Notice: Function _load_textdomain_just_in_time was called incorrectly. Translation loading for the post-carousel domain was triggered too early. This is usually an indicator for some code in the plugin or theme running too early. Translations should be loaded at the init action or later. Please see Debugging in WordPress for more information. (This message was added in version 6.7.0.) in /home2/coupdy5p/public_html/wp-includes/functions.php on line 6131

Notice: Function _load_textdomain_just_in_time was called incorrectly. Translation loading for the antispam-bee domain was triggered too early. This is usually an indicator for some code in the plugin or theme running too early. Translations should be loaded at the init action or later. Please see Debugging in WordPress for more information. (This message was added in version 6.7.0.) in /home2/coupdy5p/public_html/wp-includes/functions.php on line 6131

Warning: Cannot modify header information - headers already sent by (output started at /home2/coupdy5p/public_html/wp-includes/functions.php:6131) in /home2/coupdy5p/public_html/wp-includes/feed-rss2.php on line 8
Histoire – Coup de Griffe actu https://www.coupdegriffeactu.com Musée Virtuel Sun, 22 Sep 2019 21:22:41 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 Pr IBA DER RECONNAÎT SES ERREURS : « Notre travail n’est pas parfait… Il y a des choses que je sais et des choses que je sais pas… Nous sommes prêts à corriger » https://www.coupdegriffeactu.com/2019/09/22/iba-der-reconnait-ses-erreurs-notre-travail-nest-pas-parfait-il-y-a-des-choses-que-je-sais-et-des-choses-que-je-sais-pas-nous-sommes-prets-a-corriger/ https://www.coupdegriffeactu.com/2019/09/22/iba-der-reconnait-ses-erreurs-notre-travail-nest-pas-parfait-il-y-a-des-choses-que-je-sais-et-des-choses-que-je-sais-pas-nous-sommes-prets-a-corriger/#respond Sun, 22 Sep 2019 21:22:08 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=10238
PR IBA DER THIAM© Malick Mbow
PR IBA DER THIAM© Malick Mbow

« Sans esprit polémique et sans chercher à retourner le couteau dans la plaie » (pour reprendre ses mots), la voix cassée, basse, certainement alourdie par le poids de l’âge, le professeur Iba Der Thiam a tenu à s’expliquer sur la vague de grognes que son recueil sur l’histoire générale du Sénégal a générée. Et c’est dans le  »Jury du dimanche  » qu’il le fait. Se réconfortant du soutien de personnalités remarquées de la trempe de Thierno Madani Tall, Mbagnick Ndiaye, Mame Makhtar Guèye  qui l’ont soutenu alors que les critiques atteignaient leur plus haut degré d’agressivité, le professeur agrégé d’histoire rappelle que toutes les histoires relatées, à travers le monde ont connu des contestations. Même Napoléon Bonaparte n’y a pas échappé, entre autres.

Considérant que  »la critique est quelque chose de positif », il se dit disposé à  »recueillir toutes les critiques qui ont été faites », non sans reconnaître qu’il  »y a parmi elles, certaines qui sont  fondées. » Il poursuit :  »Si on me signale les erreurs en question, on peut corriger. Je ne vais pas engager une polémique avec Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre que je respecte. Avant ce livre, je suis allé le voir à Touba. »Interpellé sur le chapitre qui prétendrait que Mame Mor Anta Saly n’avait pas le temps d’enseigner, Iba Der Thiam dira n’avoir jamais dit exactement ça. Pour lui, c’est plutôt un malentendu car dans ce livre, ce sont des  » pages de gloire, de respect, de sainteté  » qui ont été  écrites sur celui qui est le père, dit-il,  »  de celui qui a le plus souffert pendant l’époque coloniale et durant 32 ans. J’ai retracé toutes les étapes de la vie de son fils, toutes les souffrances (…). On n’a pas dit qu’il n’avait pas le temps d’enseigner. »

Tentant d’expliquer sa pensée, il précisera avoir juste rappelé son statut de cadi qui  »le plaçait dans une situation ne pouvant pas lui permettre de s’occuper entièrement de cette tâche. Ce n’est pas un jugement de valeur, encore moins  »une caractérisation. » Pour lui, Mame Mor Anta Saly fut  »un grand érudit de l’islam, un homme qui a entretenu des relations avec toutes les familles religieuses du Sénégal. »

