Notice: Function _load_textdomain_just_in_time was called incorrectly. Translation loading for the post-carousel domain was triggered too early. This is usually an indicator for some code in the plugin or theme running too early. Translations should be loaded at the init action or later. Please see Debugging in WordPress for more information. (This message was added in version 6.7.0.) in /home2/coupdy5p/public_html/wp-includes/functions.php on line 6131

Notice: Function _load_textdomain_just_in_time was called incorrectly. Translation loading for the antispam-bee domain was triggered too early. This is usually an indicator for some code in the plugin or theme running too early. Translations should be loaded at the init action or later. Please see Debugging in WordPress for more information. (This message was added in version 6.7.0.) in /home2/coupdy5p/public_html/wp-includes/functions.php on line 6131

Warning: Cannot modify header information - headers already sent by (output started at /home2/coupdy5p/public_html/wp-includes/functions.php:6131) in /home2/coupdy5p/public_html/wp-includes/feed-rss2.php on line 8
Destitution – Coup de Griffe actu https://www.coupdegriffeactu.com Musée Virtuel Mon, 20 May 2019 21:29:14 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 Etats-Unis : un parlementaire républicain appelle pour la première fois à destituer Trump https://www.coupdegriffeactu.com/2019/05/20/etats-unis-un-parlementaire-republicain-appelle-pour-la-premiere-fois-a-destituer-trump/ https://www.coupdegriffeactu.com/2019/05/20/etats-unis-un-parlementaire-republicain-appelle-pour-la-premiere-fois-a-destituer-trump/#respond Mon, 20 May 2019 21:29:14 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=9908 DOLNAD-TRUMPresident © Malick MBOW
DOLNAD-TRUMPresident © Malick MBOW

Justin Amash explique avoir lu attentivement le rapport du procureur spécial Mueller sur l’ingérence russe dans l’élection présidentielle américaine de 2016.

 

franceinfo avec AFP

Mis à jour le 19/05/2019

Il est le premier parlementaire du camp républicain à franchir le pas. Justin Amash, élu du Michigan, estime que Donald Trump a eu un comportement pouvant conduire à son « impeachment », c’est-à-dire sa destitution par le Congrès. Cet élu accuse également le ministre de la Justice, Bill Barr, d’avoir « délibérément » induit le public en erreur au sujet de la teneur de l’enquête du procureur spécial Robert Mueller sur l’ingérence russe dans l’élection présidentielle américaine de 2016.

Dans une série de tweets postés samedi 18 mai, l’élu conservateur déclare que « peu d’élus du Congrès ont lu le rapport Mueller » qui fait état « de nombreux exemples de comportements » pouvant correspondre à la qualification « d’obstruction à la justice »« Il ne fait aucun doute qu’une personne qui ne serait pas présidente des Etats-Unis serait inculpée sur la base de telles preuves », estime-t-il.

Here are my principal conclusions:
1. Attorney General Barr has deliberately misrepresented Mueller’s report.
2. President Trump has engaged in impeachable conduct.
3. Partisanship has eroded our system of checks and balances.
4. Few members of Congress have read the report.

— Justin Amash (@justinamash) 18 mai 2019

« Contrairement à la description qu’en fait monsieur Barr, le rapport Mueller révèle que le président Trump a pris des mesures et a eu un comportement proches de ‘l’impeachment' », selon Justin Amash, qui est issu du mouvement libertarien Tea Party. Ces propos vont encore plus loin que ceux de la plupart des élus démocrates au Congrès. Une élue démocrate du Michigan, Rashida Tlaib, a aussitôt exhorté Justin Amash à cosigner sa résolution de destitution.

Dans son rapport de près de 450 pages, Robert Mueller a exonéré Donald Trump des soupçons de collusion avec Moscou, mais a décrit une dizaine de pressions exercées par le président républicain sur l’enquête. S’estimant totalement blanchi, Donald Trump n’a de cesse de dénoncer une coûteuse « chasse aux sorcières ». Certains démocrates, majoritaires à la Chambre des représentants, estiment que des éléments du rapport démontrent que le président a « entravé la justice ».

]]>
https://www.coupdegriffeactu.com/2019/05/20/etats-unis-un-parlementaire-republicain-appelle-pour-la-premiere-fois-a-destituer-trump/feed/ 0
Selon Trump, les marchés vont « s’effondrer » s’il est destitué https://www.coupdegriffeactu.com/2018/08/23/selon-trump-les-marches-vont-seffondrer-sil-est-destitue/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/08/23/selon-trump-les-marches-vont-seffondrer-sil-est-destitue/#respond Thu, 23 Aug 2018 15:09:14 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=8610  

DOLNAD-TRUMPresident © Malick MBOW
DOLNAD-TRUMPresident © Malick MBOW

M6info 23 août 2018

Le président américain s’est vu compromis mercredi par une révélation de son ancien avocat devant un juge de New York.

Donald Trump s’en dit convaincu. S’il venait à être destitué, la stabilité financière du monde serait compromise. Sur Fox News, jeudi, le président américain l’a affirmé :

“Si jamais j’étais destitué, je pense que les marchés s’effondreraient et que chacun deviendrait plus pauvre (…) Je ne sais pas comment on peut destituer quelqu’un qui fait un super travail”.

Des propos tenus dans le sillage des déclarations de son ancien avocat qui s’est retourné contre lui. Mercredi, Michael Cohen, qui a passé un accord de plaider-coupable avec les autorités, a affirmé sous serment avoir acheté, à la demande de Donald Trump, le silence de deux maîtresses présumées “pour influencer l’élection” présidentielle de 2016.

