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Par RFI Publié le 02-05-2019 Modifié le 03-05-2019 à 02:49
Des centaines d’opposants béninois sont redescendus dans les rues de Cotonou ce jeudi 2 mai, où ils ont érigé des barricades enflammées pour défier les forces de l’ordre. Selon un témoin présent au sein de la résidence de l’ancien président Boni Yayi, l’armée béninoise et la police sont intervenues à deux reprises ce jeudi dans le quartier de Cadjéhoun, où se situe le domicile de l’ex-chef d’État. Selon les informations de RFI, le bilan est de deux morts. Et l’armée est déployée à des carrefours stratégiques.
La police et l’armée ont donné l’assaut à deux reprises ce jeudi contre la résidence de l’ancien chef de l’État à Cotonou. D’après les informations récoltées par RFI sur le terrain, deux personnes au moins ont été tuées dans l’intervention de l’armée appelée en renfort de la police. Les corps des victimes ont été déposées à la morgue. Et deux blessés ont également été admis en salle d’opération.
Sur les circonstances, l’avocat de Boni Yayi accuse l’armée d’avoir, « tiré sur la foule ». Le gouvernement n’a pas encore réagi, la hiérarchie militaire non plus.
Le calme est finalement revenu à Cadjéhoun dans la nuit. Il n’y a désormais plus de militants dans le secteur depuis les incidents de ce jeudi. L’armée a pris le contrôle du maintien d’ordre sans éclipser la police. Camions et jeeps militaires circulent.
À noter que la violence semble s’être propagée au nord du pays. À Kandi, l’une des principales usines de coton du pays a été incendiée dans la nuit. Tout un symbole, puisqu’on sait que le président Patrice Talon a fait fortune dans ce secteur avant de se lancer en politique.
Selon les informations de RFI, il y a eu une vingtaine d’interpellations à Cotonou. D’après le gouvernement parmi les meneurs figurent des étrangers. Ils seront présentés aujourd’hui au procureur.
« Fausse information »
Police et armée sont déployées dans les rues de Cotonou depuis mercredi pour faire face à des manifestations spontanées, deux jours après la tenue de législatives contestées. Du côté des autorités, on affirme que c’est une « fausse information » – la rumeur de l’arrestation de l’ancien chef de l’État Boni Yayi, passé à l’opposition – qui a mis le feu aux poudres.
Des dizaines de partisans de l’ex-président ont dressé dès mercredi après-midi des barricades enflammées autour de sa résidence encerclée par la police. Et la tension est montée d’un cran dans la nuit de mercredi à jeudi, lorsque les proches de Boni Yayi, toujours retranchés dans la maison, ont entendu des coups de feu, juste après une coupure d’électricité dans le quartier de Cadjéhoun.
Jeudi matin, on a appris qu’un homme est décédé des suites de ses blessures à l’hôpital. Une femme a également été touchée par les tirs et un troisième manifestant a eu le bras amputé, après avoir saisi une grenade lacrymogène lancée par la police.
Les autorités, elles, continuent de minimiser la crise. Après plusieurs démentis, le ministre de l’Intérieur a tout de même admis que la police avait fait usage d’armes létales dans la nuit de mercredi à jeudi. Il a promis une enquête et des sanctions.
Abstention record aux législatives
Ces événements surviennent juste après l’annonce mardi soir d’un taux d’abstention record pour les élections législatives au Bénin. La participation ne dépasse pas 23%. Il faut dire que l’opposition avait appelé au boycott de ce scrutin dont elle a été écartée. Seuls deux partis proches du président Patrice Talon étaient représentés, toutes les listes d’opposition ayant été invalidées.
En cause : une refonte récente du Code électoral, extrêmement contraignante, a laquelle les partis d’opposition n’ont pas pu se conformer. Cette réforme qui visait officiellement à « assainir la multitude de partis enregistrés » a provoqué un mouvement de contestation durement réprimé.
Depuis le mois de février, les rassemblements syndicaux, et les manifestations de l’opposition sont interdits. Systématiquement dispersés à coup de gaz lacrymogène. Amnesty International a mis en garde contre ce tour de vis et un risque « d’agitation politique ». De leur côté, les chefs de l’opposition ont dénoncé un « coup d’État institutionnel ». Lundi soir, les principaux responsables de l’opposition se sont réunis pour demander au président Patrice Talon d’annuler le scrutin controversé de dimanche. Ils ont lancé un ultimatum, pour stopper le processus électoral avant mardi soir.
Non seulement le chef de l’État ne leur a pas répondu, mais mercredi la police encerclait donc la maison dans laquelle se trouvait les deux anciens présidents Thomas Boni Yayi et Nicéphore Soglo.
« Guerre psychologique » entre Boni Yayi et Patrice Talon
Selon un analyste sur place contacté par RFI, la situation est tout à fait inédite. Jusque là, le Bénin était réputé être un modèle de démocratie, avec une alternance politique depuis 1990. Cet observateur affirme que l’on peut « s’attendre à tout » dans les prochains jours, si un dialogue n’est pas ouvert rapidement entre l’opposition et le président Patrice Talon, réputé pour son jusqu’au-boutisme.
Le dialogue est d’autant plus difficile qu’il existe une vieille animosité entre le chef de l’État et Thomas Boni Yayi qui se pose aujourd’hui en défenseur d’une « démocratie apaisée ». Cet analyste s’inquiète en tout cas de voir cette « guerre psychologique » entre les deux hommes dégénérer et créer une polarisation au niveau national.
