Notice: Function _load_textdomain_just_in_time was called incorrectly. Translation loading for the post-carousel domain was triggered too early. This is usually an indicator for some code in the plugin or theme running too early. Translations should be loaded at the init action or later. Please see Debugging in WordPress for more information. (This message was added in version 6.7.0.) in /home2/coupdy5p/public_html/wp-includes/functions.php on line 6131

Notice: Function _load_textdomain_just_in_time was called incorrectly. Translation loading for the antispam-bee domain was triggered too early. This is usually an indicator for some code in the plugin or theme running too early. Translations should be loaded at the init action or later. Please see Debugging in WordPress for more information. (This message was added in version 6.7.0.) in /home2/coupdy5p/public_html/wp-includes/functions.php on line 6131

Warning: Cannot modify header information - headers already sent by (output started at /home2/coupdy5p/public_html/wp-includes/functions.php:6131) in /home2/coupdy5p/public_html/wp-includes/feed-rss2.php on line 8
Droit de l’homme – Coup de Griffe actu https://www.coupdegriffeactu.com Musée Virtuel Mon, 26 Aug 2019 22:45:30 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 Morgan Freeman dans les pas de Nelson Mandela https://www.coupdegriffeactu.com/2019/08/26/morgan-freeman-dans-les-pas-de-nelson-mandela/ https://www.coupdegriffeactu.com/2019/08/26/morgan-freeman-dans-les-pas-de-nelson-mandela/#respond Mon, 26 Aug 2019 22:45:30 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=10174 Morgan-freeman © Malick MBOW
Morgan-freeman © Malick MBOW
Morgan Freeman dans les pas de Nelson Mandela

À l’occasion du dernier volet de son Summer of Freedom, Arte rend hommage, vingt-cinq ans après la fin de l’apartheid, à Nelson Mandela, ce dimanche à 20 h 55. Le film engagé de Clint Eastwood, Invictus , avec Morgan Freeman, sera suivi de trois documentaires.

Tradition désormais bien ancrée, le Summer of, sur Arte, dédié cette année à la Liberté sous toutes ses formes, revient sur l’une des plus grandes victoires du XXe siècle sur le ségrégationnisme: l’abolition, en 1994, des lois piliers de l’apartheid, qui maintenaient depuis 1948 les peuples d’Afrique du Sud sous la domination des colons blancs. Invictus (2009), de Clint Eastwood, d’après le livre de John Carlin, et avec Morgan Freeman dans le rôle de Nelson Mandela, raconte comment l’avocat des opprimés est parvenu, après vingt-sept ans de prison, à mener son pays, grâce au rugby, vers la victoire et la réconciliation. Une œuvre magistrale, auréolée de nombreux prix, dans laquelle Freeman, en tout premier président noir d’Afrique du Sud, et Matt Damon, en jeune capitaine de l’équipe des Springboks, offrent un jeu d’une puissance infinie.

» LIRE AUSSI – 7 choses que vous ignorez sur Morgan Freeman 

Nelson Mandela lui-même avait déclaré que seul Morgan Freeman pouvait l’incarner à l’écran. Il avait certainement raison. Pas seulement en raison de son âge ou d’une relative ressemblance, mais de son combat pour les libertés et de sa capacité à habiter les histoires et à imprégner de spiritualité chacun de ses personnages, qu’il soit chauffeur (Miss Daisy et son chauffeur, 1990), entraîneur (Million Dollar Baby, oscar du meilleur second rôle en 2004) ou simple narrateur. Invictus est un de ses films préférés. Selon lui, «la plus grande leçon est celle enseignée par Mandela, sur l’amour et la compassion». Militant pour les libertés mais aussi pour la préservation de la planète, qu’il défend dans de nombreuses interviews: «Allez dans l’espace, dans la Station spatiale internationale. Regardez derrière vous. Vous verrez qu’aussi loin que le regard se porte il n’y a rien d’autre que cette Terre et nous. Il n’y a nulle part ailleurs où aller…».

Propriétaire d’un ranch dans l’État du Mississippi, où il est né, il l’a récemment transformé en sanctuaire pour abeilles, avec lesquelles il passe de nombreuses heures, entre deux tournages. Il sera en 2020 dans The Hitman’s Wife’s Bodyguard et The Comeback Trail, deux films d’action.

]]>
https://www.coupdegriffeactu.com/2019/08/26/morgan-freeman-dans-les-pas-de-nelson-mandela/feed/ 0
LETTRE OUVERTE A NOS COMPATRIOTES ANGLOPHONE DU CAMEROUN https://www.coupdegriffeactu.com/2019/04/20/lettre-ouverte-a-nos-compatriotes-anglophone-du-cameroun/ https://www.coupdegriffeactu.com/2019/04/20/lettre-ouverte-a-nos-compatriotes-anglophone-du-cameroun/#respond Sat, 20 Apr 2019 21:20:24 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=9782 Dr-Modestine-Carole-Tchatchouang-Yonzou© Malick MBOW
Dr-Modestine-Carole-Tchatchouang-Yonzou© Malick MBOW

Mes chers compatriotes, je voudrais avant toute chose saluer votre courage et votre dévouement à la lutte contre les injustices de divers ordres qui minent notre pays. 

