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Gaz – Coup de Griffe actu https://www.coupdegriffeactu.com Musée Virtuel Sun, 31 Mar 2019 00:31:52 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 Algérie, Venezuela, Argentine… Ces pays assis sur des richesses colossales mais qui ne s’en sortent pas https://www.coupdegriffeactu.com/2019/03/31/algerie-venezuela-argentine-ces-pays-assis-sur-des-richesses-colossales-mais-qui-ne-sen-sortent-pas/ https://www.coupdegriffeactu.com/2019/03/31/algerie-venezuela-argentine-ces-pays-assis-sur-des-richesses-colossales-mais-qui-ne-sen-sortent-pas/#respond Sun, 31 Mar 2019 00:31:35 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=9689

 

Abdelaziz Bouteflika © Malick MBOW
Abdelaziz Bouteflika © Malick MBOW
Quels pays riches en matières premières déçoivent sur le plan économique ?

Quels pays riches en matières premières déçoivent sur le plan économique ?

Les pays dotés de ressources naturelles considérables (pétrole, gaz, or, agriculture…) ne sont pas forcément les plus prospères ou ceux bénéficiant des meilleurs fondamentaux. Il n’y a qu’à regarder des pays comme l’Algérie, le Venezuela ou l’Argentine pour s’en convaincre… Découvrez dans cet article-diaporama, rédigé le 26 mars 2019, des pays riches en matières premières mais qui déçoivent sur le plan économique.

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Afrique du Sud : chômage élevé et dépendance aux capitaux étrangers

Afrique du Sud : chômage élevé et dépendance aux capitaux étrangersCOMPARATEUR D’ASSURANCES…

Riche en ressources naturelles (or, platine, charbon, chrome…), l’Afrique du Sud souffre toutefois d’une importante pauvreté, avec des inégalités synonymes de risque social (criminalité, grèves, manifestations…), rapporte l’assureur-crédit Coface. Le chômage est élevé (plus de 27%), tandis que les entreprises sont affectées par une pénurie de main-d’œuvre qualifiée. Les infrastructures de transport et d’énergie sont vieillissantes. Et le pays est particulièrement dépendant des flux de capitaux étrangers…

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Iran : Donald Trump ajoute aux difficultés du pays

Iran : Donald Trump ajoute aux difficultés du pays

Alors que l’Iran bénéficie d’importantes réserves de gaz et de pétrole, pointant respectivement aux second et quatrième rangs mondiaux, le pays souffre d’un environnement des affaires peu favorable, indique la Coface. Selon le Fonds monétaire international (FMI), l’économie iranienne est entrée en récession en 2018 et le PIB du pays devrait chuter de 3,6% en 2019. L’inflation s’est envolée à près de 40%. A l’occasion du 40e anniversaire de la victoire de la Révolution islamique, Donald Trump a dénoncé dans un tweet « 40 années de corruption. 40 années de répression. 40 années de terreur. Le régime iranien n’a offert que 40 années d’échec. Les Iraniens, qui souffrent depuis trop longtemps, méritent un avenir bien plus prometteur ». Le pays souffre du rétablissement des sanctions américaines consécutif au retrait unilatéral des Etats-Unis de l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien. Par ailleurs, les tensions sociales sont marquées et le manque d’infrastructures est criant, juge la Coface.

Photo 3/19© Caitlin Ochs/Bloomberg via Getty Images

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Libye : un pays divisé, qui accuse d’importants déficits

Libye : un pays divisé, qui accuse d’importants déficitsPALMARÈS DES FONDS

En dépit d’importantes réserves de gaz et de pétrole, la Libye pâtit de mauvais fondamentaux économiques. Le pays est confronté à d’importants déficits “jumeaux” : le déficit budgétaire est attendu à 22,6% du PIB et le déficit de la balance courante (solde des échanges de biens, de services, de revenus et de transferts courants) à 5% pour 2019, rapporte la Coface. Si l’inflation a fortement diminué ces dernières années, elle reste néanmoins à deux chiffres. Le pays pâtit aussi de “tensions sociales”, d’un “morcellement politique et tribal”, ainsi que d’un environnement des affaires “peu favorable”, souligne l’assureur-crédit. Par ailleurs, le pays est divisé “entre la Tripolitaine à l’Ouest, gérée par le gouvernement de Tripoli reconnu par la communauté internationale, et la Cyrénaïque à l’Est, sous la tutelle du gouvernement d’Al-Beïda soutenu par le maréchal Haftar. Le sud du pays (Fezzan) fait face à la prolifération des trafics (humain, arme et drogue) et à l’animosité entre Touaregs et Toubous”, rappelle la Coface.