Il subsiste beaucoup d’incertitudes au Bénin alors que la Cour constitutionnelle doit encore confirmer les grandes tendances de cette élection législative monopolisée par les proches du président.
En Algérie, malgré des appels à la vigilance formulés par les autorités, les manifestations du vendredi 1er mars ont réuni beaucoup plus de monde que celles de la semaine dernière. D’est en ouest, du nord au sud, les Algériens ont manifesté globalement dans le calme, contre un 5ème mandat du président Bouteflika. Cette semaine, le Premier ministre a insisté : le président Abdelaziz Bouteflika sera candidat et il appartiendra aux électeurs de trancher. Et tout semble d'ailleurs prêt pour lancer la campagne électorale du président sortant.Bouteflika : 82 ans ce samediLes candidats à l’élection présidentielle ont jusqu’à dimanche pour déposer leur dossier de candidature et le délai semble trop court pour trouver un autre candidat.Le président Abdelaziz Bouteflika, qui a 82 ans ce samedi, est hospitalisé à Genève depuis plus de cinq jours. Il devra rentrer pour déposer son dossier.Mais, la mobilisation est une donnée supplémentaire dans l’équation. D’abord, dans un pays où les manifestations ont rarement rassemblé plus de 5 000 personnes ces six dernières années, la mobilisation de centaines de milliers de personnes à travers tout le pays est un signal fort. Mais surtout les autorités ne cessaient de répéter qu’il fallait être vigilant, face aux dérapages, que l’Algérie était attachée à la paix. Mais dans tout le pays, les choses se sont globalement passées dans le calme.Quelle alternative politique ?Mais si la mobilisation est importante, elle a besoin d'un relais politique, pointe Hasni Abidi, politologue, directeur du Centre d'études et de recherche sur lemonde arabe et méditerranéen à Genève. Or « aujourd’hui, ni les partis politiques qui existent, ni les figures politiques, ne sont en mesure de prendre ce relais ». Et d'ailleurs les manifestants ne veulent pas que les hommes politiques se mêlent en tant que partis dans cette manifestation, ajoute le chercheur. « Il y a un rejet des manifestants de toute offre politique existante ». Du coup, le pouvoir est dans une impasse. Le président Bouteflika, pendant deux décennies « a tout fait pour éliminer toute alternative politique, il a miné de l’intérieur les partis politiques… Il est très difficile de trouver un plan B pour rassurer les Algériens, d’autant plus qu’il ne s’agit pas seulement de renoncement, de dire non… c’est un changement radical que les Algériens vont demander. Mais qui va piloter cette transition, ce changement ? Ça, c’est une grande question ».Un printemps algérien ?L'Algérie vit-elle son printemps arabe ? Selon Pierre Vermeren, professeur d'histoire du Maghreb contemporain à l'université Paris I, on en est encore loin. Dune part l’Algérie est un pays «qui a déjà vécu des aventures politiques extrêmement douloureuses, extrêmement meurtrières», d'autre part, «c’est un peuple qui a une grande maturité politique. Donc, je pense qu’ils ne sont pas du tout dans l’état d’esprit des foules libyennes, par exemple… Là, il y a un objectif très précis, c’est une demande sur cette question du 5ème mandat». Mais pour autant, «les Algériens ne se font pas trop d’illusions, ils savent très bien que c’est un système de pouvoir très compliqué, en même temps puissant, qui est légitimé par l’histoire, avec un appareil d’Etat extrêmement solide. Donc, je pense qu’il ne faut pas aller trop loin. Mais simplement, il est évident que, quand vous avez des foules importantes qui sont rassemblées dans une situation de frustration politico-économique, ça finit évidemment par déborder du cadre ».
En Algérie, malgré des appels à la vigilance formulés par les autorités, les manifestations du vendredi 1er mars ont réuni beaucoup plus de monde que celles de la semaine dernière. D’est en ouest, du nord au sud, les Algériens ont manifesté globalement dans le calme, contre un 5ème mandat du président Bouteflika.Cette semaine, le Premier ministre a insisté : le président Abdelaziz Bouteflika sera candidat et il appartiendra aux électeurs de trancher. Et tout semble d’ailleurs prêt pour lancer la campagne électorale du président sortant.
Bouteflika : 82 ans ce samedi
Les candidats à l’élection présidentielle ont jusqu’à dimanche pour déposer leur dossier de candidature et le délai semble trop court pour trouver un autre candidat.
Le président Abdelaziz Bouteflika, qui a 82 ans ce samedi, est hospitalisé à Genève depuis plus de cinq jours. Il devra rentrer pour déposer son dossier.
Mais, la mobilisation est une donnée supplémentaire dans l’équation. D’abord, dans un pays où les manifestations ont rarement rassemblé plus de 5 000 personnes ces six dernières années, la mobilisation de centaines de milliers de personnes à travers tout le pays est un signal fort. Mais surtout les autorités ne cessaient de répéter qu’il fallait être vigilant, face aux dérapages, que l’Algérie était attachée à la paix. Mais dans tout le pays, les choses se sont globalement passées dans le calme.
Quelle alternative politique ?
Mais si la mobilisation est importante, elle a besoin d’un relais politique, pointe Hasni Abidi, politologue, directeur du Centre d’études et de recherche sur le
monde arabe et méditerranéen à Genève. Or « aujourd’hui, ni les partis politiques qui existent, ni les figures politiques, ne sont en mesure de prendre ce relais ». Et d’ailleurs les manifestants ne veulent pas que les hommes politiques se mêlent en tant que partis dans cette manifestation, ajoute le chercheur. « Il y a un rejet des manifestants de toute offre politique existante».
