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Par Laurent Léger, publié le

Migrants secourus après le naufrage de leur embarcation au large de Chypre-Nord, durant l’été 2018.
afp.com/Olmo Calvo
Alors que 150 migrants restent bloqués dans un port italien, Rome refusant de les laisser débarquer, une note signée de la ministre chargée des Affaires européennes auprès de Jean-Yves Le Drian, Nathalie Loiseau, datée du 3 août 2018 estampillée « confidentiel », et que L’Express s’est procurée, est particulièrement éclairante sur les coulisses des enjeux sur les questions des migrations.
La ministre estime tout d’abord que Paris doit « prendre la mesure de la faiblesse » de son discours et « continuer à apporter des idées nouvelles conformes à [ses] valeurs comme à [ses] intérêts ». L’objectif est affiché sans fard : il s’agit de « maîtriser le narratif sur la question migratoire plutôt que de le subir ». La communication avant tout.
Elle souligne que « les leaders populistes » européens (en Italie ou en Hongrie notamment) n’ont pas l’intention d’abandonner de sitôt « le « filon » migratoire » et vont, selon le document que nous révélons, « continuer à vouloir imposer leur propre lecture (l’Italie abandonnée, l’Europe inefficace, la souveraineté et l’identité des pays européens menacées) et leurs propres pratiques: refoulement collectif, fermeture des ports, sans compter le risque de dénonciation par l’Italie de l’accord de Chambéry ». Il s’agit d’un texte régissant la coopération policière et douanière entre Paris et Rome.
Nathalie Loiseau observe ensuite que l’Union a été capable, au moment de la crise migratoire de 2015, d’absorber « l’arrivée de près de 2 millions de personnes », alors qu’elle ne disposait pas de compétences étendues. De quoi démolir « le mythe de »l’Europe passoire » ». Confrontée aux blocages italiens, elle souligne aussi que les faits permettent de combattre l’idée d’une Italie « abandonnée à elle-même » qui serait le pays « de première entrée le plus exposé », dès lors que cette idée « est maniée par l’extrême-droite et que la situation est profondément mouvante ». Non seulement la cartographie des filières a évolué, mais « l’Union n’a pas toujours pu être aussi présente en Italie qu’elle l’aurait souhaité », révèle-t-elle, rappelant – sans les détailler – les difficultés rencontrées sur place autant « par la DGSI » que par le dispositif « Frontex » – les gardes-côtes et gardes-frontières européens -, toutes deux « confrontées à des arguments italiens de souveraineté », ainsi qu’à un « nombre et fonctionnement insuffisant de hot spots » (ces points d’entrée où les migrants sont identifiés et enregistrés).
De toute façon, la question migratoire « ne se résume pas à limiter les arrivées ou les mouvements », mais à savoir « comment mieux intégrer les migrants, éviter leur concentration dans des conditions déplorables au coeur des métropoles » et « garantir le retour » dans leur pays des migrants économiques.

Des migrants attendent toujours de pouvoir débarquer du bateau Diciotti, bloqué dans le port de Catane, en Italie, le 21 août 2018. REUTERS/Antonio Parrinello
REUTERS
Les solutions prônées par le Conseil européen de juin seraient, elles, « peu opérantes » et « pèchent par leur absence de calendrier et de méthode », quand la présidence autrichienne « risque sur ces sujets de se montrer inefficace, voire dangereuse ». Pourtant, la ministre a assuré le contraire, le 22 août dernier, sur Europe 1: « Tout ça est en cours, tout ça, ça roule ».
Or les plateformes de débarquement, écrite-elle dans sa note, personne n’en veut. La coopération avec la Libye ? Elle fonctionne médiocrement; le soutien à la formation des gardes-côtes libyens est « pris en charge par l’Italie depuis plusieurs années » et le sujet s’avère particulièrement délicat: « Rome ne souhaite pas nous y voir s’immiscer et empêchera toute autre contribution qu’une participation financière venant des autres Européens ».