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Nigeria : forte dépendance aux revenus pétroliers

Nigeria : forte dépendance aux revenus pétroliers

Le pays le plus peuplé d’Afrique bénéficie d’un large potentiel agricole comme minier et d’importantes ressources en hydrocarbures. Le revers de la médaille est qu’il est très dépendant de ses revenus pétroliers (90% des exportations, deux tiers des recettes fiscales), tandis que l’exploitation de l’or noir est source de pollution, rapporte la Coface, qui ajoute que le Nigeria souffre de tensions ethniques et religieuses, d’insécurité et de corruption, qui affecte l’environnement des affaires.

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Niger : une économie vulnérable aux chocs climatiques et aux caprices des matières premières

Niger : une économie vulnérable aux chocs climatiques et aux caprices des matières premièresCOMPARATEUR COMPTES TI…

Quatrième producteur mondial d’uranium, le Niger a consenti un effort d’investissement dans l’agriculture et est exportateur net de produits pétroliers et d’or, souligne la Coface. Reste que l’économie est vulnérable aux chocs climatiques et aux fluctuations des cours des matières premières. Elle reste aussi “largement dépendante d’une agriculture de subsistance. La population croît rapidement, tandis que la pauvreté est importante. Les frontières sont poreuses, favorisant l’immigration illégale et les trafics. Et le système de perception des taxes et des droits de douane sont déficients”, indique l’assureur-crédit.

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Angola : de fortes inégalités et un chômage élevé

Angola : de fortes inégalités et un chômage élevé

“L’Angola bénéficie d’un potentiel économique considérable (diamant, fer, or, cuir, agriculture, pêche, ressources hydroélectriques…). C’est un important producteur de pétrole et un producteur de gaz naturel liquéfié”, rapporte la Coface. Le revers de la médaille est que le pays est vulnérable au retournement des cours pétroliers. Le pays souffre par ailleurs d’un “chômage élevé”, de “fortes inégalités sociales et disparités régionales”, d’infrastructures “déficientes” et d’un secteur bancaire “fragile”, souligne l’assureur-crédit.

Photo 7/19© David Stanley / Wikimedia
Mozambique : des déficits qui se creusent

Mozambique : des déficits qui se creusentTEST PROFIL ÉPARGNANT

Outre son potentiel hydroélectrique, le Mozambique bénéficie d’importantes richesses minières et agricoles ainsi que d’Immenses ressources gazières découvertes au large des côtes en 2010, rapporte la Coface. Reste que le pays est “insuffisamment diversifié et demeure dépendant des cours des matières premières (aluminium, charbon). En outre, les infrastructures de transport et portuaires sont insuffisantes, ce qui contraint toujours les capacités d’exportation de matières premières”, relève l’assureur-crédit. Il souligne par ailleurs les conditions climatiques “difficiles”, l’environnement politique et sécuritaire “instable” et la gouvernance “faible”. Le déficit et la dette publics, tendent à augmenter, de même que le déficit courant…

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Madagascar : une pauvreté massive

Madagascar : une pauvreté massivePOINTS SÉANCE DE BOURS…

Madagascar bénéficie d’importantes réserves minérales (pierres précieuses, nickel, cobalt) et pétrolières, ainsi que d’un bon potentiel agricole. L’île est d’ailleurs le premier producteur mondial de vanille. Reste qu’elle est dépendante des produits agricoles et miniers. Le pays est pénalisé par des “réseaux routier, hydraulique et électrique insuffisants” et d’une “instabilité politique chronique”. Et la pauvreté est importante. “90% de la population vit avec moins de 2 dollars par jour”, rapporte l’assureur-crédit.

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Afghanistan : instabilité et corruption

Afghanistan : instabilité et corruptionCONSEILS BOURSIERS

L’Afghanistan bénéficie de perspectives d’exploitation de matières premières (gaz, pétrole, minéraux…), mais cette économie reste fortement dépendante du secteur agricole. Le pays souffre d’une importante pauvreté, d’une “situation sécuritaire et géopolitique instable”, “de corruption” et d’une “faible gouvernance”, énumère l’assureur-crédit, qui estime par ailleurs que le système bancaire présente des “fragilités”.

