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VIDÉO. Comment la droite de gouvernement a-t-elle pu en arriver là ? Après l’échec du premier tour, le parti LR saura-t-il rebondir aux législatives ?
PAR PIERRE BRÉCHON*, THE CONVERSATION FRANCE
Modifié le 27/04/2017
Si la situation de la gauche française apparaît extrêmement préoccupante après le premier tour de la présidentielle, celle de la droite de gouvernement n’est guère plus brillante. Les élections régionales de 2015 avaient mis en évidence le fort poids d’un tripartisme partisan avec le Front national qui confirmait sa capacité à rivaliser avec les deux grands partis de gouvernement, même s’il ne remportait aucune région. Au second tour, Les Républicains avaient fortement dominé, recueillant près de 41 % des suffrages exprimés et gagnant sept régions métropolitaines sur treize. Dix-huit mois plus tard, les socialistes et Les Républicains se trouvent exclus du second tour de l’élection présidentielle. Comment la droite de gouvernement a-t-elle pu en arriver là ? Comment a-t-elle fait pour perdre une élection jugée imbattable, le désaveu du quinquennat socialiste dans l’opinion laissant augurer une alternance « naturelle » ?
La droite et le centre avaient mis en place des primaires citoyennes qui, à l’automne 2016, s’étaient révélées un grand succès puisque les débats télévisés entre candidats étaient très suivis et que la mobilisation était fort importante : 4,3 millions d’électeurs au premier tour, 4,4 au second. Le résultat en fut très surprenant puisque Nicolas Sarkozy, président du parti, se trouvait éliminé dès le premier tour et qu’au second François Fillon, sous-estimé par les sondages, l’emportait largement face à Alain Juppé, longtemps considéré comme le meilleur candidat de la droite pour affronter Marine Le Pen au second tour de l’élection présidentielle. C’est alors la droite des Républicains qui l’emporte sur les tendances plus centristes, avec un programme très libéral en économie, réduisant fortement les fonctions publiques et souvent perçu comme antisocial.
Une droite battue, mais pas anéantie
Après Alain Juppé, c’est donc François Fillon qui semble promis à être le prochain président de la République. Mais cet état de grâce est de courte durée. Il commence à régresser dans les sondages dès le mois de décembre. Il éprouve de la difficulté à rassembler l’ensemble de son camp, même s’il revoit en partie son programme pour tenir compte des tendances plus centristes. Mais ce sont évidemment les affaires autour des contrats de travail de sa famille – qui émergent le 25 janvier dans LeCanard enchaîné – qui précipitent son érosion.
De 25 % des intentions de vote le 10 janvier, il tombe à 22 % le 1er février, puis à 18 % le 6 du même mois. Fillon ne parvient plus à défendre son programme, devant en permanence justifier la probité dont il se réclamait. Il oscille ensuite dans les intentions de vote, remontant légèrement vers la fin de la campagne. Pendant plusieurs semaines, la question de son maintien dans la compétition est posée, le candidat semble s’acharner à rester, tandis que Les Républicains n’arrivent pas à s’entendre sur un plan B pour lui substituer un leader susceptible de mieux mobiliser la droite.
François Fillon termine sur le score honorable de 20 % des suffrages exprimés – ce qui, au vu des affaires et du soutien limité de certains élus dans ce contexte, montre que Les Républicains gardent des soutiens importants dans l’opinion. Ils ne sont pas du tout dans la même position que les socialistes réduits à 6,4 % des suffrages, au terme d’un quinquennat qui a mécontenté une bonne partie de leur électorat. Dès le premier tour, ces derniers étaient divisés entre le candidat officiel du parti, Benoît Hamon, et celui qui, bien qu’ayant rompu avec le président François Hollande, avait été responsable de sa politique économique.
Un électorat âgé, catholique et socialement favorisé
Malgré ce score honorable, François Fillon est éliminé de la compétition. Son électorat est extrêmement clivé selon les générations : il recueille moins de 10 % chez les 18-34 ans, guère plus chez les 35-59 ans, mais 27 % des 60-69 ans et 45 % des 70 ans et plus ! L’électorat filloniste est aussi économiquement et socialement favorisé puisqu’on n’y trouve que 8 % d’employés et 5 % d’ouvriers. Corrélat de l’âge, François Fillon est fortement soutenu par les catholiques pratiquants, malgré les affaires : 51 % d’entre eux votent pour lui. Cette sociologie semble devoir faire réfléchir les leaders de la droite : si celle-ci ne trouve pas les moyens d’attirer davantage à l’avenir les jeunes générations et les catégories populaires, elle aura du mal à renouer avec la victoire. Rappelons-nous que Jacques Chirac avait gagné l’élection de 1995 sur le diagnostic de « la fracture sociale ».