L’ancien ministre a quand même signalé que le livre comporte un peu moins de 3.000 pages et que  »la partie qui concerne les confréries n’était pas la plus importante. » Toutefois, il ajoutera ce qui suit :  »même s’il y avait une seule famille qui n’est pas d’accord, nous avons l’obligation morale de corriger.  » Il reconnaît que des erreurs se sont glissées. Et il le dit clairement avec un exemple à l’appui.  »Certaines erreurs m’ont échappé comme Limamoulaye est plus jeune que Bamba. »

À la question de savoir s’il ne fallait pas renoncer à ce document dès l’instant qu’il était sur la voie de créer des dissensions dans ce pays entre familles religieuses, Iba Der Thiam répondra par la négative. Pour lui, il suffira juste d’apporter des corrections, estimant que le livre pouvait régler beaucoup de questions, surtout que moult valeurs commençaient à se perdre  au Sénégal dès l’instant qu’on insultait nos chefs religieux à travers les réseaux sociaux, que la jeunesse buvait de l’alcool (…)  »

Le professeur, coordinateur du  »livre sur l’histoire générale du Sénégal », se plaira de  mettre certains points sur certains i quant à l’implication directe ou indirecte du Président Macky Sall et même de celle de son prédécesseur.  » Le Président Macky Sall n’est responsable en rien de ce qui s’est passé. » Par contre, il confie n’avoir jamais échangé avec lui sur l’initiative, même si jadis il lui avait parlé, via une correspondance, de l’utilité de la création d’un Institut d’histoire.  »Je n’ai pas reçu de feedback et je m’en suis arrêté là… »

]]>
https://www.coupdegriffeactu.com/2019/09/22/iba-der-reconnait-ses-erreurs-notre-travail-nest-pas-parfait-il-y-a-des-choses-que-je-sais-et-des-choses-que-je-sais-pas-nous-sommes-prets-a-corriger/feed/ 0
21 LEÇONS POUR LE XXIE SIÈCLE https://www.coupdegriffeactu.com/2018/12/26/21-lecons-pour-le-xxie-siecle/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/12/26/21-lecons-pour-le-xxie-siecle/#respond Wed, 26 Dec 2018 00:22:35 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=9260 Yuval NOAH HARARI© Malick MBOW
Yuval NOAH HARARI© Malick MBOW

 

Le professeur Yuval Harari est l’auteur du bestseller international Sapiens: une brève histoire de l’humanité.
Il est né à Haïfa, en Israël en 1976. Il a obtenu son doctorat à l’Université d’Oxford en 2002, et est à présent maître de conférence pour le Département d’Histoire de l’Université hébraïque de Jérusalem.
Il s’est spécialisé dans l’histoire du monde, l’histoire médiévale et l’histoire militaire. Ses recherches actuelles abordent des questions d’histoire très générales : Quelle relation existe-t-il entre l’histoire et la biologie ? Quelle différence essentielle distingue l’Homo sapiens des autres animaux ? La justice a-t-elle cours dans l’histoire ? L’histoire suit-elle une direction ? Les gens sont-ils plus heureux au fil du temps qui passe ?

Le professeur Harari dispense également un MOOC (Massive Open Online Course) intitulé : « Une brève histoire de l’humanité »
Plus de 80 000 étudiants de par le monde ont suivi les premiers cours en 2013. Pour les suivants, dispensés à partir d’août 2014, on dénombrait 30 000 étudiants inscrits dès les trois premières semaines.

Le professeur Harari a remporté le « prix Polonsky pour la Créativité et l’Originalité » à deux reprises, en 2009 puis en 2012. En 2011, il s’est également vu attribuer le « Society for Military History’s Moncado Award », pour ses articles exceptionnels sur l’histoire militaire. Un an plus tard, il était élu membre de la jeune Académie israélienne des sciences.

Yuval Harari a publié de nombreux livres et articles parmi lesquels :

Sapiens: A Brief History of Humankind. (Londres: Harvill Secker, 2014).

Special Operations in the Age of Chivalry, 1100-1550 (Woodbridge: Boydell & Brewer, 2007);

The Ultimate Experience: Battlefield Revelations and the Making of Modern War Culture, 1450-2000 (Houndmills: Palgrave-Macmillan, 2008);

“The Concept of ‘Decisive Battles’ in World History”, The Journal of World History 18:3 (2007), 251-266;

“Military Memoirs: A Historical Overview of the Genre from the Middle Ages to the Late Modern Era”, War in History 14:3 (2007), pp. 289-309.

