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Rencontre – Coup de Griffe actu https://www.coupdegriffeactu.com Musée Virtuel Mon, 11 Jun 2018 15:20:01 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 Trump-Kim : le sommet des coiffeurs https://www.coupdegriffeactu.com/2018/06/11/trump-kim-le-sommet-des-coiffeurs/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/06/11/trump-kim-le-sommet-des-coiffeurs/#respond Mon, 11 Jun 2018 15:18:08 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=8177

 Par Christian Makarian, publié le , mis à jour à 

Christian Makarian est directeur délégué de la rédaction de L'Express.

Christian Makarian est directeur délégué de la rédaction de L’Express.

Bruno Levy pour L’Express

Au Canada, il a humilié ses alliés; à Singapour, il rencontre son ennemi coréen. Faute de stratégie, Trump veut faire des « coups ».

Donald Trump ne nous décevra jamais. A La Malbaie, au Québec, où se tenait laborieusement le G7, il est arrivé le dernier et est reparti le premier, ce qui ne l’a pas empêché de se présenter en retard lors du petit-déjeuner de travail dévolu à l’égalité entre les sexes ni de sécher carrément la session consacrée au climat. A peine s’était-il envolé vers Singapour qu’il annulait unilatéralement, d’un simple tweet, le communiqué commun et qu’il réitérait sa fermeté sur les nouvelles taxes douanières imposées par les Etats-Unis : après l’acier et l’aluminium, il menace de relever le taux appliqué aux importations d’automobiles…

« Un siège réservé en enfer »

Cet hallucinant rebondissement efface un compromis en 28 points, acquis de haute lutte, et pose désormais la question de l’utilité du G7, format fortement critiqué depuis plusieurs années. Que peut-on encore attendre du G7, instance qui a montré son inefficacité depuis plusieurs années (44 sommets selon ce schéma depuis 1974, G8 avec l’intégration de la Russie, en 1996, puis exclusion de ce pays en 2014 et retour au G7) ? A maints égards, le G20 paraît aujourd’hui plus approprié à la dimension mondialisée de l’économie et des échanges. Par exemple, si la Chine avait été présente à La Malbaie, Trump aurait eu sans doute plus de mal à tenir tête aussi effrontément à ses partenaires. Mais le G7 conserve (ou plutôt conservait…) un rôle appréciable : il rassemble tous les pays fortement industrialisés qui se rattachent de manière imprescriptible aux règles démocratiques. En montrant qu’il n’en a cure, le 45e président des Etats-Unis porte atteinte aux fondamentaux libéraux face aux systèmes illibéraux ; on imagine aisément combien la Russie peut se réjouir de l’échec de La Malbaie.

Avec un déchaînement verbal irraisonné, l’entourage de Donald Trump s’est livré à un éreintement du plus proche allié de l’Amérique, son voisin direct, le pays qui n’envisage rien qui puisse contrarier les Etats-Unis, à savoir le Canada. Sous prétexte que Justin Trudeau a estimé que les nouvelles taxes douanières américaines sur l’acier et l’aluminium frappant le Canada étaient « insultantes », au regard de l’histoire entre les deux pays, ce dernier s’est vu accuser de « trahison » ; c’est sur cette innocente déclaration que Trump s’est jeté pour annuler le soutien des Etats-Unis au communiqué final du G7. Sans mâcher ses mots, Peter Navarro, conseiller présidentiel pour le commerce, a asséné avec une virulence inaccoutumée : « Il y a un siège réservé en enfer à tout dirigeant étranger qui s’engage dans une diplomatie de la mauvaise foi avec Donald Trump et tente de le poignarder dans le dos quand il s’en va ».

Ne pas « montrer de faiblesse »

Un tel concentré de mauvaise foi répond forcément à une intention délibérée. La désolidarisation de Donald Trump vis-à-vis de ses alliés occidentaux prouve à quel point la Maison Blanche cherche sans ménagement à hiérarchiser ses objectifs : il avait été d’emblée décidé de subordonner les discussions du G7 à la rencontre avec Kim Jong-Un. Le G7 de La Malbaie a servi de cadre international à une démonstration de force, elle-même destinée à envoyer un message de détermination totale à la Corée du Nord : celui qui maltraite ses amis doit être, a priori, redouté par ses ennemis. Larry Kudlow, le conseiller économique favori du président américain, a pratiquement avoué la manoeuvre en laissant entendre que l’attitude de Donald Trump à l’endroit de Justin Trudeau et des pays européens visait aussi à ne pas « montrer de faiblesse » avant la rencontre avec Kim Jong-Un. Pour la Maison Blanche, l’Amérique ne doit pas laisser entendre au régime de Pyongyang que la discussion sera facile.

Le président américain Donald Trump et le président nord-coréen Kim Jong Un sur un écran de télévision, le 11 juin 2018 à Séoul, à la veille de leur rencontre historique.

Le président américain Donald Trump et le président nord-coréen Kim Jong Un sur un écran de télévision, le 11 juin 2018 à Séoul, à la veille de leur rencontre historique.

afp.com/Jung Yeon-je

Après les tentatives de discussion avortées de Bill Clinton et de George W. Bush, Trump veut être le premier président depuis l’armistice en Corée, en 1953, à se retrouver en tête à tête avec le pire ennemi de l’Amérique. Un deal, peut-être, mais sûrement pas une ligne diplomatique. Au moyen du dossier ultra-sensible qu’est le cas nord-coréen, le président businessman cherche un succès d’image qui, selon lui, fera date et portera son empreinte. Il n’y a pas pour autant de vision dans cette démarche, qui se soldera au mieux par un long processus de négociations.

