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Biographie – Coup de Griffe actu https://www.coupdegriffeactu.com Musée Virtuel Tue, 22 May 2018 00:15:50 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 Harry d’Angleterre https://www.coupdegriffeactu.com/2018/05/22/harry-dangleterre/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/05/22/harry-dangleterre/#respond Tue, 22 May 2018 00:15:50 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=8012 LE PRINCE HARRIS© Malick MBOW
LE PRINCE HARRIS© Malick MBOW
  • Métier : Altesse Royale
  • Nom réel : Henry Charles Albert David De Galles
  • Signe : Vierge
  • Date de naissance : samedi 15 septembre1984  (age: 33 ans)
  • Pays : Angleterre

BIOGRAPHIE

Fils cadet du prince Charles d’Angle­terre et de Diana Spen­cer, Henry Charles Albert David, dit Harry, naît le 15 septembre 1984 au St Mary’s Hospi­tal de Padding­ton à Londres. Petit-fils de la reine Elisa­beth d’Angle­terre et du prince Philip, duc d’Edim­bourg, il est cinquième dans l’ordre de succes­sion au trône derrière son père, son frère aîné, William, et son neveu, George et sa nièce Char­lotte. Il suit les traces de son frère et étudie à la Wetherby School de Londres puis la Ludgrove School dans le Berk­shire. Il a 12 ans lorsque sa mère meurt tragique­ment dans un acci­dent de voiture, à Paris le 31 août 1997. En 1998, il est admis à Eton College d’où il sort diplômé en juin 2003. Il prend ensuite deux années sabba­tiques durant lesquelles il s’initie à l’élevage et aux rodéos dans un ranch de Tooloom­billa en Austra­lie et parti­cipe à des projets huma­ni­taires au Leso­tho, en Afrique du Sud, suivant l’exemple de sa mère.

En mai 2005, le jeune prince, à l’image des autres membres de la famille royale, entame une forma­tion mili­taire. Il intègre la pres­ti­gieuse acadé­mie mili­taire de Sand­hurst, qui forme l’élite des offi­ciers britan­niques. En 2007, il est le premier membre de la famille royale envoyé dans une zone de guerre depuis son oncle, le prince Andrew d’Angle­terre, qui a combattu pendant la guerre des Malouines. Le prince Harry est alors offi­cier du régi­ment de cava­le­rie Blues and Royals lorsqu’il débarque dans le sud de l’Afgha­nis­tan en décembre 2007 aux cotés de milliers de soldats britan­niques. Mais l’opéra­tion tourne court pour des raisons de sécu­rité et le prince est rapa­trié en mars 2008. En janvier 2013, il achève une mission de copi­lote artilleur sur héli­co­ptère Apache de 5 mois en Afgha­nis­tan.

Dès leur nais­sance, les petits princes William et Harry ont chacun une place attri­buée malgré eux par l’opinion publique ; William héri­tier du trône, le sérieux, Harry le dissipé. Plus fêtard que son aîné, d’un tempé­ra­ment joyeux, Harry se retrouve à plusieurs reprises en une et fait le bonheur des tabloïds anglais. En 2005, le quoti­dien The Sun publie une photo du prince déguisé en nazi à un bal masqué. En août 2012, ce sont des photos d’un prince dénudé lors d’une esca­pade dans un palace à Las Vegas qui paraissent dans la presse.

En septembre 2014, pour ses 30 ans, Harry reçoit l’héri­tage de sa mère, estimé à 10 millions de livres, qui viennent s’ajou­ter aux quelques millions héri­tés au décès de sa grand-mère, Queen Mum, en 2002.

Côté vie privée, en 2004, il rencontre Chelsy Davy en Afrique du Sud. Après de longues années de romance on-off, ils mettent un terme à leur rela­tion en 2011. Le prince Harry vit quelques idylles, avec Florence Brude­nell-Bruce (2011), puis Mollie King (2012) avant de croi­ser Cres­sida Bonas par l’entre­mise de sa cousine la prin­cesse Euge­nie d’York en mai 2012 lors d’un festi­val de musique. En février 2013, ils se laissent photo­gra­phier et offi­cia­lisent ainsi leur histoire sur les pistes de ski de la station Suisse de Verbier. Les rumeurs d’une union vont bon train jusqu’à l’annonce surprise de leur rupture en avril 2014. En novembre 2016, un commu­niqué de Kensing­ton Palace offi­cia­lise l’histoire d’amour entre le prince Harry et l’actrice Meghan Markle qui se fréquentent depuis quelques mois. Le 27 novembre 2017, un commu­niqué offi­ciel annonce leurs fiançailles, le mariage est prévu au prin­temps 2018. Le mariage aura lieu le 19 mai 2018 à la chapelle Saint-Georges du château de Wind­sor.

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Seydou Guèye, ministre secrétaire général du Gouvernement : Le bourlingueur https://www.coupdegriffeactu.com/2018/01/31/seydou-gueye-ministre-secretaire-general-du-gouvernement-le-bourlingueur/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/01/31/seydou-gueye-ministre-secretaire-general-du-gouvernement-le-bourlingueur/#respond Wed, 31 Jan 2018 00:24:29 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=6869  

  • Seydou Gueye© Malick MBOW
    Seydou Gueye© Malick MBOW

    Le 30 janvier, 2018 Seydou Guèye apparaît tel un paradoxe : la sociabilité qui gît en l’homme se retrouve très rarement chez un sachant de sa trempe, genre généralement réputé distant ou imbu de sa personne.

Intellectuel intégral doté d’une formation académique aussi solide que variée, ce presque sexagénaire définit « son engagement politique comme une obligation d’être toujours à côté des plus pauvres, des plus faibles et des plus précarisés depuis [sa] plus tendre enfance » débutée à la Rue 9×6 où il a vu le jour à l’aube de l’indépendance.

Un Médinois pure souche, très tôt piqué par le virus du foot ; une passion qu’il vit pleinement au sein de l’équipe navétane de son quartier, l’Asc Kussum, dont il deviendra joueur, vice-président et président. Auparavant, à quelques encablures de sa maison natale, à la frontière de la Médina et de Rebeuss, il se scolarisa à l’école primaire Clémenceau, aujourd’hui Ibrahima Diop, ensuite le lycée Blaise Diagne, enfin l’Université de Dakar d’où il sort avec une licence en Droit des affaires.

Déjà au lycée, en ces années 70, Seydou Guèye est politiquement engagé. Très à Gauche. Courant maoïste aux côtés de Mansour Elimane Kane, actuel ministre du Pétrole et des Energies, Mamadou Oumar Ndiaye, Directeur de publication du quotidien « Le Témoin », et autres Hawa Dia Thiam, ancien ministre et député. Une idéologie à laquelle il s’est très tôt dégagé en exprimant sa préférence pour le marxisme « du fait de la rigueur et de la pertinence de l’analyse sociale de cette idéologie : un matérialisme historique et dialectique, qui reste toujours d’actualité pour bien comprendre les questions économiques et sociales », argue-t-il.

Aujourd’hui encore, Seydou Guèye se dit être à l’aise dans cette pensée qu’il perçoit comme étant la social-démocratie ou le libéralisme social du Président Macky Sall où il retrouve les éléments structurant du rocardisme : « le penser clair, le parler vrai, l’agir concret ».