Toutefois, par ma modeste voix, je me permets ici de vous faire quelque suggestion pour  qu’ensemble, nous puissions obtenir le résultat escompté. Car il est important de savoir que toute lutte s’inscrit dans une dynamique qui se structure sur plusieurs plans.

Primo, LA DYNAMIQUE DE L’ACTION. Elle s’enracine dans la prise de conscience d’une injustice. Celle-ci – qui n’est pas forcément nouvelle – nous apparaît alors dans toute sa dureté et le sentiment s’impose à nous qu’elle est littéralement «insupportable» et que, par conséquent, nous ne pouvons pas la supporter plus longtemps : «ça ne peut plus durer». Nous décidons alors de la faire cesser et d’agir en conséquence. Nous décidons d’entrer en résistance.
 
Toutefois, il est important de comprendre qu’Il est essentiel que l’action soit décidée à partir d’une connaissance exacte de la situation dans laquelle s’inscrit l’injustice que nous voulons dénoncer et combattre. S’il advenait que nous soyons pris en défaut sur la connaissance des faits, cela viendrait discréditer gravement notre initiative et amoindrir ses chances de succès. 

Or, nous sommes à présent plongés dans une situation trouble ou l’objet de la résistance semble s’éloigner des enjeux de départ…Alors que l’annonce portait sur une revendication des enseignants, nous entendons de plus en plus le désir de la transformer en un mouvement SÉCESSIONNISTE de partition du Cameroun…Je voudrais donc par ma modeste voix vous dire que le Cameroun est « UN ET INDIVISIBLE ». Nous avons du Nord au Sud du Cameroun les mêmes problèmes et pâtissons des mêmes douleurs, et c’est ensemble dans l’unité que nous sauverons notre pays des mains des vautours.

Dans tout mouvement de revendication, dans un premier temps, la tentation est de grossir les faits et d’exagérer leur gravité dans la présentation que nous en donnons, en allant jusqu’à caricaturer la position de nos adversaires. Mais c’est une illusion de penser que ce stratagème peut avoir une quelconque efficacité. Au contraire, il sera alors facile à ceux que nous mettons en cause de faire valoir, en s’appuyant sur des arguments convaincants, I ‘aspect outrancier des accusations portées contre eux et, par là même, d’apparaître pouvoir se justifier entièrement. En revanche, la connaissance rigoureuse des faits et leur présentation la plus rationnelle et la plus objective possible constituent un atout majeur en notre faveur qui renforce notre position. La possibilité de justifier chaque fois, preuves à l’appui, les affirmations avancées est un élément de première importance dans le rapport des forces qui va s’établir entre les adversaires.

Deuxio, le CHOIX DE L’OBJECTIF : « Où est le sel ? » est capitale. C’est également à partir de l’analyse de la situation que nous devons choisir l’objectif à atteindre. Le choix de l’objectif est un élément essentiel d’une campagne d’action; de lui seul peut dépendre la réussite ou l’échec. C’est une nécessité stratégique que l’objectif soit clair, précis, limité et possible. Il convient, pour cela, de discerner ce qui serait souhaitable et ce qui est possible. C’est se condamner à l’échec que de choisir un objectif dont l’importance se trouve disproportionnée par rapport aux forces que l’on peut raisonnablement prétendre mobiliser pour mener l’action. Il importe donc que l’objectif soit à la portée du mouvement social que l’action peut susciter. Il est essentiel que l’objectif choisi permette la victoire. La campagne d’action ne doit pas se trouver réduite à une simple campagne de protestation et de sensibilisation. Il faut obtenir gain de cause. Il faut gagner. Cette victoire, nécessairement partielle et limitée, viendra donner confiance aux militants et permettra alors de se donner des objectifs plus ambitieux.

Bien qu’il importe de se situer dans une perspective qui englobe l’ensemble du système politique qui domine la société, c’est une nécessité stratégique de choisir un point précis du système qui permette d’avoir prise sur lui, de pouvoir le faire bouger et de le faire basculer en agissant comme avec un levier. Ce point précis, ce sera la prise. Il faut se donner le maximum de garanties pour que la prise soit la bonne. Il ne faudra pas la lâcher et il ne faudra pas qu’elle nous lâche.
 
En outre, IL FAUT MISER SUR UNE CAMPAGNE DE RESISTANCE NON-VIOLENTE. Pour cela, il faudra trouver un objectif qui soit l’équivalent de la loi sur le sel dont l’abolition a été choisie par Gandhi en 1930 pour organiser une campagne de désobéissance civile en vue d’obtenir l’indépendance de l’Inde. L’objectif stratégique à long terme était l’indépendance de l’Inde, l’objectif tactique à court terme était l’abolition de la loi sur le sel. Dans la situation globale dans laquelle s’inscrit le mouvement  de résistance, il s’agit donc de se poser la question : « Où est le sel ? Where is the salt ? » Il faut donc chercher et trouver le sel…

Le choix de la non-violence est une option stratégique qui implique que toutes les actions mises en œuvre soient non-violentes. La stratégie de l’action non-violente à sa dynamique propre, son efficacité propre et toute action violente ne peut que venir la contrarier et, en définitive, la mettre en échec. Lorsque la violence et la non-violence coexistent dans un même espace de lutte, c’est la violence qui impose sa logique. Une lutte qui comporte 90% d’actions non-violentes et 10% d’actions violentes ne serait pas une lutte non-violente avec 10% d’actions violentes, mais une lutte violente avec 90% d’actions non-violentes. Si trois cents personnes font un sit-in face à un déploiement policier en gardant une attitude parfaitement non-violente, il peut suffire que trois individus lancent des pierres sur les policiers pour que l’action tout entière soit placée sous le signe de la violence. 

