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Petrole – Coup de Griffe actu https://www.coupdegriffeactu.com Musée Virtuel Sun, 01 Sep 2019 13:10:22 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 Nigeria: 22 millions de barils de pétrole volés en six mois https://www.coupdegriffeactu.com/2019/09/01/nigeria-22-millions-de-barils-de-petrole-voles-en-six-mois/ https://www.coupdegriffeactu.com/2019/09/01/nigeria-22-millions-de-barils-de-petrole-voles-en-six-mois/#respond Sun, 01 Sep 2019 13:10:22 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=10209 Muhammadu BUHARI - © Malick MBOW
Muhammadu BUHARI – © Malick MBOW

Par: Rfi.fr – Seneweb.com | 01 septembre, 2019

Nigeria: 22 millions de barils de pétrole volés en six mois

 

 

LA NNPC, compagnie nigériane de production de pétrole et de gaz, indique dans un récent rapport que le Nigeria a vu disparaître 22 millions de barrils entre janvier juin 2019.

Le pétrole volé représente plus de 120 000 barils par jour, soit 6% de la production nigériane. Le Nigeria produit 2 millions de barils par jour. Et l’or noir lui rapporte 90% de ses entrées en devises étrangères. Une commission spéciale en charge de protection des hydrocarbures nigérians tire la sonnette d’alarme. Ces 22 millions de barrils volé pourrait doubler d’ici à la fin de l’année si rien n’est fait.

Par année, le pétrole volé pèserait entre 6 et 11 milliards d’euros. Le manque à gagner est énorme pour le budget national comme le reconnaît Godwin Obaseki, le gouverneur de l’État d’Edo. Ce dernier préside une commission spéciale ayant
pour mandat la prévention du vol et le contrôle du pétrole brut.

Godwin Obaseki craint que le volume de vol puisse doubler si aucune mesure d’urgence n’est prise. Les techniques de vol se sont améliorées durant les cinq dernières années. De véritables organisations impliqueraient des opérateurs sur mer et terre dans les bassins d’extraction du pétrole, des vendeurs, des financiers, mais aussi des sociétés de logistiques et de sécurité seraient également des acteurs clefs de ce trafic illicite.

Tous ces acteurs bénéficieraient de complicités nationales et internationales. Des réseaux moins bien structurés seraient aussi responsables de siphonnage pour alimenter des raffineries clandestines dans le Delta du Niger mais aussi autour de Lagos où confluent plusieurs centaines de tuyaux transportant de l’or brut.

La NNPC compagnie nationale des hydrocarbures indique dans un récent rapport que le sabotage des pipelines a cru de 77% entre mai et juin 2019, passant de 60 à 106 attaques juste en l’espace d’un mois.

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Trump interdit à l’Iran de vendre son pétrole https://www.coupdegriffeactu.com/2019/04/23/trump-interdit-a-liran-de-vendre-son-petrole/ https://www.coupdegriffeactu.com/2019/04/23/trump-interdit-a-liran-de-vendre-son-petrole/#comments Tue, 23 Apr 2019 23:13:10 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=9802 TRUMP 2017 © Malick MBOW
TRUMP 2017 © Malick MBOW

 

  • Mis à jour le 23/04/2019 À partir de début mai, les dérogations qui avaient été accordées à plusieurs pays, dont la Chine, l’Inde et la Turquie, seront annulées. Ces pays seront exposés à des sanctions américaines s’ils continuent d’acheter du pétrole iranien.

Les États-Unis durcissent le ton vis-à-vis de Téhéran. Les exemptions qui permettent à huit pays d’acheter du pétrole iranien malgré l’embargo imposé par Washington depuis novembre vont être supprimées. À partir de mai, la Chine, l’Inde, la Turquie, le Japon, la Corée du Sud, Taïwan, l’Italie et la Grèce seront exposés à des sanctions américaines s’ils continuent d’acheter du brut iranien. Donald Trump espère ainsi atteindre son objectif qui consiste à réduire à zéro les exportations de pétrole iranien et priver ainsi le régime de sa principale source de revenus. «Aucune période de grâce» ne sera accordée aux pays qui bénéficiaient jusqu’à présent des exportations iraniennes, a prévenu le secrétaire d’État Mike Pompeo.

» LIRE AUSSI – Les annonces de Trump font bondir les prix du pétrole

La nouvelle a fait bondir le gouvernement turc. «Nous n’accepterons pas de sanctions unilatérales et de contraintes sur la manière dont nous gérons nos relations avec nos voisins», a lancé le ministre des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu. Même son de cloche de la part de la Chine, l’un des principaux clients de l’Iran: «La Chine fait part de sa ferme opposition à la mise en oeuvre de sanctions unilatérales par les États-Unis», a déclaré devant la presse le porte-parole de la diplomatie chinoise, Geng Shuang, estimant que la décision américaine allait «intensifier les troubles au Moyen-Orient».

La diplomatie sud-coréenne a, elle, promis de continuer jusqu’au bout «à faire tout son possible» pour obtenir un «renouvellement de l’exemption». De son côté, Téhéran a balayé ces nouvelles annonces américaines: «Puisque les sanctions en question sont illégales dans leur principe même, la République islamique d’Iran n’avait attaché et n’attache aucune valeur ni aucune crédibilité aux dérogations accordées relativement aux dites sanctions», a fait savoir le ministère des Affaires étrangères iranien dans un communiqué.

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L’Arabie Saoudite prête à compenser

Après son retrait de l’accord international de 2015 sur le nucléaire iranien, Washington a rétabli des sanctions économiques sévères contre Téhéran et les pays qui passeraient outre ses interdictions de commercer avec l’Iran. L’interdiction de vendre du pétrole est la principale mesure avec la défense d’effectuer des transactions financières. Les États-Unis avaient toutefois attribué des dérogations pour six mois, jugeant que le marché mondial ne pourrait supporter une trop brusque annulation des ventes de brut iraniennes.

«L’Arabie saoudite et d’autres pays de l’Opep feront plus que compenser la différence de production de pétrole», a twitté lundi Donald Trump. Le royaume saoudien est «engagé par sa politique consistant à stabiliser le marché par tous les temps», a confirmé le ministre saoudien de l’Énergie, Khaled al-Falih. Le chef de la diplomatie saoudienne, Ibrahim al-Assaf, a d’ailleurs exprimé, dans un communiqué, la satisfaction «totale» de son pays après la décision américaine, la qualifiant de «mesure nécessaire pour amener le régime iranien à cesser ses politiques de déstabilisation et de soutien au terrorisme à travers le monde».

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Algérie, Venezuela, Argentine… Ces pays assis sur des richesses colossales mais qui ne s’en sortent pas https://www.coupdegriffeactu.com/2019/03/31/algerie-venezuela-argentine-ces-pays-assis-sur-des-richesses-colossales-mais-qui-ne-sen-sortent-pas/ https://www.coupdegriffeactu.com/2019/03/31/algerie-venezuela-argentine-ces-pays-assis-sur-des-richesses-colossales-mais-qui-ne-sen-sortent-pas/#respond Sun, 31 Mar 2019 00:31:35 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=9689

 

Abdelaziz Bouteflika © Malick MBOW
Abdelaziz Bouteflika © Malick MBOW
Quels pays riches en matières premières déçoivent sur le plan économique ?

