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28 avril, 2019
Samuel Sarr écrit à Idy, Sonko, Issa Sal et Madické Niang
Le statut d’ancien candidat à une élection présidentielle n’est pas une fonction. Les Sénégalais, tout comme moi, sont sidérés face aux agissements de ces 04 anciens candidats malheureux à la présidentielle de Février 2019. Depuis le lendemain de la proclamation officielle et définitive des résultats par le Conseil constitutionnel, ils sont tous les 04 redevenus de simples chefs de parti. Car, même leur statut de candidat à la présidentielle s’est effiloché définitivement en attendant la présidentielle de 2024 s’ils auront la chance d’avoir leur parrainage.
Mais entre-temps, cette bande devrait chercher une occupation honorable pour meubler leurs journées. Imaginez que les membres de leur ancienne coalition «Idy2019», «Sonko Président», «Madické2019» et «PUR» ne comprennent pas les raisons qui poussent ces activistes à produire des communiqués de presse pour tromper leur conscience. Au nom de qui Idrissa Seck, Madické Niang, Ousmane Sonko et Issa Sall parlent-ils ? Ont-ils même consulté les partis membres de leur ancienne coalition pour s’arroser la liberté de se prononcer sur certaines questions ?
La bande des 04 doit mettre fin à sa somnolence pour se remettre au travail. Et il est temps, qu’ils comprennent qu’être un ancien candidat à une présidentielle n’est pas un titre, ni une fonction. Combien le Sénégal compte-t-il d’anciens candidats à la présidentielle depuis 1960 ? Et si chacun d’entre eux se mettait à produire des communiqués de presse chaque mois ?
Ces malheureux anciens candidats doivent mettre fin à leur gymnastique sonore et polluante. Les Sénégalais qui ont réélu le président Macky SALL à 58% ne sont pas prêts à prêter leurs oreilles à des marchands de vent illusionnistes inconséquents, et dépassés. Voilà des gens qui n’ont aucun respect pour leurs anciens alliés avec qui, ils n’ont plus aucun contact au lendemain de la fin de leur rêve de devenir Chef de l’Etat ou de voir le président Macky Sall tomber. «Idy2019 », «Sonko Président», «Madické2019» et «PUR», des coalitions caduques qui veulent se maintenir en vie par une perfusion au risque de garder encore le lit pendant longtemps, faute d’initiatives crédibles et de perspectives.
Seriez-vous surpris d’apprendre d’ailleurs qu’elles ne tiennent plus de réunion avec leurs alliés. La dépouille (la bande des 04 candidats) peine à se remettre de sa cuisante défaite, et pour se ressusciter, et berner sa conscience, elle tente difficilement de bouger dans son cercueil. Et il est amusant de constater que c’est chez le dernier de la classe (Madické Niang) que les 04 marchands ambulants politiques se retrouvent pour se divertir. On se demande d’ailleurs la pertinence pour eux de dénoncer les décisions prises par un président de la République qu’eux-mêmes ne reconnaissent pas.
S’ils campent sur leur position, Madické NIANG et ses affidés doivent se comporter comme si la station présidentielle était vacante par souci de rester conséquent par rapport à leur démarche. Le peuple leur a retiré sa parole, alors, que chacun reste sagement dans son coin. A quoi bon de consulter des gens qui ne reconnaissent pas le président, sur le projet suppression du poste de premier Ministre ? Ils n’ont pas eu la grandeur républicaine et démocratique de féliciter leur adversaire plébiscité par le peuple. Alors, ils n’ont qu’à rester dans leur logique de non-respect des Institutions et de désobéissance politique.
Reconnaissons que, la politique sans intelligence n’est que ruine… Il est incompréhensible de voir des opposants continuer à adopter la même stratégie qui les a fait perdre toutes les élections depuis 2012. Il est temps d’inviter ces anciens candidats à la présidentielle à la raison dans la mesure où le cheval sénégalais galope tout droit vers l’émergence. Les querelles de personnes et les polémiques politiciennes retardent l’Afrique, le Sénégal plus particulièrement. Il est alors temps de s’unir autour des objectifs de développement et du bien-être des Sénégalais. Les acteurs politiques ne doivent pas poser des actes qui pourraient précipiter le pays dans l’impasse.
D’ailleurs, les Sénégalais ne l’accepteraient jamais. Jetons un coup d’œil sur ce qui se passe dans les autres pays de la sous-région pour comprendre la nécessité pour le Sénégal de maintenir le cap et donner aux pays frères, de nouvelles orientations pour relever les défis du développement durable. Il nous faut un Nouveau Modèle Démocratique tiré de notre histoire commune. C’est-à-dire un modèle qui permet à l’ensemble des acteurs politiques, de la société civile et des forces vives de la Nation d’avoir des opportunités de concertation et de débat autour de notre devenir. Mais pour cela, il faudra d’abord briser les barrières, inhumer les préjugés pour que les acteurs politiques puissent faire un saut qualitatif vers la détente politique et l’entente sociale.
Vive le Sénégal.
