Notice: Function _load_textdomain_just_in_time was called incorrectly. Translation loading for the post-carousel domain was triggered too early. This is usually an indicator for some code in the plugin or theme running too early. Translations should be loaded at the init action or later. Please see Debugging in WordPress for more information. (This message was added in version 6.7.0.) in /home2/coupdy5p/public_html/wp-includes/functions.php on line 6131

Notice: Function _load_textdomain_just_in_time was called incorrectly. Translation loading for the antispam-bee domain was triggered too early. This is usually an indicator for some code in the plugin or theme running too early. Translations should be loaded at the init action or later. Please see Debugging in WordPress for more information. (This message was added in version 6.7.0.) in /home2/coupdy5p/public_html/wp-includes/functions.php on line 6131

Warning: Cannot modify header information - headers already sent by (output started at /home2/coupdy5p/public_html/wp-includes/functions.php:6131) in /home2/coupdy5p/public_html/wp-includes/feed-rss2.php on line 8
Programme – Coup de Griffe actu https://www.coupdegriffeactu.com Musée Virtuel Sun, 29 Apr 2018 22:39:48 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 En un an, Macron a déjà accompli plus que tous ses prédécesseurs https://www.coupdegriffeactu.com/2018/04/29/en-un-an-macron-a-deja-accompli-plus-que-tous-ses-predecesseurs/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/04/29/en-un-an-macron-a-deja-accompli-plus-que-tous-ses-predecesseurs/#respond Sun, 29 Apr 2018 22:39:48 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=7876 Interview
Emmanuel MACRON – © Malick MBOW

Volonté et courage, voici les qualités d’Emmanuel Macron et comment, en un an, il a transcendé l’image dégradée de la France.

Jérôme Dubus Conseiller de Paris du 17ème, LREM

 

POOL NEW / REUTERS

 

.

« Ce soir vous l’avez emporté, la France l’a emporté »

Nous étions le 7 mai 2017, peu avant 23 heures et c’est par ces quelques mots, si simples et pourtant si forts de sens, que le Président de la République, fraîchement élu au terme d’une campagne aussi dure qu’exaltante, s’adressa à la Nation. Ce soir-là, Emmanuel Macron nous démontra à tous que l’audace française, cette combinaison si subtile et si unique de conviction, de force et d’espérance, avait triomphé et le pourrait toujours. Seulement, nous n’étions qu’au début du chemin. Sans fard et en toute transparence, il nous dit : la tâche, qui nous attendait, serait immense.

Et elle le fût, car il s’agissait – et il s’agit encore – de rendre à la France un rayonnement dont elle n’avait plus joui depuis des décennies. L’attente des Français était particulièrement forte: ils avaient choisi la « révolution » face au statu quo et aux conservatismes.

Tout l’enjeu n’est donc pas de regarder vers le passé, mais bien au contraire, de construire ensemble nos lendemains, de bâtir une France nouvelle, ouverte sur le monde et sur son époque. Il s’agit de faire le pari de l’individu, de sa volonté de réussir et du respect du risque d’innover, de la capacité à se dépasser, à retrouver cette exception française longtemps admirée et depuis 30 ans délaissée.

L’économiste Georges Elgozy déclarait qu’ « un problème politique est un problème économique sans solution ». Le Président l’a compris. Alors, il a agi et vite. Plafonnement des indemnités prud’homales, réduction des délais de recours, possibilité de négocier sans syndicat, fusion des instances représentatives du personnel… Voici notamment par quels biais le Gouvernement est parti à l’assaut, dès l’été 2017, d’un totem, que tous disaient pourtant inoxydable : le Code du Travail. L’objectif avoué n’était ni plus ni moins que de remettre en phase liberté de gestion et progrès économique, technique et social. Et cet objectif sera atteint en 2018.

Cette conviction profonde que la réussite individuelle n’a plus à être pointée du doigt, mais au contraire accompagnée, soutenue et célébrée, est la marque de cette nouvelle ère politique. En matière d’éducation, par exemple, la limitation des effectifs des classes de CP dans les zones REP+ et une meilleure orientation universitaire sont deux facettes d’un même puissant message : chacun, peu importe son origine, peu importe son vécu, peut réussir, s’il en a la volonté, le courage et si la société y contribue.

Oui, volonté et courage, voici les qualités d’Emmanuel Macron et comment, en un an, il a transcendé l’image dégradée de la France. Après tout, il en fallut de la volonté et du courage pour instaurer une « flat tax » de 30 % sur les revenus du capital. Il en fallut aussi pour se rendre en visite d’état chez Donald Trump, sans rien renier de nos désaccords de fond sur les taxes douanières sur l’acier et l’aluminium, le nucléaire iranien ou encore les engagements de la COP21. Il en fallut encore davantage pour tenir tête à Vladimir Poutine et répondre sans attendre à l’emploi d’armes chimiques par son allié syrien. Il en fallut même pour obtenir de l’Union Européenne le durcissement du statut des travailleurs détachés. Bref, il en fallut pour rendre à la France son statut pluriséculaire de puissance mondiale.

Et pourtant, même si tant a déjà été accompli, nous ne sommes qu’au début de cette ère nouvelle. Le nombre inédit de réformes engagées en témoigne et nous promet des lendemains nouveaux. SNCF, formation professionnelle, meilleure orientation à l’université, retraites, droit d’asile, institutions… Tous ces enjeux d’aujourd’hui, le Président s’était engagé hier à les guider vers plus de pragmatisme et plus de justice. L’heure est ainsi désormais aux actes et tant pis si les forces du passé s’agitent dans ce qu’elles voient comme une lutte pour leur survie. Ce conflit entre le nouveau et l’ancien monde, entre l’audace française et le dernier sursaut d’orgueil des conservatismes, il faudra le gagner et il sera gagné, car il en va de l’avenir de la France et des Français, de notre avenir commun.

En somme, en l’espace de près d’un an, le Président Macron a déjà accompli tellement plus que tous ses prédécesseurs. Et même si la route reste longue et sinueuse, la démonstration de sa conviction inflexible et impérieuse témoigne que notre choix de croire en lui fut le bon. L’espérance était « le premier risque, le risque des risques », elle sera désormais la clé de notre sursaut.

]]>
https://www.coupdegriffeactu.com/2018/04/29/en-un-an-macron-a-deja-accompli-plus-que-tous-ses-predecesseurs/feed/ 0
Financement du Partenariat Mondial pour l’Éducation : 2, 3 milliards de dollars récoltés pour 2018-2020   https://www.coupdegriffeactu.com/2018/02/02/financement-du-partenariat-mondial-pour-leducation-2-3-milliards-de-dollars-recoltes-pour-2018-2020/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/02/02/financement-du-partenariat-mondial-pour-leducation-2-3-milliards-de-dollars-recoltes-pour-2018-2020/#respond Fri, 02 Feb 2018 22:27:18 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=6899 https://www.youtube.com/watch?time_continue=4&v=YfJHTm70CsY

https://www.youtube.com/watch?v=IZz52bKOTi0

https://www.youtube.com/watch?v=HiBWhykzxaE

Rihanna © Malick MBOW
Rihanna © Malick MBOW
Macky SALL 2017 © Malick MBOW
Macky SALL 2017 © Malick MBOW

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=JsQv8dLzpHc

 

le Vendredi 2 Février 2018

 La somme de 2, 3 milliards de dollars a été récoltée pour la période 2018-2020 au sortir de la Conférence de Financement du Partenariat Mondial pour l’Éducation, qui avait d’ailleurs pour thème : « Un investissement pour l’avenir ».

« En tenant cette troisième conférence pour la reconstitution des fonds pour le Partenariat Mondial pour l’Éducation, nous voulons soutenir et aider des millions d’enfants à aller à l’école. Depuis sa création en 2002, seul fonds international entièrement dédié à l’éducation intervient dans beaucoup de pays en développement pour y pour bâtir des systèmes éducatifs viables et performants. Nous voulons porter à un niveau supérieur cet  élan solidaire de responsabilité », a déclaré le Président Macky Sall lors de son discours devant le Président français Emmanuel Macron et la star américaine Rihanna.

Rappelons que cette conférence de Financement du Partenariat Mondial pour l’Éducation (présidée par les Présidents Macky Sall et Emmanuel Macron cherche à mobiliser 3,1 milliards de dollars pour la période allant de 2018 à 2020. Cette mirobolante somme sera destinée à soutenir l’éducation de 870 millions d’enfants dans 89 pays en développement dans lesquels vivent 78% des enfants non scolarisés dans le monde.

Il y a actuellement 264 millions d’enfants et de jeunes non scolarisés dans le monde, et six enfants sur dix, soit 617 millions, sont scolarisés.

Safietou Nam Leral.net

]]>
https://www.coupdegriffeactu.com/2018/02/02/financement-du-partenariat-mondial-pour-leducation-2-3-milliards-de-dollars-recoltes-pour-2018-2020/feed/ 0
Emmanuel Macron ne croit pas aux « 100 jours » de début de mandat (mais donne quand même son programme) https://www.coupdegriffeactu.com/2017/04/10/emmanuel-macron-ne-croit-pas-aux-100-jours-de-debut-de-mandat-mais-donne-quand-meme-son-programme/ https://www.coupdegriffeactu.com/2017/04/10/emmanuel-macron-ne-croit-pas-aux-100-jours-de-debut-de-mandat-mais-donne-quand-meme-son-programme/#respond Mon, 10 Apr 2017 00:40:19 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=5177

Emmanuel MACRON © Malick MBOW
Emmanuel MACRON © Malick MBOW

Jade Toussay,Le Huffington Post il y a 17 heure

]]>
https://www.coupdegriffeactu.com/2017/04/10/emmanuel-macron-ne-croit-pas-aux-100-jours-de-debut-de-mandat-mais-donne-quand-meme-son-programme/feed/ 0
Le gigantesque projet de l’Arabie saoudite pour attirer les touristes https://www.coupdegriffeactu.com/2017/04/09/le-gigantesque-projet-de-larabie-saoudite-pour-attirer-les-touristes/ https://www.coupdegriffeactu.com/2017/04/09/le-gigantesque-projet-de-larabie-saoudite-pour-attirer-les-touristes/#comments Sun, 09 Apr 2017 19:16:59 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=5161  

Salman Al-SAOUD - © Malick MBOW
Salman Al-SAOUD – © Malick MBOW

08/04/2017

 

Le pays va lancer en 2018 la construction d’une ville trois fois plus grande que Paris, et consacrée uniquement au divertissement.

L’Arabie saoudite va lancer en 2018 la construction d’une gigantesque cité de divertissements grâce à des investissements locaux et étrangers, dans le cadre des projets de diversification de son économie.

La zone, située au sud-ouest de la capitale saoudienne Ryad, accueillera « la plus grande ville culturelle, sportive et de divertissement du royaume (…), a ainsi affirmé ce vendredi le fils du roi et ministre de la Défense Mohammed ben Salmane, cité par l’agence de presse officielle Spa.

