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Marche – Coup de Griffe actu https://www.coupdegriffeactu.com Musée Virtuel Sun, 27 May 2018 01:13:21 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 «Le cortège de tête cherche à montrer la fragilité de l’État» https://www.coupdegriffeactu.com/2018/05/27/le-cortege-de-tete-cherche-a-montrer-la-fragilite-de-letat/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/05/27/le-cortege-de-tete-cherche-a-montrer-la-fragilite-de-letat/#respond Sun, 27 May 2018 01:13:21 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=8053 Anonymous - © Malick MBOW
Anonymous – © Malick MBOW
«Le cortège de tête cherche à montrer la fragilité de l'État»

INTERVIEW – Depuis deux ans, les militants radicaux on pris l’habitude de se retrouver en tête de cortège des manifestations. Le chercheur Guillaume Origoni (1), doctorant en histoire à l’Université Paris Nanterre, décrypte le phénomène.

LE FIGARO. – Peut-on dater l’apparition des cortèges de tête en France?

Guillaume ORIGONI. – «Il est très difficile de donner une date de début à ce phénomène. Tout d’abord parce que la tête de cortège aujourd’hui comme la queue de cortège hier représentent sensiblement la même chose. Il est vrai que l’on remarque une cristallisation de la pratique au moment de Nuit debout. Pour autant, ce n’est pas une nouveauté. Prenons l’exemple des antinucléaires allemands, ancêtres des black blocs: eux-mêmes se trouvaient en tête de cortège, le reste des manifestants suivant derrière. On peut remonter encore plus loin avec d’autres exemples en Europe, dans les années 1960. Les militants communiquent, se transmettent les pratiques. Le cortège de tête n’était plus utilisé depuis au moins une décennie. Mais en politique, rien ne meurt vraiment et il est réapparu à la faveur de la réunion de plusieurs conditions.»

Quelles sont ces conditions?

«Je pense qu’il existe un espace politique en train de se libérer pour les militants radicaux, dû à la conjonction de trois éléments. Premièrement, ceux qui souhaitent un engagement structuré s’engagent dans la France insoumise. Mais pour certains, ce n’est pas assez radical. Deuxièmement, il y a la baisse de la représentation continue des syndicats. Troisièmement, les exécutifs se succèdent mais tous sont peu enclins à la négociation. Résultat: se retrouvent dans les cortèges de têtes des militants de gauche radicale (France insoumise), d’extrême gauche (NPA et LO) et d’ultra gauche. Ces derniers se situent à gauche des précédents, ils prônent l’action directe et veulent abattre l’État.»

Comment se structure ce cortège?

«Aucun parti n’appelle à y participer. Les réseaux sociaux jouent un rôle dans leur formation, la rumeur fait le reste. Le cortège de tête est fait d’individus qui ensemble forment des groupes. Ces groupes s’agrègent eux-mêmes de manière affinitaire. Ils se retrouvent autour d’un objectif commun: lutter contre le pouvoir en place et la société capitaliste. Pour ces militants, il existe trois types de territoires. Le territoire du quartier, où l’on tisse des liens sociaux pour gagner la population. Le territoire forteresse, que l’on doit défendre, tel que les ZAD. Enfin, il y a le territoire de l’affrontement, comme lors des manifestations, où l’on démontre la fragilité de l’État grâce à ces cortèges de tête.»

«Autour de ces militants, on trouve également des structures à vocation plus intellectuelle tels que le média Lundi matin ou les éditions La Fabrique. Eux produisent de la pensée politique de qualité. Partant du constat que les expériences du XXe siècle ont échoué, ils cherchent à trouver la fameuse troisième voix.»

Comment les forces de l’ordre parviennent-elle à gérer le phénomène?

«Elles évaluent en permanence le ratio action/inaction. La plupart du temps, elles ne vont pas à l’affrontement et cherchent plutôt à contenir le cortège. Depuis des décennies, elles y arrivent plutôt bien, avec certes beaucoup de blessés et parfois un MacDonald qui brûle. Mais il est sûr que cela devient plus difficile pour la police face à des militants sans cesse plus aguerris. La réforme des renseignements a sans doute déréglé quelque chose. Logiquement, les services auraient dû sentir l’ampleur du rassemblement radical du 1er mai. Il semblerait qu’il manque aujourd’hui quelques «antennes» pour mieux les informer.»

