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09/10/2018
Pascal
SAMAMA
journaliste
Bas du formulaire
Google a annoncé son retrait de l’appel d’offre du Pentagone pour créer un cloud afin d’héberger les données de l’armée américaine. Un contrat de 10 milliards de dollars sur 10 ans qu’Amazon pourrait bien remporter.
5% des salariés peuvent-ils peser sur les choix stratégiques et commerciaux du groupe qui les emploie? C’est ce qui vient de se passer pour Google qui a décidé de se retirer d’un contrat 10 milliards de dollars sur 10 ans pour fournir un Cloud au Pentagone. La raison donnée est éthique. « Nous ne soumettons pas de propositions pour le contrat JEDI [Joint Enterprise Defense Infrastructure, NDLR] d’abord parce que nous ne pouvions pas être assurés qu’il serait conforme à nos principes dans l’intelligence artificielle », a expliqué un porte-parole à Bloomberg.
En renonçant au contrat Jedi, qui représente 10% du chiffre d’affaires d’Alphabet, sa maison-mère, Google laisse Microsoft, Amazon et Oracle dans la course. Le Pentagone annoncera le 12 octobre à qui elle compte confier le contrat. L’affaire n’est pas simple. Amazon est considéré comme le favori mais comme le signale Bloomberg, IBM, Oracle et Microsoft dénoncent le risque de donner un projet si stratégique à un prestataire unique.
Ne pas écorner la culture « ouverte et altruiste » de Google
L’affaire a commencé avec l’arrêt chez Google du Projet Maven qui consistait à fournir à l’armée une intelligence artificielle pour des drones de reconnaissance. En mai dernier, une pétition adressée à Sundar Pichai a été signée par 4000 salariés sur les 80.000 qui travaillent pour Google. Une douzaine de cadres ont même démissionné. Mais cette faible contestation a provoqué un buzz mondial qui écornait la culture « ouverte et altruiste » de Google. En juin, le patron de Google annonçait l’arrêt de Maven.
Ce n’est pas le seul événement qui a entaché l’image « altruiste » du groupe californien. En août dernier, un millier de salariés ont écrit à Sundar Pichai pour qu’il renonce au projet DragonFly qui consiste à créer un moteur de recherche pour la Chine en prenant en compte les exigences du gouvernement en matière de censure.
Mais cette fois, malgré les critiques internes, Google ne cède pas. Même si en 2010, Sergey Brin (cofondateur de Google) expliquait, comme l’ont rappelé les salariés dans leur lettre, que « la censure et la surveillance des dissidents constituaient des marqueurs du totalitarisme ». Sundar Pichai tente d’éteindre l’incendie. Il a d’abord précisé que DragonFly n’était pas finalisé, mais que pour remplir « sérieusement sa mission », Google se devait de « réfléchir à comment faire plus en Chine ».
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Par Emmanuel Paquette, publié le 18/07/2018
REUTERS/Francois Lenoir
La commissaire européenne à la concurrence, Margrethe Vestager, a justifié la lourde sanction infligée au géant américain.
Du simple au double. Pour la deuxième fois, Google est sanctionné par Bruxelles pour abus de position dominante. Après avoir payé une première amende de 2,4 milliards d’eurosen juillet 2017 pour avoir privilégié son comparateur de prix, Shopping, sur son moteur de recherche (un appel est en cours), la société de Mountain View, Californie, est cette fois condamnée pour Android, son système d’exploitation sur smartphone.
Le montant de la nouvelle facture atteint 4,34 milliards d’euros, soit la plus grosse pénalité jamais infligée à une entreprise. « Il s’agit de sanctionner un comportement illégal très grave, a indiqué Margrethe Vestager, la commissaire européenne à la concurrence lors d’une conférence de presse. Sa durée, son importance, et le chiffre d’affaire réalisé par cette activité nous ont permis de calculer le montant de cette amende ».
La femme politique danoise reproche à Google trois agissements. Le premier concerne l’obligation faite aux fabricants de smartphone de pré-installer le navigateur Internet Chrome et l’application du moteur de recherche s’ils veulent utiliser Android et sa boutique en ligne le Play Store. « Nous avons pu constater que seulement 1% des utilisateurs téléchargeaient ensuite une autre application pour réaliser des recherches et uniquement 10% installaient un navigateur concurrent « , a ajouté la commissaire.
Le précédent Amazon et FireOS
Ensuite, certains opérateurs de télécommunications et des constructeurs de téléphone étaient rémunérés (partage de revenus) s’ils pré-installaient Google Search. Enfin, le groupe a empêché le développement de versions d’Android concurrentes. « En 2012, 2013, Amazon a approché des fabricants pour équiper leurs terminaux de son logiciel FireOS, a détaillé Margrethe Vestager. Mais Amazon n’a pas réussi à les convaincre ».