Selon toute probabilité, l’image qui ouvrira le journal télévisé et qui fera la une des journaux ne sera pas la manifestation non-violente, mais celle des lanceurs de pierres. Et les pouvoirs établis, comme l’opinion publique, ne manqueront pas de considérer que trois cent trois manifestants ont eu recours à une violence inacceptable à l’encontre des policiers. De même, si quelques milliers de personnes défilent pacifiquement dans les rues d’une ville, il suffit que quelques dizaines d’individus brisent les vitrines des magasins pour que tous les manifestants soient considérés comme des casseurs. Et  cela viendra justifier la répression policière qui sera légitimée par les pouvoirs publics sous prétexte qu’il est nécessaire de « rétablir l’ordre ».

C’est pourquoi, dès le commencement d’une action, il convient d’afficher » clairement le choix stratégique de la non-violence en sorte que tous les interlocuteurs des résistants – qu’il s’agisse des partenaires, des adversaires ou des opinions publiques – ne puissent pas ne pas le savoir. Cet « affichage » de la non-violence doit permettre de créer un climat, une atmosphère qui favorise le développement optimal des potentialités de l’action non-violente et lui permet d’exprimer toute son efficacité. Ainsi le choix de la non-violence ne peut qu’exclure le principe de la « diversité des tactiques », selon lequel il conviendrait de concilier dans une même lutte des actions non-violentes et des actions violentes.
Ainsi, pour ce qui concerne les combinaisons possibles entre la violence et la non-violence, il n’existe pas de réciprocité : des actions non-violentes renforcent l’efficacité d’une lutte violente, tandis que des actions violentes contrarient l’efficacité d’une 
lutte non-violente. D’où la nécessité de redéfinir en urgence la stratégie et mettre en place une méthode de lutte favorable à la réussite.

Pour ma part,
Dr Modestine Carole Tchatchouang Yonzou 
Fille de la république
Combattante des droits humains et des libertés…
Que Dieu Bénisse Le Cameroun!

]]>
https://www.coupdegriffeactu.com/2019/04/20/lettre-ouverte-a-nos-compatriotes-anglophone-du-cameroun/feed/ 0
Rapport : Le Sénégal se défend des accusations d’Amnesty International https://www.coupdegriffeactu.com/2018/08/17/rapport-le-senegal-se-defend-des-accusations-damnesty-international/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/08/17/rapport-le-senegal-se-defend-des-accusations-damnesty-international/#respond Fri, 17 Aug 2018 00:53:20 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=8559
Seydi GASSAMA - © Malick MBOW
Seydi GASSAMA – © Malick MBOW
  •  Le 16 août, 2018

Amnesty international épingle le Sénégal dans son rapport sur l’examen périodique et universel des Nations unies. L’organisation de défense des droits de l’homme juge « inéquitable » certains procès à Dakar.

Seydi Gassama, Directeur exécutif d’Amnesty international section Sénégal, n’est pas surpris.

« Aujourd’hui au Sénégal, nous sommes dans un pays où la liberté d’expression, la liberté de manifester sont devenues un luxe, crache le droit-de-l’hommiste interrogé par Radio Sénégal. Ce sont des libertés qui sont consacrées dans la Constitution, dont l’exercice est soumis à des restrictions telles qu’aujourd’hui plus personne ne peut manifester de façon libre et totalement indépendante. »

Avant de poursuivre : « Dans tous les états du monde des bavures policières peuvent survenir  mais, il faut sanctionner. Malheureusement au Sénégal, il y a très peu d’enquêtes et de sanctions. Et mêmes s’il y a sanctions, les flics et les gendarmes s’en sortent avec des peines extrêmement faibles. »

Seydi Gassama martèle : « L’indépendance de la Justice est devenue une véritable fiction à cause de l’instrumentalisation de la justice par l’Exécutif qui en fait, aujourd’hui, un instrument dans sa bataille politique contre l’opposition. Et cela nous devons le dénoncer parce que c’est cela qui ouvre l’instabilité dans beaucoup de pays africains. Et, les conséquences seront extrêmement graves. Nous allons vers des élections. Si demain, il y a des litiges électoraux importants dans un contexte où plus personne ne fait confiance en la justice, toute décision rendue par ces instances d’arbitrage ne sera pas acceptée. »

En face, le Directeur des droits humains, Moustapha Kâ, rejette en bloc les allégations d’Amnesty international, sur les mêmes ondes. Il assène : « D’abord sur les procès équitables, je voudrais tout simplement rappeler que le rapport est articulé en termes d’interpellations sur deux aspects. Le premier qui selon eux est constitutif de violation, c’est le fait que le député Khalifa Sall a été détenu pendant une période en violation de son droit à l’immunité parlementaire. Le deuxième est que sa proposition de libération sous caution a été rejetée à plusieurs reprises. Sur ce dernier point, je voudrais simplement rappeler que le cautionnement est encadré par le Code de procédure pénal en son article 140 et à l’article également 134.

