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Aliou Sall, qui a démissionné de la tête de la Caisse des dépôts et consignations, se défend. Il dément que sa gestion ait été épinglée par la Cour des comptes qui vient de publier ses rapports 2015, 2016 et 2017.
« Pendant tout mon séjour à la Caisse des dépôts et consignations, de septembre 2017 à juin 2019, je n’ai jamais reçu une mission de la Cour des comptes. Je suis donc étonné », a indiqué le maire de Guédiawaye.
Quant au projet de la Tour des Mamelles, il indique que la Cour des comptes méconnaît certainement la loi votée en 2017, remplaçant celle de 2006, et qui confère à la CDC la mission de faire également des logements de standing et pas seulement des logements sociaux.
Sibeth Ndiaye répond au discours d’Éric Zemmour à la « Convention de la droite »
Lors du rassemblement d’extrême droite organisé par les partisans de Marion Maréchal, le polémiste a tenu des propos d’une rare xénophobie.
POLITIQUE – Des djellabas aux allures d’uniformes nazis, des immigrés « colonisateurs » et la crainte d’une extermination de « l’homme blanc hétérosexuel et catholique ». Voilà ce qu’a prophétisé Éric Zemmour au cours du rassemblement d’extrême droite organisé par les partisans de Marion Maréchal samedi 28 septembre à Paris, et (trop) sobrement baptisé « Convention de la droite ».
Le lieu parfait pour le polémiste pour proférer sa longue logorrhée xénophobe et anxiogène. Et pour s’en prendre à ceux qui incarnent, dans cette vision apocalyptique qui a visiblement beaucoup plu aux militants d’extrême droite rassemblés dans la salle de la Palmeraie, ce changement civilisationnel qu’il pressent.
Les « avatars d’une pensée xénophobe »
C’est ainsi qu’Éric Zemmour s’est, entre autres, attaqué à Sibeth Ndiaye, la porte-parole du gouvernement. « Comment ne pas être ébloui par l’élégance des tenues de notre ministre préférée, Sibeth Ndiaye, sommet de la distinction française », a notamment lancé celui qui aura bientôt droit à une émission quotidienne sur CNews.
« Il y a évidemment quelque qui n’est pas digéré dans l’immigration. Quand on voit ce que sont les noms de famille des Français, on voit bien que la France a été une terre d’immigration de très longue date et que l’on est donc tous des enfants d’immigrés à la première, deuxième, troisième, quatrième, cinquième ou sixième génération », lui a répondu ce dimanche 29 septembre Sibeth Ndiaye au micro de France Inter.
« Mais il y a une immigration plus récente dans notre pays, qui se distingue par la couleur de sa peau et en partie aussi par sa culture d’origine et sa religion d’origine. Ce qui questionne dans notre pays. Au point que vous avez des avatars de cette pensée xénophobe comme Éric Zemmour qui vont tenir des propos extrêmement désobligeants », a-t-elle expliqué.
France Inter
@franceinter
.@SibethNdiaye et les propos d’Eric Zemmour sur ses tenues vestimentaires : « Qu’on critique le fait que je m’habille en rouge ne me fait ni chaud ni froid (…) J’en profite pour signaler à Eric Zemmour que je m’habille avec des marques françaises » #QuestionsPol
Quand à son cas personnel et à l’attaque sur « l’élégance de ses tenues », elle a ajouté: « Le fait qu’on critique le fait que je m’habille en rouge ne me fait ni chaud, ni froid. Je pense en revanche à toutes les femmes noires ou autres qui peuvent se sentir attaquées parce qu’on fond, on leur dit qu’elles ne sont pas de bonnes personnes, qu’elles n’ont pas de mérite à être là où elles se situent. »
Le sourire aux lèvres Sibeth Ndiaye a ajouté, à l’adresse d’Éric Zemmour: « Quand je m’habille, la plupart du temps c’est avec des marques françaises… »
Dans la foulée de l’allocution prononcée par Éric Zemmour, Sibeth Ndiaye avait déjà répondu sur Twitter. Ironisant sur les railleries dont elle faisait l’objet, elle avait cité Cyrano de Bergerac: « Moi, c’est moralement que j’ai mes élégances. Je ne m’attife pas ainsi qu’un freluquet ». L’ancienne responsable de la communication d’Emmanuel Macron avait également mentionné le Mrap, le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples, afin de dénoncer les propos du chroniqueur.
