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Discours – Coup de Griffe actu https://www.coupdegriffeactu.com Musée Virtuel Thu, 03 Apr 2025 21:48:21 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 65e anniversaire de l’indépendance : l’intégralité du discours du Président de la République, Bassirou Diomaye Faye https://www.coupdegriffeactu.com/2025/04/03/65e-anniversaire-de-lindependance-lintegralite-du-discours-du-president-de-la-republique-bassirou-diomaye-faye/ https://www.coupdegriffeactu.com/2025/04/03/65e-anniversaire-de-lindependance-lintegralite-du-discours-du-president-de-la-republique-bassirou-diomaye-faye/#respond Thu, 03 Apr 2025 21:48:21 +0000 https://www.coupdegriffeactu.com/?p=11282
Pr Bassirou DIOMAYE FAYE ©Malick MBOW

 

 le Jeudi 3 Avril 2025

65e anniversaire de l’indépendance : l'intégralité du discours du Président de la République, Bassirou Diomaye Faye

In Extenso, l’intégralité du discours du Président de la République, Bassirou Diomaye Faye

Mes chers compatriotes !

Demain, 04 avril, nous célèbrerons ensemble, le 65ème anniversaire de l’accession de notre pays à la souveraineté internationale. A toutes et à tous, j’adresse mes chaleureuses félicitations. En ce moment de communion nationale, j’ai une pensée émue pour tous les « jàmbaars » tombés au champ d’honneur et pour tous les êtres chers qui nous ont quittés. Je compatis également, au nom de toute la Nation, à la souffrance de tous ceux qui luttent contre la maladie ou qui traversent des moments difficiles.

Cette année encore, la fête de l’indépendance se déroule sous le signe de la communion spirituelle, en plein Carême chrétien et au lendemain de la fin du mois béni du Ramadan. Ces moments d’intense ferveur spirituelle et de grâces nous rappellent que la foi est notre plus belle richesse et qu’elle alimente, au quotidien, notre capacité exceptionnelle à vivre ensemble, dans la fraternité, l’harmonie et la diversité. Rendons Grâce au Tout-Puissant pour cette heureuse coïncidence et prions ensemble pour qu’IL agrée nos dévotions et continue de veiller sur le peuple sénégalais. Face aux défis des temps, les valeurs héritées de nos ainés, nous invitent à toujours unir nos forces dans les moments cruciaux de notre Histoire. Nous devons tout faire pour préserver ce précieux legs, qui constitue une dimension essentielle de notre patrimoine immatériel. 3 C’est cela l’esprit de notre inébranlable volonté de vivre ensemble, que résume si bien notre devise nationale : Un Peuple – Un But – Une Foi.

Mes chers compatriotes,

Voilà maintenant 65 ans que nous avons pris en main notre destin. 65 ans que le Sénégal affirme fièrement sa souveraineté. 65 ans que le Sénégal poursuit sa marche vers le progrès, malgré les turbulences du monde. Porté par l’idéal d’un Sénégal libre, souverain, juste et prospère, les conquêtes successives de droits et de libertés ont posé les jalons d’un modèle démocratique fécond qui se renforce, de jour en jour, par le dialogue. Cette maturité démocratique permet aux divers acteurs politiques et sociaux de notre pays de s’exprimer librement, de rivaliser âprement au besoin, mais de toujours reconnaître le verdict du Peuple souverain.

Aujourd’hui plus que jamais, nous devons tirer parti de cette force motrice pour redresser ce qui doit l’être et donner corps aux aspirations de notre peuple et aux espoirs de notre jeunesse. Mes chers compatriotes, Le 04 avril c’est aussi la fête des Forces de défense et de sécurité. C’est l’occasion de rendre hommage à l’ensemble de nos Jàmbaars, piliers de notre Nation et remparts ultimes de notre quiétude. A vos ainés et à tous nos anciens combattants, je réitère la reconnaissance et la gratitude infinies de toute la nation. Le thème retenu cette année, « Vers la souveraineté technologique et industrielle des Forces de Défense et de Sécurité », témoigne de 4 notre ambition collective et du niveau élevé d’exigence que nous nous sommes fixés pour vous accompagner dans votre mission.

Chers membres des Forces de Défense et de Sécurité, hommes et femmes de devoir, vous êtes les garants de notre paix et les protecteurs infatigables de notre souveraineté. Vous incarnez avec honneur et abnégation, l’essence même du concept Armée-Nation. Votre présence quotidienne auprès des populations, votre engagement actif pour la sécurité nationale, la lutte contre les catastrophes naturelles et la préservation de nos ressources stratégiques, font du Sénégal une nation armée pour mieux prendre en main son destin.

A cet effet, la modernisation technologique et industrielle des moyens logistiques et matériels de nos Forces de défense et de sécurité, essentielle à notre souveraineté et à notre sécurité collective, est inscrite au cœur de nos priorités. Mes chers compatriotes, Voilà un an déjà que nous avons entrepris de transformer profondément notre pays, en dressant avec rigueur et lucidité, un diagnostic sans complaisance de la situation économique. Même si la situation actuelle révèle des défis encore plus grands que nous devrons relever, le devoir de vérité constitue le socle de la rupture systémique que nous avons engagée avec détermination et responsabilité. D’ores et déjà, le Gouvernement s’est résolument engagé dans un vaste chantier de réformes. Elles visent l’optimisation des finances locales, une politique budgétaire transparente, la rationalisation des dépenses et la 5 gestion efficiente de la dette, pour préserver la viabilité des finances publiques. Mes chers compatriotes,

D’importants efforts ont été consentis pour apurer, pour une période de 4 années, les arriérés dus aux opérateurs agréés pour les semences et les matériels agricoles pour plus de 80 milliards de francs CFA. Sur un montant de 113 milliards constatés à la fin 2024, une somme de 70 milliards a été décaissée à la fin du mois mars 2025. Il en est de même du secteur des BTP, où des paiements sur arriérés de 62,08 milliards ont été effectués et un montant de 66,7 milliards est prévu dans la LFI 2025. Enfin, l’apurement des rappels, loin d’être exhaustif, a atteint les 19,53 milliards de FCFA, à la fin du mois de mars 2025, pour un effectif bénéficiaire de 9.479 enseignants. Il s’y ajoute des mises en solde concernant 1.198 maîtres et professeurs contractuels pour un impact budgétaire annuel de 5,79 milliards FCFA.