Le cautionnement ne peut pas être fait en nature. On ne peut pas accepter que dans un pays de justice que des cautionnements soient fournis par une personne présumée auteure de détournements des biens immobiliers. La loi est claire en disant que le cautionnement doit être fait en espèces. Le requérant avait proposé des immeubles. Donc sur ce point, Amnesty n’a pas raison en disant que le cautionnement lui a été refusé parce que le requérant n’a pas respecté les dispositions de la loi ».

Auteur: Seneweb news

]]>
https://www.coupdegriffeactu.com/2018/08/17/rapport-le-senegal-se-defend-des-accusations-damnesty-international/feed/ 0
Yann Moix va porter plainte contre Gérard Collomb pour diffamation https://www.coupdegriffeactu.com/2018/03/04/yann-moix-va-porter-plainte-contre-gerard-collomb-pour-diffamation/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/03/04/yann-moix-va-porter-plainte-contre-gerard-collomb-pour-diffamation/#respond Sun, 04 Mar 2018 15:36:35 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=7297 YANN MOIX © Malick MBOW
YANN MOIX © Malick MBOW

« Je ne comprends pas pourquoi mon témoignage est à ce point humilié, à ce point passé sous silence », s’indigne le polémiste qui dénonce les violences policières commises sur les réfugiés.

https://www.youtube.com/watch?v=2ErkNntLfnk

Par Anthony Berthelier

POLITIQUE – « Maintenant ça suffit. » Invité samedi 3 mars du plateau de l’émission « Salut les Terriens » sur C8Yann Moix a annoncé son intention de porter plainte contre Gérard Collomb pour diffamation.

« Lorsqu’on est un responsable politique de haut rang, quand on est à son poste, on ne peut pas faire passer pour de la mythomanie ce qui n’est que du témoignage. Plus on lui apporte d’images, moins il se rend compte de la gravité de la situation », a dénoncé l’écrivain qui, depuis qu’il est de retour de Calais ne cesse de dénoncer les violences policières commises sur les migrants.

 

Les Terriens !

✔@lesterriens

« Je vais attaquer le ministre de l’intérieur Gérard #Collomb pour des propos diffamatoires à mon égard » – @MrYannMoix dans #SLT

20:06 – 3 mars 2018

162

191 personnes parlent à ce sujet

Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité

L’écrivain, également polémiste chez Laurent Ruquier ne cache pas sa colère à l’encontre du gouvernement et du président de la République qui balaient les critiques des associations et des médias sur le traitement dont sont victimes les migrants de la part des forces de l’ordre. Il a notamment publié une tribune dans Libération, dans laquelle il accuse Emmanuel Macron d' »humilier la France » ainsi que plusieurs vidéos qu’il a lui même tourné à Calais, montrant notamment, des réfugiés gazés.

 

 

Les Terriens !

✔@lesterriens

.@MrYannMoix s’exprime sur la situation des #Migrants : « Chaque enfant qui reçoit un coup de matraque de la part de la République française sur le sol de la nation est la victime d’un pouvoir, et ce pouvoir est en place en France » #SLT

20:08 – 3 mars 2018

Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité

Ce n’est pas la première fois que Yann Moix s’en prend violemment à Gérard Collomb, qu’il a déjà qualifié de « ministre de la barbarie. »

« C’est dur, ça. Je ne sais pas comment je vais le désigner. Est-ce qu’il aimerait que j’emploie ce type de mot? Il serait plus nuancé, ce serait mieux qu’accuser comme ça de manière globale », avait-il répondu sur Europe 1.

Et sur le fond? Gérard Collomb a rappelé qu’il avait demandé un rapport à l’inspection générale de l’administration sur les violences policières présumées. Un dossier qui explique que « les policiers font correctement leur travail, correspondant à la déontologie qui doit être la leur. » « Même s’il ne peut pas exclure que quelques-uns aient outrepassé les ordres. Chaque fois qu’il y a des manquements, ils sont sanctionnés. Vous avez eu des policiers sanctionnés ces derniers temps. Les consignes sont fermes: on doit agir dans le respect de la loi. Mais nos policiers le font. »

]]>
https://www.coupdegriffeactu.com/2018/03/04/yann-moix-va-porter-plainte-contre-gerard-collomb-pour-diffamation/feed/ 0
France: un rapport d’Amnesty International critique les mesures anti-terroristes https://www.coupdegriffeactu.com/2018/02/22/france-un-rapport-damnesty-international-critique-les-mesures-anti-terroristes/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/02/22/france-un-rapport-damnesty-international-critique-les-mesures-anti-terroristes/#respond Thu, 22 Feb 2018 21:30:28 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=7196
  • Edouard-Philippe © Malick MBOW
    Edouard-Philippe © Malick MBOW
  • RFI| Le 22 février, 2018
  • anti-terroristes

    Chaque année, Amnesty International publie son rapport pour dresser un état des lieux de la situation des droits humains partout dans le monde. L’ONG internationale souligne en particulier le comportement de plusieurs Etats comme la Chine, les Philippines, la Russie ou même l’Egypte. Mais la France ne fait pas figure d’exception, surtout en matière de politique anti-terroriste.