«Aujourd’hui, deux choses leur font peur. La première, c’est la croissance du cortège de tête. Les radicaux étaient environ 600 pendant la réforme des retraites. Ils étaient environ 2000 le 1er mai à Paris, suivis par une dizaine de millier d’autres hors cortège syndical. Il y a donc une croissance des chiffres et rien ne dit que les 2000 ne deviendront pas 3000 ou 4000 bientôt. La seconde, c’est que l’extrême et l’ultra gauche retrouvent ses prolétaires. L’annonce du comité Vérité et justice pour Adama Traoré qui appelle à défiler le 26 mais dans le cortège de tête peut apparaître comme un début de convergence.»

(1) Guillaume Origoni participe au site Fragment sur les temps présents. Il est par ailleurs auteur de l’article «Les Francs-Tireurs Partisans, de la militance antifasciste à la violence politique contre le Front national» dans l’ouvrage collectif La violence des marges politiques des années 1980 à nos jours, (direction Nicolas Lebourg et Isabelle Sommier), éditions Riveneuve.

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Cheikh Amar : “Il ne faut pas être ingrat” https://www.coupdegriffeactu.com/2016/12/22/cheikh-amar-il-ne-faut-pas-etre-ingrat/ https://www.coupdegriffeactu.com/2016/12/22/cheikh-amar-il-ne-faut-pas-etre-ingrat/#respond Thu, 22 Dec 2016 23:22:40 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=4061
  • Le 22 décembre, 2016 L’entrepreneur sénégalais Cheikh Amar, qui accompagne le président Macky Sall à Paris, s’est confié à Rfi. Et c’est pour s’en prendre aux étudiants, bénéficiaires de bourses, qui décident de s’installer en Europe après leurs études. «Il ne faut pas être ingrat. Les gens qui ont bénéficié des bourses, de l’argent du contribuable pour venir étudier (en Europe), ont l’obligation de retourner au Sénégal pour aider leur pays», dit-il.
  • Se prononçant sur l’attribution du marché de construction du train express régional au groupe français Alstom, il répond à ceux qui parlent de cherté que le plus important ce n’est pas le coût même si les entreprises chinoises font moins chères. « C’est une question de qualité et des entreprises françaises comme Bouygues, Alstom sont costauds et sont présentes dans tout le monde.»

     

    Auteur: Seneweb News

    Cheikh Amar © Malick MBOW
    Cheikh Amar © Malick MBOW
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    Selon Donald Trump, les manifestants sont « incités par les médias » à défiler contre lui https://www.coupdegriffeactu.com/2016/11/12/selon-donald-trump-les-manifestants-sont-incites-par-les-medias-a-defiler-contre-lui/ https://www.coupdegriffeactu.com/2016/11/12/selon-donald-trump-les-manifestants-sont-incites-par-les-medias-a-defiler-contre-lui/#respond Sat, 12 Nov 2016 00:27:39 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=3518  

    Donald TRUMP - © Malick MBOW
    Donald TRUMP – © Malick MBOW

    De San Francisco à New York, des centaines de personnes se sont réunies pour le deuxième jour de suite, jeudi, afin de protester contre l’élection du magnat de l’immobilier.

    Le Monde.fr avec AP et Reuters | 11.11.2016 à 01h19 • Mis à jour le 11.11.2016 à 17h29

     

    De nouvelles manifestations ont eu lieu, jeudi 10 novembre, dans plusieurs grandes villes américaines, pour protester contre l’élection de Donald Trump à la Maison Blanche. Les défilés ont concerné tout le pays, même s’ils étaient parfois plus clairsemés que la veille.

    Pour la première fois, le président élu a réagi, sur Twitter :

    « [Nous] venons d’avoir une élection présidentielle couronnée de succès et transparente. Et maintenant, des manifestants professionnels, incités par les médias, manifestent. Très injuste ! »

     

    Just had a very open and successful presidential election. Now professional protesters, incited by the media, are protesting. Very unfair!

     

    Les défilés ont commencé dès la matinée de jeudi. A San Francisco (Californie), plus de 1 000 étudiants ont fait l’école buissonnière dans le quartier financier de la ville en agitant des drapeaux arc-en-ciel représentant les communautés LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres), mais aussi des drapeaux mexicains et des pancartes hostiles au président élu.

