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La guerre – Coup de Griffe actu https://www.coupdegriffeactu.com Musée Virtuel Sat, 04 Jan 2020 21:17:20 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 Qui est le général Soleimani, homme-clé de l’influence de l’Iran au Moyen-Orient ? https://www.coupdegriffeactu.com/2020/01/03/qui-est-le-general-soleimani-homme-cle-de-linfluence-de-liran-au-moyen-orient/ https://www.coupdegriffeactu.com/2020/01/03/qui-est-le-general-soleimani-homme-cle-de-linfluence-de-liran-au-moyen-orient/#respond Fri, 03 Jan 2020 23:42:12 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=10520 INFO
Le-général-Soleimani 1© Malick MBOW
Le-général-Soleimani 1© Malick MBOW

<div> <div>Qassem Soleimani assistant au rassemblement annuel de la commémoration de l'anniversaire de la révolution islamique de 1979, à Téhéran, en 2016.</div> </div>

Qassem Soleimani assistant au rassemblement annuel de la commémoration de l’anniversaire de la révolution islamique de 1979, à Téhéran, en 2016.
©AP Photo/Ebrahim Noroozi

Le puissant général Qassem Soleimani, tué vendredi 3 janvier à Bagdad dans un bombardement américain, était l’un des personnages les plus populaires d’Iran, et considéré comme un adversaire redouté des Etats-Unis et de leurs alliés.

Chef de la Force al-Qods des Gardiens de la révolution, chargée des opérations extérieures de la République islamique, ce personnage charismatique a notamment exercé une influence clé dans les tractations politiques depuis 2018 en vue de former un gouvernement en Irak.

Cet homme de 62 ans à la barbe poivre et sel était aussi devenu ces dernières années une véritable « star » en Iran avec de très nombreux followers sur son compte Instagram.

Pour ses partisans comme pour ses détracteurs, Soleimani, qui a joué un rôle important dans le combat contre les forces jihadistes, est l’homme-clé de l’influence iranienne au Moyen-Orient où il a renforcé le poids diplomatique de Téhéran, notamment en Irak et en Syrie, deux pays où les Etats-Unis sont engagés militairement.

Qassem Soleimani était « l’homme politique et militaire le plus populaire d’Iran, adulé […] y compris par les critiques du régime », souligne l’éditorialiste de TV5MONDE Slimane Zeghidour.

« Pour les chiites du Moyen-Orient, c’est un mélange de James Bond, Erwin Rommel et Lady Gaga », écrivait l’ancien analyste de la CIA Kenneth Pollack dans son portrait de Soleimani pour le numéro du magazine américain Time consacré aux 100 personnalités les plus influentes du monde en 2017.

« Pour l’Occident, il est (…) responsable d’avoir exporté la révolution islamique de l’Iran, de soutenir les terroristes (…) de mener les guerres de l’Iran à l’étranger », ajoute-t-il.

En Iran, plongé dans le marasme économique, certains lui avaient suggéré de se lancer sur la scène politique locale. Mais le général iranien avait tenu à rejeter les rumeurs selon lesquelles il aurait pu se présenter à l’élection présidentielle de 2021.

Homme-clé en Irak

L’homme a déployé notamment ses talents dans l’Irak voisin. A chaque développement politique ou militaire dans ce pays, il a fait le déplacement, pour agir en coulisses et, surtout, en amont.

Percée du groupe Etat islamique (EI), référendum d’indépendance au Kurdistan ou aujourd’hui formation d’un gouvernement… A chaque fois, il a rencontré les différentes parties irakiennes et défini la ligne à tenir, affirment différentes sources qui ont assisté à ces réunions, toujours tenues dans le plus grand secret.

Son influence était ancienne puisqu’il dirigeait déjà la Force Qods lorsque les Etats-Unis ont envahi l’Afghanistan en 2001.

« Mes interlocuteurs iraniens étaient très clairs sur le fait que même s’ils informaient le ministère des Affaires étrangères, au bout du compte c’était le général Soleimani qui prendrait les décisions », confiait en 2013 à la BBC Ryan Crocker, un ex-ambassadeur américain en Afghanistan et en Irak.

Après être resté dans les coulisses pendant des décennies, Soleimani a commencé à faire la Une des médias après le début du conflit en Syrie en 2011, où l’Iran, poids lourd chiite de la région, apporte une aide précieuse au régime de Bachar al-Assad.

Il est ainsi apparu sur des photos sur le champ de bataille, dans des documentaires et a même été représenté dans un film d’animation et une vidéo musicale.

Ce haut commandant des Gardiens de la révolution, l’armée idéologique de la République islamique d’Iran, avait également raconté avoir passé au Liban – avec le Hezbollah chiite libanais – l’essentiel du conflit israélo-libanais de l’été 2006, dans un entretien exclusif diffusé par la télévision d’Etat iranienne en octobre dernier.

Un haut responsable irakien l’a décrit comme un homme calme et peu bavard.