Un aveu compromettant

Cet aveu sous-entend que Donald Trump pourrait avoir lui-même commis un délit. Le locataire de la Maison Blanche a toujours nié tout acte contraire à la loi. Mais si les versements à l’actrice porno Stormy Daniels et à Karen McDougal, une ex-playmate du magazine Playboy, étaient avérés, le vent pourrait se retourner contre le président des Etats-Unis dans ces deux affaires.

Un témoignage compromettant donc pour l’occupant de la Maison Blanche. Officiellement, Donald Trump ne serait “pas du tout inquiet” des éventuelles nouvelles révélations que pourraient faire Michael Cohen. Pourtant, l’étau judiciaire se resserre bien autour du milliardaire…

]]>
https://www.coupdegriffeactu.com/2018/08/23/selon-trump-les-marches-vont-seffondrer-sil-est-destitue/feed/ 0
Espagne : « le seul ciment » du gouvernement Sanchez « est le rejet de Mariano Rajoy » https://www.coupdegriffeactu.com/2018/06/02/espagne-le-seul-ciment-du-gouvernement-sanchez-est-le-rejet-de-mariano-rajoy/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/06/02/espagne-le-seul-ciment-du-gouvernement-sanchez-est-le-rejet-de-mariano-rajoy/#respond Sat, 02 Jun 2018 00:49:06 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=8092 Mariano RAJOY© Malick MBOW
Mariano RAJOY© Malick MBOW

Sandrine Morel, correspondante du « Monde » en Espagne, a répondu à vos questions sur l’arrivée du socialiste Pedro Sanchez à la tête du gouvernement.

LE MONDE | 01.06.2018 à 16h50 • Mis à jour le 01.06.2018 à 17h02 |Propos recueillis par Sandrine Morel (Madrid, correspondance)

 

Le socialiste Pedro Sanchez a été investi par le Parlement espagnol, vendredi 1er juin, président du gouvernement avec le soutien de 180 députés. Cent soixante-neuf autres avaient voté contre.

Une motion de défiance avait été déposée par le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) contre le chef du gouvernement Mariano Rajoy à la suite de la condamnation du Parti populaire (PP), jeudi 24 mai, à rembourser250 000 euros en tant que bénéficiaire d’un vaste réseau de corruption dans le cadre de l’affaire Gürtel.

Le dirigeant socialiste est parvenu à rassembler une majorité hétéroclite autour de sa candidature, qui va de la gauche radicale Podemos au centre droit nationaliste basque en passant par les indépendantistes catalans.

Sandrine Morel, correspondante du Monde en Espagne, a répondu à vos questions sur l’arrivée de Pedro Sanchez à la tête du gouvernement.

Kate : Mais à quoi va donc ressembler et rimer ce gouvernement ? Est-ce un gouvernement durable, selon vous ?

Sandrine Morel : Non. Son seul ciment est le rejet de Mariano Rajoy. Pedro Sanchez entend gouverner seul, en minorité, avec seulement 84 des 350 députés. Pour voter chaque loi, il lui faudra convaincre un grand nombre de partis aux intérêts divergents et souvent opposés. Néanmoins, il est possible qu’il profite des prochains mois pour marquer des points afin d’arriver en bonne position aux prochaines élections, dont aucune date n’a été fixée mais qui pourraient avoir lieu à l’automne ou au printemps prochains. Il pourrait reprendre le dialogue en Catalogne et essayer d’apaiser la crise politique par des mesures symboliques. Il peut aussi essayer de faire avancer certains projets bloqués par le gouvernement comme la dérogation de certains points de la « loi bâillon » voire de la réforme du travail. Ou prendre des décisions symboliques que lui demande Podemos, comme celle de retirer une médaille policière à un ancien tortionnaire franquiste.

Isa : Rajoy tombe pour des affaires de corruption. Le PSOE n’a-t-il jamais été touché par des affaires ?

Le PSOE est lui aussi touché par de nombreuses affaires de corruption, comme a insisté Mariano Rajoy et le porte-parole du PP. Pedro Sanchez l’a reconnu tout en insistant sur les différences : le Parti socialiste, comme entité juridique, n’a pas été condamné dans un procès pour corruption comme l’a été le PP, « participant à titre lucratif » de l’affaire Gürtel, et le nombre d’affaires en phase d’instruction qui touche le PP est élevé. Cependant, beaucoup de députés du PP lui ont reproché de saisir un « prétexte » pour prendre le pouvoir « par la porte de derrière ».

Pascal D. : Quelle est la position de Ciudadanos ?

Albert Rivera, leader de Ciudadanos, demande des élections immédiates afin de « redonner la voix aux Espagnols ». Il a été très dur avec Pedro Sanchez et le possible « gouvernement Frankenstein » qui viendrait, selon lui. Il considère qu’il n’aurait pas dû s’appuyer sur « ceux qui veulent casser et liquiderl’Espagne » pour être élu.

Maxime : Le gouvernement espagnol ne risque-t-il pas un nouveau « bloqueo » lors des prochaines élections, Podemos étant en crise, Ciudadanos ayant le vent en poupe et le PP demeurant très appuyé par des provinces autonomes plus attachées aux valeurs du PP ?

En effet : de nouvelles élections pourraient aboutir à un blocage similaire à celui qui a été vécu durant presque un an en 2016. La partition du Parlement autour de quatre forces politiques fortes est confirmée par les sondages. Or l’Espagne n’a pas de tradition de gouvernement de coalition. Et la division droite-gauche et jeune-vieux partis rend compliqués les accords entre des partis, qui doutent de leur loyauté mutuelle.