“Combat Flow: Military, Political and Ethical Dimensions of Subjective Well-Being in War”,
Review of General Psychology 12:3 (September, 2008), 2

“Armchairs, Coffee and Authority: Eye-witnesses and Flesh-witnesses Speak about War, 1100-2000”The Journal of Military History 74:1 (Janvier 2010), pp. 53-78.

 

21 LEÇONS POUR LE XXIE SIÈCLE

Dans un monde noyé sous les informations inutiles, le pouvoir, c’est la clarté. La censure ne s’exerce pas en bloquant le flot d’informations mais en inondant les gens par une avalanche de désinformation et de divertissement. 21 leçons pour le XXIe siècle éclaire ces eaux troubles en se penchant sur les questions les plus urgentes de l’humanité.

Pourquoi la démocratie libérale est-elle en crise ? Dieu est-il de retour ? Sommes-nous à l’aube d’une nouvelle guerre mondiale ? Que signifie la montée au pouvoir de Donald Trump ? Que faire devant l’épidémie de « fake news » ? Quelle civilisation domine le monde : l’Occident, la Chine ou l’Islam ? L’Europe devrait-elle laisser sa porte ouverte aux migrants ? Le nationalisme peut-il résoudre le problème des inégalités et du changement climatique ? Que faire face au terrorisme ? Que devons-nous enseigner à nos enfants ?

Des millions d’entre nous ne peuvent s’offrir le luxe de chercher une réponse à ces questions car nous avons des choses plus urgentes à régler : travail, enfants, parents âgés. Malheureusement, l’Histoire ne fait pas de concessions. Si le futur de l’humanité se décide sans vous (car vous êtes trop occupés à nourrir et changer les couches de vos enfants), vous et vos enfants n’échapperez pas aux conséquences. C’est on ne peut plus injuste – mais qui a dit que l’Histoire était juste ?

Un livre n’offre pas de nourriture ou de vêtements, mais peut clarifier les choses et ainsi œuvrer pour l’égalité des chances. Si ce livre encourage ne serait-ce que quelques personnes à débattre de l’avenir de notre espèce, il aura rempli son rôle.

 

 

 

Jean-Pierre Elkabbach

Du lundi au vendredi à 7h20

 

L’historien israélien Yuval Noah Harari, auteur du best-seller international Sapiens : Une brève histoire de l’humanité, est l’invité exceptionnel de Jean-Pierre Elkabbach sur CNEWS.

21 LEÇONS POUR LE XXIE SIÈCLE

Dans un monde noyé sous les informations inutiles, le pouvoir, c’est la clarté. La censure ne s’exerce pas en bloquant le flot d’informations mais en inondant les gens par une avalanche de désinformation et de divertissement. 21 leçons pour le XXIe siècle éclaire ces eaux troubles en se penchant sur les questions les plus urgentes de l’humanité.

Pourquoi la démocratie libérale est-elle en crise ? Dieu est-il de retour ? Sommes-nous à l’aube d’une nouvelle guerre mondiale ? Que signifie la montée au pouvoir de Donald Trump ? Que faire devant l’épidémie de « fake news » ? Quelle civilisation domine le monde : l’Occident, la Chine ou l’Islam ? L’Europe devrait-elle laisser sa porte ouverte aux migrants ? Le nationalisme peut-il résoudre le problème des inégalités et du changement climatique ? Que faire face au terrorisme ? Que devons-nous enseigner à nos enfants ?

Des millions d’entre nous ne peuvent s’offrir le luxe de chercher une réponse à ces questions car nous avons des choses plus urgentes à régler : travail, enfants, parents âgés. Malheureusement, l’Histoire ne fait pas de concessions. Si le futur de l’humanité se décide sans vous (car vous êtes trop occupés à nourrir et changer les couches de vos enfants), vous et vos enfants n’échapperez pas aux conséquences. C’est on ne peut plus injuste – mais qui a dit que l’Histoire était juste ?

Un livre n’offre pas de nourriture ou de vêtements, mais peut clarifier les choses et ainsi œuvrer pour l’égalité des chances. Si ce livre encourage ne serait-ce que quelques personnes à débattre de l’avenir de notre espèce, il aura rempli son rôle.

