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Réseaux sociaux – Coup de Griffe actu https://www.coupdegriffeactu.com Musée Virtuel Sun, 22 Sep 2019 14:31:13 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 En visite à la Maison-Blanche, Mark Zuckerberg refuse de se séparer d’Instagram et de WhatsApp https://www.coupdegriffeactu.com/2019/09/22/en-visite-a-la-maison-blanche-mark-zuckerberg-refuse-de-se-separer-dinstagram-et-de-whatsapp/ https://www.coupdegriffeactu.com/2019/09/22/en-visite-a-la-maison-blanche-mark-zuckerberg-refuse-de-se-separer-dinstagram-et-de-whatsapp/#respond Sun, 22 Sep 2019 14:31:13 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=10233 Mark-Zuckerberg-© Malick MBOW
Mark-Zuckerberg-© Malick MBOW

 

  • Publié le 20/09/2019

Le PDG de Facebook a rencontré plusieurs élus américains ainsi que Donald Trump. Les principaux reproches faits à la plateforme, comme le respect de la vie privée, ont été évoqués.

Mark Zuckerberg s’est livré au jeu des questions-réponses lors de son déplacement à Washington DC. Mercredi et jeudi, le PDG de Facebook s’est entretenu avec plusieurs élus américains ainsi que Donald Trump. Sur Twitter, le président des États-Unis a décrit une «rencontre constructive» avec le numéro un du plus grand réseau social. Mark Zuckerberg était de passage dans la capitale américaine pour deux auditions au Congrés, l’une sur la position dominante de Facebook et d’autres géants en ligne, et l’autre sur la modération en ligne.

Les discussions ont été particulièrement animées avec Josh Hawley, membre du parti Républicain et procureur général de l’État du Missouri. «Nous avons eu une conversation franche» résume l’homme politique sur Twitter, qui indique avoir «mis au défi Mark Zuckerberg de faire deux choses pour prouver son sérieux sur l’impartialité politique, la protection des données personnelles et la concurrence». Josh Hawley a demandé au PDG de Facebook de vendre WhatsApp et Instagram, le service de messagerie et le réseau social détenus par la firme. Mais aussi de se soumettre à un audit indépendant et extérieur pour toutes les questions liées à la censure de publications ou de comptes sur Facebook. «Il a répondu non aux deux.»

Les points cités Josh Hawley rythment l’actualité du plus grand réseau social depuis des années. En 2016, lors de la présidentielle américaine, Facebook a été accusé d’être pro-Démocrate, et d’écarter les sujets populaires à teneur conservatrice. Du côté des données personnelles, Facebook peine à laisser derrière lui le scandale Cambridge Analytica, révélé en mars 2018, où une entreprise britannique a exploité frauduleusement les données privées de 87 millions d’utilisateurs. En juillet dernier, la Commission fédérale du commerce (FTC), chargée de veiller au respect de la concurrence aux États-Unis, a demandé 5 milliards dollars à Facebook pour régler un autre litige portant sur la vie privée des internautes. Le Congrès examine depuis plusieurs mois la possibilité d’écrire une loi fédérale sur la protection des données personnelles.

En ce qui concerne la concurrence, le réseau social écrase ses adversaires avec 2,4 milliards d’utilisateurs mensuels dans le monde pour sa plateforme principale. Sur les mêmes critères, WhatsApp compte 1,5 milliard d’internautes et Instagram 1 milliard. Début août 2019, la FTC a ouvert une enquête sur les acquisitions de Facebook pour déterminer si ces dernières ont été réalisées pour barrer la route à des concurrents potentiels.

» VOIR AUSSI – La méthode pour voir tout ce que Facebook sait sur vous

La méthode pour voir tout ce que Facebook sait sur vous – Regarder sur Figaro Live

Des nouvelles régulations

Le PDG de Facebook a également eu l’occasion de parler modération des contenus haineux et des fausses informations avec le sénateur Mark Warner, Démocrate de l’État de Virginie. «Mark Zuckerberg a reconnu que l’autorégulation ne sera pas suffisante» a indiqué l’homme politique au média Bloomberg. Ne voulant pas se placer en «arbitre de la vérité», Facebook a toujours été frileux à l’idée de supprimer les «fake news» de sa plateforme, préférant réduire leur visibilité. En juin dernier par exemple, le réseau social n’a pas effacé une vidéo trafiquée de Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des représentants des États-Unis. L’extrait en question, ralenti à l’aide d’un logiciel de montage, donne l’impression que la femme politique peine à articuler, comme si elle était saoule. Il avait été repris par de nombreux opposants politiques de Nancy Pelosi.