MickaS : Qu’implique une faible majorité au Parlement pour PSOE ?

Le PSOE sait qu’il aura grand-peine à gouverner réellement et approuver des lois tant les partis dont il a besoin pour compléter une majorité sont hétéroclites. Il aura du mal à approuver son propre budget. Il a d’ailleurs prévenu qu’il comptait récupérer celui du PP. Il pourra tenir quelques mois. Sans doute pas davantage. D’autant plus que la manière d’arriver au pouvoir, sans repasser par les urnes, fait l’objet de critiques.

 Lire aussi :   En Espagne, Rajoy remplacé par Sanchez à la tête du gouvernement

Rosy : Les socialistes reviennent donc au pouvoir. Quel est leur programme ?

Les socialistes ont exposé un programme minimum. Leur arrivée au pouvoir a été une surprise, même pour eux. Officiellement, ils n’ont rien négocié avec les autres partis en échange de leur soutien. Le seul programme affiché clairement est la « stabilité », la « normalisation » de la situation politique en Catalogne et, une fois que celles-ci sont assurées, la convocation d’élections. Le PSOE a aussi laissé entendre son souhait de prendre des mesures de « régénération » démocratique d’urgence, comme la dépolitisation de la télévision publique TVE.

FioFio : Que dit l’opinion publique en Espagne ?

Les sondages sont contradictoires. Une majorité d’Espagnols était favorable à faire tomber Mariano Rajoy, mais une grande partie exigeait des élections anticipées immédiates. Il règne une crainte sur la viabilité du gouvernement de Pedro Sanchez et sa force pour résister au défi indépendantiste. Il y a aussi une certaine euphorie à gauche pour avoir renversé le PP et une grande frustration à droite quant à la procédure de destitution, considérée abusive et opportuniste.

Charles : Pour adopter la motion de censure, les socialistes ont dû faire coalition avec les indépendantistes catalans. Quels étaient les termes de l’accord pour arriver à ce consensus ? Les socialistes ont-ils promis des avancées aux indépendantistes catalans ?

Officiellement, il n’y a eu aucune cession du PSOE en échange de leur soutien. C’est un soutien unique, pour renverser Rajoy, pas un pacte de gouvernement. En privé, il est possible que le Parti socialiste se soit engagé sur certains points comme la levée du contrôle du gouvernement sur les finances de la Généralité. Pour ce qui est des prisonniers, Pedro Sanchez a peu de marges de manœuvre. La justice est indépendante et le processus judiciaire est déjà bien enclenché. Au mieux, le futur ministre de la justice peut suggérer au procureur général de l’Etat de lever le pied dans ses réquisitoires, mais même dans ce cas, cela ne suffirait pas à freiner les instructions en cours et le procès à venirpuisque le parti d’extrême droite Vox, par exemple, fait partie de l’accusation. Les indépendantistes demandent déjà, dans un premier temps, le rapprochement des prisonniers indépendantistes dans des établissements pénitenciers en Catalogne.

Julien : Quelle est l’opinion du nouveau président sur la question catalane ?

Pedro Sanchez a défendu un temps l’idée de l’Espagne comme « une nation de nations ». Il a abandonné ce discours pendant la crise catalane et s’est montré un fervent défenseur de la Constitution et de l’unité de l’Espagne. Il est contre l’organisation d’un référendum d’autodétermination en Catalogne et, lors de récentes déclarations, il a qualifié le président catalan Quim Torra de « raciste ».

 Lire aussi :   Espagne : « Un processus de déconstruction qui a débuté avec la crise économique »

Cependant, il est davantage prédisposé au dialogue que le PP. Il a promis de retendre les ponts brisés avec la Catalogne et de reprendre le dialogue avec le président de la Généralité. Il s’est dit favorable à l’amélioration du statut d’autonomie catalan. Il est très proche de Miquel Iceta, le secrétaire général du Parti socialiste catalan (PSC), qui défend une troisième voie pour briser les dynamiques de blocs et de confrontation.

Musher78 : Pedro Sanchez, est-il favorable à l’Europe ?

Pedro Sanchez est un grand défenseur de l’UE dans l’ombre d’une nuance. Même s’il a été critique avec les politiques d’austérité, il n’a jamais remis en question le projet européen, au contraire. Il défend plus d’intégration européenne. C’est un président du gouvernement fragile, mais pas dangereux pour l’Europe.

]]>
https://www.coupdegriffeactu.com/2018/06/02/espagne-le-seul-ciment-du-gouvernement-sanchez-est-le-rejet-de-mariano-rajoy/feed/ 0
Afrique du Sud: les encombrantes casseroles du président Zuma https://www.coupdegriffeactu.com/2018/02/13/afrique-du-sud-les-encombrantes-casseroles-du-president-zuma/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/02/13/afrique-du-sud-les-encombrantes-casseroles-du-president-zuma/#respond Tue, 13 Feb 2018 22:48:43 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=7029  

Jacob ZUMA - © Malick MBOW
Jacob ZUMA – © Malick MBOW

AFP

13 février 2018

 

Johannesburg (AFP) – Le président sud-africain Jacob Zuma, que son parti a sommé mardi de quitter le pouvoir, traîne derrière lui une réputation sulfureuse nourrie de nombreuses accusations de corruption.

