Avec notre correspondante à Kigali, Laure Broulard
Sous la pluie, plus d’un millier de personnes regardent passer le cercueil. Elles sont venues rendre un dernier hommage au chanteur devant l’église de Ndera à Kigali. Ici, beaucoup d’émotion mais aussi de méfiance. Cette jeune femme accepte de témoigner anonymement…
« Nous aimons tellement ses chansons. Elles ont été bannies quand il a été emprisonné pendant quatre ans. Mais maintenant les gens vont continuer à écouter ses chansons. Nous allons continuer à l’écouter, lui, car nous l’aimons. »
Dans la foule, des questions également sur les circonstances de la mort de Kizito Mihigo. Si une enquête a été ouverte par le Bureau des Investigations rwandais, les résultats de l’autopsie n’ont pas encore été révélés. « Je l’ai toujours considéré comme quelqu’un de très doux. Vraiment je ne sais pas. Je ne sais pas ce qui aurait pu le pousser à se suicider. Je le voyais comme un homme pacifique. »
Des membres de l’opposition non reconnue étaient également présents, Diane Rwigara ou encore Victoire Ingabire. Pas de déclaration officielle du gouvernement rwandais, mais jeudi un ministre avait dénoncé sur Twitter des récupérations politiques de la mort du chanteur, accusé de liens avec des groupes rebelles.
Ma chanson sortie au mois de mars 2014 était vraiment l’apogée de mon message de réconciliation. Arriver à exprimer la compassion pour toutes les victimes, non seulement du génocide mais aussi des victimes des vengeances commises par le FPR, des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité. (…) Je n’ai pas pu m’empêcher de sortir cette chanson. Je savais que ça allait provoquer un désaccord terrible avec le gouvernement, je le sentais.




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Classement Forbes : Poutine, homme le plus puissant du monde
Vladimir Poutine a été consacré homme le plus puissant du monde par le dernier classement du magazine Forbes ( 2016). Devant Donald Trump et Angela Merkel.
Une cote de popularité de 80%
Depuis plusieurs années, quel que soit l’institut de sondage russe, sa cote de popularité flirte avec les 80% en Russie. Mais le président russe ne fait aucune réforme qui fâche et déjà dans les classes moyennes, son précédent mandat a fait beaucoup de déçus. Quand il a débuté sa carrière politique en tant que Premier ministre, en 1999, il ne recueillait que 5% d’opinions favorables.
Un passionné de chasse
On l’a vu plonger dans le lac Baïkal, chasser la baleine à l’arbalète, neutraliser un tigre en Sibérie ou prendre les commandes d’un deltaplane pour guider de jeunes grues de Sibérie dans leur migration. Ces actions très médiatisées font régulièrement l’objet de critiques et de moqueries dans la blogosphère russe.
Oui, mais sans alcool !
Contrairement aux idées reçues, Vladimir Poutine n’est pas un adepte de la vodka (et de l’alcool en général).
20 ans au pouvoir !
Cela fait 20 ans que Vladimir Poutine, nommé premier ministre par Boris Eltsine le 9 août 1999, dirige la Russie. Bien que son bilan soit plus que mitigé, surtout économiquement, il se représente à la présidentielle de mars, afin notamment de poursuivre son bras de fer avec l’Occident.Son objectif : rendre à la Russie une place de premier plan sur la scène internationale.
Une santé de fer
Il est né le 7 octobre 1952, il a donc 65 ans. Mais selon son médecin, le président russe ne « fait pas son âge » grâce à la natation, des « remèdes de grand-mère » et une bonne gestion du stress, a estimé son médecin lundi. « D’un point de vue médical, il fait nettement moins » que 60 ans, a estimé le directeur du Centre médical de l’administration présidentielle, Sergueï Mironov, dans un entretien à l’hebdomadaire Itogui. Selon lui, cela est en partie lié au fait que le président est « sceptique par rapport aux médicaments, même ceux de routine ». « Il préfère les remèdes de grand-mère : thé au miel, bania (bain russe) ou massage », a-t-il expliqué.
Poutine fait 1 mètre 70
Malgré certaines photographies parfois trompeuses, Vladimir Poutine ne mesure que 1 mètre 70, comme Nicolas Sarkozy.
15 ans au KGB
“Officier du KGB”, “colonel espion” ! En réalité, Poutine a fait une carrière plutôt terne au KGB. Mais elle a construit sa réputation et expliquerait son ascension fulgurante entre 1990 et 2000, son mépris des droits de l’homme, les assassinats de journalistes, ses décisions les plus brutales en Tchétchénie, en Géorgie ou en Ukraine, l’argent gagné et ses rapports mal expliqués avec les oligarques, les morts suspectes, les postures viriles. Il est vrai qu’il a passé seize années de sa vie au KGB, de 1975 à 1991, mais ce furent des responsabilités secondaires, des affectations sans relief, cinq ans seulement en poste à l’étranger et même pas à l’Ouest, suivies par un départ du service en douceur, en 1991.
Riche comme Crésus