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Contributions – Coup de Griffe actu https://www.coupdegriffeactu.com Musée Virtuel Sun, 31 Mar 2024 02:16:56 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://www.coupdegriffeactu.com/2024/03/31/frantz-fanon-une-oeuvre-vie-pour-aujourdhui/ https://www.coupdegriffeactu.com/2024/03/31/frantz-fanon-une-oeuvre-vie-pour-aujourdhui/#respond Sun, 31 Mar 2024 02:16:56 +0000 https://www.coupdegriffeactu.com/?p=11273
FRANTZ FANON © Malick MBOW Sortie le 26 mars 2024
De l’anticolonialisme à la désaliénation, l’œuvre-vie de Frantz Fanon est d’une actualité brûlante. Edwy Plenel la revisite avec l’essayiste Adam Shatz, qui publie « Frantz Fanon. Une vie en révolutions » (La Découverte).

 

 

 

 

 

 

 

 

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Citation du jour : Malick MBOW, architecte « L’homme papa Thione SECK part mais ses paroles sont ancrées pour l’éternité dans l’histoire de la musique sénégalaise » https://www.coupdegriffeactu.com/2021/03/14/citation-du-jour-malick-mbow-architecte-lhomme-papa-thione-seck-part-mais-ses-paroles-sont-ancrees-pour-leternite-dans-lhistoire-de-la-musique-senegalaise/ https://www.coupdegriffeactu.com/2021/03/14/citation-du-jour-malick-mbow-architecte-lhomme-papa-thione-seck-part-mais-ses-paroles-sont-ancrees-pour-leternite-dans-lhistoire-de-la-musique-senegalaise/#respond Sun, 14 Mar 2021 16:21:25 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=11040  

Thioune SECK©Malick MBOW

Citation du jour : Malick MBOW, architecte « L’homme papa Thione SECK part mais ses paroles sont ancrées pour l’éternité dans l’histoire de la musique sénégalaise »

 

 

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Branco : fausse enquête-révélations sur Macron et vrai gâchis https://www.coupdegriffeactu.com/2020/03/07/branco-fausse-enquete-revelations-sur-macron-et-vrai-gachis/ https://www.coupdegriffeactu.com/2020/03/07/branco-fausse-enquete-revelations-sur-macron-et-vrai-gachis/#respond Sat, 07 Mar 2020 23:51:03 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=10781
Me Juan Branco©Malick MBOW
Me Juan Branco©Malick MBOW
« Crépuscule », le pamphlet anti-Macron de Juan Branco, s’impose comme un succès en librairie. Mais loin de l' »enquête-vérité » promise par ses éditeurs, l’ouvrage peine à étayer les accusations de complot qui le parsèment. Et c’est bien dommage.

Voilà un mois que l’affiche, un rien sentencieuse, tapisse les couloirs du métro parisien. « Numéro un des ventes, qui ce livre dérange-t-il ? », y est-il proclamé en lettres majuscules jaunes et blanches sur fond noir. L’expression « phénomène d’édition » semble avoir été inventée pour Crépuscule, cette ‘ »enquête-vérité de Juan Branco sur les coulisses du pouvoir » – toujours selon l’affiche, que l’auteur a diffusée via son compte Twitter. En deux mois, ses éditeurs, Massot et Au diable Vauvert, en ont écoulés 78.900 exemplaires (source Edistat) au prix de 19 euros. Épatant, surtout pour un ouvrage en partie disponible au format PDF gratuitement sur Internet et très peu chroniqué dans les médias, ce que l’auteur ne se lasse pas de rappeler sur les réseaux sociaux.

Hélas, le contenu de l’ouvrage est loin d’être aussi explosif que son slogan promotionnel le suggère. On sort de sa lecture frustré, et même un peu mal à l’aise devant le décalage entre l’importance des accusations formulées avec fièvre – « Ici seront révélés les liens de corruption, de népotisme et d’endogamie qui jonchent un pays« , nous prévient Juan Branco dès la douzième ligne – et… les faits nouveaux véritablement démontrés au long de ces 312 pages de « réquisitoire politique » – d’après la quatrième de couverture.

JUAN BRANCO, PREMIER RÔLE DE « CRÉPUSCULE »

Il est vrai qu’intégrer de la nuance dans la « démonstration » (p.33) fleuve du texte aurait pu affaiblir le plan com’ de Juan Branco. Génial dans la création et la promotion de son propre personnage, l’essayiste s’impose comme le véritable premier rôle de son enquête. Le succès de Crépuscule doit beaucoup au profil de ce jeune homme, âgé de 29 ans, au verbe haut et au panache revendiqué, qui aime se présenter en nouveau Philippe Egalité, ce membre de la famille royale rallié au peuple révolutionnaire en 1789. Tour à tour proche du patron de Sciences Po Richard Descoings, d’Aurélie Filippetti, de Julian Assange, avocat de Jean-Luc Mélenchon, ce fils d’un producteur de films à succès se veut la petite souris du peuple au sein du cénacle des puissants et livre là ses conclusions après trente ans de fréquentation du Tout-Paris. S’il ne s’en chargeait pas si bien lui-même, on saluerait d’ailleurs volontiers sur cet aspect la liberté de ton de l’auteur qui livre, entre deux effets de manche, des détails précieux sur la sociologie des lieux de pouvoir parisiens.

C’est d’ailleurs au sein des quelques pages où le pur témoignage n’est pas percuté par une prétention démesurée à livrer une vérité cachée au public, que l’ouvrage trouve son principal intérêt. Au détour d’une poignée d’anecdotes, on en apprend un peu plus sur les mœurs de certains hommes de pouvoir. On découvre un Xavier Niel – un temps côtoyé par le héros de l’essai – qui copine avec Emmanuel Macron dès le début des années 2010, l’annonçant dès janvier 2014 comme « le futur président de la République !« (p.42), ou qui surveille ce que dit de lui Branco dans une émission « qui ne dépassait pas les trois mille clics sur un site Internet » (p.135), dixit l’auteur. On croise un Bernard Arnault inatteignable, dont l’inauguration d’une boutique de vêtements est suivie par une nuée de journalistes en vue. On plonge avec effarement dans l’univers étriqué de l’Ecole Alsacienne, la cité scolaire privée où Branco a étudié jusqu’au bac en compagnie de Gabriel Attal, le plus jeune secrétaire d’Etat de la Ve République, de la chanteuse de variété Joyce Jonathan mais aussi de « la petite fille de Valéry Giscard d’Estaing, celle du PDG d’Archos, par ailleurs sœur du futur patron d’Uber France, un des héritiers Seydoux, les lointains héritiers du général de Hauteclocque, les grandes lignées des de Gallard, de Lantivy et de Lastours » (p.83), et ainsi de suite.

ACCUSATIONS À GOGO MAIS MOLLO SUR L’ENQUÊTE

Le problème, c’est que loin de se cantonner à raconter ce qu’il a vu, l’auteur multiplie les accusations et crie au complot oligarchique toutes les cinq pages. Dans sa critique des réseaux de pouvoir français, l’essayiste se veut le continuateur des journalistes Laurent Mauduit, Vincent Jauvert, Sophie Coignard ou Marc Endeweld (ex-collaborateur de Marianne), qui ont tous établi, à l’issue d’enquêtes fouillées, l’influence de certaines castes dans la haute société française. Sauf que si Juan Branco va beaucoup plus loin dans les théories, il va bien moins loin dans le travail nécessaire à leur étaiement. Sa thèse, au service de laquelle il relie Niel, Arnault, Benalla, Jouyet, Edouard Philippe, Lagardère, Gabriel Attal : la démocratie française toute entière est confisquée par une élite économico-politico-médiatique et Emmanuel Macron est la dernière marionnette de ce petit monde. A l’inverse de ses aînés, l’avocat ne livre au lecteur aucun document, ni (presque) aucun témoignage sourcé permettant d’établir les faits gravissimes qu’il dénonce. En dépit d’une préface louangeuse de l’investigateur chevronné Denis Robert, tout se passe comme si l’auteur considérait que son profil d’insider l’exonérait d’une enquête poussée pour prouver ce qu’il avance.