Du coup, le pouvoir est dans une impasse. Le président Bouteflika, pendant deux décennies « a tout fait pour éliminer toute alternative politique, il a miné de l’intérieur les partis politiques… Il est très difficile de trouver un plan B pour rassurer les Algériens, d’autant plus qu’il ne s’agit pas seulement de renoncement, de dire non… c’est un changement radical que les Algériens vont demander. Mais qui va piloter cette transition, ce changement ? Ça, c’est une grande question ».
Un printemps algérien ?
L’Algérie vit-elle son printemps arabe ? Selon Pierre Vermeren, professeur d’histoire du Maghreb contemporain à l’université Paris I, on en est encore loin. Dune part l’Algérie est un pays «qui a déjà vécu des aventures politiques extrêmement douloureuses, extrêmement meurtrières», d’autre part, «c’est un peuple qui a une grande maturité politique. Donc, je pense qu’ils ne sont pas du tout dans l’état d’esprit des foules libyennes, par exemple… Là, il y a un objectif très précis, c’est une demande sur cette question du 5ème mandat».
Mais pour autant, «les Algériens ne se font pas trop d’illusions, ils savent très bien que c’est un système de pouvoir très compliqué, en même temps puissant, qui est légitimé par l’histoire, avec un appareil d’Etat extrêmement solide. Donc, je pense qu’il ne faut pas aller trop loin. Mais simplement, il est évident que, quand vous avez des foules importantes qui sont rassemblées dans une situation de frustration politico-économique, ça finit évidemment par déborder du cadre ».
LE SCAN POLITIQUE – En marge du G20, le chef de l’État a réagi aux violences qui ont éclaté en France lors de la mobilisation des gilets jaunes.
La réponse se veut courte mais claire. Depuis l’Argentine, où il participait samedi au G20, Emmanuel Macron a réagi aux violences qui ont éclaté en France en marge dela mobilisation des «gilets jaunes». «Ce qui s’est passé aujourd’hui à Paris n’a rien à voir avec l’expression pacifique d’une colère légitime», a lâché le président de la République lors d’une déclaration à la presse.
«Aucune cause ne justifie que les forces de l’ordre soient attaquées, que des commerces soient pillés, que des bâtiments publics ou privés soient incendiés, que des passants ou des journalistes soient menacés ou que l’Arc de Triomphe soit souillé», a poursuivi Emmanuel Macron.
Le président de la République a indiqué qu’il avait «convoqué une réunion» dès dimanche matin à son retour en France, aux côtés «du premier ministre, le ministre de l’Intérieur et l’ensemble des services compétents». «Je respecterai toujours les contestations, j’entendrai toujours les oppositions. Mais je n’accepterai jamais la violence», a ajouté Emmanuel Macron.
Et de prévenir: «Les coupables de ces violences ne veulent pas de changement, ne veulent aucune amélioration. Ils veulent le chaos. Ils trahissent les causes qu’ils prétendent servir et qu’ils manipulent. Ils seront identifiés et tenus responsables de leurs actes devant la justice».
Interrogé par la presse pour compléter son propos, le chef de l’État n’a pas voulu s’exprimer davantage.
De son côté, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner était l’invité du journal télévisé de TF1. «Les forces de sécurité ont été attaquées», a dénoncé le ministre qui a pointé du doigt «les professionnels du désordre» qui sont «camouflés en gilets jaunes». «Celles et ceux qui ont souillé ce sont ces casseurs», a-t-il dit, invitant les gilets jaunes à «ne pas se faire embarquer par ceux là». «Ne participez plus à ces attaques de factieux», a demandé Christophe Castaner, tout en assurant que le gouvernement tendait la main aux manifestants.
ANARCHIE – Le préfet de police et même Edouard Philippe les ont pointé du doigt après les débordements (voir la vidéo ci-dessus) survenus ce mardi 1er mai à Paris en marge du défilé des syndicats. Un peu plus d’un millier de black-blocs, dont 200 ont été interpellés, ont été reconnus coupable des dégradations.
Alors que Jean-Luc Mélenchon a dénoncé l’action « sans doute de bandes d’extrême droite » et que Marine Le Pen ou Eric Ciotti ont appelé à la dissolution de ces « milices d’extrême gauche » ou « groupuscules d’ultra gauche », il semble que la réalité soit plus proche des explications données par les derniers. Car ce n’est pas la première fois que les autorités sont confrontées aux agissements de ces personnes; bien qu’il soit difficile de dire avec précision qui sont les black blocs, on commence à avoir un peu de recul.
Lors du précédent quinquennat, Manuel Valls avait notamment dénoncé leur violence lors de manifestation contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes en 2014 avant qu’ils ne resurgissent lors des manifestations contre la loi El Khomri. « Cette violence venant de cette ultra-gauche, de ces ‘black blocs’, qui sont originaires de notre pays mais aussi de pays étrangers, est inadmissible et elle continuera à trouver une réponse particulièrement déterminée de la part de l’Etat », avait tonné le ministre de l’Intérieur sans qu’il puisse dissoudre ces groupes comme le réclament aujourd’hui la droite et l’extrême droite.