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Venezuela : la manne pétrolière a dans un premier temps profité au pays…

Venezuela : la manne pétrolière a dans un premier temps profité au pays…VENEZUELA : ENFER QUOT…

Alors que le Venezuela bénéficie de réserves considérables de pétrole le long du fleuve Orénoque et d’un potentiel gazier offshore, le pays est confronté à une grave crise politique et économique. Au début des années 2000, le régime socialiste a décidé d’utiliser les recettes de l’exploitation des ressources pétrolières nationales, sur lesquelles il avait repris le contrôle, pour financer de vastes programmes sociaux et d’éducation. “Excellents au départ, les résultats avaient alors suscité de la sympathie dans le monde entier. Le taux de pauvreté a été fortement réduit, de 55,6% en 1997 à 26,4% en 2009, et la proportion de personnes scolarisées a fortement augmenté”, rapporte Eric Dor, directeur des études économiques à IESEG School of Management.

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… mais la dépendance au prix de l’or noir a initié un engrenage infernal !

… mais la dépendance au prix de l’or noir a initié un engrenage infernal !RUSSIE ET VENEZUELA

L’inconvénient de cette stratégie est que le pays est resté extrêmement dépendant des exportations de pétrole, “qui produisent l’essentiel des revenus du gouvernement. Les recettes du gouvernement sont donc sensibles aux amples cycles du prix de l’or noir”, souligne Eric Dor. La très forte baisse du prix du pétrole entre 2014 et 2016 a provoqué un effondrement des recettes du gouvernement du Venezuela. “Comme le gouvernement essayait de maintenir ses dépenses sociales, le déficit public a fortement augmenté. Le gouvernement a financé ce déficit public par des emprunts à la banque centrale, donc par une émission massive de monnaie nationale. L’émission démesurée de moyens de paiement sans contrepartie productive a provoqué une forte inflation, qui a induit une dépréciation de la monnaie nationale par rapport au dollar. Ainsi, les prix en monnaie nationale des biens importés, payés en dollars, ont fortement augmenté ce qui a encore accru l’inflation. Cette mécanique, où augmentation de l’inflation et dépréciation accrue de la monnaie se renforcent l’une l’autre, fut vite hors de contrôle”, dénonce l’économiste. “En réaction, les gens se sont mis à vouloir convertir tout de suite en dollars sur le marché officieux, leurs salaires et autres revenus reçus en monnaie nationale, pour essayer de garder leur pouvoir d’achat. Il y a donc en permanence des ventes massives de monnaie nationale contre dollars, ce qui renforce encore la dépréciation et ensuite l’inflation. C’est ainsi que l’hyperinflation se diffuse toujours plus”, décortique-t-il.

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Venezuela : les conséquences désastreuses de l’hyperinflation

Venezuela : les conséquences désastreuses de l’hyperinflationVENEZUELA : FOLLE INFL…

L’hyperinflation au Venezuela empêche tout calcul économique prospectif, ce qui freine l’entrepreneuriat et les investissements des entreprises. “Les perspectives d’évolution des coûts et des prix de vente sont tellement incertaines que cela rend très difficile d’établir des business plans pour lancer des activités dont la profitabilité est assurée. Il est très difficile de proposer des prix de vente pour production et livraison différée alors qu’on ignore quels seront les coûts au moment de réaliser le contrat, même dans des délais proches. En conséquence, il y a absence de lancement de projets d’investissement et de nouvelles entreprises. La production nationale est totalement déprimée”, explique Eric Dor.

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Venezuela : les effets pervers du contrôle des prix

Venezuela : les effets pervers du contrôle des prixVENEZUELA : QUELLE ISSUE…

Le contrôle des prix instauré au Venezuela a eu des effets pervers. “Le gouvernement fixe des prix plafonds pour toute une série de biens de consommation, pour protéger le pouvoir d’achat des consommateurs. C’est évidemment inefficace car, à cause de l’inflation et de la dépréciation continue de la monnaie nationale, les coûts de production, en salaires et en matières premières d’origine nationale ou étrangère, sont supérieurs à ces prix plafonds – d’où un manque de rentabilité. Il en résulte une chute de la production nationale et de graves pénuries de biens de consommation. Les consommateurs sont obligés d’essayer de se fournir illégalement sur le marché officieux en biens importés, à des prix très supérieurs aux maxima légaux”, dénonce Eric Dor. L’approvisionnement reste de toute manière insuffisant même sur le marché officieux, et la pénurie est généralisée. La baisse de production nationale a contribué à la forte chute du PIB.