Sur les contenus haineux, le résultat est aussi contrasté. Après les attentats de Christchurch début 2019, Facebook a supprimé plusieurs comptes de personnalités d’extrême droite jugées «dangereuses», comme en mai dernier. Mais pour ce même drame, le réseau social, au même titre que la plateforme Youtube (détenue par Google), a été critiqué pour avoir eu du mal à empêcher la diffusion de la vidéo du tueur. Ce dernier avait diffusé ses atrocités en direct sur Facebook. Pour redresser la barre, Mark Zuckerberg souhaite mieux s’entourer. Mercredi dernier, le réseau social a détaillé son «comité indépendant de surveillance» des contenus, un groupe de 40 personnes indépendantes qui aura le pouvoir de trancher les litiges liés aux retraits de publications sur Facebook et Instagram, lorsqu’un auteur conteste une décision de modération de son contenu. Ses premiers membres seront nommés à la fin de l’année et le comité devrait être prêt à rendre ses premières décisions dans la première moitié de 2020.

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Le « Momo Challenge » inquiète le député Gabriel Attal qui interpelle Gérard Collomb https://www.coupdegriffeactu.com/2018/09/01/le-momo-challenge-inquiete-le-depute-gabriel-attal-qui-interpelle-gerard-collomb/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/09/01/le-momo-challenge-inquiete-le-depute-gabriel-attal-qui-interpelle-gerard-collomb/#respond Sat, 01 Sep 2018 00:44:41 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=8663
Anonymous - © Malick MBOW
Anonymous – © Malick MBOW

Apparu en Amérique du Sud sur la messagerie instantanée WhatsApp, ce challenge qui cible des adolescents a déjà fait deux morts.

POLITIQUE – Le député des Hauts-de-Seine Gabriel Attal vient de déposer une question écrite auprès de Gérard Collomb sur le « Momo Challenge ».

L’information a été repérée et tweetée par la journaliste de BFMTV Elsa Trujillo ce jeudi 30 août.

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Elsa Trujillo

✔@Elsa_Trujillo_

Le député des Hauts-de-Seine Gabriel Attal vient de déposer une question écrite auprès de Gérard Collomb sur… le Momo Challenge

Le député tient à alerter le ministre de l’Intérieur « sur les dangers liés à (ce) nouveau phénomène véhiculé par les réseaux sociaux ». Le « Momo Challenge » « réalise une pression psychologique sur les plus jeunes et les met en danger en les obligeant à réaliser des défis de plus en plus dangereux », écrit Gabriel Attal, qui demande au ministre quelles sont les mesures mises en place en France pour protéger les plus jeunes face à cette pratique.

Le « Momo Challenge » est apparu pour la première fois en Amérique du Sud sur la messagerie instantanée WhatsApp. Via l’application, un internaute, caché sous le faciès de Momo -en fait le visage d’une sculpture exposée à la Gallery Vanilla de Tokyo en 2017-, défie les plus jeunes et les force à commettre des actes parfois très dangereux. Celui-ci instaure un climat de paranoïa, assurant qu’il sait absolument tout de la personne à qui il écrit.

Deux décès en Argentine

Pour le prouver, il déniche via les réseaux sociaux de la personne des informations personnelles sur elle: nom, prénom, numéro de téléphone, adresse, date de naissance… Cela permet à Momo de prendre un ascendant psychologique sur l’enfant ou l’adolescent.

Momo assigne ensuite des tâches quotidiennes aux victimes, comme se lever à des heures improbables pendant la nuit, regarder des films d’horreur ou se mutiler. Le 50e jour, c’est l’ultime consigne qui est donnée: celle de se suicider.

