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Financière – Coup de Griffe actu https://www.coupdegriffeactu.com Musée Virtuel Sun, 05 Jan 2020 16:12:11 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 Aliko Dangote, l’homme le plus riche d’Afrique dans le Top 100 mondial https://www.coupdegriffeactu.com/2020/01/05/aliko-dangote-lhomme-le-plus-riche-dafrique-dans-le-top-100-mondial/ https://www.coupdegriffeactu.com/2020/01/05/aliko-dangote-lhomme-le-plus-riche-dafrique-dans-le-top-100-mondial/#comments Sun, 05 Jan 2020 16:12:11 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=10543
Aliko DANGOTE - © Malick MBOW
Aliko DANGOTE – © Malick MBOW

Aliko Dangote, l’homme le plus riche d’Afrique dans le Top 100 mondial

L’année dernière, sa fortune a progressé de 4,3 milliards de dollars.

Classé par l’agence Bloomberg au 96e rang mondial, Aliko Dangote, nigérian de 62 ans, l’Africain le plus riche, fait son entrée parmi les cent plus grosses fortunes de la planète.

Roi du ciment – il possède la plus importante usine subsaharienne -, il s’est diversifié dans le sel, le sucre ou encore la farine. L’année dernière, sa richesse a fluctué au gré des à-coups de l’économie africaine mais a finalement progressé de 4,3 milliards de dollars! Elle frôlait vendredi 15 milliards de dollars. Pour le magazine Forbes, il serait plus riche encore. Quoi qu’il en soit, ses entreprises représentent plus d’un cinquième de la capitalisation boursière du Nigeria. Ses activités limitant les importations du pays ont été appréciées par les autorités nigérianes. Au passage, ses détracteurs lui reprochent une certaine proximité avec le gouvernement, qui n’aurait pas pu nuire à ses affaires. Allégations qu’il dément avec force.

Raffinerie de pétrole

Au hit-parade africain, Dangote devance le Sud-Africain, Johann Rupert dont le trust familial détient Richemont (Cartier, etc.). Sur le plan mondial, cet amateur de squash, au mode de vie austère, est précédé par l’Allemand Masso Plattner, cofondateur de l’éditeur de logiciels SAP, et devance Viktor Vekselberg, important actionnaire de Rusal, numéro un russe de l’alu. Aliko Dangote n’a pas l’intention de s’arrêter là. Il inaugurera en 2020 une raffinerie de pétrole et souhaite investir à terme hors d’Afrique l’essentiel des profits de son groupe.

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Qui est Aliko Dangote, l’homme le plus riche d’Afrique? https://www.coupdegriffeactu.com/2019/04/18/qui-est-aliko-dangote-lhomme-le-plus-riche-dafrique/ https://www.coupdegriffeactu.com/2019/04/18/qui-est-aliko-dangote-lhomme-le-plus-riche-dafrique/#comments Thu, 18 Apr 2019 22:13:03 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=9770 Aliko DANGOTE - © Malick MBOW
Aliko DANGOTE – © Malick MBOW

Avec une fortune personnelle estimée à plus de 15 milliards de dollars, le businessman nigérian fait partie des hommes les plus riches du monde. Même lui n’en revient pas.

L’homme d’affaires nigérian Aliko Dangote lors d’une visite au palais de l’Elysée en octobre 2016.  (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

Eléonore Abou EzRédaction AfriqueFrance Télévisions

Mis à jour le 18/04/2019 |
publié le 18/04/2019

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LA NEWSLETTER ACTUNous la préparons pour vous chaque matin
En 2019 et pour la huitième année consécutive, Aliko Dangote figure au classement du magasine américain Forbes. Premier milliardaire d’Afrique et 136e du monde, l’homme d’affaires de 62 ans a fait fortune dans le ciment. Le plus grand producteur d’ »or gris » sur le continent a d’ailleurs eu du mal à réaliser à quel point il était riche.

Un jour, j’ai retiré 10 millions de dollars à ma banque (…). Je les ai pris à la maison, je les ai regardés et dit : ‘Maintenant je sais que j’ai de l’argent’Aliko Dangoteau Forum Mo Ibrahim, à Abidjan, en avril 2019

Une famille d’entrepreneurs

Issu d’une riche famille musulmane de Kano, la grande ville du nord du Nigeria, Aliko Dangote acquiert vite le sens du commerce. Inspiré par son grand-père entrepreneur, il lance son premier « business » à 8 ans en vendant ses propres friandises, comme il le raconte au magazine Forbes.

Mais tout commence vraiment à 21 ans. Après une formation à l’université égyptienne Al-Azhar, le jeune diplômé en gestion et commerce emprunte de l’argent à son oncle et crée une petite entreprise de vente de ciment. Le succès est au rendez-vous et il multiplie très vite son capital.

Quand vous êtes jeune, votre premier million est important, mais après les chiffres ne veulent plus dire grand-choseAliko Dangoteau Forum Mo Ibrahim, à Abidjan, en avril 2019

L’empire Dangote

Au fil des ans, l’homme d’affaires nigérian amasse une fortune impressionnante grâce à la production de ciment. Sa société, présente dans une quinzaine de pays en Afrique, se développe et se diversifie. Sucre, farine, pâtes, sel, gestion immobilière… Dangote group est aujourd’hui un conglomérat avec des entreprises de production cotées en bourse. Il s’intéresse depuis peu au pétrole avec la construction d’une raffinerie au Nigeria, qui pourrait devenir l’une des plus grandes au monde. Le magnat africain a par ailleurs des visées sur le club de football d’Arsenal.

