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International – Coup de Griffe actu https://www.coupdegriffeactu.com Musée Virtuel Thu, 04 Jun 2020 17:34:26 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 Le ton monte chez Facebook, avec une révolte interne sans précédent https://www.coupdegriffeactu.com/2020/06/04/le-ton-monte-chez-facebook-avec-une-revolte-interne-sans-precedent/ https://www.coupdegriffeactu.com/2020/06/04/le-ton-monte-chez-facebook-avec-une-revolte-interne-sans-precedent/#comments Thu, 04 Jun 2020 17:34:26 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=10891
Mark Zuckerberg  © Malick MBOW
Mark Zuckerberg © Malick MBOW

  

Lundi, un mouvement a conduit les employés à se mettre en grève et revendiquer publiquement leur désaccord.

Longtemps critiqué par l’opinion publique, Facebook vient connaître un fort mouvement d’opposition interne lundi 1er juin 2020, à la suite des propos de Mark Zuckerberg jugés en accord avec le président Trump. Pour l’une des premières fois, les employés du réseau social ont organisé un mouvement de grève virtuel, dont plusieurs salariés haut placés dans la hiérarchie ont exprimé leur participation sur Twitter.

La contestation s’est intensifiée au courant du weekend pour en aboutir à la situation actuelle, sans précédent pour l’entreprise. À la suite des propos tenus par leur patron, réagissant au choix de Twitter à réguler des tweets de Trump (dont l’un est au sujet des manifestations suite à la mort de Gorge Floyd à Minneapolis), une grande partie des employés de Facebook ont exprimé leur désaccord, en organisant plusieurs mouvements de contestation.

Débrayage et signes de désaccord

Le jour de congé pris par des dizaines d’employés ce lundi connaîtra une deuxième période. En plus de cette journée, le mouvement de contestation les a conduits à demander une seconde date de débrayage pour qu’ils puissent rejoindre les différents rassemblements contre le racisme et les injustices sociales aux États-Unis. Un signe fort, que la direction de Facebook a semblé craindre. Selon la journaliste et investigatrice à NBC News Olivia Solon, l’équipe de sécurité du réseau social aurait demandé aux employés de ne pas porter de vêtements estampillés Facebook lors des manifestations, pour éviter toute « attention non désirée ».

Olivia Solon

@oliviasolon

FB’s security team is warning employees not to wear Facebook-branded clothing at protests to avoid « unwanted attention »

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En plus de ces deux jours de congés, les employés en désaccord ont fait signe de leur mouvement de grève en configurant une réponse automatique à leur messagerie, indiquant qu’ils étaient absents de leur bureau. Sur leur plateforme interne, certains ont choisi de remplacer leur photo de profil par le logo de Twitter, montrant ainsi leur penchant d’opinion pour le réseau social de Jack Dorsey, pour qui le mouvement #BlackLivesMatter est affiché jusque dans la biographie officielle de Twitter, sur son propre réseau social.

« Mark a tort »

Certains employés se sont plus fait remarquer que d’autres, alors qu’il s’agit de personnalités bien connues chez Facebook. Katie Zhu, chef de produit chez Instagram (qui appartient au groupe Facebook), a partagé une capture d’écran sur Twitter, montrant son formulaire de demande de congé, avec pour raison l’hashtag « BlackLivesMatter ». Du côté du directeur du design du fil d’actualité de Facebook, Ryan Freitas, le message est adressé de façon directe à son supérieur : « Mark a tort, et je vais m’efforcer de le faire changer d’avis en faisant beaucoup de bruit ».

#BLACKLIVESMATTER 🖤

@ktzhu

i’m taking PTO from @instagram by @facebook today for . i’m deeply disappointed & ashamed in how the company is showing up the world rn. fb fam – if u feel similarly, join me & let’s organize. put your ~$~zuck bucks~$ where ur tweets are. support Black-led orgs!!

Voir l'image sur Twitter
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La position de Mark Zuckerberg ne prétend pas aller dans le sens des propos de Donald Trump, mais le patron de Facebook continue de prôner le respect de la liberté d’expression sur sa plateforme. Dans une interview avec Fox News (le média conservateur préféré du président américain), Zuckerberg se disait avoir « une politique différente », avant d’ajouter avoir « la conviction que Facebook ne devrait pas être l’arbitre de la vérité de ce que les gens disent sur Internet ». Par la suite, le patron avait publié avec plus de précision : « Je sais que beaucoup de gens nous en veulent de ne pas avoir modéré les publications du président, mais nous pensons que nous devons permettre toute expression tant qu’elle n’implique pas de risque imminent ».

Ces déclarations prisent sans recul sur les autres faits et gestes de Zuckerberg à l’encontre de Donald Trump mènent avant tout au débat sur la totale liberté ou non disponible sur les réseaux sociaux. Une question que le concepteur du dispositif de chat vidéo de Facebook Andrew Crow a décidé de s’y restreindre pour donner son avis. Dans un tweet, l’homme écrivait que « censurer les informations qui pourraient aider les gens à voir l’image complète n’est pas bon. Mais donner une plateforme pour inciter à la violence et propager la désinformation est inacceptable, peu importe qui vous êtes ou si la personne est digne d’intérêt. Je ne suis pas d’accord avec la position de Mark et je travaillerai pour que le changement se produise ».

Andrew

@AndrewCrow

Censoring information that might help people see the complete picture *is* wrong. But giving a platform to incite violence and spread disinformation is unacceptable, regardless who you are or if it’s newsworthy. I disagree with Mark’s position and will work to make change happen.

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Trump juge finalement que la Corée du Nord reste « une menace nucléaire » https://www.coupdegriffeactu.com/2018/06/24/trump-juge-finalement-que-la-coree-du-nord-reste-une-menace-nucleaire/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/06/24/trump-juge-finalement-que-la-coree-du-nord-reste-une-menace-nucleaire/#comments Sun, 24 Jun 2018 16:01:14 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=8282
DOLNAD-TRUMPresident © Malick MBOW
DOLNAD-TRUMPresident © Malick MBOW
  • Webnews | Le 23 juin, 2018

« Il n’y a plus de menace nucléaire de la part de la Corée du Nord », avait affirmé Donald Trump après le sommet de Singapour le 12 juin 2018.

Dix jours après le sommet Trump-Kim, le président américain a qualifié, vendredi, l’arsenal nucléaire nord-coréen de « menace extraordinaire ». Aucune avancée concrète d’une « dénucléarisation complète » n’a, par ailleurs, été enregistrée.

C’est un revirement : dix jours seulement après sa rencontre historique avec Kim Jong-un, Donald Trump a qualifié, vendredi 23 juin, de « menace exceptionnelle et extraordinaire » l’arsenal nucléaire nord-coréen, afin de justifier le maintien des sanctions contre Pyongyang.

ABC News

✔@ABC

NEW: Pres. Trump notifies Congress of decision to continue national emergency over North Korea, « citing existence and risk of proliferation of weapons-usable fissile material on the Korean Peninsula. » https://abcn.ws/2tl6jng 

« L’existence et le risque de prolifération de matière fossile à des fins militaires sur la péninsule coréenne et les actes et les politiques du gouvernement de Corée du Nord continuent de constituer une menace exceptionnelle et extraordinaire pour la sécurité nationale, la politique étrangère et l’économie des États-Unis », a déclaré au Congrès Donald Trump.

Dans cette déclaration formelle, le locataire de la Maison Blanche justifie la prorogation pour une année supplémentaire de « l’état d’urgence national » décrété en 2008 à cet égard.

Donald Trump avait pourtant déclaré qu’il n’y avait « plus de menace nucléaire de la part de la Corée du Nord », après le sommet de Singapour le 12 juin, qui s’était achevé sur un engagement de la Corée du Nord en faveur d’une « dénucléarisation complète », dont les détails avaient été remis à des négociations ultérieures. Dix jours après, aucune avancée concrète n’a été enregistrée.

