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Par Julien Peyron

© NICHOLAS KAMM / AFP
Acquittal (Acquittement). Après « impeachment », c’est le mot qui devrait faire fureur à Washington ces prochains jours. Donald Trump vient d’être blanchi par le Sénat qui le jugeait pour « abus de pouvoir et obstruction des travaux du Congrès ». Deux chefs d’accusation qui avaient été retenus par la Chambre des représentants, à majorité démocrate, mais qui n’ont pas convaincu les sénateurs. L’affaire ukrainienne devrait à présent retomber : le président ne sera pas destitué avant la fin de son mandat.
Si, dès le début, l’issue du procès ne faisait pas de doute – les démocrates eux-mêmes n’y croyaient pas vraiment – les conditions dans lesquels il s’est tenu semblent renforcer Trump et le camp républicain. Une procédure express, aucun témoin entendu et un président qui a pu tweeter librement tout le mal qu’il pensait de ce procès politique en forme de « chasse aux sorcières ». Le rythme s’est accéléré jeudi soir, quand il a été clair que les sénateurs bloqueraient l’audition de témoins potentiellement gênants pour le président. Au premier rang de ceux-ci, John Bolton l’ancien conseiller à la sécurité nationale, qui doit sortir prochainement un livre dans lequel il met en cause Trump dans l’affaire ukrainienne.
Lire aussi Luc de Barochez – Le procès de Trump pervertit la démocratie
Quatre mois d’enquête et de procès viennent de prendre subitement fin sans que l’opinion publique américaine semble avoir changé d’avis sur le président – la cote de popularité de Trump n’a pas frémi. Les dirigeants démocrates avaient longtemps refusé de se lancer dans ce procès perdu d’avance. Mais leur chef, Nancy Pelosi, a fini par céder à sa base, très militante et qui rêve d’« impeachment » depuis que Trump a été élu. Peut-être nourriront-ils des regrets quand celui-ci s’emparera de son acquittement comme d’un nouvel élément de campagne.
Car le voilà requinqué à neuf mois de la présidentielle. Trump paraît plus fort que jamais alors que les démocrates entament tout juste le processus de désignation de leur candidat. Ils semblent toujours aussi partagés entre un candidat très à gauche, de type Bernie Sanders ou Elizabeth Warren, ou un plus modéré, que certains estiment mieux à même de battre l’épouvantail Trump. Le dernier meeting de celui-ci s’est tenu dans l’Iowa, l’État dans lequel les démocrates viennent de s’affronter, preuve que la campagne est bien lancée.
Lire aussi Gérard Araud – L’« impeachment de Trump, un procès surtout politique
Avec la fin du procès se termine un épisode du long feuilleton qui conduit au 4 novembre 2020 et l’élection présidentielle. Trump aura franchi l’obstacle sans encombre, les démocrates vont devoir le battre « à la régulière » s’is ne veulent pas qu’il reste quatre années de plus à la Maison-Blanche.