Considérée comme unique en son genre dans le monde, elle aura une superficie de 334 km² », a-t-il ajouté, soit environ trois fois celle de Paris. La ville offrira « des activités de qualité soigneusement choisies », dont un parcours de safari et un gigantesque parc d’attractions. Elle accueillera également des compétitions sportives et des courses automobiles. Elle comprendra également des restaurants et des hôtels pour attirer les touristes dans ce qu’il a qualifié de « capitale des aventures futuristes ».

]]>
https://www.coupdegriffeactu.com/2017/04/09/le-gigantesque-projet-de-larabie-saoudite-pour-attirer-les-touristes/feed/ 9
Les propositions pour l’Afrique des candidats à la présidentielle française https://www.coupdegriffeactu.com/2017/04/08/les-propositions-pour-lafrique-des-candidats-a-la-presidentielle-francaise/ https://www.coupdegriffeactu.com/2017/04/08/les-propositions-pour-lafrique-des-candidats-a-la-presidentielle-francaise/#comments Sat, 08 Apr 2017 00:42:06 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=5145
Emmanuel MACRON - © Malick MBOW
Emmanuel MACRON – © Malick MBOW

  • Source: : RFI | Le 07 avril, 2017

content_image

Photos © AFP/Joël Saget

A un mois du premier tour de l’élection présidentielle française, RFI donne la parole à tous les candidats et à leurs équipes : quelles sont les propositions des prétendants à l’Elysée concernant l’Afrique ? Panorama.

Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière), 47 ans

Pour Lutte ouvrière, « les travailleurs africains et français partagent les mêmes combats », car « ce sont bien souvent les mêmes exploiteurs que l’on trouve de part et d’autres de la Méditerranée. » L’objectif du mouvement est de permettre l’union des travailleurs autour d’une condition commune plutôt qu’autour d’une langue ou d’une nationalité, avec pour objectif de « mettre fin au capitalisme et à sa forme de domination actuelle : l’impérialisme », explique le responsable de l’équipe de campagne de Nathalie Arthaud, Pierre Royan.

Un impérialisme « qui prend pour nom hypocrite la francophonie », explique-t-on à Lutte ouvrière. Un impérialisme qui compte parmi ses instruments le franc CFA, une « monnaie de dominés […] contrôlée par la bourgeoisie française », selon Nathalie Arthaud. Si elle juge la suppression du franc CFA souhaitable, elle estime toutefois que cela ne suffira pas à libérer les Africains de leur exploitation.

Selon Lutte ouvrière, il faut stopper toutes les interventions militaires françaises en Afrique. « Chaque intervention suscite un chaos », et le terrorisme est le « fruit pourri » qu’elles ont produit, affirme Pierre Royan. Le mouvement de Nathalie Arthaud a aussi pour ambition de mettre fin au « pillage » du continent par les grandes entreprises françaises. Lutte ouvrière ne veut apporter « aucun soutien aux gouvernements africains qui ont été au service de la bourgeoisie française », et soutient « toutes les expropriations des capitalistes français présents en Afrique par les travailleurs d’Afrique. » Pierre Royan déplore que « la richesse des sous-sols de l’Afrique [fasse] sa pauvreté », et affirme qu’il faut redonner aux travailleurs africains les moyens de leur développement.

François Asselineau (Union populaire républicaine), 59 ans

S’il explique vouloir mettre fin à la Françafrique et permettre le développement d’une « ère de coopération égalitaire avec les pays d’Afrique », François Asselineau concède  que ces questions ne sont pas au centre de son programme. Et ce même si c’est « un continent qui lui est cher et qu’il aimerait connaître plus », souffle-t-on à l’UPR. Evoquant les « drames de la colonisation », le candidat souverainiste affirme vouloir mettre un terme à ces relations de type néocolonial, « où certains dirigeants africains sont traités par Paris […] comme des vassaux ». Si des pays veulent sortir du franc CFA, la France pourra les aider, promet François Asselineau.

Le candidat du Frexit déplore que la participation de la France dans l’Union européenne et sa proximité avec les Etats-Unis l’éloignent de l’Afrique. « Plus on construit l’Europe, plus on détruit la France. Mais plus on détruit aussi les liens d’amitié, de coopération qu’on avait avec l’Afrique. » Le patron de l’UPR mise gros sur la francophonie. Au point 165 de son programme, il dit vouloir créer un Parlement des Etats francophones, qui siègerait à Paris. « Si les Etats africains sont d’accord, on pourrait créer un parlement qui pourrait nous permettre de définir une position commune des Etats de la francophonie sur les grands sujets internationaux, par exemple sur le système financier international, sur les échanges Nord-Sud, sur le système monétaire international… »

Concernant les interventions françaises, à l’UPR, on explique qu’il faut qu’elles se déroulent « dans le cadre de la légalité internationale », c’est-à-dire uniquement si elles sont demandées par les pays eux-mêmes ou réalisées avec l’aval des Nations unies. Enfin à propos des entreprises françaises présentes en Afrique, l’Union populaire républicaine préfère voir des grands groupes tricolores que l’ « Américafrique » ou la « Chinafrique », même si cela ne doit pas empêcher d’œuvrer à « un meilleur partage des richesses ».

Jacques Cheminade (Solidarité et progrès), 75 ans

« Libérer l’Afrique de l’occupation financière, et permettre le codéveloppement. » Tels sont les maîtres mots du programme de Solidarité et progrès pour le continent, selon Sébastien Périmony, président et responsable Afrique du parti. Si Jacques Cheminade était élu, il créerait « un ministère de la Coopération, du Codéveloppement et de l’Intégration », notamment tourné vers le continent. Autres objectifs : mettre fin à la « curatelle financière » et sortir du CFA (dans la foulée de la France, qui sortirait de l’euro) ; s’éloigner du Fonds monétaire international (FMI), de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), et des traités avec l’Union européenne ; créer des banques nationales, annuler les dettes « illégitimes »…

Jacques Cheminade prévoit de « jeter la Françafrique à la rivière ». Pour lui, la France, en coopérant notamment avec la Chine, doit permettre aux pays africains de « regagner leur souveraineté », explique Sébastien Périmony. Par exemple en lançant de « grands projets d’infrastructure à l’échelle panafricaine » (revivification du lac Tchad, achèvement du canal de Jonglei, au Soudan…). Ou encore en se dotant de « centrales nucléaires de 4e génération », développe le président de Solidarité et progrès.

Pour mener à bien ces objectifs, « les armées africaines, avec l’aide de nos soldats et de nos ingénieurs civils et militaires, devront être mobilisées pour construire des voies ferrées, des routes, des ponts et des ports », détaille le programme de Jacques Cheminade. Son monsieur Afrique précise que ce recours à l’armée serait transitoire, et qu’il dépendrait d’abord de la pacification des régions. L’intervention militaire française ? « Pour faire face au terrorisme, oui, quand c’est utile », conclut Sébastien Périmony avec pragmatisme.

Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France !), 57 ans

Sur son site, le candidat place en quatrième position l’idée d’un « grand partenariat entre la France et l’Afrique ». Idée phare : créer une organisation des pays exportateurs de denrées agricoles, pour réduire l’instabilité des prix de ces matières premières, sur le modèle de l’Opep. Le patron de Debout la France ! veut aussi soutenir les marchés communs comme l’UEMOA et la Cemac en permettant aux pays qui en sont membres de protéger leurs économies. Selon lui, le franc CFA doit changer de nom, mais rester sous le contrôle du Trésor français. Sous l’égide de l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), Nicolas Dupont-Aignan souhaite lancer un « plan Marshall pour stimuler les investissements agricoles. »

Le responsable des questions africaines du candidat de Debout la France !, Henri Temple, place le « codéveloppement » au centre de la stratégie de Nicolas Dupont-Aignan. Premier objectif : permettre aux pays africains de transformer les matières premières qu’ils produisent. « Sauver le secteur primaire, pour créer ensuite un secteur secondaire […] Le reste viendra progressivement », explique Henri Temple. Ayant travaillé 35 ans en Afrique, il estime que le continent « a droit à une certaine énergie nucléaire, et puis à un développement du solaire ». Le problème ? La taille de l’Afrique : « Il faudra trouver des formes d’énergies avec un rayon d’action local. »

Par ailleurs, « il doit y avoir un maintien des troupes françaises en Afrique, tant qu’on n’a pas mis en place les conditions d’une paix durable », explique Henri Temple. Les pays francophones sont les premiers concernés par les projets africains de Debout la France ! « On est dans le même fuseau horaire, on parle la même langue, on a la même culture. On a fait un bout de chemin ensemble, de 1890 à 1960. Il y a des mariages interraciaux en quantité. Il y a des Africains en France, il y a des Français en Afrique », poursuit Henri Temple. « C’est ce que j’appelle une petite communauté de destin, nous sommes liés. » Et de résumer le propos : « On est passé du colonialisme au paternalisme, il faut maintenant aller vers le fraternalisme. »

François Fillon (Les Républicains), 63 ans

La Françafrique ? « C’est un peu un fantasme aujourd’hui », affirme François Fillon à RFI. Si le candidat du parti de droite Les Républicains (LR) accable François Hollande sur sa politique russe ou syrienne, il l’épargne sur sa politique africaine et ne lui reproche pas de faire ou défaire les régimes d’Afrique francophone. Est-ce parce qu’à l’époque où il était Premier ministre, entre mai 2007 et mai 2012, François Fillon a cautionné des pratiques plus ou moins avouables ? Est-ce ainsi parce qu’en août-septembre 2009, son gouvernement, sous l’impulsion du président Nicolas Sarkozy, a soutenu ouvertement la première élection très controversée d’Ali Bongo à la présidence du Gabon ? En tout cas, aujourd’hui, le candidat Fillon veut tourner la page. Dès septembre dernier, au lendemain de la réélection très décriée d’Ali Bongo, il a déclaré : « Le sentiment qu’on a, c’est que le président Bongo n’a pas gagné cette élection. » Et aujourd’hui, sur RFI, le candidat de LR récidive en ajoutant : « La France ne doit pas soutenir des pratiques antidémocratiques et venir au secours de dirigeants africains qui manipulent les élections. »

Mais tout de même, le candidat de LR ne se compromet-il pas avec de grandes figures de la Françafrique en acceptant des costumes de luxe offerts par l’avocat Robert Bourgi ? « On attribue à ce pauvre Robert Bourgi des pouvoirs qu’il n’a pas, réplique l’ancien Premier ministre français sur RFI. C’est un monsieur d’un certain âge qui a reçu la légion d’honneur sur la proposition d’un des plus ardents soutiens aujourd’hui d’Emmanuel Macron, l’ancien ministre [de Jacques Chirac] Renaud Dutreil. » Une pique contre le candidat Macron ! François Fillon parle des « pouvoirs [que] n’a pas » Robert Bourgi, mais il aurait pu parler des pouvoirs « que n’a plus » l’avocat. Longtemps, maître Bourgi a été le très influent conseiller d’Omar Bongo. Depuis qu’Ali Bongo a succédé à son père, il est vrai que l’avocat parisien natif de Dakar n’est plus en cour à Libreville et qu’il soutient l’opposition gabonaise. D’ailleurs, c’est par l’entremise de maître Bourgi que François Fillon a déjeuné, en juillet dernier près de son fief de Sablé-sur-Sarthe, avec Jean Ping, le n°1 de l’opposition gabonaise.