L’opération navale Sophia, composée de militaires européens afin de lutter contre les passeurs et les trafics d’armes ? C’est une « mauvaise réponse à de vrais défis ». Elle constitue surtout un « outil efficace de sauvetage des vies humaines de migrants en perdition ». C’est pour cela, affirme la ministre, que Matteo Salvini voit aujourd’hui Sophia « avec méfiance » : « Nous devons lui laisser supporter le coût moral d’un arrêt éventuel de l’opération (créée à la demande de l’Italie) » en résistant à l’envie de sauver « à tout prix » un instrument qui n’est pas adapté. Constatant que le travail contre les passeurs s’est avéré insuffisant, la ministre suggère de mettre sur pied une « conférence internationale sur la lutte contre le trafic d’êtres humains ».
Que suggère la ministre en charge de l’Europe sur Frontex? Il s’agit de bien réfléchir avant de proposer sa consolidation. Certes, il faudrait « beaucoup plus d’hommes, dotés d’un mandat renforcé », mais un garde-frontières finlandais ne parlant ni grec ni arabe ne sera « d’aucune utilité » dans les îles grecques et « il sera coûteux ». Quant à la révision du règlement de Dublin sur l’accueil en Europe des demandeurs d’asile, envisagée depuis longtemps, « en théorie nous y avons intérêt ». Mais « le contexte politique actuel en Europe incite néanmoins au réalisme et donc à la prudence: le tour de table européen comporte aujourd’hui un trop grand nombre d’acteurs » qui ont intérêt à le « faire exploser » – l’Italie, mais aussi dans une moindre mesure la Grèce et l’Espagne, écrit la ministre, pourraient en effet aisément « renoncer à leur responsabilité de pays de première entrée, voire à enregistrer les arrivants ». Entraînant ainsi des conséquences fâcheuses pour le reste de l’Union.
Il faut « avancer sur les centres contrôlés, insiste encore la ministre, qualifiant ces lieux (où sont identifiés puis triés les demandeurs d’asile politique, qu’il s’agit d’accueillir, et les migrants économiques, dont l’Europe ne veut pas) de « seule réponse possible à la question lancinante du sauvetage en mer ». En tout cas, l’Europe « en maîtrise de son destin » voulue par Nathalie Loiseau risque d’être toujours plus difficile à rassembler sur le sujet explosif des migrations.

https://www.youtube.com/watch?v=P3ehs7bb1h0
C’est en lisant à l’antenne une dépêche sur la séparation des familles de migrants voulue par Donald Trump que la journaliste n’a pu retenir ses larmes. 2.300 enfants auraient été séparés de parents depuis début mai.
Des camps qualifiés de refuges “d’âge tendre”
C’est précisément en annonçant que les plus jeunes enfants seraient envoyés dans des camps de transit, qualifiés de refuges “d’âge tendre”, que Rachel Maddow s’est interrompue. La journaliste a cependant tenu à s’excuser quelques minutes plus tard sur Twitter.
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Paris (AFP) – L’ancienne Garde des Sceaux socialiste Christiane Taubira plaide dans le Journal du Dimanche en faveur de l’accueil des migrants de l’Aquarius, fustigeant le « silence » de la France, mais aussi l' »anglicisme de l?indécence » de ses ministres.
Dans une tribune intitulée « »Aquarius »?: Espagne, notre lueur », Christiane Taubira énumère les épisodes où la France a accueilli des réfugiés en nombre: de la guerre d’Espagne en 1936 à la guerre des Balkans en 1990, en passant par les « boat people » et la guerre d’Algérie.
« Il n?est pas question de dire ici qu?il est simple d?accueillir. Il ne s?agit ni d?enjoliver, ni de banaliser, ni même de dédramatiser. Ce n?est pas un conte », convient-elle.
« La population augmenta par pics et il en résulta sans doute des pressions sur les services publics, il fallut partager, il y eut des tensions. Mais le fait est?: la société ne s?est ni effondrée ni même affaiblie », poursuit-elle. »Elle absorba une part du monde et s?en épanouit, dans sa langue, sa gastronomie, ses arts, ses artisanats, sa littérature? « .
« L?Europe avait une occasion d?exister, de retrouver son magistère éthique sur une scène internationale pleine de fracas, où prospèrent la crânerie, la fourberie, l?ivresse de l?impunité, le désarroi », affirme l’ex ministre de la Justice.