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Argentine : la chute des cours des matières premières a fait bondir le déficit public et l’inflation

Argentine : la chute des cours des matières premières a fait bondir le déficit public et l’inflationPRE-IPO

Riche en ressources agricoles, énergétiques et minérales, l’Argentine souffre d’une “dépendance à l’égard des cours des produits agricoles et des conditions météorologiques”, dénonce la Coface. “Jusqu’en 2008, l’augmentation très forte des prix des matières premières avait permis de restaurer l’équilibre des comptes publics et de rembourser la dette due au FMI. Mais la très forte chute des cours des matières premières en 2008 réduisit les recettes du gouvernement et provoqua à nouveau un déficit public qui fut financé partiellement par des prêts de la banque centrale, donc par émission monétaire. Il s’est ensuivi une forte inflation. Après une remontée entre 2009 et 2011, les prix des matières premières ont fortement baissé à partir de 2014, jusqu’en 2016”, rapporte Eric Dor.

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Argentine : le FMI a dû voler au secours du pays

Argentine : le FMI a dû voler au secours du paysCOMPARATEUR DE DEVISES

C’est dans ce contexte difficile que Mauricio Macri a accédé à la présidence du pays. “Le nouveau président a, dès son accession en 2015, pris une série de mesures en faveur du marché qui contrastaient avec la gestion précédente. Il a supprimé les contrôles des capitaux et des changes et laisser flotter le peso. Il a supprimé les taxes sur les exportations. Il a également réduit les subventions publiques aux entreprises de production et distribution d’électricité, gaz ou eau, pour essayer de réduire le déficit public”, rapporte Eric Dor. Avec l’arrivée du nouveau gouvernement, à partir de 2016, l’Argentine a recommencé à emprunter en dollars sur les marchés internationaux. Par la suite, “l’Argentine a connu le problème traditionnel des pays émergents endettés dans une monnaie étrangère, le dollar”, relève l’expert. En effet, avec le durcissement de la politique monétaire de la banque centrale américaine ces dernières années, les taux d’intérêt en dollars ont grimpé et la devise américaine s’est appréciée face au peso argentin, si bien que de nombreux capitaux ont fui l’Argentine pour être rapatriés aux Etats-Unis. Un mouvement qui a pesé un peu plus sur le peso, alimentant ainsi l’inflation (renchérissement des biens importés). “L’Argentine a dû recourir à un emprunt du FMI pour financer son déficit de balance des paiements”, explique Eric Dor, qui précise que le pays “est maintenant obligé d’appliquer une politique d’austérité budgétaire” !

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Algérie : les derniers mandats d’Abdelaziz Bouteflika sont à oublier

Algérie : les derniers mandats d’Abdelaziz Bouteflika sont à oublier11 SCÉNARIOS CHOCS

L’Algérie bénéficie d’importantes réserves de pétrole et de gaz (ainsi que d’un fort potentiel dans les énergies renouvelables), et son modèle de gestion publique est basé sur la rente pétrolière. Ce modèle, appliqué par le gouvernement depuis 1999, consiste à utiliser ses recettes issues des exportations d’hydrocarbures pour financer des dépenses publiques généreuses : beaucoup de dépenses sociales, dont des logements gratuits et des subventions aux achats par la population de carburants et produits de base. “Ce modèle a amélioré la situation de la population et assuré une certaine cohésion sociale, surtout les 10 premières années. Il a aussi favorisé l’émergence d’entrepreneurs très liés au gouvernement, attachés à ce fonctionnement et réticents à accepter un changement de système. Or, la baisse des prix du pétrole depuis 2014 a compromis ce modèle de gestion”, dénonce Eric Dor. “Les recettes du gouvernement issues de la vente d’hydrocarbures ont diminué. Le gouvernement a craint l’impopularité d’une réduction des dépenses sociales auxquelles la population est très attachée, et les risques de troubles sociaux qui en résulteraient. Les autorités ont donc maintenu leurs dépenses sociales relativement inchangées et laissé filer le déficit public, qui reste bien supérieur à celui observé avant 2014, malgré le redressement des prix du pétrole depuis 2016”, explique l’expert. L’économie est trop dépendante des hydrocarbures et doit impérativement se diversifier.

