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Nécrologie – Coup de Griffe actu https://www.coupdegriffeactu.com Musée Virtuel Fri, 06 Sep 2019 19:03:22 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 Robert Mugabe portait des costumes à son effigie, c’est ce qui arrive après 37 ans de pouvoir https://www.coupdegriffeactu.com/2019/09/06/robert-mugabe-portait-des-costumes-a-son-effigie-cest-ce-qui-arrive-apres-37-ans-de-pouvoir/ https://www.coupdegriffeactu.com/2019/09/06/robert-mugabe-portait-des-costumes-a-son-effigie-cest-ce-qui-arrive-apres-37-ans-de-pouvoir/#comments Fri, 06 Sep 2019 19:03:22 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=10211
Robert MUGABE© Malick MBOW
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Robert Mugabe portait des costumes à son effigie, c’est ce qui arrive après 37 ans de pouvoir

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Le président du Zimbabwé Robert Mugabe est décédé ce 6 septembre 2019 à 95 ans.

ZIMBABWE – Par défi, il avait un jour promis de fêter ses 100 ans au pouvoir. Il n’aura pas tenu si longtemps au pouvoir, ni vécu aussi vieux. Le président du Zimbabwe Robert Mugabe, est mort ce vendredi 6 septembre, à l’âge de 95 ans. Incarnation jusqu’à la caricature du despote prêt à tout pour perpétuer son règne, il est décédé moins de deux ans après avoir renoncé à sa présidence en présentant sa démission en novembre 2017.

“C’est avec la plus grande tristesse que j’annonce le décès du père fondateur du Zimbabwe et de l’ancien président, le commandant Robert Mugabe”, a déclaré le président actuel Emmerson Mnangagwa dans un tweet.

Robert Mugabe avait pris les rênes de l’ex-Rhodésie, devenue indépendante, en 1980. Pendant son règne de trente-sept ans à la tête du Zimbabwe, l’un des plus longs sur le continent africain, il est passé du statut de héros de l’indépendance et chouchou de l’Occident à celui de tyran qui a provoqué l’effondrement économique de son pays.

Accueilli en libérateur à l’indépendance en 1980, le “camarade Bob” a été progressivement lâché par les fidèles de son régime, puis sèchement écarté de la direction de son parti, la Zanu-PF, et faisait l’objet d’une procédure de destitution. L’épilogue d’un règne sans partage, marqué de dérives autoritaires, de répressions sanglantes… et de costumes singuliers, souvent ornés de détails symboliques, qui ont jalonné trente-sept ans de pouvoir et des 21 ans de son mariage avec la dispendieuse Grace Mugabe.

Né en 1924, Robert Gabriel Mugabe est décrit comme un enfant solitaire et studieux qui surveille son bétail un livre à la main. Séduit par le marxisme, il découvre la politique à l’université de Fort Hare, la seule ouverte aux Noirs dans l’Afrique du Sud de l’apartheid. En 1960, il s’engage dans la lutte contre le pouvoir rhodésien, blanc et ségrégationniste et fonde ce qui deviendra plus tard la Zanu-PF.

Après quatre ans de prison, il s’exile au Mozambique d’où il mène dès 1972, avec Joshua Nkomo, la lutte armée contre le régime blanc. Le 18 avril 1980, la Rhodésie, rebaptisée Zimbabwe, devient indépendante. Mugabe devient alors Premier ministre et troque les armes et le treillis militaire pour un costume plus conventionnel.

Lorsqu’il a pris les rênes de l’ex-Rhodésie dirigée par la minorité blanche, Robert Mugabe a séduit. Sa politique de réconciliation, au nom de l’unité du pays, lui vaut des louanges générales, particulièrement dans les capitales étrangères.

“Vous étiez mes ennemis hier, vous êtes maintenant mes amis”, lance l’ex-chef de la guérilla.

Il offre des postes ministériels clés à des Blancs et autorise même leur chef, Ian Smith, à rester au pays. Bardé de diplômes, le révolutionnaire Mugabe apparaît comme un dirigeant modèle. En dix ans, le pays progresse à pas de géant: construction d’écoles, de centres de santé et de nouveaux logements pour la majorité noire.

Très tôt pourtant, le héros a la main lourde contre ses opposants.

“Dictateur”

Dès 1982, il envoie l’armée dans la province “dissidente” du Matabeleland, terre des Ndebele et de son ancien allié pendant la guerre, Joshua Nkomo. La répression, brutale, fait environ 20.000 morts. Mais le monde ferme les yeux.