Le ministère américain de la Défense a toutefois annoncé vendredi suspendre indéfiniment de nouveaux exercices militaires conjoints entre les États-Unis et la Corée du Sud, pour soutenir les négociations diplomatiques en cours avec la Corée du Nord. C’est Donald Trump lui-même qui s’y était engagé.

Auteur: France 24

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Affaire Skripal : Londres juge la Russie « coupable » et expulse 23 diplomates russes https://www.coupdegriffeactu.com/2018/03/14/affaire-skripal-londres-juge-la-russie-coupable-et-expulse-23-diplomates-russes/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/03/14/affaire-skripal-londres-juge-la-russie-coupable-et-expulse-23-diplomates-russes/#comments Wed, 14 Mar 2018 20:34:31 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=7411 Theresa May - © Malick MBOW
Theresa May – © Malick MBOW

M6info

Londres expulse 23 diplomates russes après l’empoisonnement d’un ex espion russe. Theresa May a annoncé la “suspension des contacts bilatéraux” avec Moscou.

La Première ministre britannique Theresa May juge la Russie “coupable” de l’empoisonnement d’un ex-espion russe à Londres. Theresa May a annoncé, mercredi 14 mars, l’expulsion de 23 diplomates russes ainsi que la “suspension des contacts bilatéraux” avec Moscou.

 

“Il n’y a aucune conclusion possible autre que celle de la culpabilité de l’Etat russe dans la tentative de meurtre de M. Skripal et sa fille (…)”, a-t-elle déclaré devant la Chambre des communes.

L’ancien agent double, Sergueï Skripa, 66 ans, et sa fille Ioulia, 33 ans, ont été retrouvés inconscients le dimanche 4 mars  sur un banc de Salisbury, dans le sud-ouest de l’Angleterre.

23 diplomates russes sur le tapis

 

“Selon la Convention de Vienne, le Royaume-Uni va expulser 23 diplomates russes qui ont été identifiés comme des agents de renseignement sous couverture”, a dit la dirigeante britannique, ajoutant qu’ils avaient une semaine pour quitter le pays.

Aucun ministre britannique ni membre de la famille royale ne se rendra en Russie pour la Coupe du monde de football, qui débute le 14 juin, a-t-elle précisé.

Sur les marchés des changes, la livre sterling a effacé ses gains face au dollar à la suite de ces accusations.

Moscou refuse d’admettre ces accusations

Peu avant ces sanctions, Moscou avait clamé qu’il “n’admettait pas” les accusations “sans preuves” et les ultimatums de Londres.

Son porte-parole, Dimitri Peskov, espérait “que le bon sens l’emporterait”. Mais selon Theresa May, la substance utilisée pour empoisonner Sergueï Skripal et sa fille appartient au groupe des agents toxiques “Novitchok”, mis au point par la Russie à l’époque soviétique.

La France attend avant de prendre d’éventuelles mesures

La France attend les conclusions définitives de l’enquête menée en Grande-Bretagne sur la tentative d’assassinat de Sergueï Skripal avant de prendre d’éventuelles mesures de rétorsion contre Moscou, a déclaré mercredi le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux.

 

“Nous attendons les conclusions définitives et que les faits soient parfaitement avérés avant de prendre position sur ce type de sujet comme c’est l’habitude dans notre diplomatie”, a-t-il dit lors du compte rendu du conseil des ministres.

A la question de savoir si la France était prête à prendre des mesures de rétorsion, Benjamin Griveaux a répondu : “On ne fait pas de politique-fiction, une fois que les éléments seront avérés, là viendra le temps des décisions”.

“Ce qui s’est passé en Grande-Bretagne c’est un acte très grave. Je rappelle que la Grande-Bretagne est un allié stratégique et historique de la France”, a-t-il souligné.

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Bienvenue dans le (vrai) nouveau monde : voilà les cartes des blocs qui s’imposent -et s’opposent- pour le 21e siècle https://www.coupdegriffeactu.com/2018/03/07/bienvenue-dans-le-vrai-nouveau-monde-voila-les-cartes-des-blocs-qui-simposent-et-sopposent-pour-le-21e-siecle/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/03/07/bienvenue-dans-le-vrai-nouveau-monde-voila-les-cartes-des-blocs-qui-simposent-et-sopposent-pour-le-21e-siecle/#comments Wed, 07 Mar 2018 00:21:29 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=7339
Vladimir POUTIN - © Malick MBOW
Vladimir POUTIN – © Malick MBOW
Vladimir POUTINE © Malick MBOW
Donald TRUMP © Malick MBOW
Xi JINPING - Président de la République de Chine
Xi JINPING – © Malick MBOW

Russie, Chine, Etats-Unis, Europe… Depuis la guerre froide, les lignes ont bougé dans le monde entier.

Confrontations

Publié le 

 

Dans un contexte où Washington, Paris et Berlin font actuellement pression sur la Russie de Vladimir Poutine pour obtenir un cessez-le-feu en Syrie, ​actant de fait l’influence de Moscou sur Damas, quel bilan dresser de l’évolution des différents « blocs d’influence » mondiaux depuis la guerre froide ? ​Après le dualisme des blocs occidental et soviétique de la guerre froide, la Chine apparaît-elle aujourdhui comme un troisième pôle d’influence de niveau mondial ?

Philippe Fabry : Je ne dirais pas exactement cela, parce que même si la Chine est sur le point de pouvoir faire jeu égal avec les Etats-Unis pour ce qui est de la puissance nationale sur les plans militaire et économique, il reste que si une guerre entre ces deux pays éclatait demain, la Chine serait pratiquement seule mais devrait faire face à une coalition rassemblant autour des Américains tout ou partie de ses voisins inquiets : le Japon, la Corée du Sud, Taïwan, le Vietnam, l’Australie, les Philippines, et possiblement l’Inde.

Même les Européens soutiendraient probablement l’effort américain dans le cadre de l’OTAN, si la Chine attaquait les Etats-Unis, par exemple en frappant Guam, pour tenter de les expulser d’Asie.

La Chine n’est donc pas, seule, un troisième pôle d’influence, dans l’état actuel des choses, tout comme la Russie, seule, n’est pas vraiment un second pôle d’influence : malgré la volonté de Poutine de donner l’impression d’être une vraie puissance mondiale avec son intervention en Syrie, la Russie demeure pratiquement absente d’Afrique, et négligeable en Asie. Les Etats-Unis demeurent le seul pays du monde à pouvoir être un pôle à lui tout seul. La Chine et la Russie ont chacune l’ambition de se hisser à un tel niveau, mais n’y sont pas encore.

En revanche, et avec cet objectif en vue, ils ont incontestablement formé un axe commun – par des accords bilatéraux d’une part, et des organisations communes d’autre part : Organisation de la Coopération de Shangaï, Banque asiatique d’investissement dans les infrastructure – afin de contester l’hégémonie américaine dénoncée sous ce vocable « d’unipolarité ». La réalité est que Russes et Chinois espèrent à terme pouvoir bousculer ensemble l’ordre mondial américain et lui substituer une multipolarité leur laissant à tous deux le champ libre pour dominer leur propre zone d’influence : l’Europe et la Méditerranée pour la Russie, l’Est du Pacifique et l’Océan indien pour la Chine. L’ambition à long terme de la Chine va sans doute plus loin puisque le « One Belt, One Road » de Xi Jinping est un moyen de dominer à terme toute l’Eurasie ; inversement, le souci géopolitique à long terme de la Russie est de se créer à l’Ouest un socle de puissance qui lui permette demain de tenir tête à la Chine.

