Notice: Function _load_textdomain_just_in_time was called incorrectly. Translation loading for the post-carousel domain was triggered too early. This is usually an indicator for some code in the plugin or theme running too early. Translations should be loaded at the init action or later. Please see Debugging in WordPress for more information. (This message was added in version 6.7.0.) in /home2/coupdy5p/public_html/wp-includes/functions.php on line 6131

Notice: Function _load_textdomain_just_in_time was called incorrectly. Translation loading for the antispam-bee domain was triggered too early. This is usually an indicator for some code in the plugin or theme running too early. Translations should be loaded at the init action or later. Please see Debugging in WordPress for more information. (This message was added in version 6.7.0.) in /home2/coupdy5p/public_html/wp-includes/functions.php on line 6131

Warning: Cannot modify header information - headers already sent by (output started at /home2/coupdy5p/public_html/wp-includes/functions.php:6131) in /home2/coupdy5p/public_html/wp-includes/feed-rss2.php on line 8
Démission – Coup de Griffe actu https://www.coupdegriffeactu.com Musée Virtuel Fri, 07 Feb 2020 21:34:20 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 Tidjane Thiam claque la porte de Crédit Suisse https://www.coupdegriffeactu.com/2020/02/07/tidjane-thiam-claque-la-porte-de-credit-suisse/ https://www.coupdegriffeactu.com/2020/02/07/tidjane-thiam-claque-la-porte-de-credit-suisse/#respond Fri, 07 Feb 2020 21:34:20 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=10683 IDJANE-THIAM© Malick MBOW
IDJANE-THIAM© Malick MBOW
  • Date de création: 07 février 2020

(Agence Ecofin) – Ce jeudi 6 février le Conseil d’administration de Crédit Suisse a pris note et accepté la démission de son directeur général Tidjane Thiam.

Urs Rohner, le président de la 2e banque de Suisse, a loué le travail accompli par M. Thiam depuis son arrivée à Zurich, en 2015 : « C’est grâce à lui que la banque est de nouveau solide et a renoué avec les bénéfices ».

En effet, Tidjane Thiam avait été appelé pour redresser la situation du groupe, en grande difficulté. Quatre ans plus tard, il laisse un établissement sain et de nouveau dans les grâces des investisseurs.  « Il a énormément contribué au développement de Crédit Suisse », a déclaré M. Rohner.

Au-delà de ces amabilités de convenance, la relation entre le directeur général et le président de la banque étaient devenues exécrables, à tel point que les médias helvétiques se demandaient lequel des deux allait jeter l’éponge. Tidjane Thiam était soutenu par d’importants actionnaires de la banque qui souhaitaient le voir poursuivre son travail de modernisation. Finalement, c’est le président, très représentatif du microcosme bancaire zurichois, qui a eu gain de cause.

Le détonateur de ce conflit a été « l’affaire des filatures ». Il était reproché à Crédit Suisse d’avoir espionné, via des détectives privés, d’anciens hauts cadres de la banque. Tidjane Thiam a toujours assuré qu’il n’avait jamais été informé de ces pratiques.

La liberté retrouvée de Tidjane Thiam ne devrait pas manquer de relancer les spéculations sur son avenir, notamment dans le contexte politique ivoirien actuel où il compte de nombreux admirateurs.

 

Fragilisé par une affaire d’espionnage, Tidjane Thiam démissionne du Crédit Suisse

Par: Rfi – RFI | 07 février, 2020

Fragilisé par une affaire d’espionnage, Tidjane Thiam démissionne du Credit Suisse

 

Depuis septembre dernier, le banquier franco-ivoirien, directeur général du Credit suisse, était au centre d’un scandale d’espionnage visant d’anciens cadres dirigeants de la banque et des membres de l’ONG Greenpeace.

C’est la chute de l’un des Africains les plus influents de la planète. L’affaire des filatures, qui a éclatée en septembre dernier, devenait bien trop embarrassante pour la deuxième banque suisse, l’un des fleurons de la confédération.

Même si Tidjane Thiam s’est toujours défendu d’avoir été mêlé à l’affaire, les enquêtes ouvertes par les autorités bancaires suisses ainsi que par le parquet de Zurich ont sans doute poussé le banquier franco-ivoirien vers la sortie. Il sera remplacé par Thomas Gottstein à la tête du groupe.

Greenpeace serait également ciblée

D’autant que la presse helvétique multiplie depuis cinq mois les révélations. Car Iqbal Khan, cadre dirigeant passé à la concurrence dont la filature a été la première à être révélée, n’est pas le seul à avoir été espionné. Les détectives privés embauchés par le bras droit de Tidjane Thiam ont aussi surveillé un ancien directeur des ressources humaines.

Mais, pour lui, l’affaire est devenue ingérable avec les révélations parues dans la presse le week-end dernier concernant la surveillance étendue à l’organisation écologiste Greenpeace. En effet, des membres de l’ONG auraient également été espionnés.

En démissionnant, Tidjane Thiam a réaffirmé ne pas avoir été au courant de ces activités illicites mais il reconnaît que cette affaire a perturbé son entreprise. Or, celui qui est souvent considéré comme un génie de la finance, était justement arrivé en 2015 à la tête de la deuxième banque suisse pour la redresser. Et s’il gardait le soutien des grands actionnaires étrangers de la banque, le conseil d’administration, lui, était devenu hostile.

D’autres changements à venir ?

Pour autant, il faudra sans doute plus qu’un changement de visage à la tête de Credit Suisse pour tourner la page du scandale d’espionnage, explique notre correspondant à Genève, Jérémie Lanche. Déjà parce qu’une enquête pénale, avec peut-être des condamnations au bout, est en cours. Mais aussi car il y a une enquête du gendarme suisse des marchés financiers. Et selon ses conclusions, le régulateur pourrait demander d’autres changements à la tête du Credit Suisse.