Sibeth Ndiaye
@SibethNdiaye
« Moi, c’est moralement que j’ai mes élégances. Je ne m’attife pas ainsi qu’un freluquet (…) » #Zemmour@MRAP_Officiel
Dans une tentative désespérée de briser sa marginalisation due à sa manière timorée de défendre l’action gouvernementale, le ministre de la Culture veut se remettre en selle en s’attaquant à ma personne. Comme on le sait, j’ai fait une offre de services au peuple sénégalais afin de briguer les suffrages en février 2019. L’occasion faisant le larron, je suis devenu une proie de choix.
Loin des affabulations de Monsieur le Ministre, voici des faits vérifiables:
I. LE MUSEE DES CIVILISATIONS NOIRES : Ce projet fut initié en 1975 par le président Senghor, paix à son âme, avec un contenu muséographique encore disponible. Il est vrai qu’à l’époque, Monsieur le Ministre était encore à l’école primaire. Le président Wade l’a repris et a tenu à en restituer les idées maîtresses. Il nous a demandé en 2009 d’en développer le concept architectural. Nous nous sommes alors inspiré de nos cases à impluvium, c’est-à-dire bien des années avant que vous n’arriviez aux affaires. Dire que vos équipes se sont inspirées des cases à impluvium est absolument faux ! Le projet architectural avait déjà plus de 4 ans !
II. LA PLACE DU SOUVENIR : Son contenu thématique fut confié à notre éminent professeur Iba Der Thiam dont la réputation et les compétences dans ce domaine ont traversé nos frontières. En effet, il s’agissait de développer un panthéon pour les résistants africains (Lat Dior, Aline Sitoé Diatta, Béhanzin, Samory Touré, Nelson Mandela, etc.), et un deuxième pour nos illustres intellectuels (Cheikh Anta Diop, L. S. Senghor, etc.).Toutes vos critiques au sujet de cet édifice sont dérisoires. Nous vous demandons simplement de faire nettoyer la place pour qu’elle soit digne de ce qu’elle représente.
Monsieur le Ministre de la Culture, si vous trouvez ça normal, alors, que Dieu Sauve le Sénégal!
Pierre Atepa Goudiaby Architecte Grand Croix de l’Ordre National du Lion Candidat à la candidature à la future élection présidentielle
Lors de la déclaration de sa pré-candidature à la présidentielle la semaine dernière, Pierre Atépa Goudiaby a eu « des mots assez durs » sur la mise en œuvre de l’action culturelle au Sénégal, en focalisant ses attaques sur trois symboles: la Place du Souvenir africain, le Musée des civilisations noires et le Monument de la renaissance africaine. Ces critiques ne laissent pas indifférent l’actuel ministre de la Culture, Abdou Latif Coulibaly qui a recadré l’architecte en revenant sur les détails de leur entretien.
Rédigé par leral.net le Dimanche 2 Septembre 2018 à 11:52 | | 0 commentaire(s)|
Les deux hommes se sont rencontrés en mars 2018, a rappelé M. Coulibaly : « Pierre Atépa Goudiaby est effectivement venu me voir en mars 2018, pour parler avec moi de trois préoccupations, disait-il, et concernant essentiellement les sujets ci-haut évoqués. Il est arrivé dans mon bureau en compagnie d’un frère avec qui j’ai des liens étroits ».
Au cours de l’entretien, « Atépa a réclamé, ou plutôt exigé de l’Etat le paiement de droits qu’il détiendrait sur l’Etat, au titre de son statut d’Architecte-Conseil et concepteur du Musée », a dit Abdou Latif Coulibaly, qui a ajouté qu’ « il a estimé ces droits à un milliard de francs.
Concernant la « prétendue dette » sur le Musée des Civilisations noires, la réponse du ministre de la Culture fut « cinglante » : « vous réclamez une dette due, si je comprends bien vos explications, au titre des faveurs et privilèges qui vous ont été accordés par l’ancien chef de l’Etat » et j’ajoutais : « comprenons-nous bien : une faveur ou un privilège, quel que soit le statut de la personne qui vous l’accorde, souvent au détriment de l’intérêt général, ne saurait constituer un droit pour fonder un titre de créance. Une créance est établie par des documents élaborés à cette fin. Malheureusement, vous n’en disposez pas. L’Etat ne vous doit rien. Si vous revenez me voir avec de tels documents, je saisirai l’Agent judicaire de l’Etat, par le biais de mon collègue en charge des Finances, pour faire prendre votre dette en compte ».