« Au lieu de cela, la panique gagne. La Chancelière (allemande, ndlr) recule, l?Italie bascule, et chez nous la parole officielle fait des gammes sur la misère du monde après des trémolos sur les personnes sans abri et les personnes réfugiées qui, en quelques mois, étaient censées ne plus se trouver à la rue », accuse-t-elle, allusion à un engagement d’Emmanuel Macron.
« Chez nous encore, des porte-parole font dans le marketing de l?oxymore avec la « ?fermeté-humanité ». Chez nous toujours, des ministres font dans l?anglicisme de l?indécence sur le shopping et le benchmarking. Quand ce n?est pas carrément le silence? « , poursuit-elle, en référence à des termes utilisés par les ministres des Affaires européennes Nathalie Loiseau et de l’Intérieur Gérard Collomb.
« Pendant ce temps, dans toute l?Europe, cette impuissance fait la courte échelle aux extrémistes irresponsables et fanfarons », regrette-t-elle.
« Jamais dans l?histoire, lorsqu?il fallut accueillir une part du monde, la société ne s?est effondrée ni même affaiblie? », insiste-t-elle.
L’Aquarius, un bateau de l’ONG SOS Méditerranée qui a secouru 629 migrants au large de la Libye, faisait route samedi vers Valence, en Espagne, où les autorités se sont dites prêtes à l’accueillir, après que l’Italie et Malte lui ont interdit l’accès à leurs ports.

11 MAI 2018
Dans une interview accordée au magazine Le Point, Karl Lagerfeld, a sévèrement critiqué la chancelière allemande Angela Merkel. Pire, le directeur artistique de Chanel a menacé d’abandonner la nationalité allemande.
Dans un entretien à Madame Figaro, Karl Lagerfelddisait, il y a quelques mois : « Oui, je suis schleu à fond, un schleu de Weimar au goût du jour. C’est dans mes gènes et je ne me gêne pas. Et ce n’est pas parce que Mme Merkel fait des bêtises que je vais renoncer à être allemand ». Mais aujourd’hui, son discours semble, un « poil » différent.
Le directeur artistique de Chanel Karl Lagerfeld ne supporte plus la politique migratoire d’Angela Merkel, et il l’a fait savoir dans un récent entretien au magazine Le Point.
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« Avait-elle besoin de dire qu’il fallait accueillir un million de migrants (…) ? Il faut se souvenir du passé qu’on a en Allemagne. Je déteste Mme Merkel pour l’avoir oublié (…) Elle a voulu se donner une bonne image, c’est son côté fille de pasteur qui ne supporte pas le mal que l’Allemagne a fait aux autres après 1933. Le paradoxe, c’est qu’en voulant réparer ce mal, elle le précipite au pouvoir. L’AfD (parti d’extrême droite allemand qui est entré au gouvernement, ndlr) était inexistante et en une seule phrase elle l’a fait exister en s’aliénant 2 millions d’électeurs et en envoyant 100 de ces néonazis au Parlement ».
Le couturier a poursuivi en allant jusqu’à « proférer » des menaces.
« Si ça continue, j’abandonne la nationalité allemande. Je ne veux plus faire partie de ce club de néonazis », a indiqué le couturier. « Je ne veux pas devenir français pour autant. Je n’aime pas les nations, je suis cosmopolite. Je ne me sens pas allemand, je suis hanséatique ».
Un bon gros coup de sang du Kaizer !
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Concernant Mame Mbaye Ndiaye, le diplomate explique que ce dernier est mort des suites d’une crise cardiaque et non d’une bavure policière, rapporte L’Observateur. « Ce qui s’est passé avec Mame Mbaye Ndiaye, c’était l’assistance immédiate prêtée par la police municipale espagnole, malheureusement quand ils étaient avec les ressortissants sénégalais, quelqu’un a voulu interpréter qu’ils étaient en train de faire autre chose. Les policiers étaient justement avec lui pour essayer de lui sauver la vie, de lui prêter assistance », a défendu Virella.