Voici les principaux scandales qui ont émaillé sa carrière:

– Une « douche anti-sida »

Alors qu’il n’est pas encore président, Jacob Zuma est accusé de viol par une jeune femme séropositive. Il est blanchi par la justice en 2006, mais scandalise le pays en affirmant pendant son procès qu’il a « pris une douche » pour éviter toute contamination par le virus VIH. Il est alors à la tête du Conseil national contre le sida.

Cette histoire a fait le bonheur de Zapiro, le plus célèbre dessinateur de presse sud-africain, qui croque depuis le président surmonté d’un pommeau de douche.

Le vice-président Cyril Ramaphosa, élu en décembre à la tête du Congrès national africain (ANC), a relancé la polémique en décembre en affirmant « croire » la victime présumée de M. Zuma.

– 783 pots-de-vin

Une affaire de vente d’armes hante le président depuis une bonne dizaine d’années.

En 2006, Jacob Zuma est inculpé pour avoir accepté des pots-de-vin de la société française d’armement et d’électronique Thales, en marge d’un contrat d’armement. Il est soupçonné d’avoir reçu 783 versements de son conseiller financier, Schabir Shaik, condamné par la suite à quinze ans de prison.

Juste avant les élections de 2009, toutes les charges retenues contre Jacob Zuma sont abandonnées pour vice de forme.

Mais en octobre 2017, la justice, saisie par l’opposition, a rouvert la voie à un procès. La balle est désormais dans le camp du parquet, dont le procureur général Shaun Abrahams est surnommé par ses détracteurs le « mouton » de Zuma.

– Un ami encombrant

Le président soudanais Omar el-Béchir, recherché par la justice internationale pour génocide et crimes de guerre au Darfour (ouest du Soudan), participe en 2015 à un sommet de l’Union africaine (UA) à Johannesburg.

La justice sud-africaine lui interdit de quitter le pays, mais le gouvernement le laisse repartir en arguant de son « immunité présidentielle ».

La Cour pénale internationale (CPI) a jugé en 2017 que Pretoria avait manqué à ses obligations. Le gouvernement sud-africain a en retour confirmé son intention de la quitter le tribunal.

– Piscine et poulailler

La résidence privée de Jacob Zuma à Nkandla (est), dans la campagne du pays zoulou, est remise à neuf aux frais du contribuable pour 20 millions d’euros.

Parmi les travaux figurent une piscine, un enclos pour le bétail et un poulailler. Face aux critiques, le ministre de la Police assure sans se démonter qu’il s’agit de travaux « de sécurité ». Dans un rapport au vitriol, la médiatrice de la République dénonce un « détournement de fonds » et exige un remboursement.

Le chef de l’Etat fait la sourde oreille mais l’opposition saisit la Cour constitutionnelle, qui dénonce un « viol » de la loi fondamentale. M. Zuma est finalement contraint de reverser à l’Etat l’équivalent de 480.000 euros.

– Trois frères sulfureux

Ses détracteurs accusent Jacob Zuma d’être depuis le début de ses mandats présidentiels sous l’influence d’une très riche famille d’hommes d’affaires, les Gupta.

Symbole de cette emprise, l’avion privé de la fratrie est autorisé en 2013 à atterrir sur une base militaire sud-africaine et ses passagers, invités à un mariage, dispensés de contrôle et escortés par la police jusqu’au lieu de la noce. L’affaire fait scandale.

Fin 2016, un rapport de la médiatrice de la République détaille par le menu l’implication des Gupta dans la gestion des affaires de l’Etat, des pressions pour obtenir des contrats publics jusqu’à la nomination de ministres.

Sommé de s’expliquer, le président reconnaît ses liens d’amitié avec la famille mais dément leur accorder le moindre passe-droit.

Jacob Zuma a annoncé en janvier la mise en place d’une commission d’enquête judiciaire chargée d’examiner les conclusions de ce rapport. Elle n’a pas commencé ses travaux.

]]>
https://www.coupdegriffeactu.com/2018/02/13/afrique-du-sud-les-encombrantes-casseroles-du-president-zuma/feed/ 0
AFRIQUE DU SUD : pas d’immunité pour le président Jacob Zuma https://www.coupdegriffeactu.com/2018/02/08/afrique-du-sud-pas-dimmunite-pour-le-president-jacob-zuma/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/02/08/afrique-du-sud-pas-dimmunite-pour-le-president-jacob-zuma/#respond Thu, 08 Feb 2018 23:08:15 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=6983

Jacob ZUMA - © Malick MBOW
Jacob ZUMA – © Malick MBOW

Il n’y aura pas d’immunité pour le président sud-africain Jacob Zuma. C’est ce qu’a confirmé Cyril Ramaphosa, le président du parti au pouvoir, l’ANC, ce jeudi après-midi 8 février. Le sort du président Jacob Zuma n’est toujours pas fixé. On sait que des négociations sont en cours pour un départ anticipé du chef de l’Etat embourbé dans les scandales. De nombreux Sud-Africains spéculaient qu’au centre de ces discussions une immunité contre toute poursuite judiciaire était au centre des négociations.


Cyril Ramaphosa a mis court à toutes spéculations. Une immunité contre toute poursuite judiciaire ne fait pas partie des discussions entre lui et le président Jacob Zuma, a-t-il indiqué jeudi après-midi aux députés de son parti, l’ANC.

En effet, depuis que le leader de l’ANC a confirmé que des négociations étaient en cours avec le chef de l’Etat pour un départ anticipé, les spéculations vont bon train. Jacob Zuma menacé par des poursuites judiciaires serait en train de négocier une protection pour lui et sa famille.