]]>
https://www.coupdegriffeactu.com/2018/12/26/21-lecons-pour-le-xxie-siecle/feed/ 0
« Non à une place de l’Europe sur un lieu aussi emblématique que l’île de Gorée » https://www.coupdegriffeactu.com/2018/05/14/non-a-une-place-de-leurope-sur-un-lieu-aussi-emblematique-que-lile-de-goree/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/05/14/non-a-une-place-de-leurope-sur-un-lieu-aussi-emblematique-que-lile-de-goree/#respond Mon, 14 May 2018 16:34:40 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=7976
Anonymous - © Malick MBOW
Anonymous – © Malick MBOW

Le Monde | Le 14 mai, 2018

content_image

« Non à une place de l’Europe sur un lieu aussi emblématique que l’île de Gorée »

Pour notre chroniqueur, la rénovation d’un lieu symbolique de la traite négrière grâce à des financements européens est un affront.

?L’inauguration, le 9 mai, de la place de l’Europe sur l’île de Gorée, lieu symbolique de la traite négrière transatlantique, a suscité un vent d’indignation à l’égard des autorités sénégalaises. Diverses associations ont appelé à manifester contre ce qui est perçu comme un affront insupportable. Cette nouvelle place de l’Europe serait la rénovation, financée en grande partie par l’Union européenne (UE), d’un site aménagé en 2003 et inauguré par le président de la Commission de l’UE de l’époque, Romano Prodi. Il est possible que ce projet soit le résultat d’une maladresse, auquel cas il faudrait expliquer à ses initiateurs pourquoi cette place de l’Europe suscite une telle levée de boucliers.

Mais une autre lecture est possible : il est intéressant de noter que la cérémonie d’inauguration s’est tenue la veille de la Journée des mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions décidée par l’ancien président Jacques Chirac en 2001 pour se souvenir de l’esclavage, ce « crime contre l’humanité » reconnu en France par la loi Taubira.

Ignorer ses responsabilités

A l’époque du débat autour du projet de loi porté par Christiane Taubira, plusieurs voix s’étaient élevées en France, y compris dans les milieux intellectuels et universitaires, pour faire valoir, entre autres critiques, que ce projet occultait la traite intra-africaine et manquait de rappeler que la traite atlantique n’avait été possible que grâce au concours actif de négriers africains. Ce courant révisionniste, qui établit une équivalence morale entre ce qu’il appelle « les traites » pour mieux diminuer ou ignorer ses responsabilités devant l’histoire, a toujours existé en Europe. Parce qu’il est influent, il y a lieu de craindre que ses idées inspirent les autorités européennes. La vigilance doit donc être de mise.

La mémoire est un objet fondamentalement politique. Elle est le terreau sur lequel se développent l’identité et la conscience d’une communauté. Celui qui contrôle la mémoire d’un peuple détient les clés de son destin. Dans les années 1980, lorsque la Pologne était sous le joug soviétique, les visiteurs du camp de concentration d’Auschwitz-Birkenau entendaient uniquement parler de la mort des catholiques polonais durant la guerre. La tragédie du peuple juif était occultée, sa mémoire mutilée. Et donc, lorsque les foules africaines s’émeuvent de la présence d’une place de l’Europe au cœur de l’île de Gorée, elles revendiquent leur mémoire pour protéger leur humanité, sauvegarder leur dignité.

Tourisme mémoriel

Mais l’indignation seule ne suffira pas à y parvenir. Il faut aussi regarder le monde en face. Le tourisme mémoriel, qui repose sur les musées et d’autres sites historiques, est une industrie à part entière. Ces musées coûtent cher à construire, à entretenir et à faire fonctionner. Ils sont en concurrence les uns avec les autres. Les plus « compétitifs » attirent de nombreux visiteurs, souvent issus de pays riches, dont la présence bénéficie grandement à l’économie des régions concernées.

Or les Etats africains soutiennent peu leurs musées et plus largement leur culture ou leur tourisme. Les citoyens africains eux-mêmes font peu de tourisme à l’intérieur du continent. Certes, leur pouvoir d’achat est souvent très faible, et il faut reconnaître que voyager en Afrique est coûteux. Mais pour ne rien arranger, les plus aisés d’entre eux, qui pourraient dynamiser le tourisme intra-africain, sont souvent plus intéressés par des destinations occidentales que par leur continent. Le maire de Gorée ne peut ignorer ces réalités, qui le contraignent peut-être à des choix économiquement pertinents mais politiquement contestables.