Résultat, fin juillet en Argentine, une fille de 12 ans a été retrouvée morte pendue à un arbre dans son jardin. C’est en fouillant dans son téléphone que les autorités ont découvert qu’elle était en relation avec « Momo ». Début août, toujours en Argentine, un garçon de 13 ans a été la deuxième victime de ce challenge, retrouvé pendu dans sa chambre à Santa Cruz.

Depuis, Momo a été signalé au Mexique, aux Etats-Unis, en France et en Allemagne, d’après la BBC.

Phonandroid ⚡

✔@phonandroid

Tout savoir sur le , le terrifiant challenge qui inquiète les internautes et les autorités. http://www.phonandroid.com/momo-challenge-est-vraiment-inquieter.html 

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Cours en chute libre, baisse du nombre d’utilisateurs… Faut-il s’inquiéter pour Facebook et Twitter ? https://www.coupdegriffeactu.com/2018/08/02/cours-en-chute-libre-baisse-du-nombre-dutilisateurs-faut-il-sinquieter-pour-facebook-et-twitter/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/08/02/cours-en-chute-libre-baisse-du-nombre-dutilisateurs-faut-il-sinquieter-pour-facebook-et-twitter/#respond Thu, 02 Aug 2018 22:48:48 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=8451 Mark Zuckerberg  © Malick MBOW
Mark Zuckerberg © Malick MBOW

En quelques heures, Facebook est passé, mercredi 25 juillet, d’une valorisation de 539 milliards d’euros à 437 milliards d’euros. Une dégringolade qui montre l’inquiétude des marchés mais qui ne signe pas forcément le déclin de ces géants du web.

Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook, le 1er mai 2018 lors de la conférence annuelle organisée par le réseau social à l’attention des développeurs, à San Jose (Californie). (MAXPPP)

Vincent Matalon France Télévisions

le 01/08/2018 |

LA NEWSLETTER ACTU

Nous la préparons pour vous chaque matin

Facebook n’avait encore jamais connu une telle dégringolade depuis son introduction en Bourse, en 2012. Mercredi 25 juillet, son action cotée sur le Nasdaq a perdu près de 20% de sa valeur, pour atteindre 176 dollars l’unité (environ 150 euros). Les chiffres donnent le vertige : en quelques heures, l’entreprise est passée d’une valorisation de 630 milliards de dollars (539 milliards d’euros) à 510 milliards (437 milliards d’euros). Actionnaire principal et fondateur du réseau social, Mark Zuckerberg a vu sa fortune fondre de quelque 16 milliards de dollars sur le papier.

Du côté de Twitter, la situation n’est guère plus réjouissante. Vendredi, le cours de l’action cotée au New York Stock Exchange s’est écroulée de plus de 20%, soit « la plus grande chute journalière depuis plus de quatre ans », rapporte le Wall Street Journal (en anglais).

Faut-il pour autant s’inquiéter pour l’avenir de ces deux géants de la Silicon Valley ? Réponse en cinq points.

Oui, les deux services ont perdu plusieurs millions d’abonnés

Ces deux dégringolades en bourses ne sont pas intervenues n’importe quand. Facebook a en effet publié mercredi ses résultats trimestriels et Twitter a fait de même vendredi. Dans les deux cas, les investisseurs ont surtout été affolés par la baisse du nombre d’utilisateurs actifs.

Du côté de Facebook, on a déploré la perte de trois millions d’usagers quotidiens en Europe entre la fin du premier et du deuxième trimestre de l’année, pour s’établir à 279 millions de membres. Un coup dur dans ce continent au marché publicitaire lucratif, attribué par les équipes de Mark Zuckerberg à l’entrée en vigueur à la fin mai du règlement européen sur la protection des données (RGPD). De quoi ébranler la confiance des investisseurs, qui s’attendaient selon le Wall Street Journal (article payant) à un impact minime, sinon nul, de cette nouvelle législation sur les résultats financiers de Facebook.

Même topo du côté de Twitter. De 336 millions d’utilisateurs actifs chaque mois mesurés à la fin du premier trimestre 2018, le réseau social a annoncé vendredi dénombrer 335 millions de membres fin juin. Un nombre bien éloigné des 338,5 millions attendus initialement, rapporte Le Figaro.