Il faudra attendre les années 2000, ses abus contre l’opposition, des fraudes électorales et surtout sa violente réforme agraire pour que l’idylle s’achève.

Affaibli politiquement, déstabilisé par ses compagnons d’armes, Robert Mugabe décide de leur donner du grain à moudre en les lâchant contre les fermiers blancs, qui détiennent toujours l’essentiel des terres du pays.

Des centaines de milliers de Noirs deviennent propriétaires, mais au prix de violences qui contraignent la plupart des 4500 fermiers blancs à quitter le pays et font la “une” des médias occidentaux. La réforme précipite l’effondrement d’une économie déjà à la peine.

Les liquidités manquent et 90% des Zimbabwéens sont au chômage. Malgré cela, le dictateur est réélu à quatre reprises, en 1996, 2002, 2008 et 2013, au terme d’élections marquées par de nombreuses irrégularités, fraudes et magouilles électorales.

Sûr de son fait et de sa popularité, Robert Mugabe n’a cessé, durant ses 37 ans de pouvoir, de faire campagne en arborant des vêtements à son effigie, comme vous pouvez le voir ci-dessous.

En plus de son portrait en noir et blanc, Robert Mugabe n’hésite pas à porter des costumes chargés de symboles. Ci-dessous, on peut notamment voir deux poings liés, symbole de l’oppression exercée par le pouvoir rhodésien blanc et ségrégationniste avant son arrivée à la tête du pays.

La chaîne qui relie les deux poings est brisée, comme pour rappeler qu’il est l’un des “pères fondateurs de l’indépendance.”

Robert Mugabe et sa femme Grace iront jusqu’à porter des vêtements ornés de colombe de la paix.

Autre symbole souvent présent sur ses costumes, toujours plus bariolés: le sigle de son ancien parti, la Zanu-PF, comme vous pouvez le voir sur la manche de sa veste ci-dessous.

Malgré ses multiples réélections, le petit homme aux épaisses lunettes -incarnant jadis la réussite d’une Afrique indépendante- rejoint définitivement le rang des parias, ce dont il s’accommodera bien volontiers.

Dans des diatribes anti-impérialistes au vitriol, Robert Mugabe rend l’Occident responsable de tous les maux de son pays, notamment sa ruine financière, et rejette toutes les accusations de dérive autoritaire.

“Si des gens disent que vous êtes un dictateur (…) vous savez qu’ils le font surtout pour vous nuire et vous ternir, alors vous n’y prêtez pas attention”, confie-t-il en 2013.

Santé fragile

Dans les dernières années de sa vie, il balaie de la même façon les spéculations sur son état de santé. La rumeur le dit malade d’un cancer, son entourage explique ses fréquents séjours à Singapour par le traitement d’une cataracte.

“Mes 89 ans ne signifient rien”, plastronne-t-il en 2013 juste avant sa énième réélection. “Est-ce qu’ils m’ont changé ? Ils ne m’ont pas flétri, ni rendu sénile, non. J’ai encore des idées, des idées qui doivent être acceptées par mon peuple”.

Ses adversaires le soupçonnent d’être tombé sous la coupe de sa deuxième épouse Grace. L’ancienne secrétaire est devenue de plus en plus ambitieuse et s’invite dans la course à sa succession.

Elle obtient de son mari la tête de la vice-présidente Joice Mujuru en 2014, puis celle du vice-président Emmerson Mnangagawa en 2017. Le limogeage de trop, puisque c’est celui qui convainc l’armée de se débarrasser du vieux président.

Il aura survécu moins de deux ans à peine après son humiliante démission sous la pression de l’armée en novembre 2017.

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Décès d’Amath Dansokho https://www.coupdegriffeactu.com/2019/08/23/deces-damath-dansokho/ https://www.coupdegriffeactu.com/2019/08/23/deces-damath-dansokho/#respond Fri, 23 Aug 2019 22:56:50 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=10166
Dansokho© Malick MBOW
Dansokho© Malick MBOW

Le ministre d’État Amath Dansokho n’est plus. L’ancien secrétaire général du Parti de l’indépendance et du travail (Pit), alité depuis un bon bout de temps, a rendu l’âme, chez lui à Dakar, à l’âge de 82 ans, informent des sources proches de sa famille.