    L’an dernier, pour la première fois, Amnesty International avait dévoilé son rapport à Paris, et non à Londres, pour dire combien la situation de la France était préoccupante, en pleine campagne présidentielle. A l’occasion des 70 ans de la Déclaration universelle des droits de l’homme, l’ONG internationale a relevé quatre grandes inquiétudes quant à la situation des droits humains en France : les droits des migrants, les condamnations pour délit de solidarité, la vente d’armes, et l’intégration dans le droit commun des mesures de l’état d’urgence.

    Pour Amnesty International, les réponses données aux attaques terroristes de ces dernières années sont « disproportionnées » et « inadéquates ». Des réponses attentatoires aux libertés.

    « Nous avons dénoncé de manière répétée le fait que les assignations à résidence, les perquisitions étaient conduites sans respecter les droits des citoyens, qu’il y avait également eu des discriminations dans l’application de ces mesures à l’encontre en particulier des populations identifiées comme étant musulmanes, explique à RFI Catherine Gaudard, directrice de l’action à Amnesty International France. Donc nous sommes inquiets, nous dénonçons et nous allons continuer à dénoncer. »

    « Marginalisation du contrôle du juge »

    Le rapport d’Amnesty International pointe le décalage entre la parole et les actes d’Emmanuel Macron. Le président français s’était engagé à mettre fin à l’état d’urgence. Or, la plupart de ses mesures ont été intégrées dans le droit commun. Une situation inquiétante pour Catherine Gaudard.

    « C’est une banalisation d’un certain nombre de mesures, notamment avec la marginalisation du contrôle du juge dans les procédures qui sont maintenant essentiellement menées dans un cadre de procédures administratives », déplore-t-elle.

    Selon l’ONG, ces mesures mettent à mal la présomption d’innocence et le droit à une procédure équitable. Des mesures que les autorités françaises justifient par la lutte contre le terrorisme. Or, comme le rappelle Catherine Gaudard, « rien ne peut excuser la violation des droits humains ».

     

    Auteur: RFI

    ]]>
    https://www.coupdegriffeactu.com/2018/02/22/france-un-rapport-damnesty-international-critique-les-mesures-anti-terroristes/feed/ 0
    Rapport Amnesty : Macky, la police, la Douane, le Procureur, au banc des accusés https://www.coupdegriffeactu.com/2018/02/22/rapport-amnesty-macky-la-police-la-douane-le-procureur-au-banc-des-accuses/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/02/22/rapport-amnesty-macky-la-police-la-douane-le-procureur-au-banc-des-accuses/#respond Thu, 22 Feb 2018 21:26:30 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=7193  

    • Seydi GASSAMA - © Malick MBOW
      Seydi GASSAMA – © Malick MBOW

      Le 22 février, 2018

    des accusés

    Les cas de décès en détention, les bavures policières, l’affaire Khalifa Sall, l’iniquité devant la Justice, l’arrestation d’Ami Collé Dieng ou encore celui d’Oulèye Mané : Amnesty International a tout consigné dans son rapport 2017-2018, publié ce jeudi. Nous vous proposons des extraits du rapport, lu face à la presse, par Seydi Gassama, patron d’Amnesty international Sénégal.

    Si vous êtes du côté du Président…
    « La procédure de l’affaire Khalifa Sall comme les autres procédures qu’on a connu depuis l’avènement de Macky Sall, malheureusement, ne visent que les gens d’un seul camp. Si vous êtes du bon bord, celui du Président, personne ne fouillera dans votre gestion. Et même si on fouille dans votre gestion, comme il le dit lui-même, il mettra le dossier au tiroir et sortira d’autres pour les remettre au Procureur. Cela pose le problème de la rupture d’égalité des citoyens devant la loi.

    « Les autorités ont interdit des manifestations pacifiques et arrêté des manifestants à l’approche des législatives de 2017. En juin, les forces de sécurité ont blessé 2 personnes par balle et roué de coups plusieurs autres manifestants lors d’une marche organisée à Touba pour dénoncer les mauvais traitements par une milice religieuse  « Safinatoul Aman », qui sévit à Touba et qui fait parfois des opérations de police.

    Les bavures de la Police
    « Et dans ce cas que nous évoquons dans le rapport, c’est un jeune garçon qui a été torturé dans les locaux de la police à Touba. Et à la suite de cela, les commerçants du marché Ocass ont organisé une manifestation  au cours de laquelle 2 personnes ont été blessées par balles réelles. Selon des témoins oculaires et les victimes, la police est l’auteur de ces tirs. Evidement la police a nié en disant qu’elle va ouvrir une enquête. Mais au jour d’aujourd’hui, plus de 6 mois après, personne ne connait les suites de l’enquête promise par la police.