Sur le cas Ousseynou Mbaye, décédé après avoir reçu un projectile lors des manifestations de protestation, l’ambassadeur s’est gardé de livrer toute information. Selon lui, il faut attendre les résultats de l’autopsie, qui a été demandée pour déterminer les circonstances de son décès.
Quant à Arona Diakhaté, dans le coma, Virela informe que le Sénégalais est sorti de l’hôpital depuis samedi dernier.
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17/03/2018
Le calme revenait peu à peu vendredi soir dans le centre de Madrid, au lendemain de la mort dans des circonstances controversées d’un vendeur à la sauvette sénégalais qui a entraîné des heurts avec la police et des protestations du Sénégal. Vers 21h00 vendredi, une manifestation ayant attiré plus d’un millier de personnes sur une des places du quartier central de Lavapiés, s’est dispersée dans le calme. Au début du rassemblement, certains manifestants avaient crié « police assassine », ont constaté des journalistes de l’AFP.
Les participants répondaient à un appel à manifester lancé par le « Syndicat des manteros », terme utilisé en Espagne pour désigner les vendeurs à la sauvette, qui souhaite « dénoncer le racisme institutionnel » ayant conduit selon eux à « l’assassinat » de Mame Mbaye Ndiaye, un Sénégalais de 35 ans.
Crise cardiaque
Jeudi en fin d’après-midi, Mbaye Ndiaye avait fui une intervention de la police sur la très touristique place dela Puerta del Sol et avait gagné, vraisemblablement avec son lourd ballot, le quartier de Lavapiés où vivent en bonne intelligence Espagnols et immigrés de toutes nationalités. Selon les services d’urgence, il s’y est effondré pris de convulsions, victime d’une crise cardiaque.
Dans la soirée, des dizaines de protestataires avaient lancé des pierres, gros pavés et bouteilles sur un camion de pompiers. De nombreux policiers s’étaient déployés et avaient riposté en tirant des balles en caoutchouc.
G.D. avec AFP
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« Je ne comprends pas pourquoi mon témoignage est à ce point humilié, à ce point passé sous silence », s’indigne le polémiste qui dénonce les violences policières commises sur les réfugiés.
https://www.youtube.com/watch?v=2ErkNntLfnk
POLITIQUE – « Maintenant ça suffit. » Invité samedi 3 mars du plateau de l’émission « Salut les Terriens » sur C8, Yann Moix a annoncé son intention de porter plainte contre Gérard Collomb pour diffamation.
« Lorsqu’on est un responsable politique de haut rang, quand on est à son poste, on ne peut pas faire passer pour de la mythomanie ce qui n’est que du témoignage. Plus on lui apporte d’images, moins il se rend compte de la gravité de la situation », a dénoncé l’écrivain qui, depuis qu’il est de retour de Calais ne cesse de dénoncer les violences policières commises sur les migrants.
« Je vais attaquer le ministre de l’intérieur Gérard #Collomb pour des propos diffamatoires à mon égard » – @MrYannMoix dans #SLT
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L’écrivain, également polémiste chez Laurent Ruquier ne cache pas sa colère à l’encontre du gouvernement et du président de la République qui balaient les critiques des associations et des médias sur le traitement dont sont victimes les migrants de la part des forces de l’ordre. Il a notamment publié une tribune dans Libération, dans laquelle il accuse Emmanuel Macron d' »humilier la France » ainsi que plusieurs vidéos qu’il a lui même tourné à Calais, montrant notamment, des réfugiés gazés.
.@MrYannMoix s’exprime sur la situation des #Migrants : « Chaque enfant qui reçoit un coup de matraque de la part de la République française sur le sol de la nation est la victime d’un pouvoir, et ce pouvoir est en place en France » #SLT
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Ce n’est pas la première fois que Yann Moix s’en prend violemment à Gérard Collomb, qu’il a déjà qualifié de « ministre de la barbarie. »
« C’est dur, ça. Je ne sais pas comment je vais le désigner. Est-ce qu’il aimerait que j’emploie ce type de mot? Il serait plus nuancé, ce serait mieux qu’accuser comme ça de manière globale », avait-il répondu sur Europe 1.