Quels pays riches en matières premières déçoivent sur le plan économique ?

Les pays dotés de ressources naturelles considérables (pétrole, gaz, or, agriculture…) ne sont pas forcément les plus prospères ou ceux bénéficiant des meilleurs fondamentaux. Il n’y a qu’à regarder des pays comme l’Algérie, le Venezuela ou l’Argentine pour s’en convaincre… Découvrez dans cet article-diaporama, rédigé le 26 mars 2019, des pays riches en matières premières mais qui déçoivent sur le plan économique.

Photo 1/19© Thomas Trutschel/Photothek via Getty Images
Afrique du Sud : chômage élevé et dépendance aux capitaux étrangers

Afrique du Sud : chômage élevé et dépendance aux capitaux étrangersCOMPARATEUR D’ASSURANCES…

Riche en ressources naturelles (or, platine, charbon, chrome…), l’Afrique du Sud souffre toutefois d’une importante pauvreté, avec des inégalités synonymes de risque social (criminalité, grèves, manifestations…), rapporte l’assureur-crédit Coface. Le chômage est élevé (plus de 27%), tandis que les entreprises sont affectées par une pénurie de main-d’œuvre qualifiée. Les infrastructures de transport et d’énergie sont vieillissantes. Et le pays est particulièrement dépendant des flux de capitaux étrangers…

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Iran : Donald Trump ajoute aux difficultés du pays

Iran : Donald Trump ajoute aux difficultés du pays

Alors que l’Iran bénéficie d’importantes réserves de gaz et de pétrole, pointant respectivement aux second et quatrième rangs mondiaux, le pays souffre d’un environnement des affaires peu favorable, indique la Coface. Selon le Fonds monétaire international (FMI), l’économie iranienne est entrée en récession en 2018 et le PIB du pays devrait chuter de 3,6% en 2019. L’inflation s’est envolée à près de 40%. A l’occasion du 40e anniversaire de la victoire de la Révolution islamique, Donald Trump a dénoncé dans un tweet « 40 années de corruption. 40 années de répression. 40 années de terreur. Le régime iranien n’a offert que 40 années d’échec. Les Iraniens, qui souffrent depuis trop longtemps, méritent un avenir bien plus prometteur ». Le pays souffre du rétablissement des sanctions américaines consécutif au retrait unilatéral des Etats-Unis de l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien. Par ailleurs, les tensions sociales sont marquées et le manque d’infrastructures est criant, juge la Coface.

Photo 3/19© Caitlin Ochs/Bloomberg via Getty Images

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Libye : un pays divisé, qui accuse d’importants déficits

Libye : un pays divisé, qui accuse d’importants déficitsPALMARÈS DES FONDS

En dépit d’importantes réserves de gaz et de pétrole, la Libye pâtit de mauvais fondamentaux économiques. Le pays est confronté à d’importants déficits “jumeaux” : le déficit budgétaire est attendu à 22,6% du PIB et le déficit de la balance courante (solde des échanges de biens, de services, de revenus et de transferts courants) à 5% pour 2019, rapporte la Coface. Si l’inflation a fortement diminué ces dernières années, elle reste néanmoins à deux chiffres. Le pays pâtit aussi de “tensions sociales”, d’un “morcellement politique et tribal”, ainsi que d’un environnement des affaires “peu favorable”, souligne l’assureur-crédit. Par ailleurs, le pays est divisé “entre la Tripolitaine à l’Ouest, gérée par le gouvernement de Tripoli reconnu par la communauté internationale, et la Cyrénaïque à l’Est, sous la tutelle du gouvernement d’Al-Beïda soutenu par le maréchal Haftar. Le sud du pays (Fezzan) fait face à la prolifération des trafics (humain, arme et drogue) et à l’animosité entre Touaregs et Toubous”, rappelle la Coface.

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Nigeria : forte dépendance aux revenus pétroliers

Nigeria : forte dépendance aux revenus pétroliers

Le pays le plus peuplé d’Afrique bénéficie d’un large potentiel agricole comme minier et d’importantes ressources en hydrocarbures. Le revers de la médaille est qu’il est très dépendant de ses revenus pétroliers (90% des exportations, deux tiers des recettes fiscales), tandis que l’exploitation de l’or noir est source de pollution, rapporte la Coface, qui ajoute que le Nigeria souffre de tensions ethniques et religieuses, d’insécurité et de corruption, qui affecte l’environnement des affaires.

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Niger : une économie vulnérable aux chocs climatiques et aux caprices des matières premières

Niger : une économie vulnérable aux chocs climatiques et aux caprices des matières premièresCOMPARATEUR COMPTES TI…

Quatrième producteur mondial d’uranium, le Niger a consenti un effort d’investissement dans l’agriculture et est exportateur net de produits pétroliers et d’or, souligne la Coface. Reste que l’économie est vulnérable aux chocs climatiques et aux fluctuations des cours des matières premières. Elle reste aussi “largement dépendante d’une agriculture de subsistance. La population croît rapidement, tandis que la pauvreté est importante. Les frontières sont poreuses, favorisant l’immigration illégale et les trafics. Et le système de perception des taxes et des droits de douane sont déficients”, indique l’assureur-crédit.

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Angola : de fortes inégalités et un chômage élevé

Angola : de fortes inégalités et un chômage élevé

“L’Angola bénéficie d’un potentiel économique considérable (diamant, fer, or, cuir, agriculture, pêche, ressources hydroélectriques…). C’est un important producteur de pétrole et un producteur de gaz naturel liquéfié”, rapporte la Coface. Le revers de la médaille est que le pays est vulnérable au retournement des cours pétroliers. Le pays souffre par ailleurs d’un “chômage élevé”, de “fortes inégalités sociales et disparités régionales”, d’infrastructures “déficientes” et d’un secteur bancaire “fragile”, souligne l’assureur-crédit.

Photo 7/19© David Stanley / Wikimedia
Mozambique : des déficits qui se creusent

Mozambique : des déficits qui se creusentTEST PROFIL ÉPARGNANT

Outre son potentiel hydroélectrique, le Mozambique bénéficie d’importantes richesses minières et agricoles ainsi que d’Immenses ressources gazières découvertes au large des côtes en 2010, rapporte la Coface. Reste que le pays est “insuffisamment diversifié et demeure dépendant des cours des matières premières (aluminium, charbon). En outre, les infrastructures de transport et portuaires sont insuffisantes, ce qui contraint toujours les capacités d’exportation de matières premières”, relève l’assureur-crédit. Il souligne par ailleurs les conditions climatiques “difficiles”, l’environnement politique et sécuritaire “instable” et la gouvernance “faible”. Le déficit et la dette publics, tendent à augmenter, de même que le déficit courant…

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Photo 8/19© Maurits & Marjol / Wikimedia
Madagascar : une pauvreté massive

Madagascar : une pauvreté massivePOINTS SÉANCE DE BOURS…

Madagascar bénéficie d’importantes réserves minérales (pierres précieuses, nickel, cobalt) et pétrolières, ainsi que d’un bon potentiel agricole. L’île est d’ailleurs le premier producteur mondial de vanille. Reste qu’elle est dépendante des produits agricoles et miniers. Le pays est pénalisé par des “réseaux routier, hydraulique et électrique insuffisants” et d’une “instabilité politique chronique”. Et la pauvreté est importante. “90% de la population vit avec moins de 2 dollars par jour”, rapporte l’assureur-crédit.