Ancien ministre, ancien député et ancien maire de Kédougou, Amath Dansokho a présidé, pendant presque deux décennies, aux destinées du Parti de l’indépendance et du travail (Pit) jusqu’au 23 mai 2010, date à laquelle il a passé le témoin à Magatte Thiam.

Réputé pour son franc-parler, dialecticien dans l’âme, proche des masses et profondément de Gauche, le défunt laissera à la postérité l’image d’un combattant infatigable de la liberté qui a participé à la quasi-totalité des combats pour la libération du Sénégal.

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Nécrologie : Décès de l’ancien Secrétaire général de la FAO Jacques Diouf https://www.coupdegriffeactu.com/2019/08/17/necrologie-deces-de-lancien-secretaire-general-de-la-fao-jacques-diouf/ https://www.coupdegriffeactu.com/2019/08/17/necrologie-deces-de-lancien-secretaire-general-de-la-fao-jacques-diouf/#respond Sat, 17 Aug 2019 19:59:26 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=10163 Jasques DIOUF© Malick MBOW
Jasques DIOUF© Malick MBOW

Diouf, né le 1er août 1938 à Saint-Louis, est un diplomate, homme politique sénégalais, ayant exercé les fonctions de Secrétaire d’État puis d’Ambassadeur de la République du Sénégal et de Directeur général précédent de l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Il est mort le 17 août 20191

Citations

  • La faim est avant tout un problème politique et économique: « La planète produit suffisamment d’aliments pour que tous ses habitants puissent se nourrir convenablement.», confirme Jacques Diouf. Sur 6,3 milliards d’hommes, 2 milliards d’individus ont faim parce que les richesses sont inégalement réparties (estimations entre les années 2003 et 2004).
  • « Si les médecins soignent l’Homme, les vétérinaires protègent l’Humanité » (Cérémonie d’ouverture de l’Année mondiale vétérinaire à Versailles (France), le 24 janvier 2011 😉
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Décès de l’industriel Ameth Amar https://www.coupdegriffeactu.com/2019/07/23/deces-de-lindustriel-ameth-amar/ https://www.coupdegriffeactu.com/2019/07/23/deces-de-lindustriel-ameth-amar/#respond Tue, 23 Jul 2019 23:18:40 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=10125
Ameth Amar © Malick MBOW
Ameth Amar © Malick MBOW
Le président directeur général de la Nouvelle minoterie africaine (NMA), Ameth Amar, est décédé ce lundi à Paris (France), des suites d’un malaise, a appris l’APS de sources proches de sa famille.Le défunt, fondateur de la société agroalimentaire NMA, est considéré comme l’un des chefs d’entreprise les plus influents et les plus fortunés du Sénégal.

La Nouvelle minoterie africaine est une entreprise industrielle sénégalaise qui produit de la farine de blé, de l’alimentation pour bétail, de la volaille, de l’alimentation pour poissons et des pâtes.

« C’est une grande perte pour le Sénégal. C’était un homme bien », a déclaré le chanteur sénégalais Youssou Ndour, évoquant la mort de Ameth Amar dans des propos relayés par la Radio futurs médias (RFM, privée).

Selon Yousou Ndour, qui se présente comme un ami du défunt, Ameth Amar « était constant dans l’amitié. Il a été très utile à son pays », dit la star sénégalaise.

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Décès d’Ousmane Tanor Dieng https://www.coupdegriffeactu.com/2019/07/16/deces-dousmane-tanor-dieng/ https://www.coupdegriffeactu.com/2019/07/16/deces-dousmane-tanor-dieng/#respond Tue, 16 Jul 2019 00:38:33 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=10086 Ousmane-Tanor-DIENG.© Malick MBOW
Ousmane-Tanor-DIENG.© Malick MBOW

15 juillet, 2019

La mauvaise nouvelle vient de tomber. Selon iRadio, le Secrétaire général du Parti socialiste (Ps) et président du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), Ousmane Tanor Dieng, est décédé, ce lundi, à Bordeaux, en France, des suites d’une maladie. Il avait 72 ans.

