Notice: Function _load_textdomain_just_in_time was called incorrectly. Translation loading for the post-carousel domain was triggered too early. This is usually an indicator for some code in the plugin or theme running too early. Translations should be loaded at the init action or later. Please see Debugging in WordPress for more information. (This message was added in version 6.7.0.) in /home2/coupdy5p/public_html/wp-includes/functions.php on line 6131
Notice: Function _load_textdomain_just_in_time was called incorrectly. Translation loading for the antispam-bee domain was triggered too early. This is usually an indicator for some code in the plugin or theme running too early. Translations should be loaded at the init action or later. Please see Debugging in WordPress for more information. (This message was added in version 6.7.0.) in /home2/coupdy5p/public_html/wp-includes/functions.php on line 6131
Warning: Cannot modify header information - headers already sent by (output started at /home2/coupdy5p/public_html/wp-includes/functions.php:6131) in /home2/coupdy5p/public_html/wp-includes/feed-rss2.php on line 8 Ethique – Coup de Griffe actu
https://www.coupdegriffeactu.com
Musée VirtuelFri, 28 Apr 2017 22:52:24 +0000fr-FR
hourly
1 https://wordpress.org/?v=6.9.4Zinédine Zidane appelle à «éviter» le Front national à l’élection présidentielle
https://www.coupdegriffeactu.com/2017/04/28/zinedine-zidane-appelle-a-eviter-le-front-national-a-lelection-presidentielle/
https://www.coupdegriffeactu.com/2017/04/28/zinedine-zidane-appelle-a-eviter-le-front-national-a-lelection-presidentielle/#respondFri, 28 Apr 2017 22:52:24 +0000http://www.coupdegriffeactu.com/?p=5381
Le champion du monde 98 avec l’équipe de France et aujourd’hui entraîneur du Real Madrid, Zinédine Zidane, a délivré son message politique, ce vendredi, en s’opposant au Front national.
Zinédine Zidane s’est prononcé sur l’élection présidentielle en France, ce vendredi en conférence de presse. L’entraîneur du Real Madrid, âgé de 44 ans et qui vit en Espagne depuis sa retraite sportive en 2006, s’est opposé à la candidate Marine Le Pen, qui affrontera Emmanuel Macron au second tour, le 7 mai.
«Le message, c’est toujours le même, celui de 2002. Je suis loin de toutes ces idées-là, de ce Front national. Donc (il faut) éviter au maximum ça, a affirmé le champion du monde 98. Les extrêmes, ce n’est jamais bon.» Né à Marseille de parents immigrés algériens, Zidane avait déjà pris une position similaire en 2002 lorsque le Front national avait atteint le second tour, estimant que c’était un «parti qui ne correspond pas du tout aux valeurs de la France».
Auteur:L’Equipe
]]>https://www.coupdegriffeactu.com/2017/04/28/zinedine-zidane-appelle-a-eviter-le-front-national-a-lelection-presidentielle/feed/0Penelope Fillon aurait perçu plus de 900.000 euros, selon le Canard enchaîné
https://www.coupdegriffeactu.com/2017/01/31/penelope-fillon-aurait-percu-plus-de-900-000-euros-selon-le-canard-enchaine/
https://www.coupdegriffeactu.com/2017/01/31/penelope-fillon-aurait-percu-plus-de-900-000-euros-selon-le-canard-enchaine/#respondTue, 31 Jan 2017 21:56:24 +0000http://www.coupdegriffeactu.com/?p=4468
Le Canard enchaîné révèle aussi que deux des enfants du couple auraient quant à eux touché 84.000 euros brut comme assistants parlementaires. Ces nouvelles informations interviennent alors qu’un perquisition se déroulait mardi à l’Assemblée nationale. François Fillon se dit victime d’une “opération” de “calomnie très professionnelle”.
C’est une seconde salve de révélations à laquelle nous assistons mardi. L’épouse de François Fillon, Penelope, soupçonnée d’emplois fictifs, aurait touché au final plus de 900 000 euros brut comme collaboratrice de son mari et à la Revue des Deux Mondes, affirme Le Canard enchaîné dans son édition de mercredi.