« Anticapitalistes, anarchistes… »
« Les black blocs forment, dans les manifestations, des groupes éphémères, dont l’objectif est de commettre des actions illégales, en formant une foule anonyme non identifiable, expliquait alors Pierre-Henry Brandet, qui était le porte-parole du ministère de l’Intérieur. C’est la raison pour laquelle ces individus portent des vêtements noirs ou très sombres, ce qui rend difficile le travail d’identification et d’interpellation. Ils s’habillent ainsi au dernier moment et changent immédiatement de tenue une fois les exactions terminées. »
En France, « autour d’un millier» de personnes feraient partie de la mouvance plus large des « autonomes » -dont sont issus les black blocs- estimait encore à l’époque Rémy Piperaud, auteur d’un mémoire sur le sujet à l’université Versailles-Saint-Quentin. « Le refus du principe de représentation est l’un des rares éléments idéologiques fédérateurs » du mouvement « constitué essentiellement de squatteurs et d’étudiants », analyse-t-il.
« Ils sont anticapitalistes, écologistes radicaux, anarchistes, généralement anti-Etat, ce qui les place à l’extrême gauche de l’échiquier politique, abonde dans Les Inrocks Francis Dupuis-Déri, auteur du livre Les black blocs, la liberté et l’égalité se manifestent. Cependant selon les pays ils n’aiment pas ces étiquettes, car elles peuvent faire référence à des forces politiques dans lesquelles ils ne se reconnaissent pas. » Pour preuve, à l’automne dernier, ils s’en étaient pris à un meeting que Jean-Luc Mélenchon organisait place de la République. A cette occasion, l’un d’entre eux avait échangé avec un militant insoumis pour expliquer son mode d’action.
Made in Allemagne
Pierre-Henry Brandet rappelait qu’ils participent plus largement à « tous les combats alter-mondialistes violents ». C’est pour cela qu’on les retrouvait encore récemment à Notre-Dame-des-Landes. Mais ils sont présent en Europe et dans le monde.
Il faut remonter aux années 90 pour remonter leur trace. Les black blocs avaient notamment causé des incendies et des dégradations en marge du sommet de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) à Seattle en 1999, lors du G8 à Gênes en 2001 ou du sommet de l’Otan en 2009 à Strasbourg et à Kehl (Allemagne).
C’est outre-Rhin qu’il faut aller pour trouver leurs origines. Leur tactique est en effet issue du mouvement autonome allemand des années 1980. Ces groupuscules opèrent alors sous le nom collectif de « Schwarzer Block » (« Bloc noir ») : vêtus de noir, ils portent masques et capuches pour éviter d’être identifiés par la police. Par extension, les groupes les plus virulents de militants anarchistes ou autonomes au sein des manifestations en marge de sommets internationaux ont été baptisés black blocs par les policiers.
]]>https://www.coupdegriffeactu.com/2018/05/02/manifestation-du-1er-mai-2018-qui-sont-les-black-blocs-responsables-des-debordements-a-paris/feed/0Trump sur la « Marche des femmes »: « Pourquoi ces gens ne sont-ils pas allés voter? »
https://www.coupdegriffeactu.com/2017/01/22/trump-sur-la-marche-des-femmes-pourquoi-ces-gens-ne-sont-ils-pas-alles-voter/
https://www.coupdegriffeactu.com/2017/01/22/trump-sur-la-marche-des-femmes-pourquoi-ces-gens-ne-sont-ils-pas-alles-voter/#respondSun, 22 Jan 2017 22:51:56 +0000http://www.coupdegriffeactu.com/?p=4351
Donald Trump a réagi à la « Marche des femmes », organisée samedi dans de nombreuses villes américaines. (Photo d’illustration) – AFP
« La Marche des femmes » a rassemblé deux millions de personnes, samedi aux Etats-Unis. Elles protestaient pour les droits civiques et contre le nouveau président américain. Donald Trump a réagi pour la première fois, ce dimanche.
Sa réponse était attendue, et particulièrement scrutée. « Les manifestations pacifiques sont une marque de notre démocratie. Même si je ne suis pas toujours d’accord, je reconnais le droit d’exprimer son opinion », a tweeté Donald Trump ce dimanche, en réaction à la « Marche des femmes ». Plus tôt dans la journée, le milliardaire s’était interrogé: « J’ai regardé les manifestations hier mais j’ai comme l’impression que nous venons d’avoir une élection! Pourquoi ces gens ne sont-ils pas allés voter? ».
La manifestation a rassemblé samedi plus de 2 millions de personnes à travers les Etats-Unis, organisée pour la défense des droits civiques et contre le président américain. Un demi-million de manifestants ont été comptabilisés à New York, plus d’un million à Washington selon les organisateurs, et des centaines de milliers à Chicago, Dallas, San Francisco, Saint Louis, Denver, Boston et dans des dizaines de villes américaines: le succès a dépassé les espérances des marcheuses et marcheurs.
Donald Trump se félicitait d’être 45e président des Etats-Unis pendant les manifestations
Beaucoup ont fait le déplacement motivés par la peur que Donald Trump nomme un nouveau juge conservateur à la Cour suprême, ce qui pourrait conduire un jour à la remise en cause du droit à l’avortement. Mais les slogans incluaient aussi la tolérance pour les minorités, l’accès à la contraception et la défense du planning familial, la protection de l’environnement, l’accueil des réfugiés…
Pendant ce temps, Donald Trump tweetait son bonheur d’être le 45e président des Etats-Unis, et se félicitait d’avoir rassemblé 31 millions de téléspectateurs pour son investiture.
Peaceful protests are a hallmark of our democracy. Even if I don’t always agree, I recognize the rights of people to express their views.
De San Francisco à New York, des centaines de personnes se sont réunies pour le deuxième jour de suite, jeudi, afin de protester contre l’élection du magnat de l’immobilier.