« Il est assis à l’autre bout de la pièce, seul, de façon très calme. Il ne parle pas, ne commente pas (…) il écoute uniquement », avait-il indiqué au New Yorker.

Selon une étude publiée en 2018 par IranPoll et l’université de Maryland, 83% des Iraniens interrogés avaient une opinion favorable de Soleimani, classé devant le président Hassan Rohani et le chef de la diplomatie Mohammad Javad Zarif.

A l’étranger, certains dirigeants occidentaux le voyaient comme un personnage central dans les relations de Téhéran avec des groupes comme le Hezbollah libanais et le Hamas palestinien.

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En un tweet, Donald Trump a failli déclencher la guerre avec la Corée, dit Woodward https://www.coupdegriffeactu.com/2018/09/11/en-un-tweet-donald-trump-a-failli-declencher-la-guerre-avec-la-coree-dit-woodward/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/09/11/en-un-tweet-donald-trump-a-failli-declencher-la-guerre-avec-la-coree-dit-woodward/#respond Tue, 11 Sep 2018 00:08:17 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=8716 TRUMP 2017 © Malick MBOW
TRUMP 2017 © Malick MBOW
|Le Parisien avec AFP|09 septembre 2018
 Le journaliste Bob Woodward raconte qu’en début d’année 2018, le président a failli publier un tweet fatal.

Donald Trump aurait manqué de déclencher un conflit avec la Corée du Nord. En début d’année, le président américain aurait en effet envisagé de publier un tweet qui a « vivement alarmé » James Mattis, son ministre de la Défense, affirme le journaliste d’investigation Bob Woodward sur CBS.

Dans ce tweet qui n’a finalement pas été envoyé, l’Américain comptait ordonner le retour des familles des quelque 28 500 militaires américains basés en Corée du Sud, précise Bob Woodward, dans une interview diffusée dimanche par CBS.

« Mon Dieu, ce tweet… »

Une telle mesure aurait instantanément été interprétée par Pyongyang comme le signal d’une attaque imminente des forces américaines, a expliqué le journaliste.

« A ce moment-là, l’état-major au Pentagone s’est vivement alarmé, en pensant : Mon Dieu, ce tweet alors que nous disposons d’informations fiables selon lesquelles les Nord-Coréens vont interpréter cela comme l’indication d’une attaque imminente », a déclaré Bob Woodward.

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Lundi matin, des violences ont éclaté alors que les Etats-Unis inaugurent ce lundi leur ambassade à Jérusalem, reconnaissant ainsi la ville comme capitale d’Israël. Les Palestiniens voient là une provocation. https://www.coupdegriffeactu.com/2018/05/14/lundi-matin-des-violences-ont-eclate-alors-que-les-etats-unis-inaugurent-ce-lundi-leur-ambassade-a-jerusalem-reconnaissant-ainsi-la-ville-comme-capitale-disrael-les-palestiniens-voien/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/05/14/lundi-matin-des-violences-ont-eclate-alors-que-les-etats-unis-inaugurent-ce-lundi-leur-ambassade-a-jerusalem-reconnaissant-ainsi-la-ville-comme-capitale-disrael-les-palestiniens-voien/#respond Mon, 14 May 2018 13:16:53 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=7968 Donald TRUMP © Malick MBOW
Donald TRUMP © Malick MBOW
Netanyahu  - © Malick MBOW
Netanyahu – © Malick MBOW

Le bilan ne cesse de s’alourdir, après les heurts survenus lundi matin à la frontière entre Gaza et Israël. Un dernier bilan fait état de 37 Palestiniens tués, lundi matin à Gaza, par des tirs israéliens,  dont un garçon de 14 ans. Plus de 500 Palestiniens ont également été blessés. Depuis la Cisjordanie occupée, le gouvernement palestinien a accusé Israël de commettre un “horrible massacre”.

Le contexte est particulier : ce lundi après-midi, la nouvelle ambassade des Etats-Unis à Israël, passant de Tel-Aviv à Jérusalem, doit être inaugurée, entraînant un regain de tensions dans la région.

Un “grand jour pour Israël”

La journée est particulière dans la région. Car au-delà de l’inauguration de la nouvelle ambassade, l’Etat hébreu célèbre son 70e anniversaire. Un événement que des milliers de Palestiniens de la bande de Gaza envisagent de célébrer en marchant en direction de la frontière israélienne avec, pour certains, l’intention proclamée de forcer la barrière, au péril de leur vie.

Le déménagement de l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem est source de tensions. L’événement, promesse de campagne de Donald Trump est perçu par les Palestiniens comme une provocation, qui y voient une négation de leurs revendications sur Jérusalem. Lundi sur Twitter, le président américain a d’ailleurs salué un “grand jour pour Israël”.

Donald J. Trump

✔@realDonaldTrump

U.S. Embassy opening in Jerusalem will be covered live on @FoxNews & @FoxBusiness. Lead up to 9:00 A.M. (eastern) event has already begun. A great day for Israel!