L’ANC n’a pas les moyens de promettre une quelconque immunité, rappelle Pierre de Vos, juriste sud-africain.

« D’abord, si cela a été discuté, c’est totalement illégal, car que ce soit le président ou qui que ce soit, selon la loi sud-africaine, personne n’a le pouvoir d’accorder l’immunité. Deuxièmement, ça aurait été quelque chose de très mauvais pour l’état de droit, car ça voudrait dire qu’une personne en position de pouvoir n’est pas traitée de la même façon que les autres par la justice. De plus, si le président Zuma devait recevoir une quelconque immunité, ça ne serait pas une décision très populaire. Cela provoquerait la colère d’une grande majorité des électeurs s’il n’était pas poursuivi. De nombreux Sud-Africains attendent clairement que le président Zuma soit entendu par la justice comme toute personne accusée de corruption. »

Dans les mois qui viennent, le président Zuma pourrait avoir à répondre de 783 chefs d’inculpations pour fraude, racket et corruption. Il est accusé d’avoir touché des pots-de-vin lors d’un contrat d’armement.
Cyril Ramaphosa a également indiqué que les discussions avec le président Zuma seraient terminées d’ici 1 ou 2 jours.

L’opposition exige la fin de l’impasse

L’opposition en a assez. Le discours à la nation du chef de l’Etat, qui marque habituellement l’ouverture du Parlement pour l’année, a été reporté. Et aucune nouvelle date n’a été fixée.

Pour Narend Singh député de l’opposition cette attente n’est pas acceptable.

« Nous ne pouvons pas donner à l’ANC le temps dont ils ont besoin pour régler leur affaire en interne. L’Etat ne peut pas s’arrêter de fonctionner à cause d’eux. Nous avons été très clairs, nous voulons savoir, au plus tard lundi, quand aura lieu le discours à la nation », dit-il.

Toute l’opposition est catégorique, indique le député John Steenhuisen. Ils ne laisseront pas Jacob Zuma prononcer le prochain discours à la nation.

« Il ne s’agit pas d’une petite réunion du gouvernement. Il s’agit quand même du président de la République, du chef de l’exécutif et de son discours à la nation. Reporter ça indéfiniment est problématique. De plus, plus cela traîne, sans qu’aucune décision ne soit prise, plus cela affaiblit Cyril Ramaphosa », souligne-t-il.

Si le chef de l’ANC ne parvient pas à faire partir Jacob Zuma, l’opposition s’en chargera. Elle a d’ailleurs demandé que le vote d’une motion de défiance contre le chef de l’Etat, prévue le 22 février, soit avancé à mardi prochain.

]]>
https://www.coupdegriffeactu.com/2018/02/08/afrique-du-sud-pas-dimmunite-pour-le-president-jacob-zuma/feed/ 0
Zimbabwe: À la télévision, Robert Mugabe ne fait aucune référence à une éventuelle démission https://www.coupdegriffeactu.com/2017/11/19/zimbabwe-a-la-television-robert-mugabe-ne-fait-aucune-reference-a-une-eventuelle-demission/ https://www.coupdegriffeactu.com/2017/11/19/zimbabwe-a-la-television-robert-mugabe-ne-fait-aucune-reference-a-une-eventuelle-demission/#respond Sun, 19 Nov 2017 21:18:53 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=6466  

Robert MUGABE© Malick MBOW
Robert MUGABE© Malick MBOW

Le limogeage du vice président a provoqué un électrochoc dans le pays, et poussé l’armée et les habitants à se révolter contre le président.

19/11/2017 20:35 CET | Actualisé il y a 1 heure

INTERNATIONAL – Comme si de rien n’était. Mis sous pression par l’armée et la population qui réclament son départ, le président du Zimbabwe Robert Mugabe n’a même pas abordé le sujet lors de son intervention télévisée ce dimanche 19 novembre.

Au terme d’une réunion à huis-clos avec l’armée, le chef d’état s’est adressé à la nation. Mais, contredisant les déclarations de ses proches quelques instants avant la prise de parole, Robert Mugabe n’a nullement accepté de démissionner. Il reste donc sous le coup de l’ultimatum que lui a lancé son parti, le Zanu-PF, qui le menace de destitution s’il n’a pas quitté ses fonctions lundi 20 novembre à midi.

Mais là encore, rien n’indique que Robert Mugabe prendra en compte cette décision. Lors de son discours ce dimanche, il a d’ailleurs annoncé qu’il présiderait un congrès de son parti le mois prochain… alors que les membres du Zanu-PF avaient annoncé dans la journée qu’il était démis de ses fonctions.

Un discours « déconnecté de la réalité »

Ce discours, qui devait mettre un terme à la crise politique que traverse le Zimbabwe, risque au contraire de jeter de l’huile sur le feu. Samedi 18 novembre déjà, la population avait manifesté dans les rues pour réclamer le départ du président.

]]>
https://www.coupdegriffeactu.com/2017/11/19/zimbabwe-a-la-television-robert-mugabe-ne-fait-aucune-reference-a-une-eventuelle-demission/feed/ 0
La confusion règne au Zimbabwe, où le président Mugabe est détenu par l’armée https://www.coupdegriffeactu.com/2017/11/16/la-confusion-regne-au-zimbabwe-ou-le-president-mugabe-est-detenu-par-larmee/ https://www.coupdegriffeactu.com/2017/11/16/la-confusion-regne-au-zimbabwe-ou-le-president-mugabe-est-detenu-par-larmee/#respond Thu, 16 Nov 2017 02:09:15 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=6461  

Robert MUGABE © Malick MBOW
Robert MUGABE © Malick MBOW

L’armée a pris le pouvoir à Harare dans la nuit de mardi à mercredi, tout en niant avoir fomenté un « coup d’Etat ».