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Afghanistan : instabilité et corruption

Afghanistan : instabilité et corruptionCONSEILS BOURSIERS

L’Afghanistan bénéficie de perspectives d’exploitation de matières premières (gaz, pétrole, minéraux…), mais cette économie reste fortement dépendante du secteur agricole. Le pays souffre d’une importante pauvreté, d’une “situation sécuritaire et géopolitique instable”, “de corruption” et d’une “faible gouvernance”, énumère l’assureur-crédit, qui estime par ailleurs que le système bancaire présente des “fragilités”.

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Venezuela : la manne pétrolière a dans un premier temps profité au pays…

Venezuela : la manne pétrolière a dans un premier temps profité au pays…VENEZUELA : ENFER QUOT…

Alors que le Venezuela bénéficie de réserves considérables de pétrole le long du fleuve Orénoque et d’un potentiel gazier offshore, le pays est confronté à une grave crise politique et économique. Au début des années 2000, le régime socialiste a décidé d’utiliser les recettes de l’exploitation des ressources pétrolières nationales, sur lesquelles il avait repris le contrôle, pour financer de vastes programmes sociaux et d’éducation. “Excellents au départ, les résultats avaient alors suscité de la sympathie dans le monde entier. Le taux de pauvreté a été fortement réduit, de 55,6% en 1997 à 26,4% en 2009, et la proportion de personnes scolarisées a fortement augmenté”, rapporte Eric Dor, directeur des études économiques à IESEG School of Management.

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… mais la dépendance au prix de l’or noir a initié un engrenage infernal !

… mais la dépendance au prix de l’or noir a initié un engrenage infernal !RUSSIE ET VENEZUELA

L’inconvénient de cette stratégie est que le pays est resté extrêmement dépendant des exportations de pétrole, “qui produisent l’essentiel des revenus du gouvernement. Les recettes du gouvernement sont donc sensibles aux amples cycles du prix de l’or noir”, souligne Eric Dor. La très forte baisse du prix du pétrole entre 2014 et 2016 a provoqué un effondrement des recettes du gouvernement du Venezuela. “Comme le gouvernement essayait de maintenir ses dépenses sociales, le déficit public a fortement augmenté. Le gouvernement a financé ce déficit public par des emprunts à la banque centrale, donc par une émission massive de monnaie nationale. L’émission démesurée de moyens de paiement sans contrepartie productive a provoqué une forte inflation, qui a induit une dépréciation de la monnaie nationale par rapport au dollar. Ainsi, les prix en monnaie nationale des biens importés, payés en dollars, ont fortement augmenté ce qui a encore accru l’inflation. Cette mécanique, où augmentation de l’inflation et dépréciation accrue de la monnaie se renforcent l’une l’autre, fut vite hors de contrôle”, dénonce l’économiste. “En réaction, les gens se sont mis à vouloir convertir tout de suite en dollars sur le marché officieux, leurs salaires et autres revenus reçus en monnaie nationale, pour essayer de garder leur pouvoir d’achat. Il y a donc en permanence des ventes massives de monnaie nationale contre dollars, ce qui renforce encore la dépréciation et ensuite l’inflation. C’est ainsi que l’hyperinflation se diffuse toujours plus”, décortique-t-il.

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Venezuela : les conséquences désastreuses de l’hyperinflation

Venezuela : les conséquences désastreuses de l’hyperinflationVENEZUELA : FOLLE INFL…

L’hyperinflation au Venezuela empêche tout calcul économique prospectif, ce qui freine l’entrepreneuriat et les investissements des entreprises. “Les perspectives d’évolution des coûts et des prix de vente sont tellement incertaines que cela rend très difficile d’établir des business plans pour lancer des activités dont la profitabilité est assurée. Il est très difficile de proposer des prix de vente pour production et livraison différée alors qu’on ignore quels seront les coûts au moment de réaliser le contrat, même dans des délais proches. En conséquence, il y a absence de lancement de projets d’investissement et de nouvelles entreprises. La production nationale est totalement déprimée”, explique Eric Dor.

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Venezuela : les effets pervers du contrôle des prix

Venezuela : les effets pervers du contrôle des prixVENEZUELA : QUELLE ISSUE…

Le contrôle des prix instauré au Venezuela a eu des effets pervers. “Le gouvernement fixe des prix plafonds pour toute une série de biens de consommation, pour protéger le pouvoir d’achat des consommateurs. C’est évidemment inefficace car, à cause de l’inflation et de la dépréciation continue de la monnaie nationale, les coûts de production, en salaires et en matières premières d’origine nationale ou étrangère, sont supérieurs à ces prix plafonds – d’où un manque de rentabilité. Il en résulte une chute de la production nationale et de graves pénuries de biens de consommation. Les consommateurs sont obligés d’essayer de se fournir illégalement sur le marché officieux en biens importés, à des prix très supérieurs aux maxima légaux”, dénonce Eric Dor. L’approvisionnement reste de toute manière insuffisant même sur le marché officieux, et la pénurie est généralisée. La baisse de production nationale a contribué à la forte chute du PIB.

>> A lire aussi – Venezuela – Comment le pays en est arrivé là ? Et comment il pourrait s’en sortir ?

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Argentine : la chute des cours des matières premières a fait bondir le déficit public et l’inflation

Argentine : la chute des cours des matières premières a fait bondir le déficit public et l’inflationPRE-IPO

Riche en ressources agricoles, énergétiques et minérales, l’Argentine souffre d’une “dépendance à l’égard des cours des produits agricoles et des conditions météorologiques”, dénonce la Coface. “Jusqu’en 2008, l’augmentation très forte des prix des matières premières avait permis de restaurer l’équilibre des comptes publics et de rembourser la dette due au FMI. Mais la très forte chute des cours des matières premières en 2008 réduisit les recettes du gouvernement et provoqua à nouveau un déficit public qui fut financé partiellement par des prêts de la banque centrale, donc par émission monétaire. Il s’est ensuivi une forte inflation. Après une remontée entre 2009 et 2011, les prix des matières premières ont fortement baissé à partir de 2014, jusqu’en 2016”, rapporte Eric Dor.