Pour certains, Tidjane Thiam fait figure de victime collatérale du scandale d’espionnage. Selon la fondation Ethos, qui milite pour l’investissement responsable, le bilan du Franco-Ivoirien à la tête de la banque est largement bon. Minée par la crise de 2008, celle-ci a depuis renoué avec les bénéfices. Pour la fondation, si responsable il y a, il serait plutôt à chercher du côté du président de Credit Suisse, Urs Rohner, qui a été maintenu à son poste par le conseil d’administration malgré de vives critiques en interne.

]]>
https://www.coupdegriffeactu.com/2020/02/07/tidjane-thiam-claque-la-porte-de-credit-suisse/feed/ 0
Laurent Wauquiez démissionne de la présidence des Républicains https://www.coupdegriffeactu.com/2019/06/02/laurent-wauquiez-demissionne-de-la-presidence-des-republicains/ https://www.coupdegriffeactu.com/2019/06/02/laurent-wauquiez-demissionne-de-la-presidence-des-republicains/#respond Sun, 02 Jun 2019 18:31:58 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=9979 Laurent Wauquiez © Malick MBOW
Laurent Wauquiez © Malick MBOW
Laurent Wauquiez démissionne de la présidence des Républicains

Une semaine après la déroute historique de la droite aux européennes, de nombreux élus en avaient appelé à un changement de direction. Le patron de Vaugirard a accédé à leur demande ce dimanche soir au 20H de TF1.

La pression était devenue intenable. Une semaine jour pour jour après la déroute historique des Républicains aux élections européennes (8,48%), Laurent Wauquiez a annoncé dimanche soir qu’il quittait la présidence du parti. «Au fond, pour le dire assez simplement: les victoires sont collectives, et les échecs sont solitaires. C’est comme ça. Il faut que je prenne mes responsabilités», a-t-il expliqué sur le plateau du 20H de TF1, avant d’officialiser une «décision mûrement réfléchie». «J’ai décidé de prendre du recul et (…) je me retire de ma fonction de président des Républicains». Assurant qu’il ne ressentait pas «la moindre amertume» ni «la moindre aigreur», le démissionnaire a souhaité éviter le «risque d’une guerre des chefs» qui se profile selon lui à droite.

» LIRE AUSSI – Démission de Wauquiez: à droite, la suite s’écrit dans l’incertitude

«Je ne veux pas être un obstacle, à aucun prix. (…) Je veux que la droite se reconstruise», a-t-il poursuivi, avant de confier s’être «remis en question» et s’être interrogé sur «l’écart entre ce (qu’il) est et l’image qui est donnée» de sa personne. «Sans doute, parfois, je suis trop dur. (…) Au fond de moi, ça n’est pas de la dureté mais de la détermination», a-t-il martelé. Avant de glisser qu’il allait désormais se consacrer à son mandat de président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, ce qui allait «sans doute» lui faire «du bien», tant il a été «blessé» par l’«épreuve» qu’il vient de «traverser».

» LIRE AUSSI – Guillaume Tabard: «Une démission qui ne clôt pas le débat à droite»

Face aux sondages marquant une image de plus en plus contestée auprès des Français – contrairement à celle de François-Xavier Bellamy ; aux critiques répétées en Bureau politique et en réunion de groupe sur sa ligne stratégique ; à l’échec de sa proposition de lancer des «états généraux de la refondation» ; et aux appels de la majorité présidentielle aux élus LR pour qu’ils quittent le parti, le patron de Vaugirard a préféré jeter l’éponge pour se consacrer à la région Auvergne-Rhône-Alpes. En famille ce week-end, il a toutefois tenté d’échanger avec plusieurs ténors de LR au téléphone, sans parvenir à trouver d’autre solution que sa démission pour faciliter la reconstruction du parti. «À mon avis, Les Républicains sont morts. On devra recréer autre chose», persiste à penser un élu, membre de la direction. En attendant, selon les statuts de LR, c’est au vice-président délégué Jean Leonetti d’assurer l’intérim, le temps que la Haute Autorité organise une nouvelle élection.

En 1999, Sarkozy avait quitté la présidence du RPR après l’échec aux européennes

Ce mardi, le président du Sénat a par ailleurs prévu de lancer un «travail de reconstruction collective» autour des présidents de région – à l’exception de Xavier Bertrand (Hauts-de-France), qui n’a pas l’intention de s’y rendre -, ainsi que des présidents d’associations d’élus et des présidents de groupe de la droite et du centre. «Il faut bien trouver une solution! Ça prend l’eau de toute part», s’inquiétait un élu en fin de semaine dernière, alors que les municipales de 2020 approchent à grands pas. «Laurent Wauquiez c’est François Fillon en pire» se réjouissait d’ailleurs un ex-LR rallié à LREM, convaincu de pouvoir bénéficier «de l’effet repoussoir» du président de LR pour attirer de nombreux élus de droite dans le camp pro-Macron.

Pour éviter ce scénario, Valérie Pécresse avait été la première à évoquer publiquement l’éventuel départ de Laurent Wauquiez, dès lundi dernier. «Si j’étais à sa place, et vu la situation, sans doute que je démissionnerais», avait assuré la présidente LR de la région Île-de-France sur RTL. Avant de rappeler que Nicolas Sarkozy, en 1999, avait «pris très courageusement et avec beaucoup de panache la décision de démissionner» de la présidence du RPR, après avoir obtenu 12,9% des suffrages. «J’espère qu’à sa place j’aurais démissionné», avait abondé, quelques heures plus tard, le patron de la droite sénatoriale, Bruno Retailleau. Si Gérard Larcher n’avait quant à lui «appelé à la démission de personne», le président du Sénat avait toutefois souligné que Laurent Wauquiez faisait face à un «sacré défi» qui exige de se «remettre très profondément en question». «La logique gaulliste voudrait qu’il démissionne mais s’il ne le fait pas, les statuts le protègent», avait ajouté le deuxième personnage de l’État.

