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FBI – Coup de Griffe actu https://www.coupdegriffeactu.com Musée Virtuel Mon, 16 Dec 2019 23:33:25 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 Trump exige des excuses de l’ex-chef du FBI, qui reconnait des « négligences » dans l’enquête russe https://www.coupdegriffeactu.com/2019/12/16/trump-exige-des-excuses-de-lex-chef-du-fbi-qui-reconnait-des-negligences-dans-lenquete-russe/ https://www.coupdegriffeactu.com/2019/12/16/trump-exige-des-excuses-de-lex-chef-du-fbi-qui-reconnait-des-negligences-dans-lenquete-russe/#comments Mon, 16 Dec 2019 23:33:25 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=10463 ames-Comey © Malick MBOW
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James Comey, limogé par Donald Trump, a reconnu que de “véritables négligences” avaient été commises par la police fédérale au début de l’enquête.

AFP

CARLOS BARRIA / REUTERSJames Comey, à droite, a reconnu des « négligences » de la part du FBI au début de l’enquête russe ce dimanche 15 décembre. Donald Trump a immédiatement exigé des excuses.

INTERNATIONAL – L’ex-directeur du FBI James Comey a admis ce dimanche 15 décembre que de “véritables négligences” avaient été commises par la police fédérale au début de l’enquête sur l’ingérence de la Russie dans l’élection présidentielle de 2016 aux États-Unis.

Donald Trump, qui avait limogé ce responsable en 2017, a immédiatement suggéré qu’il pourrait être condamné à une peine de “plusieurs années” de prison. “Où sont les excuses qu’il me doit, à moi et aux autres?”, a tweeté le président américain.

Donald J. Trump

✔@realDonaldTrump

o now Comey’s admitting he was wrong. Wow, but he’s only doing so because he got caught red handed. He was actually caught a long time ago. So what are the consequences for his unlawful conduct. Could it be years in jail? Where are the apologies to me and others, Jim?

145 k

18:34 – 15 déc. 2019

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James Comey a toujours défendu le FBI contre les attaques du président des États-Unis.

Mais ce dimanche, il a concédé que Carter Page, un conseiller pour la politique étrangère de l’équipe de campagne du candidat Trump en 2016, rapidement mis en cause dans l’enquête ouverte par la police fédérale sur l’ingérence russe, avait été traité de manière injuste.

Dans une interview à la chaîne Fox News, il a estimé que le mandat de FBI pour le surveiller, qu’il avait signé, contenait des “erreurs significatives”. “Il y a eu de véritables négligences, 17 choses auraient dû être dans les mandats, ou au moins auraient dû être évoquées et qualifiées différemment”, a-t-il dit.

Ces erreurs sont détaillées dans un rapport de l’inspecteur général du ministère de la Justice publié le 9 décembre. Ce document rejette toute arrière-pensée politique de la part du FBI dans l’ouverture de l’enquête, mais souligne les “erreurs et omissions” commises par certains agents quand ils ont demandé à la justice un feu vert pour placer sur écoute Carter Page.

“Donc maintenant Comey avoue qu’il avait tort. Ouah, mais il ne le fait que parce qu’il a été pris la main dans le sac”, a fustigé le président américain sur Twitter.

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Le n°2 de la Justice a évoqué une possible mise à l’écart de Trump (ex-chef du FBI) https://www.coupdegriffeactu.com/2019/02/19/le-n2-de-la-justice-a-evoque-une-possible-mise-a-lecart-de-trump-ex-chef-du-fbi/ https://www.coupdegriffeactu.com/2019/02/19/le-n2-de-la-justice-a-evoque-une-possible-mise-a-lecart-de-trump-ex-chef-du-fbi/#respond Tue, 19 Feb 2019 02:38:28 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=9548  

AFP,AFP dim. 17 févr

Andrew McCabe © Malick MBOW
Andrew McCabe © Malick MBOW

Andrew McCabe a assuré l'intérim à la tête du FBI après le limogeage de James Comey par Donald Trump en mai 2017

Washington (AFP) – Le numéro 2 du ministère américain de la Justice a discuté en 2017 de la possibilité d’écarter Donald Trump du pouvoir en s’appuyant sur une disposition de la Constitution, a confirmé un ancien haut responsable du FBI dans un entretien diffusé dimanche.

Suite à ces révélations, un influent sénateur républicain, Lindsey Graham, a jugé nécessaire que le Congrès enquête pour établir s’il y a bien eu « une tentative de coup d’Etat administratif ».

Andrew McCabe, qui a assuré l’intérim à la tête de la police fédérale après le limogeage de James Comey par M. Trump en mai 2017, a déclaré sur la chaîne CBS que le ministre adjoint de la Justice Rod Rosenstein « était, à ce moment-là, très inquiet au sujet du président, de sa capacité, de ses intentions ».

Andrew McCabe a ajouté qu’il était lui-même « très inquiet » pour l’avenir de la délicate enquête sur les soupçons de collusion entre Moscou et l’équipe de campagne de Donald Trump en 2016.

Dans ce cadre, il y a eu « des discussions sur le 25e amendement » de la Constitution, qui autorise le vice-président et une majorité du cabinet à déclarer le président « inapte » à assurer ses fonctions, a poursuivi Andrew McCabe.