Rocard ! Le mot est lâché ! Il est peu probable d’appréhender Seydou Guèye dans sa plénitude et sa totalité sans jeter un faisceau de lumières sur son link avec le défunt Premier ministre français. Rétrospective.

Au milieu des années 80, le jeune médinois débarque à Paris, à l’Université Assas Panthéon Sorbonne d’où il sortira diplômé de l’Institut des hautes études internationales, non sans se signaler comme un meneur de grève, militant et syndicaliste dans le cadre de l’Union nationale des étudiants de France – Indépendante et démocratique (Unef-Id) composée de l’essentiel des courants de la Gauche, sauf ceux liés au Parti communiste français (Pcf). Là, avec des compagnons qui se révèleront de grandes figures politiques françaises – l’ancien Premier ministre Emmanuel Valls, l’ancien ministre Benoit Hamon –, il tape à l’œil de Michel Rocard qui l’adoube.

Militant de la Deuxième Gauche (Courant rocardien), Seydou Guèye est fait Délégué général des « Clubs Convaincre » fondés par l’éternel rival de François Mitterrand. « Les Clubs Convaincre » deviennent des usines où s’élaborent les positions du Courant rocardien dans la bataille des lignes qui fait rage au Ps. Et c’est lors d’une de ses rencontres qu’il fait, en 1998, une autre connaissance qui va déterminer la suite de son existence : Abdourahim Agne. L’alors cacique du Ps sénégalais est frappé et séduit par l’éloquence, la force argumentaire et l’attention dont jouit auprès des socialistes rocardiens ce frêle et pugnace débatteur. Il faudra plusieurs années à l’aîné pour convaincre le cadet de rentrer au bercail. Mais, Seydou Guèye n’en est pas encore là.

Pour le moment, c’est la cause de Michel Rocard qui l’engage. Un homme qu’il évoque encore avec beaucoup d’émotion : « Mon contact avec Michel Rocard permit la transformation de ma dimension protestataire vers l’engagement pour la citoyenneté active en prenant appui sur la création d’un courant de pensée qu’on a appelé la Gauche moderne et inventive. Une Gauche décomplexée qui a réglé son rapport avec le marché, une Gauche qui accepte la société de marché, mais travaille pour la transformation sociale. Il n’est plus question de révolution prolétarienne à l’avènement d’une société juste et solidaire par les ressorts d’une économie solidaire et de la réforme ».

Cependant, en dépit de son engagement, Seydou Guèye n’oublie pas le principal. Il enchaîne et décroche le diplôme de l’Ecole nationale d’assurances de Paris et un Dess en Sciences des organisations et de la production à l’Université d’Evry Val d’Essonne. Maintenant, le marché du travail l’attend. En moins de cinq ans, il passe par Eagle Star France, une société d’assurance, filiale de la British american tobacco, comme Assistant Marketing et Communication ; Macif, la première compagnie d’assurance auto et habitation de France, où il est Chef du Département Audit et Organisation ; Lda Consulting, un cabinet où il est fait Consultant Senior.

Mais, la déliquescence du Courant rocardien et le mal du pays finissent par avoir raison de Seydou Guèye qui se souvient de sa discussion engagée avec Abdourahim Agne, quelques années auparavant, notamment autour de la nécessité de « donner de l’actualité à la pensée de Gauche qui oblige de se convertir à la réforme ». Et pour réformer, pourquoi ne pas créer un Parti de la Réforme. Il en devient membre-fondateur en 2001 et Porte-parole cinq ans durant, avant le clash et la séparation, en 2008, avec Abdourahim Agne dont il a été, entretemps, Directeur de Cabinet au ministère de la Microfinance, de la Coopération décentralisée, de l’Aménagement du Territoire et du Commerce.

Il n’éprouvera que quelques mois d’une relative oisiveté qu’il met à profit pour s’adonner pleinement à ses passions : le foot, la musique et ses lectures préférées : Platon, Nietzsche, Socrate, Hannah Arendt, Etty Hilsum. Avant de faire la connaissance, le 14 mai 2008, grâce à l’entregent de Mahmoud Saleh, d’une autre figure politique marquante : Macky Sall.

En somme, dire de Seydou Guèye qu’il est un bourlingueur relève de l’euphémisme, mais « si à vingt ans on n’est pas marxiste, c’est qu’on est bête ; mais si au-delà de 40 ans on demeure marxiste, c’est parce qu’on est bête » disait feu Jonas Savimbi.

 

Auteur: Yakham C. N. Mbaye – Le Soleil

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Henri (grand-duc de Luxembourg) https://www.coupdegriffeactu.com/2018/01/23/henri-grand-duc-de-luxembourg/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/01/23/henri-grand-duc-de-luxembourg/#respond Tue, 23 Jan 2018 22:50:12 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=6778 Henri Grand DUC de Luxembourg © Malick MBOW
Henri Grand DUC de Luxembourg © Malick MBOW

 

Le grand-duc Henri de Luxembourg est né le 16 avril 1955 à Betzdorf (Luxembourg). Il est le souverain constitutionnel de Luxembourg depuis l’abdication de son père, le grand-duc Jean, en 2000.

Biographie

Parents et famille

Le grand duc Henri de Luxembourg, la grande-duchesse María Teresa Mestre et leur fils aîné, le grand-duc héritier Guillaume de Luxembourg.

Henri de Luxembourg est le second enfant et le fils aîné du grand-duc Jean de Luxembourg, et de la grande-duchesse Joséphine-Charlotte, née princesse Joséphine-Charlotte de Belgique.

Son parrain est son oncle, le roi des Belges, Albert II ; sa marraine, sa tante, la princesse Marie-Gabrielle de Luxembourg.

Il descend en ligne féminine de Charles X, roi de France, d’Albert Ier, roi des Belges, et de son épouse Élisabeth de Bavière, nièce de l’impératrice d’Autriche (Sissi) et de la duchesse d’Alençon Sophie-Charlotte en Bavière, et fille du duc Charles-Théodore en Bavière, ophtalmologue réputé.

Lors de ses études à Genève, peu après sa formation d’officier à Sandhurst, il rencontre une camarade d’université, María Teresa Mestre Batista, née à La Havane en 1956 mais naturalisée suisse. Leur mariage est célébré le 14 février 1981 en la cathédrale de Luxembourg.

Le couple a quatre fils et une fille, bénéficiant du traitement d’altesse royale :

Formation

Après des études secondaires à Luxembourg puis en France, où il passe son baccalauréat en 1974, il poursuit ses études en Suisse, à l’université de Genève où il obtient, en 1980, une licence en sciences politiques.

Dans l’armée luxembourgeoise, il porte le grade de général. Il en est aujourd’hui le commandant principal. Le chef de l’armée, le général Romain Mancinelli, arrive désormais en second, après le grand-duc Henri, dans l’ordre de préséance.

Outre le luxembourgeois, le grand-duc parle le français, l’anglais et l’allemand.

Grand-duc héritier[modifier | modifier le code]

De 1980 à 1998, le grand-duc héritier Henri est membre du Conseil d’État, ce qui lui permet d’être associé à la vie politique du pays.

Le 4 mars 1998, il est nommé, selon l’article 42 de la constitution, lieutenant-représentant par son père le grand-duc Jean de Luxembourg.

En 1998, il devient également membre du Comité international olympique.