Florent Parmentier : De prime abord, il faut concéder que l’intervention russe en Syrie a marqué le retour de Moscou au Moyen-Orient ces trois dernières années. Après les conflits en Géorgie (2008) et en Ukraine (2014), la Russie tentait pour la première fois de sortir de l’espace post-soviétique, malgré la trace indélébile qu’avait laissé l’Afghanistan en 1979

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Ainsi, absente lors de la guerre du Golfe de 1991, coopérative sur l’Afghanistan en 2001, dans l’opposition lors du conflit en Irak de 2003, surprise par les « printemps arabes » et spectatrice lors du renversement de Kadhafi en 2011, la Russie n’avait pas fait preuve d’initiative depuis près d’un quart de siècle dans la région. Il est donc tentant de voir dans la montée des tensions actuelles une résurgence de la Guerre froide, qui pourrait aller au-delà du simple bombage de torse bilatéral.
Pour autant, si ces tensions sont au plus haut depuis 1991, l’opposition entre blocs ne se situe pas au même niveau qu’en 1991 ; la Russie n’est pas l’URSS, son réseau d’alliés n’est pas aussi puissant qu’à l’époque ; et l’opposition idéologique est en revanche beaucoup plus faible qu’à l’époque. Si l’establishment américain est ouvertement hostile à la Russie, de même que la Douma l’est vis-à-vis des Etats-Unis, il existe des différences d’intérêts mais la Russie n’a pas un système à proposer comme du temps de l’URSS.
Reste donc une sourde rivalité russo-américaine, au sein de laquelle les deux acteurs ont intérêt à se montrer « dur » pour plaire aux opinions publiques respectives. Cette rivalité permet à chacun de se rassurer à l’heure où la montée en puissance de la Chine menace la suprématie américaine et marginalise la Russie.
Cette hégémonie des deux blocs n’était en outre pas totale ; en effet, le mouvement des non-alignés est apparu la déclaration de Brioni le 19 juillet 1956. De fait, la fin de la Guerre froide s’est traduite par des modifications géopolitiques majeures en Europe, avec la désagrégation du camp socialiste, menant à la domination du « Consensus de Washington », mélange de privatisation de l’économie, de conditionnalité des bailleurs de fonds internationaux et d’intégration dans les flux économiques internationaux. En Asie, elle n’a pas donné les mêmes effets ; la Corée du Nord et la Corée du Sud n’ont pas été réunifiées comme l’Allemagne.
François Gèré : Après un bref intermède unipolaire faisant suite à la fin de la guerre froide et à la disparition de l’Union soviétique, le monde a retrouvé l’état naturel des relations inter étatiques : une impitoyable compétition entre les puissances. La question fondamentale est de savoir qui, aujourd’hui, peut légitimement prétendre au rang de grande puissance mondiale.

Le slogan de Donald Trump « America first » a conduit à penser à un repli isolationniste. Tout candidat à la présidence met en avant le souci des affaires intérieures et l’amélioration de la situation économique et sociale. Trump n’a pas failli à la règle qui veut que la puissance acquise par les Etats-Unis exige un engagement mondial. Trump cherche à le faire dans les conditions les plus favorables aux intérêts des Etats-Unis ou du moins ce qu’il croit être tel. Il se retire des traités internationaux jugés défavorables : le traité de libre-échange de la zone Pacifique, le traité de Paris sur le changement climatique. Il s’apprête aussi à dénoncer l’accord nucléaire avec l’Iran de 2015. Mais il se déclare prêt à renégocier ces accords. La récente Nuclear Posture Review (NPR) réaffirme le soutien et la protection nucléaires aux alliés européens et asiatiques. Mais ils  doivent payer plus et acheter du matériel américain.

Les Etats-Unis ne quittent pas l’Afghanistan, réaffirment leur engagement dans la péninsule arabique et leur soutien à Israël. Ils développent une stratégie d’endiguement de l’Iran qui passe par l’établissement d’un système de bases en Irak et en Syrie. Les forces aéronavales  et sous-marines américaines dont la supériorité demeure écrasante sont déployées pour contenir les tentatives de Pékin des Philippines au détroit de Malacca.

Dans son récent discours sur l’état de la Russie, Vladimir Poutine a déclaré que son pays était parvenu à contrer efficacement la manœuvre d’endiguement entreprise par les Etats-Unis et leurs alliés. Moscou a certes d’ambitieux projets, en particulier la formation d’une vaste zone économique, commerciale et culturelle eurasiatique susceptible de contrebalancer l’Union européenne à l’Ouest et la Chine à l’Est. Mais la richesse énergétique ne suffit pas à fournir les investissements massifs nécessaires à cette réalisation. La puissance russe demeure limitée, en dépit de ses succès en Syrie. En dehors de l’engagement militaire, elle souffre d’un manque de moyens financiers et commerciaux pour s’implanter durablement et créer de véritables zones d’influence.

Sa stratégie d’influence par la propagande et la désinformation rencontre une opposition résolue des Etats occidentaux. Moscou doit donc se contenter d’attirer dans son orbite « l’étranger proche » : Biélorussie, Moldavie, Abkhazie et Ossétie du Sud et, dans une moindre mesure, l’Arménie. Rien de comparable à ce que fût le bloc soviétique. Le rapprochement avec la Hongrie et la Bulgarie ne compense pas la farouche opposition de la Pologne et des Etats baltes, devenus les fers de lance de l’OTAN.

Le phénomène majeur de la période actuelle est l’accession de la Chine au rang de grande puissance mondiale. Mais elle souffre d’un isolement diplomatique aggravé par une stratégie agressive dans les mers de Chine du sud. Pour remédier à cet inconvénient le gouvernement chinois a lancé depuis 2014 un très ambitieux programme de coopération économique mondiale, baptisé « nouvelles routes de la soie » (One belt, one road, OBOR) s’étendant de la côte orientale chinoise jusqu’à l’embouchure du Rhin). Pékin vient d’ouvrir une puissante base à Djibouti mais c’est la première et encore la seule en Afrique. En dépit de liens renforcés avec le Pakistan et le Myanmar, il n’existe pas de « bloc chinois ».

​Quelle est cette nouvelle carte mondiale des zones d’influence ? ​

Philippe Fabry : Dans l’immédiat, l’adversaire de cet axe russo-chinois est bien les Etats-Unis, et à l’échelle mondiale il y a d’un côté le bloc de ceux qui acceptent plus ou moins l’hégémonie américaine (Europe, Asie périphérique, Amérique du Sud) et de l’autre ceux qui la contestent – Chine et Russie, mais aussi quelques acteurs de dimensions inférieures, comme l’Iran, et de plus en plus la Turquie. L’Inde, qui depuis le début des années 2000 rejoignait la plupart des initiatives chinoises au sein des BRICS a récemment changé son fusil d’épaule en réalisant qu’elle était complètement encerclée par son puissant voisin – elle vient de perdre en un mois, et au profit de la Chine, deux alliés stratégiques et historiques : le Népal et les Maldives – et se rapproche considérablement des Etats-Unis.
Il y a ensuite des zones disputées : l’Afrique, le Moyen-Orient et dans une certaine mesure l’Asie centrale.
Florent Parmentier : Nous ne sommes plus dans une logique de bloc, mais d’alliances multiples. La Russie aimerait dominer son ancien espace soviétique, mais son influence est limitée par l’OTAN et les Etats-Unis à l’Ouest et la Chine dans toute l’Asie Centrale. La Russie n’y est plus qu’un acteur parmi d’autres, ce qui la contraint à soutenir des conflits, qui peuvent être apparus en 1991 (Transnistrie, Abkhazie, Ossétie du Sud et Haut-Karabagh) comme ultérieurement (Géorgie en 2008, Ukraine en 2014).
Les Etats-Unis et les Européens voient leur capacité à fixer les règles du jeu économique s’éroder. Ainsi, leur G5 de 1975, devenu par la suite G8 (intégration officielle de la Russie en 1997), puis de nouveau G7 après l’exclusion de la Russie du groupe en 2014, ne parvient plus à édicter des règles. Le mouvement des BRICS (Brésil – Russie – Inde – Chine – Afrique du Sud) est aujourd’hui incontournable au niveau international, regroupant plus du tiers de l’humanité.
De nombreuses alliances sont apparues, avec une reconfiguration parfois difficilement lisible. Restent des points de fixation actuels, comme la relation Russie – Etats-Unis, les « Etats voyous » dont parlent Washington ou encore l’émergence de la Chine, qui se manifeste notamment autour de la mer de Chine méridionale.