330 000 euros de plus pour Pénélope et 84 000 euros pour les enfants
Après avoir évoqué la somme de “500.000 euros brut” la semaine dernière, le Canard chiffre désormais à 831 440 euros brut la somme perçue par Penelope Fillon comme assistante parlementaire de son mari ou de son suppléant Marc Joulaud. Non pas seulement de 1998 à 2002, comme écrit la semaine dernière par la même source, mais aussi de 1988 à 1990. L’épouse du candidat de la droite à l’élection présidentielle de 2017 aurait également perçu quelque 100 000 euros brut pour un emploi au sein de la Revue des Deux Mondes.
Par ailleurs, le candidat de la droite à la présidentielle aurait rémunéré deux de ses enfants comme “assistants” parlementaires quand il était sénateur de la Sarthe entre 2005 et 2007, affirme aussi l’hebdomadaire satirique. L’hebdomadaire les chiffre à 84 000 euros : 57.084 euros bruts perçus par Marie Fillon et 26.651 euros par Charles Fillon.
Perquisition à l’Assemblée nationale
Ces nouvelles révélations interviennent alors qu’une perquisition dans le bureau de François Fillon était en cours mardi à l’Assemblée nationale. Selon Marianne, cette perquisition a été autorisée par la conférence des présidents de l’Assemblée qui a accédé à la requête du parquet financier de Paris en charge de l’enquête préliminaire. Lundi, François Fillon et sa femme Penelope ont été entendus séparément, à l’abri des regards. En accord avec le parquet, le candidat de la droite et du centre avait en effet tenu à conserver l’audition du couple discrète.
Ni badge ni boîte mail
En outre, le Parisien révèle mardi que les enquêteurs étaient à la recherche de documents, à commencer par les fiches de paie de l’épouse du candidat. D’après les premiers éléments de l’enquête, policiers et magistrats auraient “la certitude que Penelope Fillon ne disposait ni de badge d’accès, ni de messagerie électronique spécifique, lorsqu’elle était assistante parlementaire, entre 1998 et 2007”, nous dit le quotidien.
Après les révélations du Canard Enchaîné mercredi dernier, le candidat Les Républicains avait demandé à être reçu “dans les plus brefs délais” par le parquet financier afin de “rétablir la vérité”. Penelope Fillon est soupçonnée d’emplois fictifs comme collaboratrice parlementaire de son époux, puis de son suppléant, et en tant que salariée de la Revue des Deux Mondes. Le parquet national financier a ouvert une enquête comprenant auditions, perquisitions et saisies, notamment des déclarations de patrimoine et d’intérêts du député.
Fillon se dit victime d’une “opération” de “calomnie très professionnelle”
François Fillon, candidat de la droite à la présidentielle, s’est déclaré mardi victime d’une “opération d’une extrême ampleur, de calomnie très professionnelle”, après les nouvelles révélations du Canard enchaîné sur les emplois de son épouse Penelope et de ses enfants.
“À ma connaissance, dans l’histoire de la Ve République, cette situation ne s’est jamais produite, jamais à moins de trois mois d’une élection présidentielle. Une opération d’une telle ampleur et aussi professionnelle n’a été montée que pour essayer d’éliminer un candidat autrement que par la voie démocratique”, a déclaré l’ancien Premier ministre devant l’Electronic Business Group à Paris.
Cette affaire n’en finit plus d’embarrasser la droite, qui avait triomphalement désigné François Fillon le 27 novembre au deuxième tour d’une primaire ouverte, dans laquelle il a successivement éliminé l’ex-président Nicolas Sarkozy et l’ancien Premier ministre Alain Juppé.
Pour l’ex-ministre des affaires étrangères, la politique française en Syrie a été un fiasco et l’Occident doit admettre qu’il ne peut plus régenter le monde. L’élection de Donald Trump est une traduction brutale de ce fait. L’heure est venue d’un » inventaire »
L’installation de Donald Trump à la Maison Blanche marque-t-elle la fin d’une prétention américaine au leadership mondial ?
C’est trop tôt pour le dire, mais son élection a déjà désintégré nombre de convictions en Occident. Il a été choquant dans sa campagne, il est perturbant et il va y avoir des turbulences ! Mais je ne suis pas sûr qu’il soit forcément dangereux. Cela dépend un peu de nous, et des autres. A partir de 1992, après l’effondrement de l’URSS, nous avons quitté le monde bipolaire pour entrer dans un monde global semi-instable, une mer agitée, jamais calme, mais pas non plus de cyclone permanent. Pendant ce dernier quart de siècle, les Occidentaux ont cru à ce qu’avait promis George Bush père – 1989-1993 – , c’est-à-dire à un nouvel ordre mondial sous la conduite éclairée des Etats-Unis. Les conceptions étaient certes sensiblement différentes, plus nationalistes outre-Atlantique, plus idéalistes chez les Européens, mais il y avait une illusion commune. Tout cela s’effondre aujourd’hui.