Le gaulliste François Fillon reste-t-il attaché au franc CFA, l’un des totems de la Françafrique ? Apparemment, non. « C’est une question qui doit être traitée par les Africains, affirme l’ancien Premier ministre sur RFI. La France ne tire aucun avantage de cette affaire du CFA. La question qui est posée, c’est : « Est-ce que c’est un élément de stabilité qui protège les économies des pays africains, ou non ? » C’est une discussion qui doit s’engager avec les pays africains et, pour ma part, je suis ouvert à toutes les solutions. » Pas de tabou sur le franc CFA ? « Non, aucun. »

En clair, le candidat de LR bouge sur la Françafrique. En revanche, il ne change pas d’avis sur la question coloniale. Aux antipodes d’Emmanuel Macron, François Fillon affirme sur RFI : « Je suis contre toutes ces manifestations de repentance qui font croire que la France aurait une responsabilité unique par rapport à la colonisation, alors que toutes les civilisations ont pratiqué la colonisation depuis le début de l’histoire. » En mai 2009, lors d’une visite officielle à Yaoundé, le Premier ministre François Fillon avait affirmé que les crimes coloniaux attribués à l’armée française au Cameroun étaient une « pure invention ». Ces dernières années, plusieurs livres-enquêtes, notamment La guerre du Cameroun (1), ont montré au contraire qu’il existait des preuves accablantes contre l’armée française. « Que les historiens fassent leur travail », concède aujourd’hui François Fillon sur RFI. Mais le candidat de LR ajoute : « Je n’accepte pas qu’on fasse porter à la France d’aujourd’hui des responsabilités qui ne sont pas les siennes, car le résultat de tout cela, c’est qu’on donne à la jeunesse française une image détestable de l’histoire de son pays. Et un peuple qui ne s’aime pas est un peuple qui ne peut pas avoir d’avenir. »

Benoît Hamon (Parti socialiste), 49 ans

« Je remercie mes parents et l’Afrique de m’avoir appris que la fraternité peut être aussi simple que les jeux d’enfants que nous avions à l’école », a lancé Benoît Hamon, qui a grandi à Dakar, lors de son discours de Bercy. Lui, qui promet dans son programme que « la France accompagnera les transitions avec nos partenaires d’Afrique, en Méditerranée et au Sahel », veut porter les subventions pour l’aide au développement à un milliard d’euros en 2020 (soit 0,7% du revenu national brut, deux fois plus qu’actuellement).

Benoît Hamon décrit la nécessité d’appuyer les interventions militaires françaises sur « les partenaires européens et régionaux concernés ». Dans un entretien au journal Libération, Pouria Amirshahi, le responsable des questions internationales de l’équipe Hamon, précise que ces interventions peuvent se justifier « jusqu’à ce que les armées africaines soient en situation d’assurer elles-mêmes leur propre sécurité. » Le député Amirshahi ajoute que « La France n’est pas le gendarme de l’Afrique ». Dans le programme de Benoît Hamon on peut aussi lire que « au-delà des interventions, notre diplomatie déploiera une action politique et civile déterminée et efficace ».

En janvier, dans un entretien à RFI, le député des Yvelines a noté que les conflits que fuient les populations migrantes « ne sont pas étrangers à des choix politiques qui sont ceux de l’Occident », d’où sa volonté d’instaurer un « visa humanitaire » pour les populations fuyant la guerre. Autre facilité que souhaite créer Benoît Hamon, un « visa francophone pour les étudiants, les chercheurs, les chefs d’entreprise et les artistes », qui permettrait selon lui de « cultiver le sentiment d’appartenance à la francophonie ».

 

Jean Lassalle (Resistons !), 61 ans

L’objectif du député pyrénéen est de conclure avec les pays africains des traités « équilibrés », qui « excluront le pillage et le détournement » des ressources. Selon son programme, Jean Lassalle souhaite aussi « mettre fin à la supervision du franc CFA par le Trésor ». Déplorant que l’Afrique ait été « sacrifiée sur l’autel des ventes d’armes et du pétrole », il regrette, dans une note consacrée aux relations entre la France et le continent, que « le malheur pousse sur les routes de l’exil des millions d’hommes, de femmes et d’enfants. Comme jadis nos montagnes se vidaient de leurs forces vives pour grossir le prolétariat des villes. »

Pour permettre le développement du continent, le fils de berger explique, dans une interview au journal Ouest-France, qu’il faut privilégier les énergies renouvelables : « Sauver l’Afrique, c’est aider cette population à apprivoiser le soleil. » Parmi les autres infrastructures à développer en priorité, il y a, selon lui, les télécommunications, afin de faciliter les relations culturelles et économiques entre les pays.

Le président de l’Association des populations des montagnes du monde (APMM) place la francophonie au cœur de son projet, car il estime que le français doit permettre de « remettre notre diplomatie au premier plan ». Jean Lassalle rappelle aussi que « notre langue, partagée avec les pays francophones, entretient un cousinage culturel précieux. Nous devons demain redevenir des partenaires et des alliés, dans un même dessein enfin appaisé. »

Marine Le Pen (Front national), 48 ans

A priori, le programme de Marine Le Pen n’est pas très séduisant pour les partenaires africains de la France. Le Front national (FN) souhaite abolir la binationalité pour les Africains (et pas pour les Européens). Il veut aussi interdire toute régularisation des sans-papiers et, en attendant leur expulsion, entend mettre fin à l’école gratuite pour leurs enfants. A un pays comme le Mali, qui, pour l’instant, ne veut pas signer avec l’Union européenne un accord de réadmission des migrants en situation irrégulière, Louis Aliot, le vice-président du FN, adresse un message musclé : « Sans l’opération Serval, il n’y aurait plus de Mali aujourd’hui. L’aide militaire de la France, c’est donnant donnant. Les Maliens ne peuvent pas avoir le beurre et l’argent du beurre. »

Pourtant, depuis quelques semaines, la candidate du FN tente une offensive de charme sur le continent africain. Le 21 mars, elle a été reçue par le président Idriss Déby dans sa résidence privée d’Amdjarass, dans le nord-est du Tchad. Jamais encore, elle n’avait été invitée sur le continent par un chef d’Etat. A l’issue de cette rencontre, la fille du fondateur du FN a ironisé sur les gens qui la croient « raciste, xénophobe et islamophobe », et a remercié le président tchadien d’avoir « brisé les barrières de l’ignorance et de la stigmatisation médiatique dont [elle] fait l’objet, bien au-delà de la France ». Puis, dans un discours devant plusieurs députés tchadiens, elle a lancé : « S’il vous plaît, comprenez-moi. Le refus de l’immigration massive n’est pas le rejet et la haine de l’autre. C’est au contraire une gestion rigoureuse, partagée et équilibrée des flux migratoires entre nos deux continents. » La candidate française a promis que, si elle était élue, l’Afrique serait « la première des priorités internationales de la France ». Faisant de l’aide au développement une « question de sécurité nationale », elle s’est engagée à y consacrer plus de 16 milliards d’euros, soit 0,7% de la richesse nationale, d’ici la fin du quinquennat, et à recréer un ministère de la Coopération de plein exercice.

Pour plaire à ses interlocuteurs africains, Marine Le Pen fait souvent le procès de la Françafrique, qui est constituée, selon elle, de « réseaux de corruption criminels et néocolonialistes ». D’ailleurs, en sortant de son audience chez Idriss Déby, elle a lancé : « Je lui ai dit tout le mal que je pensais de la Françafrique. » Comme son père en son temps, la présidente du FN se veut l’avocate du courant afro-nationaliste et plaide pour le « chacun chez soi ». Elle pourfend la Cour pénale internationale et toute forme d’ingérence occidentale sur le continent. Et elle milite contre le franc CFA. En 2015, elle n’hésitait pas à dire que cette monnaie était « un drame pour les économies africaines ». Est-ce à cause de ses dernières rencontres en Afrique ? Aujourd’hui, elle modère son discours et déclare : « L’Afrique doit avoir sa propre monnaie. Pour ceux qui ont le franc CFA, c’est un inconvénient économique. »

Emmanuel Macron (En Marche !), 39 ans

En février dernier, lors d’un déplacement à Alger, Emmanuel Macron a fait le buzz en qualifiant la colonisation française de « barbarie » et de « crime contre l’humanité ». Jamais un homme politique français n’avait utilisé des termes aussi forts au sujet du passé colonial de la France. Réaction immédiate de François Fillon : «  C’est indigne d’un candidat à la présidence. » Quant à Marine Le Pen, elle a déclaré : « Le crime, c’est Emmanuel Macron qui vient de le commettre. » Au vu de ces réactions, et surtout de celles de la communauté des rapatriés d’Algérie et des harkis, le candidat d’En Marche ! a fait… marche arrière. Quelques jours plus tard, lors d’un meeting à Toulon, l’ancien ministre de l’Economie a gommé le terme « crime contre l’humanité » au profit du terme « crime contre l’humain ». Puis il a passé de longues minutes à demander « pardon » à ceux qui se sentaient visés. « Je suis désolé de vous avoir blessé, fait mal. Je ne voulais pas vous offenser », a-t-il lancé. Bref, en parlant de « crime contre l’humanité », Emmanuel Macron a commis une « maladresse », comme le concèdent ses porte-parole. Mais sur le fond, le candidat d’En Marche ! continue de vouloir regarder le passé de la France avec « lucidité » et n’hésite pas à s’engager sur le terrain miné de la repentance.