​Quelles sont les modifications d’alliance les plus notables depuis la dissolution de l’URSS en décembre 1991 ?

Philippe Fabry : Bien sûr, ce qui vient d’abord à l’esprit ce sont tous les pays d’Europe de l’Est qui ont rejoint l’OTAN quelques années après l’effondrement du Pacte de Varsovie, mais il s’agissait plus de vassaux de l’URSS que d’alliés. Toutefois, je suis plutôt enclin à en retenir trois, qui me paraissent très symptomatiques des mutations de l’ordre mondial : le Pakistan, vieil allié américain, qui est aujourd’hui devenu un vassal de la Chine et une pièce maîtresse de son dispositif d’encerclement de l’Inde ; l’Egypte, qui depuis l’arrivée au pouvoir du maréchal Sissi a pratiquement basculé dans le camp russe, après presque cinquante ans d’alliance américaine ; enfin le Vietnam, ancien allié de l’URSS et adversaire ô combien symbolique des Etats-Unis et de la limite de leurs capacités « impériales », devenu aujourd’hui allié de l’Amérique contre la Chine. Ces trois exemples montrent combien les cartes ont été profondément rebattues.

 

Bienvenue dans le (vrai) nouveau monde : voilà les cartes des blocs qui s’imposent -et s’opposent- pour le 21e siècle

Russie, Chine, Etats-Unis, Europe… Depuis la guerre froide, les lignes ont bougé dans le monde entier.

On pourrait encore ajouter la Turquie, mais son comportement récent évoque un autre problème qu’un renversement d’alliance : il s’agit de la transformation d’un allié fiable en quasi-adversaire, qui conserve cependant son statut d’allié tout en n’étant guère plus fiable pour son nouvel allié supposé, à savoir la Russie. Aujourd’hui, la Turquie d’Erdogan évoque plutôt l’URSS de Staline dans les années 1930, courtisan ou se laissant courtiser par de nombreux pays, et tentant de tirer avantage des uns ou des autres sans jamais bâtir d’alliance franche – ce qui finit par se payer cher.

Florent Parmentier : Les modifications d’alliance les plus notables ont eu lieu en Europe : l’élargissement de l’OTAN et de l’UE sont une réalité aujourd’hui bien ancrée. En dépit des rapprochements observés entre la Russie et certains membres de l’OTAN, comme la Hongrie ou la Turquie, nul ne peut imaginer à ce jour un départ de l’OTAN ou de l’UE. Le fait de prôner chez soi l’émergence d’une « démocratie illibérale », en Pologne ou en Hongrie, ne signifie pas quitter les institutions actuelles. La présence américaine en Europe est donc pérenne, quand bien même Donald Trump avait pu considérer l’OTAN comme « obsolète ».

L’autre modification d’alliance sensible est le rapprochement entre la Russie et la Chine. D’abord partenaire de l’Union soviétique, la Chine s’en était ensuite éloignée (départ des coopérants soviétiques, puis guerre frontalière sur l’Oussouri en 1969). Entamé durant la période gorbatchévienne, ce rapprochement prend corps en 1996 avec la création du groupe de Shanghai créé en 1996, qui donne naissance ensuite à l’Organisation de la Coopération de Shanghai. D’abord limitée à la Chine et à une partie de l’espace post-soviétique, l’organisation a intégré conjointement l’Inde et le Pakistan en juillet 2015.

François Gèré : L’expansion de l’OTAN après la fin de la guerre froide a conduit l’Alliance atlantique  directement sur les frontières de la Russie. A la même époque, les Etats-Unis ont multiplié les alliances avec les Etats de la péninsule arabique après la première guerre d’Irak. En dehors de cela, il s’agit davantage de resserrement des alliances déjà existantes avec le Japon, la Corée du Sud, Taïwan et l’Australie. Ni la Russie, ni la Chine n’ont été en mesure de créer des systèmes puissants. L’Organisation de coopération de Shanghai, qui regroupe autour de la Russie et de la Chine les Etats d’Asie centrale, ne constitue qu’une association très lâche, visant à promouvoir le commerce et à lutter contre le terrorisme ainsi que les différents trafics, notamment la drogue.

D’autres blocs, de dimension régionale, sont-ils en formation ? ​

Philippe Fabry : Il y a évidemment le bloc constitué autour de l’Iran par la Syrie, l’Irak, le Hezbollah au Liban et les Houthis au Yémen, qui prospère dans l’ombre de l’axe russo-chinois. En face, on voit se constituer une sorte de bloc des adversaires de l’Iran, au premier rang desquels Israël et l’Arabie saoudite. Il y a peut-être un autre bloc, pro-russe, qui est en cours de constitution en Afrique du Nord, entre l’Egypte et la partie de la Libye sous le contrôle du maréchal Haftar, et qui pourrait peut-être, le cas échéant, s’étendre à l’Algérie.  Un bloc « antichinois » pourrait prendre forme en Asie, sous l’égide des Etats-Unis, qui ont déjà réactivé le Quadrilateral Security Dialogue après une dizaine d’années de sommeil, rassemblant les USA, le Japon, l’Australie et l’Inde.

Russie, Chine, Etats-Unis, Europe… Depuis la guerre froide, les lignes ont bougé dans le monde entier.

 

Florent Parmentier : Naturellement, d’autres regroupements sont apparus suite à la fin de la Guerre froide. Le mouvement des non-alignés a dû retrouver une direction, à un moment où un positionnement intermédiaire ne faisait plus sens et ne parvenait plus à masquer des différences d’intérêts et de représentations de l’ordre international. En Amérique du Sud, une tendance bolivarienne est apparue autour de la personnalité de Hugo Chavez – affirmant la volonté de souveraineté des pays sud-américains au détriment des Etats-Unis, à côté du Mercosur.

Les pays du Golfe, l’Union africaine, l’ASEAN (Asie du Sud-Est), le groupe de Visegrad (Europe centrale), les routes de la soie (inspirées par la Chine), le « corridor de croissance Asie – Afrique (Inde) ont à des degrés divers poursuivi une démarche plus ou moins forte d’institutionnalisation. L’ère n’est plus aux blocs étanches, mais à des démarches multi-partenariales qui marquent une diversification géopolitique accrue des relations internationales.

François Gèré : Sans avoir d’ambitions mondiales, certains Etats sont tentés par la création de sphères d’influence régionale appuyée sur des idéologies nationalistes ou religieuses. Lors du démantèlement du bloc soviétique la Turquie a espéré venu le moment de la formation d’un espace culturel turc regroupant turcomans, turkmènes, uighours et mongols. Mais outre l’opposition des autres puissances régionales, les moyens ont manqué pour créer les indispensables infrastructures routières et ferroviaires. Il en va de même pour l’Iran qui reste trop faible pour créer un arc chiite puissamment soudé. Il y a certes des implantations ponctuelles en Irak, au Liban et à Bahreïn. L’actuel succès militaire iranien en Syrie crée des espérances de développement de la puissance en direction de la Méditerranée. Mais les obstacles sont trop nombreux et considérables pour que Téhéran puisse prétendre à un hégémonisme.