Le mandat de Wauquiez aura duré moins d’un an et demi

Ce dimanche encore, dans une interview au JDD , le président de la Commission des finances de l’Assemblée, Éric Woerth, avait appelé Laurent Wauquiez à «prendre ses responsabilités». «Ce n’est pas en mettant la poussière sous le tapis, en ayant peur des débats que nous nous en sortirons. Oui, il faut le dire. Il y a aussi un débat sur le leadership. Oui, il y a un rejet des Républicains aujourd’hui. Il faut affronter ce sujet de façon claire, sereine et responsable», appuyait l’ex-ministre du Budget.

Toutes ces déclarations se sont accompagnées du départ de quelques élus ainsi que de menaces de scission au sein du groupe LR à l’Assemblée. Au point de faire redouter à nombre d’élus que le parti devienne «de plus en plus rétréci». «Il n’y a plus de droite», jugeait même Nicolas Sarkozy dimanche soir dernier, en découvrant les résultats des européennes en petit comité. Si rien dans les statuts de LR ne pouvait contraindre Laurent Wauquiez à quitter son poste, c’est donc cette pression des parlementaires et des maires qui l’aura emporté… Un an et demi seulement après son élection à la tête du parti.

]]>
https://www.coupdegriffeactu.com/2019/06/02/laurent-wauquiez-demissionne-de-la-presidence-des-republicains/feed/ 0
En Guinée Conakry, le ministre d’État et ministre de la Justice Cheick Sako a démissionné https://www.coupdegriffeactu.com/2019/05/28/en-guinee-conakry-le-ministre-detat-et-ministre-de-la-justice-cheick-sako-a-demissionne/ https://www.coupdegriffeactu.com/2019/05/28/en-guinee-conakry-le-ministre-detat-et-ministre-de-la-justice-cheick-sako-a-demissionne/#respond Tue, 28 May 2019 22:01:00 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=9942

Par RFI Publié le 28-05-2019

En Guinée Conakry, le ministre d’État et ministre de la Justice Cheick Sako a démissionné. L’information a été révélée, ce lundi 27 mai, par l’hebdomadaire Jeune Afrique. Dans sa lettre adressée au chef de l’État, Maître Cheick Sako évoque son opposition « à toute modification ou changement de la Constitution ». Sa démission intervient après cinq ans et demi passés au sein de trois gouvernements successifs et alors que le débat autour de l’opportunité d’une nouvelle Constitution, dont le texte n’a pas été rendu public, agite le pays.

La lettre, datée du 20 mai, tient en une page (voir ci-dessous) et est adressée au président de la République. Le ministre de la Justice y détaille les motifs de sa décision. En premier lieu, figure son opposition « à toute modification ou changement de la Constitution en vigueur ».

« Par ailleurs, je n’ai pas été associé à la rédaction de la nouvelle Constitution en ma qualité de garde des Sceaux »,précise Maître Cheick Sako qui dit avoir demandé au chef de l’État de le« remplacer dans ses fonctions dès le 4 avril », au lendemain, souligne Jeune Afrique, d’une sortie d’Amadou Damaro Camara, chef de la majorité, du groupe parlementaire RPG (au pouvoir), qualifiant la justice guinéenne de « pourrie » sur une radio privée.

Y a-t-il un lien ? « Oui », répond une source au ministère. Le président de la République aurait envoyé un émissaire auprès de son ministre à Montpellier, dans le sud de la France, sans succès.

Maître Cheick Sako rend donc le tablier, six mois après le ministre de l’Unité nationale et alors que le débat autour d’une possible nouvelle Constitution – dont le texte n’a pas été rendu public – agite le pays.

Opposition et société civile redoutent qu’elle ne permette au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat, ce qui est actuellement interdit par la loi fondamentale.

Dans un communiqué publié peu après la nouvelle, le Front national de défense de la Constitution, qui regroupe les principaux partis d’opposition ainsi que la société civile, saluent une décision « responsable et  salutaire » qui « vient confirmer les soupçons portés contre le président de la République ».

Lettre de la démission du ministre de la Justice guinéen Cheick Sako © DR
]]>
https://www.coupdegriffeactu.com/2019/05/28/en-guinee-conakry-le-ministre-detat-et-ministre-de-la-justice-cheick-sako-a-demissionne/feed/ 0
Algérie: contesté par la rue et lâché par l’armée, Bouteflika démissionne https://www.coupdegriffeactu.com/2019/04/03/algerie-conteste-par-la-rue-et-lache-par-larmee-bouteflika-demissionne/ https://www.coupdegriffeactu.com/2019/04/03/algerie-conteste-par-la-rue-et-lache-par-larmee-bouteflika-demissionne/#respond Wed, 03 Apr 2019 00:50:54 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=9708 Abdelaziz Bouteflika © Malick MBOW
Abdelaziz Bouteflika © Malick MBOW

AFP,AFP

Abdelaziz Bouteflika lors d'élections locales à Alger le 23 novembre 2017

Alger (AFP) – Au pouvoir depuis deux décennies en Algérie, Abdelaziz Bouteflika, 82 ans, cible d’une contestation populaire inédite depuis plus d’un mois et lâché par l’armée, a démissionné mardi soir, ont annoncé les médias officiels.

