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DE NOTRE CORRESPONDANT À LONDRES, MARC ROCHE
Modifié le 19/01/2020 à 11:35 – Publié le 19/01/2020
L’accord trouvé entre Elizabeth II et le couple – qui renonce à ses titres royaux – marque le triomphe de la reine qui a su parfaitement manœuvrer.
Victoire inespérée pour Harry et Meghan qui vont pouvoir voler de leurs propres ailes en commercialisant l’image « Sussex » depuis l’Amérique du Nord où le couple passera l’essentiel de son temps ? Ou triomphe de la reine Elizabeth II déterminée à se débarrasser d’une « branche pourrie » potentielle en défendant bec et ongles l’ordre de succession au trône d’Angleterre ?
À lire le communiqué publié samedi soir sur le règlement de la crise dynastique, si les apparences vont plutôt en faveur de la première version, la réalité est bien plus proche de la seconde. « Ils sont out », proclame le Sunday Times en résumant le sentiment général de la presse dominicale.
En effet, la reine Elizabeth II a obtenu gain de cause sur toute la ligne. La souveraine reprend au duo le titre d’Altesse royale réservé aux membres de la famille royale exerçant des fonctions de représentation. Elle avait fait de même avec la princesse Diana après son divorce du prince Charles en 1996. Finie la révérence pour les dames et l’inclinaison de la tête pour les hommes ! Le nouveau titre nobiliaire de duc et duchesse du Sussex, accordé dans la foulée du mariage hautement médiatisé du 19 mai 2018, est vidé de tout contenu.
Aux yeux d’Elizabeth II, la brutalité a le bénéfice de la clarté
Par ailleurs, Harry et Meghan vont devoir rembourser au contribuable les 2,4 millions de livres (2,8 millions d’euros) qu’a coûté la rénovation de Frogmore Cottages, dans le parc de Windsor. Le manoir reste leur base britannique, mais ils devront payer un loyer au tarif locatif au propriétaire, à savoir Sa Majesté. La protection policière dont ils bénéficiaient passe également à la trappe, ce qui permet à la police, très sollicitée, de faire des économies substantielles.
Leur seule consolation, ils restent membres de la famille royale. Appartenir à un nœud de vipères à côté duquel les Borgia sont des amateurs n’est toutefois pas une sinécure.
Une séparation claire sans ambages ni louvoiements : aux yeux d’Elizabeth II, la brutalité a le bénéfice de la clarté. Lors du sommet de Sandringham, qui s’est déroulé la semaine dernière entre le chef de l’État, son fils et ses deux petits-fils, pour régler la crise, la reine avait empêché Meghan de participer par vidéoconférence depuis le Canada. À l’évidence, Harry ne fait pas le poids face au trio. Âgée de 93 ans, la reine est d’une habilité redoutable pour se débarrasser de tous les gêneurs. L’élimination du duc et de la duchesse de Windsor, de Lord Mounbatten, de Diana Spencer, d’Andrew et de son ex-épouse Sarah, souligne un formidable savoir-faire en la matière.
William et Kate, les grands gagnants…
En outre, l’accord n’est pas une bonne affaire pour le prince Charles obligé de régler de sa propre poche le volet financier. Or, sa caisse personnelle, le duché de Cornouailles, est confrontée aux difficultés économiques liées au Brexit. Par ailleurs, de facto régent du royaume en raison de l’âge avancé du monarque, ce partisan de la méthode douce a été court-circuité une nouvelle fois par sa mère.
En revanche, William et Kate sont les grands gagnants du bras de fer. Le duc de Cambridge et son fils George sont désormais au cœur de la succession d’une monarchie réduite aux acquêts. Son épouse, Kate, qui a fait un sans-faute sur le mode « sois belle et tais-toi », a écrasé sa rivale Meghan dans le cœur des Britanniques.
… et Harry le grand perdant
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Pascal Boniface, directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques, a expliqué, samedi sur franceinfo, que la seule solution pour le président catalan Carles Puigdemont d’avoir du soutien est de passer pour « une victime » ou de se présenter en « héros de la liberté ».
Le président catalan Carles Puigdemont, le 27 octobre 2017, après la déclaration d’indépendance de la Catalogne. (JOSEP LAGO / AFP)
franceinfoRadio France
Mis à jour le 28/10/2017
La Catalogne s’est réveillée, samedi 28 octobre, sous la tutelle de Madrid, aussitôt après avoir déclaré son indépendance. « Il n’y a aucun dialogue entre les deux protagonistes, ce qui conduit à une crise qui nous fait entrer dans l’inconnu », estime sur franceinfo Pascal Boniface, directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris). Pour lui, le président de la région Carles Puigdemont est « dans l’impasse » et « cherche certainement à devenir la victime ».
