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Le pape François doit se rendre en voyage officiel en Égypte les 28 et 29 avril pour manifester son amitié à ses frères coptes et au peuple égyptien.
PAR JÉRÔME CORDELIER
Publié le 09/04/2017 à 16:28 | Le Point.fr
Le pape François ira-t-il comme prévu en Égypte à la fin du mois ? Cette visite est planifiée pour les 28 et 29 avril, à l’invitation du président égyptien, le maréchal al-Sissi, du patriarche des coptes Tawados II et de l’imam de l’université Al-Azhar, le cheikh Ahmed al-Tayeb. Le double attentat visant des églises coptes lors de l’office en ce dimanche des Rameaux, qui a fait au moins 38 morts et que le pape François a immédiatement condamné, jette une ombre tragique sur ce voyage pastoral placé sous le signe de l’œcuménisme et de la réconciliation.
LIRE aussi : Égypte : l’EI revendique les attaques contre des églises, au moins 38 morts
Depuis Jean Paul II en 2000, soit il y a 17 ans, aucun pape ne s’est rendu en visite officielle en Égypte. L’objectif de François, qui se déplace peu à l’étranger et choisit donc stratégiquement ses déplacements ? D’abord, rendre visite à ses frères coptes. Ceux-ci sont minoritaires en Égypte – ils représentent 5,7 % de la population selon le régime, 15 à 20 % selon les autorités ecclésiales. Mais il s’agit d’une minorité visible, puisque les coptes gèrent nombre d’écoles, de lycées – dans lesquels sont majoritaires les élèves musulmans –, d’hôpitaux et de dispensaires médicaux. Peu candidats à l’émigration et empreints d’une forte religiosité, les coptes comptent en Égypte. Et, plus globalement, au Moyen-Orient, puisqu’ils forment la communauté chrétienne la plus importante du monde arabe.
Le dialogue avec Al-Azhar
Les coptes ont fourni à la chrétienté de grands savants – tels Clément et Origène, à l’origine de l’école théologique d’Alexandrie, ville ciblée ce jour par le groupe État islamique qui a revendiqué le double attentat –, mais aussi nombre de martyrs – depuis Saint-Marc, en 48 après Jésus-Christ.
Récemment, ils ont été les cibles de plusieurs attentats meurtriers commis par Daech. Avant ce dimanche, en décembre 2016, déjà, une attaque pendant une messe dominicale au Caire avait fait 25 morts et 49 blessés. Et le monde se souvient de ces images terribles de 21 coptes égyptiens décapités en février 2015 par l’EI.
LIRE aussi : Les chrétiens face à l’islam
Après un attentat commis le 31 décembre 2010 dans une église d’Alexandrie, et qui avait tué 21 fidèles, le pape Benoît XVI avait dénoncé « les discriminations, les abus et l’intolérance religieuse qui frappent aujourd’hui en particulier les chrétiens ». Et il avait lancé : « Les paroles ne suffisent pas, il faut l’engagement concret et constant des responsables des nations. »
Des mots qui avaient profondément heurté l’université d’Al-Azhar, la plus haute autorité morale en Égypte et dans le monde sunnite. Le grand imam avait reproché au pape une « ingérence inacceptable dans les affaires intérieures égyptiennes » et suspendu ses relations avec le Vatican, en janvier 2011.
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Les images de ce quinquagénaire blond à lunettes, en costume, le front taché de sang, au milieu des secouristes, tentant de prodiguer les premiers soins au policier blessé, ont fait le tour des réseaux sociaux. Tobias Ellwood, un ministre et député conservateur qui a essayé de sauver le policier mortellement poignardé lors de l’attaque mercredi dans le quartier historique de Westminster, à Londres, qui a fait 4 morts – dont l’assaillant – et 40 blessés, est devenu un héros.
The only image worth sharing today: heroic minister @Tobias_Ellwood trying to resuscitate stabbed policeman
« J’ai cherché à juguler l’hémorragie »
Ce député, élu depuis 2005 de la circonscription de Bournemouth East dans le Dorset – dans le sud-ouest de l’Angleterre – se trouvait dans l’enceinte du Parlement au moment de l’attaque. Il s’est immédiatement joint aux équipes de secouristes et a tenté en vain de pratiquer en vain un massage cardiaque sur ce policier, un père de famille de 48 ans. Il lui a aussi fait du bouche-à-bouche et a essayé de limiter l’hémorragie en exerçant des pressions sur ses blessures.