Bouteflika, très affaibli depuis un AVC en 2013 mais qui en février entendait encore briguer un cinquième mandat, « a avisé officiellement le Conseil constitutionnel de la fin de son mandat de président de la République » à partir « d’aujourd’hui », mardi, a indiqué en soirée un bandeau déroulant sur la télévision nationale.

L’agence de presse officielle APS a indiqué de son côté que le président de la République avait « notifié officiellement au président du Conseil constitutionnel sa décision de mettre fin à son mandat ». Selon la Constitution, c’est le président du Conseil de la Nation (chambre haute), Abdelkader Bensalah, 77 ans, qui assurera l’intérim durant une période maximale de 90 jours au cours de laquelle une présidentielle doit être organisée.

Un concert de klaxons a accueilli la nouvelle de la démission de M. Bouteflika à Alger, et des Algérois ont commencé à se rassembler sur le parvis de la Grande poste, épicentre de la contestation, en plein centre de la capitale, selon des images de l’AFP. Parmi la foule, de jeunes manifestants brandissaient le drapeau national, d’après les mêmes sources. Confrontée à des manifestations massives chaque vendredi depuis le 22 février, la présidence avait annoncé lundi dans un communiqué que M. Bouteflika démissionnerait avant l’expiration de son mandat actuel le 28 avril, après avoir pris des « mesures pour assurer la continuité du fonctionnement des institutions de l’Etat durant la période de transition »

– « Entités non habilitées » –

Mardi, à l’issue d’une réunion des plus hauts gradés de l’armée, son chef d’état-major, le général Ahmed Gaïd Salah, avait toutefois estimé que ce communiqué n’émanait pas du chef de l’Etat mais « d’entités non constitutionnelles et non habilitées ». « Dans ce contexte particulier, nous confirmons que toute décision prise en dehors du cadre constitutionnel est considérée comme nulle et non avenue », avait poursuivi le général Salah, laissant entendre que l’armée pourrait ne plus se soumettre aux décisions venant de la présidence.

Depuis plus d’un mois, les manifestants réclament le départ d’Abdelaziz Bouteflika mais aussi celui de son entourage et plus largement celui du « système » au pouvoir. Malgré cette démission, le mouvement de contestation pourrait par conséquent se poursuivre. Semaine après semaine, le président Bouteflika, qui n’apparaît quasiment plus en public depuis son AVC en 2013, a tenté de s’accrocher au pouvoir, multipliant les propositions assimilées par la rue à des man?uvres, sans jamais réussir à calmer la contestation.

Après avoir indiqué renoncer à briguer un 5e mandat, M. Bouteflika avait annoncé le report sine die de la présidentielle prévue le 18 avril, tout en prévoyant, pour organiser la réforme du pays, de rester en fonction un temps indéterminée à l’issue de son mandat, en vue d’organiser une transition. Cette option avait été catégoriquement rejetée par la rue, et le président algérien avait fini par l’abandonner après avoir été massivement lâché ces dernière semaines jusque dans son camp. Il s’est notamment retrouvé très isolé après que le chef d’état-major de l’armée, le puissant général Ahmed Gaïd Salah, un indéfectible allié jusque-là, eut affirmé que son départ du pouvoir était la solution à la crise, position à laquelle se sont ralliés rapidement l’essentiel des piliers de son régime.

 

]]>
https://www.coupdegriffeactu.com/2019/04/03/algerie-conteste-par-la-rue-et-lache-par-larmee-bouteflika-demissionne/feed/ 0
Le président de la Banque mondiale Jim Yong Kim a annoncé sa démission https://www.coupdegriffeactu.com/2019/01/07/le-president-de-la-banque-mondiale-jim-yong-kim-a-annonce-sa-demission/ https://www.coupdegriffeactu.com/2019/01/07/le-president-de-la-banque-mondiale-jim-yong-kim-a-annonce-sa-demission/#respond Mon, 07 Jan 2019 22:33:38 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=9333

07 janvier 2019 | Par Jeune Afrique avec AFP

 

Jim Yong Kim© Malick MBOW
Jim Yong Kim© Malick MBOW

Le président de la Banque mondiale Jim Yong Kim a annoncé le 7 janvier qu’il démissionnait de l’institution de développement à partir du 1er février, quatre ans avant la fin de son second mandat.

Jim Yong Kim sera remplacé à partir du 1er février par Kristalina Georgieva, l’actuelle directrice générale de la Banque mondiale, qui assumera sa succession à titre intérimaire. Le mandat de Jim Yong Kim, qui est âgé de 59 ans, arrivait initialement à expiration fin 2022.

Dans un communiqué, Jim Yong Kim, qui a présidé la Banque mondiale pendant six ans, a uniquement indiqué qu’il comptait rejoindre « une société » et se focaliser « sur les investissements dans les infrastructures dans les pays en développement ».

CELA A ÉTÉ UN GRAND HONNEUR QUE DE SERVIR EN TANT QUE PRÉSIDENT D’UNE INSTITUTION REMARQUABLE

« Cela a été un grand honneur que de servir en tant que président d’une institution remarquable, forte d’un personnel passionné dédié à leur mission qui est d’éliminer l’extrême pauvreté de notre vivant », a-t-il déclaré dans un communiqué qui ne donne pas de détails sur les raisons de son départ.

« Le travail de la Banque mondiale est plus important que jamais alors que les aspirations des pauvres progressent dans le monde et que les problèmes comme celui du changement climatique, des épidémies, des famines et des réfugiés continuent de croître en ampleur et en complexité », a encore écrit Jim Yong Kim.