L’élection de Donald Trump n’est pas la cause de ce bouleversement, elle en est une expression. Elle est la résultante d’insurrections électorales – comme par ailleurs le Brexit, ou d’autres phénomènes similaires – des classes populaires qui n’ont jamais cru à une mondialisation » heureuse « , mais aussi des classes moyennes occidentales qui s’en détournent maintenant, comme elles se détournent de l’Europe. Vu d’Europe, la victoire de Donald Trump était possible mais impensable, parce qu’il horrifiait. Elle court-circuite la pensée d’une certaine gauche américaine – et européenne – qui s’est détournée des classes populaires qui votent » mal « , et a tout misé sur les minorités.
D’autre part, la perte par les Occidentaux du monopole de la puissance qui était le leur -depuis plusieurs siècles était déjà observable depuis un certain temps. Mais il a fallu des événements terribles, tels que la reconquête des quartiers orientaux d’Alep par le régime syrien, aidé par l’aviation russe, face à des Occidentaux impuissants, puis les négociations pour une sortie de crise en Syrie annoncées par la Russie avec la Turquie et l’Iran – mais sans les Etats-Unis ni la France –, pour que cette nouvelle donne sidérante devienne une évidence. Et encore, je ne suis pas sûr qu’on ait pleinement réalisé ce que cela signifie.
La vision du monde de Trump où les Etats-Unis n’ont pas vocation à intervenir partout n’était-elle pas déjà celle de Barack Obama ?
Sur l’essentiel, notamment sur le terrain des valeurs, les conceptions de Donald Trump sont aux antipodes de celles de son prédécesseur. Mais sur l’idée que les Etats-Unis n’ont pas vocation à demeurer à perpétuité les gendarmes du monde, ni à imposer partout la démocratie, il s’inscrit dans une continuité paradoxale avec Barack Obama. Ce dernier pensait déjà que les interventions des vingt-cinq -dernières années avaient mal tourné dans la plupart des cas, notamment en Afghanistan et, pire, en Irak, et que, donc, pour préserver un leadership américain relatif dans la longue durée vis-à-vis des émergents – Chine et autres –, il fallait s’y prendre tout autrement.
Donald Trump dit un peu la même chose, mais de façon brutale et outrancière. C’est une rupture énorme avec ce qui était jusqu’ici la vision wilsonienne du monde d’une bonne partie des élites libérales américaines (et mondiales) interventionnistes, et dont les néocon-servateurs – qui ont tous voté Hillary Clinton – -représentent la forme extrême. Cela va avoir des effets profonds dans la durée sur l’ensemble des relations internationales.
Est-ce la fin de l’Occident comme entité unie et la fin du lien transatlantique ?
Il ne faut pas confondre ces deux notions. L’atlantisme se réfère à l’alignement obligé de l’Europe sur les Etats-Unis, qui s’est imposé après la seconde guerre mondiale, face à la menace soviétique. C’est cela qui a unifié les deux rives de l’Atlantique. Longtemps, en effet, les Etats-Unis n’avaient montré qu’un intérêt très relatif vis-à-vis de l’Europe. Cet atlantisme a perdu en partie sa raison d’être après l’effondrement de l’URSS, même si certains prétendent aujourd’hui que la menace russe est presque équivalente – ce qui est pour le moins exagéré.
L’Occident est une notion plus vague et vaste, portée notamment par les néoconservateurs américains. Après 1992, les Etats-Unis ont -considéré que la démocratie, l’économie de marché et les valeurs occidentales devaient s’appliquer partout. Hyperpuissance triomphale. Avec George W. Bush – 2001-2009 – , surtout après le 11-Septembre, les Etats-Unis sont devenus plus inquiets face à un monde (Russes, -Chinois, islam) jugé trop hostile, et plus agressif (Irak). Là on peut parler d' » occidentalisme « . Obama a été élu en réaction à cela et a essayé de calmer l’Amérique.
