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Droit – Coup de Griffe actu https://www.coupdegriffeactu.com Musée Virtuel Fri, 21 Feb 2020 17:42:12 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 WikiLeaks : selon la défense de Julian Assange, Donald Trump lui aurait offert de le gracier https://www.coupdegriffeactu.com/2020/02/21/wikileaks-selon-la-defense-de-julian-assange-donald-trump-lui-aurait-offert-de-le-gracier/ https://www.coupdegriffeactu.com/2020/02/21/wikileaks-selon-la-defense-de-julian-assange-donald-trump-lui-aurait-offert-de-le-gracier/#respond Fri, 21 Feb 2020 17:42:12 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=10713
olitiquPar Felix Gouty le 

L’avocate du fondateur de WikiLeaks, à l’origine de la divulgation des courriels du parti démocrate en 2016, a affirmé que le gouvernement américain avait offert de gracier son client. La Maison Blanche a, quant à elle, qualifié cette allégation de “mensonge absolu”.

Crédits : @BarBus via Pixabay

L’affaire du “Russiagate” continue de se complexifier. Ce mercredi 19 février, la justice britannique a tenu une audience en vue d’évaluer la demande d’extradition vers les États-Unis du journaliste australien, Julian Assange, actuellement détenu à la prison de haute sécurité de Belmarsh, près de Londres. Fondateur de l’organisation de lanceurs d’alerte et de fuites d’information WikiLeaks, il est sous le coup de plusieurs accusations d’espionnage aux États-Unis. Il encourt jusqu’à 175 ans d’emprisonnement. En 2010, WikiLeaks avait divulgué une série de documents confidentiels provenant de l’armée américaine et des services secrets de la CIA. Elle serait aussi à l’origine des fuites de 250 000 câbles diplomatiques – des communications confidentielles – et d’environ 500 000 autres documents confidentiels concernant l’activité de l’armée américaine en Irak et en Afghanistan. En 2016, en pleine campagne d’élection présidentielle américaine, WikiLeaks avait aussi diffusé une myriade de courriels provenant du parti démocrate, alors mené par Hillary Clinton. Selon les renseignements américains, ils auraient été d’abord piratés par des hackers russes pour discréditer cette dernière et favoriser l’élection de Donald Trump.

Lors de la fameuse audience, l’avocate d’Assange, Jennifer Robinson, aurait affirmé avoir en sa possession des documents indiquant qu’un élu républicain américain, Dana Rohrabacher, aurait rencontré l’accusé en 2017. Lors d’un entretien, il aurait affirmé que le président américain, Donald Trump, serait prêt à gracier Julian Assange si celui-ci déclarait que la Russie n’avait rien à voir avec la fuite massive des courriels du parti démocrate. La juge britannique a considéré cette allégation admissible. Dana Rohrabacher aurait confirmé avoir discuté de cette éventualité avec Julian Assange mais sans affirmer avoir agi sur demande du gouvernement. Quant à la Maison Blanche, elle nierait fermement avoir offert une telle porte de sortie à l’accusé“Le Président connaît à peine Dana Rohrabacher, a déclaré la porte-parole du gouvernement, Stephanie Grisham. Il n’a jamais parlé de ce sujet ou d’un autre avec lui. Cette allégation est un mensonge absolu.” Il y a encore quelques mois, Julian Assange était aussi poursuivi en Suède pour des accusations – aujourd’hui abandonnées – d’agression et de harcèlement sexuels. Entre 2012 et 2019, il a résidé, selon le droit d’asile, à l’ambassade d’Équateur du Royaume-Uni. Suite à une décision “souveraine” du gouvernement équatorien, il a ensuite été arrêté par la police britannique et incarcéré en amont de son extradition éventuelle vers les États-Unis.

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LETTRE OUVERTE A NOS COMPATRIOTES ANGLOPHONE DU CAMEROUN https://www.coupdegriffeactu.com/2019/04/20/lettre-ouverte-a-nos-compatriotes-anglophone-du-cameroun/ https://www.coupdegriffeactu.com/2019/04/20/lettre-ouverte-a-nos-compatriotes-anglophone-du-cameroun/#respond Sat, 20 Apr 2019 21:20:24 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=9782 Dr-Modestine-Carole-Tchatchouang-Yonzou© Malick MBOW
Dr-Modestine-Carole-Tchatchouang-Yonzou© Malick MBOW

Mes chers compatriotes, je voudrais avant toute chose saluer votre courage et votre dévouement à la lutte contre les injustices de divers ordres qui minent notre pays. 

Toutefois, par ma modeste voix, je me permets ici de vous faire quelque suggestion pour  qu’ensemble, nous puissions obtenir le résultat escompté. Car il est important de savoir que toute lutte s’inscrit dans une dynamique qui se structure sur plusieurs plans.

Primo, LA DYNAMIQUE DE L’ACTION. Elle s’enracine dans la prise de conscience d’une injustice. Celle-ci – qui n’est pas forcément nouvelle – nous apparaît alors dans toute sa dureté et le sentiment s’impose à nous qu’elle est littéralement «insupportable» et que, par conséquent, nous ne pouvons pas la supporter plus longtemps : «ça ne peut plus durer». Nous décidons alors de la faire cesser et d’agir en conséquence. Nous décidons d’entrer en résistance.
 