Les revenus ne sont pas aussi bons qu’attendu

Si, chez Twitter, on affiche fièrement un troisième trimestre consécutif de bénéfices, du côté de Facebook, le discours est moins enthousiaste. Le directeur financier du géant numérique a annoncé aux actionnaires que le ralentissement des bénéfices engrangés par la publicité en Europe allait sans doute se poursuivre durant les deux prochains trimestres.

Une prédiction due non seulement à l’application du RGPD, qui permet aux utilisateurs de limiter le ciblage publicitaire, mais aussi à cause des déceptions autour d’une fonctionnalité sur laquelle l’entreprise misait beaucoup : les publicités affichées dans les stories Instagram, le célèbre réseau social de partage de photos racheté en 2012 par Facebook pour un milliard de dollars.

Lors de la conférence annuelle F8, début mai, les dirigeants de Facebook n’étaient pas peu fiers d’annoncer que 300 millions d’utilisateurs d’Instagram parcouraient quotidiennement ces vidéos éphémères publiées par leurs contacts. Temps d’affichage supérieur, vidéos en plein écran et son activé par défaut : le marché publicitaire qui s’ouvrait avec cette technologie était alors promis à supplanter celui des promotions classiques, qui s’affichent dans le flux des nouvelles publications des amis des utilisateurs.

Las : Facebook a annoncé jeudi que les publicités classiques diffusées sur le réseau social continuaient à générer l’essentiel de ses revenus. « Concrètement, les patrons de Facebook annoncent que les gens passent de plus en plus de temps à utiliser les stories sur Instagram, une fonctionnalité moins rentable », analyse le Wall Street Journal (article payant). Le journal rapporte que la directrice des opérations du réseau social a indiqué « ne pas savoir » si les stories peuvent finalement rapporter autant d’argent que la publicité classique.

Leurs dépenses sont en forte hausse…

Les actionnaires des deux géants de la Silicon Valley n’ont pas non plus apprécié apprendre que les dépenses des deux entreprises avaient sensiblement augmenté. Les équipes de Twitter ont ainsi annoncé que les coûts « liés à la programmation vidéo et à l’analyse automatisée des données des utilisateurs » avaient contribué à porter le niveau de dépenses à 631 millions de dollars (537 millions d’euros) sur le trimestre, soit une hausse de 10% sur un an, relève Le Figaro.

Le directeur financier de Facebook a de son côté annoncé aux propriétaires d’actions que l’entreprise effectuait des « investissements de long terme significatifs » en matière de sécurité. Ces dépenses devraient augmenter de 50% dans les prochains mois et continuer à croître plus rapidement que les revenus de l’entreprise en 2019, selon le Guardian (article en anglais).

Ces investissements se chiffrent en milliards de dollars par an et auront un impact négatif sur nos marges.David Wehner, directeur financier de Facebooklors d’une conférence téléphonique réservée aux actionnaires

… mais ces dépenses visent à prévenir de prochaines crises

Synonymes de marges réduites, les investissements en hausse des deux mastodontes de la Silicon Valley sont destinés à se protéger de potentielles crises, qui pourraient sérieusement compromettre leur santé économique à long terme.

Entendu en avril par le Congrès américain après le scandale Cambridge Analytica, au cours duquel les données de 87 millions d’utilisateurs de Facebook ont été exploitées à leur insu à des fins électorales, Mark Zuckerberg y a annoncé avoir recruté 5 000 personnes depuis le début de l’année pour sécuriser sa plateforme. D’ici à la fin décembre, ce sont au total 10 000 personnes qui devraient renforcer les équipes de modération et de cybersécurité, note CNet.

Également invité à prendre des mesures pour empêcher la prolifération de faux comptes, de robots, d’utilisateurs dont l’identité n’est pas vérifiée et autres cyber-harceleurs, Twitter a entamé un vaste nettoyage de printemps dans ses bases de données. Ce qui a en partie contribué à la baisse du nombre d’utilisateurs et a précipité l’inquiétude des actionnaires. Une politique assumée par le réseau social dans un communiqué (PDF en anglais) adressé à ses investisseurs en marge de la publication de ses résultats trimestriels.