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Gaz – « La constitution oblige le gouvernement à publier le contrat de partage de production » https://www.coupdegriffeactu.com/2018/02/20/gaz-la-constitution-oblige-le-gouvernement-a-publier-le-contrat-de-partage-de-production/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/02/20/gaz-la-constitution-oblige-le-gouvernement-a-publier-le-contrat-de-partage-de-production/#respond Tue, 20 Feb 2018 21:34:35 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=7151

Mamadou Lamine DIALLO - © Malick MBOW
Mamadou Lamine DIALLO – © Malick MBOW

Le 20 février, 2018

La constitution et le code de transparence des finances publiques obligent le Gouvernement à publier le contrat de partage de production du gaz de St-Louis et Kayar. Les propos sont du député Mamadou Lamine Diallo, le leader de Tekki qui saisit la balle au rebond suite aux interpellations d’Idrissa Seck à l’endroit du président Macky Sall, sur l’obligation de rendre public le contrat signé avec la Mauritanie en vue de l’exploitation du gaz découvert entre les deux pays.

Le député à l’Assemblée nationale estime que le chef de l’Etat sénégalais, invité récemment à Nouakchott par son homologue Aziz, a signé en position de faiblesse.

« Avec l’implication de sa famille dans ce dossier,  le Président de l’APR/BBY est allé négocier en position de faiblesse en Mauritanie. Il faut être naïf pour penser que le Président Aziz ne dispose pas du dossier de Petro-tim et Timis Corporation. Ce n’est pas par hasard que le Président Aziz ait accueilli le Président Macky Sall dans une tenue bien  touareg », écrit Lamine Diallo dans ses questions économiques dont copie est parvenue à Seneweb.

« L’on a tous appris qu’on ne signe pas un contrat bilatéral engageant le Sénégal et son avenir à l’étranger. Macky Sall, le féru de diplomatie économique ne doit pas l’ignorer. S’il est parti à Nouakchott, c’est qu’il était en position de faiblesse, renchérit-il. Dans ce dossier, même si les recherches ont débuté en Mauritanie, le réservoir de gaz se trouverait en territoire sénégalais. C’est pourquoi Kosmos est venue au Sénégal. Qu’est-ce que le Sénégal a signé ?, un partage 50-50 avec la Mauritanie ? En tous cas, Il semble bien que ce n’est pas à l’avantage du Sénégal, vu la nervosité du régime, suspecte le parlementaire ».

« La transparence dans la gestion des ressources naturelles qui figure dans la constitution ne signifie pas un compte rendu lapidaire devant des ministres apeurés en Conseil des Ministres d’un  voyage en Mauritanie », critique le leader de Tekki.

Auteur: Seneweb news

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Gaz: Le Sénégal et la Mauritanie vont faire « fifty-fifty » https://www.coupdegriffeactu.com/2018/02/20/gaz-le-senegal-et-la-mauritanie-vont-faire-fifty-fifty/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/02/20/gaz-le-senegal-et-la-mauritanie-vont-faire-fifty-fifty/#respond Tue, 20 Feb 2018 21:25:48 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=7149
Oul Abdel AZIZ - © Malick MBOW
Oul Abdel AZIZ – © Malick MBOW
  • Macky SALL - © Malick MBOW
    Macky SALL – © Malick MBOW

    Le 20 février, 2018

La Mauritanie et le Sénégal ont signé, le 9 février à Nouakchott, un accord de coopération pour l’exploitation du champ gazier offshore de « Grand Tortue-Ahmeyim », situé à la frontière sénégalo-mauritanienne.

Cet accord, dont le contenu demeure inconnu (ndlr : dont la publication est réclamée par l’ancien Premier ministre Idrissa Seck), permettra à la compagnie américaine d’exploitation de gaz et à la major britannique BP de décider, au cours de cette année, le lancement de l’exploitation d’un gisement estimé à 450 milliards de mètres cubes, soit l’équivalent de 14% des réserves de gaz nigérianes. Selon des explications de Kosmos Energy, les deux pays vont se partager les ressources à part égales.