Il sera remplacé dès le 1er février par Kristalina Georgieva, qui assurera l’intérim. Un Américain est habituellement nommé à la tête de la Banque mondiale tandis que la direction du Fonds monétaire international (FMI) est généralement confiée à un Européen. Un partage des rôles désormais fortement contesté par les pays émergents.

]]>
https://www.coupdegriffeactu.com/2019/01/07/le-president-de-la-banque-mondiale-jim-yong-kim-a-annonce-sa-demission/feed/ 0
Un éditorialiste américain assure que Trump pourrait démissionner « dans les semaines à venir » https://www.coupdegriffeactu.com/2018/12/23/un-editorialiste-americain-assure-que-trump-pourrait-demissionner-dans-les-semaines-a-venir/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/12/23/un-editorialiste-americain-assure-que-trump-pourrait-demissionner-dans-les-semaines-a-venir/#respond Sun, 23 Dec 2018 01:43:21 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=9221 Donald TRUMP © Malick MBOW
Donald TRUMP © Malick MBOW

22/12/2018

 

Donald Trump à la Maison Blanche le 21 décembre 2018 – JIM WATSON / AFP

 

Selon Chris Matthews, éditorialiste politique de la chaîne MSNBC, le président américain pourrait prochainement choisir de démissionner pour s’éviter une peine de prison et épargner sa famille.

L’avenir de Donald Trump à le tête des Etats-Unis pourrait se jouer dans les semaines à venir. C’est en tout cas ce qu’assure Chris Matthews, éditorialiste politique pour la chaîne d’information en continu MSNBC, comme le rapporte le Huffington Post.

Selon lui, le président américain pourrait passer un accord avec le procureur spécial Robert Mueller, chargé de l’enquête sur l’ingérence de la Russie dans la campagne présidentielle de 2016, pour éviter une inculpation.

Des acquittements et échange d’une démission?

Car d’après son analyse, Donald Trump et sa fille Ivanka pourraient être « les prochains dominos à tomber » dans le cadre de cette affaire menée depuis mai 2017. Et ils pourraient tous les deux faire l’objet d’une peine de prison. « Que se passerait-il si le procureur offrait une alternative au président? », s’interroge alors Chris Matthews.

L’éditorialiste imagine le procureur spécial Robert Mueller proposer à Donald Trump de démissionner de la Maison Blanche, en échange d’un ensemble d’acquittements, « pas seulement pour lui, mais aussi pour tous ses enfants ».

Pour appuyer son hypothèse, Chris Matthews cite un exemple similaire dans l’histoire américaine. En 1973, le vice-président Spiro Agnew avait accepté de démissionner pour éviter d’être inculpé pour fraude fiscale, dans le cadre d’un accord avec le procureur. « Regardons les événements se décanter dans les semaines à venir, et arriver à un point de rupture. Ça va être historique », prédit l’éditorialiste.

Céline Penicaud

]]>
https://www.coupdegriffeactu.com/2018/12/23/un-editorialiste-americain-assure-que-trump-pourrait-demissionner-dans-les-semaines-a-venir/feed/ 0
Collomb maintient sa démission, l’Elysée cherche officiellement un remplaçant https://www.coupdegriffeactu.com/2018/10/02/collomb-maintient-sa-demission-lelysee-cherche-officiellement-un-remplacant/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/10/02/collomb-maintient-sa-demission-lelysee-cherche-officiellement-un-remplacant/#respond Tue, 02 Oct 2018 22:50:25 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=8828 Macron-Emmanue © Malick MBOW
Macron-Emmanue © Malick MBOW

PARTIR TOUJOURS Le ministre de l’Intérieur, qui a vu sa démission refusée par Emmanuel Macron lundi soir, persiste et signe dans « Le Figaro », ce mardi soir. Le président a demandé au chef du gouvernement de proposer une liste de remplaçants potentiels…

Rachel Garrat-Valcarcel

 

Publié le 02/10/18

Emmanuel Macron et Gérard Collomb, le 3 août 2018. — Michel Euler / POOL / AFP

Rien ne va pas plus (du tout) entre le président de la République et son ministre de l’Intérieur. Ce mardi soir, dans Le FigaroGérard Collomb annonce qu’il souhaite quitter le gouvernement dès que possible pour mener sa campagne électorale municipale à Lyon. « Je maintiens ma proposition de démission », dit-il sur le site du quotidien conservateur. Lundi soir, Emmanuel Macron avait déjà refusé cette démission une première fois, signifiant par là qu’il était toujours le « maître des horloges ». Mais le premier flic de France n’en a visiblement que faire.

L’Elysée, qui n’a plus trop le choix, a fait savoir peu après la publication de l’information du Figaro, que le président de la République « attend désormais les propositions du Premier ministre ». Il s’agit donc désormais, très officiellement, de trouver un remplaçant à Gérard Collomb place Beauvau. D’après des proches, Macron regrette que Collomb se soit mis en situation « de devoir démissionner ».

Depuis la fin de l’été, il multiplie les déclarations surprenantes à l’égard du chef de l’Etat et de sa pratique du pouvoir. Jusqu’à cette interview à L’Express où il a annoncé, sans avoir visiblement consulté l’exécutif, qu’il souhaitait être candidat à la mairie de Lyon en 2020. Et pour mener sa campagne, il annonçait un départ du gouvernement « après les Européennes » prévues en mai 2019. Cela n’avait déjà pas plu à l’Elysée. Cette fois, la brouille se fait encore plus claire.