Mais le débat n’est pas clos. En tout cas, l’occidentalisme, mélange de supériorité, d’arrogance et de paranoïa, a échoué et inquiète… en Occident. Les Américains, mais pas seulement eux, sont lassés des interventions militaires extérieures, même si certaines étaient justifiées : au Kosovo – en 1999 – ou, au début, en -Libye – en 2011 – . L’Occident doit admettre qu’il ne peut plus régenter le monde : il va être moins missionnaire. Donal Trump est une traduction brutale de ce fait.
A la question historique : peut-il y avoir un Occident sans ingérence ? La réponse n’est pas évidente. Cette vocation prosélyte semble lui être consubstantielle, depuis saint Paul qui appelait à évangéliser tous les peuples. Cela ne veut pas dire que l’Occident va couler. Mais l’heure est venue d’un inventaire sérieux sur nous-mêmes, sans repentance inutile.
L’intervention russe en Syrie n’est-elle pas, elle aussi, une ingérence ?
Oui, d’un autre type. L’ingérence, ce n’est pas nécessairement l’intervention pour défendre les droits de l’homme, comme on le croit volontiers en France. Il faut assumer qu’il y a des cas où l’intervention est justifiée par les intérêts vitaux du pays. L’intérêt national, ce n’est pas seulement l’indice du commerce extérieur. Ne justifier l’inter-vention française au Mali – déclenchée en janvier 2013 – que par la défense de » valeurs » était partiel. Nous y sommes intervenus, à juste titre et avec succès, pour défendre notre sécurité et celle des Africains, et nos intérêts, ce qui garantit nos valeurs.
Retourne-t-on à un monde dominé par des zones d’influence ?
Il y aura des tentatives en ce sens puisqu’il n’y ni communauté internationale ni ordre international et que le gendarme du monde est moins omniprésent. Les hégémonistes américains s’en indignent. Pour eux, il doit y avoir une seule zone d’influence mondiale : la leur ! Mais voilà, la Chine ne cesse de se renforcer et la Russie s’est réveillée, même si ses faiblesses sont évidentes. Quelques pays raisonnent en ces termes, aussi bien au Moyen-Orient qu’en Asie du Nord-Est ou en Afrique. C’était d’ailleurs l’objectif de l’Allemagne en matière économique lors de l’élargissement européen à l’est. La francophonie ou l’hispanidad – » hispanité » – sont des -ensembles qui, en se fondant sur une langue partagée, visent aussi à conserver des zones d’influence.
Mais ces zones ne seront pas hermétiques. Voyez le Moyen-Orient qui se déstructure sous nos yeux. Aucune des puissances régionales ne peut y imposer complètement sa volonté. Ni le régime iranien avec sa stratégie irano-chiite, ni l’Arabie saoudite avec la sienne, fondée sur un saoudo-sunnisme -wahhabite, ni la Turquie et son néo-ottomanisme. L’Egypte ne peut guère gérer que ses propres intérêts. Israël – qui a tort dans sa politique palestinienne – ne cherche qu’à -garantir sa sécurité. Ajoutez à cela qu’aucune puissance extérieure n’a les moyens d’imposer sa solution au travers de nouveaux -accords de partage du type Sykes-Picot – entre la France et le Royaume-Uni, en 1916 – ou San Remo – en 1920 – .
Va-t-on vers un monde à trois, dominé par les Etats-Unis, la Chine et la Russie, avec une Europe condamnée à jouer les utilités ?
Une Europe spectatrice peut-être, hélas. Mais, à part cela, sur quoi ces trois puissances, dont le poids est énorme, pourraient-elles réellement se mettre d’accord ? Donald Trump passera peut-être tel ou tel dealavec Vladimir Poutine, mais je ne vois pas sur quelles bases il pourrait y avoir un accord global entre Moscou et Washington. Ni entre la Russie et la Chine, en dépit de leur rhétorique antioccidentale commune. Ni entre la Chine et les Etats-Unis. Le jeu international est devenu beaucoup plus diversifié et mouvant, notamment en raison de la multiplicité des acteurs et des sujets.
Il y a désormais presque deux cents pays au sein des Nations unies. Même si les trois quarts d’entre eux n’ont guère d’influence, il y a quand même ceux qui contrôlent certaines ressources énergétiques, ceux qui occupent des positions géostratégiques importantes ou des » niches « , etc. A ceux-ci s’ajoutent les entreprises, les institutions financières, les ONG, les médias, les Eglises… ce qui complexifie encore un peu plus les processus de décision, y compris dans les cadres multilatéraux. Sans oublier les mafias ! C’est plus facile pour les systèmes autoritaires comme la Chine, la Russie ou l’Iran d’avoir une politique étrangère suivie – bonne ou mauvaise –, que pour les démocraties contemporaines. Donc je m’attends plutôt à de la confusion qu’à de la restructuration.