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  • Par gerard JOURDAIN – 05/03/2018 – 19:18 – Signaler un abusah bon!!
    on m’avait vendu que l’ europe était la première économie mondiale?
  • Par vangog – 07/03/2018 – 00:48 – Signaler un abusFin des guerres idéologiques, univoques…
    et naissance de conflits basés sur des intérêts stratégiques, économiques, nationaux…intérêts plus multipolaires, incluant une temporalité plus forte et plus changeante, donc plus modernes! Les pays qui parviendront à prendre l’ascendant seront ceux parvenant à un compromis entre intérêts nationaux et intérêts internationaux, une fameuse gageure dans un monde où l’information est biaisée selon les vieux slogans idéologiques bipolaires du passé marxiste. Les USA et la Russie sont à l’avant-garde de cette nouvelle donne multipolaire. L’UE est isolée, à sa manière, par son idéologie mondialiste qui la mènera vers un désastre inéluctable, sauf sursaut de dernière minutes…La Chine est, comme les médias occidentaux, engluée dans une vieille idéologie unipolaire, dont elle ne parvient à s’extraire. Isolée, elle jouera la stratégie du pourrissement, déjà entamée avec son pitbull coréen. Deux blocs gagnants, au final, le russe et l’américain, en évolution équilibrée avec un monde qu’ils savent anticiper. Et deux blocs en perdition, l’europeen et le chinois, en pourrissement civilisationnels…à moins de révolutions régénératrices…qui vivra verra!
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Philippe Fabry

Philippe Fabry est historien et tient le blog Historionomie, principalement dédié à l’étude des schémas historiques et leur emploi à des fins d’analyse géopolitique et de prospective. Il a publié Rome du libéralisme au socialisme, Leçon antique pour notre temps (2014),et Histoire du Siècle à Venir (2015). Son nouveau livre, Atlas des guerres à venir, paraîtra en février 2017.

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Florent Parmentier

Florent Parmentier est maître de conférences à Sciences Po et chercheur associé au Centre de géopolitique de HEC. Il a récemment publié, aux Presses de Sciences Po, Les chemins de l’Etat de droit, la voie étroite des pays entre Europe et Russie. Il est le créateur avec Cyrille Bret du blog Eurasia Prospective et est vice-président de Global Variations, un think tank travaillant sur les effets géostratégiques des innovations disruptives.

Pour le suivre sur Twitter : @FlorentParmenti

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François Géré

François Géré est historien.

Spécialiste en géostratégie, il est président fondateur de l’Institut français d’analyse stratégique (IFAS) et chargé de mission auprès de l’Institut des Hautes études de défense nationale (IHEDN) et directeur de recherches à l’Université de Paris 3. Il a publié en 2011, le Dictionnaire de la désinformation.

 

 

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Le ministre émirati des Affaires étrangères reçu par Macky Sall https://www.coupdegriffeactu.com/2018/03/06/le-ministre-emirati-des-affaires-etrangeres-recu-par-macky-sall/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/03/06/le-ministre-emirati-des-affaires-etrangeres-recu-par-macky-sall/#respond Tue, 06 Mar 2018 23:10:24 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=7333
  • Sheikh Abdallah Ben Zayed Al Nahyan© Malick MBOW
    Sheikh Abdallah Ben Zayed Al Nahyan© Malick MBOW

    APS| Le 06 mars, 2018

  • Le président de la République Macky Sall a reçu en audience dans la soirée de lundi le ministre des Affaires étrangères des Emirats Arabes Unis Sheikh Abdallah Ben Zayed Al Nahyan qui effectue sa 5ème visite au Sénégal, a appris l’APS.
  • Ce séjour « montre la volonté des 2 parties de raffermir leurs relations d’amitié et de coopération », salue la présidence sénégalaise dans un communiqué.

    « Le Sénégal est un partenaire fiable avec lequel nous voulons travailler pour relever les défis sécuritaires », selon le ministre émirati dont les propos ont été rapportés par la même source.

    Sheikh Abdallah Ben Zayed Al Nahyan « a salué les efforts du chef de l’État pour le développement et la transformation du pays ».

    Le ministre des Affaires étrangères émirati et son homologue sénégalais, Sidiki Kaba ont procédé, lundi, à l’inauguration officielle de la nouvelle Ambassade des Emirats Arabes Unis à Dakar, selon communiqué reçu à l’APS.

    Plusieurs ambassadeurs et autres diplomates accrédités au Sénégal, ainsi que de hauts responsables sénégalais ont, aux côtés de l’Ambassadeur des Emirats Arabes Unis au Sénégal, Mohamed Salem Al-Rashdi, assisté à cette inauguration.

    Selon le texte, le Sheikh Abdullah Bin Zayed Al Nahyan a choisi le Sénégal comme première étape de sa tournée en Afrique. Un choix justifié, selon toujours le communiqué, par la « grande importance » que les EAU accordent à leurs liens avec le Sénégal.

    Depuis l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays en 1973, les EAU considèrent le Sénégal comme un véritable ami et un allié de premier plan avec lequel ils partagent une large convergence de vue sur de nombreuses questions régionales et internationales, narre la source.

    Les relations entre les deux peuples se sont, également, consolidées, au fil des années et à plusieurs niveaux, relève encore le texte, soulignant qu’en 2017, près de 12000 visiteurs sénégalais se sont rendus aux Emirats Arabes Unis, et 1000 autres y vivent et travaillent.

    Les deux pays ont également signé une convention de financement pour un montant de 13 millions de dollars dans le cadre du programme d’appui à l’électrification rurale de la part du Fonds d’Abu Dhabi pour le développement.

     

    Auteur: Aps

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    Donald Trump plaisante sur la présidence à vie de Xi Jinping https://www.coupdegriffeactu.com/2018/03/06/donald-trump-plaisante-sur-la-presidence-a-vie-de-xi-jinping/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/03/06/donald-trump-plaisante-sur-la-presidence-a-vie-de-xi-jinping/#respond Tue, 06 Mar 2018 21:47:09 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=7329 Donald TRUMP - © Malick MBOW
    Donald TRUMP – © Malick MBOW

    Paris Match| Publié le 05/03/2018 

    Kahina Sekkai

     

    Donald Trump et Xi Jinping à Pékin, le 9 novembre 2017.Jonathan Ernst / Reuters

    Lors d’une levée de fonds, Donald Trump a évoqué sur la fin de la limite des mandats présidentiels en Chine, plaisantant en déclarant : «Nous devrions essayer un de ces jours».

    Donald Trump voudrait-il s’inspirer de la Chine? Samedi, le président américain se trouvait dans sa demeure de Mar-a-Lago, en Floride, où il a participé à un déjeuner et une levée de fonds, entouré par des républicains. CNN a obtenu un extrait du discours du milliardaire, qui a notamment évoqué l’abrogation prochaine de la limite de mandats présidentiels en Chine, permettant potentiellement à Xi Jinping de ne pas quitter le pouvoir. «Maintenant, il est président à vie. [rires et applaudissements dans la salle] Président à vie. Non il est génial. Et, vous voyez, il a été capable de faire ça. Je trouve ça génial. Peut-être que nous devrions essayer un de ces jours.» Une déclaration qui a fait rire le public, alors que le président américain a déjà posé les bases pour sa campagne de réélection, choisissant un directeur de campagne et même un slogan.