Si nous ne voulons plus d’une place de l’Europe au cœur d’une île aussi emblématique que Gorée, alors peut-être faut-il exiger de nos gouvernants qu’ils financent eux-mêmes nos musées, qu’ils entretiennent eux-mêmes nos sites historiques, qu’ils soutiennent davantage nos industries culturelle et touristique. Il faut en outre que nous, citoyens, soyons cohérents et que nous options davantage pour Gorée plutôt que pour le Pirée ! La dignité a un prix. Il est plus élevé que nos nécessaires indignations et manifestations. Sommes-nous prêts à le payer ?

Auteur: lemonde.fr

]]>
https://www.coupdegriffeactu.com/2018/05/14/non-a-une-place-de-leurope-sur-un-lieu-aussi-emblematique-que-lile-de-goree/feed/ 0
Le plus vieux restaurant du monde est à Madrid et il a été fondé par un Français https://www.coupdegriffeactu.com/2018/02/19/7136/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/02/19/7136/#respond Mon, 19 Feb 2018 22:21:17 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=7136 Mariano RAJOY© Malick MBOW
Mariano RAJOY© Malick MBOW

Le restaurant Botín, au cœur de la capitale espagnole, est ouvert depuis 293 ans sans interruption. Célébrités et anonymes du monde entier s’y côtoient.

La façade du plus vieux restaurant du monde à Madrid, en Espagne, en janvier 2018.
La façade du plus vieux restaurant du monde à Madrid, en Espagne, en janvier 2018. (MAXPPP)

avatar

Edité par Alexandra du BoucheronMarie-Hélène BallesteroRadio France

publié le 

Le plus vieux restaurant du monde se trouve à Madrid, en EspagneBotín a été fondé en 1725 dans la « calle cuchilleros » (« rue des couteliers » en français), à deux pas de la Plaza Mayor, l’une plus célèbres places de la capitale espagnole.

Certifié « plus vieux restaurant du monde » en 1987 par le Guiness des records, ce trésor culinaire est aujourd’hui un endroit incontournable pour les amateurs de cuisine espagnole et d’Histoire.

Le restaurant madrilène Botín a été fondé en 1725, c’est le plus vieux restaurant au monde : un reportage de Marie-Hélène Ballestero
–‘–
–‘–

En poussant la porte du restaurant Botín, on est tout de suite séduit par cet établissement qui a gardé son charme d’antan. Cela fait 293 ans qu’il est ouvert tous les jours, sans interruption, y compris pendant la guerre civile espagnole (1936-1939).

Certes, les lieux ont été réaménagés au fil des siècles, mais le restaurant a conservé son aspect d’origine. C’est ce charme qui a séduit les plus grands artistes et célébrités, dont Ernest Hemingway qui est « en partie à l’origine du succès et du rayonnement de Botin à l’époque contemporaine », assure Antonio González, actuel copropriétaire de l’établissement qui précise que l’écrivain américain « préparait ses martinis ici, tout seul ».

Ernest Hemingway venait régulièrement avant, pendant et après la guerre civile.Antonio Gonzáles, copropriétaire du restaurant Botínà franceinfo

La salle voûtée du restaurant Botín, à Madrid.
La salle voûtée du restaurant Botín, à Madrid. (RESTAURANT BOTÍN)

Ernest Hemingway n’a pas hésité à citer le nom du restaurant dans certains de ses romans comme Le soleil se lève aussi, sorti en 1926, dont « la dernière scène se déroule ici, dans la salle à manger du premier étage »,poursuit Antonio. « Une fois, il a essayé de faire sa paella. Il n’a pas dû bien la réussir car mon grand-père lui a dit : ‘Monsieur Ernest, il vaut mieux que vous vous consacriez à l’écriture et moi à faire des paellas.' », raconte l’actuel copropriétaire.

Fondé par un cuisinier français

À l’origine, c’est un cuisinier français du nom de Jean Botin qui a créé cet établissement en 1725. Selon le site internet du restaurant, le nom s’est hispanisé pour devenir BotínÀ sa mort, il a été repris par son neveu, d’où le nom actuel : Sobrino de Botín (« neveu de Botín » en français), même si le nom courant reste Botín.