La chute d’Alep et la prise en charge du -règlement du conflit syrien par le trio Russie-Turquie-Iran ne sont-elles pas le symbole d’un nouvel ordre mondial ?
L’idée de l’ordre mondial que nous nous faisions était illusoire. La tragédie d’Alep est le symbole cruel de l’erreur complète des Occidentaux, dès le début, dans l’affaire syrienne. C’est presque comparable au fiasco de Suez – en 1956, une coalition franco-israélo-britan-nique intervenait militairement en Egypte, à la suite de la nationalisation du canal de Suez par le président Nasser, avant d’être -contrainte de se retirer sous pressions américaine et -soviétique – . – Alep – symbolise l’effondrement des politiques occidentales guidées avant tout par des critères moraux et des -postures éthiques, sans doute honorables, mais qui, en pratique, n’ont pas marché. Finalement, c’est la Russie qui a les cartes en main, avec l’Iran. Même si elle échoue, cela ne nous remettra pas dans le jeu. Tirons-en les leçons !
Qu’auraient dû faire les Occidentaux en Syrie ?
Choisir dès le début. Face à l’épouvantable guerre civile qui se profilait, soit les Américains et les Français se disaient : nous n’avons pas les moyens nécessaires ni la légitimité pour intervenir, alors faisons de l’humanitaire massif pour atténuer les souffrances des -Syriens en aidant davantage la Turquie, la -Jordanie et le Liban, et en acceptant d’accueillir plus de réfugiés, tout en essayant de nous -concerter avec les Russes.
Soit nous jugions fondamental d’imposer la démocratie en Syrie. Et alors, nous nous donnions les moyens militaires, financiers et politiques de réussir, ce qui voulait dire intervenir massivement à l’appui de nos amis démocrates, malgré leurs faiblesses, et donc envoyer, s’il le fallait, cent mille hommes pour des années, tout en nous assurant du soutien de nos opinions publiques. Mais nous n’avons choisi clairement ni l’un ni l’autre, tout en faisant croire aux opposants à Bachar Al-Assad que nous les aiderions vraiment… Parfois moralisme et cynisme se rejoignent.
Deux autres erreurs ont été commises. D’abord de ne pas écouter les chrétiens de -Syrie et du Liban, qui avertissaient que, si le -régime de Bachar était cruel, le suivant serait pire. Deuxièmement, en croyant que la Russie allait laisser tomber la seule implantation -extérieure – la base navale de Tartous – qu’elle avait gardée. Ce concentré d’erreurs est l’aboutissement de croyances et de réflexes chimé-riques qui se sont accumulés depuis vingt à trente ans. Je suis attaché aux droits de l’homme, mais je craignais depuis longtemps que le droit-de-l’hommisme, comme seul -critère de choix en politique étrangère, nous mène dans une impasse. Nous y sommes. Nous n’avons plus les moyens de nos émotions, et il ne peut être question de recommencer la colonisation. Il faut repenser tout cela : bilan des interventions, et fixation de critères plus rationnels et rigoureux pour l’avenir.
La France a été la plus interventionniste des Occidentaux en Syrie. Pourquoi ?
On peut reprocher son incohérence à Obama : édicter une » ligne rouge » – sur l’usage d’armes chimiques par le régime syrien, comme en août 2013 – et ne pas réagir quand elle a été violée fut une erreur grave. Mais, conceptuellement, l’erreur française fut plus profonde et continue. Après avoir raté le coche lors des événements deTunisie et d’Egypte en 2011, la France s’est engouffrée en Syrie pour des raisons idéologiques : une sorte de néoconservatisme à la française, à la fois grave et -futile. La France, convaincue que c’était sa » mission « , a surévalué ses forces, hésité…
Il faudrait passer en revue tout ce qui a été fait depuis Jacques Chirac. Tout n’est pas négatif : Jacques Chirac a été remarquable en ce qui concerne l’Irak ; Nicolas Sarkozy a eu des réussites avec la Géorgie, la crise financière, le G20 ; et François Hollande est courageu-sement et efficacement intervenu au Mali. Il a bien géré, en Centrafrique – l’opération » Sangaris « , de 2013 à 2016 – ,et a lancé le processus de Minsk pour l’Ukraine. Il n’empêche qu’on a l’impression de ne plus bien savoir qui nous sommes et où nous sommes.