    Cette marque d’humour n’a pas été du goût de tous : reconnaissant l’ironie, le «New York Times» a tout de même écrit que la phrase montrait que «Donald Trump a véritablement un problème avec la démocratie». Les éditorialistes ont ainsi cité l’admiration du président américain envers certains dirigeants «aux méthodes de plus en plus brutales et autocratiques», comme Vladimir Poutine, Recep Tayyip Erdogan ou Rodrigo Duterte, ou encore l’«étrange indifférence» de Donald Trump envers les mises en garde des services de renseignements américains à propos de l’interférence de la Russie dans les élections américaines. «M. Trump ne voit aucun intérêt ni responsabilité dans la promotion de la démocratie. En voulant amasser encore plus de pouvoir, M. Xi a écrasé tous ses rivaux, fait taire tous les dissidents, a miné les institutions chinoises, fait la promotion d’un culte de la personnalité, affaibli l’économie de marché, détruit toute ébauche de presse indépendante et renforcé le contrôle sur une société qui est déjà une des plus restreintes du monde», ont ajouté les éditorialistes.

    « Hillary est-elle une personne heureuse? »

    Même s’il est président depuis plus d’un an, Donald Trump garde Hillary Clinton en tête et a encore parlé d’elle samedi. «Hillary est-elle une personne heureuse? Vous pensez qu’elle est heureuse? Quand elle rentre chez elle le soir, est-ce qu’elle se dit : « Quelle belle vie »? Je ne crois pas. On ne sait jamais. J’espère qu’elle est heureuse», a-t-il déclaré. Mais il garde une rancoeur envers la justice qui, à ses yeux, a tort de ne pas enquêter davantage sur son ancienne adversaire : «Je vous le dis : le système est truqué, les amis. Je le dis depuis longtemps. C’est un système truqué. Et nous n’avons pas encore les bonnes personnes pour l’instant. Nous avons beaucoup de personnes géniales, mais pour certaines choses, nous n’avons pas les personnes adéquates.»

    Il s’est également attaqué à George W. Bush, critiquant la décision de l’ancien président républicain de lancer une guerre en Irak, «la pire décision jamais prise» selon lui : «C’était Bush. Un autre vrai génie, a-t-il ironisé. C’était Bush. Ca s’est avéré être de superbes renseignements. Vous voyez? De belles agences de renseignements», a-t-il poursuivi, en profitant pour attaquer une nouvelle fois les renseignements américains, cette fois sur les armes de destruction massive qui ne se trouvaient finalement pas en Irak -un argument qu’il a déjà utilisé pour mettre en doute les informations sur l’influence de la Russie dans la campagne présidentielle de 2016. «Nous sommes genre les idiots du monde parce que de mauvais politiciens ont dirigé le pays pendant longtemps», a ajouté Donald Trump, qui se verrait bien président jusqu’en 2024.

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    https://www.coupdegriffeactu.com/2018/03/06/donald-trump-plaisante-sur-la-presidence-a-vie-de-xi-jinping/feed/ 0
    Rex Tillerson en tournée en Afrique pour renforcer les liens avec le continent https://www.coupdegriffeactu.com/2018/03/06/rex-tillerson-en-tournee-en-afrique-pour-renforcer-les-liens-avec-le-continent/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/03/06/rex-tillerson-en-tournee-en-afrique-pour-renforcer-les-liens-avec-le-continent/#comments Tue, 06 Mar 2018 21:41:31 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=7327 Rex Tillerson. © Malick MBOW
    Rex Tillerson. © Malick MBOW

     

    Par RFI Publié le 06-03-2018 Modifié le 06-03-2018 à 18:57

    Le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson entame ce mardi 6 mars sa première tournée en Afrique. Il doit se rendre dans cinq pays : l’Ethiopie, Djibouti, le Kenya, le Tchad et le Nigeria. Il s’agit pour le secrétaire d’Etat de renforcer les liens des Etats-Unis avec le continent.

    La visite de Rex Tillerson intervient quelques semaines après que le président Donald Trump a traité plusieurs nations africaines de « pays de merde ». Le secrétaire d’Etat américain a donc pour mission de recoller les morceaux. Dans un point presse lundi 5 mars, Don Yamamoto, son adjoint aux Affaires africaines, a d’ailleurs fait part de toute sa bienveillance.

    « Nous disons de l’Afrique qu’elle est la dernière frontière pour la liberté et les opportunités. Et vraiment, c’est toute la question. Si vous regardez l’Afrique aujourd’hui, vous voyez tant de pays comme la République démocratique du Congo ou d’autres qui exploitent mal leurs ressources minérales. Le plus important, c’est de se demander comment nous pouvons aider les pays africains à tirer profit de leurs propres ressources. Comment les pays africains et leurs populations peuvent continuer à croître et à se développer, c’est vraiment notre objectif principal », a déclaré Don Yamamoto.

    Rex Tillerson ne vient donc pas les mains vides sur le continent. Il annonce 533 millions de dollars supplémentaires pour lutter contre la famine qui résulte des conflits en Somalie, au Soudan du Sud, en Ethopie et dans le bassin du lac Tchad. Rex Tillerson s’engage aussi à fournir de l’électricité à 300 millions d’africains d’ici 2030 via des partenariats public-privé, indique notre correspondante à Washington, Anne Corpet.

    Et il appelle les autres nations à faire plus d’efforts humanitaires pour le continent. « Nous n’avons qu’un seul but : aider l’Afrique à être capable de prendre en charge son peuple » assure le secrétaire d’Etat américain. Rex Tillerson le rappelle, les liens commerciaux entre les Etats-Unis et le continent se sont renforcés au cours de l’année écoulée, et l’administration américaine souhaite poursuivre dans cette voie. « L’Afrique regorge d’opportunités, le continent peut devenir une terre de prospérité », estime le secrétaire d’Etat.

    Mais il prévient : pour un partenariat économique efficace, il faut lutter contre la corruption, soutenir les efforts démocratiques et assurer la sécurité. Rex Tillerson attend aussi que les pays africains jouent un rôle plus important sur la scène diplomatique mondiale. Il les appelle notamment à faire pression sur la Corée du Nord pour qu’elle mette un terme à son programme nucléaire.

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    Algérie, Mauritanie, Sénégal, Mali : Erdogan à l’offensive https://www.coupdegriffeactu.com/2018/03/03/algerie-mauritanie-senegal-mali-erdogan-a-loffensive/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/03/03/algerie-mauritanie-senegal-mali-erdogan-a-loffensive/#comments Sat, 03 Mar 2018 22:40:24 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=7289

    Bana-Al-Abed-et-Recep-Tayyip-Erdogan © Malick MBOW
    Bana-Al-Abed-et-Recep-Tayyip-Erdogan © Malick MBOW

    Le président turc entend consolider les relations de la Turquie avec l’Afrique et, en filigrane, mettre un terme à l’influence de l’imam Fethullah Gülen, à travers ses écoles.

    PAR 
    Publié le  | Le Point Afrique
    Le président turc Recep Tayyip Erdogan (à gauche) et le président du Sénégal Macky Sall (à droite) tiennent une conférence de presse conjointe au Palais de la République à Dakar, au Sénégal, le 1er mars 2018.© Halil Sagirkaya / Anadolu Agency
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    Depuis son arrivée au pouvoir, en 2003, le président turc Recep Tayyip Erdogan a entrepris de renforcer les liens entre la Turquie et le continent africain. D’abord, pour des raisons purement politiques. Les États africains ont appuyé la candidature de la Turquie au Conseil de sécurité de l’ONU en 2008. Ensuite, sur le plan économique, les hommes d’affaires turcs cherchant des débouchés en Afrique ont reçu l’appui du pouvoir de l’AKP, le parti d’Erdogan.

