche-Orient, que la France compte organiser le 15 janvier à Paris, après une première rencontre en juin, devrait se tenir dans une ambiance plus tendue que prévue.

    En Israël, l’adoption de la résolution va dominer le débat public dès la fin du shabbat, samedi soir, alors que le pays s’apprête à fêter Hanoucca. Yaïr Lapid, le chef de file du parti de centre-droit Yesh Atid, aujourd’hui dans l’opposition, épouse totalement la ligne de M. Nétanyahou.

    Au cours d’une conférence téléphonique, vendredi soir, avec des correspondants étrangers, M. Lapid a fait savoir qu’il s’était entretenu dans la journée avec un conseiller de Barack Obama pour exprimer sa vive inquiétude à l’idée d’une abstention américaine. L’ancien journaliste trouve « étrange » que le président démocrate laisse « ce genre d’héritage » sur le bureau de son successeur.

    Mais il redoute surtout les conséquences pour Israël. « Cette résolution ne parle pas de sanctions, mais elle fournit l’infrastructure pour de futures sanctions, c’est ce qui est alarmant, dit-il. Cela peut donner corps à des plaintes devant des juridictions internationales contre Israël et ses responsables. Ce sera un chemin long et compliqué, et je vous assure que pendant cette période, il n’y aura pas de négociations. »

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