Rod Rosenstein, qui supervisait l’enquête russe, « a simplement soulevé ce point et en a discuté avec moi, en se demandant combien de membres du cabinet seraient en mesure de soutenir un tel effort », a-t-il dit.

Il s’agissait de « compter les votes, les votes possibles », a ajouté Andrew McCabe, limogé du FBI à son tour en mars 2018, officiellement pour avoir organisé des fuites dans la presse.

En septembre, plusieurs médias avaient fait état de ces discussions, mais il s’agit de la première confirmation par l’un des participants.

Rod Rosenstein avait démenti avoir voulu écarter le président. Ses services avaient laissé entendre qu’une plaisanterie avait peut-être été mal comprise.

Jeudi, lors de la diffusion de premiers extraits de cette interview, le président Trump avait contre-attaqué sur Twitter: « Le chef du FBI par intérim déshonoré, Andrew McCabe, prétend être un « pauvre petit ange » alors qu’il a joué un grand rôle dans (…) le canular russe ».

Dimanche, un de ses proches, le républicain Lindsey Graham, qui préside la commission judiciaire du Sénat, a promis d’user des pouvoirs d’enquête du Congrès pour savoir « qui dit la vérité ».

« Nous allons découvrir ce qui s’est passé et le seul moyen est de convoquer les gens pour qu’ils témoignent sous serment », a-t-il déclaré sur CBS, en mettant en cause la parole d’Andrew McCabe, accusé d’avoir eu « des arrières-pensées politiques ».

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L’ex-chef de campagne de Trump écroué jusqu’à son procès https://www.coupdegriffeactu.com/2018/06/16/lex-chef-de-campagne-de-trump-ecroue-jusqua-son-proces/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/06/16/lex-chef-de-campagne-de-trump-ecroue-jusqua-son-proces/#respond Sat, 16 Jun 2018 16:57:02 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=8198 trump-finish © Malick MBOW
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BFMTV (avec AFP) pour L’Express, publié le 15/06/2018

 

Paul Manafort, ancien chef de campagne de Donald Trump, a été placé en détention vendredi. Il est accusé de tentative de subornation de témoin dans l’enquête russe.

Une juge fédérale à Washington a révoqué vendredi la liberté conditionnelle de l’ex-chef de campagne de Donald Trump, Paul Manafort, accusé de tentative de subornation de témoin dans l’enquête russe, que le président a jugé ce même jour « totalement discréditée ».

Le lobbyiste a été placé en détention à l’issue d’une audience au cours de laquelle son avocat a demandé en vain un contrôle judiciaire plus strict qui lui aurait permis d’éviter la prison. Paul Manafort est le premier membre de l’équipe de campagne du milliardaire à être écroué. Jusqu’à ce vendredi, il était assigné à résidence, dans l’Etat de Virginie voisin de la capitale, et forcé de porter un bracelet électronique.

Une victoire pour le procureur spécial Robert Mueller

« Wow, quelle peine sévère pour Paul Manafort, qui a représenté Ronald Reagan, Bob Dole, et beaucoup d’autres hauts responsables politiques et campagnes. Je ne savais pas que Manafort était à la tête de la Mafia », a réagi le président par tweet, alors que Paul Manafort n’a pas été condamné.

Wow, what a tough sentence for Paul Manafort, who has represented Ronald Reagan, Bob Dole and many other top political people and campaigns. Didn’t know Manafort was the head of the Mob. What about Comey and Crooked Hillary and all of the others? Very unfair!

— Donald J. Trump (@realDonaldTrump) June 15, 2018

Cette décision de la juge fédérale représente une victoire pour le procureur spécial Robert Mueller, qui soutenait que l’incarcération de l’ex-chef de campagne de Donald Trump était nécessaire afin qu’il n’influence pas des témoins à son procès à venir. Elle intervient quelques heures après que le président des États-Unis a estimé que la crédibilité de l’enquête sur l’ingérence russe dans la présidentielle de 2016 était largement sapée par un rapport officiel rendu public jeudi.

Un rapport met en cause l’ancien chef du FBI

Ce rapport critique « l’insubordination » en 2016 de James Comey, l’ancien chef du FBI limogé plus tard par Donald Trump, et indique que certains agents fédéraux ont laissé paraître leur hostilité envers le magnat de l’immobilier. Il valide en revanche la décision de James Comey de ne pas poursuivre la candidate démocrate Hillary Clinton, rivale de Donald Trump, pour ses emails envoyés d’un serveur privé.

Exigeant ardemment que Robert Mueller clôture son enquête qui empoisonne sa présidence, Donald Trump a exploité vendredi les révélations concernant James Comey et le FBI, révélant selon lui un « film d’horreur ». Le rapport « est un désastre total pour Comey, ses sbires et, tristement, le FBI. On se souviendra officiellement de Comey comme du pire chef, de loin, de l’histoire du FBI. J’ai rendu un fier service à la population en le virant », a-t-il tweeté.

Mails de Hillary Clinton : un rapport reconnaît l’ex-chef du FBI fautif mais impartial

Le Parisien avec AFP|15 juin 2018
Illustration. Hillary Clinton et James Comey. Le rapport de Horowitz affirme que l’ancien chef du FBI James Comey s’est affranchi des règles en supervisant l’enquête sur Hillary Clinton avant la présidentielle de 2016 AFP

Ce rapport, présenté comme susceptible d’être une bombe politique, portait sur la façon dont l’ancien chef du FBI James Comey a géré l’enquête sur les mails de Hillary Clinton.