    Aujourd’hui, cette stratégie semble à plus d’un titre vital au vu des relations que l’homme fort d’Ankara entretient avec l’Europe, mais aussi au vu de sa position sur le Moyen-Orient. Les quatre pays visités depuis lundi, l’Algérie, la Mauritanie, le Mali et le Sénégal, sont membres de l’Organisation de la coopération islamique. Mais un autre sujet figure en tête des priorités de Tayyip Erdogan : la lutte contre les « écoles Gülen », du nom de l’imam accusé par les autorités turques d’avoir fomenté le coup d’État de juillet 2016. Gülen, qui nie toute implication dans le coup d’État manqué, a ouvert plusieurs écoles sur le continent africain. Nombre de ces établissements ont été fermés depuis un an et demi à la demande d’Ankara.

    Erdogan demande des gestes d’ouverture à Alger

    Arrivé lundi en Algérie pour sa nouvelle tournée en Afrique, le chef de l’État turc, dont c’est la troisième visite en Algérie depuis son arrivée au pouvoir, a déclaré que « l’Algérie est l’un de nos plus importants partenaires commerciaux dans la région. […] Nous voulons renforcer nos relations sur les plans militaire, sécuritaire et culturel. »

    Selon les médias étatiques algériens, 796 entreprises turques emploient plus de 28 000 personnes en Algérie. Les investissements turcs s’élèvent à plus de 3 milliards de dollars – surtout dans le textile, la pharmacie et la sidérurgie –, faisant de la Turquie le premier investisseur étranger en Algérie, hors hydrocarbures. Les échanges commerciaux entre les deux pays ont par ailleurs atteint près de 4 milliards de dollars en 2017. Mais le président turc a insisté sur la nécessité pour Alger de s’ouvrir pour améliorer les échanges commerciaux.

    « Nous voyons l’Algérie comme un îlot de stabilité politique et économique dans la région. Notre premier partenaire commercial en Afrique, c’est l’Algérie », a-t-il rappelé mardi. Mais « les investissements et le commerce gagneront en volume à mesure que le travail de nos hommes d’affaires en Algérie sera facilité », a-t-il souligné, sans autre détail, en présence du Premier ministre algérien Ahmed Ouyahia et du ministre de l’Industrie Youcef Yousfi. Au terme de cet accord, dont les détails n’ont pas été dévoilés dans l’immédiat, Sonatrach fournira notamment la matière première pour la production de 450 000 tonnes de polypropylène par an.

    Le président turc a ensuite été reçu par son homologue Abdelaziz Bouteflika, dans sa résidence de Zeralda, en présence d’Ahmed Ouyahia, d’Abdelkader Messahel et de Youcef Yousfi, le ministre de l’Énergie et des Mines.

    5 millions de dollars pour le G5 Sahel

    Preuve du rôle accru que la Turquie entend jouer en Afrique, Recep Tayyip Erdogan a annoncé mercredi soir à Nouakchott une contribution de la Turquie de 5 millions de dollars pour financer le G5 Sahel, la force militaire constituée par cinq pays africains pour lutter contre les groupes jihadistes actifs au Sahel.

    « La Turquie fait partie des pays qui comprennent le plus les dangers auxquels sont confrontés les pays du Sahel. Nous avons donc décidé de consentir une aide financière de 5 millions de dollars [4 millions d’euros, NDLR] pour appuyer la force conjointe du G5 Sahel », a-t-il déclaré peu avant de quitter la Mauritanie. C’était la première visite d’un chef de l’État turc dans le pays.

    Au Sénégal, la Turquie renforce ses pions

    Le Sénégal et la Turquie ont signé, jeudi après-midi à Dakar, des accords de coopération portant sur le tourisme, le transport ferroviaire, le commerce, les hydrocarbures, l’énergie et les mines. « Ces accords marquent notre volonté commune de faire avancer avec vigueur les relations de coopération entre nos deux pays », a déclaré le président Sall au cours d’un point de presse commun.

    Selon les statistiques officielles, les échanges commerciaux entre les deux pays ont atteint 205 millions de dollars en 2017 avec une balance commerciale largement favorable à la Turquie.

    Le président Sall a indiqué que l’objectif à court terme est de porter ces échanges à 400 millions de dollars américains, rappelant que plusieurs projets de la ville de Diamniadio, à une quarantaine de kilomètres à l’est de Dakar, ont été réalisés grâce aux investissements turcs chiffrés à 300 millions de dollars américains.

    « Avec chaque jour qui passe, nos relations avec l’Afrique se renforcent, sur les plans du tourisme, de la culture, du commerce et de l’enseignement » s’est félicité le président turc dès l’entame de cette nouvelle tournée. En décembre dernier, Erdogan avait effectué une autre tournée africaine, se rendant au Tchad, en Tunisie et au Soudan.

    Les écoles Gülen dans la ligne de mire

    En parallèle du renforcement des liens diplomatiques et économiques avec les pays africains, le président turc s’efforce de combattre l’influence qu’y a bâtie le prédicateur turc Fethullah Gülen, bête noire d’Ankara qui l’accuse d’avoir fomenté le putsch manqué en 2016. Le Sénégal et le Mali ont fermé lundi des écoles privées gérées par des groupes proches du prédicateur turc exilé Fethullah Gülen, une décision qui inquiète les parents d’élèves dans les deux pays.

    Les autorités sénégalaises avaient en décembre 2016 déjà retiré l’arrêté d’agrément à cette association turque qui assurait depuis 1999 la gestion du groupe scolaire. Baskent Egetim, qui a dénoncé des pressions du président turc Recep Tayyip Erdogan, a été remplacée par la Fondation turque Maarif. Les avocats de Yavuz Selim ont depuis porté plainte contre l’État du Sénégal et l’affaire est pendante devant la justice.

    Au Mali, un document officiel daté du 12 août, signé par le gouvernement et la Fondation Maarif, abroge les arrêtés de création et d’ouverture des quatre établissements dans le pays (dits « écoles Collèges Horizon »), trois dans la capitale et un autre à Ségou (centre). Ces écoles, qui comptent environ 3 000 élèves, ont été confiées à la Fondation Maarif dont le dirigeant Birol Akgün accompagne le président dans sa tournée actuelle.

    Dès l’échec du putsch du 15 juillet 2016, qu’il accuse Fethullah Gülen d’avoir fomenté, ce que l’intéressé nie catégoriquement, le président Erdogan avait lancé une offensive contre toutes les écoles et universités du prédicateur, en Turquie et dans 120 pays.

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    Arrestations en Arabie saoudite : le prince Al-Walid voit le cours de son groupe chuter https://www.coupdegriffeactu.com/2017/11/05/arrestations-en-arabie-saoudite-le-prince-al-walid-voit-le-cours-de-son-groupe-chuter/ https://www.coupdegriffeactu.com/2017/11/05/arrestations-en-arabie-saoudite-le-prince-al-walid-voit-le-cours-de-son-groupe-chuter/#comments Sun, 05 Nov 2017 15:03:59 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=6446

     

    Prince Al-Walid1© Malick MBOW
    Prince Al-Walid1© Malick MBOW
    Arrestations en Arabie saoudite : le prince Al-Walid voit le cours de son groupe chuter

    INFOGRAPHIE – Le cours de Kingdom Holding Company a perdu environ 15% de sa valeur depuis le début de l’année. Le prince Al-Walid a des intérêts dans plusieurs multinationales, dont Apple ou Euro Disney. Il possède également plus de 200 hôtels dans le monde.

    Le cours de Kingdom Holding Company, société internationale d’investissement détenue à 95% par le prince et milliardaire saoudien Al-Walid ben Talal, a chuté de 9,9% à l’ouverture dimanche, au lendemain de son arrestation présumée.