Toutefois, il est important de comprendre qu’Il est essentiel que l’action soit décidée à partir d’une connaissance exacte de la situation dans laquelle s’inscrit l’injustice que nous voulons dénoncer et combattre. S’il advenait que nous soyons pris en défaut sur la connaissance des faits, cela viendrait discréditer gravement notre initiative et amoindrir ses chances de succès. 

Or, nous sommes à présent plongés dans une situation trouble ou l’objet de la résistance semble s’éloigner des enjeux de départ…Alors que l’annonce portait sur une revendication des enseignants, nous entendons de plus en plus le désir de la transformer en un mouvement SÉCESSIONNISTE de partition du Cameroun…Je voudrais donc par ma modeste voix vous dire que le Cameroun est « UN ET INDIVISIBLE ». Nous avons du Nord au Sud du Cameroun les mêmes problèmes et pâtissons des mêmes douleurs, et c’est ensemble dans l’unité que nous sauverons notre pays des mains des vautours.

Dans tout mouvement de revendication, dans un premier temps, la tentation est de grossir les faits et d’exagérer leur gravité dans la présentation que nous en donnons, en allant jusqu’à caricaturer la position de nos adversaires. Mais c’est une illusion de penser que ce stratagème peut avoir une quelconque efficacité. Au contraire, il sera alors facile à ceux que nous mettons en cause de faire valoir, en s’appuyant sur des arguments convaincants, I ‘aspect outrancier des accusations portées contre eux et, par là même, d’apparaître pouvoir se justifier entièrement. En revanche, la connaissance rigoureuse des faits et leur présentation la plus rationnelle et la plus objective possible constituent un atout majeur en notre faveur qui renforce notre position. La possibilité de justifier chaque fois, preuves à l’appui, les affirmations avancées est un élément de première importance dans le rapport des forces qui va s’établir entre les adversaires.

Deuxio, le CHOIX DE L’OBJECTIF : « Où est le sel ? » est capitale. C’est également à partir de l’analyse de la situation que nous devons choisir l’objectif à atteindre. Le choix de l’objectif est un élément essentiel d’une campagne d’action; de lui seul peut dépendre la réussite ou l’échec. C’est une nécessité stratégique que l’objectif soit clair, précis, limité et possible. Il convient, pour cela, de discerner ce qui serait souhaitable et ce qui est possible. C’est se condamner à l’échec que de choisir un objectif dont l’importance se trouve disproportionnée par rapport aux forces que l’on peut raisonnablement prétendre mobiliser pour mener l’action. Il importe donc que l’objectif soit à la portée du mouvement social que l’action peut susciter. Il est essentiel que l’objectif choisi permette la victoire. La campagne d’action ne doit pas se trouver réduite à une simple campagne de protestation et de sensibilisation. Il faut obtenir gain de cause. Il faut gagner. Cette victoire, nécessairement partielle et limitée, viendra donner confiance aux militants et permettra alors de se donner des objectifs plus ambitieux.

Bien qu’il importe de se situer dans une perspective qui englobe l’ensemble du système politique qui domine la société, c’est une nécessité stratégique de choisir un point précis du système qui permette d’avoir prise sur lui, de pouvoir le faire bouger et de le faire basculer en agissant comme avec un levier. Ce point précis, ce sera la prise. Il faut se donner le maximum de garanties pour que la prise soit la bonne. Il ne faudra pas la lâcher et il ne faudra pas qu’elle nous lâche.
 
En outre, IL FAUT MISER SUR UNE CAMPAGNE DE RESISTANCE NON-VIOLENTE. Pour cela, il faudra trouver un objectif qui soit l’équivalent de la loi sur le sel dont l’abolition a été choisie par Gandhi en 1930 pour organiser une campagne de désobéissance civile en vue d’obtenir l’indépendance de l’Inde. L’objectif stratégique à long terme était l’indépendance de l’Inde, l’objectif tactique à court terme était l’abolition de la loi sur le sel. Dans la situation globale dans laquelle s’inscrit le mouvement  de résistance, il s’agit donc de se poser la question : « Où est le sel ? Where is the salt ? » Il faut donc chercher et trouver le sel…

Le choix de la non-violence est une option stratégique qui implique que toutes les actions mises en œuvre soient non-violentes. La stratégie de l’action non-violente à sa dynamique propre, son efficacité propre et toute action violente ne peut que venir la contrarier et, en définitive, la mettre en échec. Lorsque la violence et la non-violence coexistent dans un même espace de lutte, c’est la violence qui impose sa logique. Une lutte qui comporte 90% d’actions non-violentes et 10% d’actions violentes ne serait pas une lutte non-violente avec 10% d’actions violentes, mais une lutte violente avec 90% d’actions non-violentes. Si trois cents personnes font un sit-in face à un déploiement policier en gardant une attitude parfaitement non-violente, il peut suffire que trois individus lancent des pierres sur les policiers pour que l’action tout entière soit placée sous le signe de la violence. 

Selon toute probabilité, l’image qui ouvrira le journal télévisé et qui fera la une des journaux ne sera pas la manifestation non-violente, mais celle des lanceurs de pierres. Et les pouvoirs établis, comme l’opinion publique, ne manqueront pas de considérer que trois cent trois manifestants ont eu recours à une violence inacceptable à l’encontre des policiers. De même, si quelques milliers de personnes défilent pacifiquement dans les rues d’une ville, il suffit que quelques dizaines d’individus brisent les vitrines des magasins pour que tous les manifestants soient considérés comme des casseurs. Et  cela viendra justifier la répression policière qui sera légitimée par les pouvoirs publics sous prétexte qu’il est nécessaire de « rétablir l’ordre ».