]]>
https://www.coupdegriffeactu.com/2018/10/02/collomb-maintient-sa-demission-lelysee-cherche-officiellement-un-remplacant/feed/ 0
Coup de tonnerre politique : Nicolas Hulot quitte le gouvernement https://www.coupdegriffeactu.com/2018/08/28/coup-de-tonnerre-politique-nicolas-hulot-quitte-le-gouvernement/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/08/28/coup-de-tonnerre-politique-nicolas-hulot-quitte-le-gouvernement/#respond Tue, 28 Aug 2018 22:46:37 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=8648 Nicolas-Hulo © Malick MBOW
Nicolas-Hulo © Malick MBOW

« J’ai un peu d’influence, pas de pouvoir. C’est une accumulation de déceptions », a expliqué le ministre de la Transition écologique à France Inter.

Le Point.fr

Modifié le 28/08/2018 à 10:02 – Publié le 28/08/2018 à 08:42 | Le Point.fr

Coup de tonnerre politique. Nicolas Hulot jette l’éponge. Las, après avoir maintes fois menacé de le faire, le ministre de la Transition écologique a décidé de quitter le gouvernement d’Édouard Philippe. Il l’a annoncé au micro de France Inter ce mardi matin. Cette décision ouvre une crise gouvernementale d’ampleur : il va falloir remplacer le numéro trois du gouvernement. Emmanuel Macron et Édouard Philippe en profiteront-ils pour faire un large remaniement ? « Je sais que ce ne serait pas forcément très protocolaire. C’est une décision entre moi et moi. Et je ne vais pas me mentir. Où sont mes troupes ? Qui est derrière moi ? » a lancé Nicolas Hulot.

Lire aussi : EN DIRECT. Départ de Nicolas Hulot du gouvernement : les réactions politiques

Cette décision, il l’a mûrie cet été, voire même durant « des mois » mais n’a pris sa décision que lundi soir. Et l’a annoncée ce mardi matin sur France Inter. « Je prends la décision de quitter le gouvernement », explique Nicolas Hulot à la radio. « J’ai un peu d’influence, pas de pouvoir […]. C’est une accumulation de déceptions, je n’y crois plus », ajoute-t-il, précisant qu’il n’avait prévenu ni le président Emmanuel Macron ni le Premier ministre Édouard Philippe. Le ministre de la Transition écologique a confié qu’il craignait, s’il avait prévenu le président et le Premier ministre, qu’ils ne le convainquent de rester au gouvernement. « C’est une décision d’honnêteté et de responsabilité », a-t-il déclaré.

Nicolas Hulot : « Je prends la décision de quitter le gouvernement » #le79inter cc @leasalame @ndemorand pic.twitter.com/MhRq7zEktM

— France Inter (@franceinter) 28 août 2018

« La responsabilité est collégiale, collective, sociétale et j’espère que cette décision qui est lourde, qui me bouleverse, profitera non pas à des joutes ou à des récupérations politiciennes mais à ce que notre société se retrouve sur l’essentiel », plaide Nicolas Hulot. Et le ministre de la Transition écologique d’ajouter : « On me dit : prend ton temps, sois patient, mais ça fait 30 ans qu’on est patient, qu’on laisse les phénomènes se dérouler et ils sont en train de nous échapper […]. Je me suis surpris parfois par lassitude à baisser les bras. »

Nicolas Hulot : « Sur un enjeu aussi important, je me surprends tous les jours à m’accommoder des petits pas » #le79inter pic.twitter.com/bvCi9g7JSv

— France Inter (@franceinter) 28 août 2018

« Emmanuel Macron qui n’a cessé de le manipuler »

 

La décision n’a pas manqué de faire rapidement réagir. D’abord le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, qui dit « regrette[r] » le départ-surprise du ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot, mais aussi un manque de « courtoisie » envers Emmanuel Macron et Édouard Philippe, qui n’étaient pas prévenus, selon Nicolas Hulot.

« Je regrette ce départ », a déclaré le porte-parole du gouvernement, qui n’était « pas prévenu » de la décision du ministre. « Je veux rendre hommage au travail qui a été accompli depuis plus d’une année par Nicolas Hulot », bien que « la plus élémentaire des courtoisies aurait été effectivement de prévenir le président de la République et le Premier ministre », a estimé le porte-parole sur BFM TV et RMC.

De son côté, le président des Républicains (LR) Laurent Wauquiez « peut comprendre » que Nicolas Hulot « se sente trahi » par Emmanuel Macron, après la démission surprise lundi du ministre de la Transition écologique.

« Nicolas Hulot, je ne partage pas nécessairement ses opinions, mais je peux comprendre qu’il se sente trahi comme aujourd’hui pas mal de Français par des promesses fortes qui avaient été faites, et le sentiment à l’arrivée que ce n’est pas très tenu », a réagi Laurent Wauquiez sur RTL.

« Ce que je constate surtout, c’est qu’au fond, cette démission est le reflet des conséquences des ambiguïtés des politiques de Macron. Il cherche à tout concilier, sans jamais trancher », a poursuivi le patron de LR.