    « Emeute »

    A Los Angeles (sud-ouest), des centaines d’étudiants ont défilé sur le campusde l’université UCLA en brandissant des pancartes où on lisait : « Dump Trump » (lâchez Trump) et « l’amour écrase la haine ». Puis, aux cris de « J’emmerde la suprématie blanche », « Ne déniez pas le réchauffement climatique » – en référence à la proposition de Donald trump de revenir sur l’accord de la COP21 – , plusieurs manifestants se sont dirigés vers la mairie.

     

    Laurent Borredon @LaurentBorredon

    Ils ont un peu du mal à rentrer chez eux… Malgré le côté anecdotique de la chose. #TrumpProtests #LA

     

    Laurent Borredon @LaurentBorredon

    Et au final, tt le mde repart vers City Hall: « My body, my choice », « fuck white supremacy », don’t deny global warming » #TrumpProtests #LA

     

     

     

    Laurent Borredon @LaurentBorredon

    Devant le City Hall. #TrumpProtests #LA

     

    Le maire de Los Angeles, Eric Garcetti, a salué ces rassemblements, tout en appelant les manifestants à ne rien vandaliser et à ne pas s’aventurer sur les autoroutes. « Ce fut une élection traumatisante, a-t-il dit. Il y a beaucoup de divisions, beaucoup d’accusations des deux côtés, mais certaines choses qui ont été dites n’étaient pas partisanes, sur les femmes, sur nos frères et sœurs musulmans, sur les immigrants. »

    Dans la soirée, un nouveau défilé a parcouru le centre-ville, tout comme à San Francisco, où une autoroute a été bloquée, à Oakland, également en Californie, et à Portland, dans l’Oregon. Dans cette dernière ville, la police a averti que la manifestation serait désormais considérée comme une « émeute », en raison de la généralisation d’un « comportement criminel et dangereux ».

     

    Portland Police 

    ✔@PortlandPolice

    Due to extensive criminal and dangerous behavior, protest is now considered a riot. Crowd has been advised.

     

    A Los Angeles, les forces de police ont menotté plusieurs manifestants avant de les faire monter dans des bus.

     

    Laurent Borredon @LaurentBorredon

    Silence un peu irréel (enfin sauf l’hélico, hein). Les manifestants sont menottés et arrêtés dans le calme. #TrumpProtests #LA

     

    Laurent Borredon @LaurentBorredon

    Menottes en plastique dans le dos, les manifestants attendent de monter dans le bus #TrumpProtests #LApic.twitter.com/W9WiUdFG7j

     

    Plusieurs centaines d’étudiants de l’université de l’Etat du Texas, à San Marcos, se sont aussi rassemblés sur le campus. Des défilés ont eu lieu à Baltimore (Maryland), Philadelphie (Pennsylvanie), Grand Rapids (Michigan), Chicago, devant la tour Trump de la ville, ou encore Minneapolis (Minnesota), où l’autoroute I94 a été bloquée pendant plusieurs heures. A Denver (Colorado), les manifestants ont été dispersés à l’aide de gaz lacrymogènes alors qu’ils occupaient l’autoroute I25.

    « Ce n’est pas mon président ! »

    A New York, une manifestation à Washington Square, dans Manhattan, a rassemblé plusieurs centaines de personnes. Une rangée de plots de béton a été installée pour mettre à distance les passants de la Trump Tower. Ce dispositif n’a toutefois pas empêché plusieurs dizaines de manifestants de se réunir à nouveau devant le bâtiment.

    Lire aussi :   Des milliers de personnes défilent contre l’élection de Trump dans les villes américaines

    La veille, des rassemblements anti-Trump avaient déjà rassemblé des milliers de personnes dans un grand nombre de métropoles et de villes universitaires. Les participants scandaient « Ce n’est pas mon président ! » et « Non à Trump ! », et dans certains cas, ils ont bloqué temporairement la circulation automobile.

    Jeudi, plus de vingt personnes ont été arrêtées aux premières heures de la journée pour entrave à la circulation lors des manifestations qui se sont produites à Los Angeles et à Richmond (Virginie).

    « Crétins de gauchistes »

    Rudy Giuliani, ancien maire républicain de New York et partisan de Donald Trump – il est pressenti pour faire partie du futur cabinet du président élu –, a parlé de « tas d’enfants gâtés et de pleurnichards ».