    « Vingt membres du mouvement « 1000 jeunes pour libérer Khalifa » ont été arrêtés en juin et en novembre pour « troubles à l’ordre public » après avoir manifesté pacifiquement à Dakar. A l’exception d’une personne, tous ont été relâchés le jour même. En juillet, les forces de sécurité ont fait usage de gaz lacrymogènes et de matraques pour réprimer une manifestation pacifique organisée par Abdoulaye Wade. Les autorités ont mis fin à la manifestation en application d’un décret de 2011 interdisant tout rassemblement dans le centre-ville de Dakar.

    Les morts de la douane et de l’armée
    « Yamadou Sagna, un jeune orpailleur habitant le village de Kobokhoto, dans la région de Kédougou, a été tué par un auxiliaire des douanes au mois de février 2017. Une autre personne, un pèlerin bissau-guinéen du nom d’Abdoulaye Baldé, a été tué par un agent des douanes à Nianao, en février 2018. L’élève sous-officier d’active Mbaye Mboup est mort dans un centre de formation de l’armée nationale le 21 novembre 2017. Le certificat de genre de mort fait état de sévices subis par le défunt.

    « Des journalistes, des artistes, des utilisateurs des médias sociaux et d’autres personnes qui exprimaient des opinions dissidentes ont été arrêtés de manière arbitraire. Le 30 juin, la journaliste Oulèye Mané et trois autres personnes ont été interpellées pour « publication d’images contraires aux bonnes mœurs » et « association de malfaiteurs » après avoir partagé des photographies du Président.

    Dire que le président est un « Ounk« 
    Ces personnes n’ont pas produit cette image, elles l’ont partagée pour plaisanter. Cela leur a valu d’être emprisonnés. Cela montre qu’aujourd’hui, chacun de nous est exposé à la prison. Car, l’image que vous recevez, si vous la partagez sur WhatsApp même avec votre conjoint on peut venir vous emprisonner parce que simplement vous avez partagé une image jugée offensante envers le chef de l’État qui est un homme public, pas un religieux. Il est dans la politique. Il ne peut être à l’abri des attaques.

    « Il y a également le cas Ami Collé Dieng, arrêtée à Dakar le 8 août et accusée « d’outrage au chef de l’État » et de « diffusion de fausses nouvelles » après avoir posté sur WhatsApp un enregistrement sonore critique à l’égard du président où elle taxe le président d’être un « Ounk » (salamandre). C’est extraordinaire  qu’on puisse envoyer quelqu’un en prison parce qu’elle a dit que le Président est un « Ounk« .

    La terreur dans les réseaux sociaux
    « On assiste à une certaine restriction des libertés et à un contrôle de l’espace social et d’internet par le pouvoir en place. Le but qui est visé, ce ne sont pas  les injures. On veut contrôler la société pour éviter que les réseaux sociaux deviennent un espace de contestation. On sait tous que la révolution arabe est passée par les réseaux sociaux. Donc, il faut terroriser, installer la peur dans cet espace pour que plus jamais on ne l’utilise à des fins de contestation. C’est cela le but final.

    « En août également, le procureur de la République a lancé une mise en garde officielle, indiquant que quiconque diffuserait sur internet des commentaires ou des images à caractère « injurieux », était passible de poursuites (…) C’est toujours dans cette logique d’intimider les gens et  de faire en sorte que les gens ne se donnent plus des libertés sur internet. C’est pour protéger le pouvoir. Le protéger contre toute contestation qui pourrait naître dans les réseaux sociaux.

    Les talibés et la population carcérale
    Le problème de la surpopulation carcérale persiste et les conditions de vie dans les établissements pénitentiaires étaient toujours très éprouvantes. Au moins quatre personnes sont mortes en détention ; deux d’entre elles « se seraient pendues (…).

    En juillet, Human Rights Watch a signalé que sur les 1500 enfants arrachés à la rue, entre juillet 2016 et mars 2017, plus d’un millier étaient retournés dans leur internat coranique traditionnel. Ils en avaient été retirés dans le cadre d’une initiative gouvernementale en 2016. La plupart de ces établissements n’ont fait l’objet d’aucun contrôle officiel et de nombreux enfants ont été renvoyés de force dans la rue pour y mendier. »

     

    Auteur: Youssouf SANÉ

    ]]>
    https://www.coupdegriffeactu.com/2018/02/22/rapport-amnesty-macky-la-police-la-douane-le-procureur-au-banc-des-accuses/feed/ 0
    Mo Ibrahim 2017 : Alioune Tine pas satisfait du « bon » rang du Sénégal… https://www.coupdegriffeactu.com/2017/12/03/mo-ibrahim-2017-alioune-tine-pas-satisfait-du-bon-rang-du-senegal/ https://www.coupdegriffeactu.com/2017/12/03/mo-ibrahim-2017-alioune-tine-pas-satisfait-du-bon-rang-du-senegal/#respond Sun, 03 Dec 2017 01:09:59 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=6496  

     

    Alioune TINE - © Malick MBOW
    Alioune TINE – © Malick MBOW

    Par

    Ndeya G.

