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Il y a deux ans disparaissait… Habib Faye, la touche magistrale (Par Moka Kamara)
Il y a deux ans, disparaissait Habib Faye. Il reste à ce jour l’un des musiciens sénégalais et africains les plus réputés dans le monde pour son incroyable talent de bassiste, particulièrement. Mais également pour sa polyvalence, son audace et sa générosité dans le partage artistique.
Le réveil a été brutal pour les mélomanes du Sénégal et d’ailleurs, le 25 avril 2018. Habib Faye venait de rendre l’âme, à Paris. Cela fait 2 ans aujourd’hui. Il aurait eu 55 ans. Aux premières heures de l’annonce du décès, Wasis Diop réagissait avec ces quelques bons mots en hommage au défunt musicien. « (…) Malheureusement, un génie n’en a jamais pour longtemps. On parle là d’un homme jeune au talent si démesuré que le Sénégal n’a jamais pu s’en servir comme il se doit. Je me suis souvent plaint le concernant. Pourquoi restait-il au Sénégal où son talent était inexploité ? Il aurait pu faire taire tous les bassistes américains tant il était puissant ! (…) Nous perdons le plus grand instrumentiste du Sénégal et au-delà. C’est une énorme perte, tant artistique qu’humaine. Il était souriant et très beau », s’était ému Wasis Diop, sur Jeune Afrique. C’était là des attestations gentilles d’un musicien franc et doué, mais surtout des mots vrais.
La musique venait d’être orpheline de l’un de ses plus fameux intellectuels contemporains. La guitare basse venait de perdre un maestro brillant et étincelant. Habib la taquinait en majesté. Le pouce droit collé sur le dessus du chevalet de la basse, ses autres doigts grattaient dans une excellente vitesse les frettes pour distiller des mélodies toniques et angéliques qui résistent aux temps. Toujours avec le sourire charmant, taquin ou éclatant. Parfois avec des quolibets ou de plaisantes pitreries à l’endroit de ses collègues du Super Etoile qui le surnommaient « Bibouya ».
LE SURDOUÉ
Habib avait plusieurs cordes à son arc de musicien. Il avait la même joyeuse prestance sur un tabouret, pour percuter la batterie ou manier le clavier. Il avait autant de maestria avec la contrebasse, les guitares solo et classique. Il était chanteur, arrangeur, compositeur et producteur d’ailleurs nominé aux Grammy Awards (2008, avec Angelique Kidjo). Il avait produit Ndongo Lô et « Le retour » mémorable de Kiné Lam, entre autres succès locaux. Son surnom, « le surdoué de la musique sénégalaise », n’était pas usurpé. Sa polyvalence faisait sa force, et son immense talent sa réputation. Pendant plusieurs années, il a été directeur artistique et chef d’orchestre du Super Etoile de Youssou Ndour. C’est d’ailleurs dans ce groupe musical qu’il avait construit sa notoriété et ses éclats.
Il a d’abord intégré, un peu avant ses 18 ans, la deuxième formation du Super Etoile de Dakar. C’était un groupe annexe qui se substituait au Super Etoile sur les scènes de Dakar quand les séniors du groupe étaient en tournées internationales. Mais il avait auparavant déjà appris ses gammes à l’âge de neuf ans, quand il faisait presque la même taille que la guitare basse. C’était aux côtés de ses virtuoses de grands frères, Adama, Lamine et Vieux Mac Faye. Ce dernier raconte d’ailleurs à propos de son défunt frère. « Il a gagné un concours de musique duquel je faisais partie du jury, au Centre culturel Blaise Senghor, sans que je l’aie reconnu au début. J’étais surpris, conquis et convaincu à partir de là », témoigne Vieux Mac. En ce moment, il prestait dans un groupe dénommé « Thiaaf » avec son acolyte de toujours, Ibou Cissé, claviériste du Super Etoile. Il avait aussi créé le groupe « Watosita » avec l’animateur radio Michael Soumah, dans lequel il était guitariste. Il sera plus tard l’initiateur d’autres groupes. Au début des années 2000, il fonde son groupe de jazz « Habib Faye Quartet » et sort un CD live éponyme. Son premier groupe, Harmattan, a fait les beaux jours du Festival International Jazz de Saint-Louis à la fin du siècle 1900.