Par rapport au premier tour de la présidentielle de 2012 dans laquelle Nicolas Sarkozy avait réuni 27,2 % de suffrages, François Fillon perd donc plus de 7 points. Il ne conserve que 59 % des suffrages du président sortant. Il perd 17 % des sarkozystes attirés par Emmanuel Macron et 14 % séduits par Marine Le Pen.
Divisions internes, maintien d’un parti fort et possible cohabitation
L’avenir de la droite est donc aussi très dépendant de possibles recompositions en cours sur la scène politique. La division interne des Républicains est forte comme le bureau politique au lendemain de l’élection l’a bien montré. Après l’échec du 23 avril, certains seront-ils tentés de structurer un pôle de centre droit, plus ou moins allié d’Emmanuel Macron ? Et que feront les plus proches d’une droite sécuritaire et anti-immigration ? Certains responsables rejoindront-ils les combats du Front national ?
Mais le scénario de la persistance des Républicains comme pôle fort de la droite et du centre est également tout à fait possible. Un parti a toujours beaucoup à perdre dans les recompositions. Il faut donc en général une longue période d’affaiblissements, de désaccords importants, d’écœurements réciproques entre responsables avant qu’un parti n’éclate. Il faudra suivre l’émergence d’un nouveau leader à la tête du parti – sera-ce un profil de conciliateur ou quelqu’un de plus clivant ? –, puis examiner quelles thématiques Les Républicains inscrivent de manière prioritaire dans leur programme pour espérer emporter une majorité parlementaire et reconquérir les « forces vives » de la société française.
Il est bien sûr beaucoup trop tôt pour pronostiquer les résultats des élections législatives. Mais Les Républicains et l’UDI disposent de personnalités bien implantées dans leurs circonscriptions, qui peuvent avoir une bonne image et ne sont pas compromises dans les affaires en cours. Ces personnalités peuvent être souvent en état de battre une gauche divisée, avec un Parti socialiste en voie d’éclatement. Et les candidats du mouvement En marche ! issus de la « société civile » pourraient avoir du mal à s’imposer dans un scrutin où les hommes politiques professionnels, bien que mal considérés, pourraient souvent apparaître plus crédibles que des néophytes sympathiques mais sans expérience politique.
L’un des scénarios possibles est donc l’émergence d’une majorité de droite qui exercerait le pouvoir dans une cohabitation inattendue ! Mais un autre scénario est évidemment possible : celui de l’absence de majorité à l’issue des législatives, obligeant le futur président à former une coalition ou à trouver une majorité parlementaire pour chaque projet de loi.
*Pierre Bréchon est professeur émérite de sciences politiques à Sciences Po Grenoble.
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Le 24 avril, 2017 Candidat malheureux des “Républicains” pour la présidentielle française, François Fillon tire les conséquences de sa défaite. Lors d’une brève apparition au bureau politique du parti “Les Républicains”, ce lundi, le député de Paris, arrivé troisième avec 20,1% des suffrages, derrière Marine Le Pen et Emmanuel Macron, a annoncé qu’il renonçait à livrer «le combat» des législatives. «Je n’ai plus la légitimité», a-t-il confié, rapporte “leparisien.fr”.
«Ce combat -des élections législatives-, il est désormais entre vos mains. Je n’ai plus la légitimité pour le livrer avec vous. Je vais redevenir un militant de cœur parmi les autres. Je vais devoir penser ma vie autrement, panser aussi les plaies de ma famille», a déclaré l’ancien Premier ministre, s’adressant aux militants de son parti.
Pourtant, fait-il remarquer : «Je persiste à penser que notre ligne politique – cette synthèse que je me suis efforcé d’incarner entre la liberté et l’autorité, la tradition et la modernité, le patriotisme et l’Europe – répond aux attentes d’une large partie des Français.
Auteur: – Seneweb.com
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le Mercredi 8 Février 2017
Si la Guinée et la Gambie entretenaient de bonnes relations jusqu’au départ en exil de Yahya Jammeh, grâce à l’amitié entre les présidents respectifs des deux pays, tout porte à croire que rien ne serait plus comme avant. En témoigne cet incident entre Alpha Condé et la vice-présidente de Gambie, Fatumata Jallow Tambajang, lors du huis-clos des chefs d’État africains, lors du sommet de l’Union Africaine la semaine dernière à Addis- Abeba.