Cette posture est d’autant plus décevante que l’avocat aborde des thèmes essentiels pour le fonctionnement de la démocratie, tels les liens entre les plus grandes fortunes du pays et les élites politiques, la bienveillance initiale d’une grande partie de la presse à l’égard d’Emmanuel Macron et, plus globalement, la difficulté d’enquêter sur le pouvoir dans un univers médiatique aux mains d’une pincée de milliardaires. Ce n’est pas Marianne qui démentira Juan Branco sur ces points : depuis l’entrée en politique d’Emmanuel Macron, nous nous sommes employés à documenter la surmédiatisation des meetings de l’énarque par les chaînes d’infos en continu, la distribution de plusieurs milliards d’euros aux plus riches des plus riches de notre pays, ou encore l’aide apportée par une certaine élite financière à En Marche dès ses débuts.

Seulement, là où on aurait aimé lire de nouvelles révélations, l’auteur compile surtout des informations déjà sorties par d’autres, tout en se targuant d’avoir le courage d’écrire ce que tout le monde tait. Concernant les quelques éléments exclusifs revendiqués par Juan Branco – il explique par exemple avoir « interrogé certains proches » de Ludovic Chaker (p.267), le mystérieux chargé de mission de l’Elysée –, on ne sait presque jamais ce qui lui a été dit, ni comment il a vérifié ces informations. Il serait notamment intéressant de savoir si l’écrivain a confronté ceux qu’il accuse, et de lire ce qu’ils lui ont répondu. L’absence fréquente de toute notion de contradictoire laisse une impression d’à-peu-près, gênante quand on prétend dénoncer des complots d’Etat. Parfois, l’avocat se fait même franchement de mauvaise foi. Dans son énumération des médias affidés au pouvoir, Branco cite par exemple notre journal : « Même Marianne, à l’instant absorbée, revenait sur une promesse de publication avortée » (p.257). En fait, aucune promesse. Il a été proposé à l’auteur de réduire l’article pour qu’il puisse passer, ce que Juan Branco n’a pas voulu faire. Les complots qui paraissent les plus retors ont parfois des explications très simples.

Le déferlement de superlatifs auquel se laisse aller l’auteur pour qualifier sa propre prose renforce l’embarras. Extraits non-exhaustifs : « Ce scandale n’a jusqu’ici jamais été décrit, ni révélé, alors même qu’il est connu de ceux qui sont censés nous le raconter » (p.24); « Ce texte démontrera cette évidence (…) Emmanuel Macron a été ‘placé’ bien plus qu’il n’a été élu. Et la presse a agi dans ce domaine avec complicité » (p.32); « Ce qui sera démontré ici, c’est que le système mis en place par quelques personnes a suffi (…) à court-circuiter l’ensemble des garde-fous de notre démocratie » (p.57); « Ce texte (….) permet de démontrer que (les gilets jaunes) ont eu raison » (p.65); « Le lecteur pourrait à ce stade se trouver assez sidéré » (p.156); « Reste à vous démontrer comment, en effet, les journalistes français actionnés par au moins trois oligarques nationaux (…) ont fabriqué en quelques mois un homme politique de « stature internationale«  » (p.162); « Vous saturez ? Pourtant, ce n’est pas tout ! Et ce n’est même que le début », (p.235); « On tremble parce que soudain, on commence à se sentir bizarrement encerclé, pour peu qu’on ne serve nul intérêt » (p.251).

#APEUPRÈS

Pour promouvoir son propos, Juan Branco a souvent recours au même procédé : il tord des faits avérés en présentant comme des certitudes ce qui n’est pas établi. On prendra trois exemples d’approximations manifestes, qui s’ajoutent à ceux déjà recensés par Slate ou Mediapart. Juan Branco dénonce à de nombreuses reprises le manque de mordant de l’investigation médiatique sur le clan Macron et explique que les enquêtes sont verrouillées en raison de l’identité des propriétaires des grands titres, souvent des grandes fortunes. Parmi les médias « aux ordres », il évoque Le Monde, dont un des actionnaires principaux est le magnat Xavier Niel, connaissance du président. A l’inverse, parmi les médias qui résistent, l’auteur cite Le Monde diplomatique. Un mensuel détenu à 51% par… Le Monde, donc en partie par Xavier Niel. Comment expliquer cette distinction entre les deux titres, qui brouille complètement la grille de lecture élaborée précédemment ? Branco ne le dit pas. Précisons que Le Monde diplomatique a le chic de publier régulièrement l’essayiste, ce qui n’a pas toujours été le cas du quotidien du soir.

Même aplomb et même absence d’éléments tangibles concernant le rachat de Libération par Patrick Drahi. « Cet achat s’était fait sur demande expresse de François Hollande » (p.208), croit savoir Juan Branco, qui prend appui sur cette certitude pour dénoncer la collusion politiques-milliardaires. On n’aura pas davantage de détails sur cette accusation, jamais précisément documentée ailleurs. Il faut plonger dans les notes de bas de page pour accéder… à un démenti formel de Bernard Mourad, ex-conseiller de Patrick Drahi : « M. Mourad m’affirmerait par ailleurs que François Hollande s’était contenté de féliciter M. Drahi de l’opération qu’il avait mené auprès de Libération » (p.211). Ici comme dans de nombreux passages, Branco donne l’impression de délaisser tous les témoignages qui ne servent pas sa thèse – celle d’une oligarchie toute-puissante qui confisque la démocratie – pour retenir en revanche la moindre rumeur qui alimente son propos. Technique efficace pour livrer un réquisitoire global, mais qui laisse des doutes sur la loyauté de la démarche.

Quand Gabriel Attal – une de ses principales cibles – renonce à briguer la présidence du groupe LREM en septembre 2018, c’est forcément parce qu’il sait qu’il sera nommé au gouvernement peu de temps après : « Il retirera sa candidature une fois assuré, quelques semaines plus tard, qu’un ministère lui sera octroyé » (p.126). Plausible, mais l’auteur ne livre encore une fois aucun élément à l’appui de son affirmation. A-t-il obtenu des confidences de l’intéressé ? Sans doute pas. Branco se contente d’avancer sur le mode du « on sait comment ça se passe, hein, suivez mon regard… ». Un peu léger.

Macron ministre ? C’est forcément Jean-Pierre Jouyet qui l’a « fait nommer à Bercy » (p.277), une théorie qui sert l’exposé de l’auteur sur la centralité de la famille Jouyet-Taittinger dans l’oligarchie française. Qu’importe si François Hollande et Manuel Valls ont expliqué qu’il s’agissait d’une idée du second, balayée dans un premier temps puis retenue par le premier, à la suite du limogeage d’Arnaud Montebourg. Quant à Ludovic Chaker, il serait chargé « comme (Benalla) » de « faire circuler les informations entre l’Elysée et les rédactions que le Palais nourrissait » (p.264), d’après Juan Branco. Comment ? Est-ce prouvé, documenté ? Non, encore une fois, cette accusation ne sera pas étayée.