Pour la Maison Blanche, d’une manière ou d’une autre, l’essentiel est que le mot « dénucléarisation » figure quelque part dans un engagement souscrit par Pyongyang. Or, du point de vue de Kim Jong-Un, la « dénucléarisation » renvoie à une définition assez vague, qui peut désigner un processus à très long terme. Pour Pyongyang, comme l’explique l’expert Bruno Tertrais, directeur adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique, si un jour tous les pays qui disposent de la bombe en venaient à se dénucléariser, alors la Corée du Nord en ferait de même. La nuance est de taille….

Trump ou Kim, qui est le plus imprévisible?

Trump a été mis en garde à ce sujet par ses meilleurs conseillers ; mais il a un besoin impératif de prouver ses talents de négociateur sur la base de la seule méthode qu’il connaisse et reconnaisse : la pression maximale. Alors que Kim Jong-Un, lui, a en partie remporté son pari intérieur en obtenant de discuter d’égal à égal avec le président américain. Entre ces deux hommes, qui n’ont en commun que le goût d’une coiffure farfelue, cauchemar capillaire dont dépend le sort de la planète, peut-on réellement s’attendre à l’amorce d’un processus de dialogue ? La question vaut au monde entier ce paradoxe : depuis des décennies, c’étaient les dirigeants coréens qui demeuraient indécryptables, désormais, c’est Donald Trump qui s’avère imprévisible.

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Rencontre Donald Trump-Xi Jinping : les 5 phrases qui hérissent Pékin https://www.coupdegriffeactu.com/2017/04/10/rencontre-donald-trump-xi-jinping-les-5-phrases-qui-herissent-pekin/ https://www.coupdegriffeactu.com/2017/04/10/rencontre-donald-trump-xi-jinping-les-5-phrases-qui-herissent-pekin/#respond Mon, 10 Apr 2017 00:33:16 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=5175  

DOLNAD-TRUMPresident © Malick MBOW
DOLNAD-TRUMPresident © Malick MBOW
Xi Jinping © Malick MBOW
Xi Jinping © Malick MBOW

Le président chinois est reçu jeudi et vendredi dans la luxueuse villa de son homologue américain en Floride. Une rencontre cruciale pour le rapprochement entre les deux puissances. Mais depuis des années, Donald Trump et certains de ses proches ont fait de la Chine l’une de leurs cibles préférées.

1/ «La Chine décidera de nous aider ou pas avec la Corée du Nord (…) S’ils ne le font pas, ce ne sera bon pour personne», a déclaré dimanche le président américain dans le Financial Times. À la question de savoir si les États-Unis pourraient agir sans l’aide de Pékin, il a répondu: «Absolument».

2/ «La réunion avec la Chine la semaine prochaine sera très difficile car nous ne pouvons pas continuer à avoir des déficits (commerciaux) énormes», a lancé le président jeudi dernier sur Twitter.

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Donald J. Trump 

✔@realDonaldTrump

The meeting next week with China will be a very difficult one in that we can no longer have massive trade deficits…

Il a entre-temps demandé à son administration de recenser les pays qui «trichent» avec les règles en place en matière de commerce mondial… sans donner de précisions sur les pays qui pourraient être concernés. Le milliardaire avait déjà qualifié les Chinois d’«ennemis» des Américains sur le plan économique en 2011, lors d’une interview sur CNN. «Ce ne sont pas des gens qui comprennent la gentillesse», avait-il ajouté.

3/ «Nous allons devoir envoyer un signal clair à la Chine, pour lui signifier que les constructions sur les îles (contestées) doivent cesser, et ensuite, que son accès à ces îles ne sera plus permis», a déclaré mi-janvier celui qui s’apprêtait à devenir secrétaire d’État, Rex Tillerson, devant le Sénat américain.

4/ «Est-ce que la Chine nous a demandé si c’était OK de dévaluer sa monnaie (…), de taxer lourdement nos produits ou de construire une énorme base militaire en pleine mer de Chine? Je ne crois pas!», a réagi sur Twitter le président américain, pour balayer les critiques venues de Pékin après son entretien téléphonique avec la présidente de Taïwan, Tsai Ing-wen.

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Donald J. Trump 

✔@realDonaldTrump

The President of Taiwan CALLED ME today to wish me congratulations on winning the Presidency. Thank you!

01:44 – 3 Dec 2016

 

 

their country (the U.S. doesn’t tax them) or to build a massive military complex in the middle of the South China Sea? I don’t think so!

23:30 – 4 Dec 2016

Le président américain avait expliqué en décembre sur la chaîne Fox qu’il aurait été insultant de pas répondre à l’appel de Tsai Ing-wen qui voulait le féliciter pour sa victoire: «Je ne sais pas pourquoi nous devons être liés à une politique d’une ‘Seule Chine’, à moins que nous passions un accord avec la Chine pour obtenir d’autres choses, y compris sur le commerce», avait-il ajouté. Il est depuis revenu sur ses propos, assurant à son homologue chinois, que les États-Unis respecteraient le principe de la «Chine unique».

5/ «Le concept de réchauffement climatique a été inventé par et pour les Chinois dans le but de rendre l’industrie américaine non compétitive», a lancé le milliardaire sur son réseau social préféré en novembre 2012, bien avant de participer à la campagne présidentielle de 2016.

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