Dans un communiqué publié le 12 février et exploité par Dakartines,  Kosmos se réjouit de l’accord de coopération entre la Mauritanie et le Sénégal. « Kosmos félicite la Mauritanie, le Sénégal et leurs ministères respectifs et les compagnies pétrolières  nationales de travailler ensemble pour parvenir à un accord qui permette de développer les ressources gazières partagées rapidement et efficacement au profit des deux pays. Le concept innovant de GNL- near shore utilisé par Tortue positionne le développement comme l’un des projets de GNL les moins coûteux au monde », indique le document de Kosmos. Lequel souligne : «  Nous sommes impatients de travailler avec BNP et nos partenaires pétroliers nationaux pour poursuivre le processus de conception techniques d’avant garde qui permettra une décision d’investissement finale vers la fin de 2018 ».

Selon le communiqué, « L’accord entre le Sénégal et la Mauritanie prévoit le développement du champ Tortue grâce à l’unitisation transfrontalière avec une répartition initiale de 50% à 50% des ressources et des revenus, et un mécanisme de futures redéterminations d’équité basées sur la production réelle et d’autres données techniques ».

Auteur: Seneweb News

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Sir Paul Collier : « Les erreurs que le Sénégal ne doit pas commettre » https://www.coupdegriffeactu.com/2017/10/17/sir-paul-collier-les-erreurs-que-le-senegal-ne-doit-pas-commettre/ https://www.coupdegriffeactu.com/2017/10/17/sir-paul-collier-les-erreurs-que-le-senegal-ne-doit-pas-commettre/#comments Tue, 17 Oct 2017 23:20:27 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=6398  

  • Macky SALL - © Malick MBOW
    Macky SALL – © Malick MBOW

    Le 17 octobre, 2017

Professeur d’Economie et de politiques publiques à la faculté de Blavatnik et professeur Emérite au Collège de Saint Antony à l’université d’Oxford, Sir Paul Collier fait partie de ces universitaires dont la parole est très écoutée. Auteur de nombreux travaux de recherche, notamment sur les sociétés riches en ressources naturelles, il a animé ce lundi, à Dakar, la conférence initiée par Bp, axées sur le thème « La Gouvernance des ressources pétro gazières : leçons du passé ». Conférence durant laquelle, il a montré les voies que notre pays ne devra absolument pas suivre dans l’élaboration de sa politique pétrolière.

Trois ingrédients incontournables
« Ce n’est pas la ressource naturelle qui définit l’avenir, c’est vous qui définissez l’avenir de votre nation. Les choix que vous faite, les choix que votre gouvernement fait vont déterminer votre réussite comme le Botswana ou votre échec comme la Sierra Leone.  Quels sont les fondements d’une bonne politique gouvernementale ? Il y a les règles, les institutions et les citoyens informés. Voilà le triptyque. Pour les règles, je vais vous donner des exemples. Lorsque le Ghana a découvert du pétrole, il était déterminé à ne pas commettre les erreurs du Nigéria. Et l’une de ces erreurs commisses par le Nigéria c’était de dire que nous pouvons épargner de l’argent. Donc le gouvernement ghanéen a adopté une loi disant que 30 % des revenus pétroliers devraient être épargnés. C’était une règle pleine de bon sens, mais cela ne s’était pas fait malheureusement. Parce que les deux autres éléments du triptyque manquaient.

Attention aux escrocs
« Vous avez besoin de citoyens pour défendre les règles et les équipes. Parce qu’avec les ressources naturelles, il y a toujours l’odeur de l’argent. Et l’odeur de l’argent attire les escrocs. Et dans plusieurs pays, les escrocs, appâtés par l’odeur de l’argent, sont arrivés comme des cafards et ont complètement phagocyté les institutions et enfreint les règles. Donc vous avez besoin de citoyens pour servir de forces de défense des règles et des institutions et on ne peut le faire que si on comprend les règles. Et la compréhension citoyenne est quelque chose qu’on doit renforcer et mettre en place avec attention. Au niveau des autorités les plus élevés on doit considérer cela comme une mission, un sacerdoce, la mise en place de toute la sphère de décision, de règles, d’institutions et de citoyens informés.