Par Le Monde Afrique

LE MONDE Le 15.11.2017 à 11h31 • Mis à jour le 15.11.2017 à 19h18

 

La confusion règne au Zimbabwe, mercredi 15 novembre, après une nuit agitée lors de laquelle des coups de feu ont été entendus dans la nuit près de la résidence privée de Robert Mugabe, 93 ans, qui dirige le Zimbabwed’une main de fer depuis son indépendance en 1980.

L’armée a placé le président Robert Mugabe en résidence surveillée et a pris le contrôle de la capitale, Harare, dans une opération qu’elle explique être dirigée contre l’entourage du plus vieux dirigeant en exercice de la planète.

Mercredi, en fin de journée, le flou persistait sur l’identité de ceux qui ont pris le contrôle du pays. L’entrée en scène de l’armée, une première dans ce pays pauvre d’Afrique australe, survient au moment de batailles pour la succession du président Mugabe.

L’ancien vice-président Emmerson Mnangagwa, limogé une semaine plus tôt et surnommé le « Crocodile » en raison de son caractère impitoyable, a annoncé sur Twitter son retour dans le pays mercredi matin.

  • Que dit l’armée ?

En pleine nuit, un haut responsable militaire, le général Sibusiso Moyo, a expliqué lors d’une allocution diffusée par la télévision nationale que l’armée était intervenue pour éliminer les « criminels » de l’entourage du président, mais qu’elle ne voulait pas « renverser le gouvernement »« Il ne s’agit pas d’un coup d’Etat militaire contre le gouvernement », a martelé le porte-parole de l’armée.

« Nous ne faisons que viser les criminels qui entourent [le chef de l’Etat]. Dès que notre mission sera accomplie, nous nous attendons à ce que la situation revienne à la normale. »

D’après le communiqué qui a tourné en boucle à la télévision dans la nuit de mardi à mercredi, le président Robert Mugabe et sa femme, Grace, sont « en sécurité »« Peu après 2 heures du matin, nous avons entendu environ 30 à 40 coups de feu tirés pendant trois ou quatre minutes en provenance de la maison » de M. Mugabe, a déclaré de soncôté un résident du quartier à l’AFP.

La situation sur place serait calme. Des véhicules blindés et des soldats ont bloqué les routes menant aux principaux bâtiments gouvernementaux et ont encerclé le Parlement.

  • Qui a été arrêté ?

Mercredi matin, plusieurs sources faisaient état de l’arrestation de personnalités. Parmi elles figureraient le ministre des finances, Ignatius Chombo ; le ministre et commissaire politique Saviour Kasukuwere ; le neveu de Robert Mugabe, également chargé du programme d’indigénisation, Patrick Zhuwayo ; le directeur adjoint des services de renseignement, Albert Ngulube ; ou encore le président de La ligue des jeunes de la ZANU-PF, Kudzai Chipanga.

  • Comment réagit la communauté africaine ?

Par la voix de son président, le Guinéen Alpha Condé, l’Union africaine (UA) a dénoncé « ce qui apparaît comme un coup d’Etat ». Elle a également exigé « immédiatement le rétablissement de l’ordre constitutionnel ».

Le président sud-africain, Jacob Zuma, qui s’est entretenu avec M. Mugabe, s’est dit « très préoccupé » par la situation, bien que ce dernier lui ait assuré qu’il « allait bien ». Fidèle soutien de M. Mugabe, M. Zuma a dépêché, au nom de la Communauté de développement d’Afrique australe (CDAA), qu’il préside, deux de ses ministres à Harare pour y rencontrer le président et l’armée.

  • Quels événements ont-ils mené à cette situation ?

Grace Mugabe veut s’imposer à la vice-présidence. Tout a commencé samedi 4 novembre, lorsque Robert Mugabe a annoncé qu’il avait l’intention de nommer une femme à la vice-présidence. Et qu’il faudrait changer la Constitution pour l’imposer à la tête du presidium, la structure au sommet de l’Etat. Il n’a pas dit « ma femme », mais cette dernière, Grace Mugabe, a aussitôt saisi la perche. Dès le dimanche 5 novembre, elle déclare lors d’un rassemblement dans un stade de Harare : « Je dis à M. Mugabe : vousdevriez me laisser prendre votre place. (…) N’ayez pas peur. Si vous voulez me donner votre poste, donnez-le moi librement. » Cela ressemblait à une tentative pour forcer la main du président, qui a répété qu’il comptait être candidat à sa propre succession lors des élections de 2018.

Le « Crocodile » renvoyé. Le vice-président Emmerson Mnangagwa est limogé sèchement le lendemain, lundi 6 novembre, alors qu’il avait longtemps été pressenti comme le dauphin de Robert Mugabe. Ancien patron des services de renseignement, il a perdu en octobre son portefeuille de ministre de la justice. Dans l’une de ses dernières apparitions, à Masvingo, son fief, Emmerson Mnangagwa avait affirmé avoir été victime d’une tentative d’empoisonnement dans un meeting de la ZANU-PF, le parti au pouvoir, qu’il avait animé aux côtés de Robert Mugabe et de son épouse.