Le Monde.fr avec AP et Reuters | 11.11.2016 à 01h19 • Mis à jour le 11.11.2016 à 17h29
De nouvelles manifestations ont eu lieu, jeudi 10 novembre, dans plusieurs grandes villes américaines, pour protester contre l’élection de Donald Trump à la Maison Blanche. Les défilés ont concerné tout le pays, même s’ils étaient parfois plus clairsemés que la veille.
Pour la première fois, le président élu a réagi, sur Twitter :
« [Nous] venons d’avoir une élection présidentielle couronnée de succès et transparente. Et maintenant, des manifestants professionnels, incités par les médias, manifestent. Très injuste ! »
Just had a very open and successful presidential election. Now professional protesters, incited by the media, are protesting. Very unfair!
Les défilés ont commencé dès la matinée de jeudi. A San Francisco (Californie), plus de 1 000 étudiants ont fait l’école buissonnière dans le quartier financier de la ville en agitant des drapeaux arc-en-ciel représentant les communautés LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres), mais aussi des drapeaux mexicains et des pancartes hostiles au président élu.
« Emeute »
A Los Angeles (sud-ouest), des centaines d’étudiants ont défilé sur le campusde l’université UCLA en brandissant des pancartes où on lisait : « Dump Trump » (lâchez Trump) et « l’amour écrase la haine ». Puis, aux cris de « J’emmerde la suprématie blanche », « Ne déniez pas le réchauffement climatique » – en référence à la proposition de Donald trump de revenir sur l’accord de la COP21 – , plusieurs manifestants se sont dirigés vers la mairie.
Le maire de Los Angeles, Eric Garcetti, a salué ces rassemblements, tout en appelant les manifestants à ne rien vandaliser et à ne pas s’aventurer sur les autoroutes. « Ce fut une élection traumatisante, a-t-il dit. Il y a beaucoup de divisions, beaucoup d’accusations des deux côtés, mais certaines choses qui ont été dites n’étaient pas partisanes, sur les femmes, sur nos frères et sœurs musulmans, sur les immigrants. »
Dans la soirée, un nouveau défilé a parcouru le centre-ville, tout comme à San Francisco, où une autoroute a été bloquée, à Oakland, également en Californie, et à Portland, dans l’Oregon. Dans cette dernière ville, la police a averti que la manifestation serait désormais considérée comme une « émeute », en raison de la généralisation d’un « comportement criminel et dangereux ».
Plusieurs centaines d’étudiants de l’université de l’Etat du Texas, à San Marcos, se sont aussi rassemblés sur le campus. Des défilés ont eu lieu à Baltimore (Maryland), Philadelphie (Pennsylvanie), Grand Rapids (Michigan), Chicago, devant la tour Trump de la ville, ou encore Minneapolis (Minnesota), où l’autoroute I94 a été bloquée pendant plusieurs heures. A Denver (Colorado), les manifestants ont été dispersés à l’aide de gaz lacrymogènes alors qu’ils occupaient l’autoroute I25.
« Ce n’est pas mon président ! »
A New York, une manifestation à Washington Square, dans Manhattan, a rassemblé plusieurs centaines de personnes. Une rangée de plots de béton a été installée pour mettre à distance les passants de la Trump Tower. Ce dispositif n’a toutefois pas empêché plusieurs dizaines de manifestants de se réunir à nouveau devant le bâtiment.
La veille, des rassemblements anti-Trump avaient déjà rassemblé des milliers de personnes dans un grand nombre de métropoles et de villes universitaires. Les participants scandaient « Ce n’est pas mon président ! » et « Non à Trump ! », et dans certains cas, ils ont bloqué temporairement la circulation automobile.
Jeudi, plus de vingt personnes ont été arrêtées aux premières heures de la journée pour entrave à la circulation lors des manifestations qui se sont produites à Los Angeles et à Richmond (Virginie).
« Crétins de gauchistes »
Rudy Giuliani, ancien maire républicain de New York et partisan de Donald Trump – il est pressenti pour faire partie du futur cabinet du président élu –, a parlé de « tas d’enfants gâtés et de pleurnichards ».
« Les véritables crétins de gauchistes sur les campus, ce sont les profs, pas les étudiants, a-t-il ajouté, jeudi, sur la chaîne conservatrice Fox News. Aussi sont-ils d’autant plus influencés par les profs. (…) Qu’ils se calment, les choses ne vont pas aussi mal qu’ils le pensent ! »
A Washington, Barack Obama a fait savoir, jeudi, via son porte-parole, Josh Earnest, qu’il croyait au droit des Américains à protester pacifiquement contre l’élection de Donald Trump, mais qu’il souhaitait que les gens comprennent que « nous sommes américains et patriotes » avant d’être des démocrates ou des républicains.
Des appels à manifester ont été lancés également pour le week-end, mais aussi pour le 20 janvier, jour de l’investiture du nouveau président.
]]>https://www.coupdegriffeactu.com/2016/11/12/selon-donald-trump-les-manifestants-sont-incites-par-les-medias-a-defiler-contre-lui/feed/0Macky Sall sur la marche du 14 octobre : » il y a eu un malentendu, un quiproquo, il faut juste à l’avenir que les organisateurs s’accordent avec les autorités concernées pour éviter de telles situations »
https://www.coupdegriffeactu.com/2016/10/18/macky-sall-sur-la-marche-du-14-octobre-il-y-a-eu-un-malentendu-un-quiproquo-il-faut-juste-a-lavenir-que-les-organisateurs-saccordent-avec-les-autorites-concernees-pour-eviter/
https://www.coupdegriffeactu.com/2016/10/18/macky-sall-sur-la-marche-du-14-octobre-il-y-a-eu-un-malentendu-un-quiproquo-il-faut-juste-a-lavenir-que-les-organisateurs-saccordent-avec-les-autorites-concernees-pour-eviter/#respondTue, 18 Oct 2016 23:37:15 +0000http://www.coupdegriffeactu.com/?p=3181
En tournée à l’intérieur du pays, le président de la République, Macky Sall en a profité pour rappeler l’opposition à l’ordre.