Pour renforcer et soutenir activement l’autonomisation économique des femmes, la phase 2 du programme PAVIE de la DER, avec une dotation d’un montant de 107 milliards de FCFA, sera lancée dans les prochains jours. Elle sera couplée à un vaste programme innovant de 3.000 fermes intégrées sur une superficie de 15 000 hectares répartis sur l’ensemble du territoire, associant agriculture et élevage. Ainsi, dès cette année 2025, nous lancerons le programme innovant des Coopératives agricoles communautaires, structures destinées à renforcer 6 les capacités de production des agriculteurs et éleveurs, notamment des jeunes et des femmes, et à favoriser leur accès aux marchés. Ces avancées réalisées malgré les contraintes budgétaires, sont le socle de perspectives ambitieuses.

Mes chers compatriotes,

Dans ce contexte marqué par la rareté des ressources, seule la discipline budgétaire, qui n’est pas négociable, nous permet d’engager avec confiance le redressement indispensable de nos comptes publics. Le basculement intégral très prochain dans le Système Intégré de Gestion de l’Information financière permettra également de renforcer l’intégrité des opérations budgétaires et financières et le suivi strict du patrimoine de l’Etat. Cette stratégie se traduit par nos efforts constants pour alléger concrètement le coût de la vie, avec la baisse continue des prix des denrées essentielles, tout en préservant la qualité de vie des Sénégalais en matière de santé et d’environnement.

Ces baisses, comme je l’avais annoncé récemment, se poursuivront, par la grâce de Dieu. Avec l’entrée récente de notre pays dans l’ère de la production pétrolière et gazière, nous veillerons à ce que ces ressources stratégiques soient exploitées dans la transparence et le respect absolu de l’environnement, pour le bénéfice du peuple sénégalais. Dans le cadre de la réappropriation de nos ressources souveraines, le processus de renégociation des contrats suit son cours normal. Les résultats obtenus à ce stade sont plus que satisfaisants. Ils seront communiqués à temps opportun au peuple Sénégal. 7 Conscients de la priorité de l’accès universel à l’eau, nous avons engagé la réalisation de la phase 2 des forages ruraux et lancé les études de faisabilité du « Grand Transfert d’Eau ».

Ce dernier projet, très structurant comme les autres, portant sur les « Autoroutes de l’Eau », contribuera à la sécurisation de l’approvisionnement en eau potable de près de 15 millions de Sénégalais. Dans la même dynamique, nous accélérons les projets sur l’électrification rurale pour l’atteinte rapide de l’accès universel à l’électricité. Pour ce faire, nous veillons rigoureusement à la bonne exécution des chantiers afin que les délais soient respectés et les coûts maîtrisés, notamment grâce à la renégociation de contrats majeurs permettant l’électrification de 2 740 localités supplémentaires. S’agissant du foncier, il a fait l’objet d’un audit inédit, ayant conduit à des mesures correctives qui sont en cours de mise en œuvre.

Désormais, la gestion du patrimoine foncier se fait avec rigueur, transparence et responsabilité, mettant ainsi progressivement un terme aux pratiques de bradage des terres, tout en garantissant une répartition juste et équitable des ressources nationales. Cette dynamique sera poursuivie avec la relance des concertations sur la délicate, mais nécessaire et inéluctable réforme foncière. Mes chers compatriotes, Les efforts déployés pour la mise en œuvre des accords de paix en Casamance, sont le témoin de notre attachement à notre vivre-ensemble, à notre fraternité restaurée et à l’unité profonde de la nation sénégalaise. 8 Avec le « Plan Diomaye pour la Casamance », nous avons engagé un processus irréversible de réconciliation et de retour digne des populations déplacées. Notre vivre ensemble, fondé sur des valeurs cardinales, constitue notre trésor commun. C’est pourquoi, la cohésion nationale demeure ma seule et unique boussole. Convaincu que la solidité d’une nation se mesure aussi par sa capacité à dialoguer, j’accorde une importance particulière au dialogue social et à la concertation permanente avec toutes les composantes de notre société. C’est pourquoi, j’ai récemment instruit le Premier Ministre, Monsieur Ousmane SONKO, d’organiser la grande concertation nationale avec les partenaires sociaux. Avec les autorités religieuses et coutumières, la société civile, le secteur privé et l’ensemble des forces vives de la Nation, nous poursuivrons sans relâche cette démarche participative et inclusive.

Ainsi, nous matérialisons notre engagement à garantir une cohésion nationale toujours renforcée, fondement indispensable du Sénégal juste, solidaire et prospère auquel nous aspirons tous. Il me plait ainsi d’informer le peuple Sénégalais, que les lois sur la transparence sont finalisées et mises dans le circuit pour leur examen prochain en Conseil des ministres. Par ailleurs, les travaux du comité ad hoc chargé de la mise en œuvre des consensus issus des assises de la justice se poursuivent sereinement. A ce jour, le projet de loi organique relatif à la Cour constitutionnelle, le projet de révision de la Constitution et le projet de loi organique relatif au 9 Conseil supérieur de la magistrature, ainsi que les décrets d’application y afférents ont été finalisés et transmis pour validation. Les textes consacrant le juge des libertés et de la détention, ainsi que les modifications du Code Pénal et du Code de procédure pénale, pour ce qui concerne, entre autres, les retours de parquet, suivront bientôt.

Dans le sillage des concertations, j’annonce que le thème de la prochaine Journée nationale du dialogue national portera sur le système politique. Le projet de termes de référence, déjà finalisé sera transmis, dans les meilleurs délais, à toutes les parties prenantes pour amendements, et contributions, pour une meilleure préparation des travaux. Mes chers compatriotes, L’état des finances publiques de notre pays, tel que révélé par l’audit effectué, nous impose de compter d’abord sur nous-mêmes, pour redresser la situation. Nous en sommes bien capables et nous le réussirons avec la mobilisation de toutes et de tous ! En effet, l’histoire des nations nous enseigne que le chemin du développement nécessite des sacrifices collectivement consentis, afin que des lendemains meilleurs puissent advenir. J’appelle donc chacune et chacun à faire preuve de résilience, de solidarité active et d’engagement patriotique, face aux défis nombreux et complexes qui se dressent sur notre chemin.