C’est pourquoi, dès le commencement d’une action, il convient d’afficher » clairement le choix stratégique de la non-violence en sorte que tous les interlocuteurs des résistants – qu’il s’agisse des partenaires, des adversaires ou des opinions publiques – ne puissent pas ne pas le savoir. Cet « affichage » de la non-violence doit permettre de créer un climat, une atmosphère qui favorise le développement optimal des potentialités de l’action non-violente et lui permet d’exprimer toute son efficacité. Ainsi le choix de la non-violence ne peut qu’exclure le principe de la « diversité des tactiques », selon lequel il conviendrait de concilier dans une même lutte des actions non-violentes et des actions violentes.
Ainsi, pour ce qui concerne les combinaisons possibles entre la violence et la non-violence, il n’existe pas de réciprocité : des actions non-violentes renforcent l’efficacité d’une lutte violente, tandis que des actions violentes contrarient l’efficacité d’une 
lutte non-violente. D’où la nécessité de redéfinir en urgence la stratégie et mettre en place une méthode de lutte favorable à la réussite.

Pour ma part,
Dr Modestine Carole Tchatchouang Yonzou 
Fille de la république
Combattante des droits humains et des libertés…
Que Dieu Bénisse Le Cameroun!

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« Le droit de savoir plus important que le droit de vote » https://www.coupdegriffeactu.com/2019/02/17/le-droit-de-savoir-plus-important-que-le-droit-de-vote/ https://www.coupdegriffeactu.com/2019/02/17/le-droit-de-savoir-plus-important-que-le-droit-de-vote/#comments Sun, 17 Feb 2019 15:54:18 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=9532  

Edwy PLENEL - © Malick MBOW
Edwy PLENEL – © Malick MBOW

Vendredi 18 janvier 2019

Edwy Plenel, co-fondateur du site d’investigation Mediapart, figure du journalisme, était mercredi soir en direct sur le plateau de Guyane La 1ère. Il participait à un débat sur le rôle de la presse aujourd’hui, en compagnie de Laurent Marot et Jessy Xavier (Guyane La 1ère), Frédéric Farine (Guyaweb) et Pierre Rossovich (France-Guyane). Morceaux choisis.

Pourquoi avoir lancé Mediapart en 2008

On a voulu défendre la valeur de notre métier et reconstruire une relation de confiance avec le public. Le journalisme, c’est produire des informations d’intérêt public. L’opinion appartient à tout le monde, mais notre travail est d’aller chercher des informations inconnues, inédites. Si on fait ça, le public est au rendez-vous. Le journaliste est un fantassin de la démocratie. Le droit de savoir est plus important que le droit de vote. Car si je vote sans savoir ce qui est d’intérêt public, je suis comme un aveugle. Je peux voter pour mon pire ennemi et mon pire malheur. Face aux rumeurs, aux mensonges et aux fake news, les journalistes ont une bataille et ne peuvent pas être spectateurs.

L’avènement des réseaux sociaux

Informer c’est un effort. Les réseaux sociaux sont la rue en version numérique. Avant, le crieur de journal était dans la rue et présentait la une aux passants. À nous de ne pas reculer sur la valeur du contenu.

Des sujets tabous dans la presse

Notre seul code de la route est l’intérêt public. Tous les pouvoirs, qu’ils soient politique ou économique, ont tendance à l’opacité. Notre rôle est de dire non.

Entre investigation et proximité

On peut faire de l’investigation et en même temps de la proximité, des reportages sociaux, des faits divers… Un journaliste qui fait des révélations d’intérêt public est un réformateur plus efficace que n’importe quel éditorialiste qui fait du bla-bla de commentaires. Par exemple, le parquet financier n’existait pas avant l’affaire Cahuzac. L’indépendance des journalistes doit être protégée, car elle est au service du public.

Les fait divers

Un fait divers peut parfois donner lieu à une affaire d’état. L’affaire Benala est au départ un fait divers. Un type qui se prend pour un policier et qui cogne des opposants politiques.

Des journalistes agressés

Il y a des violences inadmissibles de la part de manifestants qui dépassent la critique légitime des médias. La haine du journalisme est autre chose : c’est la haine de la démocratie. N’oublions pas les violences policières qui n’ont pas épargné les journalistes. D’une certaine façon, c’est plus grave que les violences des manifestants, car les forces de l’ordre représentent l’État, le droit, qu’ils abiment avec ces violences illégitimes. Il y a aussi le mauvais exemple qui vient d’en haut. Des politiques, des élus, n’ont pas le droit de discréditer l’information. Il nous faut une presse libre et indépendante. Nous sommes là pour les déranger. Nous avons des défauts, nous sommes critiquables, c’est pour cela qu’existe le pluralisme des médias. Mais n’oubliez pas que nous sommes au cœur du droit fondamental de savoir. C’est à nous de reconquérir la confiance. Notre métier est de se déplacer, pas d’être enfermé avec les puissants. De traverser tous les milieux, de rendre compte. Il n’y a pas de droits sociaux sans droit de savoir.