Tout est partie d’une demande de parole de la Gambienne, refusée par le tout nouveau président en exercice de l’Union africaine. Alpha Condé lui fait comprendre en effet qu’on ne peut débattre à nouveau d’un texte déjà approuvé.
Ce refus du guinéen n’a pas plu à la Gambienne. A en croire notre confrère de Jeune Afrique, Fatumata Jallow Tambajang, oubliant de fermer son micro, lança alors « He is crazy ! » (il est fou) que tous les chefs d’État ont entendu, y compris l’intéressé. »
La source de préciser : « Se rendant compte de sa gaffe, Mme Jallow Tambajang a d’abord tenté d´expliquer qu’elle avait voulu dire « it’s crazy » (c’est fou), avant d’exprimer le souhait de rencontrer le président guinéen pour lui présenter ses excuses. »
Trop tard, le mal est déjà fait. « Qu’elle ne s’avise surtout pas de venir me voir ! », décline Alpha Condé.
Pour rappel, les nouvelles autorités gambiennes ont ne reconnaissent pas les concessions accordées à Yaya Jammeh par les présidents guinéen et mauritanien afin de le convaincre à céder le pouvoir et de s’exiler.
Jean OLOHOU
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Le 02 février, 2017
Il ajoute que s’il a voulu tant diriger cette institution, ce n’était pas pour ses propres intérêts, mais pour servir.
« Si j’étais candidat à la présidence de l’Union africaine, ce n’était pas pour ma propre personne. C’était pour mon pays et pour l’Afrique. Quand j’ai quitté la tête de la LD, je suis allé au Mali où je devais représenter le secrétaire général des Nations-Unies qui m’a finalement détaché en Afrique centrale qui compte 16 pays. Pendant deux ans et demi, j’étais là-bas au Congo démocratique, Congo Brazzaville, Ouganda, Tchad, Guinée équatoriale, etc. Mais quand j’ai vu la gravité de la situation de la crise qui sévit dans la région, je me suis rendu compte qu’il n’y a que l’unité africaine qui peut régler tout cela. Tant que nous ne sommes pas unis, nous n’irons nulle part. C’est pourquoi j’ai pris conscience de la nécessité de présenter ma candidature. Je travaillais déjà avec l’Union africaine en tant que représentant spécial des Nations-Unies pour toute l’Afrique centrale », se justifie-t-il.
Auteur: seneweb News
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Le 02 février, 2017
«Un président a dit… »
Et pourtant, explique-t-il, la Cedeao, à plusieurs reprises, a réitéré son soutien total à la candidature de Bathily qu’elle a endossée, assure-t-il. «A la veille de l’élection le 29, les chefs d’Etat de la Cedeao se sont réunis, se sont consultés, sur, entre autres questions, la situation en Gambie, la situation en Guinée Bissau et l’élection des commissaires qui devait intervenir le lendemain. La Présidente du Libéria a réitéré la nécessité pour la Cedeao de marquer sa solidarité et de voter pour les candidats de la Cedeao d’abord», a expliqué le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur ce jeudi, face à la presse. Mais, regrette le diplomate, certains chefs d’Etat ont manifesté leur volonté de ne pas voter pour le candidat communautaire. «Il y a eu un président qui a dit ‘‘écoutez-moi, j’ai des troupes tchadiennes chez moi, ça va être un peu difficile’’. D’autres ont dit ‘’oui ceci…’’. Donc il y a tellement de considérations durant cette élection», a regretté le ministre.
«Je ne suis même pas sûr que… »
Durant l’élection, la candidate du Kenya a eu 16 voix au premier tour, celui du Tchad 14 voix et le candidat du Sénégal 10 voix. Des résultats qui montrent, selon Mankeur Ndiaye, que «si la Cedeao avait voté comme c’était retenu, le Sénégal serait deuxième avec 15 voix après le Kenya». Bathily irait alors au second tour. Le Ministre des Affaires étrangères, d’ajouter, avec un brin de suspicion, «je ne suis même pas sûr que toutes les 10 voix qu’on a eues viennent de la Cedeao. Cela veut dire que d’autres pays ont d’autres loyautés auxquelles ils ont obéi pour voter pour des candidats non régionaux», regrette-t-il. Mais ce qui est clair pour Mankeur Ndiaye, c’est que cet échec n’a rien à voir avec une quelconque isolation diplomatique.
Youssouf SANE
Auteur: SenewebNews
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