C’était un rapport très attendu. Un texte de 500 pages donnant ses conclusions sur la manière dont l’ancien chef du FBI James Comey a géré l’enquête sur les mails de Hillary Clinton.

Son auteur : l’inspecteur général Horowitz, qui dirige un organe indépendant traquant d’éventuels abus au sein du ministère de la Justice et des agences en dépendant, censées être apolitiques. Voici ses conclusions.

Que dit ce rapport ?

Le rapport de Horowitz affirme que l’ancien chef du FBI James Comey s’est affranchi des règles en supervisant l’enquête sur Hillary Clinton avant la présidentielle de 2016, mais s’est montré impartial en excluant de poursuivre la candidate démocrate.

« Nous n’avons trouvé aucune preuve montrant que les décisions des procureurs ont été influencées par des partis pris ou d’autres considérations déplacées », écrit l’inspecteur général Michael Horowitz, qui relève par ailleurs que Comey s’est montré « insubordonné ».

Comey avait été un personnage-clé de la campagne présidentielle. Dans une conférence de presse surprise en juillet 2016, il avait notamment recommandé de ne pas poursuivre Clinton sur ses emails envoyés avec un serveur privé, tout en notant que l’ex-secrétaire d’Etat avait fait preuve d’une « extrême négligence ».

Donald Trump, une fois élu, l’avait finalement limogé en mai 2017.

LIRE AUSSI >James Comey, l’enquêteur en chef déchu par Trump

Est-ce un désaveu pour Trump ?

Depuis la campagne présidentielle de 2016, le président Trump ne cesse d’affirmer que les démocrates se sont alliés avec des éléments du FBI pour tenter d’aider Hillary Clinton à remporter la Maison-Blanche. Or si le rapport montre que Comey s’est montré « insubordonné », il conclut aussi qu’il n’a pas cherché à favoriser l’un ou l’autre candidat.

En revanche, une petite phrase entre deux agents du FBI, par ailleurs amants, ayant travaillé sous les ordres de Comey, est soulignée par le rapport et pointe une « volonté d’agir officiellement pour affecter » les chances de Trump d’être élu président.

Ces deux fonctionnaires sont la juriste Lisa Page et l’enquêteur Peter Strzok. Ils auraient échangé à propos du candidat républicain. Trump « ne va jamais devenir président, n’est-ce pas ? », avait demandé dans un email Lisa Page. « Non. Sûrement pas. Nous l’en empêcherons », avait répondu Peter Strzok.

Comment ont réagi les personnes concernées ?

Le rapport « confirme les soupçons du président sur la conduite de M. Comey et les préjugés de certains membres du FBI », a commenté Sarah Sanders, la porte-parole de la Maison-Blanche.

Sur son compte Twitter et dans une tribune distincte publiée jeudi par le New York Times, James Comey a, à l’inverse, défendu ses décisions prises dans un « contexte extraordinaire », au nom de la transparence. « Les conclusions (du rapport) sont acceptables, même si je suis en désaccord avec certaines d’entre elles », a-t-il commenté.

James Comey

✔@Comey

I respect the DOJ IG office, which is why I urged them to do this review. The conclusions are reasonable, even though I disagree with some. People of good faith can see an unprecedented situation differently. I pray no Director faces it again. Thanks to IG’s people for hard work.

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Orange, mafieux et germophobe: l’ex-directeur du FBI James Comey accable Trump https://www.coupdegriffeactu.com/2018/04/15/orange-mafieux-et-germophobe-lex-directeur-du-fbi-james-comey-accable-trump/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/04/15/orange-mafieux-et-germophobe-lex-directeur-du-fbi-james-comey-accable-trump/#respond Sun, 15 Apr 2018 22:32:43 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=7755 ames-Comey © Malick MBOW
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AFP,AFP ven. 13 avr.

 

« Son visage semblait légèrement orange, avec des poches très blanches sous les yeux là où, je pense, il avait mis ses lunettes de protection (pendant ses séances de bronzage artificiel), et (il avait) une coupe impressionnante, des cheveux très blonds qui, après une inspection minutieuse, semblaient être les siens. Je me rappelle m’être demandé combien de temps il lui fallait pour mettre tout ça en place le matin. Alors qu’il tendait la main, j’ai mentalement pris note de vérifier sa taille. Elle était plus petite que la mienne, mais pas anormalement plus petite ».

– Le parrain Trump –

« Le cercle silencieux qui acquiesce. Le boss qui fait le jour et la nuit. Les serments de fidélité. La vision du monde selon laquelle tous sont contre nous. Le mensonge généralisé, qu’il soit petit ou gros, au service d’une sorte de code de loyauté qui place l’organisation au-dessus de la moralité et de la vérité ».

– Trump et les femmes –

« Je suis germophobe. Ce ne serait pas possible que je laisse des gens se faire pipi dessus devant moi. Pas question », dit Donald Trump, cité dans le livre, en démentant le rapport d’un ancien agent secret britannique relatant une soirée présumée avec des prostituées en 2013 à Moscou.