Dakar le 28 Avril 2019
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«Mon cher Gérard», commence poliment Jean-Christophe Cambadélis. Le reste de la lettre, publiée vendredi sur le site du Huffington Post, est bien plus cinglant. Retiré pour le moment de la vie politique après sa défaite aux législatives, l’ancien premier secrétaire du PS n’a pas pris de gants pour s’en prendre à Gérard Collomb, son ancien collègue socialiste, aujourd’hui ministre de l’Intérieur. Il dénonce vivement sa politique migratoire et le projet de loi asile et immigration qui sera mis sur la table du conseil des ministres la semaine prochaine.
«Tu sais tout cela, parce que tu sais d’où tu viens»
L’ancien patron du Parti socialiste s’indigne notamment des propos de Gérard Collomb qui estime que l’on «ne pouvait pas avoir une augmentation exponentielle du nombre de migrants». «Un ancien président de la République, pour parler des réfugiés, avait choisi la métaphore plombière. Il voulait colmater des brèches, arrêter les fuites d’eau. Tu as préféré opter pour le confort de l’abstraction mathématique. La plomberie a le défaut de ne pas être une science exacte. Elle astreint au rafistolage, ce qui n’est pas très noble. Avec la fonction exponentielle, on est dans le domaine du sérieux, de l’objectif, du quantifié, de l’éprouvé. De l’incontestable, même. C’est pratique. Cela met à distance», raille par exemple Jean-Christophe Cambadélis, rappelant les propos de Nicolas Sarkozy en 2015. L’ancien chef de l’État comparait en effet l’arrivée des migrants à une grosse fuite d’eau.
» LIRE AUSSI – Christiane Taubira sort de son silence pour critiquer le projet de loi asile et immigration
«Tu sais au fond de toi qu’il n’y a rien d’équilibré dans la politique migratoire que tu conduis»
Le projet de loi asile et immigration porté par le ministre de l’Intérieur divise jusque dans les rangs de la majorité. Dernier débat vif: la proposition de loi sur le placement en rétention des demandeurs d’asile «dublinés». «En écrivant ta politique migratoire avec les mots qui ont cours dans les entrepôts d’Amazon ou de FedEx, tu perds de vue l’essentiel. Tu es d’autant plus enclin à sacrifier la décence et les principes que rien dans tes mots ne t’y renvoie», le critique Jean-Christophe Cambadélis.
«Tu sais au fond de toi qu’il n’y a rien d’équilibré dans la politique migratoire que tu conduis. Tu sais que tous ceux qui travaillent à l’accueil des migrants n’accepteront jamais les nouvelles règles que tu proposes. Tu sais même que les réfugiés préfèreront errer dans les rues plutôt que d’aller dans des camps – et le zéro SDF ne sera qu’un autre horizon lointain», raille-t-il en référence à la promesse d’Emmanuel Macron visant à loger tous les sans-abris. Avant de conclure: «Tu sais tout cela, parce que tu sais d’où tu viens.»
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| Le 04 février, 2018 Lors de son passage à Saint-Louis, dans le cadre de sa visite au Sénégal, Emmanuel Macron a promis de faire édifier un mur de protection des quartiers de Guet Ndar et de Goxu Mbaacc contre l’avancée de la mer. Abdoulaye Wade a pris sa plume pour calmer les ardeurs du Président français et lui faire quelques recommandations en vue de la réussite d’un tel projet. Sur la forme, l’ancien Président sénégalais s’est distingué pour n’avoir pas cité une seule fois le nom du destinataire de sa correspondance. Il s’est borné à le désigner « un Président du G8 en visite officielle au Sénégal ».
Lettre ouverte à un Président du G8 en visite officielle au Sénégal (Emmanuel Macron)
En ce début de février 2018, le Président Français visite notre pays qui a écrit avec le sien de nombreuses et longues pages d’histoire jalonnées de péripéties qui vont de l’esclavage à la colonisation et à la coopération dans le cadre de l’interdépendance et le respect mutuel.
Sans m’attarder davantage sur une histoire passionnante qui a fait l’objet de récits et d’analyses inépuisables, je voudrais, m’appesantir sur l’idée entretenue par les autorités municipales de Saint-Louis qui, en s’inspirant du précédent de la résidence présidentielle de Popenguine, songeraient à commettre une entreprise française pour construire un mur de protection des quartiers de la langue de barbarie à Guet Ndar et Goxu Baacc souvent inondés par l’agression de la mer,
Mon expérience sur cette question et mes nombreux entretiens avec des ingénieurs et techniciens, et avec mes collègues Chefs d’État au cours de nombreux sommets mondiaux, du G8 que j’ai eu à interpeller et entretenir de la poignante question des côtes du Sénégal et de mon expérience sur deux kilomètres de la côte de la Résidence présidentielle de Popenguine, m’autorisent à faire part à l’opinion de mes réflexions et inquiétudes de la perspective de voir engager une opération d’édification de mur le long de la Côte atlantique, sans études scientifiques sérieuses préalables.
La résidence présidentielle de Popenguine, comme toute la côte sénégalaise a, de tout temps, été agressée par les vagues de l’océan, provoquant, ici et là, des effondrements de la côte et des invasions marines bien au-delà des limites de la haute mer.