Quant à Yannick Jadot, tête de liste EELV, il a déclaré sur BFM TV : « On l’a vu prendre des coups et Emmanuel Macron qui n’a cessé de le manipuler. Il vient de sortir du piège du gouvernement. Depuis 18 mois, il n’obtenait rien. C’est un terrible constat d’échec. »

]]>
https://www.coupdegriffeactu.com/2018/08/28/coup-de-tonnerre-politique-nicolas-hulot-quitte-le-gouvernement/feed/ 0
Groupe Futurs médias : Mamoudou Ibra Kane et Alassane Samba Diop quittent Youssou Ndour https://www.coupdegriffeactu.com/2018/08/18/groupe-futurs-medias-mamoudou-ibra-kane-et-alassane-samba-diop-quittent-youssou-ndour/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/08/18/groupe-futurs-medias-mamoudou-ibra-kane-et-alassane-samba-diop-quittent-youssou-ndour/#respond Sat, 18 Aug 2018 21:58:57 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=8581 Mamadou Mamour Ibra KANE - © Malick MBOW
Mamadou Mamour Ibra KANE – © Malick MBOW
  • Le 18 août, 2018

 

Alassane Samba Diop et Mamadou Ibra Kane tournent le dos au Groupe Futurs Médias. Les deux journalistes, qui ont fait les beaux jours du groupe de presse de Youssou Ndour, viennent de démissionner. «Le Président du Groupe Futurs Médias Youssou Ndour, le Directeur général Mamoudou Ibra Kane et le Directeur de Rfm Alassane Samba Diop, informent le public de la fin de leur collaboration au niveau du Gfm», a annoncé un communiqué parvenu à Seneweb.

Sur le motif de leur démission, le document renseigne que les deux intéressés comptent lancer leur propre produit : «Mm. Kane et Diop ont informé M. Ndour, lors d’une rencontre, de leur décision de démissionner du Groupe Futurs Médias pour lancer un nouveau projet médiatique. Ils tiennent à rendre un vibrant hommage et à adresser leurs vifs remerciements au Président Youssou Ndour pour sa vision, les valeurs partagées et sa grande ambition pour le groupe, devenu en 15 ans d’existence, un leader incontestable dans l’espace médiatique sénégalais et dans la sous-région.»

De son côté, l’artiste chanteur s’est félicité de la collaboration et des performances des démissionnaires qui ont permis à son groupe d’atteindre des résultats hautement appréciables. «Conformément à sa vision, il a formulé à leur endroit des prières de succès dans leur nouveau projet», lit-on dans le communiqué.

 

Auteur: Seneweb News 

]]>
https://www.coupdegriffeactu.com/2018/08/18/groupe-futurs-medias-mamoudou-ibra-kane-et-alassane-samba-diop-quittent-youssou-ndour/feed/ 0
Espagne : « le seul ciment » du gouvernement Sanchez « est le rejet de Mariano Rajoy » https://www.coupdegriffeactu.com/2018/06/02/espagne-le-seul-ciment-du-gouvernement-sanchez-est-le-rejet-de-mariano-rajoy/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/06/02/espagne-le-seul-ciment-du-gouvernement-sanchez-est-le-rejet-de-mariano-rajoy/#respond Sat, 02 Jun 2018 00:49:06 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=8092 Mariano RAJOY© Malick MBOW
Mariano RAJOY© Malick MBOW

Sandrine Morel, correspondante du « Monde » en Espagne, a répondu à vos questions sur l’arrivée du socialiste Pedro Sanchez à la tête du gouvernement.

LE MONDE | 01.06.2018 à 16h50 • Mis à jour le 01.06.2018 à 17h02 |Propos recueillis par Sandrine Morel (Madrid, correspondance)

 

Le socialiste Pedro Sanchez a été investi par le Parlement espagnol, vendredi 1er juin, président du gouvernement avec le soutien de 180 députés. Cent soixante-neuf autres avaient voté contre.

Une motion de défiance avait été déposée par le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) contre le chef du gouvernement Mariano Rajoy à la suite de la condamnation du Parti populaire (PP), jeudi 24 mai, à rembourser250 000 euros en tant que bénéficiaire d’un vaste réseau de corruption dans le cadre de l’affaire Gürtel.

Le dirigeant socialiste est parvenu à rassembler une majorité hétéroclite autour de sa candidature, qui va de la gauche radicale Podemos au centre droit nationaliste basque en passant par les indépendantistes catalans.

Sandrine Morel, correspondante du Monde en Espagne, a répondu à vos questions sur l’arrivée de Pedro Sanchez à la tête du gouvernement.

Kate : Mais à quoi va donc ressembler et rimer ce gouvernement ? Est-ce un gouvernement durable, selon vous ?

Sandrine Morel : Non. Son seul ciment est le rejet de Mariano Rajoy. Pedro Sanchez entend gouverner seul, en minorité, avec seulement 84 des 350 députés. Pour voter chaque loi, il lui faudra convaincre un grand nombre de partis aux intérêts divergents et souvent opposés. Néanmoins, il est possible qu’il profite des prochains mois pour marquer des points afin d’arriver en bonne position aux prochaines élections, dont aucune date n’a été fixée mais qui pourraient avoir lieu à l’automne ou au printemps prochains. Il pourrait reprendre le dialogue en Catalogne et essayer d’apaiser la crise politique par des mesures symboliques. Il peut aussi essayer de faire avancer certains projets bloqués par le gouvernement comme la dérogation de certains points de la « loi bâillon » voire de la réforme du travail. Ou prendre des décisions symboliques que lui demande Podemos, comme celle de retirer une médaille policière à un ancien tortionnaire franquiste.

Isa : Rajoy tombe pour des affaires de corruption. Le PSOE n’a-t-il jamais été touché par des affaires ?

Le PSOE est lui aussi touché par de nombreuses affaires de corruption, comme a insisté Mariano Rajoy et le porte-parole du PP. Pedro Sanchez l’a reconnu tout en insistant sur les différences : le Parti socialiste, comme entité juridique, n’a pas été condamné dans un procès pour corruption comme l’a été le PP, « participant à titre lucratif » de l’affaire Gürtel, et le nombre d’affaires en phase d’instruction qui touche le PP est élevé. Cependant, beaucoup de députés du PP lui ont reproché de saisir un « prétexte » pour prendre le pouvoir « par la porte de derrière ».