Qu’importe, tant que l’ensemble va dans le bon sens, c’est-à-dire pointe les dérives de la présidence Macron et la nocivité des réseaux français, rétorqueront les moins regardants des soutiens de Juan Branco. Le souci, c’est qu’en présentant à tort une observation sociologique orientée comme une enquête dans les règles de l’art, Juan Branco facilite l’argumentation de ceux qui voudraient renvoyer tout travail sur ce milieu dans le camp des populistes et des complotistes. L’essai est calibré pour un public militant, qui en sortira renforcé dans ses convictions. Il échouera en revanche à rallier des citoyens moins politisés qui savent qu’entre le noir et le blanc, il y a des teintes de gris.

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Scandale Petro Tim : fantasme, mensonge et manipulation ! (Par Oumou Wane) https://www.coupdegriffeactu.com/2019/06/14/scandale-petro-tim-fantasme-mensonge-et-manipulation-par-oumou-wane/ https://www.coupdegriffeactu.com/2019/06/14/scandale-petro-tim-fantasme-mensonge-et-manipulation-par-oumou-wane/#comments Fri, 14 Jun 2019 06:06:26 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=10015  

Oumou WANE - © Malick MBOW
Oumou WANE – © Malick MBOW

Souvenez-vous de la série télé Dallas et de ses méchants frères Ewing. Eh bien voyez-vous, d’après une certaine presse étrangère peu scrupuleuse, aux relents de tabloïds dénués de la moindre éthique journalistique, ce sont des enfants de chœur, à côté de nos frères Sall qui auraient mis la main sur les ressources de tout un peuple laissé dans la misère.

Précisons que dans cette « enquête », la BBC n’a donné la parole qu’à l’opposition radicale sénégalaise, lui servant sur un plateau une charge larvée contre le régime en place. Ce qu’il est désormais convenu d’appeler le « scandale Petro Tim » a suscité des centaines d’articles, des dizaines d’interviews, des tonnes de papiers qui partent dans tous les sens, faits divers montés en épingle, présomption d’innocence piétinée, bidonnages… Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose, disait Voltaire.
Je rappelle que la BBC, embourbée encore il y a peu dans des affaires internes graves, était décrite par Jonathan Dimbleby, l’un des journalistes les plus respectés de l’institution publique comme « un navire à la dérive se dirigeant vers les récifs ».
Une telle volonté de nuire entretenue par une opposition aux abois, illustre à merveille le malaise qui cristallise tant de passions au Sénégal. Ce qui se passe dans notre pays dépasse l’entendement. Hier nous élisions Macky Sall pour un second mandat à une écrasante majorité et aujourd’hui, nous laissons dire qu’il est le responsable principal, avec sa famille et ses amis, de toutes les malversations présumées dans la gestion du pétrole et du gaz.

D’une main donc, notre président tirerait le pays avec toute sa foi et son énergie, et de l’autre il lui ferait les poches.

Pouvons-nous attendre tout d’un président de la république et à ce point l’empêcher d’être serein dans son action ? Avons-nous confiance dans les institutions de notre pays ?

Remarquez que c’est un bien pour un mal. En effet, une semaine après la diffusion du documentaire de la BBC, « un scandale à 10 milliards » (de bobards), le ministre de la Justice sénégalaise à la demande de Macky Sall lui-même a finalement saisi le procureur de la République qui est chargé d’enquêter sur l’ensemble des « faits allégués ». Gageons que la vérité vraie émerge de cette enquête et y compris si elle doit impliquer Aliou Sall, le propre frère du président.
Il va de soi que pour rebondir sur cette affaire, la société civile et tout ce que le pays compte de farouches opposants, a appelé à des manifestations ce vendredi dans tout le Sénégal en réclamant que toute la lumière soit faite.
Bien sûr, chacun veut comprendre les rôles, les responsabilités et savoir si les hiérarchies sont bien respectées dans ces dossiers, mais ne pourrait-on pas parfois appeler à une marche pour que le pays avance et non pour le bloquer ?

D’ailleurs, que sont devenus les alliés de Macky, d’ordinaire si prompts à monter au créneau pour le défendre. Dans quel pays autre que le Sénégal, laisserait-on un organe de presse étranger mener une enquête partiale et à charge contre nos intérêts nationaux, sans faire bloc derrière notre Président ?

Souvenons-nous que le président Macky Sall, de manière volontaire, a fait que le Sénégal soit membre de l’Initiative pour la transparence des industries extractives (Itie) qui est un organisme international et que ce dernier a donné un satisfecit au Sénégal pour l’attribution des licences d’exploitation d’hydrocarbures, ressources, il faut le rappeler qui ne sont pas encore exploitées, et qui ne le seront qu’à partir de 2022.

La question qui devrait donc intéresser aujourd’hui les Sénégalais est de savoir si la BBC participe ou non à une campagne de manipulation de l’opinion.

Selon notre ministre de l’énergie, Mouhamadou Makhtar Cissé, « la clé de répartition qui est définie dans le contrat pour le partage des revenus garantit les intérêts du peuple sénégalais, propriétaire des ressources. Si on consulte le modèle financier de l’exploitation du projet Gta, à la fin du processus, l’Etat se retrouvera avec 67 % des revenus dont 58 % pour l’Etat lui-même et 9 % pour Petrosen ».
Et le ministre de rappeler que, « les ressources appartiennent aux générations actuelles, mais surtout à celles futures », que « de nouvelles entreprises seront créées qui généreront des milliers d’emplois. Une certitude, les ressources naturelles du Sénégal profiteront d’abord et surtout aux populations ».
Alors pourquoi avoir peur ?  Pourquoi hurler aux loups et voir le mal partout ?
Regardons la chose de plus près car à force de nous faire prendre constamment pour des imbéciles, il y a un moment où il faut s’indigner.

Oumou Wane
Présidente africa7

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Projet d’industrialisation de l’Afrique de l’Ouest / Pierre Goudiaby Atepa : « Nous avons écrit au chef de l’État pour parrainer notre initiative qui a une envergure extraordinaire » https://www.coupdegriffeactu.com/2019/05/25/projet-dindustrialisation-de-lafrique-de-louest-pierre-goudiaby-atepa-nous-avons-ecrit-au-chef-de-letat-pour-parrainer-notre-initiative-qui-a-une-envergure-extraordinaire/ https://www.coupdegriffeactu.com/2019/05/25/projet-dindustrialisation-de-lafrique-de-louest-pierre-goudiaby-atepa-nous-avons-ecrit-au-chef-de-letat-pour-parrainer-notre-initiative-qui-a-une-envergure-extraordinaire/#comments Sat, 25 May 2019 00:16:39 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=9924
Pierre-Goudiaby-Atepa © Malick MBOW
Pierre-Goudiaby-Atepa © Malick MBOW

 

Dans le but de permettre à l’Afrique de se redonner les possibilités de développement et à être autonome à travers ses ressources, le « Groupe Atepa » a initié un projet intitulé : » La nouvelle voie de l’acier et de l’aluminium ». Cette initiative, venant de l’architecte Pierre Goudiaby, est venu aussi, notons le, dans un contexte marqué par les nombreuses études sur les enjeux et défis qui interpellent l’Afrique sur les ressources dont elle dispose. Dans ce sillage, le président de « Atepa Goupe » a laissé entendre qu’il souhaite une implication des États :  » Nous avons officiellement écrit au chef de l’État pour parrainer ce projet qui, dans sa première phase, va installer une société d’études avec un capital de 1 milliard qui sera à notre portée. »

Ce projet, typiquement africain et réunissant des experts et d’hommes munis d’une grande capacité technique et pouvant mettre en exergue le développement de l’Afrique via la bonne exploitation des ressources dont regorge le continent, « est engagé selon Pierre Goudiaby Atépa, avec sept (7) pays et porte le coût du projet à 3 milliards.
Donc, un modèle de projet structurant et des infrastructures structurantes visibles à travers cette initiative pour se débarrasser de « ce qu’on peut concevoir comme dépendance politique, économique, voire culturelle car, laissant les étrangers venir transformer nos ressources pour nous les revendre ».