    « Les véritables crétins de gauchistes sur les campus, ce sont les profs, pas les étudiants, a-t-il ajouté, jeudi, sur la chaîne conservatrice Fox News. Aussi sont-ils d’autant plus influencés par les profs. (…) Qu’ils se calment, les choses ne vont pas aussi mal qu’ils le pensent ! »

    Lire aussi :   « Not my president ! », ont scandé des milliers de manifestants devant la Trump Tower

    A Washington, Barack Obama a fait savoir, jeudi, via son porte-parole, Josh Earnest, qu’il croyait au droit des Américains à protester pacifiquement contre l’élection de Donald Trump, mais qu’il souhaitait que les gens comprennent que « nous sommes américains et patriotes » avant d’être des démocrates ou des républicains.

    Des appels à manifester ont été lancés également pour le week-end, mais aussi pour le 20 janvier, jour de l’investiture du nouveau président.

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    GROUPE TEYLIOM DE YÉRIM SOW : Un groupe performant qui se développe dans la discrétion https://www.coupdegriffeactu.com/2016/10/24/groupe-teyliom-de-yerim-sow-un-groupe-performant-qui-se-developpe-dans-la-discretion/ https://www.coupdegriffeactu.com/2016/10/24/groupe-teyliom-de-yerim-sow-un-groupe-performant-qui-se-developpe-dans-la-discretion/#comments Mon, 24 Oct 2016 22:32:28 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=3251 Yerim SOW © Malick MBOW
    Yerim SOW © Malick MBOW

    La stratégie communicationnelle de Yérim Sow est-elle la meilleure dans le monde bruyant des affaires en Afrique ? Les performances de son groupe Teyliom qui, en dix ans, a multiplié par dix son chiffre d’affaires, sont remarquables. Comme l’appétit vient en mangeant, Teyliom veut faire passer son chiffre d’affaires de 750 millions d’euros à 950 millions entre 2016 et 2020.
    A en croire son directeur général et homme de confiance de Yérim Sow,  Yigo Thiam a dévoilé à nos confrères de Jeune Afrique, la stratégie de développement et d’expansion de Teyliom. D’après Mr Thiam,  ils vont se concentrer sur l’hôtellerie et  l’immobilier au Sénégal, au Mali et en Côte d’ivoire, et sur les finances avec la BNDE (Sénégal) et Bridge Bank (Côte d’Ivoire)

    Soupçonné de vouloir faire partir le DG de la BNDE Thierno Seydou Nourou Sy, le Boss de Teyliom a assuré que son groupe veut plutôt assurer la croissance de la banque. Même si Teyliom et ses partenaires sont confiants vis-à-vis de la BNDE, il n’en demeure pas moins qu’ils veulent mettre tout en œuvre pour qu’elle connaisse le même succès que la Bridge Bank en Côte d’Ivoire.

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    Macky Sall sur la marche du 14 octobre :  » il y a eu un malentendu, un quiproquo, il faut juste à l’avenir que les organisateurs s’accordent avec les autorités concernées pour éviter de telles situations » https://www.coupdegriffeactu.com/2016/10/18/macky-sall-sur-la-marche-du-14-octobre-il-y-a-eu-un-malentendu-un-quiproquo-il-faut-juste-a-lavenir-que-les-organisateurs-saccordent-avec-les-autorites-concernees-pour-eviter/ https://www.coupdegriffeactu.com/2016/10/18/macky-sall-sur-la-marche-du-14-octobre-il-y-a-eu-un-malentendu-un-quiproquo-il-faut-juste-a-lavenir-que-les-organisateurs-saccordent-avec-les-autorites-concernees-pour-eviter/#respond Tue, 18 Oct 2016 23:37:15 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=3181
    Macky SALL - © Malick MBOW
    Macky SALL – © Malick MBOW

    le Mardi 18 Octobre 2016

    En tournée à l’intérieur du pays, le président de la République, Macky Sall en a profité pour rappeler l’opposition à l’ordre.
    A la suite de la lettre adressée au ministre de l’Intérieur et à la police pour les féliciter du travail effectué lors de la marche de vendredi dernier. Le chef de l’Etat Macky Sall est revenu sur la marche de Manko Wattu Sénégal et parle de ‘’mal entendu’’.

    Revenant sur les échauffourées qui ont émaillé cette marche de l’opposition, le chef de l’Etat déclare« Je pense qu’il y a eu un malentendu, un quiproquo, il faut juste à l’avenir que les organisateurs s’accordent avec les autorités concernées pour éviter de telles situations ».