Nous sommes certains que c’est dans l’intérêt à long terme de la plateforme et qu’en améliorant la qualité des conversations publiques sur Twitter, nous créons les conditions d’une croissance durable pour l’entreprise.Twitterdans un communiqué aux actionnaires

Le New York Times a imaginé un scénario pour comprendre la stratégie des deux entreprises. Le journal invente qu’en décembre prochain des preuves pourraient s’accumuler autour « d’entités soutenues par la Russie qui se seraient démenées sur Facebook et Twitter pour influer sur les élections de mi-mandats » de novembre. « Les utilisateurs s’enfuient, les parlementaires débattent d’une législation stricte pour réguler ce que ces deux entreprises peuvent faire ou non. Les cours de Twitter et Facebook sont en chute libre. Aujourd’hui, ces deux entreprises dépensent des sommes importantes pour empêcher que tout cela arrive. Mais, signe sans doute d’une certaine myopie de Wall Street, les investisseurs les punissent pour cela », analyse le quotidien.

Pour le New York Times, les dirigeants des deux plateformes « semblent comprendre que s’ils ne souhaitent pas être sanctionnées par le gouvernement américain, ces entreprises doivent montrer qu’elles sont capables de se réguler seules »« Les prochains mois devraient nous éclairer sur leur capacité à le faire », conclut le journal.

Et leur croissance reste très élevée

Pour nombre d’observateurs, cette dégringolade en Bourse s’explique ainsi par une réaction disproportionnée des investisseurs. « En général, cela prend un certain temps de passer d’une hyper-croissance à une simple croissance. Dans [le cas de Facebook], la transition entre les deux a été abrupte. C’est pour cela que nous assistons à une réaction excessive des marchés », analyse pour le Guardian (en anglais) Gene Munster, du cabinet d’investissement Loup Ventures.

Même si les résultats espérés par Wall Street n’ont pas été atteints, Facebook a tout de même affiché un chiffre d’affaires de 13,23 milliards de dollars sur les seuls mois d’avril, mai et juin. Soit une augmentation de 42% sur un an. Le bénéfice net du réseau social a de son côté fait un bond de 31% en un an, pour s’établir à 5,1 milliards de dollars. Pas exactement l’idée que l’on se fait d’une entreprise en crise, comme le note Siva Vaidhyanathan, professeur d’études médiatiques de l’université de Virginie.

Je peux vous garantir que chez Facebook, personne ne panique (…) ou ne réclame le départ de Mark Zuckerberg. Au contraire, les investisseurs institutionnels se préparent à faire des affaires en achetant des actions.Siva Vaidhyanathandans une tribune publiée par le « Guardian »

Du côté de Twitter, on peut se targuer d’un chiffre d’affaires trimestriel bien supérieur aux attentes avec 711 millions de dollars réalisés sur l’année, une hausse de 24%. L’écrasante majorité de ces revenus (601 millions) proviennent de la publicité et ont été dopés par la Coupe du monde de football, « dont les effets devraient continuer à se faire sentir au prochain trimestre », prévoient Les Echos. Le quotidien économique souligne que le réseau social « ne s’est jamais aussi bien porté financièrement », et relève que le bénéfice net de 100 millions de dollars affiché ce trimestre est le « plus important jamais publié » en douze années d’existence.

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120 milliards de dollars partis en fumée après avoir perdu 19% de sa valeur https://www.coupdegriffeactu.com/2018/07/30/120-milliards-de-dollars-partis-en-fumee-apres-avoir-perdu-19-de-sa-valeur/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/07/30/120-milliards-de-dollars-partis-en-fumee-apres-avoir-perdu-19-de-sa-valeur/#respond Mon, 30 Jul 2018 00:30:46 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=8437  

Mark ZUCKERBERG - © Malick MBOW
Mark ZUCKERBERG – © Malick MBOW

Alerte rouge ou ajustement salutaire,les marchés financiers ont sévèrement sanctionné Facebook, le champion mondial de l’économie digitale, cette semaine.