En 1984, à 19 ans, il abandonne les études à deux semaines du baccalauréat, à la veille d’une tournée européenne, pour se consacrer exclusivement à la musique et au Super Etoile. Le choix se confirmera comme une bonne nouvelle pour la musique sénégalaise. Au-delà du groupe, Habib va rendre la guitare basse presque incontournable dans la musique sénégalaise. Si Habib a été si magistral, c’est qu’il a été à la bonne école des influences jazzys de son grand frère, Adama Faye. Ce dernier est un membre fondateur du Super Diamono, qui était la référence jazzy à l’époque grâce à sa touche de génie. Habib s’est d’ailleurs révélé pour la première fois avec le groupe de Oumar Pène, dans lequel il a fait des piges. « Quand Adama et moi répétions, Habib nous accompagnait alors qu’il n’avait que 12 ou 13 ans », révèle Oumar Pène. En 1980, lors du mythique show de Touré Kounda et de Super Diamono au stade Demba Diop, Habib Faye avait 15 ans. Il suivait tranquillement le concert en spectateur quand il s’entendit appeler sur scène pour remplacer le bassiste de Oumar Pène, absent. C’était sur proposition de Lamine Faye et Ismael Lô, qui étaient en ce temps encore au Super Diamono. Le garçon séduit son monde mélomane.
À LA BONNE ÉCOLE
C’est Habib Faye qui va introduire la touche jazzy dans la musique de Youssou Ndour et y greffe les sonorités suavement chromatiques. Les albums « Ndobine » et « Badou », avec surtout le morceau « Bekoor », constituent depuis leur sortie des bases pour tous les apprentis bassistes. Habib Faye s’est occupé de la conception et de l’arrangement de tous les hits mémorables du groupe. « Nous ne faisons que perpétuer le travail qu’il a magistralement abattu et laissé en héritage pour nous. Il était le cœur du Super Etoile », confie Youssou Ndour. Les deux étaient très liés. Sur les grands plateaux mondiaux de Youssou, tous pouvaient manquaient sauf Habib. Jeunes célibataires, ils ont partagé un appartement à la Cité Biagui pendant deux ans. C’est d’ailleurs au gré de ces souvenirs que se sont effectuées leurs retrouvailles, à travers un échange téléphonique, après quelques années de carrière solo de Habib Faye. Il revient chez lui et participe au Grand bal de Bercy, en novembre 2017, souffrant de son infection pulmonaire, à l’insu du monde. Il meurt cinq moins plus tard, toujours dans la discrétion de ses maux. Pour la petite histoire, le Super Etoile a annulé une tournée courante à l’annonce du décès et retourné sur Dakar. 30 ans plus tôt, en 1987, le scénario s’était opéré quand Habib Faye leur annonçait le décès de Ala Seck.
VERTUS SOCIALES
La bienveillante cachoterie de Habib a intensifié le choc chez sa famille et ses amis. La surprise était la chose la plus partagée chez tous ces proches qui lui prêtent les plus nobles qualificatifs. Quoique très discret, Habib avait toutes les vertus sociales. Tous ceux qui l’ont approché décrivent un homme follement généreux et d’une exquise urbanité. « C’était un immense musicien et un homme très poli, très disponible, très discipliné et très intelligent », concède Oumar Pène. Ismael Lô regrette son talent, son humour et ses blagues distrayantes. Sa famille pleure un membre courtois, sociable et très attachant. Habib Faye était aussi un fervent disciple mouride, proche de Serigne Saliou Mbacké. Le Cheikh Mansour Diouf a confié que si Serigne Saliou Mbacké n’a pas intronisé Habib Faye au grade de cheikh, c’est certainement parce qu’il jouait encore de la musique. Sa passion. Une passion à travers laquelle il a marqué son nom dans le panthéon de la musique du monde. Une ouverture dont sa curiosité, sa boulimie et son avidité des connaissances musicales a rendu aisée. Des caractères qui se sont principalement réveillés chez le monsieur après la tournée « Human Right Watch » avec le Super Etoile, en 1987, aux côtés de Peter Gabriel, Tracy Chapman, Sting, Bruce Springsteen, etc.