Dans le cadre de cette étude de faisabilité, des partenaires tels que le gouvernement de l’Inde vont rejoindre cette étape. Donc cette phase, permettra d’asseoir les bases forces et l’imprégnation des investisseurs, de l’État et de tous les acteurs pour démarrer « cette philosophie qui mène vers « la nouvelle route de l’Acier et de l’Aluminium », comme le conçoit Pierre Goudiaby Atepa…

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9 MAI 2019 PARUTION MAGAZINE LA GAZETTE DE L’ARTICLE PRÉSIDENT MACKY SALL PRUDENCE!!! MALICK MBOW https://www.coupdegriffeactu.com/2019/05/10/9-mai-2019-parution-magazine-la-gazette-de-larticle-president-macky-sall-prudence-malick-mbow/ https://www.coupdegriffeactu.com/2019/05/10/9-mai-2019-parution-magazine-la-gazette-de-larticle-president-macky-sall-prudence-malick-mbow/#comments Fri, 10 May 2019 00:56:12 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=9874
macky-sall-article-prudence-11© Malick MBOW
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Dakar, « capitale de l’émergence », ville sale et polluée (Par Mody Niang) https://www.coupdegriffeactu.com/2019/03/20/dakar-capitale-de-lemergence-ville-sale-et-polluee-par-mody-niang/ https://www.coupdegriffeactu.com/2019/03/20/dakar-capitale-de-lemergence-ville-sale-et-polluee-par-mody-niang/#comments Wed, 20 Mar 2019 00:20:31 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=9661 Mody NIANG - © Malick MBOW
Mody NIANG – © Malick MBOW

Par: Mody NIANG  19 mars, 2019

Le Vieux Mody Niang n’a pas cassé sa plume, il a juste changé de centre d’intérêt. Les questions politiques et liées à la gouvernance ne seront peut-être plus ses priorités, mais il sera toujours là. « Vous vous rappelez que dans mon avant-dernière contribution, j’annonçais que j’orientais désormais mon militantisme vers d’autres questions, notamment celles relatives à l’environnement et à l’éducation à la citoyenneté. Cette contribution s’inscrit dans ce cadre-là », annonce-t-il. C’est donc parti pour une nouvelle aventure.

Dès l’introduction de ce texte, ma pensée va vers l’Adjudant-Major, Commandant actuel de la Brigade de gendarmerie de Ouakam. Le 12 mars 2019, je m’y suis rendu pour régler un problème. L’Adjudant-Major, qui était visiblement très occupé, m’a quand même reçu avec une courtoisie exquise, et m’a réglé avec diligence le problème objet de mon déplacement. Cela n’arrive pas toujours dans notre pays.

J’avais garé mon véhicule à l’intérieur, à un endroit que m’avait indiqué un gendarme, au milieu de nombreux autres véhicules, qu’on appelle communément « clandos ». Je ne m’attarde pas sur les « Jakarta » qui y étaient aussi en grand nombre. Quand je suis sorti des bureaux de la gendarmerie, je n’ai pas pu m’empêcher, au moment où j’allais prendre mon véhicule, de jeter un coup d’œil de près sur les « clandos ».

Ils sont si délabrés qu’ils ne devaient même pas transporter des animaux. Je me suis informé auprès d’une source sûre qui m’a assuré que chaque fois que les hommes du Major-Commandant rencontrent de tels « véhicules » dans la circulation, ils les conduisent à la brigade où ils sont immobilisés. Beaucoup de commandants de brigade et de commissaires de police devraient faire comme ce commandant de brigade. Je ne dirai pas imprudemment que tous ne le font pas mais, si j’en juge par le nombre impressionnant de « clandos » qui circulent sans problème à Dakar comme dans la banlieue, je me pose légitiment des questions.

Comment de tels « véhicules » peuvent-ils assurer tranquillement le transport de personnes sous « le nez et la barbe » des gendarmes et des policiers qui savent parfaitement qu’ils ne détiennent aucune des pièces les autorisant à s’adonner à un tel transport ? Personne ne peut imaginer, en effet, que les conducteurs de ces guimbardes présentent une carte grise, une visite technique ou une assurance. S’ils les présentaient, ce serait gravissime et les services qui les leur auraient délivrées mériteraient les pires sanctions.

Donc, dans les deux scénarios, le crime – oui, c’en est un – est établi de part et d’autre, et impunément. Pourquoi ? Une fois, j’ai été arrêté par un jeune policier, juste au moment où je sortais d’une station où je venais d’acheter du carburant. Le policier me réclame mes pièces et je m’exécute immédiatement. Il me rend les autres, retient mon permis de conduire et se met à remplir un papier jaune. Je lui demande tout naturellement ce qui se passe. Il me répond sèchement : « Vous n’avez pas mis votre ceinture de sécurité. » Il avait raison : je la portais jusqu’à la station.

Comme elle me gênait pour accéder à ma poche, je l’ai décrochée et, après avoir payé le carburant, je démarre en oubliant de remettre la ceinture. C’est alors que j’ai la malchance de tomber sur le jeune policier. Je lui explique tout cela, mais il n’a rien voulu comprendre et me répond : « Monsieur, vous n’avez pas mis votre ceinture ! » Au même moment, j’aperçois un « clando » qui roule vers nous, suivi d’un autre d’ailleurs. Tous les deux étaient de véritables guimbardes, qui n’avaient sûrement aucune des pièces qu’il m’a demandées, à plus forte raison une ceinture de sécurité. J’ai le réflexe de lui dire : « M. le Policier, arrêtez ce « clando » ! »

Il continue d’écrire et je reviens à la charge : « M. le policier, en voilà un autre, arrêtez-le ! Comme le premier, il n’a même pas de ceinture de sécurité ! » Pour toute réponse, il me tend le papier jaune et me dit presque avec dédain : « Vous avez jusqu’à demain pour récupérer votre permis à la Police de…. » Ce jour-là, j’étais vraiment indigné et désespéré de mon pays. Les cimetières de véhicules sont désormais vides, tous les cadavres étant pratiquement remis en circulation. Un jour, je me suis mis au bord de la route qui va du Rond Point de la Case de Cambérène vers le Lycée des Parcelles Assainies.

Je comptais deux, trois, quatre « clandos » avant qu’un ou deux véhicules supposés en règle passent. De l’autre côté, il y avait un policier qui arrêtait certains « clandos » et laissait passer certains autres d’un signe de la main. Je n’ose pas exprimer ce que je pense ici. Xel aggale na ko. Parfois, je me demande si mes compatriotes remarquent la même chose que moi, relativement au nombre impressionnant de ces « clandos » qui transportent des personnes partout à Dakar, jusqu’au centre ville. Je me demande s’il n’y a pas au moins autant de « clandos » que de véhicules dits en règle.

Je me demande pourquoi ils bénéficient de tant de compréhension vis-à-vis des policiers et des gendarmes. S’ajoutent maintenant à ces « taxis clandos », des « minibus » également mal en point qui viennent de toutes les régions du Sénégal. On en rencontre partout à Dakar, bourrés de clients, jusque sur les marches-pieds, sans que cela ne dérange le moins du monde personne : ni les simples passants, ni les gendarmes, ni les policiers.