    En tournée à l’intérieur du pays, le président de la République a fait ces déclarations sur les ondes de la Rfm.
    SE Macky Sall en a profité pour rappeler l’opposition à l’ordre . Selon lui, son gouvernement ne tolérerait une quelconque anarchie.

    « Nous sommes un pays démocratie ou la liberté d’expression est assurée mais l’anarchie n’a pas sa place ici. L’exercice des droits doit se faire dans le cadre des lois et règlements’’, dixit le chef de l’Etat. Et rappelle en ces termes : « nous sommes un pays de démocratie, mon gouvernement travaille au renforcement du code d’intégrité de la démocratie», déclare-t-il.

    Khary DIENE

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    Laser du lundi : La démocratie pionnière et …poussive du Sénégal (Par Babacar Justin https://www.coupdegriffeactu.com/2016/10/18/laser-du-lundi-la-democratie-pionniere-et-poussive-du-senegal-par-babacar-justin/ https://www.coupdegriffeactu.com/2016/10/18/laser-du-lundi-la-democratie-pionniere-et-poussive-du-senegal-par-babacar-justin/#respond Tue, 18 Oct 2016 01:03:55 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=3170 Babacar Justin NDIAYE - © Malick MBOW
    Babacar Justin NDIAYE – © Malick MBOW

    Comme toujours, le choc des images évacue le poids des mots. Les scènes filmées sur le trajet disputé puis bloqué de la manifestation, du 14 octobre, sont supérieures – en illustration comme en pédagogie – aux jolis et théoriques essais sur  la démocratie réellement pionnière mais fâcheusement poussive du Sénégal. Pire, le spectacle alarmant d’une démocratie en voie de démantèlement, agresse les yeux des citoyens et des observateurs qui se demandent comment un droit, une routine et, surtout, une garantie de vie politique hautement civilisée et anciennement coutumière du Sénégal, c’est-à-dire une manifestation de l’opposition, peut être une source de violences, de vexations et d’humiliations méthodiquement ajustées sur un segment de la classe politique bourré de personnalités de premier plan ?

    Peu importe le thème de la manifestation qui brasse visiblement des éléments qui fâchent comme le pétrole, le gaz, les affaires du maire Aliou Sall, la transparence, le népotisme, la pauvreté etc. ! Ce qui alerte, mobilise et met en ordre de bataille nombre de Sénégalais, c’est la défense vitale des principes démocratiques et non le discours critique d’une fraction de l’opposition regroupée dans un énième cadre que constitue « Mankoo Wattu Seneegal ». Car, le rayonnement et le destin du Sénégal survolent les clivages et contrebalancent les intérêts des 260 ou 265 Partis politiques. Inconcevables et insupportables sont, donc, l’irrespect des lois et le recul démocratique du séduisant Sénégal, pays très tôt présent dans le peloton de tête des  démocraties louées et enviées en Afrique : le beau Botswana, le charmant Cap-Vert et la magnifique Maurice.

    A cet égard, les arguments des extrémistes de l’APR et les alibis des durs du Palais sont faibles et fallacieux. Lorsque le fougueux député Abdou Mbow et  les écervelés incorrigibles – j’allais dire les sans-cerveaux – de la COJER s’érigent verbalement en remparts contre la fictive « déstabilisation » du pays, ils butent bêtement sur les réalités d’une proche actualité qui les démentent sans appel. En effet, des hommes, des jeunes et des femmes ont manifesté sans entraves, début octobre, à Bamako. A la même date, l’opposition ivoirienne a défilé bruyamment, en critiquant rageusement la nouvelle Constitution proposée par le Président Alassane Ouattara et adoptée par l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire.

    Admirable sédimentation de la démocratie en déploiement dans les deux pays précités, quand on sait que des prétextes d’interdiction très valables y existent à foison. Au Mali, le nord (région de Kidal) se détache, tandis que le centre (région de Mopti) se délite. Sur le terrain, l’armée malienne perd, en moyenne, 3 soldats par jour. Même à Bamako, deux hôtels ont été attaqués et le QG de la Minusma mitraillé. En dépit de ce condensé de périls latents et larvés, IBK autorise des rassemblements hostiles à son gouvernement. Ailleurs, on proclamerait l’état de siège ou la Loi martiale qui gèle tous les agissements politiques. Conjoncture pareillement délicate dans une Côte d’Ivoire en convalescence politique post-guerre civile, avec des fractures ethniques et des cassures  psychologiques toujours béantes. En outre, le drame de Grand Bassam (une plage ensanglantée par des terroristes) est encore frais dans les mémoires. Qu’à cela ne tienne, le Président Ouattara y tolère les manifestations vivement opposées à la Constitution.