Evoquant le cas du Monument de la Renaissance africaine, les critiques formulées par Goudiaby se limitaient là également à dénoncer une « gestion calamiteuse » de la structure et « l’incapacité des responsables du site à lui donner les perspectives, conformément à l’idée et à l’esprit qui ont servi à son édification.
Le dernier point concernait la Place du Souvenir. Et le ministre qui « pèse toujours ses mots », a été aussi « catégorique » : « Pierre vous avez laissé sur place un projet architectural non fini. Un projet mal exécuté, sans âme, encore moins de conceptualisation préalable de son contenu culturel. C’est de la pure prétention et de l’affabulation que de faire croire aux Sénégalais que la Place du Souvenir porte un projet culturel. Son projet architectural est mal fini. Les édifices laissés sur place n’ont pas été bâtis avec des plans connus et accessibles. Il en est de même pour les plans d’installation d’électricité et de plomberie. Les évacuations et canalisations ne sont pas exécutées, à la mesure des exigences techniques et sécuritaires imposées par le site. Les matériaux utilisés ne sont pas adaptés à l’érosion marine, à l’attaque des embruns marins. Il n’y a jamais eu de réception technique officielle de l’ouvrage».
Face à cette réplique, à en croire l’ancien journaliste, « l’architecte se dégonflera pour admettre la réalité qui lui est décrite, finit par expliquer laborieusement qu’il détenait par devers lui tous les plans ». Et d’ajouter : « A ce jour, Pierre n’est jamais revenu à mon bureau. Il a fait sa déclaration en tronquant toute la vérité sur notre entretien. Heureusement Pierre Atépa Goudiaby n’est qu’un pré-candidat ».
Le journal Le Parisien affirme sur son site internet avoir un document confidentiel de la DGFiP faisant état de plus de « 350 000 erreurs » en un seul mois dans les tests lancés sur le prélèvement à la source. Le ministre a immédiatement réagi sur son
« La phase de tests du prélèvement à la source a permis d’identifier des erreurs et de les corriger (c’est son rôle!) », a répondu samedi 1er septembre au soir sur son compte Twitter le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin.
Poke @le_Parisien! La phase de tests du #PrélèvementALaSource a permis d’identifier des erreurs et de les corriger (c’est son rôle!). Les erreurs identifiées concernent moins de 1% des contribuables, elles ont été depuis résolues. Le dispositif technique fonctionne, il est prêt !
Le ministre répond ainsi au journal Le Parisien qui publie samedi soir sur son site un article dans lequel il affirme s’être procuré un document confidentiel de la Direction générale des finances publiques (DGFiP). Selon Le Parisien, cette « note technique d’une trentaine de pages » dresse un bilan « effrayant » de la phase de tests lancée avec les futurs collecteurs de l’impôt. Le journal parle même de « bugs » pouvant dépasser les « 350 000 erreurs » sur un seul mois avec le risque, pour les contribuables, d’être – entre autres – prélevés plusieurs fois.
Des affirmations démenties donc par Gérald Darmanin qui précise sur Twitter que « les erreurs identifiées concernent moins de 1% des contribuables », et qu‘ »elles ont été depuis résolues ». « Le dispositif technique fonctionne, il est prêt ! », a-t-il conclu.
com| Le 19 avril, 2018 À la virulence des propos de Cheikh Bamba Dièye contre lui, le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, a choisi l’apaisement.
« Vous ne portez pas les habits de président de l’Assemblée nationale, tacle le député de l’opposition. Vous ne respectez même pas le règlement intérieur. Vous avez renié la loi. Ce n’est pas parce que vous êtes Moustapha Niasse, avec tout votre background, que vous vous substituez à la loi. »
À cette attaque frontale, Niasse a juste servi : « Je vous remercie pour votre intervention, mon fils. »
Le 22 mars, 2018 Karim Wade est-il l’auteur des lettres qu’il envoie à l’attention de l’opinion depuis un moment ? Ou bien aurait-il un nègre chargé de coucher sur papier ses idées ? D’aucuns estiment qu’il dispose d’un rédacteur et que ce serait l’ancien ministre de la Culture Amadou Tidiane Wone, contributeur prolixe dans la presse.