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Homosexualité : L’argument du Sénégal face à la Communauté internationale https://www.coupdegriffeactu.com/2018/11/26/homosexualite-largument-du-senegal-face-a-la-communaute-internationale/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/11/26/homosexualite-largument-du-senegal-face-a-la-communaute-internationale/#respond Mon, 26 Nov 2018 22:05:51 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=9025  

 

Ismaila Madior FALL - © Malick MBOW
Ismaila Madior FALL – © Malick MBOW

 

Le Sénégal n’est pas encore disposé à accorder aux populations clés, notamment aux homosexuels, le droit de vivre librement leur sexualité. Les autorités étatiques ont réitéré leur volonté ferme de ne soutenir la cause des homosexuels en aucune manière. Et cela devant les Nations Unies, d’où une délégation conduite par le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Ismaël Madior Fall est rentrée récemment. Une position de rejet défendue à l’occasion de l’Examen périodique universelle (Epu) du 5 au 9 novembre dernier, (mécanisme des Nations unies qui permet aux Etats d’évaluer les efforts fournis par chaque Etat pour améliorer la situation des droits de l’homme dans le pays), a indiqué le ministre de la Justice.

Le garde des Sceaux, qui a fait face à la presse, ce lundi 26 novembre 2018, à Dakar dans le cadre d’un atelier de restitution, a annoncé que notre pays a reçu le satisfecit des Nations unies. Il est ressorti que 28 recommandations sur les 256 formulées à l’endroit du Sénégal ont été tout bonnement rejetées. Ismaël Madior Fall d’indiquer que ‘’ces recommandations rejetées portent essentiellement sur la modification de certaines dispositions du Code de la Famille relatives aux droits des femmes et aux droits des Lgbti (Lesbiennes, Gay, Bisexuels, Transgenres et Intersexuées)’’.

D’ailleurs, indique le garde des Sceaux, c’est dans un discours franc et cordial, que les autorités sénégalaises présentes à cette rencontre ont ‘’dégagé une position claire sur cette question des populations clés en déclarant solennellement que la société sénégalaise n’est pas encore prête à promouvoir l’homosexualité’’.

Sur un total de 256 recommandations formulées, indique-t-il toujours, ont été acceptées les 228. Celles-ci sont liées, principalement, au renforcement et à la poursuite des efforts entamés pour rendre plus effectifs les droits des personnes vulnérables, à savoir les femmes, les enfants, les personnes handicapées ou d’un âge avancé. Il en est de même des recommandations liées aux institutions nationales de droits de l’homme, en particulier le Comité sénégalais des droits de l’Homme (Csdh), note le ministre de la Justice.

Celui-ci, a aussi annoncé que le Sénégal a été ‘’élu pour la troisième fois au Conseil des droits de l’homme aux Nations Unies. Et qu’il va assurer la présidence du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies qui siège à Genève pour 2 ans, à partir de janvier 2019″. Ismaël Madior Fall a précisé, dans la même lancée, que ‘’l’essentiel des recommandations acceptées sont aussi des encouragements et des invitations à poursuivre les efforts en cours mentionnés dans le rapport national que tout Etat, épris de respect de droit de l’homme, ne saurait remettre en cause ».

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Affaire Wade : la justice française déboute l’Etat du Sénégal https://www.coupdegriffeactu.com/2018/03/14/affaire-wade-la-justice-francaise-deboute-letat-du-senegal/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/03/14/affaire-wade-la-justice-francaise-deboute-letat-du-senegal/#comments Wed, 14 Mar 2018 21:54:15 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=7426 Karim WADE - © Malick MBOW
Karim WADE – © Malick MBOW

La cour d’appel de Paris confirme le jugement rendu il y a dix-huit mois. Les biens de Karim Wade en France ne pourront être saisis.

Par Joan Tilouine

LE MONDE Le 14.03.2018

La saisie des biens en France de l’ancien ministre sénégalais Karim Wade et de l’homme d’affaires Ibrahim Aboukhalil, dit Bibo Bourgi, n’aura pas lieu. Ce n’est pas faute pour l’Etat du Sénégal d’avoir essayé, voire de s’être acharné pour obtenir la confiscation de deux biens immobiliers dans le 16earrondissement de Paris et d’un compte bancaire. Il n’en sera rien. Mercredi 14 mars, la cour d’appel de Paris a confirmé le jugement rendu le 26 septembre 2016 par le tribunal de grande instance de Paris refusant la demande du Sénégal.

L’infraction d’« enrichissement illicite » si chère à la justice sénégalaise, qui a ainsi condamné les deux hommes en 2015, année de la demande d’entraide pénale internationale de l’Etat du Sénégal, n’est pas reconnue en droit français. Le magistrat parisien a ainsi cherché des qualifications conformes aux textes de loi des crimes présumés : de la corruption au blanchiment de fonds en passant par les abus de biens sociaux. Mais rien n’a pu être établi.

La Cour de répression de l’enrichissement illicite désavouée

Le fils de l’ancien président du Sénégal Abdoulaye Wade (2000-2012) et son ami, que la justice sénégalaise considère comme son « prête-nom », ont eu gain de cause. Le jugement de la controversée Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) se trouve désavoué.