L’armée menace. Lundi 13 novembre, le chef des armées, le général Constantino Chiwenga, dénonce vivement le limogeage « humiliant » du vice-président Emmerson Mnangagwa et met en garde M. Mugabe contre une possible intervention, élevant la tension d’un cran. Ce geste de défiance de l’armée envers Robert Mugabe est une première depuis l’indépendance, en 1980. Le chef d’état-major de l’armée zimbabwéenne avait effectué, le 3 novembre, une visite à Pékin et rencontré le ministre de la défensechinois, Chang Wanquan. Une visite qui, dans le contexte, prend un relief particulier.

Les 10 articles du « Monde » pour comprendre la crise au Zimbabwe

Retour sur les semaines de tension qui ont précédé le coup de force, en quelques articles essentiels.

]]>
https://www.coupdegriffeactu.com/2017/11/16/la-confusion-regne-au-zimbabwe-ou-le-president-mugabe-est-detenu-par-larmee/feed/ 0
Les sorciers du monde entier se liguent contre Donald Trump (et ce n’est pas une blague) https://www.coupdegriffeactu.com/2017/02/25/les-sorciers-du-monde-entier-se-liguent-contre-donald-trump-et-ce-nest-pas-une-blague/ https://www.coupdegriffeactu.com/2017/02/25/les-sorciers-du-monde-entier-se-liguent-contre-donald-trump-et-ce-nest-pas-une-blague/#respond Sat, 25 Feb 2017 00:37:50 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=4708  

Donald TRUMP - © Malick MBOW
Donald TRUMP – © Malick MBOW

M6info 24 février 2017

 

Aux dernières nouvelles, J.K Rowling n’a rien à voir là-dedans.

Donald Trump n’a qu’à bien se tenir. Depuis son élection, le controversé 45e président des Etats-Unis s’attire à intervalles réguliers les foudres de plusieurs groupes de personnes, comme les artistes, les féministes ou encore les écologistes pour ne citer qu’eux. Cette fois, ce sont les sorciers et sorcières du monde entier qui se donnent rendez-vous pour contrer les plans du milliardaire. Et ce n’est pas une blague.

“Le plus grand rituel de l’histoire”

Vendredi prochain, devant la Trump Tower située à New York, les adeptes de la sorcellerie se rassembleront pour tenir “le plus important rituel jamais organisé”. Un événement Facebook a même été ouvert pour l’occasion, comme le note BFMTV : “Rejoignez le plus grand rituel de l’histoire, peut-on ainsi lire, afin que chacun se concentre pour que Trump ne fasse pas de mal”. Et pour que tout soit réalisé dans les règles de l’art, les organisateurs ont dévoilé un document qui indique quels objets apporter avec soi ainsi que les incantations spécifiques à formuler le jour-J. Ainsi, il est recommandé de se munir d’une photo – peu flatteuse, si possible – du président, d’une carte de Tarot représentant la maison de dieu” ou encore d’une bougie blanche et d’un petit clou.

Mais si l’initiative, somme toute inoffensive, peut faire sourire, elle ne plait pas à tout le monde, loin s’en faut. Un groupe catholique nationaliste s’insurge depuis cette annonce et invite du même coup ses membres à prier contre ce qu’elle estime être “un blasphème”. Pour l’heure, un peu plus de 500 personnes ont confirmé, sur Facebook, leur intention de prendre part au rituel…

]]>
https://www.coupdegriffeactu.com/2017/02/25/les-sorciers-du-monde-entier-se-liguent-contre-donald-trump-et-ce-nest-pas-une-blague/feed/ 0
Donald Trump sera destitué, mais quand? https://www.coupdegriffeactu.com/2017/01/31/donald-trump-sera-destitue-mais-quand/ https://www.coupdegriffeactu.com/2017/01/31/donald-trump-sera-destitue-mais-quand/#respond Tue, 31 Jan 2017 21:49:31 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=4466  

 

DOLNAD-TRUMPresident © Malick MBOW
DOLNAD-TRUMPresident © Malick MBOW

Et dire que cela ne fait qu’une semaine qu’il est Président.

31/01/2017

Donald Trump tente de gouverner de manière impulsive, sur des coups de tête, par animosité personnelle, dans son propre intérêt et par décret… comme s’il était dictateur. Mais ça ne fonctionne pas, et il va déjà droit dans le mur au bout d’une semaine!

Les appels à sa destitution se multiplient parce que c’est le seul moyen de se débarrasser de lui, parce que beaucoup de Républicains sont en train de l’abandonner, parce que cet homme est psychologiquement incapable de s’assurer de la légalité des choses avant de les faire, et parce qu’il est de plus en plus évident qu’il n’est absolument pas qualifié pour diriger le pays.

Les adultes qui l’entourent, même les plus serviles, passent le plus clair de leur temps à tenter de réfréner ses ardeurs, mais c’est tout simplement impossible. Le reste du temps, ils répondent aux coups de fil frénétiques des dirigeants républicains, du monde des affaires et des chefs d’Etat étrangers. Il a fait quoi??? Le pauvre Reince Priebus, chef de cabinet du président, évolue enfin dans les hautes sphères, mais il ne doit pas vraiment s’amuser.

C’est une chose de vivre dans son monde quand on est candidat, et qu’on peut dire à peu près tout ce qui nous passe par la tête. En trompant suffisamment de personnes suffisamment de fois, on peut même parvenir à se faire élire. Mais quand on tente de gouverner ainsi, la réalité vous rappelle à l’ordre.

Donald Trump a édicté des décrets impulsifs, qui n’ont pas été évalués par des juristes, des experts gouvernementaux ni des responsables politiques, et n’ont fait l’objet d’aucune réflexion stratégique sérieuse. Le voilà presque aussitôt contraint de faire marche arrière en raison des pressions politiques et juridiques… et à cause du monde réel.