« La surveiller comme du lait sur le feu »
« Le Nigeria a eu une entreprise pétrolière d’Etat qui a été un désastre, une catastrophe. Et même, il y a 2 ans, le gouverneur de la banque centrale du Nigéria a publiquement tiré la sonnette d’alarme et a dit que la compagnie pétrolière nationale a réussi à faire disparaitre des milliards de dollars de recettes pétrolières parce que c’était devenu un Etat dans un Etat. Donc vous devez savoir quel type d’entreprise publique vous devez mettre en place. Il faut qu’il y ait une supervision et un contrôle à tout instant. Il faut identifier le rôle de l’entreprise publique et la surveiller comme du lait sur le feu.

L’État, les compagnies et l’honnêteté
« Travailler avec la communauté. L’extraction des ressources naturelles a toujours lieu dans une région donnée. Cela peut créer des opportunités pour les locaux, mais cela peut créer des problèmes. Mettons l’accent sur les problèmes. Inévitablement, l’extraction des ressources naturelles n‘est pas forcément une bonne nouvelle pour tout le monde. L’exploitation des ressources naturelle va conduire au déplacement de personnes qui ont vécu dans cet environnement et qui en tiraient leurs moyens de subsistance.  Le gaz ne va pas créer beaucoup de perturbations comparé à l’activité minière. Mais il y a forcément des implications pour les communautés de pêcheurs par exemple. Et le point de départ c’est d’être honnête. Il faut dire par exemple que l’Etat ou la compagnie pétrolière ne peut pas promettre que les pêcheurs auront les mêmes prises qu’il y a deux à 3 ans. Il faut être honnête en disant qu’il y a des avantages et des inconvénients. Mais que nous allons essayer de minimiser les inconvénients. Donc vous avez besoin d’une stratégie qui prend de façon honnête en charge les risques dans les localités.

Le danger de la dépendance
« La gestion des recettes est capitale. Le premier point à souligner par rapport aux recettes tirées des ressources naturelles, c’est que ce ne sont pas des ressources durables, mais des ressources fossiles. Les recettes sont instables d’une année à l’autre parce que les prix du gaz va devenir instable lui-même. Et il y a maintenant beaucoup de Gnl (gaz naturel liquéfié) disponible aujourd’hui. Il y aura beaucoup de fixation de prix quotidien, plutôt que de prix fixes sur 10 ans. Donc lorsque vous faites vos projections budgétaires, vous ne savez pas quel sera le prix du gaz pour cette année. Vous allez donc avoir besoin d’une stratégie pour rationaliser vos dépenses. De plus, vous n’aurez pas du gaz à jamais. Le gaz que vous avez découvert sera épuisé dans une trentaine d’années. La troisième raison est plus subtile, c’est que la technologie va changer et votre avantage sur le gaz va être obsolète. Et le gaz peut perdre de la valeur avant son épuisement. Tout cela montre qu’il ne faut pas compter sur les revenus de ces ressources à long terme.

Les salaires et le danger
« Il ne faut pas faire ce qu’ont fait le Nigeria et le Ghana. L’année après la flambée des prix du pétrole sur le plan mondial en 1974, le gouvernement Nigérian a augmenté de 75% tous les salaires de la fonction publique. Donc le gouvernement a institué la permanence des dépenses courantes élevée. C’était très peu réfléchi car cela a phagocyté tous les revenus. 30 ans plus tard, les recettes du pétrole nigérian ne suffisent toujours pas à couvrir les dépenses courantes. Puis, le gouvernement Ghanéen a découvert du pétrole en disant que « nous allons apprendre des erreurs du Nigeria ». Mais ils ont quand même augmenté de 50% les salaires de la fonction publique et il y a eu les mêmes impacts sur les dépenses courantes. Il ne faut pas que vous commettiez ces erreurs.

Savoir investir
« L’autre question à laquelle vous devez répondre c’est est-ce que vous avez la capacité de bien investir? J’ai demandé ce matin à un des responsables gouvernementaux de haut niveau si le Sénégal a la capacité de bien investir et beaucoup investir actuellement ? Et il m’a répondu que non! Mais il faut du temps pour renforcer les capacités d’investissement. Donc jusqu’à ce que vous renforcez vos capacités d’investissement, les revenus supplémentaires que vous allez recevoir doivent être gardés à l’étranger ou en devises. Après avoir renforcé ces capacités, vous pourriez rapatrier ces fonds. Ce, pour vous éviter les mauvais choix d’investissement publics.