Investir en Afrique

Avec son ascension fulgurante et sa fortune colossale, Aliko Dangote suscite l’admiration, mais aussi les critiques. Certains l’accusent de s’être rapproché des politiques pour profiter de passe-droits. Mais le businessman ne s’en formalise pas et continue de développer ses activités en Afrique. Selon lui, les deux secteurs les plus prometteurs sont les nouvelles technologies et l’agriculture. Il appelle les jeunes entrepreneurs du continent à voir grand et à investir sur le long terme. « J’aimerais pouvoir me cloner« , dit-il dans unentretien au magasine américain Time. Aliko Dangote fait dans le même temps un calcul rapide et affirme que dix comme lui feraient l’affaire…

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Cours en chute libre, baisse du nombre d’utilisateurs… Faut-il s’inquiéter pour Facebook et Twitter ? https://www.coupdegriffeactu.com/2018/08/02/cours-en-chute-libre-baisse-du-nombre-dutilisateurs-faut-il-sinquieter-pour-facebook-et-twitter/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/08/02/cours-en-chute-libre-baisse-du-nombre-dutilisateurs-faut-il-sinquieter-pour-facebook-et-twitter/#respond Thu, 02 Aug 2018 22:48:48 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=8451 Mark Zuckerberg  © Malick MBOW
Mark Zuckerberg © Malick MBOW

En quelques heures, Facebook est passé, mercredi 25 juillet, d’une valorisation de 539 milliards d’euros à 437 milliards d’euros. Une dégringolade qui montre l’inquiétude des marchés mais qui ne signe pas forcément le déclin de ces géants du web.

Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook, le 1er mai 2018 lors de la conférence annuelle organisée par le réseau social à l’attention des développeurs, à San Jose (Californie). (MAXPPP)

Vincent Matalon France Télévisions

le 01/08/2018 |

LA NEWSLETTER ACTU

Nous la préparons pour vous chaque matin

Facebook n’avait encore jamais connu une telle dégringolade depuis son introduction en Bourse, en 2012. Mercredi 25 juillet, son action cotée sur le Nasdaq a perdu près de 20% de sa valeur, pour atteindre 176 dollars l’unité (environ 150 euros). Les chiffres donnent le vertige : en quelques heures, l’entreprise est passée d’une valorisation de 630 milliards de dollars (539 milliards d’euros) à 510 milliards (437 milliards d’euros). Actionnaire principal et fondateur du réseau social, Mark Zuckerberg a vu sa fortune fondre de quelque 16 milliards de dollars sur le papier.

Du côté de Twitter, la situation n’est guère plus réjouissante. Vendredi, le cours de l’action cotée au New York Stock Exchange s’est écroulée de plus de 20%, soit « la plus grande chute journalière depuis plus de quatre ans », rapporte le Wall Street Journal (en anglais).

Faut-il pour autant s’inquiéter pour l’avenir de ces deux géants de la Silicon Valley ? Réponse en cinq points.

Oui, les deux services ont perdu plusieurs millions d’abonnés

Ces deux dégringolades en bourses ne sont pas intervenues n’importe quand. Facebook a en effet publié mercredi ses résultats trimestriels et Twitter a fait de même vendredi. Dans les deux cas, les investisseurs ont surtout été affolés par la baisse du nombre d’utilisateurs actifs.

Du côté de Facebook, on a déploré la perte de trois millions d’usagers quotidiens en Europe entre la fin du premier et du deuxième trimestre de l’année, pour s’établir à 279 millions de membres. Un coup dur dans ce continent au marché publicitaire lucratif, attribué par les équipes de Mark Zuckerberg à l’entrée en vigueur à la fin mai du règlement européen sur la protection des données (RGPD). De quoi ébranler la confiance des investisseurs, qui s’attendaient selon le Wall Street Journal (article payant) à un impact minime, sinon nul, de cette nouvelle législation sur les résultats financiers de Facebook.

Même topo du côté de Twitter. De 336 millions d’utilisateurs actifs chaque mois mesurés à la fin du premier trimestre 2018, le réseau social a annoncé vendredi dénombrer 335 millions de membres fin juin. Un nombre bien éloigné des 338,5 millions attendus initialement, rapporte Le Figaro.

Les revenus ne sont pas aussi bons qu’attendu

Si, chez Twitter, on affiche fièrement un troisième trimestre consécutif de bénéfices, du côté de Facebook, le discours est moins enthousiaste. Le directeur financier du géant numérique a annoncé aux actionnaires que le ralentissement des bénéfices engrangés par la publicité en Europe allait sans doute se poursuivre durant les deux prochains trimestres.

Une prédiction due non seulement à l’application du RGPD, qui permet aux utilisateurs de limiter le ciblage publicitaire, mais aussi à cause des déceptions autour d’une fonctionnalité sur laquelle l’entreprise misait beaucoup : les publicités affichées dans les stories Instagram, le célèbre réseau social de partage de photos racheté en 2012 par Facebook pour un milliard de dollars.

Lors de la conférence annuelle F8, début mai, les dirigeants de Facebook n’étaient pas peu fiers d’annoncer que 300 millions d’utilisateurs d’Instagram parcouraient quotidiennement ces vidéos éphémères publiées par leurs contacts. Temps d’affichage supérieur, vidéos en plein écran et son activé par défaut : le marché publicitaire qui s’ouvrait avec cette technologie était alors promis à supplanter celui des promotions classiques, qui s’affichent dans le flux des nouvelles publications des amis des utilisateurs.

