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Président Donald J. Trump
La maison Blanche
1600 Pennsylvania Avenue NW Washington, DC 20500
Cher monsieur le président,
En tant qu’anciens ambassadeurs des Etats-Unis dans 48 pays africains, nous vous écrivons pour exprimer notre profonde préoccupation concernant les rapports de vos récentes remarques sur les pays africains et pour attester l’importance de nos partenariats avec la plupart des cinquante-quatre pays africains. L’Afrique est un continent doté d’un grand talent humain et d’une riche diversité, ainsi que d’une beauté extraordinaire et de ressources naturelles presque inégalées. C’est aussi un continent avec des liens historiques profonds avec les États-Unis.
En tant qu’ambassadeurs américains à l’étranger, nous avons vu les cultures africaines complexes et riches, la résilience impressionnante, et la générosité et la compassion à couper le souffle. Même si certaines nations ont été confrontées à des défis, nous avons compté parmi nos contacts des entrepreneurs dynamiques, des artistes talentueux, des activistes engagés, des défenseurs de la nature passionnés et des éducateurs brillants. Nous avons appris de nouvelles solutions à des problèmes complexes, aidé les entreprises américaines à trouver des partenaires essentiels à leur réussite et compté sur des responsables militaires et du renseignement africains qui assumaient souvent des risques réels pour atteindre des résultats essentiels à notre sécurité partagée.
Nous savons qu’un engagement respectueux envers ces pays est essentiel à la protection de nos propres intérêts nationaux. Les États-Unis d’Amérique sont plus sûrs, plus sains, plus prospères et mieux équipés pour résoudre les problèmes auxquels l’humanité est confrontée lorsque nous travaillons avec nos partenaires africains, que nous les écoutons et les apprenons. Nous savons aussi que le monde entier est plus riche grâce aux contributions des Africains, y compris les nombreux Américains d’origine africaine.
Ce fut l’un des plus grands honneurs de notre vie de représenter les États-Unis d’Amérique à l’étranger. C’était aussi un privilège de vivre et d’apprendre des pays divers et spectaculaires de l’Afrique.
Nous espérons que vous réévaluerez votre point de vue sur l’Afrique et ses citoyens et reconnaissez les contributions importantes que les Africains et les Afro-Américains ont apportées à notre pays, à notre histoire et aux liens durables qui lieront toujours l’Afrique et les États-Unis.
Cordialement,
Mark L. Asquino – Equatorial Guinea
Shirley E. Barnes – Madagascar
William (Mark) Bellamy – Kenya
Eric D. Benjaminson – Gabon, Sao Tome and Principe Michele Thoren Bond – Lesotho
Parker W. Borg – Mali
Aurelia E. Brazeal – Kenya, Ethiopia
Pamela Bridgewater – Benin, Ghana
Reuben E. Brigety II – African Union
Kenneth L. Brown – Ivory Coast, Ghana, Republic of the Congo
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Steven A. Browning – Malawi, Uganda Edward P. Brynn – Burkina Faso, Ghana John Campbell – Nigeria
Katherine Canavan – Botswana
Timothy Carney – Sudan
Johnnie Carson – Uganda, Zimbabwe, Kenya, Assistant Secretary of State for African Affairs Phillip Carter – Ivory Coast, Guinea-Conakry
Herman Cohen – Senegal, Assistant Secretary of State for African Affairs
Frances D. Cook – Burundi, Cameroon
Walter L. Cutler – Democratic Republic of the Congo, Tunisia
Jeffrey S. Davidow – Zambia
Ruth A. Davis – Benin, Director General of the Foreign Service
Scott H. DeLisi – Uganda, Eritrea
Christopher Dell – Angola, Zimbabwe, Deputy Ambassador at AFRICOM
Harriet Elam-Thomas – Senegal, Guinea-Bissau
Gregory W. Engle – Togo
James F. Entwistle – Nigeria, Democratic Republic of the Congo
Robert A. Flaten – Rwanda
Robert S. Ford – Algeria
Patrick Gaspard – South Africa
Michelle D. Gavin – Botswana
Donald H. Gips – South Africa
Gordon Gray – Tunisia
Robert E. Gribben – Central African Republic, Rwanda
Patricia McMahon Hawkins – Togo
Karl Hofmann – Togo
Patricia M. Haslach – Ethiopia
Genta Hawkins Holmes – Namibia
Robert G. Houdek – Uganda, Eritrea
Michael S. Hoza – Cameroon
Vicki J. Huddleston – Madagascar, Mali
Janice L. Jacobs – Senegal
Howard F. Jeter – Botswana, Nigeria
Dennis C. Jett – Mozambique
Jimmy J. Kolker – Burkina Faso, Uganda
Edward Gibson Lanpher – Zimbabwe
Dawn M. Liberi – Burundi
Princeton N. Lyman – Nigeria, South Africa
Jackson McDonald – The Gambia, Guinea
James D. McGee – Swaziland, Madagascar, Comoros, Zimbabwe
Roger A. Meece – Malawi, Democratic Republic of the Congo
Gillian Milovanovic – Mali
Susan D. Page – South Sudan
David Passage – Botswana
Edward J. Perkins – Liberia, South Africa, Director General of the Foreign Service
Robert C. Perry – Central African Republic
Thomas R. Pickering – Nigeria
Jo Ellen Powell – Mauritania
Nancy Powell – Uganda, Ghana
2
Anthony Quainton – Central African Republic
Elizabeth Raspolic – Gabon, Sao Tome and Principe
Charles A. Ray – Zimbabwe
Fernando E. Rondon – Madagascar, Comoros
Richard A. Roth – Senegal, Guinea-Bissau
Robin Renee Sanders – Republic of the Congo, Nigeria
Mattie R. Sharpless – Central African Republic
David H. Shinn – Burkina Faso, Ethiopia
A. Ellen Shippy – Malawi
George M. Staples – Rwanda, Cameroon, Equatorial Guinea, Director General of the Foreign Service Linda Thomas-Greenfield – Liberia, Director General of the Foreign Service, Assistant Secretary of
State for African Affairs
Jacob Walles – Tunisia
Lannon Walker – Senegal, Nigeria, Ivory Coast
Melissa F. Wells – Cape Verde, Guinea-Bissau, Mozambique, Zaire (Congo-Kinshasa)
Joseph C. Wilson – Gabon, Sao Tome and Principe
Frank G. Wisner – Zambia, Egypt
John M. Yates – Cape Verde, Benin, Cameroon, Equatorial Guinea, Permanent Charge (3 years)
Zaire, Special Envoy for Somalia
Mary Carlin Yates – Burundi, Ghana, Sudan Johnny Young – Sierra Leone, Togo

Le PDG de Facebook dresse le bilan de dix ans d’activité. Il change également les perspectives de Facebook pour les années à venir.