Pourquoi les deux derniers ferment-ils hermétiquement les yeux sur ces « clandos » qui ajoutent terriblement à la confusion de la circulation à Dakar comme dans la banlieue ? L’une des réponses serait que nombre de ces « clandos » appartiennent à des policiers ou à des gendarmes à la retraite, comme en activité. L’autre réponse possible, je ne l’évoque pas, laissant à chaque observateur averti, le soin de le faire à son niveau. Quelle que soient les raisons qui expliquent la présence massive de ces guimbardes dans tout Dakar et dans sa banlieue, comme dans nombre d’autres villes d’ailleurs, il faut s’arrêter sur leurs conséquences désastreuses sur la circulation et sur l’air que nous respirons

1 .Circuler à Dakar devient une véritable course du combattant. Il n’y a pratiquement plus de zones à Dakar comme dans sa banlieue qui ne connaissent des embouteillages monstres
2 . La circulation se serait sûrement aérée plus ou moins, si on débarrassait la ville de ces « clandos » sans aucun « kayitu suukër » et des autres véhicules de toutes catégories vieux de cinquante ans ou plus, et qui nous empoisonnent carrément l’existence
3 . Les embouteillages ne sont pas notre seul calvaire.

S’y ajoute un autre qui est pratiquement la conséquence directe du premier : selon un rapport de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Dakar est la deuxième ville la plus polluée au monde après New Dehli, la capitale de l’Inde. Avec une pollution atmosphérique supérieure 50 microgrammes/m3 et « un taux de concentration moyen en particules fines PM10 de 164 microgrammes par m3 », elle devance même Pékin, Johannesburg et Jakarta. Les asthmatiques et même les autres qui vivent dans la « capitale de l’émergence » sont bien placés pour en attester.

Selon le journal parlé de 20 heures de France 2 du 13 mars 2019, la pollution tue deux fois plus qu’on le pensait. Le même journal révèle qu’une étude publiée le mardi 12 /03/2019 rend la mauvaise qualité de l’air responsable de 8,8 millions de morts par an dans le monde, dont 2,8 millions en Chine, 8000.000 en Europe et 67000 en France. Combien la pollution tue-t-elle annuellement chez nous, où c’est loin d’être la préoccupation de qui de droit (je me garde de les citer) ?

Elle n’est pas seulement polluée, la « capitale de l’émergence », elle est aussi sale, très sale, ce qui ne m’a jamais laissé indifférent. Même si ma voix ne porte pas loin, cette saleté insoutenable par endroit, m’a amené, le 6 septembre 2014, à publier une contribution pour m’en indigner. J’introduisais ainsi la contribution : « Le vendredi 30 mai 2014, Mr Lewis Lukens, ancien ambassadeur des USA à Dakar rencontrait la presse, au terme d’une mission de trois ans.

Profitant de cette toute dernière opportunité, il exhortait le Gouvernement sénégalais à « se focaliser » sur la question des ordures et des problèmes de l’Environnement en général, pour mieux tirer parti du potentiel

1 Les vieux camions comme les « cars rapides » et les « Ndiaga Ndiaye » qui sont des cinquantenaires pour nombre d’entre eux en rajoutent par les fumées épaisses que dégagent leurs échappements.
2 Les nombreuses charrettes circulant désormais partout à Dakar rendent aussi la circulation plus difficile encore.
3 On me rétorquera sûrement qu’ils travaillent, les chauffeurs de ces véhicules, da ñuy daan séen doole. Oui, ils travaillent, ils gagnent leur vie. Mais qu’ils le fassent en conformité avec les lois et règlements vigueur ! L’émergence dans le laisser-aller est une vue de l’esprit. touristique du pays. » Précisant qu’il avait été déjà frappé par cette situation dès son arrivée au Sénégal, il s’interrogea en ces termes : « Quand on voit les ordures, on se pose des questions. On se demande pourquoi c’est comme ça. »

Quand un ambassadeur sort à ce point de sa réserve, c’est parce que la question qu’il évoque le tient particulièrement à cœur. Oui, il avait parfaitement raison et la situation qu’il regrettait est pratiquement la même que celle que nous vivons aujourd’hui, si elle n’est pas pire d’ailleurs. Dans nombre de quartiers de Dakar comme de sa banlieue, on est incommodé par des ordures et des eaux usées nauséabondes. Il suffit, pour s’en convaincre, de se promener dans les quartiers comme Reubeuss, Niayes Thioker, Fass-Gueule Tapée, Colobane, etc.

Des ordures sont déversées presque partout, jusque dans les rues les plus fréquentées. J’en remarque souvent entre le Pont de la Patte d’Oie et les abords (du côté droit) du Pont dit de l’émergence. Dans sa conférence, Son Excellence l’Ambassadeur sortant des USA aurait dû d’ailleurs aller plus loin, en pointant du doigt les gravats et les branchages qui sont une autre plaie de la « capitale de l’émergence ». Une plaie qui, malheureusement, laisse totalement les autorités et les citoyens indifférents. Ils ne se soucient guère des conséquences que les gravats en particulier entraînent.

Non seulement ils enlaidissent les quartiers dits les plus huppés, mais ils sont pour beaucoup dans l’aggravation des inondations. Ils surélèvent le niveau des rues et s’opposent à l’infiltration des eaux de ruissellement. Pour ne donner qu’un exemple, dans un quartier que je connais bien pour y avoir habité pendant vingt-cinq ans, les eaux de ruissellement s’infiltraient quelques minutes après, même s’il avait plu des cordes. Aujourd’hui, nombre de maisons y sont inondées, du fait des gravats qui s’opposent à toute infiltration.

Il en est ainsi d’ailleurs dans de nombreux autres quartiers de Dakar et de sa banlieue. Dans l’indifférence générale des autorités et des populations. C’est également dans leur indifférence générale que les gravats envahissent tous les espaces vides qui ne sont pas éclairés la nuit. C’est notamment le cas de ce qu’on appelait les « Jardins de Cambérène », jadis un îlot abondamment fleuri et qui faisaient partie des rares « poumons verts » de Dakar ?

D’autres « poumons verts » subissent le même sort et étouffent aujourd’hui sous des tonnes de gravats, dans l’indifférence générale des autorités (dont on ne peut rien attendre) comme des citoyens. Nous devrions tout faire pour les sauver, afin qu’ils absorbent ne serait-ce qu’une partie infime des tonnes de CO2 qui se dégagent des échappements des « clandos » et d’autres véhicules quinquagénaires.

Dakar est devenue une ville en pierre. Les irresponsables qui ont distribué nos terres n’ont même pas pensé à laisser place à des jardins publics. Les bénéficiaires de ces terres, les mêmes, ne pensent même à planter des arbres : ils construisent tout, préoccupés seulement par les gains du moment. Le lecteur se rend compte que l’expression « indifférence générale » revient souvent dans le texte. Elle exprime mon indignation. C’est cette indignation citoyenne qui m’avait poussé à publier la contribution du 6 septembre 2014.

J’y interpellais une autorité en ces termes : « Ministère de l’Environnement, où êtes-vous ? Vous ne pouvez quand même pas laisser ce  » poumon vert » de Dakar mourir petit à petit sous le poids des gravats que des délinquants irresponsables y déversent toutes les nuits, impunément ! Pour ce qui me concerne en tout cas, je suis prêt à accompagner des agents de ce ministère sur les lieux, pour qu’ils constatent eux-mêmes sur place les immenses dégâts. Je suis prêts à les y accompagner avec mon propre véhicule et à mes frais, s’il y a lieu.

Ils pourraient s’accompagner, s’ils acceptent ma proposition, d’un journaliste muni d’une caméra, pour fixer les images hideuses, qui devraient indigner tous les passants. Si, au contraire, ils trouvent ma proposition prétentieuse et saugrenue, je lance le même appel à toutes les télévisions de nos différents groupes de presse. » Et j’ajouterai, aujourd’hui : « A toutes les organisations de la société civile qui se préoccupent de la dégradation continue de notre environnement. »

Nous ne devrions pas rester les bras croisés face à la défiguration continue de la « capitale de l’émergence », du fait des ordures ménagères, des eaux usées nauséabondes et des gravats partout déversés. Ce n’est pas tout d’ailleurs : cette « capitale de l’émergence » traîne une autre plaie, celle-là aussi béante que les autres : l’indiscipline et l’incivisme notoires des populations, pratiquement encouragés par la frilosité des autorités publiques, et dont l’ampleur dépasse même nos frontières. Cette plaie béante fera d’ailleurs l’objet de notre prochaine contribution, si notre SEIGNEUR l’agrée.