    Leçons du Mali et exemples de Côte d’Ivoire qui glacent de honte, les Sénégalais dont le génie politique habituellement phosphorescent est incapable, aujourd’hui, de surmonter l’écueil né strictement de l’itinéraire d’une marche. En démocrates sincères, les uns et les autres pouvaient hâter le compromis – vieille trouvaille consubstantielle à la politique – en traçant une infranchissable ligne rouge, à la hauteur de l’immeuble Kébé. Autrement dit, une solution médiane qui stoppe l’escalade et bonifie la gouvernance responsable et avisée. Certes, ce schéma-là, comme tous les scénarii de maintien d’ordre, présente une marge de risques dans une zone sensible englobant quelques centres nerveux de l’Etat. Mais le couple « Sécurité-Démocratie » ne fait, nulle part au monde, un ménage facile. Tout comme le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique doit se convaincre qu’il ne sera jamais, le ministre de la… Sinécure nationale. Des sources bien informées indiquent que les services de renseignement avaient – via des éléments infiltrés au cœur du staff de « Mankoo Wattu Seneegal » – acquis la conviction que de jeunes manifestants excités allaient foncer vers la Place de l’indépendance. Possible ! De toutes les façons, le renseignement ne tient pas le haut du pavé en démocratie. Il aiguillonne mais ne dicte pas et ne décide pas. Choisir la démocratie, c’est accepter les emmerdements exaltants qui distinguent un peuple et grandissent une nation.

    Avoir une opposition truffée d’anciens Premiers ministres, de ministres récemment débarqués ou démissionnaires, et d’un ancien Président du Sénat d’alors (Pape Diop aurait pu être chef de l’Etat par intérim – avant Macky Sall – si Wade était décédé) constitue une chance inouïe pour le Sénégal. Et une preuve rassurante que des vandales invétérés ne sont pas à la tête des manifestants. D’où l’insupportable orgie de violences répressives qui a choqué au plus point les Sénégalais qui, eux, sont mille fois plus nombreux que les opposants, les manifestants et les tenants du pouvoir. Le sentiment d’une humiliation programmée et planifiée reste vivace. « Lacrymogèner » à outrance des personnalités longtemps fondues dans les institutions élevées et respectées de l’Etat, est une vilaine pratique accoucheuse d’une dégradante image pour un pays qui, en 1960, était gouverné par un agrégé et futur académicien, dans un continent où des soudards (Bokassa, Idy Amine), un moniteur (Tombalbaye) et un facteur des PTT (Ahidjo) régnaient, avec une cruauté sans bornes, sur leurs peuples respectifs.

    La scène d’ex-ministres bastonnés, pourchassés vers des taxis, culbutés dans la rue par des policiers qui, il ya quelques temps, leur ouvraient les portières de voitures et les portes de bureaux, est franchement désagréable. Il ne restait plus qu’à prendre Abdoul Mbaye, Idrissa Seck, Malick Gakou, Oumar Sarr etc. et à les tendre par quatre publiquement. Evidemment, personne n’accable les policiers irréprochables qui relèvent d’un commandement, lui-même, soumis à l’autorité ministérielle. Donc politique. Ironie du sort, le régime actuel matraque ceux qui ont lutté pour son avènement et met, à l’abri des rigueurs du combat politique, ceux qui ont conspiré contre son triomphe, en 2012. Malick Gakou, jadis à l’AFP, et Idrissa Seck étaient farouchement opposés au troisième mandat de Me Wade et au processus de dévolution monarchique du pouvoir dont l’aboutissement aurait fermé les portes du Palais, à Macky Sall. Quant au banquier Abdoul Mbaye, il fut hors du champ politique. Pire, la victoire du leader et fondateur du PDS, en mars 2012, aurait grandement ouvert les portes des prisons pour nombre d’hommes politiques et de journalistes célèbres. Des souvenirs qui devraient normalement balayer l’arrêté scélérat de Me Ousmane Ngom.