Après m’en être ouvert à d’autres au cours de nombreux forums dans le monde, notamment pendant les sommets du G8 auxquels j’ai représenté le Sénégal, plus particulièrement celui de Kananaskis, Canada, en 2002, j’ai procédé à une expérience volontairement limitée sur 2 kilomètres de la façade atlantique de la Résidence de Popenguine, en attendant les études scientifiques que j’ai toujours réclamées des autorités africaines, françaises, européennes et américaines. Je pense en effet que nul ne devrait prendre la responsabilité d’engager des travaux d’envergure sur les côtes de l’Atlantique, sans consultations avec les riverains, pour des raisons de mécanique et de dynamique des sables déplacés par les vagues qui sont parfois d’une ampleur et d’une vigueur exceptionnelles.
Pour construire, à titre expérimental, un mur de protection, j’ai eu d’abord recours à une petite entreprise française qui édifia un mur en béton armé de 40 centimètres de large et 2 km de long sur la côte, reposant sur le premier sol imperméable en profondeur, à plusieurs dizaines de mètres, 38 mères sauf erreur, la profondeur de la roche imperméable variant d’un endroit à l’autre.
L’entreprise, en raison de sa taille modeste, n’ayant pas pu achever la tâche, s’est retirée volontairement après avoir perçu la rémunération du travail déjà effectué et, j’ai dû faire appel, pour l’achèvement, à l’entreprise franco-sénégalaise Lefèvre-Bara Tall.
J’ai, par la suite, appelé en consultation, pour examiner la solidité du mur, l’entreprise marocaine, la SOMAGEL qui est connue, surtout, pour avoir travaillé sur l’extension en mer de la ville de Casablanca.
Elle conclut que le travail était très bien fait mais qu’il fallait seulement, à intervalles réguliers, pratiquer des trous dans le mur, tous les 8 mètres, si je ne m’abuse, pour permettre à l’eau de mer de passer aisément d’un côté et de l’autre, dans un mouvement variable selon la hauteur et la force des vagues mais qui, finalement, devait assurer la stabilisation du mur par le jeu des phénomènes de compensation des forces et de vases communicants. Ces conseils ont été appliqués. A la suite de quoi, les ingénieurs de la SOMAGEL estimèrent que le mur pourrait tenir plus de 100 ans. Mais cent ans, c’est une durée dérisoire dans une perspective historique !
J’ai baptisé cet ouvrage ‘’Le Mur de l’Atlantique », vocabulaire emprunté à la guerre 39-45, et j’ai exposé ce projet à travers le monde, mais avec toutes les précautions d’usage, comme exemple du possible dans la lutte contre l’érosion marine. [1]
Nous ne sommes pas allés plus loin que 2 kilomètres, par simple prudence, et non pas parce nous n’en avions pas les moyens, puisque les dépenses étaient imputables au budget national.
On connait la loi de la réflexion souvent évoquée en optique ou en mécanique : un obstacle qui arrête des forces en mouvement, en l’espèce, celles des vagues, ne les annule pas mais les réfléchit -les dévie- selon un angle déterminé par la trajectoire, la nature des matériaux traversés, ceux du mur et bien d’autres facteurs très complexes de la mécanique rationnelle et de la mécanique des fluides. [2]
Les vagues ainsi déviées alimentées par l’énergie qui les soutient, peuvent s’orienter vers d’autres côtes et amplifier les mouvements d’agression côtiers avec des conséquences imprévisibles de la dynamique des sables des profondeurs de la mer.
Voilà pourquoi j’ai limité l’expérience de Popenguine et demandé dans plusieurs forums, notamment au Sommet du G8 de Kananaskis, la mise en place d’une commission scientifique tripartite comprenant l’Afrique, la France et l’Europe ainsi que les États-Unis.
Je me fais le devoir de conseiller que tous les projets de murs de grande dimension sur une côte africaine de l’Atlantique soient soumis à l’appréciation préalable, par une commission scientifique tripartite, de toutes les répercussions possibles des agressions des assauts de l’océan sur tout le reste des côtes atlantiques.
J’attends encore et l’Afrique attend la constitution de cette commission dans laquelle le Sénégal ne sera que la côte-ouest du continent africain, ce qui légitime la présence de l’Union Africaine dans cette commission, à côté de la France et l’Europe et des États-Unis.
Le lecteur trouvera en annexe quelques-unes de mes interventions au cours de différentes rencontres dans le monde.
Ce que nous croyons pouvoir demander à l’un des Présidents du G8 qui se trouve sur notre sol en ce début de février 2018, c’est de promouvoir la réunion de cette commission scientifique mondiale tripartite qui serait chargée, d’une part de donner, préalablement, un avis éclairé sur toute entreprise d’édification d’un mur d’envergure sur la côte atlantique et, d’autre part, prescrire les mesures et les moyens de protection de nos côtes, pour éviter que des initiatives improvisées, non suffisamment réfléchies ou incoordonnées, ou simplement la fonte des neiges, n’entrainent l’irréparable sur d’autres côtes de notre continent, voire sur les autres continents qui partagent l’Atlantique.
Maître Abdoulaye Wade
Ancien Président de la République Sénégal