Las : Facebook a annoncé jeudi que les publicités classiques diffusées sur le réseau social continuaient à générer l’essentiel de ses revenus. « Concrètement, les patrons de Facebook annoncent que les gens passent de plus en plus de temps à utiliser les stories sur Instagram, une fonctionnalité moins rentable », analyse le Wall Street Journal (article payant). Le journal rapporte que la directrice des opérations du réseau social a indiqué « ne pas savoir » si les stories peuvent finalement rapporter autant d’argent que la publicité classique.

Leurs dépenses sont en forte hausse…

Les actionnaires des deux géants de la Silicon Valley n’ont pas non plus apprécié apprendre que les dépenses des deux entreprises avaient sensiblement augmenté. Les équipes de Twitter ont ainsi annoncé que les coûts « liés à la programmation vidéo et à l’analyse automatisée des données des utilisateurs » avaient contribué à porter le niveau de dépenses à 631 millions de dollars (537 millions d’euros) sur le trimestre, soit une hausse de 10% sur un an, relève Le Figaro.

Le directeur financier de Facebook a de son côté annoncé aux propriétaires d’actions que l’entreprise effectuait des « investissements de long terme significatifs » en matière de sécurité. Ces dépenses devraient augmenter de 50% dans les prochains mois et continuer à croître plus rapidement que les revenus de l’entreprise en 2019, selon le Guardian (article en anglais).

Ces investissements se chiffrent en milliards de dollars par an et auront un impact négatif sur nos marges.David Wehner, directeur financier de Facebooklors d’une conférence téléphonique réservée aux actionnaires

… mais ces dépenses visent à prévenir de prochaines crises

Synonymes de marges réduites, les investissements en hausse des deux mastodontes de la Silicon Valley sont destinés à se protéger de potentielles crises, qui pourraient sérieusement compromettre leur santé économique à long terme.

Entendu en avril par le Congrès américain après le scandale Cambridge Analytica, au cours duquel les données de 87 millions d’utilisateurs de Facebook ont été exploitées à leur insu à des fins électorales, Mark Zuckerberg y a annoncé avoir recruté 5 000 personnes depuis le début de l’année pour sécuriser sa plateforme. D’ici à la fin décembre, ce sont au total 10 000 personnes qui devraient renforcer les équipes de modération et de cybersécurité, note CNet.

Également invité à prendre des mesures pour empêcher la prolifération de faux comptes, de robots, d’utilisateurs dont l’identité n’est pas vérifiée et autres cyber-harceleurs, Twitter a entamé un vaste nettoyage de printemps dans ses bases de données. Ce qui a en partie contribué à la baisse du nombre d’utilisateurs et a précipité l’inquiétude des actionnaires. Une politique assumée par le réseau social dans un communiqué (PDF en anglais) adressé à ses investisseurs en marge de la publication de ses résultats trimestriels.

Nous sommes certains que c’est dans l’intérêt à long terme de la plateforme et qu’en améliorant la qualité des conversations publiques sur Twitter, nous créons les conditions d’une croissance durable pour l’entreprise.Twitterdans un communiqué aux actionnaires

Le New York Times a imaginé un scénario pour comprendre la stratégie des deux entreprises. Le journal invente qu’en décembre prochain des preuves pourraient s’accumuler autour « d’entités soutenues par la Russie qui se seraient démenées sur Facebook et Twitter pour influer sur les élections de mi-mandats » de novembre. « Les utilisateurs s’enfuient, les parlementaires débattent d’une législation stricte pour réguler ce que ces deux entreprises peuvent faire ou non. Les cours de Twitter et Facebook sont en chute libre. Aujourd’hui, ces deux entreprises dépensent des sommes importantes pour empêcher que tout cela arrive. Mais, signe sans doute d’une certaine myopie de Wall Street, les investisseurs les punissent pour cela », analyse le quotidien.

Pour le New York Times, les dirigeants des deux plateformes « semblent comprendre que s’ils ne souhaitent pas être sanctionnées par le gouvernement américain, ces entreprises doivent montrer qu’elles sont capables de se réguler seules »« Les prochains mois devraient nous éclairer sur leur capacité à le faire », conclut le journal.

Et leur croissance reste très élevée

Pour nombre d’observateurs, cette dégringolade en Bourse s’explique ainsi par une réaction disproportionnée des investisseurs. « En général, cela prend un certain temps de passer d’une hyper-croissance à une simple croissance. Dans [le cas de Facebook], la transition entre les deux a été abrupte. C’est pour cela que nous assistons à une réaction excessive des marchés », analyse pour le Guardian (en anglais) Gene Munster, du cabinet d’investissement Loup Ventures.

Même si les résultats espérés par Wall Street n’ont pas été atteints, Facebook a tout de même affiché un chiffre d’affaires de 13,23 milliards de dollars sur les seuls mois d’avril, mai et juin. Soit une augmentation de 42% sur un an. Le bénéfice net du réseau social a de son côté fait un bond de 31% en un an, pour s’établir à 5,1 milliards de dollars. Pas exactement l’idée que l’on se fait d’une entreprise en crise, comme le note Siva Vaidhyanathan, professeur d’études médiatiques de l’université de Virginie.

Je peux vous garantir que chez Facebook, personne ne panique (…) ou ne réclame le départ de Mark Zuckerberg. Au contraire, les investisseurs institutionnels se préparent à faire des affaires en achetant des actions.Siva Vaidhyanathandans une tribune publiée par le « Guardian »

Du côté de Twitter, on peut se targuer d’un chiffre d’affaires trimestriel bien supérieur aux attentes avec 711 millions de dollars réalisés sur l’année, une hausse de 24%. L’écrasante majorité de ces revenus (601 millions) proviennent de la publicité et ont été dopés par la Coupe du monde de football, « dont les effets devraient continuer à se faire sentir au prochain trimestre », prévoient Les Echos. Le quotidien économique souligne que le réseau social « ne s’est jamais aussi bien porté financièrement », et relève que le bénéfice net de 100 millions de dollars affiché ce trimestre est le « plus important jamais publié » en douze années d’existence.