Jérusalem, annexée depuis 1967

Car le statut de la ville est au cœur du conflit israélo-palestinien. Israël s’est emparé de Jérusalem-Est en 1967 et l’a annexée. Les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de l’Etat auquel ils aspirent.

Pour la communauté internationale, Jérusalem-Est reste territoire occupé et les ambassades ne doivent pas s’installer dans la ville tant que le statut n’en a pas été réglé par la négociation entre les deux parties.

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Trump annonce le retrait des Etats-Unis de l’accord nucléaire iranien https://www.coupdegriffeactu.com/2018/05/08/trump-annonce-le-retrait-des-etats-unis-de-laccord-nucleaire-iranien/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/05/08/trump-annonce-le-retrait-des-etats-unis-de-laccord-nucleaire-iranien/#respond Tue, 08 May 2018 19:55:37 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=7923 trump-finish © Malick MBOW
trump-finish © Malick MBOW

https://www.youtube.com/watch?v=hYNsSnVt1C4

 

AFP

8 mai 2018

 

Le président américain Donald Trump à Washington, le 8 mai 2018

Plus

Washington (AFP) – Le président américain Donald Trump a annoncé mardi le retrait des États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien, qu’il a qualifié de « désastreux », et le rétablissement des sanctions contre Téhéran.

« J’annonce aujourd’hui que les États-Unis vont se retirer de l’accord nucléaire iranien », a-t-il déclaré dans une allocution télévisée depuis la Maison Blanche.

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Poutine prédit le chaos en cas de nouvelles frappes en Syrie https://www.coupdegriffeactu.com/2018/04/18/poutine-predit-le-chaos-en-cas-de-nouvelles-frappes-en-syrie/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/04/18/poutine-predit-le-chaos-en-cas-de-nouvelles-frappes-en-syrie/#respond Wed, 18 Apr 2018 00:43:17 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=7775  

Vladimir POUTINE - © Malick MBOW
Vladimir POUTINE – © Malick MBOW

par Jack Stubbs et Laila Bassam

Reuters16 avril 2018

 

par Jack Stubbs et Laila Bassam

MOSCOU/DAMAS (Reuters) – Vladimir Poutine a estimé dimanche que de nouvelles frappes occidentales contre la Syrie entraîneraient un chaos mondial, tandis que Washington se préparait à renforcer la pression sur la Russie avec de nouvelles sanctions économiques.

Lors d’un entretien téléphonique au lendemain des frappes coordonnées menées en Syrie par les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne, le président russe et son homologue iranien Hassan Rohani, principaux alliés du président syrien Bachar al Assad, ont jugé que ces frappes avaient diminué les chances de parvenir à une solution politique en Syrie.

« Vladimir Poutine en particulier a souligné que, si de telles actions, commises en violation de la Charte des Nations unies se reproduisaient, alors cela mènerait inévitablement au chaos dans les relations internationales », lit-on dans le communiqué du Kremlin.

Nikki Haley, l’ambassadrice des Etats-Unis à l’Onu, a déclaré lors de l’émission « Face the Nation » sur la chaîne de télévision CBS que les Etats-Unis annonceraient de nouvelles sanctions économiques lundi à l’encontre des entreprises russes soupçonnées d’avoir un lien avec l’arsenal chimique syrien.

Les Etats-Unis, a-t-elle ajouté sur la chaîne Fox News, ne retireront pas leurs troupes en Syrie tant que leurs objectifs n’auront pas été atteints, à savoir : avoir la certitude qu’aucune arme chimique ne puisse être utilisée de manière à constituer une menace pour les intérêts des Etats-Unis, que le groupe Etat islamique soit vaincu et que les Etats-Unis soient en mesure de surveiller les activités iraniennes.

 

SANCTIONS « DURES »

En réponse, le sénateur russe Evguéni Serebrennikov, vice-président de la Commission de défense du Conseil de la Fédération, la chambre haute du Parlement russe, a déclaré que les sanctions seraient « dures » pour la Russie, mais qu’elles feraient « plus de dégâts aux Etats-Unis et à l’Europe ».

Samedi, les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne ont lancé 105 missiles ciblant ce que le Pentagone a dit être trois installations d’armes chimiques en Syrie en représailles au bombardement chimique imputé au régime de Bachar al Assad le 7 avril dernier à Douma dans la Ghouta orientale.

Le chef de la diplomatie britannique Boris Johnson a déclaré que les puissances occidentales ne prévoyaient pas d’autres frappes de missiles, mais que si Damas utilisait à nouveau des armes chimiques, elles referaient le point.

« Il ne s’agit pas d’un changement de régime (…) Il ne s’agit pas d’inverser le cours du conflit en Syrie », a déclaré le secrétaire au Foreign Office à la BBC, soulignant que la Russie était le seul pays à pouvoir faire pression sur Assad pour qu’il mette un terme au conflit.