    » LIRE AUSSI – Spectaculaire vague d’arrestations en Arabie saoudite

    L’indice Tadawul All-Shares (Tasi), la Bourse la plus importante des pays arabes, était également en baisse, de 1,6%, une minute seulement après son ouverture, à la suite de l’arrestation de princes et de dizaines de ministres dans une purge sans précédent en Arabie saoudite. Le cours de Kingdom Holding Co – société ayant des intérêts notamment dans les géants américains Citigroup, Apple ou le parc d’attractions Euro Disney – n’ont pas chuté davantage car, selon le règlement de la bourse saoudienne, les actions ne peuvent baisser de plus de 10% lors d’une session.

    Depuis le début de l’année, Kingdom Holding Co a perdu environ 15% de sa valeur mais la société a annoncé plus tôt dimanche une hausse de ses profits pour le troisième trimestre et les neuf premiers mois de l’année. Cette annonce intervient alors que 11 princes et des dizaines de ministres, anciens et actuels, ont été arrêtés samedi soir en Arabie saoudite, selon des médias, au cours d’une purge sans précédent das le royaume ultra-conservateur. Parallèlement, les puissants chefs de la Garde nationale saoudienne, une force d’élite intérieure, et de la Marine ont été limogés.

    LIRE AUSSI: Mohammed Ben Salman, l’homme derrière la purge anti-corruption

    Ces arrestations et limogeages sont intervenus quelques heures après la création, par décret royal, d’une commission anticorruption dirigée par le prince héritier et homme fort du royaume, Mohammed ben Salmane, âgé de 32 ans et surnommé «MBS».

    Al-Walid ben Talal, une fortune évaluée à 32 milliards de dollars

    Le prince saoudien Al-Walid Ben Talal détient notamment 50% des Four Seasons Hotel – dont l’hôtel George V dans le VIIIe arrondissement de Paris, racheté en 1996 – 33,3 % des Mövenpick Hotels & Resorts, et les Fairmont Hotels and Resorts, soit plus de 200 hôtels dans le monde. En 2013, sa fortune est évaluée par Bloomberg à 26 milliards de dollars, au 20e rang mondial. La même année, il accuse Forbes d’avoir sous-estimé sa fortune, à 20 milliards de dollars.

    En 2015, il s’engage à verser l’intégralité de sa fortune, estimée alors à 32 milliards de dollars à sa fondation Alwaleed Philantropies. «Toute ma fortune m’a été donnée par Dieu et par ma grande nation. Cette fortune, je l’offre à l’humanité, et l’humanité n’a ni religion, ni race, ni sexe», avait déclaré le prince, «cet engagement philanthropique va aider à jeter des ponts entre les cultures, développer les communautés, promouvoir les droits des femmes, aider les jeunes, fournir des secours en cas de catastrophes naturelles et créer un monde plus tolérant».

    Cette annonce du prince Al-Walid s’est inscrit dans la campagne du «Giving Pledge» («la promesse de donner» en français), une opération lancée par Bill Gates et Warren Buffet en 2010, afin de demander aux plus grosses fortunes mondiales de s’engager à donner 50% ou plus de leur fortune à des œuvres caritatives.

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    Purge historique en Arabie saoudite avec arrestations de princes et de ministres https://www.coupdegriffeactu.com/2017/11/05/purge-historique-en-arabie-saoudite-avec-arrestations-de-princes-et-de-ministres/ https://www.coupdegriffeactu.com/2017/11/05/purge-historique-en-arabie-saoudite-avec-arrestations-de-princes-et-de-ministres/#comments Sun, 05 Nov 2017 13:10:38 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=6442 Mohammed-Bin-Salman-Al-Saud © Malick MBOW
    Mohammed-Bin-Salman-Al-Saud © Malick MBOW

    Le Parisien (avec AFP)|05 novembre 2017

    Le prince héritier cherche à asseoir son autorité pour mener un certain nombre de réformes majeures.

    Onze princes et des dizaines de ministres, anciens et actuels, ont été arrêtés samedi soir en Arabie saoudite. Il s’agit d’une purge sans précédent qui doit permettre au jeune prince héritier de consolider son pouvoir. Parallèlement, les puissants chefs de la Garde nationale saoudienne, une force d’élite intérieure, et de la Marine ont été limogés.

    Ces arrestations et limogeages sont intervenus quelques heures après la création, par décret royal, d’une commission anticorruption dirigée par le prince héritier et homme fort du royaume ultraconservateur, Mohammed ben Salmane, âgé de 32 ans et surnomé MBS.

    Le conseil des religieux approuve la lutte anticorruption

    Selon la chaîne satellitaire Al-Arabiya, à capitaux saoudiens, onze princes, quatre ministres et des dizaines d’anciens ministres ont été arrêtés alors que la commission a lancé une enquête sur les inondations qui ont dévasté en 2009 la ville portuaire de Jeddah (Ouest du pays), sur la mer Rouge, à la suite de pluies torrentielles qui ont fait une centaine de morts. L’agence de presse officielle saoudienne SPA a indiqué que le but de la commission est de «préserver l’argent public, punir les personnes corrompues et ceux qui profitent de leur position». Le conseil des religieux a rapidement réagi sur son compte Twitter en affirmant que la lutte contre la corruption est «aussi importante que le combat contre le terrorisme».

    Parmi les personnes arrêtées figure le prince et milliardaire Al-Walid ben Talal, selon des sites web saoudiens. Cette information n’a pas été confirmée officiellement. Une source aéroportuaire a par ailleurs indiqué que les forces de sécurité ont cloué au sol des avions privés à Jeddah pour empêcher que certaines personnalités quittent le territoire. «L’étendue et l’ampleur de ces arrestations semblent être sans précédent dans l’histoire moderne de l’Arabie saoudite», a affirmé Kristian Ulrichsen, spécialiste du Golfe à l’institut Baker de l’université Rice, aux Etats-Unis. «Si la détention du prince Al-Walid ben Talal se confirme, elle constituera une onde de choc sur le plan intérieur et dans le monde des affaires internationales», estime cet expert. Le cours de son groupe a en tout cas chuté de 10% ce dimanche. Il a des intérêts, entre autres, dans les géants américains Citigroup et Apple, et dans le parc d’attractions Euro Disney.

    Une purge pour l’exemple en Arabie Saoudite

    Contrôlant les principaux leviers du gouvernement, de la défense à l’économie, Mohammed ben Salmane semble chercher à étouffer les contestations internes avant tout transfert formel du pouvoir par son père, le roi Salmane, âgé de 81 ans.

    Fin octobre, MBS, issu de la jeune génération princière saoudienne, a promis une Arabie «modérée», en rupture avec l’image d’un pays longtemps considéré comme l’exportateur du wahhabisme, une version rigoriste de l’islam qui a nourri nombre de djihadistes dans le monde. «Nous n’allons pas passer 30 ans de plus de notre vie à nous accommoder d’idées extrémistes et nous allons les détruire maintenant», a-il assuré sous les applaudissements des participants à un forum économique baptisé le «Davos dans le désert» (en référence au forum économique de Davos, en Suisse) qui a attiré 2 500 décideurs du monde entier.

    MBS a lancé plusieurs chantiers de réformes (droit de conduire pour les femmes et ouvertures de cinémas notamment) qui marquent le plus grand bouleversement culturel et économique de l’histoire moderne du royaume, avec une marginalisation de fait de la caste des religieux conservateurs. Dans le même temps, il a oeuvré pour renforcer son emprise politique sur le pouvoir, procédant notamment en septembre à une vague d’arrestations de dissidents, dont des religieux influents et des intellectuels. Selon des analystes, nombre de ces dissidents critiquaient la politique étrangère musclée du jeune prince héritier, comme le boycott du Qatar, ainsi que certaines réformes comme la privatisation d’entreprises publiques et la réduction des subventions de l’Etat.

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