Est-ce à dire que le candidat « ni gauche ni droite » rejoint les courants de la gauche française qui ont une forte sensibilité anticolonialiste ? Pas si simple. Contrairement à ces mouvements de gauche, Emmanuel Macron ne souhaite pas qu’au nom de cette repentance coloniale, la France ouvre ses frontières à tous les migrants venus d’Afrique. « Je veux que nous ayons une stratégie française et européenne ambitieuse en terme d’aide publique au développement, déclare-t-il sur RFI, mais dans le cadre d’un dialogue exigeant avec les responsables africains. […] Nous devons avoir une demande de réciprocité sur le plan des réadmissions [des migrants en situation irrégulière]. » Dans une allusion claire au Mali, le candidat d’En Marche ! ajoute, toujours sur RFI : « On ne peut pas expliquer aujourd’hui à notre population [française] que [d’un côté] on est en train de stabiliser sur le plan militaire un pays, qu’on est en train de l’aider à développer ses propres infrastructures, que d’ailleurs il est bon pour lui que les gens reviennent et n’en partent pas, et que [de l’autre côté] on ne sait pas signer un accord de reconduite à la frontière et que, quand quelqu’un n’a pas de titre de séjour, il n’est pas réadmis sur le territoire [de son pays d’origine]. Cela, c’est un jeu de dupes dans lequel nous sommes depuis des années. »

Est-ce à cause de son jeune âge ? Emmanuel Macron aime dénoncer les « rémanences de la Françafrique ». Mais pour autant, il ne veut pas renverser la table. Faut-il supprimer le franc CFA ? « C’est un débat que les pays de la zone franc doivent conduire dans les deux zones concernées. Je n’ai pas à me prononcer pour eux. C’est un élément de stabilité que nous garantissons. Ce qui est vrai, c’est que cela crée de l’hétérogénéité, en particulier au sein de la Cedeao, où vous avez plusieurs cohabitations. En même temps, je pense que le choix leur est laissé », déclare sur RFI l’ancien ministre de l’Economie qui, une fois de plus, emploie la formule « en même temps » – ses adversaires politiques le surnomment « Monsieur en même temps » ou « l’homme qui veut ménager la chèvre et le chou ».

François Hollande a-t-il eu tort de rester silencieux après la réélection très controversée d’Ali Bongo au Gabon, en août dernier ? « Je ne suis pas là pour distribuer les bons et les mauvais points. Le président Hollande a-t-il eu une autre politique africaine durant ce quinquennat ? J’ai plutôt ce sentiment par rapport à ses prédécesseurs. Il me semble que l’élection de monsieur Bongo est pleine d’incertitudes et d’inconnues qui justifient un jugement circonstancié », affirme encore celui qui, il y a quinze ans, a fait un stage ENA de six mois à l’ambassade de France au Nigeria, sous la houlette de Jean-Marc Simon. A 39 ans, Emmanuel Macron semble connaitre tout l’art du langage diplomatique.

Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise), 65 ans

C’est au point 59 de son programme que sont posées les grandes lignes de sa politique africaine. Pour « lutter contre les causes des migrations », il faut « arrêter les guerres, les accords commerciaux qui détruisent les économies locales, et affronter le changement climatique. » Les interventions françaises en Afrique ? « Nos armées doivent avoir un rôle de maintien de la paix sous mandat de l’Onu », répond un responsable de la France insoumise au site Mondafrique.

Jean-Luc Mélenchon écrit dans son programme sa volonté d’ « en finir avec la Françafrique ». Outre sa volonté affichée – c’était déjà le cas en 2012 – de supprimer le franc CFA, l’ancien sénateur dit vouloir « respecter l’indépendance des États africains et la souveraineté des peuples en s’interdisant de se mêler des élections, et en réprimant les corrupteurs. »

En janvier 2016, Jean-Luc Mélenchon a promis que, s’il devenait président, il « [irait] chercher » le prisonnier Laurent Gbagbo pour le soustraire à la Cour pénale internationale (CPI). En novembre, le candidat de la France insoumise s’est aussi fait remarquer au Parlement européen en prenant le parti de l’opposant gabonais Jean Ping, suite à l’élection controversée d’Ali Bongo à la présidence : « Nous mettrions sur le même plan les tricheurs et ceux qui font l’objet de ces tricheries, et qui en sont victimes ? Nous appellerions à la paix alors que les violences sont le fait exclusif du gouvernement en place contre les partisans de Jean Ping ? », a-t-il demandé. Avant d’ajouter : « Mieux vaudrait que monsieur Gbagbo soit libéré et monsieur Bongo jugulé. »

Jean-Luc Mélenchon estime que la présence des entreprises françaises peut servir à faire pression sur les gouvernements. Le conseiller Afrique de Jean-Luc Mélenchon, Patrice Finel prend justement l’exemple du gouvernement d’Ali Bongo : « Il y a des sanctions économiques à l’échelle internationale qui sont plutôt faciles à prendre. Au Gabon, il y a le pétrole. Total étant une entreprise française, nous pouvons agir à l’aide de ce levier. » Une manière aussi de réduire « la puissance hégémonique des groupes ayant des comportements néocoloniaux », affirme Patrice Finel à nos confrères de Mondafrique.

Jean-Luc Mélenchon explique également vouloir « passer à la francophonie politique », c’est-à-dire « réorganiser les institutions de la francophonie en agissant pour son recentrage sur la défense, le rayonnement de la langue et son usage commun. » Le candidat de la France insoumise a plus largement à cœur de lutter contre la désertification du Sahel, ou d’aider à revivifier le bassin du lac Tchad pour tarir les flux migratoires. Selon lui, agir contre le dérèglement climatique nécessite un « transfert de technologies et une aide financière et matérielle à la transition dans les pays les plus vulnérables. »

Philippe Poutou (Nouveau Parti anticapitaliste), 50 ans

Première mesure phare du candidat d’extrême-gauche, le retrait total des troupes françaises présentes en Afrique. « Si on fait le bilan des interventions armées deux ou trois ans après, il n’y a pas de stabilité dans les pays où l’on est intervenu », déplore Léon Crémieux, en charge des questions internationales dans l’équipe de campagne de Philippe Poutou. « Nous refusons l’idée d’un rôle civilisateur de l’Europe en Afrique : ce ne sont pas des petits frères et nous ne sommes pas des grands frères. »

Pour rompre avec la politique africaine de la France « issue du colonialisme », le NPA envisage aussi de mettre un terme aux contrats des grandes entreprises françaises avec les Etats africains. Selon Léon Crémieux, ces accords sont illégaux et dépossèdent les pays de leurs richesses naturelles. Objectif de Philippe Poutou : nationaliser ces entreprises, et restituer aux Etats où elles étaient implantées les infrastructures qu’elles possédaient. « Paradoxalement, l’Afrique est le continent le plus riche du monde, du point de vue de ses ressources minières et pétrolières. Mais pour se développer, elle a besoin d’une indépendance économique réelle », estime Léon Crémieux.

Pour atteindre cette indépendance, le NPA veut annuler totalement la dette souveraine des pays africains auprès des banques françaises. Autre modalité d’action : une émancipation vis-à-vis du franc CFA, « entièrement dépendant de l’Union européenne », selon Léon Crémieux. Il explique que « si des régimes démocratiques demandent de l’aide, des partenariats, on ira. Mais d’abord il faut couper les liens néocoloniaux, qui sont une catastrophe humaine, économique, politique. » Et quant à l’idée de privilégier l’Afrique francophone, il conclut : « On ne veut pas faire table rase des cultures communes, de la langue. Mais on ne veut pas cultiver la francophonie comme un reste de l’empire colonial français. »

Auteur: RFI

]]>
https://www.coupdegriffeactu.com/2017/04/08/les-propositions-pour-lafrique-des-candidats-a-la-presidentielle-francaise/feed/ 1
Election présidentielle 2017 : nouvelle journée noire pour Fillon (dernier sondage, dernières infos) https://www.coupdegriffeactu.com/2017/03/15/election-presidentielle-2017-nouvelle-journee-noire-pour-fillon-dernier-sondage-dernieres-infos/ https://www.coupdegriffeactu.com/2017/03/15/election-presidentielle-2017-nouvelle-journee-noire-pour-fillon-dernier-sondage-dernieres-infos/#respond Wed, 15 Mar 2017 22:33:22 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=4917  

Emmanuel MACRON - © Malick MBOW
Emmanuel MACRON – © Malick MBOW
Francois FILLON © Malick MBOW
Francois FILLON © Malick MBOW
Marine Le Pen - © Malick MBOW
Marine Le Pen – © Malick MBOW
 Benoit HANON © Malick MBOW
Benoit HANON © Malick MBOW
Jean Luc MELENCHON - © Malick MBOW
Jean Luc MELENCHON – © Malick MBOW

Benoit Deshayes, Mis à jour le 15/03/17 21:46

Linternaute.com

PRESIDENTIELLE 2017 – L’élection présidentielle aura lieu les 23 avril et 7 mai 2017 (dates officielles). Le résultat de cette présidentielle pourrait se jouer dans un duel entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron…

SOMMAIRE

Suivez l’actualité de l’élection avec le dernier sondage de la présidentielle 2017, les infos clés des dernières 24 heures et des points quotidiens sur les principaux temps forts de la campagne.

21:46

Après les socialistes, Emmanuel Macron s’offre le soutien d’un premier parlementaire LR. Le sénateur Les Républicains Jean-Baptiste Lemoyne est le premier à se rallier à la cause du leader d’En Marche ! Il a annoncé son soutien à celui qu’il considère comme le « seul candidat d’une alternance crédible » ce mercredi, rapporte Le Figaro. Pour lui, cette dernière serait « devenue impossible avec François Fillon ». « François Fillon a repris sa parole en restant candidat malgré sa mise en examen, moi je reprends ma liberté parce que je constate combien le reniement de la parole politique nous porte préjudice », a-t-il décrété.

19:57

François Fillon mis en examen, François Mitterrand l’était aussi. Selon le JDD, François Fillon ne serait pas le premier candidat à une élection présidentielle à être mis en examen pendant la campagne.  « François Mitterrand a été mis en examen en 1965, 1974. Il l’est d’ailleurs toujours en 1981 quand il est élu Président. Il est mis en examen pour outrage à magistrat dans l’affaire de l’Observatoire et cela ne l’a pas empêché ni d’être candidat, ni d’être élu », a affirmé mardi soir Gérard Longuet à BFM TV, comme pour dédramatiser l’affaire Fillon. À l’époque, le jargon n’était pas le même, on disait « inculpé ». Et si François Mitterrand est bien mis en examen en 1959 pour outrage à magistrat dans l’affaire dite de l’Observatoire, et toujours inculpé dans ce même dossier lors de la campagne en 1965, « aucun acte de procédure [n’avait alors eu] lieu depuis longtemps », constate le JDD. De même, en août 1979, c’est pour sa participation à une émission d’une radio pirate que l’ex-président est inculpé. Les deux situations sont donc loin d’être tout à fait similaires. François Fillon est lui accusé d’enrichissement personnel.

NOTIFICATIONS

Recevez une notification dès qu’un article est publié sur les sujets en relation avec :

Haut du formulaire

  • François Hollande

Bas du formulaire

Sondage : Macron reprend du poil de la bête

18:00

Sondages présidentielle 2017 (toutes les enquêtes). Découvrez ci-dessous notre compilateur de sondages, regroupant tous les sondages « intentions de vote » des différents instituts et mis à jour en temps réel.