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Au lendemain de la proclamation de l’indépendance de la Catalogne, le gouvernement espagnol dirigé par Mariano Rajoy a annoncé la destitution du chef opérationnel de la police catalane, Josep Lluis Traper. Vendredi soir, la destitution du président séparatiste catalan Carles Puigdemont et la dissolution du Parlement régional avaient également été signifiés.
franceinfo : Quelle stratégie peut adopter Carles Puigdemont face à Madrid ?
Pascal Boniface : Il est un peu dans l’impasse et il cherche certainement à devenir la victime. La réaction forte de Madrid fait qu’il y a toujours une escalade dans l’affrontement avec Barcelone. Puigdemont voit dans cette escalade le seul moyen de gagner. Le fait qu’il puisse être éventuellement arrêté serait, d’un certain côté, une victoire pour lui. Rajoy avait perdu la bataille des images lorsqu’il avait envoyé des gardes civiles dans des bureaux de vote, même si ceux-ci étaient illégaux.
Le dialogue est impossible entre Madrid et Barcelone ?
Il n’y a aucun dialogue entre les deux protagonistes, ce qui conduit à une crise qui nous fait entrer dans l’inconnu. Il est à peu près impossible de mettre en place l’indépendance que réclame Puigdemont, mais restaurer l’autorité de Madrid sur l’ensemble de la Catalogne n’est pas non plus une mince affaire. Et, il n’est pas certain que Rajoy puisse y parvenir.
De quels soutiens politiques bénéficie Carles Puigdemont aujourd’hui ?
Puigdemont est isolé en Espagne et isolé au sein de l’Union européenne. Les indépendantistes disaient que la Catalogne serait presque automatiquement membre de l’Union européenne. Or, de façon logique et attendue, tous les pays de l’UE condamnent cette indépendance. La seule façon pour Puigdemont d’obtenir du soutien est de jouer sur les Catalans et l’opinion publique en apparaissant comme une victime et comme étant le héros de la liberté qui est combattu par le pouvoir central de Madrid. Il ne faudrait pas que Rajoy lui permette de jouer ce rôle-là. Mais il n’est pas certain que Rajoy ne tombe pas dans ce piège.
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M6info
Après avoir envisagé des élections régionales anticipées, le président de la Généralité s’en remet finalement au Parlement catalan.
Carles Puigdemont fait volte-face. Le président de la Généralité de Catalogne a annoncé jeudi qu’il avait décidé de ne pas organiser d’élections régionales anticipées. Dans une courte allocution, il a dit avoir envisagé cette option avant de l’exclure.
“J’étais prêt à appeler à des élections si des garanties étaient fournies. Aucune garantie ne justifie d’appeler aujourd’hui à des élections”, a-t-il déclaré.
L’indépendance dans les mains du Parlement
Puigdemont a ajouté qu’il appartenait à présent au Parlement de Catalogne de continuer sur la voie du mandat en faveur de l’indépendance donné par les électeurs lors du référendum du 1er octobre.
Des membres de la coalition indépendantiste avaient annoncé dans la journée que le gouvernement autonome envisageait de convoquer des élections régionales anticipées pour calmer les tensions entre les autorités de Barcelone et le gouvernement espagnol.
Confusion et pression
Alors que le Sénat espagnol doit se réunir vendredi pour valider l’article 155 de la Constitution activant la suspension de l’autonomie catalane, le président de la Généralité, Carles Puigdemont, devait justement annoncer ce midi la tenue d’élections régionales pour le 20 décembre, selon la Vanguardia.
Mais coup de théâtre, il y a renoncé à la dernière minute, sans explication. Il devrait en fin de compte prendre la parole devant le parlement de Barcelone censé se réunir à 17h.
Le dirigeant régional doit composer avec des pressions venant de toute part, y compris de ses propres rangs. Le parti conservateur indépendantiste l’intimerait en effet de convoquer immédiatement des élections régionales.
Mais un autre parti du camp séparatiste le pousserait à faire une déclaration unilatérale d’indépendance de la région du nord-est de l’Espagne aux 7,5 millions d’habitants.
Une fois l’article 155 voté, une gestion directe de la région par le gouvernement central serait instaurée. Auquel cas, le président de la Catalogne Carles Puigdemont perdrait tous ses pouvoirs, d’où l’urgence pour Barcelone d’agir rapidement.
Le Sénat vote Vendredi
Le Sénat espagnol doit voter vendredi la mise en oeuvre de l’article 155 qui permettra à Madrid d’administrer directement la Catalogne et à faire ainsi échec aux ambitions indépendantistes après le référendum d’autodétermination du 1er octobre, déclaré illégal par les autorités centrales.
Les mesures de mise sous tutelle de la Catalogne souhaitées par le gouvernement espagnol portent atteinte “frontalement” à plusieurs articles de la Constitution, estime pourtant le président catalan dans une lettre au Sénat.
En outre, Carles Puigdemont a repoussé mercredi une invitation à s’exprimer devant le Sénat espagnol. Quelques heures auparavant, des conseillers de Puigdemont avaient pourtant indiqué qu’il se rendrait probablement devant la chambre haute du parlement espagnol à Madrid.