« Il a alors discuté des cas où des femmes l’accusaient d’agressions sexuelles, un sujet que je n’avais pas évoqué. Il a mentionné un certain nombre de femmes, et il se souvenait de leurs accusations. Alors qu’il se plaçait sur la défensive et que la discussion virait au désastre, d’instinct, j’ai sorti l’atout de ma manche: « Monsieur, nous n’enquêtons pas sur vous ». Cela a semblé le calmer ».

– Des gens solides –

John Kelly, ministre de la sécurité intérieure à l’époque devenu depuis secrétaire général de la Maison Blanche, « a dit qu’il était écoeuré par mon limogeage et qu’il entendait démissionner en signe de protestation (…) J’ai dit à Kelly de ne pas faire ça, mettant en avant le fait que le pays avait besoin de gens solides autour de ce président. Particulièrement de ce président ».

– Pas un rire –

« Je ne me rappelle pas l’avoir entendu rire, pas une fois. Ni pendant des conversations avant les réunions. Ni pendant une discussion (…). Au risque de surinterpréter, et je pense qu’il est possible qu’en privé il fasse rire sa femme et ses enfants ou que j’aie raté plusieurs éclats de rire en public, mais je ne connais aucun autre dirigeant élu qui ne rie pas régulièrement en public. Je soupçonne que son apparente incapacité à le faire est ancrée dans une profonde insécurité, une incapacité à être vulnérable ou à prendre le risque d’apprécier l’humour des autres, ce qui, après réflexion, est vraiment très triste pour un dirigeant et un peu effrayant pour un président ».

– Feu de forêt –

« La présidence de Donald Trump menace beaucoup de ce qui est bon dans cette nation. Nous sommes tous responsables des choix profondément imparfaits présentés aux électeurs lors de l’élection de 2016, et notre pays en paie le prix fort: ce président n’a pas d’éthique, n’est pas attaché à la vérité et aux valeurs des institutions. Sa façon de diriger est transactionnelle, menée par son égo et basée sur la loyauté personnelle. Nous avons la chance que quelques dirigeants éthiques aient choisi de servir et de rester à des hauts postes du gouvernement, mais ils ne peuvent empêcher tous les dégâts de l’incendie de forêt qu’est cette présidence. Leur tâche est d’essayer de le circonscrire ».

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Le FBI admet avoir négligé des renseignements sur le tueur de Floride https://www.coupdegriffeactu.com/2018/02/18/le-fbi-admet-avoir-neglige-des-renseignements-sur-le-tueur-de-floride/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/02/18/le-fbi-admet-avoir-neglige-des-renseignements-sur-le-tueur-de-floride/#respond Sun, 18 Feb 2018 15:02:27 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=7118  

Christopher-Wray © Malick MBOW
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par Bernie Woodall et Zachary Fagenson,Reuters

 

PARKLAND, Floride (Reuters) – Le FBI a reconnu vendredi ne pas avoir traité à sa juste valeur un renseignement obtenu début janvier sur la dangerosité du jeune de 19 ans qui a tué 17 personnes dans un lycée de Parkland, en Floride.

Une personne proche de l’accusé Nikolas Cruz a téléphoné au FBI le 5 janvier pour signaler que le jeune homme possédait des armes à feu et s’inquiéter de ses déclarations sur les réseaux sociaux.

« Le correspondant a communiqué des renseignements sur les armes en possession de Cruz, il a évoqué son envie de tuer des gens, a signalé son comportement imprévisible, certains messages troublants sur les réseaux sociaux, et le risque qu’il commette une tuerie dans une école », a déclaré le FBI dans un communiqué.

« En vertu des protocoles en vigueur, l’information fournie par le correspondant aurait dû être traitée en tant que menace potentielle pour des vies », a ajouté le FBI.

« L’information aurait dû alors être transmise aux bureaux de Miami du FBI, où des investigations auraient dû être menées. Nous avons établi que ces protocoles-là n’avaient pas été suivis », lit-on dans le communiqué du FBI.

L’informateur qui a appelé le 5 janvier ne semble pas avoir de lien avec un autre renseignement obtenu en septembre par le FBI à propos d’un message mis en ligne par une personne disant s’appeler Nikolas Cruz et disant: « Je vais être un tireur professionnel dans une école ».

Le FBI a reconnu avoir obtenu ce renseignement lui aussi mais ne pas avoir fait le lien avec Cruz, qui a été arrêté après la tuerie et est accusé de l’avoir commise, mercredi, avec un fusil d’assaut de type AR-15.

A Washington, l’Attorney General (ministre de la Justice) Jeff Sessions a annoncé vendredi avoir ordonné sans attendre un réexamen de la façon dont le département de la Justice et le FBI répondent aux avertissements sur de possibles de violences comme la tuerie de Floride.

Quant au gouverneur de Floride, Rick Scott, il a estimé que le directeur du FBI, Christopher Wray, devrait démissionner du fait de cette négligence. « L’absence de mesures prises par le FBI contre le tueur est inacceptable », a-t-il dit.

D’autres républicains, comme le sénateur de Floride Marco Rubio, ont également vivement critiqué le FBI.

Des milliers de personnes se sont rassemblées à Parkland, jeudi soir, pour une veillée en hommage aux victimes du massacre. Plusieurs orateurs ont demandé un renforcement des mesures de contrôle des armes à feu, qui sont en vente libre aux Etats-Unis, et ils ont été très applaudis.