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Décès à 102 ans de l’architecte Ieoh Ming Pei, père de la Pyramide du Louvre https://www.coupdegriffeactu.com/2019/05/19/deces-a-102-ans-de-larchitecte-ieoh-ming-pei-pere-de-la-pyramide-du-louvre/ https://www.coupdegriffeactu.com/2019/05/19/deces-a-102-ans-de-larchitecte-ieoh-ming-pei-pere-de-la-pyramide-du-louvre/#respond Sun, 19 May 2019 20:49:28 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=9899
Ieoh-Ming-Pei© Malick MBOW
Ieoh-Ming-Pei© Malick MBOW

Ieoh Ming Pei, l’un des architectes les plus célèbres et les plus prolifiques du XXe siècle, est mort à l’âge de 102 ans, rapporte jeudi le New York Times. Architecte couronné en 1983 du prix Pritzker, le “Nobel” de l’architecture, il était notamment l’inventeur de la Pyramide du Louvre, à Paris.

On lui doit aussi la conception du bâtiment est de la National Gallery of Art de Washington, une des ailes du Boston Museum of Fine Arts ainsi que la John Fitzgerald Kennedy Library de Dorchester, dans le Massachusetts. Il avait également dessiné la tour de la Bank of China à Hong Kong.

Né en avril 1917 à Canton, fils d’un riche banquier, il avait quitté sa patrie en 1935 pour aller étudier l’architecture aux Etats-Unis. Ieoh Ming Pei, devenu américain, avait fondé son propre studio en 1955. Son fils, Chien Chung Pei, a précisé au New York Times qu’il était mort dans la nuit de mercredi à jeudi.

Brendan O’Brien et Bill Trott; Henri-Pierre André pour le service français

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Pourquoi Karl Lagerfeld ne voulait pas d’enterrement https://www.coupdegriffeactu.com/2019/02/20/pourquoi-karl-lagerfeld-ne-voulait-pas-denterrement/ https://www.coupdegriffeactu.com/2019/02/20/pourquoi-karl-lagerfeld-ne-voulait-pas-denterrement/#respond Wed, 20 Feb 2019 21:40:10 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=9550
Karl Lagerfeld © Malick MBOW
Karl Lagerfeld © Malick MBOW

« Plutôt mourir. » Karl Lagerfeld est décédé ce mardi à Paris des suites d’un cancer du pancréas. La star mondiale de la mode avait 85 ans. Sur le plateau de Quotidien, le mannequin Inès de la Fressange, qui était l’une de ses muses, lui a rendu hommage. « Je pense qu’il était heureux parce qu’il a réalisé la vie qu’il souhait avoir. Si ça peut être une définition du bonheur… Mais il était terriblement seul.

Et puis en même temps, terriblement fragile. » Elle a ajouté: « Il n’aimait pas la nostalgie. Même pour les robes… Il n’aimait pas les gens perpétuellement retournés vers le passé. » Le couturier allemand avait très peur de la mort et de la maladie. Mais quand on l’interrogeait sur son enterrement, Karl Lagerfeld déclarait en 2013: « Oh mais quelle horreur! Brûlé, jeté, fini. J’ai horreur de ça.

J’ai horreur de l’idée d’encombrer mes gens avec les restes, quelle horreur! À un moment donné, il faut décamper! Moi je suis très contre la mémoire, les machins comme ça. Il faut disparaître. Je déteste les enterrements, j’aime déjà pas y aller. » L’an dernier, il avait aussi confié au magazine Numéro: « Il n’y aura pas d’enterrement. Plutôt mourir. »

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[PORTRAIT] L’histoire de Bachir Kounta https://www.coupdegriffeactu.com/2019/01/17/portrait-lhistoire-de-bachir-kounta/ https://www.coupdegriffeactu.com/2019/01/17/portrait-lhistoire-de-bachir-kounta/#respond Thu, 17 Jan 2019 23:32:44 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=9400
BACHIR KOUNTA © Malick Mbow
BACHIR KOUNTA © Malick Mbow
  •  Le 17 janvier, 2019

Guide religieux par sa naissance, ancien porte-parole du Khalife général de Ndiassane, Ahmed Bachir Kounta n’en était pas moins un grand journaliste. À tel point qu’on ne sait par où commencer pour dépeindre celui qui vient de quitter ce bas monde pour le royaume céleste. Tellement la disparition de cet homme transversal, ce jeudi matin à l’hôpital militaire de Ouakam, des suites d’un arrêt cardiaque, aura ému plus d’un Sénégalais.

Religieux

Véritable trait d’union entre les religions et les confréries religieuses (tarikhas) de Touba à Tivaouane, en passant par Thiénaba, Médina Baye, Léona Niassène…, les témoignages sont unanimes.