Accession au trône

Son père, le grand-duc Jean de Luxembourg, ayant annoncé le 24 décembre 1999, son intention d’abdiquer l’année suivante, le grand-duc héritier Henri devient grand-duc de Luxembourg le 7 octobre 2000.

Le couple grand-ducal est un membre actif de la Fondation Mentor, créée sous le patronage de l’Organisation mondiale de la santé pour lutter contre la toxicomanie.

Avec son épouse, il crée la Fondation du Grand-duc Henri et de la Grande-duchesse Maria Teresa qui poursuit quatre objectifs :

  • assistance aux personnes dans le besoin résidant au Luxembourg et ayant adressé une demande d’aide aux souverains ;
  • aide à l’intégration dans la société de personnes souffrant d’un handicap ;
  • promotion de structures scolaires ouvertes aux enfants et adolescents ayant des problèmes d’apprentissage ;
  • contribution à des actions de développement et d’aide humanitaire à l’étranger.

Soucieux de la protection de la nature, le grand-duc Henri est président du Galapagos Darwin Trust Luxembourg et membre du comité de direction de la Fondation Charles Darwin pour les îles Galápagos. Dans le domaine culturel, le couple grand-ducal est depuis 2005 le président d’honneur de l’Orchestre philharmonique du Luxembourg.

En février 2008, le grand-duc Henri a reçu à Rome les insignes de bailli grand-croix d’honneur et de dévotion de l’ordre souverain de Malte.

Titulature

Monogramme du grand-duc Henri.

  • 1955-1973 : Son Altesse royaleHenri de Nassau, prince de Luxembourg, prince de Nassau et de Bourbon-Parme (naissance).
  • 1973-2000 : Son Altesse royalele grand-duc héritier de Luxembourg, prince de Luxembourg, prince de Nassau et de Bourbon-Parme.
  • depuis 2000 : Son Altesse royaleHenri, grand-duc de Luxembourg, duc de Nassau, prince de Bourbon-Parme, comte palatin du Rhin, de Sayn, de Königstein, de Katzenelnbogen et Diez, vicomte de Hammerstein, seigneur de Mahlberg, de Wiesbaden, d’Idstein, de Merenberg, de Limburg et Eppstein, chevalier de Namur.

NB : Le grand-duc Henri est un prince capétien, le seul encore sur un trône européen, avec le roi d’Espagne. En effet, son grand-père paternel, Félix de Bourbon, était un prince de la branche des ducs souverains de Parme.

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Qui était Seigne Sidy Makhtar Maty Lèye Mbacké ? https://www.coupdegriffeactu.com/2018/01/12/qui-etait-seigne-sidy-makhtar-maty-leye-mbacke/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/01/12/qui-etait-seigne-sidy-makhtar-maty-leye-mbacke/#respond Fri, 12 Jan 2018 21:49:07 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=6688  

Khalife Général et ziar Macky - © Malick MBOW
Khalife Général et ziar Macky – © Malick MBOW

Par

Abdou TIMERA

10 janvier 2018

Khalife général

Durant son vivant Serigne Sidy Makhtar Mbacké s’était distingué comme un modèle de spiritualité, de générosité, de discrétion et de travailleur infatigable. Retour sur le parcours d’un homme multidimensionnel

Dans ce Naissance et formation

Serigne Sidy Makhtar Mbacké est né en 1924 à Mbacké Kadior, village où son père Serigne Bara avait l’habitude de se retirer pour apprendre le coran et pratiquer les préceptes de l’islam. Serigne Cheikh Maty Lèye Mbacké était jusqu’ici le khalife de la famille Bara Ibn Khadimou Rassoul. C’est à la suite du rappel à Dieu de Serigne Mouhamadou Lamine Bara Mbacké en 2010 qu’il est devenu Khalife général des  Mourides. Il a acquis une solide formation dans le domaine mysticisme. Il a fait aussi du travail un sacerdoce. C’est pourquoi, il a évolué  dans plusieurs d’activités économiques comme l’agriculture, l’élevage… Et surtout l’éducation spirituelle sur la méthode de l’enseignement de Cheikh Ahmadou Bamba.

Ses réalisations

Il a commencé son khalifat de la famille de Serigne Bara, le 22 mai 1990 succédant son grand frère Serigne Abdoul Aziz Bara Mbacké. Comme Khalife général des Mourides, il s’était attelé à l’entretien et à la rénovation à chaque fois que le besoin se fait sentir. En 2013 le Khalif actuel Serigne Sidy Moukhtar Mbacke ordonne l’ajout de deux autres minarets. La salle principale de prières est magnifique : décorée de marbre, elle porte des teintes dorées discrètes qui apaisent toute personne qui pénètre dans les lieux.

C’est ainsi qu’il a consacré son énergie dans la construction des « daaras » (écoles coraniques) ; des mosquées et des bibliothèques, etc,. C’était lui qui a rénové le mausolée de Serigne Bara ibn Khadimou Rassoul.

Serrigne Sidy Mackthar Macké, un grand rassembleur

« Je me battrais pour que les fêtes religieuses soient célébrées à l’unisson », disait-t-il lui-même, au lendemain de son accès au khalifat de Serigne Touba. Serigne Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké, son parcours en tant que petit-fils de Cheikh Ahmadou Bamba, grand soufi et véritable gardien de l’orthodoxie islamique. Il a incarné durant son khalifat  » la renaissance spirituelle. Il était un homme pragmatique, qui allait vers l’essentiel et qui symbolisait la convergence d’idées, de l’unité musulmane  » Serigne Sidy Makhtar Mbacké , était également un artisan de l’indépendance économique, clé du développement d’un pays».

Il était le deuxième petit fils de Khadimou Rassoul à être Khalife des mourides après Serigne Mouhamadou Lamine Bara Mbacké. Dès son arrivée au Khalifat, il s’était fixé comme entre autres objectifs, l’enrichissement du legs laissé par son père et son grand frère qui l’ont devancé au khalifat.

Serigne Cheikh Moukhtar Maty Lèye Mbacké était également l’homme ouvert à la discussion mais attaché à l’héritage de son grand père Khadim Rassoul. Il avait, au cours d’un Magal de Mbacké Kadior, il avait invité les étudiants à « épouser la droiture et de ne consacrer qu’à la quête du savoir et de la sagesse, d’éviter les comportements déviants et de reconnaitre l’autorité de tutelle comme le recommande Khadim Rassoul dans ses écrits Kun Katiman et d Tazaoudou Sikhar ou le viatique des jeunes ».

Ses relations avec Tivaouane

Serigne Sidy Makhtar Mbacké avait de très bonnes relations avec Tivaoune

On se rappelle encore après son accession au khalifat, il a interdit de faire un distingo entre les Mourides et les Tidjanes. Cela pour garder une certaine unité entre les deux grandes confréries du Sénégal. Comme en atteste ce témoignage de Serigne Cheikh Thioro Mbacké, porte-parole du Khalife général des mourides, suite à la disparition du Khalife général des tidianes.

«Au-delà de la Tarikha tidiane et la voie soufi, c’est Touba qui est la plus orpheline. Personne n’ignore les relations entre Touba et Tivaouane, nous avons le même sang, et entretenons des relations exemplaires à tout point de vue. A l’accession de Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké au Khalifat, Al Amine s’est employé à jouer les émissaires entre Serigne Mouhamadou Mansour et Touba, entre Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy et Touba. Aujourd’hui, les relations entre Touba et Tivaouane sont devenues plus fortes, plus consensuelles, plus belles ».