« L’Etat du Sénégal a exercé des pressions incroyables mais nous sommes enfin dans le respect du droit, dans un Etat de droit imperméable à toute instrumentalisation, dit Corinne Dreyfus-Schmidt, avocate de M. Aboukhalil. La CREI et ses violations des standards du droit international en matière de procès équitable sont enfin reconnues par cette décision. »

Condamné à six ans de prison ferme et à une amende de 138 milliards de francs CFA (209 millions d’euros) pour « enrichissement illicite », Karim Wade a été gracié, de même que M. Aboukhalil, par le chef de l’Etat sénégalais, Macky Sall, en 2016. Après trois ans de détention à la prison de Rebeuss, à Dakar, Karim Wade s’est installé au Qatar. M. Aboukhalil, qui a souffert de graves problèmes de santé, a rejoint la France.

Briguer la magistrature suprême

« La justice sénégalaise a été instrumentalisée. La détention de Karim Wade était arbitraire et l’arrêt de la CREI est dépourvu de toute valeur juridique », souligne le collectif des avocats sénégalais et français de M. Wade. Et de poursuivre sur un registre plus politique : « Aucune nouvelle manipulation de la justice sénégalaise n’empêchera Karim Wade d’exercer ses droits civils et politiques pour une candidature effective à l’élection présidentielle de février 2019. »

Aujourd’hui âgé de 49 ans, Karim Wade ne cache plus son intention de briguer la magistrature suprême. En 2013, au lendemain de sa condamnation par la CREI, le ministre de la justice, Sidiki Kaba, avait précisé que la cour spéciale avait « écarté l’interdiction de l’exercice des droits civiques, civils et de famille prévue par l’article 34 du code pénal », réfutant l’existence de tout « projet politique pour couler un adversaire ».

Sa formation politique, le Parti démocratique sénégalais, a récemment réaffirmé sa volonté de faire de Karim Wade son candidat à l’élection présidentielle. D’ici là, à Doha, d’où il suit l’évolution politique de son pays et s’entretient régulièrement avec ses relais, il prépare son retour à Dakar, où il pourrait être attendu de pied ferme.

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Coup d’État manqué au Burkina : les enjeux d’un procès qui divise https://www.coupdegriffeactu.com/2018/02/27/coup-detat-manque-au-burkina-les-enjeux-dun-proces-qui-divise/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/02/27/coup-detat-manque-au-burkina-les-enjeux-dun-proces-qui-divise/#respond Tue, 27 Feb 2018 23:15:00 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=7238  

  • gilbert-diendere © Malick MBOW
    gilbert-diendere © Malick MBOW

    Le 27 février, 2018 Le procès dans lequel doivent être jugés 84 personnes poursuivies pour leur implication présumée dans le coup d’État manqué du 16 septembre 2015, qui s’est ouvert ce mardi 27 février, a été reporté sine die sur demande des avocats. Si le procès divise l’opinion, il devra toutefois éclaircir l’avenir politique des dignitaires de la famille politique de l’ex-président Blaise Compaoré.

Le procès du putsch manqué qui s’est ouvert ce mardi matin devant la Chambre de jugement du tribunal militaire a été reporté sine die, sur demande des avocats de la défense. Ceux-ci ont argué du fait que le décret de nomination du président du tribunal, paru au Journal Officiel le 22 février, ne pouvait entrer en vigueur avant le 1er mars. Aucune date pour la reprise des audiences n’a encore été donnée.

Sur le banc des accusés : 84 personnes, dont les généraux Gilbert Diendéré et Djibrill Bassolé, soupçonnés d’être les cerveaux du putsch manqué de septembre 2015 au Burkina Faso, qui avait fait 14 morts et 251 blessés, selon un bilan officiel.

La justice militaire joue sa crédibilité lors de ce procès

Au-delà de la soif de justice des uns et des autres, ce procès « sensible » s’annonce périlleux. « De mon point de vue, la justice militaire taxée à tort ou à raison d’être à la solde du pouvoir actuel joue sa crédibilité lors de ce procès qui risque d’être un long feuilleton », affirme Abdoul Karim Saidou, universitaire et politologue burkinabè contacté par Jeune Afrique.

« La défense va user des moyens de droit pour conduire à une sorte d’enlisement, comme lors du procès de Blaise Compaoré et des ministres de son dernier gouvernement », poursuit cet enseignant de droit à l’université de Ouagadougou.

La question de la réconciliation nationale

Ce jugement pose, selon lui, l’épineuse question de la réconciliation nationale. Si celle-ci est réclamée avec beaucoup d’insistance par l’ancienne majorité présidentielle, réunie au sein de la Coalition pour la démocratie et la réconciliation nationale (Coder). le pouvoir actuel préconise plutôt un scénario basé sur une démarche de « vérité, justice et réconciliation ».

Quelle que soit l’issue du jugement, ce procès ne va pas apaiser les tensions politiques entre pro et anti-putschistes

Entre les victimes, les auteurs présumés du putsch et leurs soutiens, le procès révèle ainsi une certaine division au sein de la société. « Même si le droit est appliqué, cela ne va pas aller dans le sens de la réconciliation, dans la mesure où ceux qui seront condamnés vont continuer à crier au procès politique. Pour moi, quelle que soit l’issue du jugement, ce procès ne va pas apaiser les tensions politiques entre pro et anti-putschistes », prévient Abdoul Karim Saidou.

D’un ton plus dur, celui-ci ajoute : « Ce jugement pose un dilemme qui montre les limites de la doctrine de réconciliation prônée par le pouvoir du président Roch Marc Christian Kaboré », arguant que ce jugement « très attendu par les Burkinabè sera un test pour la méthode Kaboré ».