    Ici, la dénonciation vigoureuse ne cible pas les ombres et lumières des contrats pétroliers ou gaziers. Loin s’en faut. La présente chronique, dégoulinante de colère,  vise une doctrine de gouvernance et des mœurs politiques mal cachées voire ouvertement déclinées. Hier, le Président Macky Sall a fait l’apologie sonore de la transhumance, à Kaffrine. Rien de nouveau sous le ciel du Sénégal où la mobilité politique est antédiluvienne ! Aujourd’hui, c’est l’adhésion muette ou semi-silencieuse à l’autoritarisme qui est l’antichambre de la dictature. D’où la nécessité – non pas de tirer la sonnette d’alarme – mais de s’y agripper, afin que le sifflement strident réveille un peuple aussi attaché à sa démocratie déjà savourée et chérie qu’à son pétrole annoncé et peu ou prou hypothéqué par la confusion et le tumulte.

    PS : L’effervescence et la peur autour du pétrole sont justifiées. Même si elles ne doivent pas engendrer des accusations sans preuves. En effet, il y a des pays où les recettes de l’or noir sont logées dans un compte spécial et…noir. Un compte hors Trésor public et situé à Genève. C’est le cas pour le pétrole du Cameroun. Dans le Tchad voisin, le pétrole découvert et exploité à Doba (Sud du Tchad) fait le lit du fédéralisme incarné par l’homme politique et opposant, mon vieil ami Ngarlejy Yorongar, désireux de démembrer puis de remembrer l’Etat unitaire du Tchad. Arrière-pensée : garder le pétrole pour le Sud riche au détriment du Nord (Faya-Largeau) vide et désertique. Dangereux pétrole !

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    Afrique : 17 morts dans des manifestations anti-Kabila à Kinshasa https://www.coupdegriffeactu.com/2016/09/21/afrique-17-morts-dans-des-manifestations-anti-kabila-a-kinshasa/ https://www.coupdegriffeactu.com/2016/09/21/afrique-17-morts-dans-des-manifestations-anti-kabila-a-kinshasa/#respond Wed, 21 Sep 2016 01:05:33 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=2773 Par LEXPRESS.fr , publié le 19/09/2016

    Joseph KABILA  © Malick MBOW
    Joseph KABILA © Malick MBOW

    afp.com/EDUARDO SOTERAS

    Alors que doit se tenir l’élection présidentielle en décembre, la République Démocratique du Congo est le théâtre d’un regain de graves tensions politiques.

    Face aux cris de « Kabila dégage! », scandés par de jeunes manifestants, les autorités congolaises ont perdu leurs nerfs. En quelques jours, plusieurs affrontements ont eu lieu à dans le pays entre civils et forces de l’ordre. À l’heure actuelle, le bilan est lourd: le ministère de l’Intérieur parle de 17 tués, dont 14 civils et 3 policiers.

    #RDC #Kinshasa : police intervient et reflue, aller-retour sur Bvd triomphal. Gaz lacrymo pic.twitter.com/v8GrS1gTB5

    — Sonia Rolley (@soniarolley) September 19, 2016

    Le bilan a été confirmé à Jeune Afrique par le colonel Mwana Mputu, porte-parole de la police nationale congolaise. Il a également été confirmé par Lambert Mende, porte-parole du gouvernement, qui a vite fait état de plusieurs pillages et incendies criminels, tout en accusant l’opposition d’en être à l’origine. D’après Lambert Mende, plusieurs sièges de partis proches de la majorité présidentielle auraient été brûlés ou saccagés. Sur la principale esplanade de la capitale, le boulevard Triomphal, la police a fait usage de gaz lacrymogène.

    Joseph Kabila tenté par un troisième mandat ?

    À l’origine, les manifestants craignent que le président de la République Démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, ne brave la Constitution du pays en tentant de se présenter à un troisième mandat consécutif, allant ainsi au-delà des deux autorisés. Au pouvoir depuis 2001, réélu en 2011, le fils de Laurent-Désiré Kabila doit, officiellement, quitter la présidence au lendemain de l’élection du 19 décembre prochain. Mais le chef d’Etat entretient le flou sur sa volonté de se plier à cet engagement constitutionnel, exacerbant les tensions politiques à Kinshasa.

    Ces tensions ne sont malheureusement pas inédites. D’après l’ONGHuman Rights Watch, le pays est en proie à une importante répression politique depuis 2 ans. Le Parlement européen, dans un communiqué du 23 juin dernier, a également fait part de sa préoccupation devant « l’escalade de la violence et l’alarmante situation humanitaire » de la RDC. Un pays sans cesse miné par les conflits ethniques et l’instabilité politique depuis la disparition du dictateur Mobutu Sese Seko, en 1997.

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