Habib Faye, un intelligent autodidacte qui s’est beaucoup inspiré des lignes de basses de Jaco Pastorious, a émargé son nom sur les disques de plusieurs grands noms de la musique. On peut citer Mickey Hart, Peter Gabriel, Manu Katche, Mokhtar Samba, Joe Zawinul, Paco Sery, Gilberto Gil, Chet Atkins, Mark Knopfler, Branford Marsalis, Poogie Bell, David Sancious, Lionel Loueke, Tania St-Val, Jacob Devarieux, David Sanborn, Carlinhos Brown, entre autres. Habib Faye s’offusquait souvent du manque d’audace et de créativité des musiciens sénégalais et africains. Lui avait surpassé cette somnolence et s’est arrogé le mérite d’avoir révolutionné le jazz à sa manière, avec ses lignes de basses. Son album, H2O (2012), auquel participent Manu Dibango, Youssou N’dour, Julia Sar et Angélique Kidjo, en témoigne grandement. Il était avant-gardiste et s’inscrivait toujours au diapason des nouveautés. Il est l’un des premiers à se mettre au console, avec comme résultat l’album « Euleuk si biir » de Youssou Ndour et Oumar Pène. Les albums internationaux de Youssou Ndour brillent notamment de sa marque et de son ingéniosité.
Beaucoup de jeunes musiciens lui doivent aussi sa contribution désintéressée, répondant à leur aimable estime. « Il nous a tous bercés. Nous avons tous été fans de lui d’emblée, rêvions tous de jouer un jour à ses côtés. J’ai eu cette chance », reconnait le koriste Ablaye Cissoko, avec qui il a signé l’une des plus alléchantes collaborations musicales, avec Kola note café, en 2015. C’était toujours sur le registre du jazz. D’ailleurs, avant sa disparition, il avait entrepris des explorations sonores et musicales dans plusieurs communautés des profondeurs du Sénégal pour les accorder à ses lignes de basses. Il mourra malheureusement avant la présentation de l’œuvre. Aujourd’hui, pour la commémoration de l’an 2 de son décès, les Acteurs de l’industrie musicale (Aim) baptise leur siège à son nom. Comme pour immortaliser le nom de Habib Faye, dont l’œuvre magnifique et colossale reste encore bavarde et visible.
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Les Bordelais se souviennent bien de Michel Charasse, décédé ce vendredi 21 février. En 1991, alors que leur club de football des Girondins traversait une crise financière, l’homme politique ne s’était pas montré conciliant. Et avait réprimandé leur trésorier en personne.
Michel Charasse, ancien ministre du Budget de François Mitterand décédé ce vendredi 21 février, a « toujours été fidèle à [ses] idéaux et à la France« , comme le déclarait Emmanuel Macron en janvier. Une loyauté envers son pays qu’il a montrée en 1991, lorsqu’il a rendu une visite inopinée à un fonctionnaire… pour le réprimander. Le 23 janvier 1991, Le Monde rapporte que deux jours auparavant, il « s’est rendu à la trésorerie générale de la Gironde pour demander ‘la stricte application de la réglementation’ au responsable des services financiers, qui devait statuer, le jour même, sur la demande de moratoire déposée par le club de football bordelais« .