Regarder dans la même direction, celle du proche avenir de nos enfants, doit être l’horizon fédérateur de toutes nos énergies. Ensemble, forts de notre unité et de notre détermination, nous bâtirons le Sénégal juste et prospère auquel nous aspirons. 10 Vive le Sénégal souverain ! Vive l’Afrique unie et debout ! Bonne fête de l’indépendance à toutes et à tous ! »

Dakar, le 03 avril 2025

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Guinée : Alpha Condé promet des « consultations » sur la Constitution https://www.coupdegriffeactu.com/2019/09/06/guinee-alpha-conde-promet-des-consultations-sur-la-constitution/ https://www.coupdegriffeactu.com/2019/09/06/guinee-alpha-conde-promet-des-consultations-sur-la-constitution/#respond Fri, 06 Sep 2019 19:38:16 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=10213
Alpha CONDE © Malick MBOW
Alpha CONDE © Malick MBOW
05 septembre 2019 à 08h33 | Par Jeune Afrique avec AFP

Le président guinéen a annoncé mercredi le début de « consultations » entre les acteurs politiques et les organisations de la société civile au sujet de la Constitution. La date des élections législatives n’est quant à elle pas encore arrêtée.

« Je comprends le débat en cours dans le pays sur tous les sujets de préoccupation, y compris la Constitution », a affirmé mercredi soir lors d’une déclaration solennelle à la télévision le chef de l’État de 81 ans.

À cet égard, il a précisé avoir « instruit » son Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, « d’initier des consultations avec les institutions de la République, les partis politiques, les syndicats et les organisations de la société civile ».

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Après les tueries au Texas et dans l’Ohio, Donald Trump condamne pour la première fois le suprémacisme blanc https://www.coupdegriffeactu.com/2019/08/05/apres-les-tueries-au-texas-et-dans-lohio-donald-trump-condamne-pour-la-premiere-fois-le-supremacisme-blanc/ https://www.coupdegriffeactu.com/2019/08/05/apres-les-tueries-au-texas-et-dans-lohio-donald-trump-condamne-pour-la-premiere-fois-le-supremacisme-blanc/#respond Mon, 05 Aug 2019 23:38:40 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=10145 Donald TRUMP - © Malick MBOW
Donald TRUMP – © Malick MBOW

Dans une déclaration devant la presse, le président américain a jugé qu’internet a radicalisé les « esprits perturbés » et appelle à l’exécution « rapide » des auteurs de fusillades.

Donald Trump lors de sa déclaration devant la presse à la Maison Blanche (Washington), le 5 août 2019, après les tueries dans le Texas et l’Ohio.  (CHRIS KLEPONIS / CONSOLIDATED NEWS PHOTOS / AFP)

franceinfo avec AFPFrance Télévisions

Mis à jour le 05/08/2019 | 17:34
publié le 05/08/2019 | 17:16

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LA NEWSLETTER ACTUNous la préparons pour vous chaque matin

C’est une déclaration qui étonne de la part de Donald Trump. Dans son allocution devant la presse à la Maison Blanche, lundi 5 août, le président américain a appelé la nation à « condamner le sectarisme, le racisme et le suprémacisme blanc ». C’est la première fois qu’il condamne fermement cette idéologie à laquelle adhérait le tueur de la fusillade d’El Paso« Ces sinistres idéologies doivent être vaincues », a-t-il poursuivi, ajoutant :« La haine n’a pas de place en Amérique. La haine déforme les esprits, ravage les cœurs et dévore les âmes. »

CNN

✔@CNN

 

 

President Trump: “In one voice, our nation must condemn racism, bigotry and white supremacy. These sinister ideologies must be defeated. Hate has no place in America. Hatred warps the mind, ravages the heart and devours the soul.” https://cnn.it/2KpFCFP 

1 615

14:18 – 5 août 2019

Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité

2 267 personnes parlent à ce sujet

 

Lorsque Charlottesville avait été secoué par un épisode de violences en 2017, Donald Trump avait mis sur un pied d’égalité les violences de la part des suprémacistes blancs et des militants antiracistes, ce qui lui avait valu des critiques jusque dans son propre camp.

Exécution « rapide » des auteurs de fusillades

Le locataire de la Maison Blanche a aussi jugé nécessaire de réduire la « culture de la violence », citant notamment « les jeux vidéo qui célèbrent la violence ». Il a également estimé qu’internet et les réseaux sociaux avaient contribué à une radicalisation des auteurs de crimes de haine.

Donald Trump a par ailleurs appelé à l’exécution « rapide » des auteurs de fusillades. « J’ordonne également au ministère de la Justice de proposer une loi garantissant que ceux qui commettent des crimes motivés par la haine et des tueries de masse soient passibles de la peine de mort et que cette peine capitale soit appliquée rapidement, avec détermination et sans des années de délai inutile », a-t-il déclaré.

Il n’a toutefois pas explicité ses déclarations antérieures. Plus tôt dans la matinée, il avait proposé sur Twitter d’encadrer davantage les ventes d’armes à feu dans le pays, en suggérant de lier cette mesure à une réforme migratoire.

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Le discours poignant du Dr. Denis Mukwege, prix nobel de la paix https://www.coupdegriffeactu.com/2018/12/13/le-discours-poignant-du-dr-denis-mukwege-prix-nobel-de-la-paix/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/12/13/le-discours-poignant-du-dr-denis-mukwege-prix-nobel-de-la-paix/#respond Thu, 13 Dec 2018 01:47:49 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=9125 Denis-Mukwege © Malick Mbow
Denis-Mukwege © Malick Mbow

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Barack Obama sonne la charge contre Donald Trump https://www.coupdegriffeactu.com/2018/09/09/barack-obama-sonne-la-charge-contre-donald-trump/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/09/09/barack-obama-sonne-la-charge-contre-donald-trump/#respond Sun, 09 Sep 2018 01:50:12 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=8704 Barack Obama © Malick MBOW
Barack Obama © Malick MBOW

L’ancien président a dénoncé, vendredi, le silence des républicains face aux dérives de son successeur et a appelé les démocrates à se mobiliser pour les élections de novembre

LE MONDE | 07.09.2018 à 23h51 • Mis à jour le 08.09.2018 à 10h58 |Par Gilles Paris (Washington, correspondant)

 

Les funérailles du sénateur républicain de l’Arizona John McCain, le 1er septembre, lui avaient déjà donné l’occasion de multiplier les allusions transparentes, mais l’ancien président Barack Obama est passé clairement à l’offensive contre Donald Trump, vendredi 7 septembre, devant des étudiants de l’université de l’Illinois à Urbana-Champaign, à deux mois d’élections de mi-mandat aux allures de référendum pour l’actuel locataire de la Maison Blanche.