Emmanuel Macron a déclaré avoir dit à Vladimir Poutine, lors d’un entretien téléphonique vendredi, que la Russie était « complice » en Syrie et avoir convaincu le président américain Donald Trump de limiter les frappes de samedi.

« Bien sûr qu’ils sont complices, ils n’ont pas eux utilisé le chlore mais ils ont construit méthodiquement l’incapacité de la communauté internationale par la voie diplomatique à empêcher l’utilisation d’arme chimique », a déclaré le président français dans un entretien accordé à BFM, RMC et Mediapart.

A Damas, le vice-ministre syrien des Affaires étrangères, Faiçal Mekdad, a rencontré des inspecteurs de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) pendant trois heures en présence de représentants de la Russie et d’un haut responsable de la sécurité syrienne.

 

« DE BONNE HUMEUR »

Les inspecteurs de l’OIAC devaient se rendre sur le site de Douma. Moscou a condamné les Etats occidentaux pour avoir refusé d’attendre les conclusions de l’OIAC avant de frapper la Syrie.

Le président Assad a déclaré dimanche à un groupe de parlementaires russes en visite que les frappes de missiles occidentaux constituaient un acte d’agression.

Les députés russes ont trouvé Assad de « bonne humeur ». Ce dernier a fait l’éloge du système de défense anti-aérienne de l’armée syrienne, qui date de l’époque soviétique, pour repousser les attaques occidentales.

Donald Trump a déclaré « mission accomplie » après les frappes, mais, au Pentagone, le général américain Kenneth McKenzie a déclaré que des éléments du programme chimique syrien subsistaient et qu’il ne pouvait pas garantir que la Syrie soit incapable de mener une attaque chimique à l’avenir.

Les dirigeants de la Ligue arabe ont condamné l’utilisation « criminelle » d’armes chimiques en Syrie et appelé à une enquête internationale.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a exprimé dimanche son « plein soutien » aux frappes aériennes de samedi.

Le Hezbollah libanais, allié du régime syrien, a déclaré que les frappes occidentales n’avaient servi à rien.

Son chef Hassan Nasrallah a déclaré que l’armée américaine avait limité ses frappes parce qu’elle savait qu’une attaque plus large déclencherait des représailles de la part de Damas et de ses alliés et enflammerait la région.

« L’armée américaine sait bien qu’aller vers une large confrontation et une grande opération contre le régime et l’armée et les forces alliées en Syrie pourrait ne pas finir, et qu’une telle confrontation enflammerait toute la région », a déclaré Nasrallah.

A l’Onu, la France, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont présenté samedi soir un projet de résolution visant à établir une nouvelle enquête indépendante sur les responsables des attaques d’armes chimiques en Syrie.

Les diplomates ont déclaré que les négociations sur le projet de résolution commenceraient lundi.

 

(Elizabeth Piper et Tom Perry, avec Phil Stewart, Jeff Mason, Steve Holland, Idées Ali, Yara Bayoumy, Matt Spetalnick et Joel Schectman à Washington, Michelle Nichols à New York, Samia Nakhoul, Tom Perry, Ellen Francis et Angus McDowall à Beyrouth, Kinda Makieh à Barzeh, Michael Holden et Guy Faulconbridge à Londres, Andrey Ostroukh et Jack Stubbs à Moscou; Pierre Sérisier, Nicolas Delame et Danielle Rouquié pour le service français)

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La Russie « ne peut exclure » le risque d’une guerre avec les USA https://www.coupdegriffeactu.com/2018/04/15/la-russie-ne-peut-exclure-le-risque-dune-guerre-avec-les-usa/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/04/15/la-russie-ne-peut-exclure-le-risque-dune-guerre-avec-les-usa/#respond Sun, 15 Apr 2018 00:44:49 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=7736  

Vladimir POUTIN - © Malick MBOW
Vladimir POUTIN – © Malick MBOW

Reuters jeu. 12 avr.

L'ambassadeur russe aux Nations unies, Vassili Nebenzia, a exhorté jeudi Washington et ses alliés à s'abstenir de toute action militaire contre la Syrie en représailles à l'attaque chimique présumée de Douma le week-end dernier, en disant "ne pas pouvoir exclure" le risque d'une guerre entre les Etats-Unis et la Russie. /Photo prise le 5 avril 2018/REUTERS/Lucas Jackson

NATIONS UNIES (Reuters) – L’ambassadeur russe aux Nations unies a exhorté jeudi Washington et ses alliés à s’abstenir de toute action militaire contre la Syrie en représailles à l’attaque chimique présumée de Douma le week-end dernier, en disant « ne pas pouvoir exclure » le risque d’une guerre entre les Etats-Unis et la Russie.

S’exprimant à l’issue d’une réunion à huis clos du Conseil de sécurité demandée par la Bolivie, Vassili Nebenzia a ajouté que la situation était rendue d’autant plus dangereuse par la présence de troupes russes sur le territoire syrien.