A la suite de la lettre adressée au ministre de l’Intérieur et à la police pour les féliciter du travail effectué lors de la marche de vendredi dernier. Le chef de l’Etat Macky Sall est revenu sur la marche de Manko Wattu Sénégal et parle de ‘’mal entendu’’.
Revenant sur les échauffourées qui ont émaillé cette marche de l’opposition, le chef de l’Etat déclare« Je pense qu’il y a eu un malentendu, un quiproquo, il faut juste à l’avenir que les organisateurs s’accordent avec les autorités concernées pour éviter de telles situations ».
En tournée à l’intérieur du pays, le président de la République a fait ces déclarations sur les ondes de la Rfm.
SE Macky Sall en a profité pour rappeler l’opposition à l’ordre . Selon lui, son gouvernement ne tolérerait une quelconque anarchie.
« Nous sommes un pays démocratie ou la liberté d’expression est assurée mais l’anarchie n’a pas sa place ici. L’exercice des droits doit se faire dans le cadre des lois et règlements’’, dixit le chef de l’Etat. Et rappelle en ces termes : « nous sommes un pays de démocratie, mon gouvernement travaille au renforcement du code d’intégrité de la démocratie», déclare-t-il.
Comme toujours, le choc des images évacue le poids des mots. Les scènes filmées sur le trajet disputé puis bloqué de la manifestation, du 14 octobre, sont supérieures – en illustration comme en pédagogie – aux jolis et théoriques essais sur la démocratie réellement pionnière mais fâcheusement poussive du Sénégal. Pire, le spectacle alarmant d’une démocratie en voie de démantèlement, agresse les yeux des citoyens et des observateurs qui se demandent comment un droit, une routine et, surtout, une garantie de vie politique hautement civilisée et anciennement coutumière du Sénégal, c’est-à-dire une manifestation de l’opposition, peut être une source de violences, de vexations et d’humiliations méthodiquement ajustées sur un segment de la classe politique bourré de personnalités de premier plan ?
Peu importe le thème de la manifestation qui brasse visiblement des éléments qui fâchent comme le pétrole, le gaz, les affaires du maire Aliou Sall, la transparence, le népotisme, la pauvreté etc. ! Ce qui alerte, mobilise et met en ordre de bataille nombre de Sénégalais, c’est la défense vitale des principes démocratiques et non le discours critique d’une fraction de l’opposition regroupée dans un énième cadre que constitue « Mankoo Wattu Seneegal ». Car, le rayonnement et le destin du Sénégal survolent les clivages et contrebalancent les intérêts des 260 ou 265 Partis politiques. Inconcevables et insupportables sont, donc, l’irrespect des lois et le recul démocratique du séduisant Sénégal, pays très tôt présent dans le peloton de tête des démocraties louées et enviées en Afrique : le beau Botswana, le charmant Cap-Vert et la magnifique Maurice.
A cet égard, les arguments des extrémistes de l’APR et les alibis des durs du Palais sont faibles et fallacieux. Lorsque le fougueux député Abdou Mbow et les écervelés incorrigibles – j’allais dire les sans-cerveaux – de la COJER s’érigent verbalement en remparts contre la fictive « déstabilisation » du pays, ils butent bêtement sur les réalités d’une proche actualité qui les démentent sans appel. En effet, des hommes, des jeunes et des femmes ont manifesté sans entraves, début octobre, à Bamako. A la même date, l’opposition ivoirienne a défilé bruyamment, en critiquant rageusement la nouvelle Constitution proposée par le Président Alassane Ouattara et adoptée par l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire.
Admirable sédimentation de la démocratie en déploiement dans les deux pays précités, quand on sait que des prétextes d’interdiction très valables y existent à foison. Au Mali, le nord (région de Kidal) se détache, tandis que le centre (région de Mopti) se délite. Sur le terrain, l’armée malienne perd, en moyenne, 3 soldats par jour. Même à Bamako, deux hôtels ont été attaqués et le QG de la Minusma mitraillé. En dépit de ce condensé de périls latents et larvés, IBK autorise des rassemblements hostiles à son gouvernement. Ailleurs, on proclamerait l’état de siège ou la Loi martiale qui gèle tous les agissements politiques. Conjoncture pareillement délicate dans une Côte d’Ivoire en convalescence politique post-guerre civile, avec des fractures ethniques et des cassures psychologiques toujours béantes. En outre, le drame de Grand Bassam (une plage ensanglantée par des terroristes) est encore frais dans les mémoires. Qu’à cela ne tienne, le Président Ouattara y tolère les manifestations vivement opposées à la Constitution.