L’autre enjeu : la présidentielle de 2020

L’autre défi, aux yeux de l’enseignant de droit à l’université de Ouagadougou, est que le procès des auteurs présumés de ce putsch manqué est également un enjeu politique pour le régime déchu du président Blaise Compaoré, renversé en 2014 après 27 ans de règne. L’issue des débats, dit-il, va ainsi permettre de savoir qui seront les potentiels candidats de l’ancienne majorité à la prochaine présidentielle prévue en 2020.

« D’anciennes personnalités de la famille politique du président Compaoré sont concernées par ce procès. C’est le cas du général Djibrill Bassolé, mis en cause pour trahison et collusion avec une force étrangère. L’un des enjeux sera donc de savoir si M. Bassolé sera blanchi ou au contraire condamné pour répondre de ses actes devant la justice jusqu’à la prochaine élection présidentielle », ajoute le politologue.

D’autant que dans un entretien accordé à Jeune Afrique, fin janvier dernier, le nouveau président de la Nouvelle alliance du Faso (Nafa, parti fondé par le général Djibrill Bassolé), le professeur Mahamoudou Hama Dicko avait alors réitéré sa confiance à l’ancien patron de la diplomatie burkinabè. « Djibrill Bassolé est notre candidat pour la présidentielle de 2020 », avait-il alors déclaré.

Les implications régionales

Enfin, ce procès soulève des implications régionales. Des personnalités ivoiriennes, parmi lesquelles Guillaume Soro, président de l’Assemblée nationale, sont régulièrement citées par la justice burkinabè pour leur soutien supposé aux auteurs du coup d’État manqué.

Des écoutes téléphoniques supposées entre Bassolé et Soro constituent l’une des pièces maîtresses de l’accusation à l’encontre de l’ancien ministre des Affaires étrangères de Blaise Compaoré.

Découvrez en une infographie l’organisation de ce procès :

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  KHALIFA SALL: «Quelle que soit la décision du tribunal, je ferai face avec sérénité et dignité et avec la conviction que Dieu, en qui ma confiance est totale, est seul maître de mon destin» https://www.coupdegriffeactu.com/2018/02/25/khalifa-sall-quelle-que-soit-la-decision-du-tribunal-je-ferai-face-avec-serenite-et-dignite-et-avec-la-conviction-que-dieu-en-qui-ma-confiance-est-totale-est-seul-maitre-de-mon-destin/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/02/25/khalifa-sall-quelle-que-soit-la-decision-du-tribunal-je-ferai-face-avec-serenite-et-dignite-et-avec-la-conviction-que-dieu-en-qui-ma-confiance-est-totale-est-seul-maitre-de-mon-destin/#respond Sun, 25 Feb 2018 16:59:16 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=7218
Khalifa SALL - © Malick MBOW
Khalifa SALL – © Malick MBOW

A la fin des plaidoiries de son procès, hier, Khalifa Sall a dégainé ses dernières armes. A travers une déclaration à l’intention du Tribunal et du juge Lamotte, il a clamé encore son innocence, accusant nommément Macky Sall qui, pour des raisons qui lui sont propres, lui a taillé un destin présidentiel. Et cette peur qui ne le quitte plus a déclenché dans son microcosme une hystérie collective qui fait de sa liquidation politique une priorité. D’où sa conviction que «la politique est tout» dans son procès. Mais, devant les accusations portées contre lui et qu’il juge fallacieuses, Khalifa est quitte avec sa conscience car, dit-il, il a toujours su, par devoir et par rectitude morale, garder une distance irréprochable avec le bien public.

«Comme je n’ai eu de cesse de le dire tout au long de ces 11 derniers mois : je réfute chacune des accusations sans fondement qui me prennent pour cible. De ma vie, jamais, je dis bien, jamais, je n’ai eu le besoin de détourner des deniers publics. Il a été démontré ici qu’il n’y a jamais eu de détournement de deniers publics, ni au préjudice de l’Etat, ni au préjudice de la ville qui m’a honoré en m’accordant sa confiance par deux fois», a martelé d’emblée Khalifa Sall. Qui ajoute : «A l’endroit de tous mes concitoyens, je voudrais qu’il me soit permis de réaffirmer que, jamais, je n’ai eu ni de près ni de loin, seul ou en association, à comploter contre les intérêts de ma ville ou encore à porter atteinte à l’honneur et à l’honorabilité de l’institution qu’ils m’ont permis de diriger depuis 2009».

«Des actes innommables ont été posés de manière récurrente, dont le seul fondement est de m’amener à renoncer à mon engagement politique au service de mon pays»

Arrêté, emprisonné, objet de plusieurs chefs d’inculpation, Khalifa Sall n’a que ses yeux pour constater l’injustice et son cœur pour juguler sa colère face à cette affaire montée de toutes pièces, dit-il, pour nuire à sa réputation et freiner son élan politique. «Pour moi qui suis entré en politique pour servir notre pays, la colère est grande aujourd’hui de voir mon nom, mon honneur et ma dignité engagés dans une machination de distorsion et d’altération de la vérité», martèle-t-il. Et d’enfoncer ses bourreaux qui auraient tout tenté pour l’amener à taire ses ambitions politiques au profit de Macky Sall.  «Des actes innommables ont été posés de manière récurrente dont le seul fondement est de m’amener à renoncer à mon engagement politique au service de mon pays». Mais il se veut très clair sur la question, quitte à en payer les pots cassés. «Je n’abdiquerai jamais face à cette grande injustice qui a fini de mettre à nu la fragilité de notre système politique, sa trop grande dépendance aux desiderata du chef de l’exécutif et l’urgence d’y apporter les réformes nécessaires afin que, plus jamais dans notre pays, un citoyen ne soit inquiété pour ses opinions et dans l’exercice de sa liberté de choisir librement sa voie».