Interrogé par L’Observateur, l’intéressé jure que non. Affirmant qu’il a rompu le contact avec Karim depuis le sommet de l’Organisation de la conférence islamique (Oci).
« C’est de la désinformation que de dire que c’est moi qui écris les lettres de Karim Wade. Je n’écris absolument rien pour Karim Wade. Je ne suis pas l’auteur de ses lettres. Et je n’ai aucune aptitude ou compétence pour écrire ses lettres. Je ne suis pas dans son dispositif. »
MÉDIAS – « On ne peut être Charlie et demander qu’on interdise de débat public un journal, que parce que ce journal déplaît, il faut qu’il ‘rende gorge’. » Edwy Plenel était l’un des invités de « On n’est pas couché« , dont le dernier numéro en date était diffusé ce samedi 17 mars. Et à l’occasion des dix ans de Mediapart, le journaliste en a profité pour revenir sur les attaques toujours plus fréquentes d’une partie de la classe politique contre la presse et son travail.
Dans un premier temps, Edwy Plenel a ainsi évoqué la polémique qui l’a opposé à Manuel Valls. Pour rappel, l’ancien Premier ministre avait reproché au fondateur du site d’information en ligne d’employer « le même vocabulaire que Daech », et même de faire de lui-même et de certains intellectuels « des cibles » pour les djihadistes. « Manuel Valls a tout à fait le droit de ne pas aimer Mediapart« , a donc répondu dans ONPC Edwy Plenel, comme le montre notre vidéo en tête d’article. « C’est légitime, c’est le pluralisme de la presse. Mais en tant qu’homme politique ayant occupé les plus hautes fonctions de l’État, il ne peut pas dire ça car il s’attaque à notre constitution. »
« Haine juste et saine »: Mélenchon « ne peut pas dire ça »
Et d’évoquer « d’autres politiques qui attaquent la presse en bloc », avec toujours la même crainte pour la démocratie à l’esprit. « C’est légitime la critique de la presse, c’est légitime la critique des journalistes. Bien sûr! On n’a pas que des qualités. Mais nous mettre tous dans le même sac, parler de ‘parti médiatique’ comme certains disent, dire ‘La haine du journalisme est légitime’… Attention: c’est ruiner une liberté fondamentale qui est au service des gens, qui est au service du droit de savoir des citoyens! »
Une référence claire aux attaques de Jean-Luc Mélenchon, qui avait expliqué que « la haine des médias et de ceux qui les animent est juste et saine », sur laquelle Edwy Plenel est revenu. « Je l’ai dit: Mélenchon, en tant qu’ancien candidat à la présidence de la République, ne peut pas dire ça. » Et de conclure avec passion: « On ne peut pas s’attaquer à un droit fondamental, on a tous tous tous besoin un jour de journalistes indépendants. »
Un peu plus tôt, et déjà dans la même veine, Edwy Plenel avait exprimé quelques regrets quant à sa réaction à la Une de Charlie Hebdo. Moqué par le journal satirique et même accusé d’avoir couvert des agissements de Tariq Ramadan, le fondateur de Mediapart s’était insurgé, à chaud. Dans « On n’est pas couché, il a expliqué qu’il aurait sans doute dû rester plus mesuré, et que deux journaux indépendants ne devaient pas entrer en conflit ouvert de la sorte.
« Je ne comprends pas pourquoi mon témoignage est à ce point humilié, à ce point passé sous silence », s’indigne le polémiste qui dénonce les violences policières commises sur les réfugiés.
POLITIQUE – « Maintenant ça suffit. » Invité samedi 3 mars du plateau de l’émission « Salut les Terriens » sur C8, Yann Moix a annoncé son intention de porter plainte contre Gérard Collomb pour diffamation.