Pascal D. : Quelle est la position de Ciudadanos ?

Albert Rivera, leader de Ciudadanos, demande des élections immédiates afin de « redonner la voix aux Espagnols ». Il a été très dur avec Pedro Sanchez et le possible « gouvernement Frankenstein » qui viendrait, selon lui. Il considère qu’il n’aurait pas dû s’appuyer sur « ceux qui veulent casser et liquiderl’Espagne » pour être élu.

Maxime : Le gouvernement espagnol ne risque-t-il pas un nouveau « bloqueo » lors des prochaines élections, Podemos étant en crise, Ciudadanos ayant le vent en poupe et le PP demeurant très appuyé par des provinces autonomes plus attachées aux valeurs du PP ?

En effet : de nouvelles élections pourraient aboutir à un blocage similaire à celui qui a été vécu durant presque un an en 2016. La partition du Parlement autour de quatre forces politiques fortes est confirmée par les sondages. Or l’Espagne n’a pas de tradition de gouvernement de coalition. Et la division droite-gauche et jeune-vieux partis rend compliqués les accords entre des partis, qui doutent de leur loyauté mutuelle.

MickaS : Qu’implique une faible majorité au Parlement pour PSOE ?

Le PSOE sait qu’il aura grand-peine à gouverner réellement et approuver des lois tant les partis dont il a besoin pour compléter une majorité sont hétéroclites. Il aura du mal à approuver son propre budget. Il a d’ailleurs prévenu qu’il comptait récupérer celui du PP. Il pourra tenir quelques mois. Sans doute pas davantage. D’autant plus que la manière d’arriver au pouvoir, sans repasser par les urnes, fait l’objet de critiques.

 Lire aussi :   En Espagne, Rajoy remplacé par Sanchez à la tête du gouvernement

Rosy : Les socialistes reviennent donc au pouvoir. Quel est leur programme ?

Les socialistes ont exposé un programme minimum. Leur arrivée au pouvoir a été une surprise, même pour eux. Officiellement, ils n’ont rien négocié avec les autres partis en échange de leur soutien. Le seul programme affiché clairement est la « stabilité », la « normalisation » de la situation politique en Catalogne et, une fois que celles-ci sont assurées, la convocation d’élections. Le PSOE a aussi laissé entendre son souhait de prendre des mesures de « régénération » démocratique d’urgence, comme la dépolitisation de la télévision publique TVE.

FioFio : Que dit l’opinion publique en Espagne ?

Les sondages sont contradictoires. Une majorité d’Espagnols était favorable à faire tomber Mariano Rajoy, mais une grande partie exigeait des élections anticipées immédiates. Il règne une crainte sur la viabilité du gouvernement de Pedro Sanchez et sa force pour résister au défi indépendantiste. Il y a aussi une certaine euphorie à gauche pour avoir renversé le PP et une grande frustration à droite quant à la procédure de destitution, considérée abusive et opportuniste.

Charles : Pour adopter la motion de censure, les socialistes ont dû faire coalition avec les indépendantistes catalans. Quels étaient les termes de l’accord pour arriver à ce consensus ? Les socialistes ont-ils promis des avancées aux indépendantistes catalans ?

Officiellement, il n’y a eu aucune cession du PSOE en échange de leur soutien. C’est un soutien unique, pour renverser Rajoy, pas un pacte de gouvernement. En privé, il est possible que le Parti socialiste se soit engagé sur certains points comme la levée du contrôle du gouvernement sur les finances de la Généralité. Pour ce qui est des prisonniers, Pedro Sanchez a peu de marges de manœuvre. La justice est indépendante et le processus judiciaire est déjà bien enclenché. Au mieux, le futur ministre de la justice peut suggérer au procureur général de l’Etat de lever le pied dans ses réquisitoires, mais même dans ce cas, cela ne suffirait pas à freiner les instructions en cours et le procès à venirpuisque le parti d’extrême droite Vox, par exemple, fait partie de l’accusation. Les indépendantistes demandent déjà, dans un premier temps, le rapprochement des prisonniers indépendantistes dans des établissements pénitenciers en Catalogne.

Julien : Quelle est l’opinion du nouveau président sur la question catalane ?

Pedro Sanchez a défendu un temps l’idée de l’Espagne comme « une nation de nations ». Il a abandonné ce discours pendant la crise catalane et s’est montré un fervent défenseur de la Constitution et de l’unité de l’Espagne. Il est contre l’organisation d’un référendum d’autodétermination en Catalogne et, lors de récentes déclarations, il a qualifié le président catalan Quim Torra de « raciste ».

 Lire aussi :   Espagne : « Un processus de déconstruction qui a débuté avec la crise économique »

Cependant, il est davantage prédisposé au dialogue que le PP. Il a promis de retendre les ponts brisés avec la Catalogne et de reprendre le dialogue avec le président de la Généralité. Il s’est dit favorable à l’amélioration du statut d’autonomie catalan. Il est très proche de Miquel Iceta, le secrétaire général du Parti socialiste catalan (PSC), qui défend une troisième voie pour briser les dynamiques de blocs et de confrontation.

Musher78 : Pedro Sanchez, est-il favorable à l’Europe ?

Pedro Sanchez est un grand défenseur de l’UE dans l’ombre d’une nuance. Même s’il a été critique avec les politiques d’austérité, il n’a jamais remis en question le projet européen, au contraire. Il défend plus d’intégration européenne. C’est un président du gouvernement fragile, mais pas dangereux pour l’Europe.

]]>
https://www.coupdegriffeactu.com/2018/06/02/espagne-le-seul-ciment-du-gouvernement-sanchez-est-le-rejet-de-mariano-rajoy/feed/ 0