Dans un très long message posté sur Facebook, Mark Zuckerberg affiche ses ambitions pour l’avenir du réseau social. Sobrement titrée «Construire une communauté globale», la publication s’adresse à près de deux milliards de membres, après une année polluée par les débats autour des fausses informations. Comme il en a l’habitude, Zuckerberg use de poncifs en insistant sur sa volonté de «rendre le monde meilleur». Mais pour une fois, il prend ses responsabilités, reconnaît ses erreurs et distille quelques informations cruciales sur l’avenir de Facebook.
Davantage de points de vue
L’Américain aborde deux points très discutés, à savoir les bulles d’information et les articles mensongers. Après avoir insisté sur la porosité des frontières entre l’opinion, la satire et le mensonge, il affirme vouloir diversifier les sources d’information proposées aux membres. Dans la lignée de ce qu’il avait évoqué il y a quelques semaines, il souligne la nécessité d’apporter d’autres points de vue – en y intégrant un travail de vérification des faits, sans pour autant pratiquer la censure.
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Zuckerberg concentre aussi ses attaques sur le sensationnalisme, accusant les articles aux titres trompeurs qui viennent polluer notre fil d’actualité. Là encore, le sujet avait déjà été évoqué. Mais on apprend que les équipes de Facebook ne se contentent pas d’analyser les titres pour faire disparaître les articles concernés. Elles étudient également les habitudes des utilisateurs en vérifiant que ces derniers lisent les articles qu’ils partagent et partagent les articles qu’ils lisent. Autant de données qui permettent de savoir si le titre reflète avec justesse le contenu.
Une politique à la carte
En septembre, Facebook était accusé de censure pour avoir supprimé une célèbre photo de la guerre du Vietnam, sous prétexte qu’elle mettait en scène une fillette nue. Dans sa lettre, Zuckerberg reconnaît ses erreurs. Il affirme même être souvent du côté de ceux qui s’opposent à cette censure, mais être confronté à des «problèmes d’échelle». Dans un élan de franchise, il reconnaît que Facebook a pu – à tort – «supprimer des comptes et des contenus qui auraient dû rester en ligne et maintenir des contenus haineux qui auraient dû être effacés».
Pour remédier à ce problème, Mark Zuckerberg fait une annonce concrète: à l’avenir, chaque utilisateur pourra adapter son profil selon sa sensibilité à la nudité, à la violence – dans le cas de contenus ayant un intérêt public ou historique – ou aux contenus explicites. Même par défaut, la censure sera différente selon la position géographique. Concernant la nudité, il pourra par exemple y avoir des différences entre les pays européens et les pays asiatiques ou du Moyen-Orient.
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Davantage d’entraide
Plus ambitieux – mais aussi plus vague, le co-fondateur de Facebook, qui définit son service comme une «infrastructure sociale», souhaite renforcer les outils pour développer la solidarité entre les membres. Il mentionne notamment l’option Safety Check, qui va désormais permettre de demander ou de proposer de l’aide. Surtout, il souhaite étendre sa portée dans le temps – par exemple dans des zones de conflit – pour ne plus se limiter à de courtes périodes de crise.
Toujours dans cet esprit, Zuckerberg espère développer le dialogue entre les citoyens et leurs dirigeants politiques tout en renforçant les communautés locales. Là aussi, il mentionne l’arrivée de nouveaux outils, sans apporter davantage de détails. Il précise cependant vouloir faciliter les échanges entre les membres qui partagent les mêmes centres d’intérêts.
Avec la publication de ce message, Facebook assume le rôle qui est le sien et qui va bien plus loin que le simple partage de photos et d’idées entre amis ou en famille. Mark Zuckerberg a mis dix ans pour capter près du quart de l’Humanité. Désormais, il semble décidé à le réorganiser.
Raphaël GRABLY
Journaliste
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