(Bernie Woodall et Zachary Fagenson en Floride, Susan Heavy et Justin Mitchell à WashingtonEric Faye pour le service français)

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Une note explosive et secrète sur des écoutes oppose Trump au FBI https://www.coupdegriffeactu.com/2018/02/01/une-note-explosive-et-secrete-sur-des-ecoutes-oppose-trump-au-fbi/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/02/01/une-note-explosive-et-secrete-sur-des-ecoutes-oppose-trump-au-fbi/#respond Thu, 01 Feb 2018 22:07:32 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=6879  

 

trump-finish © Malick MBOW
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Ivan Couronne,AFP

 

Washington (AFP) – La bataille autour d’une note confidentielle sur des écoutes du FBI contre la campagne Trump s’envenimait jeudi entre le président américain, les démocrates et la communauté du renseignement, la première épreuve de la courte carrière du discret directeur du FBI.

Au coeur du bras de fer: une note rédigée à partir d’informations secrètes par le controversé président républicain de la commission du Renseignement de la Chambre des représentants, Devin Nunes. L’objet: les écoutes mises en place par le FBI contre un membre de l’équipe de campagne Trump en 2016, dans le cadre des investigations sur les tentatives d’ingérence et de manipulation russes.

La conclusion de cette note, dont Devin Nunes a demandé au président Donald Trump d’autoriser la publication, peut-être dès les prochains jours: le FBI s’est servi d’informations partisanes pour demander ces écoutes, en pleine campagne présidentielle. Un abus de pouvoir, accusent les républicains.

La politique et le renseignement forment un mélange hautement explosif. C’est pour cette raison que la procédure moderne de mise sur écoute, réformée aux Etats-Unis après le scandale du Watergate dans les années 1970, est isolée du pouvoir politique: le FBI doit demander l’autorisation de juges d’une cour spéciale.

En démontant les étapes des investigations du FBI dans l’affaire russe, les républicains remettent en cause comme jamais auparavant la neutralité de la police fédérale.

Ce qui a conduit à un clash extraordinaire entre le directeur du FBI et le président Donald Trump, qui l’a nommé.

Christopher Wray, confirmé en août dernier à son poste, s’est en effet publiquement opposé à la publication du « mémo Nunes »… alors même que Donald Trump, dans un aparté avec un élu enregistré mardi soir par une caméra de télévision, a assuré qu’il donnerait son accord « à 100% » pour déclassifier la note.

L’opposition démocrate, elle, croit voir clair dans le jeu des républicains: il s’agit ni plus ni moins de discréditer toute l’enquête sur les ingérences russes dans la campagne. Une enquête reprise en main l’an dernier par le procureur spécial Robert Mueller, et qui déstabilise toute la présidence du milliardaire septuagénaire, dont des dizaines de proches et collaborateurs ont déjà été interrogés par les enquêteurs. Lui-même pourrait être appelé à s’expliquer sur une éventuelle collusion avec Moscou.

– Décision prochaine de Trump –

Au Congrès, des républicains appellent à l’arrêt pur et simple de l’enquête du procureur spécial.

« Toute cette enquête Mueller est une fiction qui n’aurait jamais dû être lancée », a dit le représentant républicain Matt Gaetz sur Fox News mercredi.

L’ancien directeur de la CIA Michael Hayden, défenseur de la communauté du renseignement, s’alarme des conséquences durables de ces attaques sur la légitimité du FBI et des procédures d’écoutes. « Je crains que cette intervention hyper-partisane dans le processus ne provoque des dégâts immenses dans les institutions, du Congrès à la présidence en passant bien sûr par le FBI », a-t-il dit jeudi sur la radio NPR.

Même si le comportement des hauts responsables du FBI, dont les bureaux occupent le fameux septième étage du siège en plein coeur de Washington, et notamment de l’ancien directeur James Comey, au début de l’enquête russe est critiqué par des membres du sérail.

« Beaucoup de monde pense que le septième étage doit être nettoyé et qu’il faut des gens nouveaux qui seront capables de ne pas être influencés par la politique », dit à l’AFP James Gagliano, ancien du FBI et aujourd’hui enseignant à l’université St. John’s à New York.

Le Congrès et le gouvernement attendaient du reste jeudi la décision du président concernant la publication de la note de Devin Nunes.

Les démocrates ont lancé une ultime tentative pour l’empêcher. Ils se sont rendu compte que la note transmise à la Maison Blanche par Devin Nunes comportait des changements, par rapport à la version adoptée par la commission lundi. Des changements « mineurs », selon M. Nunes.

« Il est évident que le président Nunes ira jusqu’au bout pour saper l’Etat de droit et s’ingérer dans l’enquête russe », a dénoncé le leader des démocrates du Sénat, Chuck Schumer. Et la responsable de l’opposition de la Chambre, Nancy Pelosi, a appelé à son éviction immédiate de la présidence de la commission.

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Etats-Unis : le numéro 2 du FBI Andrew McCabe démissionne https://www.coupdegriffeactu.com/2018/01/30/etats-unis-le-numero-2-du-fbi-andrew-mccabe-demissionne/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/01/30/etats-unis-le-numero-2-du-fbi-andrew-mccabe-demissionne/#respond Tue, 30 Jan 2018 00:15:42 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=6864  

 

Andrew McCabe © Malick MBOW
Andrew McCabe © Malick MBOW

29 janvier 2018

 

Andrew McCabe / AFP

Très critiqué par le président des Etats-Unis, le directeur adjoint du FBI Andrew McCabe a présenté ce lundi sa démission, alors que son mandat devait s’achever dans seulement quelques semaines.