Dernier sondage présidentielle (intentions de vote). Deux instituts de sondages, OpinionWay et Ifop, proposent depuis le début du mois de février une mesure en temps réel des intentions de vote pour livrer une photographie quotidienne de ce que pourraient être les résultats de la présidentielle. Selon le sondage « Rolling » d’aujourd’hui, Emmanuel Macron remonte un peu : un demi-point au premier tour et un point au second tour. Au premier tour, Marine Le Pen reste stable depuis lundi et François Fillon baisse d’un demi-point. Depuis le début de ce sondage, il n’y a jamais eu un écart aussi grand entre Emmanuel Macron et François Fillon.

Résultat du sondage « Rolling » Ifop / Fiducial pour Paris Match, CNews et Sud Radio (15 mars 2017) :

Premier tour :

  • Marine LE PEN : 26,5% (=)
  • Emmanuel MACRON : 25,5% (+0,5)
  • François FILLON : 18,5% (-0,5)
  • Benoît HAMON : 13,5%
  • Jean-Luc MELENCHON : 11,5%
  • Nicolas DUPONT-AIGNAN : 3,5%
  • Nathalie ARTHAUD : 0,5%
  • Philippe POUTOU : 0,5%
  • Jacques CHEMINADE : 0%
  • François ASSELINEAU : 0%

Second tour :

  • Emmanuel MACRON : 61,5% (+1)
  • Marine LE PEN : 38,5% (-1)

Selon le sondage « PrésiTrack » de ce midi, Emmanuel Macron remonte d’1 point au premier et au second tour, tandis que François Fillon perd un point aux deux tours. Le score de Marine Le Pen au premier tour reste stable depuis lundi. A noter que Jean-Luc Mélenchon n’est plus qu’à 1 point de Benoît Hamon au premier tour.

Résultat du sondage « PrésiTrack » Opinionway / Orpi pour Radio Classique et Les Echos (15 mars 2017) :

Premier tour :

  • Marine LE PEN : 27% (=)
  • Emmanuel MACRON : 25% (+1)
  • François FILLON : 19% (-1)
  • Benoît HAMON : 13%
  • Jean-Luc MELENCHON : 12%
  • Nicolas DUPONT-AIGNAN : 3%
  • Nathalie ARTHAUD : 1%
  • Philippe POUTOU : 0%

Second tour :

  • Emmanuel MACRON : 61% (+1)
  • Marine LE PEN : 39% (-1)

Second tour (2) :

  • François FILLON : 56% (-1)
  • Marine LE PEN : 44% (+1)

Sylvia Pinel a passé un accord avec Benoît Hamon

17:20

Sylvia Pinel, candidate du Parti Radical de Gauche (PRG) à la primaire, a passé aujourd’hui un accord pour les législatives avec Benoît Hamon. La candidate PRG à la primaire de la gauche a présenté au comité directeur de son parti une lettre d’engagement programmatique de Benoît Hamon où il répond à ses exigences, par exemple en terme de gouvernance économique de la zone euro. Dans un communiqué – où le nom de Benoît Hamon n’est pas mentionné – le Parti Radical de gauche « rappelle sa détermination à lutter contre la menace que représenterait l’élection du Front national » et assure que Sylvia Pinel « respectera l’engagement contracté au moment de sa candidature aux primaires ».

17:00

Pour Jean-Jacques Urvoas, les conditions sont réunies pour « une sortie de l’état d’urgence ». « Nous avons créé les conditions qui rendent possible une sortie de l’état d’urgence »‘ a déclaré le ministre de la Justice après une rencontre avec le vice-président du Conseil d’Etat et les présidents des juridictions administratives. Cependant, l’état d’urgence ayant été prolongé jusqu’en juillet 2017, ce sera au prochain gouvernement de décider d’une éventuelle sortie de l’état d’urgence.

Marine Le Pen refuse de rembourser 41 500 euros au Parlement européen

16:45

Selon France Info, la candidate du Front National à la présidentielle aurait déposé un recours en référé devant le Tribunal de l’Union européenne, afin de ne pas rembourser au Parlement européen les 41 500 euros de salaire de son garde du corps, dans le cadre de l’affaire des emplois fictifs. Marine Le Pen a lancé la même procédure en février pour ne pas rembourser le salaire de sa chef de cabinet, à hauteur de 298 400 euros. Pour ces deux procédures, le jugement sur le fond ne devrait pas être rendu avant la fin de l’année.

16:15

Jean-Luc Mélenchon prêt à travailler avec des élus socialistes, sauf Myriam El Khomri et Manuel Valls. Le candidat de la France insoumise à l’élection présidentielle était sur Europe 1 ce matin. Même s’il n’a pas passé d’accord avec Benoît Hamon, il veut bien travailler avec les élus socialistes à l’entre deux tours : « Une fois que je serai parvenu au deuxième tour, il va de soi que les forces politiques qui veulent participer à la mise en place de ce programme – que l’on pourra modifier à ce moment-là ici ou là -, seront les bienvenues. Je pense en particulier à toute une série d’élus socialistes qui seraient les bienvenus. Et les élus communistes, heureusement… J’espère qu’il y en aura beaucoup ! » Il ajoute toutefois ne pas souhaiter avoir Myriam El Khomri et Manuel Valls dans la prochaine majorité parlementaire : « une partie des parlementaires socialistes (…) ne peuvent pas venir appliquer une politique contraire à celle qu’ils ont eux-mêmes développée pendant des années et à laquelle ils croient »

14:44

Arnaud Montebourg en meeting avec Benoît Hamon la semaine prochaine. Arnaud Montebourg sera présent au meeting départemental de Benoît Hamon, le 23 mars à Vieux-Boucau.

Voir l’image sur Twitter

 Suivre

Patrice LAURENT @plaurent64

Je serai aux côtés d’Arnaud @montebourg le 23 à #vieuxboucau pour @benoithamon @JeunesAvecHamon @Le64avecBH2017

13:29 – 15 Mars 2017

 

 

 1616 Retweets

 

 2121 j’aime

14:30

Philippe Saurel porte plainte contre Laura Slimani. Le maire de Montpellier Philippe Saurel a décidé de porter plainte contre Laura Slimani, chargée de l’égalité femmes-hommes dans l’équipe de Benoît Hamon. Celle-ci l’avait critiqué dans un tweet suite à son passage dans L’Emission politique sur France 2, où il avait annoncé qu’il soutenait Emmanuel Macron.

 Suivre

Laura Slimani @LauraSlimani

Je sais pas vous mais moi je m’en passe bien du soutien de Saurel : 1 autre vieux mal blanc libéral en moins. #LEmissionPolitique#Hamon2017

22:38 – 9 Mars 2017

 

 

 5656 Retweets

 

 4848 j’aime

Philippe Saurel a répondu à ces propos dans un communiqué, où il indique avoir déposé plainte aujourd’hui auprès du procureur de la République « pour injure raciale, injure en raison du sexe, provocation à la discrimination à raison de la race et provocation à la haine en raison du sexe ». Il ajoute que les propos de Laura Slimani « n’ont été candamnés ni par Benoît Hamon, ni par aucun des membres de son équipe ».

Voir l’image sur Twitter

 Suivre

saurel philippe @saurel2014

Suite aux propos de @LauraSlimani, j’ai décidé de porter plainte pour injure raciale, en raison du sexe et provocation à la discrimination.

11:36 – 15 Mars 2017

 

 

 182182 Retweets

 

 171171 j’aime

Enquête préliminaire ouverte au Front national pour travail dissimulé

13:20

Dans le livre Marine est au courant de tout…, sorti aujourd’hui, les journalistes Mathias Destal (Marianne) et Marine Turchi (Mediapart) révèlent l’existence d’une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Nanterre le 30 janvier. Cette enquête concernerait Jean-Pierre Zablot, ancien chauffeur de Jean-Marie Le Pen. Il reproche au Front national des conditions de travail dignes de « l’esclavage moderne » : journées à rallonge selon lui, sans « vacances » ni « week-ends », le tout pour un salaire de 2000 euros mensuels, payés « au noir ». D’après le livre, il tombe malade en avril 2015, atteint de « graves difficultés pulmonaires, d’insuffisance rénale et d’anémie », et le FN l’aurait « abandonné comme un chien ». Il aurait cependant reçu 21800 euros, de la part de Nicolas Lesage, directeur de cabinet du FN, de Jean-Marie Le Pen et de l’association Fraternité française, dont la présidente d’honneur est la femme de Jean-Marie Le Pen. D’après les auteurs du livre, le cabinet de Me William Bourdon a adressé une mise en demeure à Marine Le Pen en juillet 2016. En réponse, le trésorier du Front national, Wallerand de Saint Just a dit « réfuter absolument toutes les allégations de M.Zablot ».

12:12

Nathalie Arthaud critique François Fillon et Marine Le Pen. La candidate de Lutte ouvrière à la présidentielle était sur France 2 ce matin. Elle critique « le décalage entre les comportements » et « le discours » de François Fillon, mais « les classes populaires vont pouvoir dire tout le mal qu’elles pensent à la fois de son comportement et de sa politique ». Concernant Marine Le Pen, Nathalie Arthaud la qualifie d' »imposture » : « Marine Le Pen, c’est une héritière. (…) Elle prétend parler au nom du peuple mais qui est-ce qu’elle vise, qui est-ce qu’elle accuse ? Ce sont les immigrés, ce sont les étrangers, c’est à dire les ouvriers, ceux qui font tourner les entreprises sur les chaînes de montage. »

11:11

Le programme du débat du 20 mars dévoilé. Le débat de TF1 du 20 mars se précise. Selon les informations de Marianne, les pupitres des candidats seront disposés en cercle : « Nous avons voulu nous différencier des débats des primaires, qui ressemblaient plutôt à un face-à-face entre candidats et journalistes. Cette fois, les candidats se regarderont, ce qui favorisera au maximum l’interpellation et le débat. » explique Philippe Morand, chef adjoint du service politique de TF1. Le débat commencera par cette question d’introduction : « Quel président voulez-vous être ? ». Les candidats auront 1 minute 30 pour y répondre et l’ordre de passage – au tirage au sort – commence par François Fillon et finit par Benoît Hamon. Le débat sera ensuite divisé en trois parties. La première, « Quel modèle de société pour la France ? », parlera des institutions, d’identité, de sécurité, d’immigration ou encore d’écologie. La seconde, « Quel modèle économique pour la France ? », permettra de débattre du travail, de la protection sociale, de la fiscalité et du commerce international. Enfin, la troisième partie, « Quelle place pour la France dans le monde ? », abordera les questions de géopolitique comme l’Europe, le terrorisme et les frontières. Pour chaque question, chaque candidat aura 2 minutes pour répondre et pourra être interpellé au bout d’1 minute 30 : « Ce débat doit véritablement lancer la campagne sur le fond. L’idée est de susciter un maximum d’échanges » précise Philippe Morand. Pour conclure, chaque candidat aura 1 minute 30 pour s’adresser aux téléspectateurs : François Fillon répondra en premier, tandis qu’Emmanuel Macron aura le dernier mot.