À l’époque, les Girondins, dont le propriétaire était Alain Afflelou, étaient dans une situation financière critique : ils devaient, entre autres, près de 50 millions de francs à l’Etat -plus de dix millions d’euros si l’on prend en compte le taux d’inflation de 2015. Le trésorier-payeur leur a accordé un délai de cinq ans pour rembourser cette dette, et provoqué l’ire du ministre.
Michel Charasse aurait pu envoyer un de ses secrétaires dans la capitale girondine, mais il a préféré faire passer le message lui-même. Quitte à se mettre le maire de Bordeaux, Jacques Chaban-Delmas, à dos : en juin 1991, le Nouvel Obs a révélé que « dans l’entourage de Chaban-Delmas, on s’inquiète de l’acharnement de Michel Charasse contre les Girondins de Bordeaux ». Fervent défenseur des intérêts de l’Etat lorsqu’il s’agissait de ces derniers mais arrangeant avec ses amis célèbres, l’homme politique n’avait pas peur de faire grincer des dents. Emmanuel Macron lui rendra un dernier hommage ce mercredi 26 février, lors de ses obsèques à Puy-Guillaume, dans le Puy-de-Dôme.
La star de la NBA, LeBron James a juré vendredi, dans une émouvante allocution avant de jouer contre Portland, qu’il continuerait avec ses coéquipiers des Lakers «à perpétuer l’héritage» de l’icône Kobe Bryant, décédée dimanche dans un accident d’hélicoptère.
James, la voix chargée d’émotion juste après avoir pleuré durant l’hymne américain, s’est adressé aux 19.000 fans présents au Staples Center, avant que les Lakers ne rejouent au basket pour la première fois depuis la tragédie, qui a également coûté la vie à l’une des filles de Bryant, Gianna, et à sept autres personnes. «Je sais qu’à un moment donné, nous aurons un mémorial pour Kobe», a-t-il débuté, après avoir jeté sur le parquet ses notes griffonnées sur un papier, préférant «parler du fond du cœur». «Mais je vois cela comme une célébration ce soir. Une célébration des vingt ans de sang, de sueur, de larmes, de corps meurtri, d’heures non comptées, de détermination, à être aussi grand qu’il a pu le devenir» a dit le King. «Ce soir, nous célébrons le gamin qui est venu ici à 18 ans, a pris sa retraite à 38 et est probablement devenu le meilleur père que nous ayons vu au cours des trois dernières années», a poursuivi James, qui s’est fait tatouer sur un mollet Mamba 4 Life (Mamba pour la vie) écrit sous un serpent enroulé dans un 24 et un 8. «Black Mamba» était le surnom de Kobe Bryant.
«Je vais continuer avec mes coéquipiers à perpétuer son héritage.»
LeBron James
«Je vais continuer avec mes coéquipiers à perpétuer son héritage, non seulement cette année mais aussi longtemps que nous pourrons continuer à jouer au basket, que nous aimons, parce que c’est ce que Kobe Bryant voudrait», a-t-il conclu. Une promesse qui traduit toute la détermination, déjà très forte pourtant, mais à présent décuplée de James à marcher dans les pas de la victoire de son glorieux aîné. D’autant que les Lakers, renforcés cet été par Anthony Davis, ambitionnent de remporter un 17e titre NBA, dix ans après le 16e remporté par Kobe Bryant. Après le match finalement perdu face aux Blazers (127-119), James, caché derrière des lunettes de soleil, s’est présenté en conférence de presse, accompagné d’Anthony Davis.