« Lorsqu’on est un responsable politique de haut rang, quand on est à son poste, on ne peut pas faire passer pour de la mythomanie ce qui n’est que du témoignage. Plus on lui apporte d’images, moins il se rend compte de la gravité de la situation », a dénoncé l’écrivain qui, depuis qu’il est de retour de Calais ne cesse de dénoncer les violences policières commises sur les migrants.
L’écrivain, également polémiste chez Laurent Ruquier ne cache pas sa colère à l’encontre du gouvernement et du président de la République qui balaient les critiques des associations et des médias sur le traitement dont sont victimes les migrants de la part des forces de l’ordre. Il a notamment publié une tribune dans Libération, dans laquelle il accuse Emmanuel Macron d' »humilier la France » ainsi que plusieurs vidéos qu’il a lui même tourné à Calais, montrant notamment, des réfugiés gazés.
.@MrYannMoix s’exprime sur la situation des #Migrants : « Chaque enfant qui reçoit un coup de matraque de la part de la République française sur le sol de la nation est la victime d’un pouvoir, et ce pouvoir est en place en France » #SLT
« C’est dur, ça. Je ne sais pas comment je vais le désigner. Est-ce qu’il aimerait que j’emploie ce type de mot? Il serait plus nuancé, ce serait mieux qu’accuser comme ça de manière globale », avait-il répondu sur Europe 1.
Et sur le fond? Gérard Collomb a rappelé qu’il avait demandé un rapport à l’inspection générale de l’administration sur les violences policières présumées. Un dossier qui explique que « les policiers font correctement leur travail, correspondant à la déontologie qui doit être la leur. » « Même s’il ne peut pas exclure que quelques-uns aient outrepassé les ordres. Chaque fois qu’il y a des manquements, ils sont sanctionnés. Vous avez eu des policiers sanctionnés ces derniers temps. Les consignes sont fermes: on doit agir dans le respect de la loi. Mais nos policiers le font. »
]]>https://www.coupdegriffeactu.com/2018/03/04/yann-moix-va-porter-plainte-contre-gerard-collomb-pour-diffamation/feed/0Monument de la renaissance : Latif Coulibaly répond à Birahim Seck
https://www.coupdegriffeactu.com/2017/10/09/monument-de-la-renaissance-latif-coulibaly-repond-a-birahim-seck/
https://www.coupdegriffeactu.com/2017/10/09/monument-de-la-renaissance-latif-coulibaly-repond-a-birahim-seck/#respondMon, 09 Oct 2017 21:59:23 +0000http://www.coupdegriffeactu.com/?p=6330
« Oui Birahim SECK, j’ai en effet parlé d’identité au singulier , tout en ayant à l’esprit ce que l’auteur ivoirien Bernard Dadié, me confia un jour de mai 2OO2 à Abidjan, alors que nous bouclions la troisième journée d’un important colloque consacré à la vie et à l’œuvre du sage de Bandiagara, Amadou Hampathé BA :« l’identité de toute nation est la somme d’identités diverses positionnées dans une dynamique intelligente, sachant distinguer, tout en réussissant à fédérer les apports féconds des diversités, dans une large perspective de progrès ». Il ajouta fort justement : « Partout en Afrique, la gestion institutionnelle de la Culture doit jouer un rôle fondamental pour aider à satisfaire cette exigence qui me parait être un défi majeur à faire relever par nos Etats ». Croyez bien, M. Seck, que j’étais conscient, avant d’avoir été nommé ministre de la Culture que le Sénégal est à la fois une entité plurielle et unique, comme toute nation construite ou en voie de fermer définitivement la problématique de sa question nationale. Je suis de ceux qui oeuvrent en faveur de l’unité nationale autour d’une identité forte, mais dans le respect des spécificités et donc de la diversité culturelle. A ce niveau, je tiens à vous rassurer. Nous sommes en phase.
La semaine dernière au retour d’un court voyage dans la sous-région, j’ai été submergé de messages m’invitant à lire Birahim Seck qui, selon eux, s’attaquait à moi. La plupart des messages, sinon dans leur presque totalité, les « textos » reçus, me suppliaient de ne point répondre. Les auteurs de ces messages, dont j’apprécie l’attention affectueuse me comprennent. Il ne s’agit point de réponse. Je voudrais surtout les rassurer. Sincèrement, je ne pense pas que Birahim Seck s’attaque à moi.