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Jeff Bezos possède une fortune supérieure à 150 milliards de dollars https://www.coupdegriffeactu.com/2018/07/20/jeff-bezos-possede-une-fortune-superieure-a-150-milliards-de-dollars/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/07/20/jeff-bezos-possede-une-fortune-superieure-a-150-milliards-de-dollars/#respond Fri, 20 Jul 2018 00:38:20 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=8432 Jeff-BEZO © Malick MBOW
Jeff-BEZO © Malick MBOW

figaro.fr, Le, agence, AFP,LeFigaro.fr mar. 17 juil. 20:51 UTC

En 2014, Jeff Bezos valait 32 milliards de dollars. Il a fondé Amazon, à l'origine une simple librairie en ligne, en 1994. / SCOTT OLSON/AFPLa fortune de Jeff Bezos, patron d’Amazon, a augmenté de 50 milliards en huit mois, faisant de lui l’homme le plus riche du monde depuis des décennies, selon le classement Bloomberg Billionaires Index.

La fortune de Jeff Bezos, fondateur et patron d’Amazon, a atteint lundi 150 milliards de dollars, le plaçant très loin devant le fondateur de Microsoft, Bill Gates, et ses 95 milliards de dollars, selon les estimations de Bloomberg. La flambée du prix des actions d’Amazon, entreprise qu’il a fondée et dont il est l’actionnaire principal avec près de 17%, lui a rapporté 50 milliards de dollars cette année.

» LIRE AUSSI – Jeff Bezos, patron d’Amazon, est l’homme le plus riche du monde

La fortune de Bill Gates avait brièvement atteint les 100 milliards de dollars en 1999, un seuil aujourd’hui largement dépassé par Jeff Bezos, âgé de 54 ans. Historiquement, il reste cependant encore loin derrière des personnes comme le magnat du pétrole John D. Rockefeller (mort en 1937) et le baron de l’acier Andrew Carnegie (décédé en 1919), dont la richesse atteindrait aujourd’hui les 300 milliards de dollars, en tenant compte de l’inflation.

Fondation d’Amazon en 1994

En 2014, Jeff Bezos valait 32 milliards de dollars. Il a fondé Amazon, à l’origine une simple librairie en ligne, en 1994. La multinationale est maintenant l’une des plus puissantes du monde, et a diversifié ses activités en se lançant dans le «cloud» (stockage de données en ligne), l’intelligence artificielle ou encore le streaming vidéo. Jeff Bezos a notamment racheté le Washington Post, journal de référence américain, en 2013.

L’annonce de Bloomberg est intervenue pendant l’opération de super-promotions «Prime Day», qui offre des réductions aux abonnées premium d’Amazon pendant 36 heures.

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Financement libyen de la campagne présidentielle : Nicolas Sarkozy mis en examen https://www.coupdegriffeactu.com/2018/03/21/financement-libyen-de-la-campagne-presidentielle-nicolas-sarkozy-mis-en-examen/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/03/21/financement-libyen-de-la-campagne-presidentielle-nicolas-sarkozy-mis-en-examen/#respond Wed, 21 Mar 2018 22:48:50 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=7534  

Nicolas SARKOZY - © Malick MBOW
Nicolas SARKOZY – © Malick MBOW

21 mars 2018

 

L’ancien président, qui nie toujours les faits, a été placé sous contrôle judiciaire.

C’est un coup de tonnerre politique. Nicolas Sarkozy, encore très influent à droite, a été mis examen mercredi et placé sous contrôle judiciaire dans le dossier des soupçons de financement libyen de sa campagne électorale victorieuse de 2007, annonce Le Monde. Une information confirmée par l’AFP.

L’ancien président de la République Nicolas Sarkozy a été mis en examen des chefs de corruption passive, financement illégal de campagne électorale et recel de fonds publics libyens https://t.co/CDViVWyda7

— Le Monde (@lemondefr) March 21, 2018

 

L’ancien chef de l’Etat, qui avait été placé en garde à vue mardi matin à Nanterre, est poursuivi pour corruption passive, financement illégal de campagne électorale et recel de fonds publics libyens, toujours selon le journal. Nicolas Sarkozy nie toujours les faits qui lui sont reprochés.

L’ancien chef de l’Etat est rentré chez lui mercredi soir. Sa garde à vue, qui avait débuté mardi matin dans les locaux de l’office anticorruption (Oclciff) à Nanterre près de Paris, s’est achevée en fin d’après-midi.

La Libye a-t-elle financé sa campagne présidentielle de 2007 ?

Au coeur des interrogations des enquêteurs, des soupçons de financement par la Libye de Mouammar Kadhafi de sa campagne présidentielle de 2007. Dans ce dossier, Brice Hortefeux, l’un de ses plus fidèles lieutenants de Nicolas Sarkozy, a également été interrogé mardi, mais en audition libre.

Une information judiciaire avait été ouverte en avril 2013 pour corruption active et passive, trafic d’influence, faux et usage de faux, abus de biens sociaux et blanchiment, complicité et recel, notamment après les révélations de l’homme d’affaires franco-libanais Ziad Takieddine, auprès de  Mediapart.

Il a notamment affirmé avoir remis en 2006-2007 un total de 5 millions d’euros d’argent libyen à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, et à son directeur de cabinet, Claude Guéant. Selon le site d’informations, Brice Hortefeux aurait aussi joué les intermédiaires.