Dans ce nouveau paysage mondial, -l’Europe est-elle hors jeu ?
Il y a des puissances européennes, mais » l’Europe » n’est pas à l’origine un projet de puissance. Au départ, elle est un mode d’organisation du plan Marshall, quand les Américains nous ont imposé de coopérer avec les Allemands – après la seconde guerre mondiale – . Puis c’est un marché. L’idée d’Europe puissante est apparue bien plus tard : quand François Mitterrand, le chancelier allemand Helmut Kohl et Jacques Delors – alors ministre de l’économie et des finances français – ont relancé le projet européen en 1984. Jusqu’en 1992, il y a eu cette volonté de faire l’Europe politique, -sociale, économique et des citoyens… Les Français voulaient l’Europe de la défense. Mais déjà, à l’époque, les autres Européens n’étaient pas très convaincus sur ce point.
Aujourd’hui, les Européens, qui croyaient vivre dans le monde idéal de la communauté internationale et du droit, se réveillent dans Jurassic Park : Donald Trump inquiète tout le monde, Poutine nous provoque, l’islam se convulse. Cela pourrait déclencher un électrochoc créateur mais, pour le moment, rien ne se passe. J’ai relu récemment les conclusions du Conseil européen de Laeken – Belgique – , en 2001 : sur le nécessaire sursaut européen, elles sont beaucoup plus ambitieuses qu’aujourd’hui.
Comment relancer l’Europe ?
Pas en ajoutant des promesses aux promesses, sans rien changer au système ! De plus en plus de gens décrochent : les anti-Européens bien sûr, mais aussi des sceptiques, des gens déçus, et beaucoup de gens allergiques à la -réglementation à outrance. En fait, une majorité. Donc, il faut annoncer une pause pour écouter les peuples, admettre qu’ils veuillent conserver un peu d’identité, de souveraineté et avoir plus de sécurité. Dans une conférence refondatrice, les gouvernements volontaires décident une opération de subsidiarité -massive, aux termes de laquelle la Commission arrête de tout réglementer en détail et est remissionnée sur des éléments-clés et d’avenir, à commencer par un Schengen fiable, avec un contrôle effectif des frontières extérieures.
Si nous y parvenons, alors nous pourrons présenter aux peuples une idée de l’Europe de nouveau convaincante. En tout cas, je ne crois pas qu’on puisse avancer sans avoir réentraîné les peuples au préalable. Même Wolfgang Schäuble – le ministre des finances allemand – le dit. En parvenant à convaincre les peuples, on pourra recommencer à bâtir l’Europe de demain, celle qui défendra notre mode de vie dans un monde troublé.
Que va changer l’arrivée de Trump pour l’Europe ?
Sur Donald Trump, on a entendu en Europe beaucoup de gémissements et de cris -d’orfraie. Il faut dépasser cette sidération. Les Européens, du moins les trois ou quatre -dirigeants qui pèsent, devraient dire : » Vous voulez sortir de l’accord sur le climat ? C’est une erreur. Nous continuerons à l’appliquer y compris avec la société civile et des entreprises de votre pays. » C’est ce que les Chinois ont annoncé. Donald Trump veut casser -l’accord sur le nucléaire iranien ? Les Européens n’ont qu’à répondre : » C’est un accord international que nous continuerons à appliquer. Si vous voulez nous en empêcher par des sanctions extraterritoriales et judiciaires, nous créerons un système d’échange avec les émergents, la Russie et la Chine pour travailler malgré tout avec l’Iran. »
Si nous sommes capables d’adopter ce genre de position, le grand business américain fera pression sur Donald Trump. Enfin, Trump veut faire un deal avec Poutine ? Eh bien, définissons sans attendre notre conception de relations réalistes avec la Russie. Cela suppose de prendre notre perte sur certains dossiers, comme la Crimée ou la Syrie, de proposer de coopérer avec la Russie sur d’autres plans – tout en restant fermes et dissuasifs. Quant aux accords commerciaux, cela va dépendre de l’escalade entre Pékin et Washington. De toute façon, avec quelqu’un comme Donald Trump, cela ne sert à rien de parler de valeurs universelles, il vaut mieux afficher à l’avance nos positions, fondées sur nos intérêts. Dans ce cas-là, elles compteront.