« J’ai cherché à juguler l’hémorragie et lui ai fait du bouche-à-bouche en attendant l’arrivée des médecins mais je crois qu’il avait déjà perdu trop de sang », a raconté l’élu au Sun. « Il avait de multiples blessures, sous un bras et dans le dos. »
Son frère mort lors des attentats à Bali
Tobias Ellwood, âgé de 50 ans, connaît les gestes de premiers secours, étant un ancien militaire du régiment d’infanterie…
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Le 03 janvier, 2017 Comme le rappelle le philosophe sénégalais Souleymane Bachir Diagne, d’après le Coran, le musulman est détruit par le mal qu’il commet.
Le Point.fr : « Musulman » signifie en arabe « soumis » : le croyant se soumet au Dieu unique et tout-puissant. Comment peut-il disposer d’un libre arbitre ?
Souleymane Bachir Diagne : La sourate 2 du Coran est claire à ce sujet : l’humain est le seul être capable de troubler l’ordre établi, parce que Dieu a voulu le créer libre. Le récit de la création en islam est en effet très différent de celui que nous livre la Genèse dans la Bible. Dans cette sourate, Dieu prévient les anges qu’il va se donner un représentant sur terre. Ces derniers s’inquiètent qu’il veuille établir sur terre un lieutenant, un calife. Ne va-t-il pas faire advenir le mal et le sang ? Mais Dieu leur répond : « Je sais que vous ne savez pas. » Et il passe outre. En fait, il crée un fauteur de troubles. Il le fait libre, et cette liberté fait advenir le mal. La conséquence de cette création sera notamment la rébellion d’Iblis, un ange qui refuse de se prosterner devant l’homme et qui dit à Dieu : « Je suis meilleur que lui. Tu m’as fait de feu, et lui d’argile. » Il est le Satan de l’islam, celui qui n’aura de cesse de tenter l’humain pour le faire chuter.
Mais comment se définit le mal en islam ? Est-ce, comme dans le cas d’Iblis, se révolter contre la volonté de Dieu ?
Si l’on se fonde sur le Coran, faire le mal, c’est se faire du tort à soi-même. En arabe, on dit dhulm nafs, faire du tort à son âme. Quand Adam et Ève ont désobéi à Dieu et sont chassés du paradis, ils se repentent et disent : « Seigneur, nous nous sommes fait du tort à nous-mêmes. » En islam, le mal que l’on fait à l’autre nous détruit parce qu’il annihile l’humanité que nous portons en nous. Pour le sage soufi Tierno Bokar, « toute chose retourne à sa source ». Le mal se retourne toujours contre celui qui l’a commis. L’analyse philosophique que j’en fais, et je me place pour cela dans la lignée du grand penseur indien Mohammed Iqbal, est que le mal nous fait oublier qui on est, et donc oublier notre relation à Dieu. De fait, être musulman peut se résumer par trois dimensions : d’abord avoir la foi, iman, en Dieu, son message – le Coran –, et son œuvre – la création. Ensuite, avoir le respect de ce qui fait de soi un musulman. Enfin, l’excellence de caractère, ihsan, en arabe. Dans un hadith célèbre, Mohammed dit : « Adorer Dieu comme si on le voyait en sachant que si on ne le voit pas, lui nous voit. » Il faut agir en ayant constamment la conviction que l’on est en face ou sous le regard de Dieu. Ce qui implique que si l’on vit pleinement sa foi en l’islam, il y a des choses que l’on ne fait pas.
Quel est le rôle de la Loi, la charia ?