Contrairement à ce qui se passe dans les différentes dictatures qu’affectionne le président, l’écheveau de mesures de contrôles politiques et juridiques mis en place pour défendre la constitution et empêcher l’avènement d’un régime tyrannique aux Etats-Unis tient bon, dans l’ensemble. Plus il est irresponsable, plus ces mesures se renforcent.

C’est seulement parce qu’il a bêtement tenté de refouler certaines catégories de réfugiés (mais en laissant entrer ceux qui viennent de pays qui soutiennent le terrorisme, comme l’Arabie saoudite et l’Egypte, où il a investi à titre personnel) qu’il s’aperçoit aujourd’hui que les Etats-Unis ont des tribunaux. Des tribunaux, vous dis-je! Incroyable.

Plus il se montrera imprévisible, moins les juges conservateurs accepteront de servir la soupe aux Républicains, comme ils l’ont fait si souvent par le passé. De la même manière, il serait imprudent de penser que la Cour suprême validera sans sourciller ses décisions les plus controversées.

Depuis une semaine, les Républicains, connus et moins connus, s’empressent de se distancer des propos qu’il tient sur Vladimir Poutine, et tournent en ridicule ses soupçons infondés de fraude électorale massive.

Ils ne savent plus où se mettre quand il s’agit de liquider le programme de couverture sociale universelle, l’Obamacare, sans nuire aux patients ni à leurs propres espoirs de réélection. C’est une mesure complexe, et Donald Trump ne fait pas vraiment dans la nuance. Tom McClintock, représentant de la Californie, a résumé les inquiétudes de nombre de ses confrères: « Il va falloir assumer les mesures que nous allons mettre en place » suite à l’abrogation de la loi. « Nos adversaires appelleront ça le Trumpcare, et les Républicains seront jugés sur pièce lors des prochaines élections, qui auront lieu dans moins de deux ans. »

Le sénateur Lindsey Graham n’a, quant à lui, pas hésité à se moquer des habitudes du président sur les réseaux sociaux, en qualifiant dans un tweet la guerre commerciale avec le Mexique de « mucho sad ».

Même le cabinet de Donald Trump a dû l’empêcher de poursuivre sa croisade insensée contre les Mexicains, notamment lorsqu’il oblige le président du Mexique à annuler sa visite officielle, avant de le rappeler 24 heures plus tard pour se rabibocher.

Le président américain a aussi proposé de légaliser à nouveau la torture, mais les leaders républicains s’y sont opposés. John Thune, le sénateur républicain du Dakota du Sud, a ainsi déclaré mercredi 25 janvier que l’interdiction de recourir à la torture faisait jurisprudence, et que les Républicains au congrès s’opposeraient à tout retour en arrière. Un point de vue que partage le ministre de la Défense, pourtant nommé par Donald Trump. Après avoir claironné à qui voulait l’entendre que sa décision était prise, le président a docilement accepté de s’en remettre à ses conseillers militaires.

Tout cela en une semaine seulement! Et, aujourd’hui, des tribunaux fédéraux commencent à restreindre ses prérogatives.

Il y a deux semaines, au vu de ce que nous avions constaté pendant la période de transition, j’ai écrit un article proposant la constitution d’une commission et d’une campagne citoyennes de destitution du président.

Depuis, l’association apolitique Free Speech for People a lancé une campagne similaire. Elle a déjà recueilli quelque 400.000 signatures. L’organisation bipartisane Citizens for Responsibility and Ethics in Washington (CREW) constitue de son côté un dossier car ses juristes ont introduit une action en justice suite aux multiples violations de la clause d’inéligibilité, dont le but est d’empêcher le président de tirer profit des actions d’un gouvernement étranger.

Il existe déjà bien d’autres motifs de destitution, notamment liés au fait que Donald Trump place ses propres intérêts financiers devant ceux du pays, et son étrange alliance avec Vladimir Poutine, qui relève presque de la haute trahison. Moins connu que la clause d’inéligibilité, le Stop Trading on Congressional Knowledge (STOCK) Act de 2012, est l’équivalent du délit d’initié français. Il s’applique au président, comme à n’importe quel autre fonctionnaire.

Bien entendu, la procédure de destitution est une mesure aussi politique que juridique, comme le souhaitaient les pères fondateurs des Etats-Unis. Or, une semaine après son investiture, ce n’est pas seulement Trump qui abandonne la constitution, mais ses alliés qui l’abandonnent, lui.

En dépit de son comportement alarmant, les Républicains ont cru qu’ils pourraient se servir de lui pour parvenir à leurs fins. Mais entre sa déclaration d’amour à Poutine et son désir d’initier une guerre commerciale mondiale, Donald Trump n’a rien d’un Républicain. On ose à peine imaginer l’inquiétude et l’horreur que doivent exprimer en privé les cadres du parti.

En 1984, le psychiatre Otto Kernberg a décrit le narcissisme malfaisant, un trouble psychologique qui, contrairement aux autres formes de narcissisme, est considéré comme une pathologie grave. Il se caractérise par une absence de conscience, une grandiloquence alliée à une immense soif de pouvoir, et une tendance au sadisme.

Etant donné le danger qu’il représente pour la république et pour le parti républicain, la destitution de Donald Trump n’est qu’une question de temps. La question est de savoir quelles catastrophes l’Amérique devra surmonter d’ici là.

]]>
https://www.coupdegriffeactu.com/2017/01/31/donald-trump-sera-destitue-mais-quand/feed/ 0