Nicolas Sarkozy face à ses dossiers judiciaires :

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Bienvenue dans le (vrai) nouveau monde : voilà les cartes des blocs qui s’imposent -et s’opposent- pour le 21e siècle https://www.coupdegriffeactu.com/2018/03/07/bienvenue-dans-le-vrai-nouveau-monde-voila-les-cartes-des-blocs-qui-simposent-et-sopposent-pour-le-21e-siecle/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/03/07/bienvenue-dans-le-vrai-nouveau-monde-voila-les-cartes-des-blocs-qui-simposent-et-sopposent-pour-le-21e-siecle/#comments Wed, 07 Mar 2018 00:21:29 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=7339
Vladimir POUTIN - © Malick MBOW
Vladimir POUTIN – © Malick MBOW
Vladimir POUTINE © Malick MBOW
Donald TRUMP © Malick MBOW
Xi JINPING - Président de la République de Chine
Xi JINPING – © Malick MBOW

Russie, Chine, Etats-Unis, Europe… Depuis la guerre froide, les lignes ont bougé dans le monde entier.

Confrontations

Publié le 

 

Dans un contexte où Washington, Paris et Berlin font actuellement pression sur la Russie de Vladimir Poutine pour obtenir un cessez-le-feu en Syrie, ​actant de fait l’influence de Moscou sur Damas, quel bilan dresser de l’évolution des différents « blocs d’influence » mondiaux depuis la guerre froide ? ​Après le dualisme des blocs occidental et soviétique de la guerre froide, la Chine apparaît-elle aujourdhui comme un troisième pôle d’influence de niveau mondial ?

Philippe Fabry : Je ne dirais pas exactement cela, parce que même si la Chine est sur le point de pouvoir faire jeu égal avec les Etats-Unis pour ce qui est de la puissance nationale sur les plans militaire et économique, il reste que si une guerre entre ces deux pays éclatait demain, la Chine serait pratiquement seule mais devrait faire face à une coalition rassemblant autour des Américains tout ou partie de ses voisins inquiets : le Japon, la Corée du Sud, Taïwan, le Vietnam, l’Australie, les Philippines, et possiblement l’Inde.

Même les Européens soutiendraient probablement l’effort américain dans le cadre de l’OTAN, si la Chine attaquait les Etats-Unis, par exemple en frappant Guam, pour tenter de les expulser d’Asie.

La Chine n’est donc pas, seule, un troisième pôle d’influence, dans l’état actuel des choses, tout comme la Russie, seule, n’est pas vraiment un second pôle d’influence : malgré la volonté de Poutine de donner l’impression d’être une vraie puissance mondiale avec son intervention en Syrie, la Russie demeure pratiquement absente d’Afrique, et négligeable en Asie. Les Etats-Unis demeurent le seul pays du monde à pouvoir être un pôle à lui tout seul. La Chine et la Russie ont chacune l’ambition de se hisser à un tel niveau, mais n’y sont pas encore.

En revanche, et avec cet objectif en vue, ils ont incontestablement formé un axe commun – par des accords bilatéraux d’une part, et des organisations communes d’autre part : Organisation de la Coopération de Shangaï, Banque asiatique d’investissement dans les infrastructure – afin de contester l’hégémonie américaine dénoncée sous ce vocable « d’unipolarité ». La réalité est que Russes et Chinois espèrent à terme pouvoir bousculer ensemble l’ordre mondial américain et lui substituer une multipolarité leur laissant à tous deux le champ libre pour dominer leur propre zone d’influence : l’Europe et la Méditerranée pour la Russie, l’Est du Pacifique et l’Océan indien pour la Chine. L’ambition à long terme de la Chine va sans doute plus loin puisque le « One Belt, One Road » de Xi Jinping est un moyen de dominer à terme toute l’Eurasie ; inversement, le souci géopolitique à long terme de la Russie est de se créer à l’Ouest un socle de puissance qui lui permette demain de tenir tête à la Chine.

Florent Parmentier : De prime abord, il faut concéder que l’intervention russe en Syrie a marqué le retour de Moscou au Moyen-Orient ces trois dernières années. Après les conflits en Géorgie (2008) et en Ukraine (2014), la Russie tentait pour la première fois de sortir de l’espace post-soviétique, malgré la trace indélébile qu’avait laissé l’Afghanistan en 1979

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Ainsi, absente lors de la guerre du Golfe de 1991, coopérative sur l’Afghanistan en 2001, dans l’opposition lors du conflit en Irak de 2003, surprise par les « printemps arabes » et spectatrice lors du renversement de Kadhafi en 2011, la Russie n’avait pas fait preuve d’initiative depuis près d’un quart de siècle dans la région. Il est donc tentant de voir dans la montée des tensions actuelles une résurgence de la Guerre froide, qui pourrait aller au-delà du simple bombage de torse bilatéral.
Pour autant, si ces tensions sont au plus haut depuis 1991, l’opposition entre blocs ne se situe pas au même niveau qu’en 1991 ; la Russie n’est pas l’URSS, son réseau d’alliés n’est pas aussi puissant qu’à l’époque ; et l’opposition idéologique est en revanche beaucoup plus faible qu’à l’époque. Si l’establishment américain est ouvertement hostile à la Russie, de même que la Douma l’est vis-à-vis des Etats-Unis, il existe des différences d’intérêts mais la Russie n’a pas un système à proposer comme du temps de l’URSS.
Reste donc une sourde rivalité russo-américaine, au sein de laquelle les deux acteurs ont intérêt à se montrer « dur » pour plaire aux opinions publiques respectives. Cette rivalité permet à chacun de se rassurer à l’heure où la montée en puissance de la Chine menace la suprématie américaine et marginalise la Russie.
Cette hégémonie des deux blocs n’était en outre pas totale ; en effet, le mouvement des non-alignés est apparu la déclaration de Brioni le 19 juillet 1956. De fait, la fin de la Guerre froide s’est traduite par des modifications géopolitiques majeures en Europe, avec la désagrégation du camp socialiste, menant à la domination du « Consensus de Washington », mélange de privatisation de l’économie, de conditionnalité des bailleurs de fonds internationaux et d’intégration dans les flux économiques internationaux. En Asie, elle n’a pas donné les mêmes effets ; la Corée du Nord et la Corée du Sud n’ont pas été réunifiées comme l’Allemagne.
François Gèré : Après un bref intermède unipolaire faisant suite à la fin de la guerre froide et à la disparition de l’Union soviétique, le monde a retrouvé l’état naturel des relations inter étatiques : une impitoyable compétition entre les puissances. La question fondamentale est de savoir qui, aujourd’hui, peut légitimement prétendre au rang de grande puissance mondiale.