Serigne Cheikh Thioro a aussi rappelé la visite d’Al Amine sous le magistère d’El hadji Mouhamadou Lamine Bara Mbacké Fallilou. Le Khalife général des mourides d’alors, lui fit savoir sa volonté de communion de la communauté islamique, qu’il n’y ait plus de divergence pour agir ensemble et parler d’une seule voix. Il poursuit : « Serigne Abdou Aziz me dit que vous êtes une référence et si vous nous dites de faire, nous agirons conformément sans arrière-pensée. Il est une référence, non seulement pour tous les chefs religieux, mais aussi pour tous les musulmans, je l’ai estimé et je me rendais souvent auprès de lui et sa famille aussi n’ignore pas les rapports que nous entretenions. « Vous êtes mon ambassadeur à Touba », c’est la dernière phrase qu’il m’a adressée ».

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Emmanuel Macron : d’élève surdoué à homme (très) pressé https://www.coupdegriffeactu.com/2017/05/07/emmanuel-macron-deleve-surdoue-a-homme-tres-presse/ https://www.coupdegriffeactu.com/2017/05/07/emmanuel-macron-deleve-surdoue-a-homme-tres-presse/#respond Sun, 07 May 2017 18:36:12 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=5478
Emmanuel MACRON - © Malick MBOW
Emmanuel MACRON – © Malick MBOW

Emmanuel Macron : d’élève surdoué à homme (très) pressé

M6info
AFP PHOTO / Eric FEFERBERG

Il est la plus grande surprise de l’année : Emmanuel Macron, 39 ans, profil de gendre idéal au regard azur, entre à l’Élysée après une campagne éclair. Une de ces ascensions vertigineuse dont il a le secret et qui suscite l’admiration de beaucoup de ceux qui ont croisé sa route.

Esprit très brillant, Emmanuel Macron suit le parcours classique du jeune surdoué, enchaînant le lycée Henri IV, Sciences Po et l’ENA, en passant par des diplômes de philosophie avant de s’engager en politique. Le point sur cet homme complexe au parcours impressionnant.

Emmanuel Macron est né à Amiens, en 1977. Ses parents sont médecins. Enfant, il est très proche de sa grand-mère, principale de collège issue d’un milieu modeste. Il dit aujourd’hui lui devoir son engagement à gauche.

Un bas S mention très bien et des études de philosophie

Après un bas S, mention très bien, Emmanuel Macron a consacré plusieurs années à la philo : d’abord à l’université où il a travaillé sur Machiavel et sur le thème de l’intérêt général avec un DEA consacré à Hegel ; ensuite en tant qu’assistant de Paul Ricœur, l’un des plus grands philosophes contemporains, de 1999 à 2001.

“J’ai adoré la philosophie, j’étais profondément heureux pendant cette période, mais j’ai vite éprouvé le besoin d’action, d’être au contact d’un certain quotidien”, raconte-t-il dans Libération qui lui a consacré un portrait.

Inspecteur des finances puis banquier chez Rotschild

Emmanuel Macron fait alors un virage important : il ressort de l’ENA en tant qu’inspecteur des finances et part travailler à la banque Rotschild. Là, comme partout ailleurs, Emmanuel Macron se montre brillant et gravit les échelons rapidement. En cinq ans, il devient associé-gérant et conclut un marché très important, le rachat par Nestlé d’une filiale de Pfizer pour 9 milliards d’euros. Il devient alors millionnaire.

Emmanuel Macron a rencontré sa femme au lycée Henri IV. Il est élève, elle est professeure de français, elle a 24 ans de plus que lui. Qu’importe. “Un jour, il m’a confié que les jeunes l’ennuyaient”, raconte un ancien camarade de prépa. Son épouse, Brigitte, est mère de trois grands enfants, ce qui fait d’Emmanuel Macron un grand-père précoce, comme dans de nombreux domaines.

Rencontre avec François Hollande en 2007

Emmanuel Macron s’encarte au Parti socialiste à l’âge de 24 ans. Proche de Jacques Attali, il rencontre François Hollande en 2007 et se lie rapidement avec l’actuel chef de l’État. Il est à ses côtés pour la primaire socialiste, à ses côtés encore pour élaborer son programme présidentiel dont il chiffrera les mesures, jouant, selon un proche, “un rôle clef” dans la campagne.

Alors quand 2012 arrive, il lâche sans hésiter la banque d’affaires pour un poste à l’Élysée. Son salaire est divisé par 10 mais son influence auprès de François Hollande est importante : on lui attribue la paternité du pacte de responsabilité et la promotion du socialisme de l’offre à l’Elysée.

Emmanuel Macron a 36 ans lorsqu’il est propulsé à Bercy. Il est alors le plus jeune ministre de l’Economie depuis… Valéry Giscard d’Estaing, lui-même arrivé à Bercy à 36 ans en 1962. Lors d’une passation de pouvoirs très chaleureuse avec Arnaud Montebourg, Emmanuel Macron s’engage à poursuivre le redressement productif de la France : “je continuerai le travail qui a été fait avec cette volonté, chaque jour, d’améliorer les résultats de la France et de restaurer la confiance”.

Le plus jeune président de la Ve République

En avril 2016, Emmanuel Macron fonde son mouvement politique, baptisé En Marche !. Il démissionne quatre mois plus tard de ses fonctions de ministre et annonce, en novembre sa candidature à la plus haute fonction de l’État. Dans la foulée, il publie “Révolution”, tiré à 200 000 exemplaires. Il refuse de participer à la primaire de la gauche de 2017, disant ne pas vouloir “s’enfermer dans des querelles de clans”. Il mènera sa campagne seul, à la droite du PS.

Le 23 avril 2017, il arrive en tête du premier tour avec 24,01 % des suffrages et affronte Marine Le Pen au second tour. Ce dimanche soir, avec plus de 66% des voix selon nos estimations Harris Interactive, il accède à la plus haute fonction de l’Etat. Il a 39 ans. C’est le plus jeune président de la République de l’histoire de la Ve République.

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Un Boy Dakar nommé Benoît Hamon https://www.coupdegriffeactu.com/2017/01/26/un-boy-dakar-nomme-benoit-hamon/ https://www.coupdegriffeactu.com/2017/01/26/un-boy-dakar-nomme-benoit-hamon/#respond Thu, 26 Jan 2017 21:48:36 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=4386  

  •  Benoit HANON © Malick MBOW
    Benoit HANON © Malick MBOW

    Le 26 janvier, 2017

Favori de la Primaire de la gauche française, Benoît Hamon a passé une partie de son enfance au Sénégal. Élève au Cours Sainte-Marie de Hann, du CE2 à la 5e, il a vécu dans cet établissement dakarois « dans un contexte où le religieux se mixait à la diversité sociale ». Explication du caractère généreux de son programme de campagne ? Slate.fr a tenté de comprendre.

Hamon comme Ségolène

Après Ségolène Royal, née à Dakar et candidate malheureuse en 2007 devant Nicolas Sarkozy, Benoît Hamon est bien parti pour insuffler à la présidentielle Française un soupçon du Sénégal. L’éphémère ministre français de l’Éducation nationale, qui a vécu quatre ans dans la capitale sénégalaise, est arrivé en tête du premier tour de la Primaire de la Gauche. Dimanche prochain, il affrontera l’ex-Premier ministre Manuel Valls pour le second tour.