Dakar, le 18 mars 2019

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Président MACKY SALL PRUDENCE !!! https://www.coupdegriffeactu.com/2019/03/06/president-macky-sall-prudence/ https://www.coupdegriffeactu.com/2019/03/06/president-macky-sall-prudence/#comments Wed, 06 Mar 2019 23:08:26 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=9600 Malick MBOW© Malick MBOW
Malick MBOW© Malick MBOW
  • Je cite Libération, le quotidien français « Macky Sall un petit tour et le revoilà » ironisant ou péjoratif! Je n’en pense rien de vrai mais dans le déroulement des choses, c’est une élection de tour de passe-passe comme qui dirait une carte blanche pour une sortie honorable. Il appartient à chaque électeur  de se faire son scénario. En ce qui me concerne, beaucoup de mes proches  sont étonnés de ma position de soutien au président sortant ; oui certes ils ont raison parce que  je ne fais pas de la politique telle qu’elle est faite aujourd’hui, je ne ferai pas de la politique selon ma volonté mais on ne sait jamais de quoi serait fait demain et je le dis en tant que musulman car c’est Dieu le tout-puissant qui dispose. Les urnes ont donné leur verdict, gouvernants comme opposants ont quelque part raison, comme pour dire que gagnants et perdants se retrouveraient pour dire qu’un pays ne se gouverne pas à sens unique, la politique pour moi c’est un large partage d’idées et d’arguments diversifiés pour obtenir un consensus. La démocratie est l’idéale pour tous les peuples du monde mais attention avec un peu plus de réalisme. Enfin réveillons-nous, comprenons que le temps est important, aussi il faut retenir que tant que nous ne prendrons pas en compte ce réalisme et que nous nous limitons seulement aux individus et à l’homme nous serons toujours dans la politique partisane. Le monde va à une vitesse incroyable telle que les Gafa (Google, Amazon, Facebook, Alibaba) se sont emparés des leviers de commande ou tentent de le faire. De quelle sauce serons-nous mangés dans un si proche avenir ?  Dans le passé, les colonisateurs habitaient en face de chez nous
  •  Aujourd’hui les colonisateurs sont loin de chez nous ils habitent dans leurs continents où ils ont les moyens de contrôler tout. Bientôt on aura plus besoin de Président mais d’une jeunesse « Startup » pour faire face aux interfaces virtuelles mais réelles, l’ère des serveurs du « Big data ». L’Afrique doit sortir de ce phénomène de se mordre la queue de tout temps et de voir comment aller vers l’émergence. Pour cela il ne fallait surtout pas mettre « OUT» le président sortant, il a été tout simplement réélu parce qu’il est dans un processus de compréhension du monde futur par conséquence toujours vers l’avant. Ce grand peuple majeur, intelligent, respectueux, ambitieux,  a tout compris : c’est le Sénégal. Je serai le premier à dénoncer sa politique du tout à l’étranger mais le processus mis en place est tellement engagé que je peux l’encourager mais en rectifiant sa politique de ce que nous considérons comme les laissés pour  compte, à savoir,  notre si chère jeunesse qui est en déperdition totale. Qu’il ne s’agisse pas non plus de saupoudrage mais plutôt  de réalisme c’est-à-dire voir les priorités,  juste pour dire, d’avoir une lecture que je dirai « visuelle » de cette population vivante dans la banlieue proche de Dakar mais qui tous les matins remplace le chant du coq pour annoncer la reprise des activités aux dormeurs de 10 heures du matin sur le chemin du travail. Des ambulants, à la main d’œuvre à bon marché pour certains employeurs profiteurs hélas parce que faisant de ces sous-qualifiés des exploités jusqu’à l’os, ne leurs restant sur eux que la peau collée à leur squelette comme des « zombies gentils » dans une posture d’attente d’un second enterrement, Aussi, penser à cette jeunesse du Sénégal profond, attendant les compétitions dites « nawétane » comme exutoire ou mal nécessaire à leur épanouissement, Rappelons-nous ce que disait  le chef d’Etat Guinéen Alpha Condé comme quoi « la jeunesse africaine c’est une bombe à retardement, »
  • Moi personnellement, je suis inquiet et peut-être même de cette situation. La plupart de ces jeunes sont mariés ou soutiens de famille malgré leur jeune âge. Aussi quelle serait l’action de l’état dans le futur au point de vue prise en charge sanitaire lorsque devant un tel spectacle désolant de tant de jeunes vendant des chinoiseries pour une pièce de moins d’un euro si l’on compare ce Franc CFA limité à l’échange local entre pays d’Afrique concernés, presque  interdit de sortir desdits territoires parce que sous commandement cette monnaie ne sert qu’à un effet miroir sans valeur hors de la zone CFA. Ces jeunes se faufilant entre les voitures embouteillées toutes déversant un gaz aussi nocif nommé dérivant du Diesel qu’aujourd’hui l’Europe a complément banni parce que considéré comme criminel. Je suis alarmiste et pessimiste mais j’espère que le nouveau élu Président Macky Sall aura suffisamment compris pour que les priorités offrent des opportunités à cette jeunesse qui même avec un niveau suffisamment élevé se retrouve à la sortie de leur formation sans stage à plus forte raison sans emploi. Encore que cette jeunesse est des fois mal formée avec la prolifération des écoles ou autres instituts qui ne se soucient que des rentrées d’argent à la place de la bonne instruction à délivrer, L’Etat est parfois complice de cette situation  que notre pays encourt dans l’encadrement des formateurs à tous les coins de rue, une école soi-disant de formation déverse dans le pays énormément de jeunes sans niveau ni qualification. L’Etat doit jouer son rôle de filtre avant d’octroyer des autorisations et ce après une enquête minutieuse et non pas s’en servir comme dépotoir d’une masse qu’on n’a pas pu orienter dans les universités et grandes écoles gérées par le Ministère de l’Enseignement supérieur. . Il manque une grande pertinence d’efficacité sur l’objectif visé : l’emploi. Trop de « cadres »  cela va s’en dire mais le plus important  c’est où se situent leurs débouchés. Avons-nous suffisamment mesuré ou analysé cette cause ou allons- nous fermer les yeux longtemps encore pour continuer de former des futurs chômeurs. Pour extrapoler, je reviens au métier que je connais si bien d’architecte qui risque de disparaître et cela va être un grand mal pour ce pays et notre continent. Les architectes sont abonnés au profit de l’industrialisation de ce métier d’architecte le tout emballé par la formule PPP. Un métier noble purement attaché à la culture qui peut déboucher sur une politique d’architecture identitaire avant-gardiste d’apport différentiel par notre savoir faire local. Pour cela il faut que l’on comprenne l’utilité de l’architecture dans un processus développement qui mènera forcément, par la créativité et une naissance  des nouvelles filières,  vers une appartenance de bien-être, l’art de vivre l’habitat, l’urbanisation,  au-lieu de se jeter sur des grands ensembles abonnés partout parce que causant plus d’effets négatifs qu’autre chose. Maintenant nous sommes dans le temps de mieux faire tout en maintenant cette trajectoire vers l’horizon 2035.
  • Les élections sont derrière nous, le verdict donné et le président élu a eu le triomphe modeste en appelant tout le monde à un dialogue pour un meilleur Sénégal. Il est cependant bon que les hommes politiques et les politiciens comprennent qu’il y a un temps pour la politique mais le temps le plus précieux est pour le travail. Alors…