Interrogé sur cet instant où il a décidé de ne pas lire ses notes, il a expliqué: «J’ai d’abord voulu m’assurer que je reconnaissais tous les noms de ceux qui avaient perdu la vie dimanche matin et je ne voulais pas gâcher ça, alors j’ai regardé les noms sur un papier. Mais après j’ai décidé de laisser les mots venir directement de mon cœur et quoi qu’il en soit sorti, c’était pur et c’était sincère». «Voir Kobe durant ces trois dernières années… ça met tout en perspective. Oui (le basket) est un beau jeu, il nous emmène partout dans le monde, il nous donne tellement de choses dont nous ne pourrions jamais nous plaindre. Mais à la fin de la journée, nous passons à la pointeuse», a-t-il ajouté. «Lorsque vous avez terminé la journée, si vous avez de la famille, des enfants, dites-leur que vous les aimez. Essayez de le faire autant que vous le pouvez et ne vous sentez pas mal si vous allez à un de leurs événements, en sacrifiant votre travail », a-t-il insisté. Il y a dix jours, James était allé voir son fils Bron jouer avec son équipe de lycée dans le Massachusetts, avant de perdre en soirée contre les Celtics à Boston. «Je ne me sentais pas mal du tout pour cela», a-t-il assuré.
Après Léopold Sédar Senghor qui inscrit son nom sur la liste sélective » des membres de l’Académie française, un autre Sénégalais va être honoré avec une place à l’Académie des beaux arts. L’entrée effective d’Ousmane Sow dont l’installation a eu lieu le 11 décembre 2013 récompense ainsi son immense talent et ses œuvres appréciées de par le monde.
C’est en remplacement au peintre réaliste américain Andrew Wyeth que le sculpteur sénégalais Ousmane Sow sera admis à l’entrée à l’académie des beaux arts. Il devra siéger dans la section de membre associé étranger dès son installation le 11 décembre 2013. Comme pour témoigner de son talent sans conteste, Ousmane Sow sera élu auparavant à l’unanimité le 12 avril 2011.
Né à Dakar en 1935, Sow est un spécialiste dans la sculpture consacrée aux ethnies africaines (Nouba, Massaï, Zoulou et Peul) avec comme matériau principal la terre. Son œuvre a eu le privilège d’être exposée dans un peu plus de 20 lieux d’exposition dont le Whitney Museum à New York en 1999. Cette exposition en Amérique sera décisive dans sa carrière puisqu’elle entraînera plus de 3 millions de visiteurs.
Ousmane Sow décède le 1er décembre 2016 à l’âge de 81 ans.
Triste nouvelle en effet que celle qui nous annonce le décès de Colette Senghor !
Elle a été d’un support essentiel dans l’inspiration poétique de Senghor en occupant la place vivifiante de la muse-« négresse blonde aux yeux verts » ! Bien d’autres pièces la célèbre pour attester de la place nodale quelle occupa à « hauteur de cœur » chez Senghor !
Une femme dont la mise, des pieds à la tête, a toujours été d’un exquis naturel et captivant !
Son port de tête parachevé par l’impeccable d’une coiffure permanemment soignée, achevait de la rendre si précieuse à la vue qu’elle donnait, sans hésitation possible, l’image d’un bijou précieux dans son écrin de satin.
Elle rejoint la seule famille qui ait jamais compté pour elle pour en avoir été la co-fondatrice afin que dans le « souffle mêlé de leurs narines », ils renouent à trois, les agapes d’antan que porteront les alizés précoces de cette année, jusqu’à Mamanguej, Faoy, Fimela, Djilor et « Joal l’ombreuse » qui ATTEND depuis 18 ans et que ce 18 novembre 2019 reçoit ! Paix à son âme !
Auteur Lamine SAMBE conseiller littéraire
]]>https://www.coupdegriffeactu.com/2019/11/23/hommage-a-la-famille-senghor/feed/0L’hommage du Ps : « Colette Senghor, une fidèle et loyale compagne d’une discrétion légendaire »
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L’hommage du Ps : « Colette Senghor, une fidèle et loyale compagne d’une discrétion légendaire »
Le Parti socialiste (Ps) du Sénégal a rendu un vibrant hommage à la défunte Colette Hubert Senghor, veuve de l’ancien Président de la République Léopold Sédar Senghor. « C’est avec une très vive émotion que le Parti socialiste a appris la triste nouvelle. Colette Hubert Senghor laisse à la postérité non seulement l’image d’une grande dame élégante, raffinée, sympathique, mais aussi et surtout celle d’une fidèle et loyale compagne d’une discrétion légendaire, autant de qualités que le Président poète a magnifiées, en lui consacrant son recueil de poèmes intitulé ‘’Lettres d’hivernage’’ », a-t-on écrit dans le communiqué reçu.