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Argentine : le FMI a dû voler au secours du pays

Argentine : le FMI a dû voler au secours du paysCOMPARATEUR DE DEVISES

C’est dans ce contexte difficile que Mauricio Macri a accédé à la présidence du pays. “Le nouveau président a, dès son accession en 2015, pris une série de mesures en faveur du marché qui contrastaient avec la gestion précédente. Il a supprimé les contrôles des capitaux et des changes et laisser flotter le peso. Il a supprimé les taxes sur les exportations. Il a également réduit les subventions publiques aux entreprises de production et distribution d’électricité, gaz ou eau, pour essayer de réduire le déficit public”, rapporte Eric Dor. Avec l’arrivée du nouveau gouvernement, à partir de 2016, l’Argentine a recommencé à emprunter en dollars sur les marchés internationaux. Par la suite, “l’Argentine a connu le problème traditionnel des pays émergents endettés dans une monnaie étrangère, le dollar”, relève l’expert. En effet, avec le durcissement de la politique monétaire de la banque centrale américaine ces dernières années, les taux d’intérêt en dollars ont grimpé et la devise américaine s’est appréciée face au peso argentin, si bien que de nombreux capitaux ont fui l’Argentine pour être rapatriés aux Etats-Unis. Un mouvement qui a pesé un peu plus sur le peso, alimentant ainsi l’inflation (renchérissement des biens importés). “L’Argentine a dû recourir à un emprunt du FMI pour financer son déficit de balance des paiements”, explique Eric Dor, qui précise que le pays “est maintenant obligé d’appliquer une politique d’austérité budgétaire” !

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Algérie : les derniers mandats d’Abdelaziz Bouteflika sont à oublier

Algérie : les derniers mandats d’Abdelaziz Bouteflika sont à oublier11 SCÉNARIOS CHOCS

L’Algérie bénéficie d’importantes réserves de pétrole et de gaz (ainsi que d’un fort potentiel dans les énergies renouvelables), et son modèle de gestion publique est basé sur la rente pétrolière. Ce modèle, appliqué par le gouvernement depuis 1999, consiste à utiliser ses recettes issues des exportations d’hydrocarbures pour financer des dépenses publiques généreuses : beaucoup de dépenses sociales, dont des logements gratuits et des subventions aux achats par la population de carburants et produits de base. “Ce modèle a amélioré la situation de la population et assuré une certaine cohésion sociale, surtout les 10 premières années. Il a aussi favorisé l’émergence d’entrepreneurs très liés au gouvernement, attachés à ce fonctionnement et réticents à accepter un changement de système. Or, la baisse des prix du pétrole depuis 2014 a compromis ce modèle de gestion”, dénonce Eric Dor. “Les recettes du gouvernement issues de la vente d’hydrocarbures ont diminué. Le gouvernement a craint l’impopularité d’une réduction des dépenses sociales auxquelles la population est très attachée, et les risques de troubles sociaux qui en résulteraient. Les autorités ont donc maintenu leurs dépenses sociales relativement inchangées et laissé filer le déficit public, qui reste bien supérieur à celui observé avant 2014, malgré le redressement des prix du pétrole depuis 2016”, explique l’expert. L’économie est trop dépendante des hydrocarbures et doit impérativement se diversifier.

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Sir Paul Collier : « Les erreurs que le Sénégal ne doit pas commettre » https://www.coupdegriffeactu.com/2017/10/17/sir-paul-collier-les-erreurs-que-le-senegal-ne-doit-pas-commettre/ https://www.coupdegriffeactu.com/2017/10/17/sir-paul-collier-les-erreurs-que-le-senegal-ne-doit-pas-commettre/#comments Tue, 17 Oct 2017 23:20:27 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=6398  

  • Macky SALL - © Malick MBOW
    Macky SALL – © Malick MBOW

    Le 17 octobre, 2017

Professeur d’Economie et de politiques publiques à la faculté de Blavatnik et professeur Emérite au Collège de Saint Antony à l’université d’Oxford, Sir Paul Collier fait partie de ces universitaires dont la parole est très écoutée. Auteur de nombreux travaux de recherche, notamment sur les sociétés riches en ressources naturelles, il a animé ce lundi, à Dakar, la conférence initiée par Bp, axées sur le thème « La Gouvernance des ressources pétro gazières : leçons du passé ». Conférence durant laquelle, il a montré les voies que notre pays ne devra absolument pas suivre dans l’élaboration de sa politique pétrolière.

Trois ingrédients incontournables
« Ce n’est pas la ressource naturelle qui définit l’avenir, c’est vous qui définissez l’avenir de votre nation. Les choix que vous faite, les choix que votre gouvernement fait vont déterminer votre réussite comme le Botswana ou votre échec comme la Sierra Leone.  Quels sont les fondements d’une bonne politique gouvernementale ? Il y a les règles, les institutions et les citoyens informés. Voilà le triptyque. Pour les règles, je vais vous donner des exemples. Lorsque le Ghana a découvert du pétrole, il était déterminé à ne pas commettre les erreurs du Nigéria. Et l’une de ces erreurs commisses par le Nigéria c’était de dire que nous pouvons épargner de l’argent. Donc le gouvernement ghanéen a adopté une loi disant que 30 % des revenus pétroliers devraient être épargnés. C’était une règle pleine de bon sens, mais cela ne s’était pas fait malheureusement. Parce que les deux autres éléments du triptyque manquaient.

Attention aux escrocs
« Vous avez besoin de citoyens pour défendre les règles et les équipes. Parce qu’avec les ressources naturelles, il y a toujours l’odeur de l’argent. Et l’odeur de l’argent attire les escrocs. Et dans plusieurs pays, les escrocs, appâtés par l’odeur de l’argent, sont arrivés comme des cafards et ont complètement phagocyté les institutions et enfreint les règles. Donc vous avez besoin de citoyens pour servir de forces de défense des règles et des institutions et on ne peut le faire que si on comprend les règles. Et la compréhension citoyenne est quelque chose qu’on doit renforcer et mettre en place avec attention. Au niveau des autorités les plus élevés on doit considérer cela comme une mission, un sacerdoce, la mise en place de toute la sphère de décision, de règles, d’institutions et de citoyens informés.

« La surveiller comme du lait sur le feu »
« Le Nigeria a eu une entreprise pétrolière d’Etat qui a été un désastre, une catastrophe. Et même, il y a 2 ans, le gouverneur de la banque centrale du Nigéria a publiquement tiré la sonnette d’alarme et a dit que la compagnie pétrolière nationale a réussi à faire disparaitre des milliards de dollars de recettes pétrolières parce que c’était devenu un Etat dans un Etat. Donc vous devez savoir quel type d’entreprise publique vous devez mettre en place. Il faut qu’il y ait une supervision et un contrôle à tout instant. Il faut identifier le rôle de l’entreprise publique et la surveiller comme du lait sur le feu.