À quatre jours de sa victoire (très probable selon les sondages), Slate.fr a fouillé son enfance au Sénégal pour chercher les fondements de son programme généreux. « Mais quelle influence a eu cette scolarité à Dakar dans la construction de l’homme politique qu’il est devenu aujourd’hui, à la fois défenseur d’une politique migratoire “’généreuse”’, d’un revenu universel versé à tous les citoyens ou partisan d’une réforme scolaire pour intégrer plus de mixité dans les établissements scolaires français ? » s’interroge le site français.

Hamon est arrivé au Sénégal à l’âge de 8 ans. Son père travaillait pour la marine française. Il a été inscrit au Cours Saint-Marie de Hann. « Dans cet établissement qui rassemble de nombreux locaux, mais aussi des fils et filles d’expatriés, des enfants de musulmans ou de chrétiens, des Libanais, Guinéens, ou Marocains, le futur homme politique y découvre surtout la mixité et la tolérance religieuse », relate Slate.fr. Qui met en avant le témoignage d’Albert Diatta, assistant de l’actuel directeur de l’école : « Le cursus met fortement l’accent sur cette valeur de tolérance. Pour les enfants, c’est un gage de qualité pour le futur. »

Hamon acquiesce : « C’est un établissement qui a été déterminant. J’y ai grandi dans un contexte où le religieux se mixait à la diversité sociale, me confie Benoît Hamon. Mais, il est difficile de dire exactement l’influence que cela a eue dans mon parcours politique par la suite. Quatre ans à Dakar, c’est à la fois beaucoup, car cela structure votre enfance, et peu dans une existence. Une vie se construit par étapes successives et dans la narration de la mienne je ne sais pas exactement qu’elle est la force de mon enfance à Dakar, mais cela a forcément eu un rôle dans ma construction en tant qu’homme. »

« “’Touche pas à mon pote”’ me renvoyait au Sénégal »

Mais avant de toucher l’homme politique, ce séjour à Dakar a influencé le lycéen qui, dans les années 1980, s’engage pour la campagne de lutte contre le racisme lancée par Sos Racisme. « C’est vrai que la campagne “Touche pas à mon pote” me parlait parce que ça me renvoyait à mes années au Sénégal. (…) Je me suis engagé quand j’ai vu que dans mon lycée il y avait des badges du Front national qui circulaient et qui affirmaient “Touche pas à mon peuple” », se rappelait Hamon en 2016 sur Trappy Blog, repris par Slate.

À propos de la laïcité du député frondeur, Slate.fr a cherché à « savoir si elle a été modelée dans le terreau de son enfance sénégalaise ». Réponse de l’intéressé : « Au Sénégal, j’ai grandi dans un environnement religieux c’est vrai, mais aussi dans la tolérance. Ce que je défends en matière de laïcité, c’est un retour originel à la loi de 1905 qui est une loi de liberté et non de discrimination. »

Invité de la matinale de France Inter, le 23 janvier, il disait : « La laïcité n’a jamais été pensée comme un glaive contre une religion en particulier. La force de la loi de 1905 était de mettre aux deux pôles, d’une part, ceux qui voulaient que la loi religieuse pèse encore sur la loi des hommes et, d’autre part, ceux qui voulaient faire de la laïcité un instrument pour abattre les religions. La loi de 1905, c’est la coexistence des deux. »

Une référence au Cours Sainte-Marie

Benoît Hamon est retourné au Cours Sainte-Marie lors d’un voyage politique à Dakar, il y a quelques années. « Il tenait vraiment à passer, il était là avec beaucoup d’émotion », a confié à Slate Albert Diatta. C’était l’occasion de revoir défiler dans sa tête les souvenirs de ses années d’écolier au milieu de ses camarades de toutes les couleurs et venus de tous les horizons. Parmi ceux-ci, il y a Augustin Hoareau, aujourd’hui directeur de La 1re Martinique, la chaîne de France Télévisions sur l’île.

« Nous avons été plusieurs années ensemble à l’école, mais j’étais plus âgé que lui rembobine Hoareau pour le site français. Je devais avoir 15-16 ans et lui 9-10 ans. Mais on se côtoyait tous les jours car nos pères étaient tous les deux ingénieurs sur le port de Dakar pour la marine nationale. L’armée transportait ensemble les enfants de militaires à l’école. On prenait donc le même bus, le “bus bleu”. Comme ça se fait partout, “les grands” avaient l’habitude de se réserver les places sur la banquette du fond et de chasser les petits qui s’y installaient. Mais on avait toujours Hamon qui s’opposait à nous. Il trouvait ça injuste que les grands gardent ces places. Cela ne m’a pas étonné de le retrouver en politique plus tard (rire). Un jour il a même organisé un vote dans le bus pour savoir si les places du fond devaient être réservées aux plus grands. »

À l’heure où il cavale vers l’investiture de la Gauche, Hamon est érigé en modèle au Cours Sainte-Marie de Hann. « Depuis longtemps, nous informons chaque nouvelle génération d’élèves sur les célébrités qui sont passés ici avant eux, pour leur donner des références et leur montrer qu’avec le travail la réussite est possible. Aujourd’hui, nous leur parlons d’Hamon », révèle Albert Diatta. Qui sourit : « J’ai reçu un e-mail de responsables de l’école qui se gargarisent des résultats de la primaire. » En attendant de pouvoir peut-être jubiler à l’annonce de ceux de la présidentielle, au mois de mai prochain. Une marche plus élevée pour le « Boy Dakar » nommé Hamon.

 

Auteur: seneweb News

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Les hommes clés du groupe Mimran https://www.coupdegriffeactu.com/2017/01/24/4370/ https://www.coupdegriffeactu.com/2017/01/24/4370/#respond Tue, 24 Jan 2017 00:12:43 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=4370
Jean Claude MIMERAN © Malick MBOW
Jean Claude MIMERAN © Malick MBOW
Ndiagna Ndiaye © Malick MBOW
Ndiagna Ndiaye © Malick MBOW

« Cet article est issu du dossier » «Enquête sur le « mystère » Jean-Claude Mimran»

Consulter le sommaire

Les hommes clés du groupe Mimran

« Jeune Afrique » présente les hommes forts du dispositif Mimran en Afrique, mais également à l’international.

Nachson Mimran

Il accepte volontiers de parler de la fondation Marie-Louise Mimran (du nom de sa grand-mère), qui mène des actions philanthropiques au Sénégal et qu’il dirige depuis sa création au début des années 2010. Mais le fils de Jean-Claude Mimran refuse de parler affaires.

À 28 ans, ce titulaire d’un  bachelor de l’université de Wesminster est surtout chargé des sociétés monégasques et des actifs immobiliers du groupe. Très présent à l’Alpina Gstaad, l’hôtel de son père, il s’est également chargé de développer des villas de luxe à Marrakech.

SAAD/JA

David Mimran 

À 49 ans, le fils de Jean-Claude Mimran est plus un homme du monde qu’un homme des champs. Dans les 1990, il s’installe aux États-Unis, où il fonde le Savage Records (qui produira David Bowie) puis la société de production Mimran Schur Pictures. Ce businessman est plus connu pour ses relations avec des top models que pour son travail dans les plantations d’Afrique. Il s’implique néanmoins dans les structures d’investissement du groupe et a siégé de 1999 à 2005 au conseil d’administration du géant américain Archer Daniels Midland. À la fin des années 2000, il est devenu président des Grands Moulins d’Abidjan et de Dakar, où il est de plus en plus présent. On prédit qu’il reprendra les activité africaines du groupe.