10:10

Un conseiller régional du FN filmé en train de tenir des propos négationnistes. Dans un documentaire diffusé ce mercredi soir sur C8, qui concentre deux mois d’enquête dans la fédération FN des Alpes-Maritimes, réalisé en caméra cachée, l’élu régional frontiste Benoît Loeuillet avance, au sujet de la Shoah, qu' »il n’y a pas eu de morts de masse ». Je ne sais pas trop quoi penser de la thèse révisionniste. C’est compliqué. Bon, après, je pense qu’il n’y a pas eu autant de morts. Il n’y a pas eu 6 millions », précise-t-il. Le Front National a annoncé dans un communiqué que Benoît Loeuillet est suspendu du parti « et sera convoqué très prochainement devant les instances disciplinaires du mouvement en vue de son exclusion ». Le parti espère également que l’élu « aura l’honnêteté de démissionner de son mandat de Conseiller régional qu’il a obtenu grâce au FN ».

09:51

Le sarkozyste Eric Ciotti défend bec et ongles François Fillon. Le député LR des Alpes maritimes est devenu en quelques semaine l’un des plus fervents soutiens au candidat de la droite. « Je connais sa droiture, son intégrité dans tout son parcours politique », a-t-il affirmé au micro de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV. « Il a reconnu des fautes, notamment sur des périodes que l’on juge aujourd’hui avec notre regard contemporain. […] Je suis convaincu qu’à la sortie de ce tohu-bohu médiatique, la justice lui donnera raison ». Eric Ciotti a aussi reconnu que les ennuis judiciaires de François Fillon donnaient à cette campagne une ambiance singulière : « Jamais on n’a eu une campagne aussi médiocre, de tous les candidats, j’en conviens. Collectivement, on ne parle quasiment que des affaires ».

Une nouvelle affaire embarrassante pour François Fillon

09:15

Selon Mediapart, le candidat de la droite aurait parmi ses clients – à travers sa société 2F Conseil -, Fouad Makhzoumi, un homme d’affaires libanais, milliardaire et « proche de l’Arabie saoudite », qui dirige FPI, une société de fourniture de pipelines. Un contrat entre lui et François Fillon aurait été signé il y a seulement quelques semaines, alors que le député de la Sarthe « était déjà candidat à la présidentielle ». Mediapart rappelle qu’en 1995, un ministre britannique avait dû démissionner de ses fonctions pour avoir caché ses liens de proximité avec Fouad Makhzoumi, qui aurait soutenu le parti conservateur de plusieurs dons. François Fillon n’a jamais évoqué FPI parmi ses clients, alors qu’il avait communiqué ceux de Fimalac, d’Oddo ou d’Axa, dans une opération transparence tenue en conférence de presse début février.

08:52

François Fillon compare Emmanuel Macron à « François Hollande en plus jeune ». « C’est lui qui a inspiré le programme économique du président de la République. Son programme apparaît comme un programme flou », a-t-il considéré sur Radio Classique. « Le programme de Macron c’est un programme de gauche qui est dans la continuité de François Hollande, a-t-il affirmé. Il n’y a pas de mise en oeuvre, il n’y a pas de projet précis. Il ne revient pas sur les 35 heures, il ne dit pas comment il va réformer le code du travail », a-t-il ajouté.

François Fillon admet avoir pensé à « renoncer plusieurs fois »

08:42

Le candidat de la droite a pris la décision de poursuivre sa campagne après avoir « constaté un très fort soutien populaire ». Interrogé ce matin sur Radio Classique, il s’est une nouvelle fois dit « innocent », revenant sur le travail de son épouse, rémunérée comme son assistante parlementaire : « Ma femme a travaillé avec moi depuis des années comme c’est le cas de centaines et de centaines de parlementaires dans le passé et aujourd’hui encore. Je suis convaincu que la justice établira cette innocence« .

08:32

Jean-Luc Mélenchon veut « une nouvelle assemblée constituée après un tirage au sort ». Invité sur Europe 1, le leader de la France Insoumise a explicité comment il comptait mettre en oeuvre la VIe République qu’il appelle de ses voeux : « Une nouvelle assemblée serait constituée après un tirage au sort. De l’autre côté, il y aurait l’Assemblée nationale qui fera son travail. Quand la constituante aura terminé, ce sera à elle de prendre le pas. Comme le mal est profond, il faut que le peuple tout entier s’implique. A mon avis, il y en a au moins pour un an », a-t-il expliqué, se disant par ailleurs favorable à « un droit de révocation des élus en cours de mandat » ainsi que pour « le président de la République ». Interrogé sur l’Union européenne, il a rappelé son souhait de sortir de l’Europe si elle ne change pas : « Quand on interdit l’harmonisation sociale, tout le monde est en concurrence avec tout le monde. Si on ne change pas ça, l’Europe va s’effondrer. […] On ne fait pas l’Europe sans la France. Jamais je ne prendrai la décision tout seul. Je débuterai une discussion puis un référendum ».

14/03/17 –  23:51

Le récapitulatif des infos du mardi 14 mars.

  • François Fillona été mis en examen, avec 24 heures d’avance pour éviter la cohue médiatique, ce mardi. Par ailleurs, le Canard Enchaîné de mercredi promet déjà de nouvelles révélations tel que son soudain empressement à rembourser son prêt de 50 000 euros à Marc Ladreit de Lacharrière après la parution des premières révélations de l’hebdomadaire satirique.
  • Benoît Hamon, invité de TF1 mardi soir, a estimé ne pas se sentir trahi par Manuel Valls qui a annoncé qu’il ne parrainerait pas le vainqueur de la primaire de la gauche. Néanmoins, Benoît Hamon a tout de même souligné que les électeurs de gauche pouvaient l’être et que « dans une démocratie, le respect de l’issue d’un scrutin est essentiel ».
  • Marine Le Pens’est quant à elle vue publiquement accusée par une enquête du Monde d’avoir sous-évalué le patrimoine de sa famille. La candidate pourrait bientôt se retrouver à devoir payer l’impôt sur la fortune. Par ailleurs, Marine Le Pen a décidé de donner son parrainage à Henri Guaino « dans un souci de pluralisme politique ».
  • Emmanuel Macrona, lui, vu son nom empêtré dans une affaire où il n’est pourtant pas visé. Une enquête préliminaire pour favoritisme, complicité et recel sur l’un de ses déplacements à Las Vegas a en effet été ouverte ce mardi, selon France Inter.
  • Philippe Poutou a pour sa part refusé le soutien des maires du Front national appelés par Louis Aliot à le parrainer.
  • Nicolas Dupont-Aignana appelé à une opération « mains propres » suite à la mise en examen de François Fillon.

14/03/17 –  23:07

Manuel Valls très critique vis-à-vis de la campagne de Benoît Hamon. L’ex-Premier ministre réunissait ses proches ce mardi soir à l’Assemblée nationale. Quelques heures seulement après avoir annoncé qu’il ne parrainerait pas le vainqueur de la primaire de la gauche, Benoît Hamon, Manuel Valls a évoqué la « dérive » et le « sectarisme » du candidat à la présidentielle 2017 lors de ce huis clôt. « Je ne parrainerai personne et je n’ai aucune leçon de responsabilité ou de loyauté à recevoir », a dans un premier temps déclaré l’ex-Premier ministre qui n’a par ailleurs pas annoncé de ralliement à Emmanuel Macron comme l’avait laissé entendre Le Parisien lundi soir. Toujours selon des propos rapportés par des participants à Europe 1, l’ex-candidat de la primaire a également lâché face aux 300 personnes réunies pour l’occasion, que l’on ne peut pas « accepter une gauche qui se replie sur elle-même, et parfois dans une forme de sectarisme ». Et de se justifier de nouveau : « Je suis fidèle à ma famille politique, je ne quitte pas le PS mais donner mon parrainage serait une contradiction incompréhensible avec mes engagements ».

Enquête préliminaire ouverte pour favoritisme, complicité et recel sur le déplacement de Macron à Las Vegas

14/03/17 –  18:20

Selon des informations de France Inter, l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) ouvre cette enquête suite au signalement de l’Inspection générale des finances et aux révélations du Canard Enchaîné le 8 mars. La « French Tech Night » au CES de Las Vegas en 2016 aurait coûté près de 380 000 euros  et aurait été organisée sans appel d’offre. Cependant, Emmanuel Macron n’est pas directement visé, les seuls mis en cause seraient l’agence Business France et le prestataire Havas.

Mise à jour du décompte des parrainages : 2589 parrainages supplémentaires

14/03/17 –  17:09

Le Conseil Constitutionnel vient de mettre à jour le nombre de parrainages. François Fillon en a presque 3000 (2953), Benoît Hamon en a 1717, Emmanuel Macron 1548 et Marine Le Pen 618. Jean-Luc Mélenchon a passé la barre des 500, avec 666 signatures. Jacques Cheminade n’est plus très loin avec 469 parrainages, Jean Lassalle est juste derrière avec 453 signatures. Philippe Poutou a maintenant 357 parrainages. Quant à Alain Juppé et François Baroin, ils continuent de recevoir des parrainages : 302 pour le premier, 27 pour le second.

Selon le Canard Enchaîné, François Fillon est mis en examen depuis ce matin

14/03/17 –  15:10

 Suivre

@canardenchaine 

✔@canardenchaine

DEMAIN DANS « LE CANARD »

Fillon a été mis en examen dès le 14 mars au matin pour détournement de fonds publics, ABS, etc

15:09 – 14 Mars 2017

 

 

 2 0722 072 Retweets

 

 1 2521 252 j’aime

 Suivre

@canardenchaine 

✔@canardenchaine

DEMAIN DANS « LE CANARD »

Mis en examen pour détournement de fonds publics, ABS, etc…
FILLON VICTIME D’UN TRAVAIL DE SAPES !

15:12 – 14 Mars 2017

 

 

 566566 Retweets

 

 533533 j’aime

L’avocat de François Fillon vient de confirmer cette information à l’AFP. Pour en savoir plus, suivez notre live sur l’affaire Fillon.

Selon le fisc, le patrimoine de la famille Le Pen est sous-évalué

14/03/17 –  11:38

D’après une enquête du journal Le Monde, Marine Le Pen est sous le coup de deux procédures de redressement fiscal, concernant deux biens immobiliers qu’elle possède avec son père et sa soeur. Ces procédures pourraient réévaluer la valeur de ses biens de 60% et, en conséquence, assujettir la candidate à l’impôt sur la fortune. Une opération de conciliation est en cours entre l’administration fiscale, Marine Le Pen, et Jean-Marie Le Pen, opération qui pourrait aboutir avant la fin du mois.