Propos recueillis par Christophe Ayad et Marc Semo
Ancien secrétaire général de l’Elysée de François Mitterrand et ex-ministre des affaires étrangères du gouvernement de Lionel Jospin (1997-2002), le diplomate ethomme politique Hubert Védrine reste un observateur aussi aigu que réaliste de l’état du monde. Il a publié dernièrement Le Monde au défi (Fayard) et Sauver l’Europe ! (Liana Levi).
]]>https://www.coupdegriffeactu.com/2017/01/17/hubert-vedrine-la-tragedie-dalep-symbolise-leffondrement-des-politiques-occidentales-guidees-par-la-morale-et-lethique/feed/0La CPI à Dakar : Fatou Bensouda, hôte de l’Assemblée nationale
https://www.coupdegriffeactu.com/2016/12/09/la-cpi-a-dakar-fatou-bensouda-hote-de-lassemblee-nationale/
https://www.coupdegriffeactu.com/2016/12/09/la-cpi-a-dakar-fatou-bensouda-hote-de-lassemblee-nationale/#respondFri, 09 Dec 2016 19:59:42 +0000http://www.coupdegriffeactu.com/?p=3898
La procureure de la Cour pénale internationale dans nos murs. Fatou Bensouda est l’hôte de l’Assemblée nationale du Sénégal.
Dakar, capitale du Sénégal sera la capitale de la justice internationale le temps de la 9e assemblée consultative des parlementaires sur la Cour pénale internationale et l’Etat de droit (CAP-ICC), du 9 au 10 décembre courant, en marge du 38e forum annuel de l’Action mondiale des parlementaires (PGA).
A Dakar, la procureure de la Cpi, Fatou Bensouda, avec plus de 120 parlementaires en provenance de 50 pays et des représentants de haut niveau de Cour pénale internationale, vont débattre des principaux défis liés à la justice pour les victimes.
Quid de la nouvelle alternance intervenue en Gambie ? Une question que ne manqueront pas d’aborder les parlementaires, eu égard aux violations multiples des droits de l’homme sous la présidence Jammeh.
Prendront part à cette réunion, la juge Sylvia Fernandez de Gurmendi, et le ministre sénégalais de la Justice, Sidiki Kaba, président de l’Assemblée des Etats parties.
Auteur: Seneweb News
]]>https://www.coupdegriffeactu.com/2016/12/09/la-cpi-a-dakar-fatou-bensouda-hote-de-lassemblee-nationale/feed/0Mamoudou Ibra Kane : « Je ne suis pas militant de la peine de mort, mais… »
https://www.coupdegriffeactu.com/2016/11/22/mamoudou-ibra-kane-je-ne-suis-pas-militant-de-la-peine-de-mort-mais/
https://www.coupdegriffeactu.com/2016/11/22/mamoudou-ibra-kane-je-ne-suis-pas-militant-de-la-peine-de-mort-mais/#respondTue, 22 Nov 2016 23:34:48 +0000http://www.coupdegriffeactu.com/?p=3670
Le 22 novembre, 2016
La récurrence des meurtres a ressuscité, depuis quelques temps, le débat sur la nécessité de rétablir la peine de mort au Sénégal.
Débat auquel Mamoudou Ibra Kane, Journaliste et Directeur général du Groupe Futurs Médias, s’est invité ce mardi 22 novembre.
«Je ne suis pas un militant de la peine de mort. Je suis favorable, cependant, à son application à certains crimes », a-t-il publié sur son compte Twitter.
Je ne suis pas un militant de la peine de mort. Je suis favorable cependant à son application à certains crimes.
— Mamoudou Ibra Kane (@mamoudou_ibra)22 novembre 2016
Mais suite à de nombreuses réactions à cette publication, le Directeur Général Groupe Futurs Médias enchainera avec deux autres tweets que voici : Si la peine de mort a des limites par rapport à son effet dissuasif, il faut noter que la perpète n’est pas non plus la panacée. Que faire ?
– – – Bon, je vois que c’est une question qui divise profondément notre société, et cela se comprend. Trouvons la bonne solution pour notre bien.
— Mamoudou Ibra Kane (@mamoudou_ibra)22 novembre 2016
Une question qui, pour sûr, n’a pas fini de faire couler beaucoup d’encre en cette période
où le débat est posé jusque dans les plus hautes sphères de l’Etat sénégalais.