Une photo de l\'équipe du restaurant prise en 1887. 
Une photo de l’équipe du restaurant prise en 1887.  (RESTAURANT BOTÍN)

Au tournant du 20e siècle, le restaurant est repris par la famille González, dont la troisième génération le dirige actuellement. Depuis tout ce temps, l’établissement a non seulement conservé le nom, mais aussi les recettes savoureuses qui l’ont rendu célèbre. Autre grande particularité de Botín : « Le four original, c‘est la star de notre cuisine », indique fièrement Antonio. « Notre cuisine n’est pas très élaborée, c’est une cuisine simple. Nous faisons vraiment très attention aux matières premières en nous inspirant de la cuisine traditionnelle espagnole », explique-t-il.

Nos plats phares sont le cochon de lait et l’agneau rôti. Ils sont faits dans le même four, qui fonctionne depuis 1725 sans interruption et qui permet de rôtir à feu lent, au bois de chêne.Antonio Gonzáles, copropriétaire du restaurant Botínà franceinfo

Le célèbre four, vieux de près de 300 ans, du restaurant Botín à Madrid.
Le célèbre four, vieux de près de 300 ans, du restaurant Botín à Madrid. (MAXPPP)

Au fil des siècles, Botín s’est imposé comme un incontournable de la cuisine espagnole et un endroit chaleureux où touristes et Espagnols se donnent rendez-vous pour profiter d’une expérience culinaire, mais aussi d’un voyage à travers le temps.

]]>
https://www.coupdegriffeactu.com/2018/02/19/7136/feed/ 0
L’histoire de Jean Moulin et la troupe de tirailleurs africains de l’Armée française https://www.coupdegriffeactu.com/2018/01/28/jean-moulin/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/01/28/jean-moulin/#respond Sun, 28 Jan 2018 19:51:20 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=6843 Jean MOULIN© Malick MBOW
Jean MOULIN© Malick MBOW

Jean Moulin, né le  à Béziers et mort le  près de Metz, est un haut fonctionnaire (préfet d’Eure-et-Loir) et résistant français.

Il est arrêté en juin 1940 par les Allemands parce qu’il refuse d’accuser une troupe de tirailleurs africains de l’Armée française d’avoir commis des atrocités envers des civils à La Taye, un hameau près de Saint-Georges-sur-Eure, en réalité victimes de bombardements allemands. Maltraité et enfermé pour refus de complicité avec les Allemands, il tente de se suicider en se tranchant la gorge avec un débris de verre. Il évite la mort de peu et gardera à vie une cicatrice qu’il cachera sous une écharpe.

    En raison de ses idées républicaines marquées à gauche comme radical-socialiste, il est révoqué par le Régime de Vichy du maréchal Philippe Pétain le 2 novembre 1940 et placé en disponibilité.

]]>
https://www.coupdegriffeactu.com/2018/01/28/jean-moulin/feed/ 0
Les dernières paroles d’Hitler avant son suicide : « Si j’avais la chance de vivre encore et de diriger l’Etat, je prendrais toujours exemple sur Staline » https://www.coupdegriffeactu.com/2017/04/30/les-dernieres-paroles-dhitler-avant-son-suicide-si-javais-la-chance-de-vivre-encore-et-de-diriger-letat-je-prendrais-toujours-exemple-sur-staline/ https://www.coupdegriffeactu.com/2017/04/30/les-dernieres-paroles-dhitler-avant-son-suicide-si-javais-la-chance-de-vivre-encore-et-de-diriger-letat-je-prendrais-toujours-exemple-sur-staline/#respond Sun, 30 Apr 2017 14:29:45 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=5406  

Hitler - © Malick MBOW
Hitler – © Malick MBOW

Les derniers mois de la Seconde Guerre mondiale en Europe sont les plus sanglants et les plus destructeurs de tout le conflit. Chaque jour, en moyenne, 30 000 êtres humains perdent la vie. De cette orgie de mort, Hitler est le grand responsable. Diminué par la maladie, traqué, contesté ou haï par son peuple même, réduit à vivre sous les bombes dans un trou humide, il continue néanmoins à alimenter le brasier. Extrait de « Les cent derniers jours d’Hitler », de Jean Lopez, aux Éditions Perrin (2/2).