Madrid demande aux Catalans d’accepter sa tutelle
Après avoir suspendu son autonomie samedi, Madrid souhaiterait encore renforcer sa mainmise sur la Catalogne. Ainsi, un représentant unique pourrait être temporairement nommé pour gouverner la région. Ce cas de figure, qui interviendrait une fois l’article 155 voté par le Sénat, a été envisagé lundi par Soraya Saenz de Santamaria, la vice-Présidente du gouvernement espagnol, sur une station de radio.
Accepter l’autorité de Madrid et ignorer les instructions des dirigeants indépendantistes, c’est pourtant l’appel adressé dimanche au peuple catalan par le ministre espagnol des Affaires étrangères, Alfonso Dastis. Cette invitation à s’en remettre à Madrid intervient après la dissolution de l’exécutif régional et la mise sous tutelle du parlement de Barcelone annoncées par Mariano Rajoy, samedi.
“Restaurer l’ordre légal”
“Nous allons établir les autorités qui vont gérer les affaires catalanes au jour le jour, conformément aux lois et aux normes catalanes (…) J’espère que tout le monde ignorera les instructions qu’ils ont l’intention de donner, parce qu’ils n’aurons pas l’autorité légale de le faire”, a ajouté Alfonso Dastis.
Puigdemont s’en remet au Parlement catalan
Carles Puigdemont, président de l’exécutif catalan, a jugé samedi les décisions de Madrid inacceptables. Sans jouer, pour l’instant, la carte de la proclamation unilatérale d’indépendance, il a demandé au Parlement régional de débattre des mesures prises par le gouvernement central.
“Les Catalans ne peuvent accepter les mesures prises par Madrid”. Carles Puigdemont a estimé, samedi soir, que ces mesures étaient les “les pires attaques contre les institutions et le peuple de Catalogne depuis la dictature militaire de Francisco Franco”.
“Je demande au Parlement de se réunir en séance plénière afin que nous, représentants de la souveraineté des citoyens, puissions décider de la réponse à apporter à cette tentative de liquidation de notre gouvernement et de notre démocratie, et agir en conséquence”, a ajouté Carles Puigdemont.
Parlant d’un coup d’État, Carme Forcadell, présidente de la chambre, a quant à elle promis de tout faire pour préserver la souveraineté de l’institution.
Article 155 activé par Madrid
Mariano Rajoy, a en effet annoncé samedi midi que son gouvernement avait activé l’article 155. C’est la première fois depuis le retour de la démocratie en Espagne dans les années 1970 que Madrid invoque ce texte de la Constitution, qui prévoit la suspension de l’autonomie d’une région par le gouvernement central espagnol.
Destitution de Puigdemont
Les prérogatives du Parlement de Catalogne seront dorénavant encadrées et les pouvoirs de l’administration catalanes transférés au gouvernement central. Par ailleurs, le chef du gouvernement espagnol va demander au Sénat d’approuver la destitution du président de la généralité de Catalogne, Carles Puigdemont. Le gouvernement souhaite ainsi la tenue d’élections en Catalogne dans les six mois.
Mariano Rajoy a reçu vendredi le soutien clair du roi d’Espagne, Felipe VI, pour qui “la Catalogne est et restera une composante essentielle” de l’Espagne. Il a obtenu également le soutien de l’opposition pour mettre la Catalogne sous tutelle.
Il appartient désormais au Sénat d’approuver ou non la mise en oeuvre de ces mesures d’exception. Un vote est prévu vendredi prochain 27 octobre à la chambre haute du Parlement
Rassemblement à Barcelone
Des dizaines de milliers d’indépendantistes catalans, 450.000 manifestants selon la police locale, le président du gouvernement catalan Carles Puigdemont en tête, ont envahi le centre de Barcelone samedi pour réclamer l’indépendance.
“Il est temps de déclarer l’indépendance”, a affirmé Jordi Balta, 28 ans, employé dans une papeterie, jugeant que l’heure n’était plus au dialogue.
La manifestation prévue à l’origine pour réclamer la libération de deux leaders séparatistes, Jordi Cuixart, de Omnium Cultural, et Jordi Sánchez, de l’Assemblée nationale catalane (ANC), emprisonnés pour sédition, a changé de tournure après les annonces de Madrid.
Indépendance catalane : manifestation à Barcelone des séparatistes
Les organisations de masse catalanes ANC et Omnium, qui militent pour l’indépendance de la région, avaient appelé leurs partisans à se rassembler à partir de 17h00 à Barcelone, la capitale régionale, pour protester contre le placement en détention de leurs dirigeants pour des accusations de sédition.
Le bras de fer entre Madrid et l’exécutif catalan dure depuis des semaines et l’organisation, jugée illégale par la Cour constitutionnelle d’Espagne, d’un référendum d’autodétermination en Catalogne qui s’est tenu le 1er octobre et s’est soldé par une très large majorité de votants en faveur de l’indépendance, même si le taux de participation n’a été que de l’ordre d’un peu plus de 40%.
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