SAAD/JA

Diagna Ndiaye

Depuis toujours, Jean-Claude Mimran s’appuie en Afrique sur ce Sénégalais de 67 ans très introduit dans les milieux économiques, politiques et sportifs. Son CV compte plusieurs carrières. Celle de conseiller des chefs d’État, auprès d’Abdou Diouf et, depuis 2013, de Macky Sall, avec rang de ministre. Celle de notable du sport : il représente le Comité international olympique (CIO) dans son pays. Et surtout celle d’homme d’affaires. Président du conseil d’administration de Canal+ International, il est avant tout administrateur du groupe Mimran.

« C’est à la fois mon représentant et mon bras droit », affirme son patron, sans vouloir préciser si ce «frère » est intéressé au capital. Conseiller de la plupart de leurs sociétés, il représente les Mimran à Abidjan, New-York et Paris.

« Je me charge des aspects financiers », ajoute cet habitué du Bristol parisien, où il nous reçoit. Son carnet d’adresses est sa carte maîtresse – il glisse avoir assisté à la finale de Roland Garros aux côtés de Vincent Bolloré et participé aux galas decharité de Dominique Ouattara. Mais, selon nos informations, son influence serait déclinante au Sénégal, notamment auprès de l’entourage de Macky Sall. Selon un ancien du groupe, les Mimran seraient « emprisonnés » par ce personnage insaisissable.

En 2013, une bataille l’a opposé au Premier ministre Abdoul Mbaye, qui s’était engagé dans une croisade contre les prix de la farine, secteur où Mimran occupe une position de leader. Selon la presse locale, l’ex-directeur de la CBAO considérait par ailleurs que Diagna était à l’origine des rumeurs selon laquelle la banque aurait hébergé l’argent de l’ex-président tchadien Hissène Habré. L’inimitié entre les deux hommes aurait pesé dans le remplacement d’Abdoul Mbaye.

SAAD/JA

Louis Lamotte

Ce Sénégalais longiligne est un autre pilier sur lequel s’appuie Jean-Claude Mimran. Alors que Diagna Ndiaye parcourt la planète, il se focalise sur le pays de la Teranga. Réputé pour avoir oreille du patron, il fait office de conseiller spécial de la Compagnie sucrière sénégalaise (CSS). En cas de besoin, comme cette année, tient aussi le rôle de DRH. Il s’occupe également des négociations dans les dossiers fiscaux et douaniers.

SAAD/JA

André Froissart 

Directeur général de la CSS, c’est lui qui depuis 2007 dirige les opérations à Richard-Toll… quand le chef n’est pas là. Ce Français aux cheveux blancs et aux yeux bleus perçants a longtemps travaillé pour l’industrie textile (DMC) au Tchad, au Cameroun et en RD Congo. Arrivé en Côte d’Ivoire en 2004, sur l’insistance d’un chasseur de têtes, pour travailler chez l’Aga Khan, il en repart rapidement. À Dakar, on murmure que sa carrière africaine est sur le point de s’achever. Ce que dément intéressé.

SAAD/JA

Marion Douet

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Gambie : La ‘‘fabuleuse’’ biographie de Jammeh https://www.coupdegriffeactu.com/2017/01/18/gambie-la-fabuleuse-biographie-de-jammeh/ https://www.coupdegriffeactu.com/2017/01/18/gambie-la-fabuleuse-biographie-de-jammeh/#respond Wed, 18 Jan 2017 22:34:53 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=4309  

  • Yahya JAMMEH - © Malick MBOW
    Yahya JAMMEH – © Malick MBOW

    Le 23 décembre, 2016 «Compétences : Une connaissance approfondie dans la thérapie à base de plantes traditionnelles. En particulier, dans le traitement de l’asthme et de l’épilepsie»! Vous ne lisez pas l’enseigne d’un tradipraticien, encore moins la carte de visite d’un charlatan! Vous parcourez, plutôt, le paragraphe qui boucle la biographie-cv d’un Président de la République : celui de Son Excellence Cheikh Professeur Alhaji Dr. Yahya Abdul-Aziz Awal Jemus Junkung Jammeh Naasiru Deen Babili Mansa plus connu sous le nom de Yaya Jammeh, parcouru par seneweb.

Les loisirs du dictateur

Chose étrange ! Dans cette biographie, plaquée sur le site web de la State House (la Présidence gambienne) et parcouru par Seneweb, il y a un oubli de taille. Il n’y a aucune trace de l’expertise revendiquée par Jammeh dans le traitement du Sida. N’est-ce pas lui qui, en janvier 2007, déclarait à la face du monde qu’il pouvait traiter et guérir le sida ? Mieux, il en avait fait la publicité et la loufoque propagande devant les caméras. A-t-il, entre temps, perdu ces pouvoirs médico-métaphysique ?

En tout cas, le président gambien est montré sous son jour le plus simple dans cette biographie. Du moins, dans la rubrique «Hobbies». Loin de l’image du dictateur féroce et arrogant qu’on lui colle, la biographie nous présente un Jammeh comme on ne l’avait jamais connu. «Loisirs : Jouer au Tennis, au football, aime la nature, la lecture, l’écrire, conduire, faire de la moto, surfer sur le net, écouter de la musique, l’élevage». Tout ce qu’il y a de plus simple. Bref, on nous dit que Jammeh est comme vous et moi. Mais, détrompez-vous. L’homme qui a dirigé la Gambie d’une main de fer durant 22 années, est un homme bien particulier.

Jammeh, ses femmes, ses études…

Yahya Jammeh est né le 25 mai 1965 à Kanilai dans le Foni Kansala. Marié en 1999 à Zeinab Suma, d’origine guinéo-marocaine, après un divorce en 1998 avec sa précédente épouse, Tuti Faal, ce dernier mariage connaîtra des turbulences quand Jammeh prendra une deuxième épouse, Alima Sallah, la fille de l’ambassadeur de la Gambie en Arabie saoudite, en l’absence de la première dame. Furieuse, cette dernière, avec qui il a eu deux bouts de bois de Dieu, Mariam et Muhammed Yahya, se retranche aux Usa, le temps d’y voir plus clair. Bref, cette parenthèse est censurée dans la biographie du dictateur.

Ayant démarré ses études à l’école primaire Saint Antony de Kanilai en 1972, Jammeh réussit son examen d’admission et obtient une bourse d’études du gouvernement en 1978. De 1978 en 1983, il entre au Lycée où il obtient son bac. Ou plutôt son «General Certificate of Education» pour rester fidèle au texte. Là s’arrête le parcours scolaire du président gambien. Mais, pour connaitre véritablement Jammeh, vous devez farfouiller dans sa carrière militaire. Et surtout, jeter un bref coup d’œil, loin de cette biographie.