«C’est la politique politicienne, ni élégante dans sa démarche, ni honorable dans l’adversité qui m’a conduit devant votre juridiction»

Crachant ses vérités avant d’être mené à la «guillotine», Khalifa Sall indexe un complot politique qui est la résultante de son refus d’aliéner ses ambitions politiques et celles de son parti à celles de Macky Sall et de l’Apr, à qui il ne trouve rien de plus que le Ps. «La politique est le tout de cette affaire. C’est à cause de mon engagement politique et militant que je suis devant vous. Je suis devant votre juridiction  à cause de mon refus de laisser la maison du père être diluée dans une autre entité politique certainement pas plus crédible, ni plus légitime que mon parti dont l’histoire, le présent et le futur se conjuguent avec le passé, le présent et l’avenir du Sénégal», soutient l’édile de Dakar. Qui charge de nouveau : «C’est la politique, celle-là politicienne, ni élégante dans sa démarche, ni honorable dans l’adversité qui m’a conduit devant votre juridiction».

«Le président de la République m’a taillé un destin présidentiel»

Se demandant pourquoi tous ses droits ont été bafoués, y compris par le magistrat instructeur qui a «instruit uniquement à charge», est convaincu qu’on vise à «salir (son) honneur malgré le manque de consistance et l’indigence de l’accusation, comme l’attestent du reste les plaidoiries en tout point remarquables de (leurs) avocats». Suffisant pour qu’il indexe directement le chef de l’Etat et ses affidés. «En vérité, le président de la République du Sénégal, pour des raisons qui lui sont propres, m’a taillé un destin présidentiel. Cette peur qui ne le quitte plus a déclenché dans son microcosme une hystérie collective qui fait de ma liquidation politique une priorité». Visant frontalement le chef de l’Etat, de l’Apr et de Bby, Khalifa Sall tape sur la table. «Est-ce une faute punissable de plusieurs années de prison d’être crédible, honnête et au service de ses concitoyens ? Est-ce un délit que d’être élu deux fois maire de Dakar malgré toutes les tentatives pour m’éjecter de la ville ? Devrais-je aller en prison uniquement parce que le président de la République du Sénégal le veut ? Devrais-je être déchu de mon droit d’être candidat parce que Macky Sall ne veut pas que Khalifa Ababacar Sall devienne son adversaire en 2019 ?», interroge-t-il. En reconnaissance de tout ce que les populations de notre magnifique pays m’ont si généreusement offert, je suis prêt à endurer tout cela et bien plus encore», explique Khalifa Sall qui attend sereinement le verdict du juge. «Quelle que soit la décision du tribunal, je ferai face avec sérénité et dignité et avec la conviction que Dieu, en qui ma confiance est totale, est seul maître de mon destin», conclut-il.

Synthèse de Mbaye THIANDOUM

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Malick Lamotte : « Ayez confiance en nous !» https://www.coupdegriffeactu.com/2018/02/24/malick-lamotte-ayez-confiance-en-nous/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/02/24/malick-lamotte-ayez-confiance-en-nous/#respond Sat, 24 Feb 2018 23:05:40 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=7210 Malick Lamotte © Malick MBOW
Malick Lamotte © Malick MBOW
  • Le 23 février, 2018 « Vous nous avez demandé de juger le droit, nous jugerons le droit. Nous veillerons à faire preuve d’impartialité vis-à-vis de toutes les parties. Que Dieu nous éclaire ». Clair. Concis. Bref.  En quelques mots, Malick Lamotte, président de la Cour, a tenu à rassurer les parties prenantes au procès de Khalifa Sall et cie avant de mettre l’affaire en délibéré au 30 mars prochain. 5 semaines de suspens qui vont permettre aux magistrats de statuer sur le sort du maire de Dakar et de 5 de ses collègues.

Aussi, le juge a tenu à exprimer la satisfaction du tribunal pour la qualité des débats. « Le tribunal a rendu grâce à Dieu de nous avoir donné la force d’être là, remercier tous ceux qui ont participé à ce procès. Le tribunal est très satisfait de la qualité des débats. Je pense que cette attente va se transformer en résultat. Vous avez aidé le tribunal à savoir sur quoi il va se pencher. Là, tout est clair. Ce que nous avons en commun, les érudits qui ont pris la parole et qui ont récité quelques versets, et nous, c’est que nous portons la foi. Et si nous portons la foi, nous devons avoir confiance », dit-il.

A l’endroit du public, il a également transmis un message. « Vous avez eu pendant un mois à vivre le quotidien des magistrats. Nous vous demandons d’avoir de l’égard et de la foi et d’avoir confiance en nous. Malgré la situation, les avocats et nous partageons la même famille. On peut avoir des différences, mais malgré cela nous avons la même famille. Nous savons ce que nous faisons. Nous sommes une référence actuelle. Cela est le message qu’on voudrait passer », a-t-il déclaré.