31/10/2019
La Chambre des représentants a voté pour le lancement d’une procédure de destitution à l’encontre du président Donald Trump. Ce dernier a rapidement dénoncé « la plus grande chasse aux sorcières de l’Histoire américaine! ».
La Chambre américaine des représentants a approuvé ce jeudi l’enquête en vue d’une procédure explosive de destitution contre Donald Trump, la propulsant dans une nouvelle phase publique.
La Chambre des représentants, à majorité démocrate, a adopté cette résolution par 232 voix favorables contre 196 voix. Les élus se sont donc très largement conformés aux consignes de leurs partis, à l’exception de deux démocrates, les républicains faisant bloc autour de Donald Trump en dénonçant une « mascarade ».
« La plus grande chasse aux sorcières de l’Histoire! »
Les parlementaires démocrates tentent de démontrer que Donald Trump a fait pression sur Kiev pour obtenir de quoi salir l’ancien vice-président démocrate, Joe Biden, bien placé pour l’affronter lors de l’élection de 2020. Le président américain dément tout manquement à ses fonctions et se dit visé par un « coup d’Etat ».
Le président Donald Trump a immédiatement réagi en publiant un tweet en lettres capitales. Il dénonce « LA PLUS GRANDE CHASSE AUX SORCIERES DE L’HISTOIRE AMERICAINE ». « C’est inique, anticonstitutionnel et fondamentalement anti-américain », a renchéri la Maison Blanche.
The Greatest Witch Hunt In American History!
— Donald J. Trump (@realDonaldTrump) October 31, 2019
Le 24 septembre, Nancy Pelosi avait décidé d’engager son parti sur la voie périlleuse de l' »impeachment » (mise en accusation du président) après des révélations sur un appel téléphonique entre Donald Trump et son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky au coeur de l’été.
Abus de pouvoir à des fins personnelles?
Les démocrates accusent Donald Trump d’avoir abusé de son pouvoir à des fins personnelles, Joe Biden étant bien placé pour l’affronter lors de la présidentielle de 2020. Affirmant être visé par un « coup d’Etat », l’homme d’affaires martèle que cet appel était « irréprochable ».
Les démocrates ont déjà entendu une douzaine de diplomates et conseillers de la Maison Blanche à huis clos. Selon les éléments qui ont fuité, des ambassadeurs et des hauts responsables ont livré des témoignages parfois accablants pour la Maison Blanche.
Un conseiller à la Maison Blanche spécialiste de la Russie, Tim Morrison, était à son tour entendu jeudi. Il aurait été témoin des pressions exercées par Donald Trump sur Kiev, en mettant une importante aide militaire américaine dans la balance, selon d’autres personnes auditionnées. Tim Morrison a démissionné ce mercredi, a indiqué un haut responsable de la Maison Blanche.
Jeanne Bulant avec AFP
]]>Par LEXPRESS.fr avec AFP , publié le , mis à jour à

Le pourcentage d’Américains soutenant la politique de Donald Trump a reculé de quatre points entre avril et août.
afp.com/MANDEL NGAN
Fin d’été difficile pour le leader du monde libre, si l’on en croit les sondages. 49% des personnes interrogées dans le cadre d’un sondage Washington Post-ABC Newsont répondu que le Congrès devrait lancer un processus de destitution contre Donald Trump, tandis que 46% ont dit s’y opposer.
Seulement 36% des Américains approuvent l’action de Trump à la Maison Blanche. Dans le dernier sondage effectué pour les deux médias en avril, la politique du 45e président des États-Unis était approuvée par 40% des Américains et désapprouvée par 56% d’entre eux. La marge d’erreur du sondage est de 3,5 points.
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Ce sondage a été effectué auprès de 1 003 adultes entre le 26 et le 29 août, alors que l’ancien directeur de campagne de Trump, Paul Manafort, était jugé pour fraudes fiscales et bancaire et que son ex-avocat personnel, Michael Cohen, plaidait coupable de huit chefs d’accusation, dont cinq pour fraude fiscale et deux pour violation des lois sur le financement des campagnes électorales.
Par ailleurs, 53% des personnes interrogées ont indiqué penser que le président s’était rendu coupable d’entrave à la justice en tentant d’interférer dans l’enquête du procureur spécial Robert Mueller sur des soupçons de collusion entre l’équipe de campagne de Trump et la Russie.
35% des Américains estiment au contraire que le président n’avait pas cherché à interférer dans cette investigation, que le locataire de la Maison Blanche a dénoncée comme étant une « chasse aux sorcières ». 63% des personnes interrogées ont dit soutenir l’enquête de Robert Mueller, contre 29% qui s’y opposent.
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Les chiffres sont meilleurs pour Donald Trump concernant l’économie, selon le même sondage: 45% des personnes interrogées approuvent sa gestion de l’économie (45% désapprouvent).
La popularité du président républicain varie grandement selon les orientations politiques: 78% des Républicains approuvent son action, tandis que 93% des démocrates et 59% des indépendants la désapprouvent.