Jammeh et la fabrique de putschiste

Sur la page officielle consacrée au chef de l’Etat Gambien, Wikipédia livre une information cruciale qui révèle l’origine du penchant putschiste de Jammeh. En effet, l’actuel président sortant de la Gambie a fait un passage discret à l’Ecole militaire des Amériques. Créé en 1946, cet établissement, géré par le département de la Défense des Usa, est connu pour avoir formé à des techniques de torture et d’insurrection nombre d’officiers militaires du monde, dont Jammeh, qui ont fini par faire un coup d’Etat dans leur pays. «Elle est célèbre pour avoir enseigné aux militaires latino-américains les doctrines de contre-insurrection et inculqué une idéologie anti-communiste. Nombre de militaires ayant par la suite organisé des coups d’État et instauré des juntes y ont été formés», renseigne l’encyclopédie.

A titre d’exemple, l’ex dictateur Panaméen, Manuel Noriega, y est passé. Le Salvadorien, Roberto d’Aubuisson, qui fut cité pendant la guerre civile qui ravagea le Salvador de 1978 à 1982 parmi ceux qui étaient derrière les «escadrons de la mort», responsables de nombreuses exécutions extra-judiciaires au Salvador, y a aussi fait ses armes. Le putschiste Omar Torrijos du Panamas est aussi sorti de cette école américaine. Et la liste n’est pas exhaustive. Donc, fraichement sorti de cette école, Jammeh avait tout le bagage technique et psychologique pour renverser Jawara.

Responsable de la sécurité du Pape Jean Paul II

La carrière militaire de Jammeh a débuté vers les années 80. En effet, c’est en 1989 que le jeune Yahya sera promu au grade de sous-lieutenant, puis lieutenant en 1992. Soit deux ans avant son coup d’Etat. Après le coup d’Etat, commenceront les auto-promotions. Il s’arrosera le grade de capitaine, puis colonel le 28 aout 1996 alors qu’il était chef de l’Etat. Et parmi ses missions spéciales, Jammeh n’oublie pas une date mémorable : «Du 23 au 24 février 1992 : Officier en charge de la protection rapprochée du Pape Jean Paul II et de son entourage».

Yaya Jammeh, c’est aussi la démesure et l’auto-glorification. La rubrique «Honneurs» de la biographie renseigne bien sur cette facette de l’homme. Elle est la plus longue et la plus fournie de la publication. De 1993 à 2015, le rédacteur ne semble rien oublier. Près de 70 récompenses, distinctions et décorations sont exhaustivement listées. Du trophée de «meilleur Président d’Afrique», décerné par “the Gambia Pastors Intercessory Fellowship”, au diplôme honorifique en phytothérapie et médecine homéopathique dite décernée par l’Université Jean Monnet de Bruxelles, en passant par le Grand ordre national de la bravoure, remis par Khadafi, tout y est.

Son futur trophée de chasse  

Aujourd’hui, Jammeh joue gros. Mis au ban de la société, il tente, tant bien que mal de résister au flot interminable de réprobations, de mises en gardes, et de conseils, venant de tous les coins du globe. Et qui sait, il ouvrira peut-être, spécialement, une rubrique dédiée à ses hauts faits, si jamais il réussissait à tenir tête au monde entier. Chose, qui risque d’être fort difficile, même quand on s’appelle Son Excellence Cheikh Professeur Alhaji Dr. Yahya Abdul-Aziz Awal Jemus Junkung Jammeh Naasiru Deen Babili Mansa.

Youssouf SANE

 

Auteur: Youssouf SANE – Seneweb.com

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« Un président ne devrait pas dire ça » : ce qu’il faut retenir des confidences de Hollande https://www.coupdegriffeactu.com/2016/10/12/un-president-ne-devrait-pas-dire-ca-ce-quil-faut-retenir-des-confidences-de-hollande/ https://www.coupdegriffeactu.com/2016/10/12/un-president-ne-devrait-pas-dire-ca-ce-quil-faut-retenir-des-confidences-de-hollande/#respond Wed, 12 Oct 2016 14:54:43 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=3057 FRançois HOLLANDE - Président de la République française
François HOLLANDE – © Malick MBOW

François Hollande (YOAN VALAT / POOL / AFP)

Du port du voile à l’équipe de France, en passant par Nicolas Sarkozy et Julie Gayet… Deux journalistes du « Monde » retracent dans un livre cinq ans de confidences sans filtre.

L’ObsPublié le 12 octobre 2016 à 08h40

Son père l’avait pourtant prévenu le soir de son élection : « Tu vas avoir des ennuis. »

Dans « Un président ne devrait pas dire ça… » (Stock), les journalistes du « Monde » Gérard Davet et Fabrice Lhomme livrent cinq ans de confidences de François Hollande sur tous les sujets : de l’islam à Julie Gayet, en passant par Nicolas Sarkozy.

Des propos sans filtre de celui qui se baptise lui-même « le spectre de l’Elysée », qui espère qu’on retiendra quelque chose de lui. « J’aimerais que l’on dise de moi, puisque c’est la vérité, que j’ai été courageux. » Morceaux choisis.

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Le port du voile

« La femme voilée d’aujourd’hui sera la Marianne de demain. » 

François Hollande explicite : « D’une certaine façon, si on arrive à offrir [à la femme voilée] les conditions pour son épanouissement, elle se libérera de son voile et deviendra une Française, tout en étant religieuse si elle veut l’être, capable de porter un idéal. Finalement, quel est le pari que l’on fait ? C’est que cette femme préférera la liberté à l’asservissement. Que le voile peut être pour elle une protection, mais que demain elle n’en aura pas besoin pour être rassurée sur sa présence dans la société. »

L’islam

« Qu’il y ait un problème avec l’islam, c’est vrai. Nul n’en doute. » 

Le président développe : « Ce n’est pas l’islam qui pose un problème dans le sens où ce serait une religion qui serait dangereuse en elle-même, mais parce qu’elle veut s’affirmer comme une religion dans la République. Après, ce qui peut poser un problème, c’est si les musulmans ne dénoncent pas les actes de radicalisation, si les imams se comportent de manière antirépublicaine. »

Nicolas Sarkozy

« C’est le petit de Gaulle. On a eu Napoléon le petit, eh bien là, ce serait de Gaulle le petit. » 

La définition que le chef de l’Etat fait de son prédécesseur n’est pas tendre. Il tacle notamment son obsession pour l’argent. « Ce qu’on ne voit pas chez lui, c’est qu’il ne fait pas le partage entre ce qui est possible et ce qui n’est pas possible, le légal et le non-légal, le décent et le non-décent. Pourquoi cette espèce d’appât de l’argent ? […] Il s’entoure de gens d’argent. Pourquoi ? […] L’argent est toujours l’argent ! C’est ça qui est étonnant. »

Quand les deux hommes se retrouvent en décembre 2013, pour la première fois depuis la passation de pouvoirs un an et demi plus tôt, le chef de l’Etat est surpris que Nicolas Sarkozy « commence à [lui] parler de l’argent qu’il gagnait avec ses conférences ». « Je me dis : il ne va pas oser quand même… » dit-il avant de soupirer : « Uniquement l’argent ! Que l’argent… »

Tout en dénonçant « la ligne de Sarkozy » qui est « la peur » et « le choix de la radicalisation verbale pour aller chercher les électeurs du Front national », François Hollande n’hésiterait pas à voter pour Nicolas Sarkozy s’il fallait faire barrage au Front national :

« Oui, moi je le ferais. J’irais, pour voter contre Le Pen. Il faut se rappeler, c’était déjà très dur pour moi d’appeler à voter Chirac en 2002 […] S’il fallait appeler à voter Sarkozy, on le ferait. »

La rencontre Fillon-Jouyet

François Fillon aurait bien rencontré Jean-Pierre Jouyet pour demander à l’Elysée d’accélérer les poursuites judiciaires contre Nicolas Sarkozy. Si l’ancien Premier ministre a toujours nié avoir fait une telle démarche, François Hollande confirme.