Bonnes feuilles

Publié le 30 Avril 2017À minuit, Hitler commence à faire ses adieux à son entourage, une trentaine de personnes au total. Il remercie d’abord son majordome, Heinz Linge, à son service depuis dix ans. Il lui confie une dernière mission : « Préparez dans ma chambre des couvertures de laine et assez d’essence pour deux crémations. Je vais me tuer avec Eva Braun. Vous envelopperez nos cadavres dans les couvertures, vous les monterez dans le jardin et les brûlerez. » Il ajoute que tous ses biens personnels présents dans le bunker doivent disparaître, sauf le tableau de Frédéric le Grand dont il fait don à Hans Baur, son chef pilote.

À 1 h 30, Hitler réunit ses collaborateurs et tient un petit discours d’adieu.

Il les délie de leur serment de fidélité à son égard et leur conseille de percer vers les lignes américaines ou britanniques. À 2 heures, il salue les médecins et les infirmières qui officient jour et nuit dans les abris souterrains publics de la chancellerie.

À 2 h 30, Keitel et Jodl scellent le destin d’Hitler en répondant à son dernier message. « 1) Les pointes de Wenck sont immobilisées au sud du lac de Schwielow. Violentes attaques soviétiques sur tout son flanc est. 2) De ce fait, la 12e  armée ne peut pas continuer son attaque vers Berlin. 3) La masse de la 9e armée est encerclée […]. 4) Le corps Holste est contraint à la défensive de Brandebourg à Kremmen en passant par Rathenow. »

Les jeux sont faits. Aucun espoir, aucune illusion ne demeure. Néanmoins, soupçonnant une trahison de Keitel et Jodl – pourtant fidèles entre les fidèles –, Hitler fait envoyer par Bormann un message à Dönitz lui demandant de sévir sans pitié contre tous les traîtres, aussi haut soient-ils placés.

À 6  heures, Hitler fait venir le général Mohnke qui commande les SS chargés de défendre l’accès à la chancellerie. Il le reçoit en pyjama et pantoufles, une robe de chambre de soie noire sur les épaules. « Combien de temps pouvez-vous encore tenir ? » lui demande-t-il. « Vingt-quatre heures, mon Führer, pas plus. » Puis l’officier fait un état exact de la situation : « Les Russes ont atteint la Wilhelmstrasse, ils sont dans les tunnels du métro sous la Friedrichstrasse et aussi sous la Vossstrasse [où se trouve la chancellerie], la plus grande partie du Tiergarten est entre leurs mains et ils combattent sur la Potsdamer Platz à trois cents mètres de nous. » Quatre heures plus tard, Weidling, qui commande l’ensemble des forces à Berlin, provoque une réunion secrète de ses chefs d’unité et décide, avec leur accord, de tenter une percée le soir même, en violation des ordres du Führer. À la fin de la réunion, à sa grande surprise, un officier SS se présente à lui et l’informe que le Führer lui donne carte blanche. Cet ordre sera contremandé par le général Krebs deux heures après la mort d’Hitler.

À midi, Hitler répète à Otto Günsche, son aide de camp SS, qu’il « ne veut pas que son cadavre soit exhibé par les Russes dans un musée de cire ». Et il lui confie la mission – brûler son corps jusqu’au dernier fragment – dont il a déjà chargé son majordome, Heinz Linge, et son chef pilote, Hans Baur. À 13 heures, Hitler prend son dernier repas – des spaghettis à la tomate – avec les deux secrétaires et, peut-être, la cuisinière, mais sans son épouse.

 

À 13 h 30, Günsche appelle Kempka, le chauffeur d’Hitler, et lui ordonne de trouver immédiatement deux cents litres d’essence. Kempka siphonne les réservoirs des véhicules du garage souterrain de la chancellerie.

À 13 h 50, l’infanterie soviétique donne l’assaut au Reichstag. Le premier drapeau soviétique sera hissé sur le monument vers 20 h 50.

À 14 heures, Hitler fait une dernière série d’adieux, d’abord aux Goebbels et à Hans Baur, puis à tous ceux qui sont restés autour de lui. Baur lui tend une dernière perche : « Il y a encore des machines pour vous emmener en Argentine, au Japon, ou bien vous pourriez disparaître chez un de ces cheiks du Sahara qui ont toujours été bien disposés à votre égard du fait de la question juive et qui, durant la guerre, nous ont souvent approvisionnés en café. » Hitler répond : « J’ai encore deux possibilités  : aller dans les montagnes ou chez Dönitz, à Flensburg.