Le camp démocrate avait déjà fait la preuve de sa vigueur, manifestée par une floraison de candidatures, notamment féminines, et par de nombreux succès lors d’élections partielles. L’ancien président lui a apporté un socle : une lecture aussi impitoyable que charpentée du trumpisme, doublé d’un appel à la mobilisation.

 Lire aussi :   Aux Etats-Unis, la féminité devient un argument électoral

A circonstances exceptionnelles mesures exceptionnelles. Pour Barack Obama, la mise à l’épreuve des institutions du pays justifie qu’un ancien président fasse entendre sa voix. « Un simple coup d’œil aux dernières informations devrait vous dire que ce moment est vraiment différent », a assuré l’ancien occupant du bureau Ovale à la fin d’une semaine qui a été marquée par la parution des bonnes feuilles d’un livre incendiaire de Bob Woodward sur la Maison Blanche, ainsi que par la publication, par le New York Times, d’une tribune anonyme tout aussi alarmiste rédigée par une personne se présentant comme membre de l’administration au pouvoir.

 Lire aussi :   Livre incendiaire, tribune dans le « New York Times » : la Maison Blanche en pleine crise de nerfs

« Les enjeux sont vraiment plus élevés. Les conséquences plus graves si nous choisissons de rester sur la touche », a-t-il dit, « Cela n’a pas commencé avec Donald Trump. Il est un symptôme, pas la cause. Il ne fait que capitaliser les ressentiments que des hommes politiques attisent depuis des années. Une peur et une colère qui sont enracinées dans notre passé, mais aussi liées aux énormes bouleversements en cours. »

« Qu’est-il arrivé au Parti républicain ? »

« Au cours des dernières décennies, la politique de division, de ressentiment et de paranoïa a malheureusement trouvé sa place au sein du Parti républicain. Ce Congrès a défendu des lois sur le financement des campagnes électorales donnant aux milliardaires une influence hors normes sur notre politique », a déploré M. Obama.

« Il a systématiquement attaqué le droit de vote pour rendre plus difficile le vote des jeunes, des minorités et des pauvres. Il a distribué les réductions d’impôts sans tenir compte des déficits. Coupé les programmes sociaux autant que possible (…) Adopté des théories conspirationnistes sauvages, comme celles qui entourent [l’attaque de la représentation diplomatique américaine de] Benghazi, ou mon certificat de naissance [longtemps présenté comme faux par M. Trump]. Rejeté la science. Rejeté le changement climatique (…) Ce n’est pas un programme conservateur. Ce n’est sûrement pas normal. C’est un programme radical », a-t-il affirmé.

« Qu’est-il arrivé au Parti républicain ? », a fait mine de s’interroger l’ancien chef de l’Etat, listant ses revirements, sur la question du déficit budgétaire ou les relations avec la Russie, dénonçant ceux qui assurent « Oui, nous savons que tout ceci est un peu fou », mais qui « semblent totalement privés de colonne vertébrale pour sauvegarder les institutions qui font fonctionner notre démocratie ».

« Soit dit en passant », a-t-il poursuivi dans une allusion à la tribune anonyme qui assure que des conseillers brident l’action de Donald Trump, « l’affirmation que tout ira bien parce qu’il y a des gens à l’intérieur de la Maison Blanche qui ne suivent pas secrètement les ordres du président, ce n’est pas un frein – je suis sérieux ici – ce n’est pas comme ça notre démocratie est censée fonctionner ».

« Ces personnes ne sont pas élues. Elles ne sont pas responsables. Elles ne nous rendent pas service en faisant activement la promotion de 90 % des choses folles qui sortent de la Maison Blanche et en disant : Ne vous inquiétez pas, nous empêchons les 10 % restants. Ce n’est pas comme ça que les choses sont censées fonctionner. Ce n’est pas normal », a-t-il ajouté.

« On ne menace pas la liberté de la presse »

  1. Obama s’est livré ensuite à un examen sans concessions de l’action de son successeur. « Lorsque les chiffres du travail sont publiés, les chiffres mensuels des emplois, soudain, les républicains disent que c’est un miracle. Je me permets de leur rappelerque ces chiffres d’emploi sont en fait les mêmes qu’en 2015 et 2016 »,a-t-il affirmé.

« Nous sommes censés résister à la discrimination. Et il est évident que nous devons nous dresser clairement et sans équivoque contre des sympathisants nazis. Comment cela peut-il être difficile, de dire que les nazis sont mauvais ? »,a-t-il poursuivi, dans une allusion aux propos ambigus de Donald Trump après les affrontements sanglants de Charlottesville (Virginie) qui avaient opposé, en août 2017, des suprémacistes blancs à des antifascistes.

« On ne devrait pas avoir à rappeler » qu’un président ne doit pas faire« pression sur le ministre de la justice ou sur le FBI [police fédérale] pour qu’il instrumentalise le système pénal pour punir nos opposants politiques », ou qu’il ne peut pas « demander explicitement au ministre de la justice de protéger les membres de son propre parti contre les poursuites parce qu’il y a des élections », a ajouté M. Obama en référence à des déclarations et à des messages publiés sur son compte Twitter par M. Trump.

« On ne devrait pas avoir à dire qu’on ne menace pas la liberté de la presse parce qu’elle publie, ou diffuse, des histoires que l’on n’aime pas. Je me suis plaint beaucoup de [la chaîne conservatrice] Fox News, mais vous ne m’avez jamais entendu menacer de la fermer ou l’appeler l’ennemi du peuple », a-t-il encore fait observer.

Vibrant appel à l’engagement

Fidèle à la ligne modérée suivie tout au long de sa carrière, M. Obama a rejeté comme antidote une radicalisation du Parti démocrate. « Il y a des gens bien intentionnés qui se passionnent pour la justice sociale, qui pensent que les choses se sont tellement dégradées (…) que nous devons combattre le feu avec le feu, que nous devons faire les mêmes choses que les républicains, adopter leurs tactiques (…) Je ne suis pas d’accord avec ça », a ajouté l’ex-président, qui a lancé un vibrant appel à l’engagement.

« En fin de compte, la menace pour notre démocratie ne vient pas seulement de Donald Trump, ni des républicains du Congrès, ni des frères Koch [des milliardaires qui militent pour la dérégulation] et de leurs lobbyistes, ni de trop de compromis de la part des démocrates, ni d’un piratage russe. La plus grande menace pour notre démocratie est l’indifférence. La plus grande menace pour notre démocratie est le cynisme », a-t-il affirmé.