« La priorité immédiate est de prévenir le risque d’une guerre », a déclaré l’ambassadeur aux journalistes. « Nous espérons qu’il n’y aura pas de point de non-retour. »

Prié de dire s’il faisait allusion à un conflit entre les Etats-Unis et la Russie, Vassili Nebenzia a répondu: « Nous ne pouvons exclure malheureusement aucune possibilité parce que nous avons vu les messages venant de Washington. Ils sont très belliqueux. »

« Ils savent que nous sommes là-bas. J’espère qu’il y aura un dialogue à ce sujet via les canaux appropriés afin d’éviter tout développement dangereux », a poursuivi l’ambassadeur de Russie.

« Le danger d’une escalade n’est pas seulement limité à la Syrie, il est plus élevé parce que notre armée est là-bas », a ajouté Vassili Nebenzia, parlant d’une situation « très dangereuse ».

Donald Trump a entretenu le flou jeudi sur l’imminence d’une opération militaire contre la Syrie, accusée par les Occidentaux d’avoir mené une attaque chimique samedi dernier contre la ville rebelle de Douma, près de Damas.

La Russie a demandé que le Conseil de sécurité se réunisse vendredi et que le secrétaire général Antonio Guterres intervienne publiquement devant les Quinze pour faire un point de la situation.

La Suède a présenté jeudi un projet de résolution demandant à Guterres d’envoyer une équipe d’experts du désarmement en Syrie pour « répondre une fois pour toutes à toutes les questions en suspens sur le recours aux armes chimiques ».

Mais de sources diplomatiques, on indique que la proposition suédoise n’a guère suscité d’intérêt auprès des Quinze.

Vassili Nebenzia a remercié la Suède pour ses efforts mais ajouté: « Franchement, dans les circonstances dans lesquelles nous nous trouvons, ce n’est pas la priorité immédiate. »

Le Conseil de sécurité a rejeté mardi trois projets de résolution – deux russes, un américain – sur le recours aux armes chimiques en Syrie.

Des inspecteurs de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) sont attendus en Syrie pour enquêter sur l’attaque du 7 avril dernier à Douma. Ils ont fait savoir qu’ils commenceraient à travailler samedi.

« Nous sommes prêts à les escorter où ils veulent, quand ils veulent, à n’importe quel moment », a déclaré jeudi l’ambasadeur de Syrie à l’Onu, Bachar Dja’afari.

« Tout retard ou perturbation dans cette visite sera le résultat de la pression politique exercée sur l’OIAC par un Etat bien connu », a-t-il ajouté.

Les inspecteurs de l’OIAC ne sont pas mandatés pour établir les responsabilités de l’attaque.

(Michelle Nichols; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

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Taxe sur l’aluminium et l’acier : «Trump ouvre la voie à des représailles» https://www.coupdegriffeactu.com/2018/03/03/taxe-sur-laluminium-et-lacier-trump-ouvre-la-voie-a-des-represailles/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/03/03/taxe-sur-laluminium-et-lacier-trump-ouvre-la-voie-a-des-represailles/#respond Sat, 03 Mar 2018 20:55:15 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=7283  

 

HARLEY CONTRE ACIER © Malick MBOW
HARLEY CONTRE ACIER © Malick MBOW

Par Vittorio De Filippis — 2 mars 2018

Les partenaires commerciaux des Etats-Unis ont vivement réagi vendredi à l’annonce du président américain d’imposer certaines importations. Entretien avec l’économiste Philippe Chalmin.

Taxe sur l’aluminium et l’acier : «Trump ouvre la voie à des représailles»

En annonçant jeudi que les Etats-Unis allaient imposer, dès la semaine prochaine, des droits de douane de 25 % sur les importations d’acier et de 10 % sur l’aluminium, le président américain a provoqué un tollé mondial. D’abord sur les marchés financiers. Ces derniers, inquiets d’une possible contraction du commerce mondial sur fond de guerre commerciale, ont massivement vendu les actions d’entreprises qui pourraient subir le contrecoup de la décision de Donald Trump. Les réactions ne se sont pas fait attendre. L’Union européenne «va réagir fermement et proportionnellement pour défendre ses intérêts», a rétorqué le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, ajoutant que Bruxelles présenterait «dans les prochains jours une proposition de contre-mesures contre les Etats-Unis, compatibles avec les règles de l’OMC [Organisation mondiale du commerce], pour rééquilibrer la situation». Bruno Le Maire, ministre français de l’Economie, a prévenu qu’une guerre commerciale «ne fera[it] que des perdants».

Premier producteur d’acier, la Chine s’est cette fois abstenue d’évoquer d’éventuelles mesures de rétorsionEnfin, même l’OMC, d’ordinaire plutôt avare en commentaires, n’a pas manqué de réagir : «L’OMC est clairement préoccupée par l’annonce des plans américains concernant les droits de douane sur l’acier et l’aluminium.»