Le slogan de Donald Trump « America first » a conduit à penser à un repli isolationniste. Tout candidat à la présidence met en avant le souci des affaires intérieures et l’amélioration de la situation économique et sociale. Trump n’a pas failli à la règle qui veut que la puissance acquise par les Etats-Unis exige un engagement mondial. Trump cherche à le faire dans les conditions les plus favorables aux intérêts des Etats-Unis ou du moins ce qu’il croit être tel. Il se retire des traités internationaux jugés défavorables : le traité de libre-échange de la zone Pacifique, le traité de Paris sur le changement climatique. Il s’apprête aussi à dénoncer l’accord nucléaire avec l’Iran de 2015. Mais il se déclare prêt à renégocier ces accords. La récente Nuclear Posture Review (NPR) réaffirme le soutien et la protection nucléaires aux alliés européens et asiatiques. Mais ils  doivent payer plus et acheter du matériel américain.

Les Etats-Unis ne quittent pas l’Afghanistan, réaffirment leur engagement dans la péninsule arabique et leur soutien à Israël. Ils développent une stratégie d’endiguement de l’Iran qui passe par l’établissement d’un système de bases en Irak et en Syrie. Les forces aéronavales  et sous-marines américaines dont la supériorité demeure écrasante sont déployées pour contenir les tentatives de Pékin des Philippines au détroit de Malacca.

Dans son récent discours sur l’état de la Russie, Vladimir Poutine a déclaré que son pays était parvenu à contrer efficacement la manœuvre d’endiguement entreprise par les Etats-Unis et leurs alliés. Moscou a certes d’ambitieux projets, en particulier la formation d’une vaste zone économique, commerciale et culturelle eurasiatique susceptible de contrebalancer l’Union européenne à l’Ouest et la Chine à l’Est. Mais la richesse énergétique ne suffit pas à fournir les investissements massifs nécessaires à cette réalisation. La puissance russe demeure limitée, en dépit de ses succès en Syrie. En dehors de l’engagement militaire, elle souffre d’un manque de moyens financiers et commerciaux pour s’implanter durablement et créer de véritables zones d’influence.

Sa stratégie d’influence par la propagande et la désinformation rencontre une opposition résolue des Etats occidentaux. Moscou doit donc se contenter d’attirer dans son orbite « l’étranger proche » : Biélorussie, Moldavie, Abkhazie et Ossétie du Sud et, dans une moindre mesure, l’Arménie. Rien de comparable à ce que fût le bloc soviétique. Le rapprochement avec la Hongrie et la Bulgarie ne compense pas la farouche opposition de la Pologne et des Etats baltes, devenus les fers de lance de l’OTAN.

Le phénomène majeur de la période actuelle est l’accession de la Chine au rang de grande puissance mondiale. Mais elle souffre d’un isolement diplomatique aggravé par une stratégie agressive dans les mers de Chine du sud. Pour remédier à cet inconvénient le gouvernement chinois a lancé depuis 2014 un très ambitieux programme de coopération économique mondiale, baptisé « nouvelles routes de la soie » (One belt, one road, OBOR) s’étendant de la côte orientale chinoise jusqu’à l’embouchure du Rhin). Pékin vient d’ouvrir une puissante base à Djibouti mais c’est la première et encore la seule en Afrique. En dépit de liens renforcés avec le Pakistan et le Myanmar, il n’existe pas de « bloc chinois ».