Fillon – Jouyet : du déjeuner à l’affaire d’Etat en 6 actes

François Fillon « a dit à Jouyet : ‘Mais comment ça se fait que vous ne poussiez pas la justice à en faire davantage ?' », explique le chef de l’Etat. Avant d’ajouter :

« C’était ça le message de Fillon, c’était : ‘Si vous ne faites rien, il reviendra.' »

Les juges

François Hollande ne les qualifie pas de « petits pois » comme l’avait fait Nicolas Sarkozy, mais ce n’est pas beaucoup mieux. Le président parle d' »une institution de lâcheté ».

« C’est quand même ça, tous ces procureurs, tous ces hauts magistrats, on se planque, on joue les vertueux… On n’aime pas le politique. »

Les « sans-dents »

Oui, il a bien prononcé ces mots mais pas dans le sens qui leur a été donné par Valérie Trierweiler !

« Je lui ai dit : ‘Je vois les gens qui viennent vers moi dans les manifestations, ce sont des pauvres, ils sont sans dents.' »

« C’est odieux, c’est une trahison« , s’étrangle-t-il. « Quand je dis : ‘J’aime les gens’, c’est vrai. »

Julie Gayet

« Il n’y aura pas d’of­fi­cia­li­sa­tion. Y compris pour le second quinquen­nat, il n’y a pas de raison. »

Le chef de l’Etat évoque pour la première fois sa compagne, mais refuse toute mise en lumière. Et lâche un joli lapsus sur ses ambitions pour les cinq prochaines années. « Julie essaye d’avoir sa vie ce qui n’est pas facile », poursuit François Hollande selon qui la comédienne n’a jamais bénéficié d’avantages pour la production de ses films.

« Je lui dis souvent : ‘Je ne sais pas ce que j’ai grillé dans cette histoire, mais toi , tu y as perdu.' »

L’équipe de France

Passionné de football, François Hollande n’épargne pas l’équipe de France et ses joueurs, qui selon lui « sont passés de gosses mal éduqués à vedettes richissimes, sans préparation ».

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Jacques et Bernadette Chirac,plus d’un demi-siècle à l’épreuve du pouvoir https://www.coupdegriffeactu.com/2016/09/25/jacques-et-bernadette-chiracplus-dun-demi-siecle-a-lepreuve-du-pouvoir/ https://www.coupdegriffeactu.com/2016/09/25/jacques-et-bernadette-chiracplus-dun-demi-siecle-a-lepreuve-du-pouvoir/#respond Sun, 25 Sep 2016 20:03:53 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=2833 Jacques Chirac © Malick MBOW
Jacques Chirac © Malick MBOW

Baptiste PACE 22 septembre 2016

« Le jour où Napoléon a abandonné Joséphine, il a tout perdu »: cette mise en garde de Bernadette fut entendue. Jacques Chirac et son épouse, 83 ans, tous deux hospitalisés à Paris, forment le couple présidentiel le plus politique de la Ve République, résultat de plus d’un demi-siècle de conquête et d’exercice du pouvoir.

« Ce n’était pas qu’un mariage d’amour, mais un mariage d’ambition », a d’ailleurs reconnu en 2015 la seule première dame à avoir exercé une véritable carrière politique, pendant plus de 40 ans.

Novembre 2014: la scène se déroule au musée du Quai Branly à Paris. C’est la dernière sortie publique d’un Jacques Chirac déjà très diminué, constamment appuyé sur l’épaule d’un garde du corps. Le président François Hollande rend hommage à son prédécesseur qu’il a affronté à plusieurs reprises sur ses terres corréziennes. Bernadette, elle, omet ostensiblement de serrer la main d’Alain Juppé.

Quelques semaines auparavant, elle a même osé s’en prendre au protégé de son mari, qui vient de se déclarer pour 2017: « qu’est-ce qu’Alain Juppé a à voir avec Nicolas Sarkozy ? Il est très, très froid et il n’attire pas les gens, les amis, les électeurs éventuels ». Quasi muet depuis 2007, Jacques Chirac vole aussitôt au secours du « meilleur d’entre nous »: « j’ai toujours su qu’Alain Juppé serait au rendez-vous de son destin et de celui de la France », glisse-t-il au Figaro.

Tels sont les Chirac: plus qu’un « simple » duo présidentiel, un véritable couple politique. Ce qui entraîne fatalement des désaccords. « Heureusement qu’on vous a », lançait-elle déjà à Nicolas Sarkozy en 2004 entre les deux tours d’un scrutin régional calamiteux pour la droite, alors que son président de mari n’a jamais pardonné la trahison Balladur à celui qu’il considéra un temps comme son fils.

Bernadette Chirac n’a pas été une « première dame » comme les autres. Elue dès 1971 conseillère municipale de Sarran, devenue en 1979 la première femme conseillère générale de Corrèze, elle a exercé un mandat local jusqu’en… 2015.

– « Les filles, ça galopait… » –

Pour autant, sa notoriété nationale n’a rien d’évident à l’accession de son mari à l’Elysée en 1995. L’épouse discrète, fille d’une famille de diplomates du XVIe arrondissement, mariée en 1956 avec ce talent prometteur rencontré à Sciences-Po, est d’abord une femme effacée, reléguée dans l’ombre par sa fille Claude, qui règne alors sans partage sur la communication de son père. Son émancipation n’en est que plus spectaculaire.

Confidences conjugales savamment distillées dans un livre d’entretiens avec Patrick de Carolis (« Les filles, ça galopait, je les connais toutes »), succès fulgurant de son « opération pièces jaunes », sorties de terrain en veste treillis Dior époque Galliano : en 2002, la première dame reléguée devient un des principaux artisans du maintien de son mari à l’Elysée. On lui prête même d’avoir été la seule à l’avertir du danger Jean-Marie Le Pen, qu’il affronta au second tour.

Sous la saga politique percent cependant les drames familiaux : l’anorexie de la fille aînée Laurence, dont le décès soudain en avril, à 58 ans, a bouleversé le clan. « Le drame de ma vie », avait confié un jour le pudique Jacques Chirac… « Souffrance » d’une mère et « très grande solitude des familles » face à la maladie, avait renchéri Bernadette.

La vie politique de Jacques Chirac, diminué depuis son accident vasculaire cérébral survenu en 2005, s’est arrêtée en 2007 avec son départ de l’Elysée. Avant d’exprimer son soutien public à Alain Juppé, l’ancien président n’a dérogé au silence observé depuis sur la scène politique qu’une seule fois : en clamant, devant les caméras et sous les sourires gourmands de l’intéressé, qu’il voterait pour François Hollande en 2012. « Humour corrézien » s’était empressé de minimiser son « entourage ».

Bernadette, elle, a continué son activité politique. En juin dernier, elle promettait même de prendre une part active à la campagne de Nicolas Sarkozy, dont elle n’a jamais reconnu aucun rival sérieux à droite depuis sa défaite de 2012. La politique ou l’affaire d’une vie…

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