Entretien avec Philippe Chalmin, président de l’Observatoire des prix et des matières premières et coordinateur de Cyclope, rapport annuel sur les matières premières.

Faut-il s’inquiéter de l’annonce de Trump ?

La décision unilatérale des Etats-Unis sur les importations d’acier et d’aluminium donne désormais le droit à ses partenaires commerciaux de répliquer notamment en déposant des recours auprès de l’OMC. Et contrairement à se qui est dit, l’opération acier-aluminium vise aussi la Chine, même si les Etats-Unis n’importent que 2 % de leur acier en provenance de la Chine. Je crois que Trump n’épargne personne, ni ses voisins les plus proches comme le Canada ou le Brésil, ni d’autres pays comme la Corée du Sud.

Quels seront les effets d’un recours auprès de l’OMC ?

S’agissant du protectionnisme, Trump fait ce qu’il a dit pendant sa campagne. Et d’ailleurs, la dernière conférence ministérielle de l’OMC, en décembre, était un avant-goût de ce que nous vivons aujourd’hui. A l’époque, il n’y a eu aucune avancée sur les discussions qui étaient à l’ordre du jour. Et pour cause, sur fond de montée en puissance de la volonté de Trump d’aller vers plus de protectionnisme, les Etats-Unis ont tout fait pour bloquer la moindre discussion. L’idée d’un commerce international ouvert et réglementé risque d’en prendre un coup s’ils continuent sur leur voie. Et de toute évidence, ce risque va se concrétiser. En déterrant la hache de guerre, Trump vise la Chine. C’est une manière de dire aux Chinois : ce n’est qu’un début, la prochaine fois, vous serez bien plus concernés par le protectionnisme américain que vous ne l’êtes aujourd’hui sur l’acier et l’aluminium.

Avec tous les dangers que cela peut impliquer…

Oui, bien sûr. N’oublions pas cette phrase «extraordinaire» de Trump qui déclarait pendant sa campagne «il y a moins de Chevrolet à Berlin qu’il n’y a de Mercedes à New York». Comprendre : c’est nous qui sommes perdants. Et ça a marché, les Américains ont adhéré à ce discours. Rappelons que l’administration Trump a abandonné l’accord de libre-échange transpacifique, et laisse entendre qu’elle va remettre en cause l’Alena, accord avec le Canada et le Mexique, ce qui va encore affaiblir l’OMC.

Comment s’opère cet affaiblissement ?

Par le verbe : Trump n’a cessé de répéter que les Etats-Unis pourraient se passer de ce lieu qui organise le multilatéralisme commercial. Par des actes : il y a eu le blocage provoqué par les Etats-Unis sur la question de la nomination de nouveaux juges de l’OMC, cet ORD [Organe de règlement des différends] dont le rôle est comparable à celui d’une Cour de cassation. Cette instance compte sept membres, mais deux postes restent vacants depuis l’été. En clair, l’ORD est déjà inopérant.

Quel serait l’impact de la décision américaine sur le commerce mondial ?

La croissance mondiale se nourrit de ces échanges commerciaux. Même le Fonds monétaire international a mis en garde contre toute tentation protectionniste qui pourrait menacer l’embellie planétaire qui se caractérise par un taux de croissance de près de 4 %. Mais les effets de ces taxes sur l’environnement macroéconomique vont dépendre de leur impact sur la confiance des entreprises, des ménages et des marchés financiers. Reste que ces taxes auront un impact certain sur les pays qui exportent de l’acier ou de l’aluminium vers les Etats-Unis.

Quelles vont être les mesures de rétorsion ?

Trump ouvre la voie à des représailles. Et ces mesures de rétorsion, si elles devaient se concrétiser, ne manqueront pas d’affecter durement d’autres secteurs de l’économie américaine. D’ailleurs, il semblerait que les agriculteurs américains ne voient pas d’un très bon œil l’annonce de Trump. Ainsi, les céréaliers craignent des taxations sur leurs exportations de soja, notamment à destination de la Chine… Mais je ne crois pas, comme certains ont tendance à l’affirmer, que les Chinois vont arrêter d’acheter des bons du Trésor américains comme ils le font, en quantité, depuis des années.

Vittorio De Filippis

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La Corée du Nord présente les dernières sanctions américaines comme un « acte de guerre » https://www.coupdegriffeactu.com/2018/02/25/la-coree-du-nord-presente-les-dernieres-sanctions-americaines-comme-un-acte-de-guerre/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/02/25/la-coree-du-nord-presente-les-dernieres-sanctions-americaines-comme-un-acte-de-guerre/#respond Sun, 25 Feb 2018 22:15:08 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=7222  

TRUMP-KIM-2017 © Malick MBOW
TRUMP-KIM-2017 © Malick MBOW

 

25 février 2018

Séoul (AFP) – La Corée du Nord a présenté dimanche les dernières sanctions unilatérales américaines annoncées vendredi comme un « acte de guerre », selon un communiqué diffusé par l’agence nord-coréenne KCNA.