Andrew McCabe, 49 ans, avait été nommé directeur adjoint du FBI au début de l’année 2016 et devait quitter son poste de numéro deux en mars 2018, a indiqué la chaîne de télévision américaine NBC.

Il était dans le collimateur de Donald Trump depuis plusieurs mois, faisant l’objet de nombreuses critiques de la part du président et de responsables américains, qui l’accusent d’être proche des démocrates.

Dans plusieurs de ses tweets, Donald Trump s’en est pris à Andrew McCabe ces derniers mois, notamment pour tenter de prouver sa proximité avec l’ex-candidate à la Maison Blanche Hillary Clinton.

Certains élus républicains du Congrès ont eux aussi mis en cause McCabe en lien avec l’enquête du FBI sur l’utilisation par Hillary Clinton d’un compte mail privé alors qu’elle était secrétaire d’Etat.

Donald Trump a reproché dans un tweet à son ministre de la justice Jeff Sessions de ne pas avoir limogé Andrew McCabe quand il était encore directeur par interim. Il a également reproché à l’épouse de McCabe d’avoir des liens avec Hillary Clinton

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« Mensonge » et « diffamation », les charges de Comey contre Trump https://www.coupdegriffeactu.com/2017/06/08/mensonge-et-diffamation-les-charges-de-comey-contre-trump/ https://www.coupdegriffeactu.com/2017/06/08/mensonge-et-diffamation-les-charges-de-comey-contre-trump/#respond Thu, 08 Jun 2017 23:23:38 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=5662  

 

ames-Comey © Malick MBOW
ames-Comey © Malick MBOW

Etats-Unis : l’homme qui fait trembler Donald Trump

Après son limogeage le 9 Mai dernier l’ancien patron du FBI James Comey était entendu par le Congrès pour détailler la manière dont Donald Trump aurait tenté d’influencer son travail à la tête de l’agence de renseignement. L’ancien directeur a eu des mots durs pour le président américain. Il l’accuse de l’avoir encouragé à abandonner l’enquête sur son conseiller à la sécurité soupçonné de liens avec Moscou.

 

James Comey, l’ancien directeur du FBI, est entendu jeudi par la commission du Renseignement du Sénat américain. Donald Trump s’est dit “assiégé”.

C’est un témoignage explosif qu’entend depuis 16h le Congrès américain. L‘ancien patron de la police fédérale américaine y a déjà accusé le président américain de “mensonge” et de “diffamation”. En outre, James Comey a déclaré ne pas avoir de doute sur une ingérence russe dans l’élection américaine de novembre 2016.

Des “mensonges purs et simples”. James Comey ne compte pas laisser bafouée la réputation du FBI. A l’accusation que l’organisation était désorganisée, l’ex-directeur du célèbre Federal Bureau of Investigation a donc décidé de répondre à l’accusation, en prétendant que le gouvernement aurait choisi de le diffamer, lui et le FBI.

Par ailleurs, James Comey a déclaré qu’il était préoccupé par le fait que Trump puisse mentir sur leur rencontre en privé le 6 janvier. Autre accusation de taille, l’ancien directeur du FBI n’a aucun doute sur une ingérence russe dans l’élection présidentielle, qui a vu la victoire surprise de Donald Trump.

L’ancien chef du FBI James Comey a aussi jugé que les demandes de Donald Trump à son égard étaient “très dérangeantes” mais que ce n’était pas son rôle de déterminer si le président américain avait fait entrave à la justice.

Trump se dit  “assiégé”

Donald Trump a déclaré jeudi à ses partisans qu’ils étaient “assiégés” et promis de continuer à combattre alors que l’ancien directeur du FBI James Comey témoignait devant le Sénat.

“Nous sommes assiégés (…) mais nous en sortirons plus grands et meilleurs et plus forts que jamais”, a déclaré le président des Etats-Unis lors d’un discours à Washington.

“Nous ne renoncerons pas à faire ce qui est juste (…). Nous savons comment combattre et nous ne renoncerons jamais.”

“Les explications changeantes m’ont déconcerté”

L’ancien directeur du FBI James Comey a aussi déclaré avoir trouvé déconcertantes et préoccupantes les explications changeantes données par le président américain Donald Trump sur les raisons de son limogeage le 9 mai dernier.

“Quand j’ai été nommé directeur du FBI en 2013, j’ai compris que j’étais à la discrétion du président, a déclaré James Comey. Le 9 mai, quand j’ai appris que j’étais renvoyé, pour cette raison, je suis rentré immédiatement chez moi en tant que citoyen ordinaire” a déclaré James Comey.(…) Mais ensuite, les explications, les explications changeantes m’ont déconcerté et m’ont de plus en plus inquiété”, a-t-il ajouté”.

Par la suite, James Comey a affirmé qu’il espérait bien que ses conversations avec le président avaient été enregistrées, comme le milliardaire l’en avait menacé dans un tweet : “J’ai choisi mes mots avec soin. J’ai vu le tweet sur les enregistrements. J’espère bien qu’il y a des enregistrements.”