?Seneweb news
L’ancienne candidate démocrate a accusé ce samedi le chef du FBI, Jim Comey, d’avoir porté un coup à sa campagne. A la fin du mois d’octobre, ce dernier avait révélé que ses services allaient mener de nouvelles investigations dans l’affaire des emails de l’ancienne secrétaire d’Etat.
Plus
Il est temps pour Hillary Clinton de trouver des explications. L’ancienne candidate démocrate, qui a perdu mardi la présidentielle américaine face à Donald Trump, a accusé ce samedi le chef du FBI d’avoir porté un coup à sa campagne en révélant avoir découvert de nouveaux emails, ont rapporté plusieurs médias américains.
« Il y a beaucoup de raisons pour lesquelles une élection comme celle-là n’a pas réussi », a expliqué l’ex candidate démocrate à la Maison Blanche lors d’une conférence téléphonique avec la commission des finances de sa campagne et des donateurs, a rapporté l’un des participants au site d’informations Quartz.
« Les doutes soulevés par la lettre de Jim Comey étaient infondés »
« Notre analyse est que les doutes soulevés par la lettre de Jim Comey (directeur du FBI, ndlr) étaient infondés et ont stoppé notre élan », a-t-elle confié, selon ce participant.
LIRE AUSSI >> Les mails d’Hillary Clinton, un dossier embarrassant pour la favorite des démocrates
Quant à la deuxième lettre du chef de la police fédérale, rendue publique deux jours avant l’élection, où il exonère Hillary Clinton de toute poursuite, n’a fait que renforcer la mobilisation des partisans de Trump mais n’a pas fait changer d’avis les électeurs, selon la même source. Cette lettre a été « un réel élément de motivation pour les électeurs de Trump ».
Des informations « trop dures » à surmonter
Après l’examen des nouveaux emails, le directeur du FBI a écrit le 6 novembre qu’il maintenait sa position de juillet selon laquelle il n’y avait pas matière à poursuivre Mme Clinton pour son utilisation d’un serveur privé quand elle était secrétaire d’Etat.
Ces informations du FBI ont été trop dures à « surmonter » pour l’équipe de campagne de Mme Clinton, a rapporté un donateur à la chaîne CNN. La candidate a reconnu cependant que ces événements n’avaient pas été les seuls obstacles à surmonter.
Le ministre sénégalais de l’économie, des finances et du plan, M. Amadou Bâ, a appelé jeudi à Dakar, à une application dans l’administration publique, des ‘’pratiques vertueuses ayant fait recette dans le secteur privé’’.
Il présidait l’ouverture du premier Hackathon de l’Afrique de l’Ouest, organisé par la Direction générale des impôts et des domaines (DGID) du Sénégal en partenariat avec le Fonds monétaire international (FMI) sous le thème « l’innovation technologique au service de l’administration fiscale ».
Le Hackathon est un concept innovant qui combine « hacker » et « marathon » et fait référence à un parcours de réflexions visant à identifier des solutions innovantes qui, en tenant en compte des opportunités qu’offrent les nouvelles technologies, permettent de renforcer l’efficacité des systèmes de production d’une institution.
« Je suis convaincu que l’administration doit, conserver et consolider les vertus du service public. Elle doit également placer la satisfaction de l’usager du service public et la recherche de l’efficacité dans ses interventions au cœur de ses préoccupations », a laissé entendre M. Bâ.
Citant le président Macky Sall, lors du forum national de l’Administration sénégalaise en avril 2016, le ministre est d’avis que l’Administration doit être le point cardinal de toutes les stratégies porteuses de développement. Celui duquel partent toutes les dynamiques et celui vers lequel évidemment elles aboutissent.
Selon lui, le choix porté sur la DGID comme terrain d’expérimentation n’est pas fortuit. En ce sens qu’elle a toujours adopté une posture avant-gardiste en ce qui concerne l’adoption des approches managériales développées par les firmes privées. Ainsi, poursuit le ministre, la DGID a été l’une des premières administrations à opter pour une logique de contractualisation avec sa tutelle, adossée à une planification de ses actions.
Même si ces méthodes nouvelles ont permis à l’administration fiscale sénégalaise de faire des avancées fort appréciables en termes d’efficacité dans la collecte des recettes fiscales et non fiscales d’une part et d’amélioration des services aux usagers d’autre part, M. Bâ reste persuadé « qu’il nous faut encore aller plus loin dans la prise en charge des attentes légitimes des pouvoirs publics et des citoyens ».