Valls ne parrainera pas Hamon

14/03/17 –  08:31

S’il a démenti hier soir auprès de l’AFP s’apprêter appeler à voter Emmanuel Macron, Manuel Valls a également fait savoir dans les pages de Paris Match n°3539, daté de ce mardi, qu’il ne parrainera pas Benoît Hamon. Sur celui qui l’a battu le 29 janvier à la primaire du Parti socialiste, il dit ainsi « Je ne peux pas apporter mon parrainage à Benoît Hamon (…). Hamon ne suscite pas d’engouement. Je ne pourrais pas assumer autant de contradictions. » Manuel Valls n’est pas le premier membre de l’aile droite du PS à ne pas soutenir le candidat du PS. Mais les avis sont partagés au sein de l’entourage de l’ex-Premier ministre quant à la conduite à tenir. Le sénateur et fidèle de Manuel Valls Luc Carvounas, par exemple, soutient l’ex-ministre de l’Education, persuadé d’un possible « rendez-vous de l’histoire de la gauche ». Manuel Valls a bien appelé ses troupes à « rester ensemble », mais garde de toute évidence en travers de la gorge l’accord conclu avec EELV par Benoît Hamon. Ce soir, une réunion entre les proches du perdant de la primaire doit avoir lieu pour échanger sur la question d’un potentiel soutien.

DEBUT DU DIRECT – Suivez en direct l’élection présidentielle 2017

11/01/17 –  10:02

Pour suivre l’actualité des 100 jours avant le premier tour de l’élection présidentielle, le 23 avril prochain, nous lançons un live au long cours sur l’actualité de la campagne. Suivez quotidiennement les principaux temps forts de cette élection présidentielle 2017 jusqu’aux résultats, le 7 mai 2017. Ce live est enrichi mais aussi « nettoyé » tous les jours par la rédaction, afin de conserver les informations les plus récentes et les plus importantes du moment.

PAGE SPÉCIALE – L’élection présidentielle 2017 s’annonce comme un scrutin des plus incertains. L’actuel chef de l’Etat, François Hollande, a décidé de renoncer. Le résultat de la primaire de la droite a abouti à la désignation surprise de François Fillon fin novembre et la  primaire de la gauche à celle de Benoît Hamon fin janvier. En trois mois à peine, ce sont tous les ténors (Juppé, Sarkozy, Valls, Hollande) qui ont été mis hors jeu. Dans ce contexte, le nom de Marine Le Pen est dans la bouche de tous les commentateurs. La patronne du Front national, officiellement candidate depuis le 8 février 2016, semble assurée de figurer au second tour. Au centre, Emmanuel Macron se veut le candidat du renouveau et a obtenu une alliance avec François Bayrou. A gauche, Jean-Luc Mélenchon croit toujours en ses chances.

  • com vous propose de faire le point sur l’élection, ses sondages, ses candidats et les principaux jalons de sa campagne.

Date de l’élection présidentielle

Les dates du premier tour et du second tour de l’élection présidentielle 2017 ont été dévoilées le mercredi 4 mai 2016, en Conseil des ministres. L’élection aura lieu les 23 avril et 7 mai 2017. Les résultats de la présidentielle seront communiqués le soir même de chaque tour de scrutin, les dimanches 23 avril et 7 mai à 20 heures. On connaîtra alors le nom du président de la république pour les 5 prochaines années. Les dates des élections législatives ont aussi été communiquées : elles auront lieu dans la foulée de la présidentielle 2017, les 11 et 18 juin 2017. Les sénatoriales auront lieu le 24 septembre 2017.

La règle, fixée par l’article 7 de la constitution, est claire : l’élection présidentielle doit avoir lieu au minimum 20 jours avant l’expiration du mandat du président de la République en fonction. L’élection peut être organisée jusqu’à 35 jours avant la fin du mandat. Le scrutin devant être organisé un dimanche (loi du 6 novembre 1962 relative à l’élection du Président de la République et article L. 55 du code électoral) et le second tour « le quatorzième jour suivant le premier », seules une poignée de dates étaient envisageables.

Candidats de l’élection présidentielle

Les candidatures sont en train de s’affiner et, pour certaines, sont d’ores et déjà confirmées. Les candidats auront jusqu’au 17 mars 2017 pour transmettre leurs 500 parrainages d’élus. La liste complète des candidats officiels sera publiée le 20 mars 2017 au Journal Officiel. Voici la liste des principaux candidats (par ordre alphabétique).

EN IMAGES – Candidats : qui est encore en course ? 

Candidat de la droite : François Fillon. Une primaire de la droite ouverte au centre a été organisée les 20 et 27 novembre 2016 et remportée par François Fillon. Ce dernier est depuis devenu le chef du parti Les Républicains selon les règles fixées. L’ancien Premier ministre s’est imposé de manière éclatante face à Nicolas Sarkozy, éliminé dès le premier tour, et Alain Juppé au second, avec respectivement 66,5% contre 33,5% des voix. Il est soutenu par l’UDI de Jean-Christophe Lagarde, mais en janvier, l’affaire Penelope Fillon est venue perturber sa campagne. Consulter le programme de François Fillon.

Candidat de la gauche : Benoît Hamon. Une primaire à gauche a eu lieu, sans la participation du chef de l’Etat, François Hollande, les deux derniers week-ends de janvier 2017. Benoît Hamon a créé la surprise en remportant le scrutin, face notamment Arnaud Montebourg et à Manuel Valls par 58,7% des voix contre 41,3% au second tour. L’ancien ministre frondeur est ainsi devenu le candidat du PS et de ses alliés à la présidentielle. Il a reçu le 23 février le ralliement du candidat d’Europe Ecologie-Les Verts Yannick Jadot, élu lui aussi lors de la primaire EELV Consulter le programme de Benoît Hamon.

Candidate du FN : Marine Le Pen. La présidente du Front national s’est officiellement portée candidate le 8 février 2016 sur TF1. Elle est ainsi devenue le premier ténor à se lancer dans la bataille. La « dédiabolisation » du FN désormais acquise, les succès de son parti aux élections intermédiaires et les sondages lui permettent de viser une qualification au second tour. Consulter le programme de Marine Le Pen.

Candidats du centre : Emmanuel Macron. Emmanuel Macron, qui fut le conseiller de François Hollande à l’Elysée puis son ministre de l’Economie, s’est déclaré candidat à la présidentielle le mercredi 16 novembre 2016. Il a catégoriquement refusé de passer par la primaire de la gauche, malgré les appels insistants de Jean-Christophe Cambadélis. Candidat « anti-système » (entendez anti-parti), prônant le « ni gauche, ni droite », Emmanuel Macron a obtenu une offre d’alliance de François Bayrou le 22 février 2017. Consulter le programme d’Emmanuel Macron.

Candidat du Front de gauche : Jean-Luc Mélenchon. Jean-Luc Mélenchon a pris tous ses adversaires et même ses partenaires par surprise en se déclarant officiellement candidat à la présidentielle le 10 février 2016 sur TF1. Après quelques soubresauts, il a obtenu le soutien du PCF, acté par les 50 000 militants communistes qui ont voté à 53,6% pour s’allier à « La France insoumise ». Consulter le programme de Jean-Luc Mélenchon.

Les autres candidats. Parmi les candidats potentiellement solides, on compte aussi l’ancienne ministre Michèle Alliot-Marie, qui a confirmé le 8 décembre 2016 dans 20 Minutes qu’elle était candidate à la présidentielle elle aussi, Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière) qui s’est quant à elle déclarée candidate à la mi-mars 2016, Jacques Cheminade (Solidarité et Progrès) qui s’est de nouveau déclaré candidat à l’élection présidentielle à la mi-avril 2016, Nicolas Dupont-Aignan, ancien député UMP et fondateur de Debout la France, qui s’est lancé dans la course sur TF1 le 15 mars 2016, Henri Guaino, ancienne plume de Nicolas Sarkozy, qui a décidé de tirer un trait sur la primaire, faute de parrainages, et de se déclarer directement candidat à l’élection présidentielle le 9 septembre 2016, Philippe Poutou qui a de nouveau été désigné candidat par le NPA le 20 mars 2016 ou encore Rama Yade, ancienne membre du Parti radical et de l’UDI (dont elle a été exclue à la rentrée 2015), qui s’est déclarée candidate à l’élection présidentielle le 21 avril 2016.

Plus d’une vingtaine d’autres « petits candidats » pourraient se lancer, avec parfois des chances minimes d’obtenir les 500 signatures nécessaires : François Asselineau (Union Populaire Républicaine), Bastien Faudot (Mouvement républicain et citoyen), Stéphane Guyot (association “Les Citoyens du Vote Blanc”), Alexandre Jardin (écrivain, fondateur de l’association « La Maison des citoyens » et du mouvement « Bleu Blanc Zèbre »), Pierre Larrouturou (Nouvelle Donne), Gérard Schivardi (Parti ouvrier indépendant)…

Règles de l’élection présidentielle

L’élection présidentielle est une élection au suffrage universel direct depuis 1965 en France. Cette date ne correspond cependant pas la première élection présidentielle de la Ve République, puisqu’en 1958, le Général de Gaulle était le dernier président de la République à être élu au suffrage indirect. Les articles 6, 7 et 58 de la Constitution française fixent les modalités de ce scrutin clé, détaillées par une loi de 1962, l’article LO-127 du code électoral et une loi d’avril 2011 abaissant à 18 ans l’âge minimum de candidature au lieu de 23 auparavant. Depuis 2000 et l’introduction du quinquennat, l’élection présidentielle élit le président de la République pour une durée de 5 ans contre 7 auparavant. Depuis la révision constitutionnelle de 2008, le président ne peut pas être élu plus de deux fois consécutivement.

Dans les règles, l’élection présidentielle est une élection au « suffrage universel uninominal direct ». Tous les électeurs de nationalité française, de plus de 18 ans, inscrits sur les listes électorales avant le 31 décembre de l’année précédant l’élection et jouissant de tous leurs droits civils et politiques sont invités à y participer. Les mêmes obligations s’imposent à ceux qui veulent être candidats. Mais de nombreuses autres règles s’imposent aussi à eux.

Le financement de la campagne des candidats est limité. Il ne doit pas dépasser un plafond de 16,851 millions d’euros. Ces règles sont contrôlées par le Conseil constitutionnel (gestion des candidatures, publication de la liste des candidats, proclamation des résultats et de l’identité de l’élu le cas échéant au JO) et la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (surveillance des comptes de campagne, validation du remboursement d’une partie des frais par l’Etat le cas échéant sous certaines conditions).