«Toute sa richesse, c’était l’islam. Il était une beauté interne et externe à la fois. Aussi bien dans son habillement, la correction de la langue, que son comportement de tous les jours. Il était convalescent le 31 décembre dernier, lorsqu’il s’évertuait à traduire en wolof le discours de nouvel an du Président Macky Sall. Serigne Bachir mérite les mêmes honneurs que Bruno Diatta, mais la famille n’est demandeur de rien», confie son neveu Mohamed Kounta, fils aîné du défunt Khalife de Ndiassane, Mame Bouh Kounta.

L’enseignant à la Fastef de rappeller : «De Cheikh Sidy Lamine à Cheikh Al-Bécaye (actuel Khalife de Ndiassane), il a été notre porte-parole permanent.Apprécié par la Umma pour la pertinence de ses interventions, il occupait une position centrale dans la confrérie. Il savait adapter son discours. Épris de justice et de vérité, il avait de la retenue. Très courageux et persévérant dans l’effort, il était aussi un homme de culture. Ce qui l’a, sans doute, hissé au niveau où il était».

Journaliste

Figure marquante du journalisme sénégalais, un métier qu’il a embrassé en 1957 comme on entre en religion, Bachir Kounta a travaillé pendant une cinquantaine d’années à la Radiotélévision sénégalaise (Rts). Parmi les premiers présentateurs vedette sur le petit écran), il laisse à la postérité l’image d’un professionnel aguerri, doublé d’un pédagogue, qui mettait à profit ses interventions pour disséquer des tares de la société et prodiguer des remèdes.

Présenté comme un modèle qui a inspiré des générations de journalistes, il excellait aussi bien en langue nationale wolof qu’en français. Commentateur attitré des discours officiels et des grands évènements nationaux, Bachir Kounta animait avec la même dextérité des émissions religieuses, faisant valoir sa grande érudition et sa parfaite maîtrise de l’arabe. Ancien reporter sportif, successeur de Alassane Ndiaye Allou, il a guidé les pas d’un certain Abdoulaye Diaw.

D’ailleurs, ce dernier dit garder en mémoire son historique avec Allou, en 1967, lors du match retour Sénégal-Guinée. C’est, sans doute, ce qui avait poussé, l’année dernière, l’Association nationale de la presse sportive(Anps) à le choisir comme parrain de sa soirée de gala.

Républicain

Âgé de 81 ans (il est né le 1 mars 1937 à Saint-Louis), il a servi avec la même loyauté les présidents Léopold Sedar Senghor, Abdou Diouf, Abdoulaye Wade et Macky Sall. À la retraite depuis près de 20 ans, Ahmed Bachir, qui fut d’abord enseignant avant de titiller le micro, n’a jamais arrêté de travailler. Décrit par ses proches et tous ceux qui l’ont cotôyé comme un «self-made-man», il était un républicain dans l’âme. «Il s’est sacrifié pour la République et pour l’État. Il s’est construit tout seul. Nous sommes tous fiers de lui, toutes générations confondues. Il était très ponctuel et d’une morale professionnelle exemplaire. Les puristes parleraient d’éthique.

Bachir Kounta savait séduire son auditoire et comment traiter l’information pour préserver la paix sociale. Il croyait à la puissance de la radio comme moyen de promotion des institutions et de la République. Seuls le bon fonctionnement et la pérennité de l’État l’intéressaient», témoigne encore son neveu Mohamed Kounta qui lui était très proche. Laissant derrière lui une famille meurtrie, Bachir Kounta sera inhumé, demain, aux côtés de ses illustres aïeuls.

Auteur: Momar MBAYE

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Auteur de « Sous l’orage » : L’écrivain Seydou Badian Kouyaté est mort https://www.coupdegriffeactu.com/2018/12/30/auteur-de-sous-lorage-lecrivain-seydou-badian-kouyate-est-mort/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/12/30/auteur-de-sous-lorage-lecrivain-seydou-badian-kouyate-est-mort/#respond Sun, 30 Dec 2018 01:41:43 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=9272 Seydou Badiane © Malick MBOW
Seydou Badiane © Malick MBOW

  • Le 29 décembre, 2018

 

 

Auteur de « Sous l’orage » : L’écrivain Seydou Badian Kouyaté est mort

L’écrivain Seydou Badian Kouyaté est mort, hier soir, vendredi 28 décembre 2018, vers les coups de 23 heures, à la clinique Farako de Bamako. Il était âgé de 90 ans. Rentré au Mali après des études de médecine à l’Université de Montpellier, en France, il a ensuite été nommé ministre de l’Économie rurale et du Plan, puis ministre du Développement.