L’État, les compagnies et l’honnêteté
« Travailler avec la communauté. L’extraction des ressources naturelles a toujours lieu dans une région donnée. Cela peut créer des opportunités pour les locaux, mais cela peut créer des problèmes. Mettons l’accent sur les problèmes. Inévitablement, l’extraction des ressources naturelles n‘est pas forcément une bonne nouvelle pour tout le monde. L’exploitation des ressources naturelle va conduire au déplacement de personnes qui ont vécu dans cet environnement et qui en tiraient leurs moyens de subsistance.  Le gaz ne va pas créer beaucoup de perturbations comparé à l’activité minière. Mais il y a forcément des implications pour les communautés de pêcheurs par exemple. Et le point de départ c’est d’être honnête. Il faut dire par exemple que l’Etat ou la compagnie pétrolière ne peut pas promettre que les pêcheurs auront les mêmes prises qu’il y a deux à 3 ans. Il faut être honnête en disant qu’il y a des avantages et des inconvénients. Mais que nous allons essayer de minimiser les inconvénients. Donc vous avez besoin d’une stratégie qui prend de façon honnête en charge les risques dans les localités.

Le danger de la dépendance
« La gestion des recettes est capitale. Le premier point à souligner par rapport aux recettes tirées des ressources naturelles, c’est que ce ne sont pas des ressources durables, mais des ressources fossiles. Les recettes sont instables d’une année à l’autre parce que les prix du gaz va devenir instable lui-même. Et il y a maintenant beaucoup de Gnl (gaz naturel liquéfié) disponible aujourd’hui. Il y aura beaucoup de fixation de prix quotidien, plutôt que de prix fixes sur 10 ans. Donc lorsque vous faites vos projections budgétaires, vous ne savez pas quel sera le prix du gaz pour cette année. Vous allez donc avoir besoin d’une stratégie pour rationaliser vos dépenses. De plus, vous n’aurez pas du gaz à jamais. Le gaz que vous avez découvert sera épuisé dans une trentaine d’années. La troisième raison est plus subtile, c’est que la technologie va changer et votre avantage sur le gaz va être obsolète. Et le gaz peut perdre de la valeur avant son épuisement. Tout cela montre qu’il ne faut pas compter sur les revenus de ces ressources à long terme.

Les salaires et le danger
« Il ne faut pas faire ce qu’ont fait le Nigeria et le Ghana. L’année après la flambée des prix du pétrole sur le plan mondial en 1974, le gouvernement Nigérian a augmenté de 75% tous les salaires de la fonction publique. Donc le gouvernement a institué la permanence des dépenses courantes élevée. C’était très peu réfléchi car cela a phagocyté tous les revenus. 30 ans plus tard, les recettes du pétrole nigérian ne suffisent toujours pas à couvrir les dépenses courantes. Puis, le gouvernement Ghanéen a découvert du pétrole en disant que « nous allons apprendre des erreurs du Nigeria ». Mais ils ont quand même augmenté de 50% les salaires de la fonction publique et il y a eu les mêmes impacts sur les dépenses courantes. Il ne faut pas que vous commettiez ces erreurs.

Savoir investir
« L’autre question à laquelle vous devez répondre c’est est-ce que vous avez la capacité de bien investir? J’ai demandé ce matin à un des responsables gouvernementaux de haut niveau si le Sénégal a la capacité de bien investir et beaucoup investir actuellement ? Et il m’a répondu que non! Mais il faut du temps pour renforcer les capacités d’investissement. Donc jusqu’à ce que vous renforcez vos capacités d’investissement, les revenus supplémentaires que vous allez recevoir doivent être gardés à l’étranger ou en devises. Après avoir renforcé ces capacités, vous pourriez rapatrier ces fonds. Ce, pour vous éviter les mauvais choix d’investissement publics.

La maladie hollandaise, le désastre
« Quand les dollars du pétrole arrivent ils sont dépensés sur les biens qui peuvent être importés et sur les biens qui ne peuvent être importés, donc produits localement. Si vous voulez investir les dollars sur les produits domestiques qui ne peuvent être produits qu’au niveau national cela augmente les prix de ces produits. Donc la maladie néerlandaise c’est l’augmentation des prix des produits qui ne peuvent être importés. Et lorsqu’il y a flambée des prix des produits qui ne peuvent être importés, ceux que vous avez l’habitude d’exporter commencent à en pâtir. Par exemple, avant le pétrole, le Nigeria était un grand exportateur agricole. Le coton, les arachides, le cacao, tout a disparu. Les exportations non pétrolières au Nigéria se sont effondrées. C’est cela la maladie néerlandaise. Et c’est ce qu’il vous faut éviter.

Comment éviter la maladie hollandaise
« Comment éviter cette maladie ? Il faut utiliser votre épargne pour investir dans les bons secteurs et les bons secteurs ce sont les secteurs qui produisent ces biens non commerciaux. Vous devez aussi augmenter l’offre (…). L’utilisation du gaz pour produire de l’électricité c’est exactement le type de mesures à prendre, et il y a aussi l’investissement dans chaque ville et potentiellement des plateformes de production. D’ici à 2050, votre population urbaine va tripler, votre espace urbain n’est pas encore construit assurez-vous que les prochains villes seront efficaces et que ce seront des villes vivables dans lesquelles les entreprises seront productives. En somme, c’est cela la stratégie. Vous avez un revenu temporaire qui ne sera pas là à jamais, donc en exploitant les ressources naturelles, préparez-vous à épargner l’argent au niveau local, préparez-vous en renforçant la capacité d’investissement dans le secteur public comme dans le secteur privé. Une fois que vous êtes prêts, investissez adéquatement dans le secteur des biens non commerciaux, dans les villes, dans l’électricité. Ce type d’investissements. Ce qui pourrait vous faire éviter ce qu’a connu le Nigéria, c’est-à-dire l’effondrement de son secteur de l’exportation. »

 

Auteur: Propos rassemblés par Youssouf SANE – Seneweb.com

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L’Iran et le français Total vont signer un accord gazier de 4,8 milliards de dollars https://www.coupdegriffeactu.com/2017/07/02/liran-et-le-francais-total-vont-signer-un-accord-gazier-de-48-milliards-de-dollars/ https://www.coupdegriffeactu.com/2017/07/02/liran-et-le-francais-total-vont-signer-un-accord-gazier-de-48-milliards-de-dollars/#respond Sun, 02 Jul 2017 18:06:49 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=5828  

Hassan ROHANI - Préseident de la République islamique d'Iran
Hassan ROHANI – © Malick MBOW

franceinfo avec AFP,Franceinfo

la première compagnie occidentale du secteur à revenir en Iran, annonce le ministère du Pétrole iranien, dimanche 2 juillet.

« L’accord international pour le développement de la phase 11 de Pars-Sud sera signé lundi en présence du ministre du Pétrole et des directeurs de Total, de la compagnie chinoise CNPCI et de la société iranienne Petropars », précise encore ce ministère. L’accord préliminaire avait été signé en novembre 2016 à Téhéran.

Un accord retardé pour connaître la position de Trump

L’accord définitif devait être signé début 2017, mais en février, Patrick Pouyanné avait affirmé que le groupe allait patienter avant de connaître la politique de l’administration du président américain Donald Trump vis-à-vis de l’Iran. Quoi qu’il en soit, cette signature intervient malgré la position hostile de Washington et le vote récent par le Sénat américain de nouvelles sanctions contre l’Iran.