Flynn et la Russie

Avant son limogeage brutal le 9 mai sur ordre du bureau oval, le président américain lui aurait demandé de mettre fin à une enquête sur les liens entre son ex-conseiller à la sécurité nationale, Michael Flynn, et la Russie.

Cette audition, attendue comme l’une des plus importantes organisées par le Congrès depuis des années, pourrait avoir des conséquences pour la présidence Trump. Celle-ci est empoisonnée depuis l’investiture de l’homme d’affaires le 20 janvier par des soupçons de collusion entre des membres de son entourage et des responsables russes.

Donald Trump : audition capitale pour James Comey :

Donald Trump : audition capitale pour James Comey

Aux Etats-Unis maintenant. Le témoignage très attendu de James Comey, le patron du FBI limogé le mois dernier. Il doit être entendu jeudi au Sénat. James Comey a d’ores et déjà confirmé que Donald Trump lui avait demandé d’abandonner toute enquête sur les liens d’un de ses conseils avec la Russie. L’ombre du Watergate plane plus que jamais sur la Maison Blanche.

 

“Dissiper le nuage”

Or, dans une déposition écrite publiée mercredi soir par la commission sénatoriale du Renseignement, James Comey explique que Donald Trump lui aurait demandé de “dissiper le nuage” provoqué par l’enquête sur l’ingérence russe, considérée comme une entrave à l’exercice de son mandat de chef de l’Etat.

Plus grave encore, James Comey ajoute que, lors d’un tête à tête le 14 février dans le bureau Ovale de la Maison blanche, Donald Trump lui a demandé d’abandonner l’enquête sur Michael Flynn. L’éphémère conseiller à la sécurité nationale avait omis de faire part de ses relations avec l’ambassadeur de Russie à Washington. Il avait été contraint de démissionner mi-février.

“Loyauté”

D’autres faits issus de la déposition de l’ancien patron du FBI sèment le trouble. Lors d’un dîner en tête à tête, le 27 janvier, Donald Trump lui aurait demandé de lui garantir sa “loyauté”. L’ancien directeur du FBI aurait répondu en promettant une “honnêteté loyale”.

“Je suis très troublé par le fait que la loyauté était la condition exigée de Comey pour qu’il conserve son poste, ce qui pour reprendre les termes de Comey revient à une ‘relation de favoritisme’. C’est un autre moyen pour le président d’entraver l’enquête”, a commenté le sénateur démocrate Ron Wyden.

Lors de cette audition, la personnalité de James Comey pourrait jouer un rôle déterminant. D’un tempérament prudent, connu pour noter par écrit le contenu de ses entretiens officiels, l’ancien directeur du FBI a la réputation de s’en tenir aux faits alors que Donald Trump a démontré qu’il était d’un caractère impulsif et colérique. Réponse à 16h.

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Donald Trump surprend en choisissant Christopher Wray pour la direction du FBI https://www.coupdegriffeactu.com/2017/06/08/donald-trump-surprend-en-choisissant-christopher-wray-pour-la-direction-du-fbi/ https://www.coupdegriffeactu.com/2017/06/08/donald-trump-surprend-en-choisissant-christopher-wray-pour-la-direction-du-fbi/#respond Thu, 08 Jun 2017 00:46:36 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=5646  

  • Christopher-Wray © Malick MBOW
    Christopher-Wray © Malick MBOW

     

     

    Ce juriste a notamment servi dans l’administration W. Bush. Sa nomination surprise, qui doit encore être confirmée par le Sénat, fait suite au limogeage controversé de James Comey.

    Le Monde.fr avec Reuters | 07.06.2017 à 14h30 • Mis à jour le 07.06.2017 à 19h41

     

    Un « homme aux états de service impeccables ». C’est ainsi que Donald Trump a brièvement présenté, mercredi 7 juin, celui qu’il souhaite nommer comme nouveau directeur du FBI, Christopher A. Wray. Une nomination surprise, alors que l’heureux élu n’apparaissait pas sur la liste des candidats envisagés pour le poste, où figuraient en revanche des poids lourds républicains conservateurs. Il devra toutefois être confirmé par le Sénat avant d’entrer en fonctions.

    Issu d’une famille comptant de nombreux juristes, Christopher Wray fut diplômé de la faculté de droit de l’université Yale en 1992. Il y fut le rédacteur en chef du Yale Law Journal, un poste extrêmement prestigieux réservé à l’élite des juristes.

    Ce vétéran de la justice américaine fut ensuite chargé, de 2003 à 2005, de la division criminelle, l’une des plus importantes du ministère de la justice. Il s’est alors spécialisé dans la délinquance en col blanc, notamment des dossiers de fraude financière d’entreprises. On lui confia la supervision des investigations sur le géant de l’énergie Enron, qui fit faillite après de graves manipulations comptables. Un poste qui lui aura aussi permis de travailler étroitement avec le FBI, sans en ressortir avec une étiquette politique trop marquée.

    De ce point de vue, M. Wray peut être considéré comme un choix apparemment peu controversé, évitant d’immédiates critiques de « politisation » du FBI, d’autant plus qu’il a passé ces dernières années dans un cabinet d’avocats, King and Spalding.

    A ce poste, il s’est fait remarquer pour avoir défendu le gouverneur du New Jersey, Chris Christie, dont il est proche depuis le début de sa carrière, dans le scandale du « Bridgegate », une affaire de manipulation politique qui avait coûté cher à celui qui aspirait à être le candidat républicain pour l’élection de 2016.