  • Les futurs candidats aux prochaines échéances électorales, pour ne pas dire présidentielles,  préparez-vous dès aujourd’hui pour ne pas être pris de cours ;  je vous appelle à la construction de notre pays dès cet instant chaque pierre a son importance dans l’édification de cette nation vous avez le droit de revendiquer mais positivement 2024 est si proche, ne vous laissez pas emporter par la politique politicienne. Chapeau bas aux perdants/gagnants d’avoir secoué le baobab, félicitation à l’élu méritant et bonne chance à tous pour un seul victorieux le Sénégal !!!
  • Malick Mbow Architecte
  • Ah oui ! avant que je n’oublie nota: Écoutez l’identité culturelle l’album : Gaindé -Voices fram (Less Waxul) artistes: Youssou Ndour / Yande Codou Sene
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Monsieur le Président, c’est donc fait ! https://www.coupdegriffeactu.com/2019/03/04/monsieur-le-president-cest-donc-fait/ https://www.coupdegriffeactu.com/2019/03/04/monsieur-le-president-cest-donc-fait/#comments Mon, 04 Mar 2019 00:21:25 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=9577
LAMINE SALL© Malick MBOW
LAMINE SALL© Malick MBOW
                                      Amadou Lamine Sall
    Poète
          Lauréat des Grands Prix de l’Académie française
          Monsieur le Président, c’est donc fait ! Vous êtes de nouveau réélu à la tête de l’État du Sénégal ! Non sans bruit ! Mais les bruits comme les contestations sont consubstantiels à la conquête du pouvoir, jusque dans les démocraties jugées les plus hautes. La démocratie est une femme rebelle! Le terme de « peuple », aussi ! Mais, nous n’avons pas grand choix : « L’onction populaire des gouvernants est pour nous la principale caractéristique d’un régime démocratique. L’idée que le peuple est la seule source légitime du pouvoir s’est imposée avec la force de l’évidence. Il faut choisir entre le principe électif et le principe héréditaire. Le fait que le vote de la majorité établisse la légitimité d’un pouvoir a en effet aussi été universellement admis comme une procédure identifiée à l’essence même du fait démocratique ». Je cite, naturellement, Pierre Rosanvallon dans « La légitimité démocratique. »
          Monsieur le Président, tout va aller très vite pour vous maintenant. 2024, c’est déjà demain ! Macky Sall sait d’où il vient. Il sait qui il est. Il sait ce qu’il a déjà donné à son pays et ce qui lui reste à lui donner. Il n’a jamais reculé. Il n’a jamais rien lâché ! Il a la mâchoire solide ! Il n’a jamais eu peur ! Il a affronté son opposition hérissée et ne lui a cédé aucun pouce. Le dialogue politique en a pâti ! Peut-être avait-il pensé que « l’on ne peut obtenir des victoires militaires sans faire la guerre » ! Il a écouté anciens et chefs spirituels sans toujours obéir. Ce choix a été le sien ! Il a choisi de ne pas plaire à tout le monde ! Il s’est assumé ! Sans doute qu’il ne cerne pas encore ce qu’il ne faudra pas faire avec ce second mandat, mais il pourrait se décider de faire ce que jusqu’ici, il s’est refusé de faire. Ce sera encore son choix ! Il est seul ! Un Président est toujours seul. L’histoire retiendra la pudeur et la touchante civilité d’un homme, mais aussi le masque de fer, la fermeté et le flegme d’un homme d’État intransigeant qui, impassiblement, presque sans âme, a montré du caractère en déroulant son programme politique. L’opposition avait en face d’elle une statue ! Macky Sall n’est pas souple, dit-on, mais pour autant il n’est pas inexorablement glacial ! Pour peu qu’on le scrute, on lit un homme d’État pétrifiée par la grandeur de sa mission. Ses proches disent que c’est un irrésistible chahuteur, taquin et rieur ! Il faut les croire !
          Quand Youssou Ndour – artiste étoilé, chanteur conquérant, sacré souteneur et intrépide partisan – fait danser Macky Sall en l’acculant, en le provocant, ce dernier est  fusillé. Laissons-le donc danser ! Un candidat qui danse n’est pas un Chef d’État qui gouverne ! Quand Macky Sall danse, il respire enfin ! Il n’est rien d’autre qu’un homme et nous sommes tout de même les hommes de la danse, comme écrivait le poète, quoique cela puisse irriter ! Provoquant, un sage Sénégalais avouait ceci d’identitaire : « Chaque père de famille garde dans sa maison un
« tama», quelque part dans une malle » -le «tama» est un petit tam-tam d’aisselle dont on dit qu’il est l’instrument préféré du diable, irrésistible et inévitable-
          La priorité, vous la connaissez Monsieur le Président. C’est vous même qui l’avez tout de suite identifiée : la jeunesse ! Elle sera de vos repas tous les jours. Elle vous accompagnera chaque soir au lit. Vous savez que la jeunesse sénégalaise apprend à vivre avec des béquilles. Elle vous attend et comme vous n’avez jamais peur, vous viendrez à sa rencontre.  La continuité sera certes, votre crédo, mais votre longue autoroute à des ponts, des bretelles, des bifurcations. Ne les ignorez pas. Tournez l’angle des rues et des boulevards, pour aller à la rencontre d’autres attentes. Il y aura peu à dire sur vos projets d’infrastructures. Coûteuses ou non, le « bissap » est tiré et il faut le boire ! Chacun y mettra son taux de sucre ou forcé de le boire brut ! Votre ville nouvelle « Diamniadio-KorMarième » -joli nom-, ne rebroussera pas chemin. Après 2024, votre successeur ne pourra plus divorcer avec elle. C’est une femme qui aura donné beaucoup d’enfants qui la défendront les premiers. Votre TER aura fini d’arriver dans le hall de l’aéroport Blaise Diagne. Nous l’espérons.
              Monsieur le Président, des citoyens admirables rêvent de voir un Macky II bouleverser tous les schémas, même si, dit-on, vous n’êtes pas homme à changer facilement de voiture. Ces citoyens souhaitent que vous fermiez toutes les portes de l’histoire pour 50 ans à tous vos successeurs de demain. Pour cela, vous quitteriez enfin vos fonctions de chef de parti ! Vous mettriez les distances qu’il faut avec le judiciaire pour sauvegarder l’indépendance de la justice ! Vous appliqueriez enfin le statut de l’opposition. Vous réfléchiriez, par un consensus général, à proposer constitutionnellement un unique mandat de huit ans, non seulement pour mettre à l’abri le président de la République de toute prise d’otage politique et libérer les Sénégalais des luttes politiques fratricides pré-électorales. Également, vous réfléchiriez librement à un gouvernement qui aérerait la Salle Bruno Diatta ! Quant à l’Assemblée nationale, évidemment que vous avez besoin de votre majorité pour gouverner. Vous n’y toucherez donc pas, sauf si, surprise, l’homme des classiques grecs, le reposant disciple bien-aimé de Senghor, vous offrait son repos en cédant généreusement le perchoir et vous faciliter la tache dans votre prochain et si urgent jeu de domino ! En somme, tout le monde se demande ce que Macky Sall va finalement faire pour trouver un fauteuil à chacun ! Vous avez gagné avec certains et vous avez perdu avec d’autres, mais c’est ensemble que votre coalition a gagné ! Tous ont montré leur engagement et leur zèle, même si vous savez ce que pèse chacun ! Vous assumerez ! Des citoyens admirables souhaiteraient toujours vous voir mettre de l’ordre dans les grandes directions générales de notre historique administration. Elle a mal ! Libérez-là des partis politiques, tous confondus ! Protégez les soldats de l’Administration et guérissez les de leur parti-pris, de leur égarement moral, de leurs calculs pour prébendes, de leurs ambitions justifiées certes, mais pas en piétinant le mérite et en refusant de faire la queue ! C’est là une pressante et infaillible demande populaire !