​Quelle est cette nouvelle carte mondiale des zones d’influence ? ​

Philippe Fabry : Dans l’immédiat, l’adversaire de cet axe russo-chinois est bien les Etats-Unis, et à l’échelle mondiale il y a d’un côté le bloc de ceux qui acceptent plus ou moins l’hégémonie américaine (Europe, Asie périphérique, Amérique du Sud) et de l’autre ceux qui la contestent – Chine et Russie, mais aussi quelques acteurs de dimensions inférieures, comme l’Iran, et de plus en plus la Turquie. L’Inde, qui depuis le début des années 2000 rejoignait la plupart des initiatives chinoises au sein des BRICS a récemment changé son fusil d’épaule en réalisant qu’elle était complètement encerclée par son puissant voisin – elle vient de perdre en un mois, et au profit de la Chine, deux alliés stratégiques et historiques : le Népal et les Maldives – et se rapproche considérablement des Etats-Unis.
Il y a ensuite des zones disputées : l’Afrique, le Moyen-Orient et dans une certaine mesure l’Asie centrale.
Florent Parmentier : Nous ne sommes plus dans une logique de bloc, mais d’alliances multiples. La Russie aimerait dominer son ancien espace soviétique, mais son influence est limitée par l’OTAN et les Etats-Unis à l’Ouest et la Chine dans toute l’Asie Centrale. La Russie n’y est plus qu’un acteur parmi d’autres, ce qui la contraint à soutenir des conflits, qui peuvent être apparus en 1991 (Transnistrie, Abkhazie, Ossétie du Sud et Haut-Karabagh) comme ultérieurement (Géorgie en 2008, Ukraine en 2014).
Les Etats-Unis et les Européens voient leur capacité à fixer les règles du jeu économique s’éroder. Ainsi, leur G5 de 1975, devenu par la suite G8 (intégration officielle de la Russie en 1997), puis de nouveau G7 après l’exclusion de la Russie du groupe en 2014, ne parvient plus à édicter des règles. Le mouvement des BRICS (Brésil – Russie – Inde – Chine – Afrique du Sud) est aujourd’hui incontournable au niveau international, regroupant plus du tiers de l’humanité.
De nombreuses alliances sont apparues, avec une reconfiguration parfois difficilement lisible. Restent des points de fixation actuels, comme la relation Russie – Etats-Unis, les « Etats voyous » dont parlent Washington ou encore l’émergence de la Chine, qui se manifeste notamment autour de la mer de Chine méridionale.

​Quelles sont les modifications d’alliance les plus notables depuis la dissolution de l’URSS en décembre 1991 ?

Philippe Fabry : Bien sûr, ce qui vient d’abord à l’esprit ce sont tous les pays d’Europe de l’Est qui ont rejoint l’OTAN quelques années après l’effondrement du Pacte de Varsovie, mais il s’agissait plus de vassaux de l’URSS que d’alliés. Toutefois, je suis plutôt enclin à en retenir trois, qui me paraissent très symptomatiques des mutations de l’ordre mondial : le Pakistan, vieil allié américain, qui est aujourd’hui devenu un vassal de la Chine et une pièce maîtresse de son dispositif d’encerclement de l’Inde ; l’Egypte, qui depuis l’arrivée au pouvoir du maréchal Sissi a pratiquement basculé dans le camp russe, après presque cinquante ans d’alliance américaine ; enfin le Vietnam, ancien allié de l’URSS et adversaire ô combien symbolique des Etats-Unis et de la limite de leurs capacités « impériales », devenu aujourd’hui allié de l’Amérique contre la Chine. Ces trois exemples montrent combien les cartes ont été profondément rebattues.

 

Bienvenue dans le (vrai) nouveau monde : voilà les cartes des blocs qui s’imposent -et s’opposent- pour le 21e siècle

Russie, Chine, Etats-Unis, Europe… Depuis la guerre froide, les lignes ont bougé dans le monde entier.

On pourrait encore ajouter la Turquie, mais son comportement récent évoque un autre problème qu’un renversement d’alliance : il s’agit de la transformation d’un allié fiable en quasi-adversaire, qui conserve cependant son statut d’allié tout en n’étant guère plus fiable pour son nouvel allié supposé, à savoir la Russie. Aujourd’hui, la Turquie d’Erdogan évoque plutôt l’URSS de Staline dans les années 1930, courtisan ou se laissant courtiser par de nombreux pays, et tentant de tirer avantage des uns ou des autres sans jamais bâtir d’alliance franche – ce qui finit par se payer cher.

Florent Parmentier : Les modifications d’alliance les plus notables ont eu lieu en Europe : l’élargissement de l’OTAN et de l’UE sont une réalité aujourd’hui bien ancrée. En dépit des rapprochements observés entre la Russie et certains membres de l’OTAN, comme la Hongrie ou la Turquie, nul ne peut imaginer à ce jour un départ de l’OTAN ou de l’UE. Le fait de prôner chez soi l’émergence d’une « démocratie illibérale », en Pologne ou en Hongrie, ne signifie pas quitter les institutions actuelles. La présence américaine en Europe est donc pérenne, quand bien même Donald Trump avait pu considérer l’OTAN comme « obsolète ».

L’autre modification d’alliance sensible est le rapprochement entre la Russie et la Chine. D’abord partenaire de l’Union soviétique, la Chine s’en était ensuite éloignée (départ des coopérants soviétiques, puis guerre frontalière sur l’Oussouri en 1969). Entamé durant la période gorbatchévienne, ce rapprochement prend corps en 1996 avec la création du groupe de Shanghai créé en 1996, qui donne naissance ensuite à l’Organisation de la Coopération de Shanghai. D’abord limitée à la Chine et à une partie de l’espace post-soviétique, l’organisation a intégré conjointement l’Inde et le Pakistan en juillet 2015.

François Gèré : L’expansion de l’OTAN après la fin de la guerre froide a conduit l’Alliance atlantique  directement sur les frontières de la Russie. A la même époque, les Etats-Unis ont multiplié les alliances avec les Etats de la péninsule arabique après la première guerre d’Irak. En dehors de cela, il s’agit davantage de resserrement des alliances déjà existantes avec le Japon, la Corée du Sud, Taïwan et l’Australie. Ni la Russie, ni la Chine n’ont été en mesure de créer des systèmes puissants. L’Organisation de coopération de Shanghai, qui regroupe autour de la Russie et de la Chine les Etats d’Asie centrale, ne constitue qu’une association très lâche, visant à promouvoir le commerce et à lutter contre le terrorisme ainsi que les différents trafics, notamment la drogue.