Business

Publié le 28 Juillet 2018

Les marchés financiers ont donc sévèrement sanctionné Facebook puisqu’en quelques heures, le groupe de Mark Zuckerberg a perdu jusqu’à 25% de sa valeur, pour stabiliser sa chute à 19% en fin de semaine. Facebook a donc cédé près de 120 milliards de dollars en valeur. 120 milliards partis en fumée.

Alors, beaucoup expliqueront qu’il ne s’agit que de valeur boursière, laquelle retrouve ses niveaux de l‘année dernière, sans doute, sauf que cette cotation reflète l’appréciation des analystes et des épargnants qui ont été surpris des résultats du dernier semestre et surtout qui s’inquiètent des perspectives qui vont obliger l’entreprise à modifier son modèle.

Et pour beaucoup d’observateurs, Facebook est à la veille d’une crise structurelle qui va bouleverser complètementl’entreprise. Après les nombreux scandales, et notamment l’affaire Cambridge Analytica,le réseau social a connu une nouvelle baisse du nombre d’utilisateurs et de son chiffre d’affaires au deuxième trimestre de cette année.

« Nous vivons une année cruciale » a expliqué Mark Zuckerberg après la publication de ses résultats trimestriels« Nous investissons tellement dans nos systèmes de sécurité que cela va commencer à avoir un effet sur notre rentabilité, nous commençons à le voir ce trimestre » déclarait-il pour expliquer la déception sur les résultats.

Facebook comptabilisait à la fin de ce deuxième trimestre 2,23 milliards d’utilisateurs mensuels actifs (+11 %), mais moins que les 2,25 milliards anticipés par les marchés. Mêmephénomène sur le nombre d’utilisateurs quotidiens actifs, Facebook n’est qu’à 1,47 milliard alors que les marchés en attendaient 1,49 milliard.

Les raisons de ce reflux sont évidentes. Sur le coup, les scandales n‘ont pas eu d’incidence à très court terme, sauf qu’ils ont marqué la nécessité de modifier les procédures. Par ailleurs, la mise en œuvre de la RGPD dans l’Union européenneaaccéléré la prise de conscience des utilisateurs de Facebook sur les risques de dérive dans l’utilisation des donnéespersonnelles.

Risques d’autant plus ressentis que les explications données par Mark Zuckerberg n’ont pas toujours été très clairement perçues.

En fait, Facebook a provoqué depuis quelques mois un débat quasi religieux dans le monde des affaires et des analystes financiers sur son avenir.

Une partie des observateurs, des partenaires, des salariés, des actionnaires et des clients, considèrent que Facebook est arrivé à un moment où l’entreprise va être obligée de consentir à des investissements considérables pour modifier son modèle et accroitre la sécurité sur la confidentialité des données. Facebook, avec ses plus de 2 milliards de visiteurs dans le monde, est devenu le phénomène incontournable de l’économie digitale. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il n’y a pas d’autres entreprises qui connaitraient aussi intimement autant de clients. L’usager de Facebook passe en moyenne 54 minutes par jour sur l‘application et livre une quantité d’informations d’ordre privé, voire intime, absolument gigantesques, qui sont ensuite utilisées par l‘ensemble des acteurs de l’économie pour approcher au plus près ses clients.

D’un côté, l’ensemble de l’économie a besoin de connaître les clients et Facebook est évidemment très bien équipé pour apporter cette connaissance. De l’autre, ces datas sont tellement riches que Facebook est en risque de piratage à des fins politiques ou idéologiques.

Enfin, le système qui consiste à récupérer (sans les payer) des données personnelles qu’on va ensuite vendre à des entreprises pour affiner leur business commence à soulever chez les utilisateurs de Facebook un questionnement légitime.

Questionnement d’autant plus légitime que Facebook est désormais en position hégémonique puisque l’entreprise draine désormais plus de la moitié des budgets de publicité digitale dans le monde

Facebook ne pourra poursuivre son activité et croitre que si et seulement si les dirigeants apportent la garantie absolue que les données personnelles récoltées seront protégées.

Si le contrat de confiance n’est pas renforcé, Facebook va affronter la mauvaise humeur de ses utilisateurs, la méfiance des annonceurs et la grogne des pouvoirs politiques. Si la Chine a interdit Facebook sur son territoire, c’est bien parce que les dirigeants chinois ont compris l’intérêt qu’il pouvait y avoir dans la connaissance des données personnelles de leur population.