Je suis convaincu qu’il pose un débat d’idées, à sa manière certes, mais il se veut utile dans la contradiction démocratique. Je peux ainsi m’autoriser une modeste participation au débat qu’il engage avec moi. Je suis même convaincu que les termes de la contradiction qu’il suscite sont loin de toute polémique stérile plongeant ses racines dans dans l’émotion ou dans une impulsivité qui s’abreuve à la source d’un ressentiment de mauvais aloi visant ma personne.
Ce que je comprends de la citation que Biram Seck a extraite d’un éditorial que j’avais publié au moment de la controverse soulevée à l’époque par la construction du Monument de la Renaissance Africaine, c’est ceci : comment, pourrai-je, en ma qualité de Ministre de la Culture, être crédible aux yeux de l’opinion, pour assurer la tutelle du Monument de la Renaissance Africaine, après tant de critiques véhémentes formulées à son sujet, à un moment de ma vie professionnelle et de citoyen libre.
Une deuxième idée, sous-jacente à la première, dit la chose suivante : vous avez été un chantre de la bonne gouvernance, pourquoi alors renoncer à utiliser votre pouvoir de tutelle pour édifier les Sénégalais sur le processus d’édification de ce Monument et éclairer définitivement l’opinion sur son coût réel ?
La citation produite veut produire un effet manifeste ; mettre en doute ma crédibilité et marquer un renoncement de ma part et disqualifier ma qualité si vous permettez. Le débat public se mène sur un espace libre et pour moi, seuls les arguments comptent.
Ceux qui ont une lecture objective des extraits publiés par Birahim peuvent au moins attester un fait, jamais il n’a été question de mettre en doute la valeur artistique de l’oeuvre proposée, encore moins discréditer son esthétique d’ensemble, ni chahuter sa signification dans nos consciences.
Toutes choses qui confèrent à une œuvre une place de choix à la bourse des valeur de l’art, une valeur marchande sûre et une attraction assurée.
Soyons clairs, la mise en cause de cette valeur n’a jamais été mon propos.
Encore qu’il faille rappeler à juste titre que des experts de l’esthétique de l’art avaient fait valoir à l’époque des arguments dignes d’intérêt au sujet de l’œuvre en construction, en expliquant que le choix de la Corée du nord pour édifier ce monument était contestable.
Leurs arguments n’avaient pas qu’un fondement idéologique. Les auteurs avaient à l’époque prétendu que la liberté de création, l’indépendance d’esprit, soubassement à la production de toute œuvre, dont les capacités et valeurs subliminales en font finalement un objet d’attachement, ne sauraient être fécondées et éclore dans un environnement totalitaire – suivez mon regard -, plus prompt à brider la pensée et l’inspiration, qu’à en faire une dynamique de création.
Considérons la première critique tendant à saper ma crédibilité à assurer la tutelle sur le Monument. A ce sujet, je souhaiterais m’appuyer un peu sur l’histoire de l’Art, telle que certains d’entre nous l’ont apprise, pour m’expliquer avec Birahim Seck.
Je parle en particulier de l’Art plastique. Cette histoire nous enseigne, fort opportunément, que toutes les grandes oeuvres devenues des pièces précieuses du patrimoine de l’Humanité, sont nées dans la controverse. Elles sont le fruit de fortes confrontations entre des courants antagonistes très forts, sur la manière de conceptualiser l’art, de le créer et de le présenter au peuple.
Rappelons-nous des joutes épiques entretenues par les tenants de l’art académique et les adeptes de l’art moderne. Sans oublier cette rupture fracassante intervenue entre l’académisme et le modernisme du fait d’un nouveau courant appelé l’impressionnisme.
C’est pour dire que, même si j’étais contre l’esthétique du monument, contre sa construction, ce qui n’a jamais été le cas, rien ne saurait constituer contre moi des faits si dirimants, pour me refuser, ne serait-ce qu’au plan intellectuel, la tutelle du Monument. Seul peut en décider la volonté de celui que notre Norme fondamentale donne la qualité de gardien et de protecteur des Arts, en l’occurrence le Chef de l’Etat.
Attardons-encore encore sur la controverse au sujet de l’Art. Celle-ci a toujours traversé de part en part son existence en tout temps. Plus près de nous, on se souvient de la forte contestation de la conception et de l’organisation de ce qu’on a appelé l’Ecole de Dakar par l’ancien Président Léopold Sédar Senghor.