Toujours dans le document, on peut lire : « Le Parti socialiste du Sénégal, parti du Président du Sénégal, Parti du Président Léopold Senghor s’incline pieusement devant la mémoire de cette illustre dame et prie pour le repos de son âme au Paradis. Il exprime sa totale disponibilité à prendre part, aux côtés de la famille et des autorités de l’Etat à toutes les initiatives qui seront prises, en vue de rendre à l’illustre disparue les honneurs dus à son rang ». Par ailleurs, le Ps « présente ses condoléances émues à toute la nation sénégalaise et plus particulièrement au Chef de l’Etat, le Président Macky Sall, à son homologue français, à Odette, sœur de la défunte, aux familles Hubert et Senghor ainsi qu’à tous les militants du parti ». De son vrai nom Colette Hubert de Betteville, la veuve du Président-poète, est décédée, ce lundi, à Verson en Normandie à l’âge de 94 ans.
Levée du corps d’Abdoulaye Néné Cissé : Le récit poignant d’ABC sur son fils
Mortellement poignardé le 16 octobre aux Usa, la levée du corps d’Abdoulaye Néné Cissé, fils du médiateur de la République Alioune Badara Cissé s’est déroulée ce vendredi à l’hôpital principal de Dakar.
C’est au milieu de la cour d’une morgue bondée de monde que le corps du défunt Abdoulaye Néné Cissé a été posé en attendant les témoignages et les prières. Dans l’assistance, on remarque la présence des membres du gouvernement entre autres le secrétaire général du gouvernement Mahammad Boun Abdallah Dione, le ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye, Zahra Iyane Thiam. Il y avait également des membres de l’opposition dont Idrissa Seck Madické Niang, Malick Gackou, mais également Pape Diop.
À l’entame de son propos, le médiateur de la République Alioune Badara Cissé a remercié tous ceux qui se sont présentés en particulier les membres et anciens membres du gouvernement.
S’agissant de son défunt fils Abdoulaye Néné Cissé, le médiateur de la République a raconté qu’il est Il né « quand j’étais en mission en Amérique ».
« Il a séjourné pendant trois ans chez Alioune Sall aux Usa. Par la suite il a rejoint les rangs de l’armée américaine pour m’alléger les charges de la famille. Mais malheureusement par une rencontre malencontreuse avec un individu égaré, il a reçu un coup de tournevis au niveau du cœur. Et il faut qu’on le dise ainsi », s’est désolé ABC.
Cependant, il a la certitude que son fils ne serait pas mort si son agresseur n’avait pas une arme par dévers de lui : « Et j’en suis sûr que si c’était un corps à corps avec l’individu, on en arriverait pas là car c’est un garçon courageux qui a appris les techniques de combat. Hélas il avait avait rendez-vous avez la mort. Et le Bon Dieu avait décidé qu’à son retour à Dakar il sera embarqué dans un cercueil. Et il est mort le jour même de son anniversaire. Il n’y a pas pire peine que de voir son enfant partir », s’attriste le médiateur de la République.
Par ailleurs, il renseigne qu' »Au début, c’était un problème sérieux car les autorités américaines n’ont pas voulu qu’on l’enterre en dehors du territoire américain car Abdoulaye était un des leurs. Il ne pouvait pas concevoir qu’on enterre un soldat américain dans un pays où il n’y a pas de sécurité ».