D’autres blocs, de dimension régionale, sont-ils en formation ? ​

Philippe Fabry : Il y a évidemment le bloc constitué autour de l’Iran par la Syrie, l’Irak, le Hezbollah au Liban et les Houthis au Yémen, qui prospère dans l’ombre de l’axe russo-chinois. En face, on voit se constituer une sorte de bloc des adversaires de l’Iran, au premier rang desquels Israël et l’Arabie saoudite. Il y a peut-être un autre bloc, pro-russe, qui est en cours de constitution en Afrique du Nord, entre l’Egypte et la partie de la Libye sous le contrôle du maréchal Haftar, et qui pourrait peut-être, le cas échéant, s’étendre à l’Algérie.  Un bloc « antichinois » pourrait prendre forme en Asie, sous l’égide des Etats-Unis, qui ont déjà réactivé le Quadrilateral Security Dialogue après une dizaine d’années de sommeil, rassemblant les USA, le Japon, l’Australie et l’Inde.

Russie, Chine, Etats-Unis, Europe… Depuis la guerre froide, les lignes ont bougé dans le monde entier.

 

Florent Parmentier : Naturellement, d’autres regroupements sont apparus suite à la fin de la Guerre froide. Le mouvement des non-alignés a dû retrouver une direction, à un moment où un positionnement intermédiaire ne faisait plus sens et ne parvenait plus à masquer des différences d’intérêts et de représentations de l’ordre international. En Amérique du Sud, une tendance bolivarienne est apparue autour de la personnalité de Hugo Chavez – affirmant la volonté de souveraineté des pays sud-américains au détriment des Etats-Unis, à côté du Mercosur.

Les pays du Golfe, l’Union africaine, l’ASEAN (Asie du Sud-Est), le groupe de Visegrad (Europe centrale), les routes de la soie (inspirées par la Chine), le « corridor de croissance Asie – Afrique (Inde) ont à des degrés divers poursuivi une démarche plus ou moins forte d’institutionnalisation. L’ère n’est plus aux blocs étanches, mais à des démarches multi-partenariales qui marquent une diversification géopolitique accrue des relations internationales.

François Gèré : Sans avoir d’ambitions mondiales, certains Etats sont tentés par la création de sphères d’influence régionale appuyée sur des idéologies nationalistes ou religieuses. Lors du démantèlement du bloc soviétique la Turquie a espéré venu le moment de la formation d’un espace culturel turc regroupant turcomans, turkmènes, uighours et mongols. Mais outre l’opposition des autres puissances régionales, les moyens ont manqué pour créer les indispensables infrastructures routières et ferroviaires. Il en va de même pour l’Iran qui reste trop faible pour créer un arc chiite puissamment soudé. Il y a certes des implantations ponctuelles en Irak, au Liban et à Bahreïn. L’actuel succès militaire iranien en Syrie crée des espérances de développement de la puissance en direction de la Méditerranée. Mais les obstacles sont trop nombreux et considérables pour que Téhéran puisse prétendre à un hégémonisme.

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  • Par gerard JOURDAIN – 05/03/2018 – 19:18 – Signaler un abusah bon!!
    on m’avait vendu que l’ europe était la première économie mondiale?
  • Par vangog – 07/03/2018 – 00:48 – Signaler un abusFin des guerres idéologiques, univoques…
    et naissance de conflits basés sur des intérêts stratégiques, économiques, nationaux…intérêts plus multipolaires, incluant une temporalité plus forte et plus changeante, donc plus modernes! Les pays qui parviendront à prendre l’ascendant seront ceux parvenant à un compromis entre intérêts nationaux et intérêts internationaux, une fameuse gageure dans un monde où l’information est biaisée selon les vieux slogans idéologiques bipolaires du passé marxiste. Les USA et la Russie sont à l’avant-garde de cette nouvelle donne multipolaire. L’UE est isolée, à sa manière, par son idéologie mondialiste qui la mènera vers un désastre inéluctable, sauf sursaut de dernière minutes…La Chine est, comme les médias occidentaux, engluée dans une vieille idéologie unipolaire, dont elle ne parvient à s’extraire. Isolée, elle jouera la stratégie du pourrissement, déjà entamée avec son pitbull coréen. Deux blocs gagnants, au final, le russe et l’américain, en évolution équilibrée avec un monde qu’ils savent anticiper. Et deux blocs en perdition, l’europeen et le chinois, en pourrissement civilisationnels…à moins de révolutions régénératrices…qui vivra verra!
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Philippe Fabry

Philippe Fabry est historien et tient le blog Historionomie, principalement dédié à l’étude des schémas historiques et leur emploi à des fins d’analyse géopolitique et de prospective. Il a publié Rome du libéralisme au socialisme, Leçon antique pour notre temps (2014),et Histoire du Siècle à Venir (2015). Son nouveau livre, Atlas des guerres à venir, paraîtra en février 2017.

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Florent Parmentier

Florent Parmentier est maître de conférences à Sciences Po et chercheur associé au Centre de géopolitique de HEC. Il a récemment publié, aux Presses de Sciences Po, Les chemins de l’Etat de droit, la voie étroite des pays entre Europe et Russie. Il est le créateur avec Cyrille Bret du blog Eurasia Prospective et est vice-président de Global Variations, un think tank travaillant sur les effets géostratégiques des innovations disruptives.

Pour le suivre sur Twitter : @FlorentParmenti

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François Géré

François Géré est historien.

Spécialiste en géostratégie, il est président fondateur de l’Institut français d’analyse stratégique (IFAS) et chargé de mission auprès de l’Institut des Hautes études de défense nationale (IHEDN) et directeur de recherches à l’Université de Paris 3. Il a publié en 2011, le Dictionnaire de la désinformation.

 

 

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