De jeunes artistes encore en formation à l’école des Beaux Arts de Dakar, l’un des chefs de file de la contestation, mon ami, l’artiste El Hadji Sy, décida de peindre avec les pieds, les pinceaux coincés entre l’orteil et les autres doigts du pied, pour ridiculiser les enseignements du maître qui prétendait que pour faire l’art plastique, il fallait un pinceaux bien tenu par la main, la toile bien accrochée à un imposant et beaux chevalet.
Mon cher Birahim, le propre de l’Art c’est de se nourrir souvent de la controverse. Et celle à la quelle j’avais pris part en son temps, plutôt que de me disqualifier, me positionne pour davantage comprendre le sens de ce Monument, afin de pouvoir assurer avec encore plus de clairvoyance une garde bienveillante, avec le concours des différents responsables qui en assurent la gestion quotidienne.
Figurez-vous M. Seck, que toutes les œuvres monumentales qui constituent des marques saisissantes du patrimoine de l’humanité sont nées et ont été édifiées dans la controverse, voire dans le rejet pur et simple. Gustave Eiffeil eut du mal à trouver des ressources pour construire sa tour. Aujourd’hui, l’attraction que celle-ci engendre, contribue grandement à la réputation de Paris, première destination touristique mondiale. Si Paris est choisie pour organiser les Jeux olympiques de 2024, cette tour jadis controversée, y est certainement pour quelque chose.
Les pyramides : Khéops, en passant Lepsuis et Athribis et les cinq autres merveilles du même acabit, dressées à Ghizé et ailleurs en Egypte, ont été toutes imposées par les pharaons dans la controverse. Il en fut de même pour la Grande Muraille de Chine et pour d’autres œuvres monumentales qui font la fierté culturelle et le bonheur touristes du monde entier et celui des nations qui en sont les dignes héritiers.
Notre Monument de la Renaissance ne fait pas exception. Ce Monument est une grande œuvre artistique . L’œuvre d’art, la vraie est unique. Cette qualité artistique procède davantage de cette unicité qui tient au fait que, c’est le seul au monde qui offre la plus longue distance que l’on parcourt dans son antre de bas en haut.
C’est le seul Monument au monde dont le « ventre » offre un espace de mobilité en hauteur de plus de 75 mètres. Aucune autre œuvre au monde ne présente une telle faculté. Même pas la statue de la Liberté à New York, qui dispose de moins de hauteur dans son antre.
Je ne retire pas un mot des critiques que j’avais formulées sur les procédures, sur les mécanismes de construction du Monument. Voilà ce que j’avais dit à ce propos et que vous-même avez repris dans votre article rédigé depuis la station balnéaire de Saly : « Comment un Chef d’Etat en exercice peut-il, raisonnablement, expliquer à son pays et au monde, une décision aussi surréaliste que grotesque, que celle consistant à immatriculer en son nom personnel, une œuvre édifiée avec les moyens de la Nation, avec les fonds publics, qui plus est, sur un terrain appartenant à l’Etat ? Il y a des limites que la décence interdit de franchir dans la conduite des affaires publiques ».
J’avais en particulier fustigé et dénoncé le mode de gestion préconisé, par l’entremise d’une société privée, dans laquelle le Chef de l’Etat en exercice détiendrait des parts. J’étais plutôt contre l’appropriation par une personne, fut-il Président de la République, de ce bien public, construit avec l’argent du contribuable sénégalais, de surcroît sur le patrimoine foncier de l’Etat. Je dénonçais donc, et à juste titre, l’immoralité du business que quelqu’un a voulu faire sur le dos du peuple sénégalais et au nom de l’Afrique.
Aujourd’hui, j’ai même la naïveté de croire que mes critiques justes, ainsi que celles émises par de nombreux autres Sénégalais, dont Birahim Seck lui-même et le Forum Civil, ont pu décider l’ancien Chef de l’Etat, sans le dire publiquement, à renoncer à son projet, cédant à la clameur populaire ainsi engendrée.