            Monsieur le Président, des citoyens admirables pensent que vous avez la chance d’être enfin un homme politique libre, même si cela n’existe pas. En effet, vous allez exercer votre dernier mandat. Seule votre conscience vous lie ! Vous avez tout donné, dit-on, à ceux qui partageaient votre combat de sept ans ! Vous ne leur devez plus rien, dit-on ! Pas sûr ! Vous pouvez, dit-on encore,  changer « le système » à votre manière, si « système » il y a ! Apparemment, ce qui est appelé « système » et dont le terme fait mouche qu’on le veuille ou non,  c’est la manière de partager et de conférer du pouvoir et de la monnaie à des institutions dont, pour certains, on se passerait volontiers ou à des femmes, des hommes du même clan politique. Mais n’est-ce pas la règle partout, même si cela n’excuse pas les pratiques ? C’est à vous, Monsieur le Président, de décider du mode et du poids que prendra le renouveau, le dégraissage, l’encombrement ! En somme, on vous demande de surprendre, maintenant que vous n’avez plus besoin d’amulettes !
          Monsieur le Président, n’assistez pas à l’affaiblissement de la culture. Nourrissez les grands chocs esthétiques de l’histoire sénégalaise et africaine des arts, des lettres et de la culture. Placez encore plus la culture au cœur de votre quinquennat. Elle arbitrera votre légende.  Elle seule écrira les plus belles pages de votre vie d’homme d’État. Elle seule vous garantira l’éternité. Elle seule sera votre rempart contre le mauvais temps de l’histoire. La culture est le plus affiné des cadres d’un bel idéal démocratique ! Elle vous donne à « voir clair, vite et loin ». C’est la culture seule, en pensant à Confucius, qui fait que la noblesse de l’esprit est supérieur à la noblesse du sang ! Donnez du poids à la recherche ! Donnez de l’avenir et du savoir à nos universités ! Refondez l’école sénégalaise quel que soit le poids de la douleur ! Protégez encore mieux vos artistes, vos écrivains, vos cinéastes ! Soutenez partout la promotion de l’esprit d’entreprise ! Jeter un pont du retour à toute cette diaspora noire qui a le Sénégal dans le cœur ! Donnez-une respiration à notre mémoire noire commune ! Rendez-plus visible notre patrimoine ! Protégez le patrimoine de la vieille ville de Dakar ! Ne laissez pas assassiner davantage et notre corniche et notre littoral ! Enrôler l’Ordre des architectes pour être votre bras armé ! Créer un Pôle citoyen-État pour l’écologie et la protection de l’environnement ! Prenez le temps de décider souverainement en reconsidérant avec justice et célérité le redimensionnement et la  monstruosité génocidaire du projet de port de Ndayane-Yène-Popenguine-Toubab Dialaw ! Outre vos directives au Conseil des ministres du 12 décembre 2018, d’achever le processus d’érection du Palais des arts et le Mémorial de Gorée, ajoutez-y, comme vous l’avez réussi pour Diamnianio avec un décisif partenariat international, la réalisation de la Bibliothèque nationale et les Archives du Sénégal, un Palais des Beaux-arts avec, en son sein, une École des Beaux-arts, une École nationale de la danse traditionnelle et moderne, une École de la photographie, une École d’architecture. Ressusciter le projet du Mobilier National ! Protégez le livre et soutenez l’édition nationale du livre scolaire auprès de votre ministre de l’Éducation ! Protégez d’urgence les maitres d’éducation artistique et imposez-les afin que la créativité nourrisse l’esprit de nos enfants. Depuis sept ans, le Village des arts s’impatiente de vous recevoir. Le roi Mohammed VI y est passé en dévalisant tous les ateliers ! La culture se nourrit aussi de la présence physique des princes.  Faites revivre le Commissariat aux expositions d’art Sénégalais à l’étranger en reprenant la route du rayonnement de nos arts à l’international. C’est une diplomatie qui n’a pas de prix ! C’est à votre portée ! Inscrivez-le ! Ajoutez des étoiles au Sénégal !
          Monsieur le Président, montez plus haut que tous et allez vers le dialogue politique. Apaisez le climat ! Cherchez le consensus là où il est indispensable pour l’unité du peuple sénégalais ! Bien sûr, les impasses et les rejets seront sur votre route.  Mais persistez, laissez votre porte ouverte et que votre peuple en soit le témoin et l’arbitre !  C’est cela que l’histoire retiendra ! Notre peuple sait reconnaître la vérité quand il s’agit d’aller vers la paix, l’unité, le respect de chacun. Nos institutions sont le régulateur de notre unité nationale. S’il arrive qu’elles soient indexées, il importe d’agir ! Procédons à l’évaluation de notre code électoral en y adjoignant ceux qui, hier, auprès de Kéba Mbaye le glorieux, avaient pris part à sa rédaction, comme le juge Tafsir Malick Ndiaye, « la montagne tranquille ». Tuons désormais tout soupçon de corruption du suffrage des Sénégalais. Instituons une fois pour toute une autorité indépendante de régulation des élections ! Rénovons partout ou le consensus citoyen et politique nous le demande. Que notre démocratie soit parmi les plus protégées au monde. Ce  jour arrivera ! Alors, pour l’histoire, faites qu’il arrive avec vous Monsieur le Président! Nous gagnerions du temps ! Le pouvoir, dit-on, est une arme politique surdimensionnée ! Voilà la mauvaise raison qui fait croire que toutes les institutions  « rentrent à l’écurie avec une bonne poignée d’avoine » !
        Monsieur le Président, faites vite une offre de paix, d’échange, de dialogue, non pas seulement aux 58, 27 % des Sénégalais qui vous ont bâti une maison dans leur cœur, mais aux autres 20,50%, 15,67%, 1,48%, 4,07% dont vous serez le Président. Ne vous lassez pas de travailler pour  la paix et de toujours rechercher la paix. Fermez votre cœur à l’impitoyable loi de l’adversité politique. L’opposition est à saluer. Elle est reconnue par les institutions. Elle participe de la fiabilité de notre démocratie. Nous en avons besoin comme nous avons besoin des gouvernants. Un oiseau a besoin de deux ailes pour voler ! C’est le Sénégal qui vole ! Atténuons nos différents pour voler ensemble ! Si demain le Sénégal devient riche, il faut que les Sénégalais aussi le deviennent. Mais en travaillant. Une fois de plus, 2024, c’est déjà demain ! Partez, Monsieur le Président,  avec un nom aussi grand et aussi beau que votre pays !
              Ce pays est un pays de foi et de foi qui date. Nous continuerons à prier même si plus que le pétrole et le gaz, nous possédons des puits insondables de sourates et de gisements infinis de prières pour les millénaires à venir. Mais, au-delà des prières et des sourates, nous devons compter sur notre propre travail, notre propre volonté de bâtir une démocratie en sachant que la démocratie ne vaincra pas la misère, mais quelle peut aider à  la rendre moins cruelle dans un partage équitable des biens, dans  la justice.
          Monsieur le Président, bonne chance, bonne route et que Dieu bénisse Macky Sall, Idrissa Seck, Ousmane Sonko, Madické Niang, Issa Sall  et ses candidats de demain, hommes et femmes,  qui arriveront pour tenter de poser leur pays au sommet de la montagne !
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Coup de griffe lagazette senghor 1© Malick MBOW
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LA GAZETTE 1© Malick MBOW
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