Et sur le fond? Gérard Collomb a rappelé qu’il avait demandé un rapport à l’inspection générale de l’administration sur les violences policières présumées. Un dossier qui explique que « les policiers font correctement leur travail, correspondant à la déontologie qui doit être la leur. » « Même s’il ne peut pas exclure que quelques-uns aient outrepassé les ordres. Chaque fois qu’il y a des manquements, ils sont sanctionnés. Vous avez eu des policiers sanctionnés ces derniers temps. Les consignes sont fermes: on doit agir dans le respect de la loi. Mais nos policiers le font. »
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A.R.|16 février 2018
A l’occasion du Nouvel an lunaire, Emmanuel Macron s’est employé ce vendredi à démonter des « stéréotypes grotesques » sur les asiatiques, non sans humour.
Agressions, blagues jugées racistes, clichés… Emmanuel Macron s’est employé ce vendredi soir à montrer aux asiatiques, et notamment aux Français ayant des origines asiates, qu’il avait entendu le mal-être exprimé ces derniers temps dans l’hexagone. Recevant à l’Elysée des ambassadeurs et des représentants de la « diaspora » pour le Nouvel an lunaire, le président de la République a d’abord joué la carte de l’humour pour mieux dénoncer ensuite les «stéréotypes grotesques » que subissent Chinois, Japonais, Vietnamiens ou encore Coréens lorsqu’ils sont – entre autres – en Europe.
Ainsi, « vous n’êtes pas tous travailleurs, quoi qu’on en dise ! » a lancé le chef de l’Etat. Puis d’enchaîner : « Vous n’êtes pas tous discrets ; vous n’êtes pas tous bons en mathématiques, vous ne pratiquez pas tous des massages… même si certains en font de qualité !», a-t-il insisté avec un sourire.
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Puis le président de reprendre un ton très sérieux : « Vos aînés ont été pour certains des combattants de la France, des ouvriers, des enfants des colonies, ou des réfugiés, et vous êtes devenus des entrepreneurs, des fonctionnaires, des avocats, des médecins, des professeurs des écoles, des militaires, des retraités, vous êtes devenus des Français. »
Emmanuel Macron, assurant être au fait des «voix (qui) se font entendre, en particulier parmi les jeunes », a insisté sur la position du gouvernement face aux « stéréotypes qui vous réduisent ». Et d’assurer que « la lutte contre toutes les formes de discrimination dans notre société » était une priorité.
Contre les clichés discriminatoires : vous n’êtes pas tous discrets, bons en mathématiques ou doués en massage ! Il faut sortir des idées reçues.
Parmi ses autres priorités figure la sécurité, après des drames comme la mort de Shaoyao Liu, père de famille chinois tué par un tir policier en mars 2017 à Paris. « Le repli communautaire n’est en aucun cas une bonne réponse », a toutefois souligné Emmanuel Macron, qui a également salué les relations commercailes entre les deux pays et la « vitalité économique » de la communauté asiatique qui « attend beaucoup des réformes conduites par le gouvernement ».
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Les sorties médiatiques de Christiane Taubira sont rares depuis son départ du gouvernement, en 2016. «Je suis en retrait du bruit et du brouhaha politique», explique-t-elle dans un entretien vidéo accordé à la revue Regards , mis en ligne lundi. Une fois n’est pas coutume, l’ancienne ministre de la Justice de François Hollande est sortie de son silence pour distribuer des critiques à Emmanuel Macron. Dans sa ligne de mire: le projet de loi asile et immigration porté par le gouvernement. S’alignant sur une politique de dissuasion migratoire, le texte est souvent résumé en deux mots au sein de la majorité: «fermeté» et «humanité».
«[Ce] sont des mots marketing. (…) C’est insensé. La juxtaposition des mots “fermeté et humanité” n’a pas de sens», raille l’ancienne garde des Sceaux. «Nous sommes dans une période de circulation humaine, il est donc absurde de vouloir endiguer cette circulation humaine juste pour satisfaire une partie de l’opinion publique», estime Christiane Taubira. «Effrayer l’opinion publique européenne parce qu’un peu moins d’un milion de personnes arrivent aux portes de l’Europe, de 500 millions d’habitants, il y a un moment où il faut peut-être opposer les choses», raille l’ancienne garde des Sceaux.