Alors pourquoi ce qui était hier juste doit aujourd’hui avoir une autre qualité ? Nous avions raison de dire non, comme vous le soulignez par la citation rapportée ci-dessus. Aucun Sénégalais n’ignore aujourd’hui la manière par laquelle ce Monument a été érigé. Je gère l’avenir, en essayant de faire en sorte que la gestion publique du Monument dont j’assure la tutelle technique, soit conforme aux valeurs d’efficience, d’efficacité que nous partageons ensemble.
Contrairement à ce qui était prévu dans le projet originel, une société privée ne gère pas ce Monument qui appartient au peuple qui en assure la garde par le biais de la tutelle que j’exerce en son nom. Birahim figurez-vous que parfois, vous avez eu à dénoncer la prolifération d’institutions qui, selon votre analyse, n’apportent pas grand-chose à la conduite de notre projet démocratique. Et qui plus est, coûtent cher. Ce fut le cas quand le Sénat a été dissout.
Vous avez pourtant, à juste titre, accepté de siéger dans le Conseil Economique et Social qui a remplacé le défunt CRAES. Cette institution avait également essuyé de lourdes critiques. Vous siégez dans le Conseil et vous vous rendez ainsi utile à la Nation. Votre posture n’est nullement en contradiction avec la véhémence de votre discours sur la gouvernance de l’Etat, sous le magistère de son Excellence, le Président MAcky Sall.
C’est votre choix assumé, je le respecte. Je m’y astreint en signalant toutefois que je n’ai jamais voulu prendre de charges sous l’ancien régime qui eût nécessité un décret signé par la plus haute autorité de l’époque. Pourtant, l’occasion ne m’avait pas manqué.
J’avais cependant préféré faire un autre choix. Le vôtre aujourd’hui n’est pas plus noble que le mien, hier. Comme mon choix, non plus, n’est pas plus légitime. Loin s’en faut ! Je ne vous disqualifie pour aucune charge qui vous serait destinée. En démocrates, respectons les choix des uns et des autres. Parlons des idées portées, des principes qui fondent nos actions, la démocratie ne s’en porterait que mieux !
Pour conclure, je ne veux noter nul non dit dans votre texte. Seulement, par précaution je voudrais, m’inspirant de la réflexion d’un grand penseur, rappeler que je ne suis plus un journaliste s’exprimant librement sur des faits collectés et proposés à la censure de l’opinion.
D’autres continuent de le faire admirablement bien. Quand je l’étais, je préférais dire aux dirigeants d’Etat ce que je pensais de ce qu’ils faisaient et qui ne me paraissait pas juste et conforme aux intérêts de la Nation. Je refusais d’attendre qu’ils soient déchargés de leur magistère pour le faire.
Lorsque même ils ne seraient plus puissants, ni capables de se rectifier pour le bien du peuple. Je ne suis plus journaliste, ni un intellectuel organique engagé, sinon dans un projet politique bien défini et que je suis décidé à porter avec force détermination. Aucune incohérence sentie en moi qui serait de nature à me troubler. J’assure avec fierté et dévouement la tutelle du Monument de la Renaissance Africaine. A ce titre, je suis plus qu’ engagé à faire pour le temps que j’assumerai cette noble fonction, tout ce qui est possible, pour étendre son rayonnement et pour polir sa splendeur. Merci de m’avoir permis de prendre part à un débat fort utile et intéressant.
Toutefois, je voudrais vous inviter, au-delà du débat fécond certes et d’où jaillit la lumière, à vous joindre à nous, dans l’action. Nous, institutionnels, professionnels de la Culture et autres acteurs culturels, figures emblématiques de la Culture et de l’économie culturelle (leaders du mouvement associatif, entrepreneurs et managers culturels, artistes de toutes disciplines culturelles sans exclusive ; cinéastes, écrivains, musiciens de tous genres, conteurs, slammeurs, traditionalistes et autres communicateurs traditionnels, artisans d’art, stylistes, cuisiniers, etc.), vous invitons à venir prendre part à l’œuvre inlassable de construction de notre identité nationale (dans le respect des diversités culturelles), à la promotion de l’économie culturelle et à la mise en place d’un environnement propice à la création d’emplois culturels décents.
Voilà, à mon avis, le seul combat qui vaille dans ce domaine, le seul combat épique qui mérite en ce moment de mobiliser nos énergies et d’occuper notre temps si précieux ».