La construction d’un contrat de confiance nécessite un système de garantie absolue avec procédure de transparence et de contrôle infaillible.

 

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CubeYou, le nouveau (et énième) scandale à éclabousser Facebook ? https://www.coupdegriffeactu.com/2018/04/09/cubeyou-le-nouveau-et-enieme-scandale-a-eclabousser-facebook/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/04/09/cubeyou-le-nouveau-et-enieme-scandale-a-eclabousser-facebook/#respond Mon, 09 Apr 2018 23:54:01 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=7688  

Mark ZUCKERBERG - © Malick MBOW
Mark ZUCKERBERG – © Malick MBOW

Une nouvelle société est accusée d’avoir utilisé des données privées pour faire de la publicité sans le dire aux utilisateurs. Facebook enquête.

TECHNO – Ces derniers jours, Facebook n’en finit plus de s’excuser et d’annoncer de nouvelles mesures pour mieux protéger la vie privée de ses utilisateurs et empêcher que le réseau social ne soit détourné par des personnes mal intentionnées.

Des gesticulations qui suivent le scandale Cambridge Analytica, une société qui a collecté les données de millions de gens pour faire de la propagande politique, alors qu’elle affirmait ne faire que des recherches académiques.

Ces promesses de lendemains de Facebook qui chantent interviennent juste avant les deux auditions de Mark Zuckerberg, le fondateur du réseau social, devant le Congrès américain.

Mais ces annonces risquent de ne pas avoir l’effet escompté au vu des multiples casseroles qui se matérialisent derrière Facebook ces jours-ci. La dernière en date, révélée par CNBC ce lundi 9 avril, se nomme CubeYou.

Cambridge analytica bis

Une société qui a, selon les informations de la chaîne américaine, réalisé des abus similaires à Cambridge Analytica. CubeYou mettait en ligne des tests psychologiques sur Facebook, en affirmant travailler pour l’université de Cambridge. Les données collectées ne devaient être utilisées que pour des « recherches académiques à but non-lucratif ».

En faisant le test, une personne donnait accès à nombre de ses données personnelles stockées par Facebook. Sauf que CubeYou vendait ensuite ces informations à des publicitaires pour proposer des publicités ciblées.

Facebook a annoncé à CNBC que ces preuves étaient « sérieuses » et que les applications CubeYou ont été suspendues du réseau social le temps d’une enquête interne. La société se défend d’avoir triché. L’université de Cambridge estime avoir été trompée. Bref, il faudra un peu de temps pour tirer au clair cette affaire.

Le co-fondateur d’Apple abandonne Facebook

Quelques heures plus tôt, autre coup dur médiatique pour Facebook: le co-fondateur d’Apple, Steve Wozniak, a annoncé dimanche 8 avril à USA Tosay qu’il était en train de supprimer son compte Facebook.

Le réseau social lui apporte « plus de choses négatives que positives. Apple a des moyens plus sécurisés pour partager des choses sur soi-même », explique Steve Wozniak. Il envisage de repasser en attendant aux mails et aux SMS pour dialoguer.

Au début du scandale Cambridge Analytica,c’est le fondateur de Whatsapp, racheté justement par Facebook, qui annonçait qu’il supprimait son compte sur le réseau social.

Damage control

En parallèle, Facebook essaye de répondre aux multiples polémiques les unes après les autres. Vendredi toujours, TechCrunch dévoilait que le réseau social permettait à Mark Zuckerberg de supprimer ses messages envoyés sur Messenger. Y compris dans l’application de l’interlocuteur.

Une chose techniquement impossible pour le commun des mortels, mais pas pour les grands dirigeants de Facebook soucieux de leur vie privée.

Qu’à cela ne tienne. Le réseau social a annoncé à TechCrunch que cette fonctionnalité sera disponible pour tous les utilisateurs « dans les prochains mois ». Et d’ici là, Mark Zuckerberg n’aura plus la possibilité de supprimer ses messages. Si avec ça, Facebook n’arrive pas à faire oublier tous ses déboires…

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