La maladie hollandaise, le désastre
« Quand les dollars du pétrole arrivent ils sont dépensés sur les biens qui peuvent être importés et sur les biens qui ne peuvent être importés, donc produits localement. Si vous voulez investir les dollars sur les produits domestiques qui ne peuvent être produits qu’au niveau national cela augmente les prix de ces produits. Donc la maladie néerlandaise c’est l’augmentation des prix des produits qui ne peuvent être importés. Et lorsqu’il y a flambée des prix des produits qui ne peuvent être importés, ceux que vous avez l’habitude d’exporter commencent à en pâtir. Par exemple, avant le pétrole, le Nigeria était un grand exportateur agricole. Le coton, les arachides, le cacao, tout a disparu. Les exportations non pétrolières au Nigéria se sont effondrées. C’est cela la maladie néerlandaise. Et c’est ce qu’il vous faut éviter.

Comment éviter la maladie hollandaise
« Comment éviter cette maladie ? Il faut utiliser votre épargne pour investir dans les bons secteurs et les bons secteurs ce sont les secteurs qui produisent ces biens non commerciaux. Vous devez aussi augmenter l’offre (…). L’utilisation du gaz pour produire de l’électricité c’est exactement le type de mesures à prendre, et il y a aussi l’investissement dans chaque ville et potentiellement des plateformes de production. D’ici à 2050, votre population urbaine va tripler, votre espace urbain n’est pas encore construit assurez-vous que les prochains villes seront efficaces et que ce seront des villes vivables dans lesquelles les entreprises seront productives. En somme, c’est cela la stratégie. Vous avez un revenu temporaire qui ne sera pas là à jamais, donc en exploitant les ressources naturelles, préparez-vous à épargner l’argent au niveau local, préparez-vous en renforçant la capacité d’investissement dans le secteur public comme dans le secteur privé. Une fois que vous êtes prêts, investissez adéquatement dans le secteur des biens non commerciaux, dans les villes, dans l’électricité. Ce type d’investissements. Ce qui pourrait vous faire éviter ce qu’a connu le Nigéria, c’est-à-dire l’effondrement de son secteur de l’exportation. »

 

Auteur: Propos rassemblés par Youssouf SANE – Seneweb.com

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Exploitation du gaz : Kosmos Energy finalise avec BP https://www.coupdegriffeactu.com/2017/02/23/exploitation-du-gaz-kosmos-energy-finalise-avec-bp/ https://www.coupdegriffeactu.com/2017/02/23/exploitation-du-gaz-kosmos-energy-finalise-avec-bp/#comments Thu, 23 Feb 2017 22:28:16 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=4684  

  • Frank-TIMIS © Malick MBOW
    Frank-TIMIS © Malick MBOW

    Le 23 février, 2017

 

L’exploitation du pétrole au Sénégal devrait bientôt démarrer. Kosmos Energy  vient de finaliser l’opération avec BP au Sénégal. Dans un communiqué parvenu à Seneweb, Kosmos annonce qu’elle a reçu l’approbation du gouvernement et signé un accord avec le géant pétrolier British Pétrolium (BP), un accord pour l’exploitation du gisement gazier au large de la frontière mauritanienne.

Selon les termes de l’accord, BP a acquis un intérêt de 49,99 % dans Kosmos BP Senegal Limited, notre société affiliée contrôlée, qui détient une participation de 65 % dans les Blocs de Cayar Offshore Profond et de Saint-Louis Offshore Profond, au large du Sénégal. Un accord dont s’est réjoui Andrew Inglis, Président directeur de l’entreprise d’exploitation. « L’opération étant maintenant réalisée, Kosmos a hâte de travailler avec le Gouvernement du Sénégal et les partenaires, pour aller de l’avant dans la prochaine étape de notre programme de travaux, ce qui comprendra davantage de recherche dans les deux blocs, et en cherchant à produire le premier gaz à partir du projet Tortue d’ici 2021», dit-il.

 

Auteur: SenewebNews – Seneweb.com

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