Désormais, la firme de Mountain View a 90 jours pour changer ses contrats, sous peine de devoir payer des pénalités supplémentaires. Elle a déjà annoncé qu’elle faisait appel de cette décision. L’Open Internet Project, regroupant plusieurs acteurs du secteur des médias, comme l’Allemand Axel Springer ou la société de gestion des droits, la Sacem, se sont félicités de cette décision.
En revanche, Sundar Pichai, le PDG de Google, s’est fendu d’un billet pour critiquer l’analyse de Bruxelles estimant avoir « donné plus de choix pour tous et pas moins ». » La décision de la Commission menace l’équilibre de tout l’écosystème Android. C’est ce modèle qui nous a permis de ne pas faire payer les constructeurs de téléphones ni de dépendre d’un modèle de distribution fermé et strictement contrôlé », a-t-il ajouté.
Le responsable souligne aussi que l’an dernier, 94 milliards d’applications ont été téléchargées dans le monde entier et que 1,6 millions d’Européens gagnent de l’argent en développant des applications sur cette plateforme.
« Elle déteste les Etats-Unis », selon Donald Trump
Cette sanction tombe en pleine guerre commerciale entre les Etats-Unis et l’Europe, et une semaine avant la rencontre à Washington entre le président américain Donald Trump et celui de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. Lors de leur dernier tête-à-tête au Québec, au sommet du G7 en juin, le locataire de la Maison-Blanche avait qualifié la commissaire à la concurrence de « Dame de taxes » après les amendes infligées à Apple, Qualcomm et Google. Et d’ajouter: « Elle déteste les Etats-Unis ».
Margrethe Vestager lui a répondu aujourd’hui. « J’aime les Etats-Unis, leur culture. Mais cela n’a rien à voir avec mes sentiments. Rien du tout. L’application du droit, s’applique partout dans le monde, et nous ne le faisons pas en fonction d’un contexte politique ».
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Le 21 juin, 2018 Dans les prochains mois, Google ouvrira son premier centre de recherche en intelligence artificielle en Afrique à Accra, au Ghana. Si le géant américain d’Internet est actuellement à la recherche de chercheurs en «machine learning», il a déjà désigné le meneur des travaux de ce nouveau centre : le Sénégalais Moustapha Cissé.
Moustapha Cissé est désormais responsable du Google AI Research Center Accra, le tout premier centre de recherche en intelligence artificielle qui ouvrira ses portes dans les prochains mois dans la capitale ghanéenne, Accra.
Né au Sénégal, c’est après des études en mathématiques et physique à l’université Gaston Berger de Saint-Louis, que le jeune étudiant d’alors rejoint la France. Dans l’Hexagone, il décroche un master en intelligence à l’Université Pierre et Marie Curie, puis, en 2014, un doctorat en Computer Science de la même université.
En 2016, il est repéré par Facebook qui lui propose de devenir chercheur scientifique au sein de l’équipe parisienne de Facebook Artificial Intelligence Research (FAIR), son centre de recherche dédié à l’intelligence artificielle. L’aventure aura donc duré deux ans et deux mois, avant que Google ne le débauche.
Il promet la crème des chercheurs à Accra
A la tête du Google AI Research Center Accra, Moustapha Cissé sera accompagné par le célèbre scientifique et ingénieur informaticien américain Jeff Dean, associé principal chez Google AI et qui se dit attaché à l’Afrique pour avoir passé une partie de son enfance en Ouganda et en Somalie.
A Accra, les deux collaborateurs promettent de réunir «les meilleurs chercheurs et ingénieurs en « machine learning »». Ils ont déjà lancé un appel à candidatures ouvert aux chercheurs scientifiques et aux chercheurs ingénieurs en logiciel.
«Nous sommes ravis de conjuguer notre intérêt pour la recherche sur l’IA et l’apprentissage automatique, avec notre expérience personnelle en Afrique. Nous voulons ainsi repousser les limites de l’IA et contribuer à relever des défis dans des domaines tels que la santé, l’agriculture et l’éducation […] Nous nous engageons à travailler en collaboration avec les universités et les centres de recherche locaux, ainsi qu’avec les décideurs, sur les applications possibles de l’IA en Afrique», déclarent-ils dans un communiqué conjoint.
Outre le siège de Google AI à San Francisco, Accra devient ainsi la onzième ville au monde à accueillir un centre de recherche en intelligence artificielle de Google, après Paris, Zurich, Tokyo, Beijing, Montréal, Toronto, Seattle, Boston, Tel-Aviv et New York.
Auteur: latribune.fr
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