« Si vous pensez que les élections n’ont pas d’importance, j’espère que les deux années écoulées ont modifié votre perception », a insisté M. Obama à l’attention des démocrates abstentionnistes en 2016. « Vous devez faire davantage que retweeter des hashtags, vous devez voter », a-t-il assuré.

En déplacement électoral dans le Dakota du Nord, M. Trump n’a guère tardé pour répliquer à son contempteur, après avoir estimé que son ministre de la justice (attorney general) Jeff Sessions devait, au nom de la « sécurité nationale », « enquêter pour savoir qui est l’auteur » de la tribune du New York Times contre lequel il a évoqué d’éventuelles poursuites. Le président a par ailleurs assuré que le discours de M. Obama l’avait « endormi ».

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Rencontre entre Sékou Touré et : deux discours pour l’histoire https://www.coupdegriffeactu.com/2018/08/26/rencontre-entre-sekou-toure-et-deux-discours-pour-lhistoire/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/08/26/rencontre-entre-sekou-toure-et-deux-discours-pour-lhistoire/#respond Sun, 26 Aug 2018 01:32:19 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=8630 Sékou Touré © Malick MBOW
Sékou Touré © Malick MBOW
  • Charles de Gaulle © Malick MBOW
    Charles de Gaulle © Malick MBOW

    Webnews| Le 25 août, 2018

 

Ahmed Sékou Touré, ici le 20 novembre 1962.

25 août 1958. Il est 16 heures quand le général de Gaulle met le pied sur le tarmac de l’aéroport de Conakry (Guinée). Depuis quelques jours, le dernier président du Conseil de la IVe République parcourt les colonies africaines afin de les rallier à la nouvelle Constitution qu’il propose aux Français. Deux discours, dix heures d’escale à Conakry qui vont sceller l’avenir du processus d’indépendance de la Guinée.

Le 20 août 1958, le général de Gaulle démarre une tournée africaine : Antananarivo, Brazzaville, Abidjan, Conakry, Dakar, Alger sont sur le parcours de l’homme de la France libre qui n’a qu’un objectif : rallier les colonies à la proposition de nouvelle Constitution. Le 28 septembre, les Français sont appelés à voter pour ou contre le projet de constitution de la Ve République.

Les départements et territoires d’outre-mer (DOM-TOM), dont font partie les colonies de l’Afrique-Occidentale française (AOF) comme la Guinée, sont aussi appelés à voter, avec un enjeu particulier. La nouvelle Constitution prévoit que ces colonies puissent rejoindre une « Communauté française » censée renouveler les liens entre la métropole et les territoires africains.

La veille de son arrivée à Conakry, Charles de Gaulle rappelle, dans un discours à Brazzaville, ce qui a été jusque-là l’alternative offerte : sécession ou participation à la Communauté. Mais il ouvre aussi une porte : la participation à la Communauté ne sera pas irrévocable. les territoires qui auront rejoint cette Communauté française pourront par la suite prendre leur indépendance, sans que cela soit considéré par Paris comme une rupture.

Deux discours, deux visions

Le 25 août 1958, De Gaulle est à Conakry. Le PDG (Parti Démocratique de Guinée) a demandé à la foule de se mobiliser pour offrir un accueil mémorable au premier des Français. La population s’est massée sur le bord de la route. Arrivés à Kaloum, De Gaulle et Sékou ont une brève entrevue. En même temps, les membres de la délégation métropolitaine, Pierre Messmer et Bernard Cornut-Gentille, découvrent le discours que livrera Sékou Touré quelques minutes plus tard à l’Assemblée territoriale. Un discours véhément, « pas bon » pour les proches de de Gaulle, « mais pas inacceptable » juge alors Pierre Messmer, haut-commissaire de la République en Afrique équatoriale française (AEF). Le temps manque avant la déclaration devant l’Assemblée pour demander des corrections. De Gaulle n’en prend même pas connaissance. Il sera lu tel quel par Sékou Touré, le premier des deux à prendre la parole.

« Nous avons, quant à nous, un premier et indispensable besoin, celui de notre dignité. Or, il n’y a pas de dignité sans liberté, car tout assujettissement, toute contrainte imposée et subie dégrade celui sur qui elle pèse, lui retire une part de sa qualité d’Homme et en fait arbitrairement un être inférieur. Nous préférons la pauvreté dans la liberté à la richesse dans l’esclavage. »

Ce ton offensif, ce discours ciselé et ces propos audacieux face au Président du Conseil français vont déplaire au général de Gaulle. « De Gaulle reçoit cela comme une insulte. Je le vois à sa pâleur », raconte Pierre Messmer. Celui qui est alors Président du Conseil français réagit immédiatement, en improvisant un discours tout aussi offensif.

« Cette Communauté, la France la propose ; personne n’est tenu d’y adhérer. On a parlé d’indépendance, je dis ici plus haut encore qu’ailleurs que l’indépendance est à la disposition de la Guinée. Elle peut la prendre, elle peut la prendre le 28 septembre en disant « non » à la proposition qui lui est faite et dans ce cas je garantis que la Métropole n’y fera pas obstacle. »

La rupture

De Gaulle, furieux, quitte la salle en oubliant son képi. Il dira à ses proches : « La Guinée, Messieurs, n’est pas indispensable à la France. Qu’elle prenne ses responsabilités. […] Nous n’avons plus rien à faire ici. Le 29 septembre, la France s’en ira ». Vexé, le chef du gouvernement français annule toutes les réceptions prévues, ne dîne pas avec Sékou Touré comme convenu initialement et quitte Conakry le lendemain matin. Sékou Touré qui devait embarquer pour Dakar avec lui ne viendra pas. Il arrivera avec plusieurs heures de retard à l’Assemblée fédérale de l’AOF.

Certains historiens, parmi lesquels Elizabeth Schmidt, historienne spécialiste de la Guinée, pensent aujourd’hui que Sékou Touré n’était pas forcément indépendantiste à ses débuts. Mais le bouillonnement intellectuel dans la jeunesse de son parti au début de l’année 1958, ainsi que son opposition à la Constitution de la Ve République telle que De Gaulle la propose – puisqu’il souhaite garder la cadre de l’AOF/AEF – le poussent à demander le vote du « non » et donc de se prononcer pour l’indépendance. Sa faconde fait le reste. Les deux hommes ne se croiseront plus jusqu’à la mort de De Gaulle, douze ans plus tard.