Le temps de parole des candidats est aussi encadré par de nouvelles règles. Depuis le 1er février 2017, celui-ci est désormais décompté selon un « principe d’équité », c’est à dire que les chaines ne doivent plus attribuer un temps strictement égal à chaque candidat, mais « tenant compte de leur représentativité et de leur implication effective dans la campagne ». Par ailleurs, le CSA demande aux chaines de distinguer « temps de parole », correspondant aux interventions directes du candidat et de ses soutiens, et « temps d’antenne », correspondant à la simple apparition d’un candidat dans des séquences qui « ne lui sont pas explicitement défavorables ». Trois périodes délimités sont censées mixer ces paramètres : du 1er février au 19 mars, c’est le principe d’équité qui prévaut pour les candidats « présumés » et leurs soutiens ; vient ensuite la période du 20 mars (date à laquelle la liste des candidats officiels est publiée) au 9 avril, pendant laquelle le même principe doit être appliqué, mais avec « des conditions de programmation comparables », autrement dit des tranches horaires semblables pour chaque candidat ; enfin, lors de la campagne officielle, du 10 avril au 22 avril, on pourra revenir au principe d’égalité. Ces nouvelles règles ont été instaurées par la loi organique du 25 avril 2016 de modernisation des règles applicables à l’élection présidentielle précisée par une recommandation du CSA du 7 septembre 2016.

Autre règle : les candidats doivent avoir obtenu 500 « parrainages » d’élus (maires) sur les deux tiers du territoire pour pouvoir se présenter. Une règle qui fera l’objet de plus de transparence pour l’élection. Une publication des parrainages des candidats sera mise en place en 2017, pour que les citoyens soient informés de l’éventuel soutien de leur maire à un candidat. Le Conseil constitutionnel publiera une liste complète et actualisée des parrainages de chaque candidat pour éviter les parrainages « fantômes ». Auparavant seuls 500 parrainages étaient publiés. Les candidats auront jusqu’au 17 mars 2017 pour transmettre leurs parrainages. La liste complète sera disponible le 20 mars.

Dernière règle importante : les candidats doivent transmettre une déclaration de situation patrimoniale pour pouvoir se présenter à l’élection présidentielle. Jusqu’à présent, seul le patrimoine du candidat élu était rendu public à l’issue du scrutin. mais en octobre 2016, le nouveau président du Conseil constitutionnel Laurent Fabius a indiqué que toutes les déclarations de patrimoine des candidats seront désormais publiées avant le 1er tour par la Haute Autorité de la transparence de la vie publique.

Résultat de la présidentielle

C’est le candidat ayant obtenu la majorité absolue (50 % des voix ou plus) au premier tour qui remporte l’élection présidentielle. Si aucun candidat n’obtient cette majorité, une nouvelle élection est organisée à la majorité simple. Peuvent alors participer au second tour les deux candidats arrivés en tête au premier tour. Le résultat de la présidentielle est proclamé par le Conseil constitutionnel avant communication des résultats par le ministère de l’Intérieur, mais les premières estimations des instituts de sondages sont autorisées à partir de 20 heures, quand l’ensemble des bureaux de vote ont été fermés à travers la France. Le but de cet embargo jusqu’à 20 heures : ne pas influencer les derniers votants qui pourraient modifier leur choix dans l’isoloir en fonction des premières estimations livrées.

La règle concernant la publication des résultats de la présidentielle est de plus en plus mise à mal avec le développement d’Internet et des réseaux sociaux. Dès 18 heures, des estimations circulent donc dans les rédactions et fuitent parfois dans les médias étrangers, notamment en Belgique, sur des sites qui ne sont pas soumis à la législation française. Le résultat de la présidentielle 2012 avait fait l’objet de nombreux messages codés sur le réseau social Twitter. De quoi amener le législateur à réfléchir à de nouvelles règles ou à un horaire de fermeture commun des bureaux de vote. Début octobre 2016, le nouveau président du Conseil constitutionnel Laurent Fabius a ainsi indiqué que les bureaux de vote fermeront à 19 heures au lieu de 18 heures pour les précédents scrutin. une dérogation reste possible pour pousser le vote jusqu’à 20 heures, ce qui interdira toute communication concernant les résultats avant cette heure. 2 000 délégués seront désignés par le Conseil début février, parmi les magistrats judiciaires ou administratifs, pour contrôler le bon déroulement du vote.

Le résultat de l’élection présidentielle de 2012 était le suivant :

PREMIER TOUR – François Hollande (PS) : 28,63 % ; Nicolas Sarkozy (UMP) : 27,18 % ; Marine Le Pen (FN) : 17,90 % ; Jean-Luc Mélenchon (FG) : 11,10 % ; François Bayrou (MoDem) : 9,13 % ; Eva Joly (EELV) : 2,31 % ; Nicolas Dupont-Aignan (DLR) : 1,79 % ; Philippe Poutou (NPA) : 1,15 % ; Nathalie Arthaud (LO) : 0,56 % ; Jacques Cheminade (Solidarité et progrès) : 0,25 % ; Abstention : 20,52 %.

SECOND TOUR – François Hollande (PS) : 51,64 % ; Nicolas Sarkozy (UMP) : 48,36 % ; Abstention : 19,65 %.

Par département

Consultez notre carte des départements ici.

Par ville

Résultat de la présidentielle par ville
·       Angers (49000)

·       Bordeaux (33000)

·       Dijon (21000)

·       Grenoble (38000)

·       Le Havre (76600)

·       Lille (59000)

·       Lyon (69000)

·       Marseille (13000)

·       Montpellier (34000)

·       Nantes (44000)

·       Nice (06000)

·       Paris (75000)

·       Reims (51100)

·       Rennes (35000)

·       Saint-Etienne (42000)

·       Strasbourg (67000)

·       Toulon (83000)

·       Toulouse (31000)

]]>
https://www.coupdegriffeactu.com/2017/03/15/election-presidentielle-2017-nouvelle-journee-noire-pour-fillon-dernier-sondage-dernieres-infos/feed/ 0
Emmanuel Macron : les principaux points de son programme dévoilés https://www.coupdegriffeactu.com/2017/03/02/emmanuel-macron-les-principaux-points-de-son-programme-devoiles/ https://www.coupdegriffeactu.com/2017/03/02/emmanuel-macron-les-principaux-points-de-son-programme-devoiles/#comments Thu, 02 Mar 2017 23:56:58 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=4768  

Emmanuel MACRON © Malick MBOW
Emmanuel MACRON © Malick MBOW

M6info 2 mars 2017

 

Favori dans les sondages mais accusé d’être vague dans ses propositions, Emmanuel Macron est également souvent soupçonné de ne vouloir froisser ni la gauche ni la droite. Ce jeudi, il met fin au suspense et dévoile les grandes lignes de son programme dans Le Parisien. Voici ce qu’il faut retenir…

Fin des régimes spéciaux de retraites, changement dans les règles d’indemnisation du chômage, 35 heures, exonération de la taxe d’habitation… Emmanuel Macron présente ce jeudi son “contrat avec la Nation”, de nombreuses mesures susceptibles d’impacter directement le quotidien des Français s’il est élu en mai prochain.

POUVOIR D’ACHAT

  • Exonérer 80% des ménages de la taxe d’habitation d’ici trois ans. Coût estimé de la mesure : 10 milliards d’euros
  • Augmenter l’allocation des handicapés de 100 euros par mois

TRAVAIL / ENTREPRISES

  • Renforcer les accords d’entreprise et de branche. Les 35 heures pourront être assouplies par des “accords négociés majoritaires”
  • Lutter contre l’abus des CDD courts en instaurant un système de bonus/malus pour les entreprises
  • Augmenter la prime d’activité de 50%
  • Baisser l’impôt sur les sociétés de 33,3 à 25% pour rejoindre la moyenne européenne
  • Transformer l’ISF en “Impôt sur la fortune immobilière” (le patrimoine financier et en actions ne sera plus assujetti)

CHOMAGE

  • Etendre les allocations chômage aux indépendants entrepreneurs, aux agriculteurs, aux indépendants ainsi qu’aux professions libérales
  • Etendre les allocations chômage aux démissionnaires dans la limite d’une fois tous les cinq ans
  • Suspendre le versement des allocations chômage en cas de refus de plus de deux offres d’emploi “décent”, pour un salaire qui “n’est pas inférieur de plus de 20-25 %” à l’ancien poste occupé
  • Mettre en œuvre un plan d’investissement de 50 milliards d’euros dont 15 milliards pour la formation des chômeurs et jeunes sans qualification

RETRAITE

  • Supprimer les régimes spéciaux de retraites (y compris des parlementaires) en harmonisant progressivement les règles  “qui seront les mêmes pour tous les régimes”. Emmanuel Macron dit vouloir une “vraie fin des inégalités entre fonctionnaires et salariés du privé”.
  • Mais sur le dossier des retraites, Emmanuel Macron en reste là : le candidat souhaite maintenir l’âge de départ à la retraite actuel et le montant des pensions, sauf pour les plus modestes qui seront augmentées de 100 euros par mois.

MORALISATION DE LA VIE PUBLIQUE

Interdire “aux parlementaires l’emploi de proches ou de membres de leur famille, pour mettre fin au népotisme”, et les empêcher d’exercer des activités de conseil pour éviter tout conflit d’intérêt une mesure prônée en pleine affaire Fillon.

EDUCATION

  • Créer entre 4.000 et 5.000 postes d’enseignants
  • Laisser de l’autonomie aux écoles pour leur recrutement
  • Octroyer une prime de 3.000 euros net par an pour les profs en zone prioritaire Rep+.
  • Dans les zones prioritaires Rep+, limiter le nombre d’élèves à 12 par classe de CP-CE1
  • Interdire le téléphone portable dans les classes mais aussi dans l’enceinte des écoles et des collèges
  • Rétablir les classes bi-langues et faire appel à des retraités volontaires ou des étudiants pour des études dirigées

FONCTION PUBLIQUE

Supprimer 120.000 postes de fonctionnaires

SECURITE

  • Créer 10.000 postes de policiers et gendarmes
  • Créer une “police  de sécurité quotidienne”
  • Recréer un vrai renseignement territorial et un état-major centralisé rapportant directement au Conseil de défense auprès du président de la République
  • Créer des centres pénitentiaires ad hoc pour les “foreign fighters”
  • Renforcer la coopération européenne en matière de sécurité et créer 5.000 postes de policiers aux frontières au niveau de l’UE

ECOLOGIE

  • Investir 15 milliards d’euros pour la transition écologique
  • Créer une prime de 1.000 EUR pour l’achat d’un véhicule moins polluant, neuf ou d’occasion afin de réduire de moitié le nombre de jours de pic de pollution atmosphérique
  • Rénover un million de logements mal isolés
  • D’ici 2022, 50 % des aliments des cantines scolaires ou d’entreprises devront être bio, écologiques ou issus des circuits courts.

Réduire à 50% de “la part du nucléaire dans (la) production d’énergie”

]]>
https://www.coupdegriffeactu.com/2017/03/02/emmanuel-macron-les-principaux-points-de-son-programme-devoiles/feed/ 1