Leçons du Mali et exemples de Côte d’Ivoire qui glacent de honte, les Sénégalais dont le génie politique habituellement phosphorescent est incapable, aujourd’hui, de surmonter l’écueil né strictement de l’itinéraire d’une marche. En démocrates sincères, les uns et les autres pouvaient hâter le compromis – vieille trouvaille consubstantielle à la politique – en traçant une infranchissable ligne rouge, à la hauteur de l’immeuble Kébé. Autrement dit, une solution médiane qui stoppe l’escalade et bonifie la gouvernance responsable et avisée. Certes, ce schéma-là, comme tous les scénarii de maintien d’ordre, présente une marge de risques dans une zone sensible englobant quelques centres nerveux de l’Etat. Mais le couple « Sécurité-Démocratie » ne fait, nulle part au monde, un ménage facile. Tout comme le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique doit se convaincre qu’il ne sera jamais, le ministre de la… Sinécure nationale. Des sources bien informées indiquent que les services de renseignement avaient – via des éléments infiltrés au cœur du staff de « Mankoo Wattu Seneegal » – acquis la conviction que de jeunes manifestants excités allaient foncer vers la Place de l’indépendance. Possible ! De toutes les façons, le renseignement ne tient pas le haut du pavé en démocratie. Il aiguillonne mais ne dicte pas et ne décide pas. Choisir la démocratie, c’est accepter les emmerdements exaltants qui distinguent un peuple et grandissent une nation.
Avoir une opposition truffée d’anciens Premiers ministres, de ministres récemment débarqués ou démissionnaires, et d’un ancien Président du Sénat d’alors (Pape Diop aurait pu être chef de l’Etat par intérim – avant Macky Sall – si Wade était décédé) constitue une chance inouïe pour le Sénégal. Et une preuve rassurante que des vandales invétérés ne sont pas à la tête des manifestants. D’où l’insupportable orgie de violences répressives qui a choqué au plus point les Sénégalais qui, eux, sont mille fois plus nombreux que les opposants, les manifestants et les tenants du pouvoir. Le sentiment d’une humiliation programmée et planifiée reste vivace. « Lacrymogèner » à outrance des personnalités longtemps fondues dans les institutions élevées et respectées de l’Etat, est une vilaine pratique accoucheuse d’une dégradante image pour un pays qui, en 1960, était gouverné par un agrégé et futur académicien, dans un continent où des soudards (Bokassa, Idy Amine), un moniteur (Tombalbaye) et un facteur des PTT (Ahidjo) régnaient, avec une cruauté sans bornes, sur leurs peuples respectifs.
La scène d’ex-ministres bastonnés, pourchassés vers des taxis, culbutés dans la rue par des policiers qui, il ya quelques temps, leur ouvraient les portières de voitures et les portes de bureaux, est franchement désagréable. Il ne restait plus qu’à prendre Abdoul Mbaye, Idrissa Seck, Malick Gakou, Oumar Sarr etc. et à les tendre par quatre publiquement. Evidemment, personne n’accable les policiers irréprochables qui relèvent d’un commandement, lui-même, soumis à l’autorité ministérielle. Donc politique. Ironie du sort, le régime actuel matraque ceux qui ont lutté pour son avènement et met, à l’abri des rigueurs du combat politique, ceux qui ont conspiré contre son triomphe, en 2012. Malick Gakou, jadis à l’AFP, et Idrissa Seck étaient farouchement opposés au troisième mandat de Me Wade et au processus de dévolution monarchique du pouvoir dont l’aboutissement aurait fermé les portes du Palais, à Macky Sall. Quant au banquier Abdoul Mbaye, il fut hors du champ politique. Pire, la victoire du leader et fondateur du PDS, en mars 2012, aurait grandement ouvert les portes des prisons pour nombre d’hommes politiques et de journalistes célèbres. Des souvenirs qui devraient normalement balayer l’arrêté scélérat de Me Ousmane Ngom.
Ici, la dénonciation vigoureuse ne cible pas les ombres et lumières des contrats pétroliers ou gaziers. Loin s’en faut. La présente chronique, dégoulinante de colère, vise une doctrine de gouvernance et des mœurs politiques mal cachées voire ouvertement déclinées. Hier, le Président Macky Sall a fait l’apologie sonore de la transhumance, à Kaffrine. Rien de nouveau sous le ciel du Sénégal où la mobilité politique est antédiluvienne ! Aujourd’hui, c’est l’adhésion muette ou semi-silencieuse à l’autoritarisme qui est l’antichambre de la dictature. D’où la nécessité – non pas de tirer la sonnette d’alarme – mais de s’y agripper, afin que le sifflement strident réveille un peuple aussi attaché à sa démocratie déjà savourée et chérie qu’à son pétrole annoncé et peu ou prou hypothéqué par la confusion et le tumulte.
PS : L’effervescence et la peur autour du pétrole sont justifiées. Même si elles ne doivent pas engendrer des accusations sans preuves. En effet, il y a des pays où les recettes de l’or noir sont logées dans un compte spécial et…noir. Un compte hors Trésor public et situé à Genève. C’est le cas pour le pétrole du Cameroun. Dans le Tchad voisin, le pétrole découvert et exploité à Doba (Sud du Tchad) fait le lit du fédéralisme incarné par l’homme politique et opposant, mon vieil ami Ngarlejy Yorongar, désireux de démembrer puis de remembrer l’Etat unitaire du Tchad. Arrière-pensée : garder le pétrole pour le Sud riche au détriment du Nord (Faya-Largeau) vide et désertique. Dangereux pétrole !
Excellent dirait-on la jeunesse ambitieuse, Pape Amadou Mbodji demeure malgré tout. Il vient encore de prouver que seule compte la volonté.
De la première édition à la cinquième édition, il ne fait que confirmer son talent à travers cette manifestation.
En tant que promoteur de Calebasses de l’excellence Awards, nous ne pouvons que lui adresser nos félicitations sur le choix de l’excellence de ces lauréats.
Ces heureux élus son forcement des personnes qui ont marqué leur singularité dans le domaine de leurs compétences.