Le 28 septembre 1958, les Français votent « oui » à la nouvelle Constitution. La Guinée est le seul DOM-TOM à voter pour le « non » et ce à plus de 95 %. Comme promis par le général de Gaulle dans son discours, la Guinée devient donc indépendante quatre jours plus tard, le 2 octobre 1958. Pour De Gaulle, c’est un affront. La République de Guinée ne bénéficiera d’aucun investissement français. Les fonctionnaires de la République française sont priés de partir au plus vite de Guinée. Les relations entre les deux pays sont glaciales. En 1965, c’est la rupture du dialogue diplomatique entre les deux pays.

Elles reprennent sous Pompidou puis plus amplement encore sous Giscard d’Estaing, qui ouvre une ambassade de France puis réalise, en 1978, la première visite d’un chef d’État ou de gouvernement français à Conakry depuis… le 25 août 1958.

 

Auteur: Rfi 

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Le ministre italien de la Famille : “Les homosexuels veulent effacer notre peuple” https://www.coupdegriffeactu.com/2018/06/08/le-ministre-italien-de-la-famille-les-homosexuels-veulent-effacer-notre-peuple/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/06/08/le-ministre-italien-de-la-famille-les-homosexuels-veulent-effacer-notre-peuple/#respond Fri, 08 Jun 2018 00:47:48 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=8125 Lorenzo Fontana - © Malick MBOW
Lorenzo Fontana – © Malick MBOW

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valeursactuelles.com

 

/ Mardi 5 juin 2018 à 16:2229

 

Lorenzo Fontana, le ministre de la Famille italien. Photo © Luigi Mistrulli/SIPA

Controverse. Les déclarations de Lorenzo Fontana font polémique en Italie quelques jours seulement après la formation de la nouvelle coalition gouvernementale.

L’union des couples homosexuels est autorisée depuis 2016 en Italie et le Mouvement 5 étoiles et la Ligue ont exclu la question de leur programme commun.  Pourtant, une polémique a éclaté en Italie le soir même de l’investiture de la nouvelle coalition après les propos sans équivoque de Lorenzo Fontana, le nouveau ministre de la Famille italien, sur l’homosexualité.

Pas dans l’agenda politique commun

« Les familles arc-en-ciel n’existent pas dans la loi italienne », a-t-il assuré au quotidien Corriere Della Sera, samedi 2 juin. La veille, arrivant à la soirée d’investiture avec sa femme et sa fille, il avait déclaré que « les familles sont celles qui sont naturelles, où un enfant doit avoir un père et une mère. (…) La famille naturelle est attaquée. [Les homosexuels] veulent nous dominer et effacer notre peuple », indique le journal Le Monde.

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Le ministre de la Famille s’est également prononcé sur l’avortement en assurant qu’en tant que catholique, il donnerait des moyens à tous les organismes qui « tentent de dissuader les femmes d’avorter », car « l’avortement est la première cause de féminicide au monde ».

Immédiatement, le Mouvement 5 étoiles a pris ses distances, déclarant que le sujet des unions civiles homosexuelles avait été écarté de l’agenda politique commun aux deux formations. Comme le rapporte L’Obs, Matteo Salvini, le patron de la Ligue, proche de Lorenzo Fontana et nouveau ministre de l’Intérieur, a d’ailleurs tenté d’apaiser les choses : « En tant que père, je suis soucieux qu’un enfant grandisse entre un père et une mère, mais la question n’est pas à l’agenda du gouvernement », a-t-il déclaré.

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Accusations de l’opposition : Macky vide son sac https://www.coupdegriffeactu.com/2018/05/25/accusations-de-lopposition-macky-vide-son-sac/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/05/25/accusations-de-lopposition-macky-vide-son-sac/#respond Fri, 25 May 2018 22:54:03 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=8035 Macky SALL 2017 © Malick MBOW
Macky SALL 2017 © Malick MBOW

https://www.youtube.com/watch?v=eYBCLeXgdY0

  • Le 25 mai, 2018
  • Les membres de l’opposition le dépeignent comme un dictateur, qui a peur de ses adversaires dont Karim Wade et Khalifa Sall. Le chef de l’État, qui semblait en avoir gros sur le cœur, a répliqué ce vendredi, lors du lancement du Tome 1 de son ouvrage « Conviction Républicaine ».

« Je n’ai pas peur d’adversaires »
« Tous les jours, on prétend qu’au Sénégal, c’est la dictature. Et on dit que le Président ne veut pas d’adversaires. Mais, je n’ai pas peur d’adversaires. Je me suis soumis à la sanction des sénégalais et tous les jours on juge mon action. Je n’ai pas peur d’être jugé. Je peux faire des erreurs comme tout humain, mais il faut que ce débat soit posé sur l’état de la nation », a craché Macky Sall.

Pour qui, il urge de se pencher sur les vrais problèmes des sénégalais. « Sur le plan social, tous les filets sociaux en faveur des populations démunies, de l’enfance, de personnes âgées, la Cmu, la carte d’égalité des chances pour lutter contre le handicap : tout ça, ce sont des politiques d’inclusion qui doivent être renforcées », a expliqué le chef de l’État.

Le débat qu’il faut
Dans l’enseignement supérieur, il indique avoir trouvé 5000 lits (De 1958 à 2012). Son régime en a fait autant en 6 ans. « Ils seront inaugurés prochainement. Et nous avons lancé un  programme de 30 000 lits en cours déjà. J’ai trouvé des centres universitaires régionaux, nous sommes en train de les doter d’infrastructures minimales pour des universités. Comment une université peut être construite sans amphithéâtre ? Sans laboratoire. On va former quels types d’universitaires, quels types de cadres ? Voilà le vrai débat. Mais, ce débat on n’en parle pas », a fustigé le Président de la République.