Le président américain, Donald Trump, a annoncé vendredi de nouvelles mesures visant à isoler encore plus la Corée du Nord en raison de ses programmes nucléaire et balistique, parlant des « sanctions les plus lourdes jamais imposées contre un pays ».

Ces mesures visent plus de 50 sociétés de transport maritime et navires qui, selon l’exécutif américain, aident Pyongyang à contourner les nombreuses restrictions auxquelles le régime est assujetti.

« Comme nous l’avons plusieurs fois répété, nous considérons toute restriction à notre encontre comme un acte de guerre », a déclaré le ministère nord-coréen des Affaires étrangères dans un communiqué publié dimanche par KCNA.

Le ministère promet par ailleurs des représailles si les Etats-Unis « ont vraiment le culot » de défier Pyongyang de façon « rude ».

Lors d’une conférence de presse commune avec le Premier ministre australien Malcolm Turnbull, M. Trump avait appelé vendredi à l’union pour « empêcher cette dictature brutale de menacer le monde de dévastation nucléaire », en référence à la Corée du Nord.

Il avait indiqué que, si les sanctions ne fonctionnaient pas, les Etats-Unis devraient « passer à la phase 2 » et ajouté que « cela pourrait être rude ».

Dimanche, le ministère nord-coréen des Affaires étrangères a promis de « mater les Etats-Unis à notre façon » en cas de provocation.

« Trump essaie de nous faire changer avec ces sanctions et ses propos hostiles, ce qui montre son ignorance à notre sujet », a poursuivi le ministère.

« Nous avons déjà nos propres armes nucléaires, une épée de justice chérie pour nous protéger de ce genre de menace des Etats-Unis », a ajouté le ministère.

La multiplication des sanctions toujours plus strictes contre le régime nord-coréen a été sans incidence sur sa détermination, ces deux dernières années, à poursuivre ses programmes balistique et nucléaire interdits.

La publication du communiqué nord-coréen est intervenue quelques heures avant la cérémonie de clôture des jeux Olympiques d’hiver de Pyeongchang, à laquelle assistera la fille de Donald Trump, Ivanka, et une délégation officielle nord-coréenne emmenée par le général Kim Yong Chol.

A Séoul comme à Washington, on assure qu’aucune rencontre n’est prévue entre délégués américains et nord-coréens.

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Attaque en Casamance : Macky convoque le conseil de sécurité au Palais https://www.coupdegriffeactu.com/2018/01/07/attaque-en-casamance-macky-convoque-le-conseil-de-securite-au-palais/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/01/07/attaque-en-casamance-macky-convoque-le-conseil-de-securite-au-palais/#respond Sun, 07 Jan 2018 00:00:29 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=6644 Macky SALL - © Malick MBOW
Macky SALL – © Malick MBOW
  • Le 06 janvier, 2018 « Aujourd’hui, 6 janvier 2018, vers 16h30, de paisibles populations de l’Arrondissement de Niaguis, Département de Ziguinchor, parties dans la forêt de Borofaye, ont fait l’objet d’une attaque armée d’une rare barbarie. Cette attaque a malheureusement occasionné la mort de treize (13) jeunes hommes dont dix par balles, deux par armes blanches et un brûlé. L’attaque a également eu pour conséquence sept (7) blessés par balles, dont un blessé grave ». Le gouvernement vient ainsi, à travers un communiqué, de confirmer l’attaque perpétrée ce samedi par des éléments supposés appartenir au Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (Mfdc).

« Ce acte délibéré contre des civils sans défense, intervenant une semaine à peine après l’appel solennel du Président de la République pour une paix définitive en Casamance, sans vainqueur ni vaincu, ne saurait être interprété autrement qu’un acte désespéré de forces sans ambition autre que la violence gratuite, au moment où la paix se consolide chaque jour davantage dans la partie sud du pays », ajoute le communiqué signé par le porte-parole du gouvernement, Seydou Guèye.

Informé de cette attaque, le Chef de l’État, en sa qualité de Chef suprême des armées, a convoqué le Conseil national de sécurité qui se réunit en ce moment même au Palais de la République.

« Le Chef de l’État a déjà instruit les forces de défense et de sécurité, activement engagées dans cette partie de la Basse Casamance, pour que force reste à la Loi. Il a également ordonné que les auteurs de cet acte criminel soient recherchés et traduits en justice », note le communiqué.

Le Président de la République a également décidé de dépêcher une délégation ministérielle qui se rendra sur place ce dimanche 7 janvier 2018, « pour évaluer la situation sécuritaire et présenter en même temps les condoléances de la Nation aux familles éprouvées ».

Le Gouvernement demande ainsi aux populations de la Casamance de ne point céder à la peur et réitère son engagement à faire régner l’ordre et la sécurité sur l’ensemble du territoire national.