    02/12/2017

     

     

    e rapport Mo Ibrahim 2017 stipule que le Sénégal  a réalisé son meilleur score dans la catégorie Participation et Droits humains avec une note de 68,3. Ce qui lui vaut un rang de 5e sur 54 pays africains. Mais le Directeur d’Amnesty international en Afrique de l’Ouest et du Centre, Alioune Tine n’est d’avis que cette cinquième place est un bon rang dont le gouvernement en place doit se glorifier.

    Selon lui, le Sénégal a reculé dans le domaine des droits humains sous le régime de Macky Sall avec l’emprisonnement de personnes sur ordre du président de la République. « Pour les gens qui ne connaissent pas l’histoire des droits de l’Homme au Sénégal, ils peuvent se dire que c’est un très bon rang. Mais le Sénégal, du temps de Senghor, était premier. On ne doit plus continuer à arrêter, détenir des gens pour le bon vouloir du chef de l’Etat. Cette disposition est archaïque ne peut pas survivre au 21e siècle », a-t-il fustigé.

    Alioune Tine ajoute que pour ce qui est de la lutte contre le terrorisme, elle doit se faire dans le respect des obligations internationales des Etats.

    ]]>
    https://www.coupdegriffeactu.com/2017/12/03/mo-ibrahim-2017-alioune-tine-pas-satisfait-du-bon-rang-du-senegal/feed/ 0
    Les Etats-Unis resserrent leurs frontières https://www.coupdegriffeactu.com/2017/06/29/les-etats-unis-resserrent-leurs-frontieres/ https://www.coupdegriffeactu.com/2017/06/29/les-etats-unis-resserrent-leurs-frontieres/#respond Thu, 29 Jun 2017 23:43:03 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=5802

    DOLNAD-TRUMPresident © Malick MBOW
    DOLNAD-TRUMPresident © Malick MBOW

    Sébastien BLANC,AFP i

    ]]>
    https://www.coupdegriffeactu.com/2017/06/29/les-etats-unis-resserrent-leurs-frontieres/feed/ 0
    Sénégal : Amnesty dénonce les «dispositions napoléoniennes» de la loi https://www.coupdegriffeactu.com/2017/05/23/senegal-amnesty-denonce-les-dispositions-napoleoniennes-de-la-loi/ https://www.coupdegriffeactu.com/2017/05/23/senegal-amnesty-denonce-les-dispositions-napoleoniennes-de-la-loi/#comments Tue, 23 May 2017 20:49:28 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=5539  

    • Alioune TINE - © Malick MBOW
      Alioune TINE – © Malick MBOW

      | Le 23 mai, 2017 Amnesty international, section Sénégal, a dépeint un tableau pas très reluisant de l’état de droit et de la protection des droits humains. A l’occasion du lancement, lundi, de sa campagne africaine dénommée «Osons le courage», destinée à mettre fin aux attaques dont sont victimes les défenseurs des droits humains, Seydi Gassama, directeur exécutif de l’organisation, a pointé du doigt les manquements de la législation au Sénégal et dans nombre de pays du continent.

    Au niveau africain, relève-t-il, «c’est plus de 271 défenseurs des droits de l’homme et des journalistes tués en 2016. A cause du discours de diabolisation des responsables politiques, principaux incitateurs desdites agressions. Des pays comme le Cameroun, la Guinée, le Nigeria, le Sénégal, le Tchad et le Togo ont instauré des lois susceptibles d’être utilisées contre les défenseurs des droits humains, journalistes et lanceurs d’alerte, en représailles de leurs activités, souvent au nom de la lutte contre le terrorisme et la cybercriminalité», dénonce l’activiste des droits de l’homme. Dans le quotidien Lobservateur de ce mardi, il formule des exigences afin de mieux garantir un espace libre d’expression.

    «Il urge, recommande-t-il, que l’Etat adopte une loi protégeant les défenseurs des droits humains. Nous avons au Sénégal des dispositions napoléoniennes. Le délit d’outrage au chef de l’Etat enfreint les libertés et n’existe presque qu’au Sénégal. Itou, l’interdiction de la marche», enfonce Seydi Gassama.