    Accusations de « diversion »

    S’il est confirmé par le Sénat, M. Wray entamera un mandat de dix ans comme chef du FBI, succédant à James Comey, brutalement limogé en mai par le président américain, créant une vaste polémique. Le « Bureau » enquêtait en effet sur l’ingérence russe supposée dans l’élection présidentielle, au bénéfice notamment de Donald Trump. Une concomitance qui a fait planer le doute d’une tentative d’entrave à la justice de la Maison Blanche.

    Lire aussi :   La présidence Trump en plein chaos

    La nomination de Christopher Wray, qualifiée de « diversion » par plusieurs responsables de l’opposition, ne devrait toutefois pas permettre d’éclipser le retour sur le devant de la scène de James Comey. Ce dernier se rendra en effet jeudi devant le Congrès pour une audition publique très attendue.

    Les élus tenteront de faire le point sur l’enquête sur la grande campagne russe de piratage et d’influence durant la campagne présidentielle, mais aussi sur son volet le plus sensible : une éventuelle coordination entre des proches de M. Trump et Moscou.

    Lire aussi :   Six proches de Trump soupçonnés d’« interactions » avec la Russie

    « Il faut qu’il dise tout »

    James Comey est appelé à confirmer si, oui ou non, le président américain a fait pression sur lui pour orienter ou faire classer des pans de l’enquête du FBI. « Il faut qu’il dise tout. Sur un sujet aussi grave, les Américains méritent d’entendre toute la vérité, rien que la vérité », a dit le chef des démocrates du Sénat, Chuck Schumer.

    L’audition de M. Comey, qui aura lieu dans une immense salle, sera exceptionnellement retransmise sur les chaînes généralistes ABC, CBS et NBC, en plus des chaînes d’information. Des bars de la capitale fédérale ouvriront le matin pour diffuser le grand oral.

    Selon ABC et CNN, M. Comey ne devrait pas aller jusqu’à accuser le président d’obstruction, mais il aurait l’intention de démentir certains propos de M. Trump, qui a notamment affirmé en mai que l’ex-directeur l’avait assuré qu’il n’était pas concerné par les investigations. Le dirigeant a aussi sous-entendu qu’il avait des enregistrements de leurs conversations.

    Lire aussi :   Liens avec la Russie : nouvelles révélations sur le gendre de Donald Trump

    Des notes écrites par M. Comey et ayant fuité dans la presse révèlent que le président a franchi une ligne rouge en lui demandant d’abandonner l’enquête sur Michael Flynn, son ex-conseiller à la sécurité nationale, ce qui ressemblerait à une tentative d’entrave à la justice, un délit qui, selon des élus, justifierait l’ouverture d’une procédure de destitution.

    1. Trump aimerait tournerla page de cette affaire, qui paralyse sa présidence. Interrogé sur l’audition de James Comey, M. Trump a répondu mardi : « Je lui souhaite bonne chance. »

     

     

     

 

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ames-Comey © Malick MBOW
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par Susan Heavey,

 

WASHINGTON (Reuters) – Le président Donald Trump ne cherchera pas à empêcher l’ancien patron du FBI James Comey de témoigner devant le Sénat jeudi prochain, croit savoir le New York Times.

Une telle obstruction du chef de la Maison blanche serait susceptible de déclencher un tollé politique, au vu de l’ampleur de l’enquête menée par le FBI sur une possible collusion l’an dernier entre la campagne Trump et la Russie.

James Comey sera notamment interrogé sur plusieurs conversations tenues avec le président américain, lors desquelles il lui aurait demandé d’abandonner une enquête visant l’ancien conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn, contraint de démissionner en février après des révélations sur ses contacts avec l’ambassadeur de Russie à Washington.

Interrogé à ce sujet vendredi, le porte-parole de la Maison blanche, Sean Spicer, a répondu : « Je n’ai pas encore parlé au conseiller juridique. Je ne sais pas comment ils vont réagir ».

Le renvoi du patron du Bureau fédéral par Donald Trump, le 10 mai, est dénoncé par les démocrates comme une tentative de freiner l’enquête du FBI sur la Russie.

Des représentants démocrates ont écrit au conseiller juridique de la Maison-Blanche, Donald McGahn, et préviennent que toute invocation du privilège exécutif serait perçue « comme une mesure visant à faire obstruction à la vérité, tant par le Congrès que par le peuple américain ».

Le principe du privilège exécutif permet au président des Etats-Unis de refuser de divulguer des informations à d’autres branches du gouvernement.

Dans le cadre du scandale du Watergate, la Cour suprême américaine avait statué en 1974 contre le président Richard Nixon, estimant que ce privilège ne pouvait être invoqué que dans des circonstances limitées, telle que la protection de la sécurité nationale ou d’informations sensibles.

Après l’accumulation des révélations sur les soupçons d’ingérence de la Russie dans l’élection présidentielle, et d’éventuelles complicités au sein des équipes Trump, le ministère de la Justice a nommé l’ex-directeur du FBI Robert Mueller procureur spécial sur l’enquête russe.

(Mike Stone, avec Susan Heavey, Roberta Rampton et Jason Lange, Julie Carriat et Gilles Trequesser pour le service français)

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