Youssoupha MINE

 

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Procès Khalifa Sall : Me Ciré Clédor Ly sort de l’hôpital pour venir plaider https://www.coupdegriffeactu.com/2018/02/22/proces-khalifa-sall-me-cire-cledor-ly-sort-de-lhopital-pour-venir-plaider/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/02/22/proces-khalifa-sall-me-cire-cledor-ly-sort-de-lhopital-pour-venir-plaider/#respond Thu, 22 Feb 2018 00:14:04 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=7178  

  • Me Ciré Clédor Ly © Malick MBOW
    Me Ciré Clédor Ly © Malick MBOW

    Le 21 février, 2018 Me Ciré Clédor Ly tenait à plaider l’innocence de Khalifa Sall et Cie dont le procès a bouclé 18 jours ce mercredi. Il est sorti de son lit d’hôpital où il était cloué par une maladie pour venir au tribunal défendre que le maire de Dakar et ses co-prévenus ne sont pas coupables des faits qui leur sont reprochés.

« Condamner Khalifa Ababacar Sall et ses co-prévenu serait une erreur judiciaire qui ne profiterait que les seules ambitions d’une poignée de personnes et nuire la nation », a déclaré l’avocat dont la plaidoirie est couchée dans un document d’une centaine de pages.

Me Ciré Clédor Ly fonde sa conviction dans le fait que, selon lui, le tribunal n’est pas en mesure de répondre à une série de questions qui pourrait fonder une condamnation des mis en cause.

Il liste : « À quel moment et en quel lieu y a-t-il eu une rencontre des inculpés pour une concertation ou pour une entente ? Où et quand une résolution a été prise en commun pour escroquer ou détourner des deniers publics ? Qui étaient présents ce jour et en ces lieux ? L’association de malfaiteurs caractérisant l’existence d’actes préparatoires, quels sont les actes que le ministère public a indiqué au tribunal pour lui permettre d’y exercer un contrôle ?. »

L’avocat de poursuivre : « Le juge pénal qui ne fonde sa conviction que sur les éléments de preuves débattus devant lui, n’a assurément aucun élément de réponse à ces questions essentielles et ne dispose d’aucun document constitutif de preuve versé par le juge d’instruction ou le parquet pour étayer cette accusation. Dès lors, le tribunal qui n’a pas de réponse à ces questions, renverra tous les prévenus des fins des poursuites sans peine ni dépens. »

Auparavant, Me Ly s’est interrogé sur la pertinence de tenir le procès de l’affaire dite de la Caisse d’avance. Il demande : « Pour des raisons politiques, était-il opportun de tenir ce procès pour que tout soit dévoilé et connu ? La nation n’est-elle pas en péril avec ce mode de gouvernance auquel on commence à nous habituer, et qui pousse les personnes dans leur défense à dévoiler des secrets d’Etat pouvant mettre en péril notre existence, à savoir la sécurité extérieure et intérieure de la nation ? »

 

Auteur: Youssoupha Mine

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L’Equateur continuera à protéger Julian Assange https://www.coupdegriffeactu.com/2018/02/08/lequateur-continuera-a-proteger-julian-assange/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/02/08/lequateur-continuera-a-proteger-julian-assange/#respond Thu, 08 Feb 2018 22:19:51 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=6975  

 

Julian Assange © Malick MBOW
Julian Assange © Malick MBOW

AFP

6 février 2018

 

Quito (AFP) – L’Equateur a annoncé mardi qu’il continuerait à protéger Julian Assange, réfugié dans son ambassade à Londres depuis 2012, à la suite de la décision de la justice britannique de maintenir son mandat d’arrêt contre le fondateur de WikiLeaks.

Quito « maintiendra la protection internationale pour le citoyen Julian Assange tant que sa vie sera en danger », a déclaré le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué, soulignant qu’il continuait à chercher avec le Royaume-Uni une « solution satisfaisante pour les deux pays et respectueuse des droits de l’homme ».

Mardi, la juge britannique Emma Arbuthnot a refusé de lever le mandat d’arrêt émis par la police locale contre Julian Assange pour avoir enfreint les règles de sa mise en liberté conditionnelle en se réfugiant à l’ambassade équatorienne.

Le 13 février, la magistrate doit par ailleurs décider, à la demande des avocats du fondateur de WikiLeaks, s’il est d’intérêt public de maintenir le mandat d’arrêt européen émis à son encontre, la Suède ayant classé l’affaire dans laquelle il était suspecté de viol présumé.

Julian Assange craint de quitter l’ambassade équatorienne et d’être arrêté puis extradé aux Etats-Unis pour la diffusion via son site internet de milliers de documents officiels secrets de ce pays.

Le président Lenin Moreno a déclaré il y a deux semaines avoir « parlé avec l’ambassadrice de Grande-Bretagne » à Quito. Celle ci « est d’accord pour trouver ensemble une solution protégeant la vie de Julian Assange qui, en même temps, pourra être sanctionné pour l’erreur qu’il a commise », selon le président équatorien.

Après lui avoir accordé la naturalisation en décembre dernier, Quito a demandé à Londres de reconnaître le fondateur de WikiLeaks comme étant un agent diplomatique, ce qui l’aurait fait bénéficier de l’immunité lui permettant de quitter l’ambassade sans être arrêté. Mais le Royaume-Uni a rejeté cette requête.

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