    ]]>
    https://www.coupdegriffeactu.com/2017/05/23/senegal-amnesty-denonce-les-dispositions-napoleoniennes-de-la-loi/feed/ 2
    SITUATION DES DROITS DE L’HOMME : Amnesty International file un gros zéro au Sénégal et exige l’abrogation de «l’arrêté Ousmane Ngom» https://www.coupdegriffeactu.com/2017/02/23/situation-des-droits-de-lhomme-amnesty-international-file-un-gros-zero-au-senegal-et-exige-labrogation-de-larrete-ousmane-ngom/ https://www.coupdegriffeactu.com/2017/02/23/situation-des-droits-de-lhomme-amnesty-international-file-un-gros-zero-au-senegal-et-exige-labrogation-de-larrete-ousmane-ngom/#respond Thu, 23 Feb 2017 22:45:38 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=4690  

     

    Seydi GASSAMA - © Malick MBOW
    Seydi GASSAMA – © Malick MBOW

    23 février 2017

    La section Sénégal d’Amnesty International a présenté, hier, son rapport annuel 2016/2017. L’occasion pour Seydi Gassama, Directeur exécutif local de l’organisation, de filer un gros zéro au Sénégal où, dit-il, aucune avancée n’est notée par rapport à ce qui se faisait les années passées. La liberté d’expression et d’opinion, les multiples décès en détention et des suites d’un recours excessif à la force, l’impunité, la lutte contre le terrorisme et la situation des prisons du pays sont les points qui ont valu au Sénégal sa mauvaise note.

    Le Sénégal est donc est un mauvais élève en ce qui concerne le respect des droits de l’homme. Et quoique la démocratie de notre pays soit chantée partout et par tous, le Sénégal a encore beaucoup à apprendre dans le domaine des droits humains. C’est en tout cas ce qu’a révélé Seydi Gassama, Directeur exécutif local d’Amnesty International, hier, lors de la présentation du rapport annuel 2016/2017 de l’Ong. «Pour le Sénégal, aucune avancée n’a été notée par rapport à ce qui se faisait dans le passé. Si on prend par exemple le cas du droit à la manifestation, l’État a interdit plusieurs manifestations pacifiques d’organisations de la société civile et de partis politiques et arrêté des manifestants», dit-il.

    Et il donne un exemple : «en octobre dernier, les forces de sécurité ont utilisé du gaz lacrymogène pour disperser une manifestation pacifique organisée par l’opposition. Le préfet de Dakar avait cherché à imposer aux manifestants un autre itinéraire que celui prévu et avait justifié sa décision en invoquant un arrêté de 2011 (l’arrêté Ousmane Ngom) qui interdisait toute manifestation dans le centre-ville de Dakar».

    Seydi Gassama cite aussi l’interpellation de nos confrères Alioune Badara Fall, Mamadou Seck (L’Observateur) et Mohamed Guèye (Directeur de publication de Le Quotidien). «Des journalistes ont subi des actes d’intimidation et de harcèlement de la part de l’Etat dans le but de les faire taire, ou de les empêcher de relayer des critiques contre le gouvernement».

    Les lanceurs d’alerte sanctionnés sont aussi pour beaucoup dans la note du Sénégal. «Depuis 2012, on a noté que tous les lanceurs d’alerte ont subi des répressions. On l’a vu avec le Colonel Ndao, Ousmane Sonko, Nafi Ngom Keita et ils sont en train de préparer le même traitement au juge Ibrahima Hamidou Dème», a déploré Seydi Gassama, qui rappelle la convocation du journaliste Mamadou Mouth Bane par la Division des investigations criminelles.

    CAS YAMADOU SAGNA ET ELIMANE TOURE

    Le rapport a aussi fustigé les multiples cas de décès en détention et des suites d’un recours excessif à la force, ainsi que «l’impunité notoire qui règne dans le pays depuis 2012». À ce propos, Seydi Gassama dira qu’au moins six (6) personnes sont mortes en détention en 2016. «Le 14 février 2017, un jeune orpailleur, Yamadou Sagna, a été tué par balle par un douanier à Kobokhoto. Yamadou Sagna ne présentait aucun danger pour les douaniers. Une manifestation de protestation contre sa mort a été sévèrement réprimée par la gendarmerie, qui a tiré des grenades lacrymogènes et incendié une vingtaine de cases et des greniers. Le préjudice causé par l’incendie doit être évalué et les victimes indemnisées. Un homme du nom d’Elimane Touré est mort dans les locaux du commissariat du Port autonome de Dakar le mardi 20 février 2017», a énuméré le directeur exécutif d’Amnesty International qui note que malgré les avancées réalisées dans quatre affaires relatives à des homicides illégaux commis par les forces de sécurité, aucun responsable hiérarchique n’a eu à rendre des comptes pour n’avoir pas empêché des recours excessifs à la force, et personne n’a été traduit en justice pour des dizaines d’autres cas de torture, d’homicides illégaux et de morts en détention survenus depuis 2007.

    EXCES DANS LA LUTTE CONTRE LE TERRORISME

    S’y ajoutent les difficiles conditions vie dans les prisons sénégalaises, qui, rapporte le rapport, ont été toujours surpeuplées. Pour ce qui concerne les excès notés dans la lutte menée contre le terrorisme, Amnesty estime que les modifications apportées au code de procédure pénale portent atteinte au droit à la liberté, car elles étendent à 12 jours la période pendant laquelle une personne pouvait être détenue avant d’être présentée devant un juge dans les affaires liées au terrorisme.

    Sidy Djimby NDAO

    ]]>
    https://www.coupdegriffeactu.com/2017/02/23/situation-des-droits-de-lhomme-amnesty-international-file-un-gros-zero-au-senegal-et-exige-labrogation-de-larrete-ousmane-ngom/feed/ 0