Dans quinze jours, j’en serais au même point qu’aujourd’hui. […] La guerre se termine avec Berlin, je demeure et je tombe avec Berlin. On doit avoir le courage d’en tirer les conséquences – j’en finis ! […] Les Russes savent exactement que je suis dans le bunker et je crains qu’ils ne tirent des obus à gaz. Nous avons développé durant la guerre un gaz qui anesthésie durant vingt-quatre heures. Nous savons par nos services de renseignements que les Russes aussi ont ce gaz. Il est inimaginable qu’ils me prennent vivant. […] Alors j’en finis aujourd’hui ! » Hitler accorde un entretien de dix minutes à Magda Goebbels et la salue en lui offrant son insigne d’or du parti nazi. Goebbels arrive à ce moment et supplie Hitler de se laisser exfiltrer par un groupe de Jeunes hitlériens. Il essuie un refus poli.

À 14 h 30, Hitler fait ses adieux au contre-amiral Voss et, à travers lui, à Dönitz, son successeur. Au cours de dix minutes de conversation, il livre une déclaration étonnante, du moins si l’on en croit les sources soviétiques. « J’ai compris quelle erreur fatale j’ai commise en attaquant l’Union soviétique. Je n’aurais jamais imaginé que Staline pouvait à ce point inoculer ses idées à son peuple. Il faut être un génie de la politique et de la stratégie pour pouvoir organiser son peuple dans des conditions si défavorables et au milieu d’un combat sans précédent, comme ça a été le cas à Moscou, Stalingrad et Leningrad. Et Staline s’est révélé l’homme capable de faire ça. Si j’avais la chance de vivre encore et de diriger l’État, je prendrais toujours exemple sur lui. » Hitler prie Voss de « transmettre par tous les moyens à Dönitz » sa volonté de ne traiter qu’avec Staline. Devant Mohnke, le matin même, il avait aussi tressé des louanges au bolchevisme : « Les démocraties occidentales sont décadentes et elles ne sauront pas être à la hauteur de ce jeune peuple intact de l’Est auquel convient exactement la dure main du système communiste. »  

À 15 h 15, Hitler rappelle encore à son majordome ce qu’il a à faire de son cadavre. Il lui conseille de tenter une percée vers l’ouest « avec tous les autres ». Linge s’enhardit à lui demander  : « Mais pour qui maintenant devons-nous percer ? » « Pour celui qui viendra », répond Hitler. Il serre enfin la main de son majordome et, pour la dernière fois, fait le salut nazi. Linge ferme la porte de l’appartement privé et Otto Günsche, aide de camp SS du Führer, en barre l’accès.

Aux alentours de 15 h 30, Eva Braun se donne la mort par le poison et Hitler se tire une balle dans la tempe droite. Selon les témoignages de Linge et d’Axmann, les deux corps demeurent assis, les yeux mi-clos, sur le sofa à fleurs, dans le petit salon attenant à la chambre du Führer. À terre, les deux armes personnelles d’Hitler, un Walther PPK 7,65 mm (celle qui l’a tué) et un Walther 6,35 mm. Linge et Bormann pénètrent les premiers dans la pièce, suivi de Günsche. Avec une douzaine de SS, ils évacuent les deux cadavres, celui d’Hitler enroulé dans la couverture prévue.

Au passage des dépouilles, Axmann, Goebbels, Krebs et Burgdorf lèvent le bras.

À 15 h 50, au milieu des salves d’artillerie soviétiques, Günsche fait déposer les deux cadavres à trois ou quatre mètres de l’entrée du bunker. Il les fait arroser d’essence et y met le feu. Les corps brûleront durant quatre heures, moyennant deux cents litres d’essence supplémentaires. Vers 20 heures, les restes seront hâtivement enterrés à proximité du foyer, dans un trou d’obus.

À 16 heures, la 7e armée américaine entre dans Munich, siège officiel de la chancellerie du parti nazi, où Hitler avait commencé sa carrière politique, vingt-cinq ans plus tôt.

 

]]>
https://www.coupdegriffeactu.com/2017/04/30/les-dernieres-paroles-dhitler-avant-son-suicide-si-javais-la-chance-de-vivre-encore-et-de-diriger-letat-je-prendrais-toujours-exemple-sur-staline/feed/ 0