En ce sens ce prix doit servir d’exemple pour tous ceux qui veulent démontrer par leur participation en tant acteur dans la vie de la société.
Que seul le travail reste la voie idéale de distinction au mérite de sa population « la politique n’est qu’un sacrifice de sa personne pour les autres ».
Que le lauréat soit politique, personne civile, ou tout simplement un citoyen à l’image d’Amadou Sy l’homme qui rend la circulation fluide aux maristes, nous nous associons à la pertinence du choix du jury.
Coup de griffes voudrait adresser ses félicitations et encouragements aux lauréats 2016 et bonne chance pour l’édition 2017.
En complément de l’article la liste des lauréats :
Calebasses de l’Excellence Awards 2016 : Aly N’gouille N’diaye, Amadou Sy, Amy Sarr Fall, Abdou Karim Sall et Kabirou M’bodj consacrés
La 5e édition des Calebasses de l’Excellence Awards a eu lieu le samedi 26 mars au Théâtre National Daniel Sorano. Les organisateurs ont porté leur choix sur d’illustres personnalités du pays afin de récompenser leurs contributions respectives au développement du Sénégal. Abdou Karim Sall, Homme de l’année 2015
C’est ainsi que Abdou Karim Sall, directeur général de l’ARTP a été désigné homme de l’année 2015. Après avoir réussi la portabilité en 2015, cette récompense vient encourager les projets innovants du Directeur Général qui a su tenir tête aux opérateurs économiques… Amy Sarr Fall, Femme de l’Année 2015
Désignée parmi les 10 Femmes les plus influentes du Sénégal, Amy Sarr Fall dont l’engagement citoyen en faveur de la promotion, de l’éducation et du leadership féminin n’est plus à démontrer, a été consacrée Femme de l’Année 2015.
Elle succède ainsi à Me Aissata Tall Sall, Maire de Podor qui avait reçu cette distinction l’année dernière pour son combat politique. Avec près d’1 million de personnes qui la suivent sur Facebook, Amy Sarr Fall, devenue un véritable phénomène sur les réseaux sociaux, continue de séduire par sa simplicité et son humilité. Invitée en 2015 au Niger par Airtel pour motiver la jeunesse nigérienne autour du thème « le rêve c’est maintenant », son action ne se limite pas qu’au Sénégal, puisqu’elle a aussi eu à intervenir dans des universités étrangères (SciencesPo, Georges Washington University, etc.) Fière ambassadrice de son pays, après avoir initié la cérémonie de consécration des 50 Femmes Sénégalaises Leaders d’Exception, La Grande Rentrée Citoyenne, Entr’Elles, et maintenant le magazine Ambitions, notre consœur voit ainsi ses efforts inlassables pour la lutte contre l’abandon scolaire être récompensés.
Aly N’gouille N’diaye, maire de Linguère désignée ville la plus innovante
Le département de Linguère est l’un des 45 départements du Sénégal et l’un des 3 départements de la région de Louga. Le maire de Linguère, Aly N’gouille est réputé rigoureux, compétent et jouit d’une bonne réputation. Pionnier du micro-crédit dans le Djoloff, depuis deux ans à la tête de la Mairie, avec son équipe, ils ont mené des actions dans plusieurs secteurs notamment, l’environnement, la santé, l’éducation ainsi que le cadre de vie de manière générale. Chaque jour, la Mairie de Linguère essaie de répondre aux besoins des populations et aide les jeunes à trouver du travail, mais aussi à faire des activités. Des actions qui font que Linguère par le biais de son Maire, est désignée ville la plus innovante par la cérémonie des Calebasses.
Amadou Sy, Prix Calebasse Citoyen Modèle
Après seize ans de bons et loyaux services dans la circulation, Amadou Sy l’homme qui rend la circulation fluide aux Maristes, reçoit le prix calebasse citoyen modèle pour magnifier son engagement citoyen en faveur de son pays. Une récompense pour son bénévolat, son aide précieuse à la population et son sens du civisme. L’homme au gilet vert fluo et au sifflet, est respecté par tous les automobilistes qui à chaque passage d’un coup de klaxon ou d’une poignée de mains, le remercient pour son engagement. Amadou Sy incarne le visage du citoyen qui sert son pays sans rien attendre en retour. Chaque jour il inspire des milliers de personnes et donne une autre vision de la citoyenneté. Humble, travailleur, tenace l’homme incarne à lui seul beaucoup de valeurs.
Hommage à Monsieur Kabirou M’bodj, Ancien député, Maire de Pikine
Il a travaillé avec plusieurs équipes. Parler de lui c’est revivre l’histoire. Instituteur formé à l’école William Ponty en 1957, il est affecté à M’bao après sa formation.
Monsieur Kabirou M’bodj a porté plusieurs casquettes : Enseignant, homme politique, parlementaire et Maire. Il fait partie des membres fondateurs de l’UPS avec le Président Senghor. De 1962 à 1982 il fut député sans interruption, et fut le premier Adjoint au Président Samba Guèye, alors Maire de Dakar.
Il a décliné l’offre d’être lui même Maire de Dakar, au profit de Monsieur Lamine Diack. Député pendant presque 30 ans, il fut aussi Maire de d’Arrondissement.
Parmi ses multiples réalisations, on peut citer la construction du CDEPS de Guédiawaye, du Lycée Limamoulaye, du Stade Alassane Djigo, de la Route Lobatt Fall, de la Route M’bao, du Complexe Léopold Sédar Senghor de Pikine, et de nombreux dispensaires, stades et marchés…