À la suite du coup d’État mené par Moussa Traoré en 1968, il est déporté à Kidal, dans le nord du Mali, avant de s’exiler au Sénégal voisin, un pays où il vivra pendant plusieurs décennies. Candidat à la présidentielle de 1997, contre le président sortant Alpha Oumar Konaré, Seydou Badian Kouyaté se retire en raison d’une « mauvaise organisation des élections ».

Écrivain de renommée internationale, « Sous l’orage », son premier roman paru en 1957, l’a rendu célèbre. Il a aussi à son actif trois autres romans : « Le Sang des masques » (1976), « Noces sacrées » (1977) et « La Saison des pièges » (2007). Auteur des paroles de l’hymne national de son pays, il faisait partie de la première génération de romanciers africains, avec le Sénégalais Cheikh Hamidou Kane, le Guinéen Camara Laye ou l’Ivoirien Bernard Dadié.

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Sidy Lamine Niasse, une vie utile… (Par Amadou Tidiane Wone) https://www.coupdegriffeactu.com/2018/12/04/sidy-lamine-niasse-une-vie-utile-par-amadou-tidiane-wone/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/12/04/sidy-lamine-niasse-une-vie-utile-par-amadou-tidiane-wone/#respond Tue, 04 Dec 2018 22:55:25 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=9058
Sidy Lamine NIASSE - © Malick MBOW
Sidy Lamine NIASSE – © Malick MBOW

Je suis un fidèle lecteur de Walf Fadjiri.  Peiné et attristé.
Depuis le format magazine des premiers numéros de ce titre, j’ai suivi le développement des différents supports de ce qui est devenu un Groupe phare de la presse sénégalaise: Quotidien, radio, télévision, site internet… Au moment où le Grand Timonier de cette entreprise vient de tirer sa révérence, sa trajectoire féconde et son mérite personnel forcent le respect et invitent à la méditation.
Sidy Lamine Niasse, fondateur et dirigeant du Groupe Walf fadjiri, aura été de tous les batailles de ces trente dernières années,  pour l’avènement d’une presse libre et indépendante dans notre pays. Au delà, il aura fait de son Groupe la voix des sans voix, le mur des lamentations des oubliés. Une  marque de fabrique est le signe distinctif de sa personnalité : il était un combattant. Toujours prompt à se mettre en première ligne pour défendre les causes qu’il jugeait justes. En descendant sur le terrain. Bravant tous les dangers, au point d’avoir plusieurs fois séjourné dans les cachots de la République, il ne se contentait pas que de dire. Il allait au front. Parmi les personnalités issues de milieux maraboutiques traditionnels, arabophones de formation, il aura le mieux imposé un leadership incontestable en formant, ou en révélant, plusieurs talents qui ont essaimé au point de constituer aujourd’hui la trame du tissu médiatique sénégalais.

Au fond, il aura eu une vie remplie et utile Sidy! A preuve, son impact sur la vie de ses contemporains, ainsi que sur celle des dizaines de collaborateurs qui se sont formés à son école. Il aura également,  sous sa plume féconde, contribué à la diffusion du Savoir à travers plusieurs publications. Tant en arabe qu’en français. Ses éditoriaux étaient toujours de haute facture.

Mais son rappel à Dieu, à 68 ans, sonne également comme un coup de semonce à la veille d’élections présidentielles importantes auxquelles il n’assistera pas. Parce qu’il était un acteur important de la vie politique sénégalaise sa mort, si brusque, est chargée d’un message pour les survivants. A l’écoute de son annonce ce matin, je me suis posé une foultitude de questions. Sur moi-même. Sur le temps qui passe et nous avale. Tour à tour. J’ai cherché à sonder la vanité des compétitions qui nous préoccupent, qui nous divisent et qui nous achèvent. Au bout d’une heure de profonde méditation, j’ai prié ardemment pour le repos de l’âme de Sidy Lamine Niasse et formé le voeu que son rêve d’un Sénégal prospère et épanouissant voit le jour. Aux survivants de poursuivre le rêve…Le Groupe Walf fadjiri en tête. Plaise à Dieu!

Qu’Allah ouvre Les Portes de Sa Miséricorde Infinie à Sidy Lamine Niasse. Nos sincères condoléances à sa famille, à ses nombreux amis, à tous ses collaborateurs ainsi qu’à l’ensemble de la Nation. Aduna daal …

Amadou Tidiane WONE

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