Total détiendra 50,1% des parts du consortium qui exploitera le champ gazier, suivi du groupe China national petroleum corporation (CNPCI) avec 30% et de l’Iranien Petropars (19,9%), avait annoncé à l’époque Gholamreza Manouchehri, vice-président de la Compagnie nationale iranienne de pétrole (NIOC) dont dépend Petropars.

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Timis se retire mais maintient sa plainte contre Abdoul Mbaye et cie https://www.coupdegriffeactu.com/2017/04/28/timis-se-retire-mais-maintient-sa-plainte-contre-abdoul-mbaye-et-cie/ https://www.coupdegriffeactu.com/2017/04/28/timis-se-retire-mais-maintient-sa-plainte-contre-abdoul-mbaye-et-cie/#respond Fri, 28 Apr 2017 23:01:48 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=5386  

  • Frank-TIMIS © Malick MBOW
    Frank-TIMIS © Malick MBOW

    Le 28 avril, 2017 Frank Timis a vendu les 30% de parts qui lui restaient dans le Kayar Offshore profond et le Saint Louis Offshore profond. Il quitte ainsi le Gaz sénégalais. Mais, l’homme d’affaires d’origine roumaine, refuse de retirer sa plainte déposée il y a quelques mois, contre 11 personnes, dont des membres de l’opposition sénégalaise.

« Ces plaintes sont toujours en cours (et je ne les retirerai pas) contre des personnes qui ont trompé le grand public », confie-t-il à Jeune Afrique.

La plainte pour diffamation, diffusion de fausse nouvelles et association de malfaiteurs, visait Ousmane Sonko, Malick Gakou, Mamadou Diop Decroix, Pr Malick Ndiaye, Mouth Bane, Birahim Seck, Abdoul Mbaye, Mamadou Lamine Diallo, Adama Gaye, Baba Aïdara, entre autres. Elle avait été déposée par son avocat Me El Hadj Diouf.

Sur les raisons du maintien de cette plainte, il explique: « Plusieurs dizaines de compagnies se sont succédé au Sénégal pour explorer depuis 1975. Toutes sont reparties sans trouver quoi que ce soit. Nous, non. Il est très aisé de faire notre procès, mais si après plusieurs centaines de millions de dollars d’investissements, nous n’avions rien trouvé, personne ne se serait attristé de notre sort », indique-t-il.

 

Auteur: Youssouf SANE – Seneweb.com

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Exploitation du gaz : Kosmos Energy finalise avec BP https://www.coupdegriffeactu.com/2017/02/23/exploitation-du-gaz-kosmos-energy-finalise-avec-bp/ https://www.coupdegriffeactu.com/2017/02/23/exploitation-du-gaz-kosmos-energy-finalise-avec-bp/#comments Thu, 23 Feb 2017 22:28:16 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=4684  

  • Frank-TIMIS © Malick MBOW
    Frank-TIMIS © Malick MBOW

    Le 23 février, 2017

 

L’exploitation du pétrole au Sénégal devrait bientôt démarrer. Kosmos Energy  vient de finaliser l’opération avec BP au Sénégal. Dans un communiqué parvenu à Seneweb, Kosmos annonce qu’elle a reçu l’approbation du gouvernement et signé un accord avec le géant pétrolier British Pétrolium (BP), un accord pour l’exploitation du gisement gazier au large de la frontière mauritanienne.

Selon les termes de l’accord, BP a acquis un intérêt de 49,99 % dans Kosmos BP Senegal Limited, notre société affiliée contrôlée, qui détient une participation de 65 % dans les Blocs de Cayar Offshore Profond et de Saint-Louis Offshore Profond, au large du Sénégal. Un accord dont s’est réjoui Andrew Inglis, Président directeur de l’entreprise d’exploitation. « L’opération étant maintenant réalisée, Kosmos a hâte de travailler avec le Gouvernement du Sénégal et les partenaires, pour aller de l’avant dans la prochaine étape de notre programme de travaux, ce qui comprendra davantage de recherche dans les deux blocs, et en cherchant à produire le premier gaz à partir du projet Tortue d’ici 2021», dit-il.

 

Auteur: SenewebNews – Seneweb.com

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Pétrole: l’Opep entraîne d’autres producteurs dans une baisse de l’offre https://www.coupdegriffeactu.com/2016/12/10/petrole-lopep-entraine-dautres-producteurs-dans-une-baisse-de-loffre/ https://www.coupdegriffeactu.com/2016/12/10/petrole-lopep-entraine-dautres-producteurs-dans-une-baisse-de-loffre/#respond Sat, 10 Dec 2016 23:17:24 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=3923 Salman Al-SAOUD  - © Malick MBOW
Salman Al-SAOUD – © Malick MBOW

Par Sophie MAKRIS | AFP

Vienne (AFP) – Les pays producteurs de pétrole ont annoncé samedi à Vienne un nouvel accord de réduction de la production, associant au pacte de limitation récemment conclu entre les membres de l’Opep des pays extérieurs à l’organisation afin de consolider la remontée des prix.

Onze pays producteurs non membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) se sont engagés à diminuer leur production de 558.000 barils par jour (bpj), « un accord historique » annoncé par le président du cartel et ministre qatari de l’Energie, Mohamed Saleh Al-Sada, à l’issue d’une journée de réunion à Vienne.

La Russie sera le plus important de ces contributeurs. Elle avait déjà annoncé, il y a une semaine, qu’elle abaisserait son offre de 300.000 bpj. Les autres pays devant participer à l’effort seront le Mexique, le Kazakhstan, la Malaisie, Oman, l’Azerbaïdjan, Bahreïn, la Guinée équatoriale, le Soudan du Sud, le Soudan et Bruneï.

L’accord sur 558.000 barils hors Opep, dont la répartition entre pays n’a pas été dévoilée, est un peu en retrait de l’objectif de 600.000 barils qu’avait annoncé l’Opep à l’issue de sa réunion du 30 novembre mais c’est la première fois en quinze ans qu’un engagement commun des deux camps est pris.

Dans un signe supplémentaire envoyé aux marchés, l’Arabie Saoudite, chef de file et poids-lourd du cartel, a annoncé qu’elle irait au-delà des promesses faites il y a une semaine (-486.000 bpj) : « Nous couperons substantiellement sous le seuil promis » de 10,06 millions bpj, a déclaré le ministre saoudien Khalid al-Falih.

Après avoir inondé le marché d' »or noir » et provoqué une dégringolade spectaculaire des prix depuis 2014, les membres de l’Opep étaient parvenus le 30 novembre à s’entendre sur une baisse de leur propre production de 1,2 million de barils par jour, un accord déjà qualifié d' »historique ». Les cours du pétrole ont ainsi repris des couleurs et dépassent les 50 dollars depuis l’accord du 30 novembre.

– Comité de surveillance –

Le cartel a précisé samedi qu’il allait tenter de convaincre d’autres producteurs extérieurs à l’Opep de contribuer à ce pacte de limitation qui sera valable « pour six mois » à partir du début de 2017, mais pourra être reconduit.