 

Auteur: Youssouf SANÉ 

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Allemagne: les déclarations-chocs du nouveau ministre de l’Intérieur sur l’islam RFI| https://www.coupdegriffeactu.com/2018/03/16/allemagne-les-declarations-chocs-du-nouveau-ministre-de-linterieur-sur-lislam-rfi/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/03/16/allemagne-les-declarations-chocs-du-nouveau-ministre-de-linterieur-sur-lislam-rfi/#respond Fri, 16 Mar 2018 21:17:34 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=7450
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    Horst Seehofer © Malick MBOW
    Horst Seehofer © Malick MBOW

    Le 16 mars, 2018

     

     Horst Seehofer, président de la CSU bavaroise, a longtemps critiqué la politique migratoire de son alliée de la CDU, Angela Merkel. Lors des négociations pour former le nouveau gouvernement, il avait obtenu des dispositions plus fermes sur ce dossier. Mais depuis sa nomination, mercredi, au ministère de l’Intérieur, il a pris position dans une première interview. Et les thèses qu’il y développe sont plus restrictives que celles d’Angela Merkel sur la place de l’islam en Allemagne. La chancelière a pris le contre-pied de son ministre.
  • « L’islam n’appartient pas à l’Allemagne. Notre pays est marqué par le christianisme. » Horst Seehofer, nouveau ministre de l’Intérieur et de la patrie – un rajout symbolique à son titre -, n’a pas choisi par hasard ses mots dans une interview au quotidien populaire Bild Zeitung.

    Angela Merkel, comme d’autres responsables conservateurs avant elle, avait pris une position contraire, notamment en 2015 lors de l’arrivée de nombreux migrants, dont la plupart étaient des musulmans.

    Horst Seehofer précise dans la même interview : « Les musulmans qui vivent ici appartiennent évidemment à l’Allemagne, mais cela ne signifie pas que nous abandonnions pour de fausses considérations nos traditions. »

    Le ministre de l’Intérieur, par ailleurs président de la CSU bavaroise, avait critiqué ces dernières années la politique migratoire d’Angela Merkel. Il a obtenu l’inscription dans le nouveau contrat de gouvernement d’une limite supérieure annuelle pour le nombre de nouveaux migrants.

    Il plaide aussi pour des centres d’accueil des réfugiés permettant un traitement plus rapide de leurs dossiers et des expulsions plus nombreuses.

    Cette prise de position sur l’islam, critiquée immédiatement à gauche, a aussi un arrière-plan électoral, en raison de la concurrence du parti d’extrême-droite AfD pour les conservateurs. Des élections ont lieu à l’automne en Bavière.

    Les déclarations interviennent alors que les organisations musulmanes regrettent le manque de solidarité des autorités après des attaques criminelles contre des mosquées ces derniers jours.

    ?La chancelière Angela Merkel a déclaré dans une conférence de presse « ces musulmans sont partie intégrante de notre pays comme leur religion l’islam », prenant le contre-pied des propos de son ministre.

     

    Auteur: RFI.fr

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    La réélection imminente de Vladimir Poutine et le retour à l’équilibre des puissances https://www.coupdegriffeactu.com/2018/03/06/la-reelection-imminente-de-vladimir-poutine-et-le-retour-a-lequilibre-des-puissances/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/03/06/la-reelection-imminente-de-vladimir-poutine-et-le-retour-a-lequilibre-des-puissances/#respond Tue, 06 Mar 2018 23:32:00 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=7336 Vladimir POUTINE - © Malick MBOW
    Vladimir POUTINE – © Malick MBOW

    Le discours que Vladimir Poutine a prononcé jeudi 1er mars devant le parlement russe est un événement véritablement important, parce qu’il nous révèle, tel un flash photgraphique, où en est la Russie actuellement.

    Disraeli Scanner

    Publié le 5 Mars 2018

     

    Le 4 mars 2018,

     

    Mon cher ami,

     

    Ce n’est pas à un Français que je vais rappeler l’importance de la longue durée historique. Mais Fernand Braudel ne méprisait pas l’événement, comme on le dit trop souvent. Il disait que rares étaient les événements historiques importants, c’est-à-dire dans lesquels on voyait surgir longue durée et structures.

     

    Le discours que Vladimir Poutine a prononcé jeudi 1er mars devant le parlement russe est un événement véritablement important, parce qu’il nous révèle, tel un flash photgraphique, où en est la Russie actuellement.

     

    Adapter la stratégie russe à la relative faiblesse démographique du pays

     

    Poutine se place dans la longue durée de l’histoire russe.

    Il insiste beaucoup, dans son discours, sur les contraintes que la démographie fait peser sur toutes les décisions politiques russes. Le pays a subi des pertes gigantesques au XXè siècle, pour des raisons internes – la guerre civile totale de Lénine, Trotski et Staline a causé une bonne vingtaine de millions de morts – et externes – la Première Guerre mondiale et l’effondrement du régime tsariste, la Seconde Guerre mondiale et la guerre d’extermination hitlérienne contre les peuples d’Union Soviétique, la période post-soviétique ont fait globalement pluis de 30 millions de victimes. Tout cela, Poutine en fait le fondement de sa politique et il a par exemple mené la stratégie correspondant à la faiblesse démographique de son pays lorsqu’il a imaginé une manière de combattre Daech en Syrie qui n’implique que très peu de troupes russes au sol. Le 1er mars, Poutine a rappelé les efforts sanitaires, médicaux, sociaux faits pour faire reculer la mortalité, en particulier masculine (l’espérance de vie est remontée de 70 à 73 ans depuis 2000). Les médias occidentaux ne le jeront pas sincère mais le président russe a insisté sur le profond désir de paix du pays et sur le caractère strictement défensif de l’outil militaire. Ce qui importe au président russe, c’est d’abord d’améliorer le niveau de vie de la population, son niveau éducatif, de renforcer des infrastructures de transport encore insuffisantes, de moderniser les villes.

     

    Faire passer le pays à l’industrie 4.0 

     

    C’est le deuxième point essentiel du discours. Poutine annonce un programme d’investissement public dans le système éducatif, les universités, la recherche, l’innovation. Il ne veut pas que son pays manque le tournant des NBIC (Nanotechnologies, Biotechnologies, Informatique, sciences de la Cognition). Tout ceci est important parce que, durant longtemps, on a expliqué que le pays vivait de ses ressources en hydrocarbures et était donc très vulnérable économiquement. Les années récentes ont montré une Russie plus solide que ce qu’on croyait, capable d’absorber le triple choc de la crise financière, des conséquences du conflit entre sunnites et chiites sur le prix du pétrole  et du gaz et, last but not least, des sanctions germano-américaines. La Russie a constitué des réserves d’or encore plus considérables que la Chine, bien consciente que le bon vieux système de la garantie métallique de la création du crédit pourrait être très utile en cas de crise du dollar ou de nouvelle turbulence financière majeure. Le président russe a mis en valeur la lutte contre l’inflation menée par la Banque Centrale russe. Il a insisté sur la nécessité de passer aux réseaux numérisés de distribution de l’électricité. Il a mis en valeur la situation géographique de la Russie et son rôle irremplaçable dans la circulation des marchandises en Eurasie. Et il a expoliqué à ses compatriotes qu’il s’agissait, dans la révolution technologique actuelle comme dans les autres domaines de ne pas prendre de retard pour ne pas devoir, une nouvelle fois, dépendre de puissances étrangères pour garantir le développement de la Russie. La perspective que le président russe a tracée est, sans aucun doute celle de son très probable nouveau mandat (2018-2024) mais il a insisté sur une série de mesures, en particulier fiscales et sociales qui devraient être prises dès cette année.