 

Auteur: Seneweb news

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Plus de soixante ans de tension entre les deux Corées https://www.coupdegriffeactu.com/2018/01/06/plus-de-soixante-ans-de-tension-entre-les-deux-corees/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/01/06/plus-de-soixante-ans-de-tension-entre-les-deux-corees/#respond Sat, 06 Jan 2018 02:38:45 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=6639 Excellence-Hyo-Eun-Kim© Malick MBOW
Excellence-Hyo-Eun-Kim© Malick MBOW

 

Kim-Jongr-© Malick MBOW
Kim-Jongr-© Malick MBOW

AFP

5 janvier 2018

 

Séoul (AFP) – Les deux Corées qui se sont affrontées entre 1950 et 1953 n’ont jamais conclu de traité de paix et les 64 années qui ont suivi ont été émaillées de nombreux incidents et affrontements.

– 1950-53: la guerre –

Le 25 juin 1950, l’armée nord-coréenne franchit le 38e parallèle marquant la division de la péninsule entre le Nord communiste et le Sud capitaliste et s’empare de Séoul en trois jours.

La guerre, qui s’est internationalisée avec le soutien des Etats-Unis au Sud et de la Chine au Nord, fera entre deux et quatre millions de morts.

Un armistice fragile est signé le 27 juillet 1953 mais n’est pas suivi d’un traité de paix. Les deux Corées sont toujours techniquement en guerre.

– Infiltrations et attentats –

Depuis la fin de la guerre, de nombreux attentats, infiltrations de troupes et affrontements divers, la plupart provoqués par Pyongyang, ont menacé le cessez-le-feu. Pyongyang a placé à plusieurs reprises ses troupes en état de guerre.

– 21 janvier 1968: une équipe de 31 commandos, dépêchée par Pyongyang à Séoul pour assassiner le président Park Chung-Hee, est stoppée à une centaine de mètres de la présidence. Plus de 90 Sud-Coréens sont tués lors de la fusillade. Un seul des deux commandos survivants est capturé.

– 18 août 1976: des soldats nord-coréens attaquent une équipe de bûcherons dans la zone démilitarisée entre les deux Corées. Deux soldats américains sont tués.

– 9 oct 1983: la Corée du Nord bombarde un mausolée à Rangoun en Birmanie lors d’une visite du président sud-coréen Chun Doo-hwan (21 morts, dont des ministres).

– 29 nov 1987: une bombe fait exploser un avion de la compagnie sud-coréenne Korean Airlines (KAL) au large de la Birmanie (115 morts). Séoul accuse Pyongyang qui a toujours nié.

– 18 sept 1996: 24 agents nord-coréens et quatre Sud-coréens tués lors d’une tentative d’infiltration d’un sous-marin de poche en Corée du Sud, près du port oriental de Gangneung.

– Affrontements directs –

– 15 juin 1999: heurts entre bâtiments des deux Corées au large de l’île frontalière de Yeonpyeong, en mer Jaune, une cinquantaine de Nord-Coréens tués et un torpilleur coulé.

– 26 mars 2010: la corvette Cheonan est torpillée, selon Séoul, par un sous-marin nord-coréen (46 marins tués). Pyongyang dément toute implication.

– 23 nov 2010: les forces nord-coréennes tirent 170 obus ou roquettes sur l’île de Yeonpyeong, première attaque contre une zone peuplée de civils depuis la guerre, faisant quatre morts dont deux civils, riposte armée de Séoul.

– 20 août 2015: à la frontière, exceptionnel échange de tirs d’artillerie entre les deux ennemis. Kim Jong-Un menace son rival d’une « guerre totale ».

– Les ambitions nucléaires de Pyongyang –

La Corée du Nord réalise, le 9 octobre 2006, son premier essai nucléaire réussi et est depuis sous le coup d’une série de sanctions internationales.

En 2017, Pyongyang multiplie les tirs de missiles balistiques et mène le 3 septembre son sixième essai nucléaire, le plus puissant à ce jour, sur fond d’escalade verbale entre le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un.

Le 21 septembre, le nouveau président sud-coréen Moon Jae-In affirme devant l’ONU que la Corée du Sud ne recherche pas « l’effondrement » de la Corée du Nord mais met en garde sur le risque d’un « affrontement militaire accidentel », exigeant que Pyongyang « renonce à son programme nucléaire ».

Séoul annonce le 6 novembre mettre sur liste noire dix-huit banquiers nord-coréens établis en Chine, Russie et Libye, premières mesures unilatérales depuis l’arrivée au pouvoir en mai de M. Moon.

– 2018: vers une reprise des discussions –

Le 3 janvier 2018, les deux Corées remettent en service un téléphone rouge transfrontalier fermé depuis 2016, après que Kim Jong-Un a évoqué une participation de son pays aux JO d’hiver en février à Pyeongchang en Corée du Sud.

Le 5 janvier, sur proposition de Séoul, les deux pays conviennent de tenir le 9 janvier leurs premières discussions depuis décembre 2015.

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