Le ministre russe du pétrole, Alexandre Novak, a par ailleurs annoncé la mise en place d’un comité de surveillance de l’accord présidé par le Koweit et la Russie, impliquant trois pays de l’Opep ainsi que deux n’en faisant pas partie, un geste à l’attention des sceptiques qui prédisent des infractions aux quotas.

L’essentiel de l’accord du 30 novembre est porté par les plus gros producteurs du cartel : Arabie Saoudite, Irak, Emirats arabes unis, Koweït, tandis qu’Iran, Nigeria et Libye en ont été exemptés.

Samedi, l’Opep a notamment arraché la collaboration du Kazakhstan (-20.000 selon Bloomberg) alors que ce pays vient de doper ses capacités avec la mise en exploitation de son nouveau gisement géant de Kashagan. Selon Bloomberg, le Mexique réduira sa production de 100.000 bpj, Oman de 40.000 et l’Azerbaïdjan de 35.000.

Ce nouveau cycle de discussions à Vienne a aussi été l’occasion pour Moscou de rassurer sur son engagement de réduction de l’extraction applicable à un niveau de production historiquement haut, de 11,2 millions de barils par jour cet automne, ce qui, selon les analystes, relativise la portée de l’effort proposé.

– Et les Etats-Unis ?-

Les autorités russes avaient assuré mercredi avoir le « soutien » des compagnies pétrolières privées, mais sans apporter de précisions sur ses modalités pratiques.

Moscou, dont les finances ont été plombées par la chute des cours, a a priori tout intérêt à un rebond durable des cours, qui donnerait à Vladimir Poutine des marges de manoeuvre budgétaires non négligeables à un peu plus d’un an de la présidentielle.

Les analystes s’interrogent aussi sur la tentation pour les producteurs de « maquiller » des déclins naturels, liés à l’épuisement de certains gisements et déjà intégrés aux prévisions, afin de les faire passer pour des réductions volontaires.

Chef de file du cartel, l’Arabie Saoudite avait longtemps soutenu une politique de prix bas, espérant évincer les concurrents de l’Opep, notamment les producteurs de pétrole de schiste américains. Mais la chute des cours avait fini par affecter cette riche pétromonarchie, l’incitant à changer de stratégie.

Les producteurs jouent une partie serrée pour trouver le « juste prix » : en annonçant une réduction marquée de leur offre, ils risquent d’ouvrir une brèche dans laquelle pourraient s’engouffrer les producteurs américains, déjà encouragés par les prises de position du futur président Donald Trump.

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La grossière erreur de Frank Timis (par Madiambal Diagne) https://www.coupdegriffeactu.com/2016/10/18/la-grossiere-erreur-de-frank-timis-par-madiambal-diagne/ https://www.coupdegriffeactu.com/2016/10/18/la-grossiere-erreur-de-frank-timis-par-madiambal-diagne/#respond Tue, 18 Oct 2016 01:06:05 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=3172  

Madiambal DIAGNE - © Malick MBOW
Madiambal DIAGNE – © Malick MBOW

 le Lundi 17 Octobre 2016

 Frank Timis n’est pas un nigaud. Bien au contraire. Cet homme d’affaires roumain, devenu aussi australien, a fait fortune dans le secteur des industries extractives (or, diamant, pétrole, gaz et autres ressources minières) et travaille dans de nombreux pays en Europe et en Amérique du Nord. Depuis une dizaine d’années, il a semblé vouloir faire du sous-sol de l’Afrique de l’Ouest le terreau de l’accélération de la croissance de son business évalué à plus de 13 milliards d’euros. Ainsi, a-t-il jeté son dévolu sur des contrats notamment en Sierra Leone, au Niger, en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso et au Sénégal. Frank Timis a réussi à se bâtir une réputation d‘homme d’affaires coriace, tenace et doué d’entregent pour dénouer des situations difficiles dans les différents pays où ses affaires prospèrent. 
L’accueil hostile ou, à tout le moins, polémique qui lui est réservé au Sénégal par une certaine classe politique, depuis la découverte d’importants gisements de pétrole et de gaz, n’est nullement nouveau pour lui. Seulement, l’homme d’affaires a semblé changer de stratégie ou de méthode pour en découdre avec ses détracteurs. Frank Timis a décidé de porter plainte contre un groupe d’une vingtaine de responsables de parti politique de l’opposition et d’organisation de la société civile. Une telle forme de réponse apparaît inappropriée et surtout pourrait mettre en péril les intérêts même de Frank Timis. Quelle est l’idée inélégante pour un homme d’affaires de traîner en justice des personnalités politiques qui engagent un combat politique contre des adversaires au pouvoir ? La plainte de Frank Timis n’apporte rien à l’explicitation des circonstances et conditions dans lesquelles les contrats pétroliers et gaziers lui ont été accordés. Il s’y ajoute que cela aura fatalement pour conséquence de conforter l’opposition dans son combat qui, certainement, ne serait pas tout à fait juste. De nombreux citoyens ont pu être vexés par l’initiative judiciaire de Frank Timis qui s’en prend à des acteurs politiques. Il n’est pas envisageable dans un pays démocratique comme le Sénégal d’empêcher l’opposition ou la société civile de questionner le gouvernement sur la gestion de ressources aussi importantes. C’est une posture on ne peut plus légitime. Qui plus est, dans un pays où l’opinion publique a été traumatisée par l’épisode de la gouvernance de Abdoulaye Wade qui avait révélé une présence trop forte de la famille du chef de l’Etat dans la gestion des affaires publiques, de surcroît dans les secteurs économiques les plus lucratifs. «Chat échaudé craint l’eau froide !»
On peut bien se demander si ce débat qui passionne la classe politique avait cours dans un pays européen ou d’Amérique du Nord où il développe des affaires, Frank Timis allait-il porter plainte contre les objecteurs politiques ? D’ailleurs, que ce soit au Niger, en Côte d’Ivoire ou au Burkina Faso, des voix d’hommes politiques et de personnalités de la société civile ont eu à s’élever pour s’enquérir, parfois avec véhémence, des conditions des concessions accordées à Frank Timis. Pour autant, l’homme d’affaires n’a jamais songé à les entraîner dans des procédures judiciaires. Justement, c’est ce qui laisse croire que la plainte de Frank Timis est téléguidée, sinon inspirée par le gouvernement du Sénégal. En effet, la plainte intervient après une sortie du Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne, qui avertissait que plus jamais les attaques ne seront tolérées et que des actions judiciaires seront intentées contre les personnes qui persisteraient dans le terrain de la dénonciation et du dénigrement contre les autorités de l’Etat. C’est comme qui dirait que la plainte de Frank Timis constitue une arme politique au service des autorités gouvernementales. Qui peut prédire ou garantir à Frank Timis qu’au moment de l’exploitation du gaz et du pétrole dans l’horizon 2022-2024, il n’aura pas comme interlocuteurs gouvernementaux sénégalais certaines de ces personnalités politiques et de la société civile contre lesquelles il vient de porter plainte ?
Il s’y ajoute que, du point de vue de la bataille d’opinion, la démarche judiciaire risque de fragiliser l’argumentaire du gouvernement. C’est comme s’il y avait une certaine panique ou une incapacité à affronter l’opposition dans un débat d’arguments contre arguments. On peut bien croire que si l’autre partie se montre si prompte à user de la voie judiciaire, c’est parce qu’elle ne saurait pas se défendre valablement sur le plan politique. Pourtant, l’opposition a donné au gouvernement des moyens de convaincre l’opinion publique sur le caractère spécieux pour ne pas dire sur le manque de sérieux ou de rigueur des accusations portées par l’opposition. Dans un premier temps, l’opposition avait été habitée par un certain déni. Les responsables de l’opposition affirmaient, à l’annonce des découvertes de pétrole et de gaz, que c’était de la simple propagande d’un régime politique qui cherchait à susciter l’espoir au sein des populations afin de passer un mauvais cap. L’opposition disait que la situation économique et sociale n’était pas bonne et que le gouvernement cherchait à masquer ses carences et calmer l’exaspération des populations. Cet argumentaire a très vite été oublié par l’opposition quand la réalité des découvertes de pétrole et de gaz et l’importance extraordinaire des volumes des gisements étaient reconnues par tous les opérateurs internationaux dans le secteur. Ainsi, les responsables de l’opposition politique ont changé de fusil d’épaule pour accuser Aliou Sall et, à travers sa personne, son frère Macky Sall, président de la République, d’avoir des intérêts familiaux dans l’exploitation de ces ressources. L’opposition exigeait la publication des contrats signés avec la société de Frank Timis. Le gouvernement a eu la mauvaise idée de laisser perdurer cette polémique, traînant les pieds pour publier lesdits contrats. Le Premier ministre finira par s’y résoudre d’autant que rien dans lesdits contrats ne pouvait conforter les attaques et accusations de l’opposition. Ainsi, les accusations s’étaient écroulées comme un château de cartes après la révélation de la teneur des contrats stigmatisés. Comme ayant reçu une douche froide, l’opposition ne pouvait que chercher à jouer les prolongations en soutenant que la publication des contrats la laisse encore sur sa faim, car cela n’aurait pas permis de répondre aux questions posées. L’opposition perdait pied dans ce combat. D’ailleurs, l’opinion publique commençait à croire que l’attitude de l’opposition devenait crypto-personnelle et qu’au nom de leur adversité ou de leur hostilité grégaire à l’égard du Président Macky Sall, certains hommes politiques risquaient de compromettre ainsi des intérêts essentiels du Sénégal. C’était franchement un camouflet, et voilà que Frank Timis qui, paradoxalement, avait été à titre personnel le plus épargné par les attaques vient de leur donner une bouée de sauvetage ou un beau prétexte pour relancer la polémique. On s’en doute bien, Frank Timis ne semble pas rechercher une victoire judiciaire contre l’opposition, mais chercherait plutôt à la trouver sur le train de polémiques stériles. Le choix de Me Elhadji Diouf, avocat, pour défendre ses intérêts, et la procédure judiciaire usitée semblent on ne peut plus parlants.