Taubira défend sa politique pénale
«Je viens torse bombé rendre des comptes»
Christiane Taubira sur son bilan de ministre de la Justice
Egalement interrogée sur la colère des gardiens de prison qui dénoncent notamment la surpopulation carcérale, l’ancienne garde des Sceaux estime qu’elle n’a, quant à elle, pas à rougir de son bilan en matière pénale. «On peut toujours me reprocher de ne pas être allée au bout. C’est quoi être allé jusqu’au bout? La loi pénale existe, a été adoptée par le Parlement, elle est appliquée. La contrainte pénale existe, la modification du régime des peines existe, la libération sous contrainte existe», déroule-t-elle.
«Je suis d’accord pour rendre des comptes, mais je rends des comptes sur ce que j’ai décidé (…). On peut me taper dessus, on peut vouloir m’écrabouiller mais si c’est moi qui l’ai décidé, oui je viens torse bombé, rendre des comptes», affirme Christiane Taubira.
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«Mon cher Gérard», commence poliment Jean-Christophe Cambadélis. Le reste de la lettre, publiée vendredi sur le site du Huffington Post, est bien plus cinglant. Retiré pour le moment de la vie politique après sa défaite aux législatives, l’ancien premier secrétaire du PS n’a pas pris de gants pour s’en prendre à Gérard Collomb, son ancien collègue socialiste, aujourd’hui ministre de l’Intérieur. Il dénonce vivement sa politique migratoire et le projet de loi asile et immigration qui sera mis sur la table du conseil des ministres la semaine prochaine.
«Tu sais tout cela, parce que tu sais d’où tu viens»
L’ancien patron du Parti socialiste s’indigne notamment des propos de Gérard Collomb qui estime que l’on «ne pouvait pas avoir une augmentation exponentielle du nombre de migrants». «Un ancien président de la République, pour parler des réfugiés, avait choisi la métaphore plombière. Il voulait colmater des brèches, arrêter les fuites d’eau. Tu as préféré opter pour le confort de l’abstraction mathématique. La plomberie a le défaut de ne pas être une science exacte. Elle astreint au rafistolage, ce qui n’est pas très noble. Avec la fonction exponentielle, on est dans le domaine du sérieux, de l’objectif, du quantifié, de l’éprouvé. De l’incontestable, même. C’est pratique. Cela met à distance», raille par exemple Jean-Christophe Cambadélis, rappelant les propos de Nicolas Sarkozy en 2015. L’ancien chef de l’État comparait en effet l’arrivée des migrants à une grosse fuite d’eau.
» LIRE AUSSI – Christiane Taubira sort de son silence pour critiquer le projet de loi asile et immigration
«Tu sais au fond de toi qu’il n’y a rien d’équilibré dans la politique migratoire que tu conduis»
Le projet de loi asile et immigration porté par le ministre de l’Intérieur divise jusque dans les rangs de la majorité. Dernier débat vif: la proposition de loi sur le placement en rétention des demandeurs d’asile «dublinés». «En écrivant ta politique migratoire avec les mots qui ont cours dans les entrepôts d’Amazon ou de FedEx, tu perds de vue l’essentiel. Tu es d’autant plus enclin à sacrifier la décence et les principes que rien dans tes mots ne t’y renvoie», le critique Jean-Christophe Cambadélis.
«Tu sais au fond de toi qu’il n’y a rien d’équilibré dans la politique migratoire que tu conduis. Tu sais que tous ceux qui travaillent à l’accueil des migrants n’accepteront jamais les nouvelles règles que tu proposes. Tu sais même que les réfugiés préfèreront errer dans les rues plutôt que d’aller dans des camps – et le zéro SDF ne sera qu’un autre horizon lointain», raille-t-il en référence à la promesse d’Emmanuel Macron visant à loger tous les sans-abris. Avant de conclure: «Tu sais tout cela, parce que tu sais d’où tu viens.»
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