     

     

    Assurer l’équilibre des puissances 

     

    Ce que les médias ont retenu du discours, bien entendu, ce sont les annonces militaires. Le président russe a bien évidemment voulu frapper les esprits en montrant des vidéos de nouvelles armes à la pointe de la technologie. La méfiance vis-à-vis de tout ce qui vient de Russie est telle en Europe et en Amérique du Nord que les commentateurs ont majoritairement expliqué qu’il s’agissait d’une démonstration d’agressivité et d’une relance de la course aux armements. Il faut bien entendu rétablir les faits:

    – en 1990, Mikhaïl Gorbatchev accepte l’entrée de l’Allemagne réunifiée dans l’OTAN contre la garantie que l’OTAN ne s’étendra pas vers l’Est. Quinze ans plus tard, Bill Clinton et George W. Bush ont fait comme si les engagements pris vis-à-vis d’un homme de paix n’étaient que des chiffons de papier et l’OTAN inclut une grande partie de l’Europe centrale et orientale, y compris les Pays Baltes.

    – En 2004, George W Bush va un cran plus loin en faisant sortir unilatéralement son pays du traité dit ABM, de développement limité des boucliers anti-missiles. A cette époque, Vladimir Poutine était déjà président et il avait tout fait, diplomatiquement parlant, pour dissuader  son homologue américain de franchir un tel pas.

    – En 2007, alors qu’il préside aux destinées de la Russie depuis sept ans, Vladimir Poutine juge qu’il a suffisamment redressé son pays pour prendre le risque d’un discours, à la Conférence sur la Sécurité de Munich, qui sonne comme un défi à la vision impériale des Etats-Unis et prône un retour à l’équilibre des puissances. Ce discours est à l’origine de la russophobie officielle de toutes nos chancelleries où l’on préfère, depuis longtemps, le confort de la vassalité à Washington à l’incertitude d’une politique d’indépendance.

    – Un peu plus de dix ans plus tard, donc, le président russe annonce que son pays dispose désormais d’armes intelligentes et ultra-rapides qui, par mer ou dans les airs, peuvent contourner tous les systèmes anti-missiles développés par les Américains. Il juge que l’équilibre est rétabli.

     

    Cette notion d’équilibre des puissances est fondamentale. Contrairement à une idée reçue, c’est le meilleur système pour empêcher les guerres. En 1914, c’est parce que les pays européens ne croient plus à l’équilibre des puissances qu’ils se jettent les uns sur les autres et passent quatre ans à faire s’affronter deux colaitions de force à peu près équivalente. L’équilibre nucléaire est ce qui a permis que la bonne conscience expansionniste américaine et la paranoïa soviétique , après 1945, ne dégénèrent pas en guerre chaude. Après 1990, les Etats-Unis ont pu donner libre cours à leur impérialisme messianique et le monde a perdu rapidement les dividendes de la paix. En particulier le Moyen-Orient a été dévasté par les guerres américaines et leurs conséquences.

     

    La sagesse des conservateurs est de ne pas mêler les enjeux de valeurs aux relations entre les Etats. 

     

    Vous n’avez même pas besoin de me demander, mon cher ami, comment je suis reçu dans mon propre parti avec de telles opinions. Comme l’héritier du grand Benjamin, le Disraëli du XIXè siècle, dont on supportait les excentricités. Comment peut-on être un Tory et ne pas condamner sans appel les atteintes aux libertés individuelles dont se rend coupable le régime de Monsieur Poutine? Dans ce cas, je réponds à mes amis qu’ils me font un procès d’intention: en quoi peuvent-ils affirmer que je ne les condamne pas? Je les vois, comme tout le monde, mais je suis plus fidèle qu’eux à l’esprit tory lorsque je pense les relations internationales sans m’immiscer dans la politique intérieure des Etats. Beaucoup de membres du parti conservateur britannique sont aujourd’hui en fait des gladstoniens, des libéraux, en politique étrangère, persuadés que la diplomatie doit porter des valeurs universelles et tâcher de les imposer. Je suis pour ma part de l’école de Richelieu et de Pitt, de Churchill et de Gaulle: rien n’est plus précieux à mes yeux que l’équilibre entre les Etats. Le maintenir demande bien entendu de penser à la défense du pays mais aussi de toujours rechercher la confiance dans les relations internationales afin de construire des paix solides. Un conservateur comme Churchill savait quand il fallait être ferme et quand il fallait pratiquer la détente.

     

    Regardez comment la défense des droits de l’individu comme impératif suprême de l’intervention politique est impossible à tenir. Expliquez-moi ce qu’il y a de défendable dans les milices néo-nazies qui soutiennent le gouvernement d’Ukraine de l’Ouest et sont appuyées par l’Occident? Où pensez-vous que les atteintes à vos droits sont les plus probables, si vous y viviez: dans la Russie de Poutine ou dans la Chine de Xi Jiping? Expliquez-moi selon quel critère éthique vous voulez prendre parti dans la guerre larvée que se livrent l’Arabie Saoudite et l’Iran. Je ne veux pas d’une politique étrangère amorale. J’attends que l’on respecte les traités signés et que l’on serve la paix comme bien suprême. Je suis convaincu que le seul moyen de faire gagner la liberté dans tous les Etats du monde, c’est de faire confiance à la force des idées et des croyances, qui ne se laissent pas arrêter par une frontière. Mais on n’adopte plus de liberté que si l’on est libre de toute contrainte externe. La meilleure chance de faire passer la Russie d’un régime bonapartiste à une démocratie gaullienne, c’est de construire avec elle les fondations d’une nouvelle paix et sécurité, en Europe, au Moyens-Orient et en Asie.

     

    Je vous souhaite une bonne semaine.

    Bien fidèlement à vous

     

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