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Me Sidiki Kaba, au sujet de Pétro-Tim : «Il ne faut pas embraser le Sénégal» https://www.coupdegriffeactu.com/2016/10/11/me-sidiki-kaba-au-sujet-de-petro-tim-il-ne-faut-pas-embraser-le-senegal/ https://www.coupdegriffeactu.com/2016/10/11/me-sidiki-kaba-au-sujet-de-petro-tim-il-ne-faut-pas-embraser-le-senegal/#respond Tue, 11 Oct 2016 23:56:02 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=3039
  • Sidiki KABA - © Malick MBOW
    Sidiki KABA – © Malick MBOW

    Le 11 octobre, 2016

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    Le ministre de la justice, Garde des Sceaux a donné des assurances fermes sur l’affaire Pétro-Tim qui continue de nourrir les débats au Sénégal. Concernant la plainte déposée hier, par l’avocat de Frank Timis, Me Sidiki Kaba a affirmé, ce mardi 11 octobre à Dakar que lorsque le dossier sera examiné, le droit sera dit.

    «Je suis sûr maintenant qu’effectivement le procureur de la République a reçu une plainte. Une plainte dans le cadre de l’affaire qui fait du bruit qu’on appelle Pétro-Tim. Cela voudrait dire que le Sénégal est un Etat de droit. Cela voudrait dire que lorsqu’il y a deux citoyens, alors qui ne s’entendent pas sur une question, c’est la justice qui règle. Ce n’est pas une question qui est réglée entre les deux individus, dans le cadre de la loi du Talion. Quand on réglait des problèmes, on se rendait justice. Au Sénégal, c’est la justice qui tranche. Qui a raison, qui n’a pas raison, lorsque le dossier sera examiné, le droit sera dit», a dit le ministre en charge de la Justice.

    Invité à commenter cette affaire, Me Kaba a saisi l’occasion pour appeler les Sénégalais, dans leur globalité, mais surtout les différents antagonistes à plus de sérénité. «Il ne faut pas embraser le Sénégal. Il ne faut pas nous placer dans une perspective d’apocalypse en parlant de feu. Il ne faut pas enflammer les débats. Il ne faut pas nous mettre dans une perspective d’explosion comme si le gaz ne sert qu’à ça. (…)». Le pétrole ne viendra que compléter. Il doit servir lorsque son exploitation qui reste encore alors lointaine parce qu’il faut attendre encore plusieurs années. (…). Elle doit servir à la formation de la jeunesse, à construire des avions, à la maîtrise du savoir, à pouvoir être sur le chemin des grandes Nations qui ont pu maîtriser avec la technologie. C’est cela qui est important», dit-il avec
    insistance.

    Pour tout le reste, il dit avoir dit et redit plusieurs fois que «tout ce qui est excessif est insignifiant». S’adressant aux uns et autres, le Grade des Sceaux de rappeler que l’expression d’une opinion est garantie par nos lois et règlements. «Dans un Etat de droit et dans une démocratie participative, une démocratie d’opinion comme la nôtre, tous les citoyens ont droit à s’exprimer. Mais il ne faut pas confondre l’injure et l’opinion. Alors une injure est un délit. Et c’est la justice qui le règle. Il nous faudra comprendre aussi que quand vous déshonorez une personne, c’est la justice qui règle ces questions et qui va en faire l’appréciation. Ne demandez pas au Gardes des Sceaux
    d’aller plus loin.  Alors qu’aucun ne me dise ‘’le Garde des Sceaux a déjà prédit que des têtes seront coupées’’. Je n’ai rien à voir avec ça. Ce que je vous dis tout simplement, le droit sera dit entre les différents protagonistes et ce droit sera bien dit», a déclaré le ministre, au cours d’un point de presse initié en marge de la cérémonie d’inauguration de la Boulangerie de la Réinsertion, ce mardi 11 octobre 2016, sise au Camp pénal de Liberté 6.
    Youssoupha MINE

     

    Auteur: Seneweb News

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