Elle définit les bonnes pratiques. Mais c’est un mot valise au sens très étendu. Le Coran ne le cite même pas. Aujourd’hui, elle désigne le comportement que doit suivre le bon musulman tel que l’ont défini au cours des siècles des juristes en se fondant sur le Coran, les hadiths, c’est-à-dire les mots et les gestes du prophète Mohammed et de ses compagnons les plus proches. Ce n’est pas elle qui définit les valeurs éthiques. Celles-ci relèvent d’un humanisme fondé sur la dignité de l’homme, dont le Coran est la base. Comme le dit le verset 30 de la sourate de la Vache, Dieu a créé l’homme pour qu’il soit son « calife », c’est-à-dire son lieutenant sur terre. Le mot « calife » est très fort. Et c’est d’ailleurs la seule référence au califat qui soit présente dans le Coran. L’humain est le lieutenant de Dieu, il tient la terre pour lui. Il est responsable de la création de Dieu. C’est là sa dignité et une responsabilité énorme. C’est donc à partir de cette responsabilité que l’on définit le bien et le mal. Je conseille à tous la lecture du philosophe autodidacte andalou (Hayy Ibn Yaqdhan) d’Ibn Tufayl, du XIIe siècle, qui aurait, dit-on, inspiré Daniel Defoe pour son Robinson Crusoé.
L’histoire d’un enfant sauvage ?
Oui, C’est l’histoire d’un jeune garçon qui, seul sur une île déserte, doit découvrir le monde par lui-même. Il va pour cela développer sa capacité de déduction de manière quasiment scientifique. Mais pour survivre, il doit manger des plantes et des animaux et donc détruire la nature. C’est l’occasion pour lui de prendre conscience non seulement de la grandeur et de la beauté de cette nature, mais aussi de sa responsabilité vis-à-vis de la création voulue par Dieu. Ce qu’il prend, il doit le rendre, d’une manière ou d’une autre. L’homme ne fait que participer à la création, dont il est le gardien.
Les actes du musulman ne sont-ils pas divisés entre ce qui est haram, autorisé, et halal, interdit ?
Contrairement à ce que l’on pense trop souvent, l’islam n’est pas un code, ce n’est pas une religion qui se définit par des pratiques autorisées ou non. Il suffit de lire Le Livre du licite et de l’illicite, le fameux ouvrage d’Al Ghazali, l’un des plus grands théologiens de l’islam, pour se rendre compte que le sujet est beaucoup plus compliqué que l’établissement d’une simple liste de pratiques. Aujourd’hui que sévit une vision rétrécie de l’islam, motivée par une affirmation identitaire et tribaliste, ces notions de licite et d’illicite s’appliquent à tout et n’importe quoi. Or cela ne repose sur rien. Certes, le Coran parle de « licite », mais c’est uniquement pour la nourriture. Et sont considérés comme « licites » les mets sur lesquels le nom de Dieu a été prononcé. Il ne dit rien de plus. Longtemps, les musulmans qui vivaient en Europe ont mangé de la viande « cachère » faute de pouvoir manger de la viande « hallal ». Et le grand mufti égyptien Mohammed Abduh, au début du XXe siècle, n’a pas hésité à considérer comme licite la nourriture tuée dans le monde chrétien selon les rites chrétiens. Le fondamentalisme, notamment salafiste, nie la fluidité juridique de l’islam telle qu’elle a été élaborée au cours des siècles par ses écoles juridiques. Les fondamentalistes veulent aujourd’hui figer cette jurisprudence au mépris des intérêts de l’homme. Or, comme le rapporte un hadith, Dieu a dit : « Nous avons ennobli les enfants d’Adam. » Cette idée de la noblesse de l’être humain, qu’il soit homme ou femme, est essentielle en islam. Celui qui sauve une vie sauve l’humanité. L’homme est au centre de la création, tout doit être fait pour son bien. Ceux qui réduisent l’islam à des pratiques qui nient l’humain ne font que l’instrumentaliser.
S’il fallait définir l’islam par un mot, pourrait-on dire que c’est la religion de la responsabilité, quand le christianisme, par exemple, se définit par l’amour du prochain ?
L’islam n’est pas moins une religion de l’amour qu’une autre. Le grand mystique Rûmi, à l’origine des derviches tourneurs, a dit : « Ma religion, c’est l’amour. » Mais vous avez raison en disant que c’est une religion de la responsabilité par rapport à la création de Dieu. Et c’est même une responsabilité très grande, qui n’a vraiment rien à voir avec l’islam d’Internet.
Auteur: CATHERINE GOLLIAU – Le Point
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Les leaders mondiaux ont exprimé leur solidarité avec les Allemands face au drame qui s’est déroulé lundi soir à Berlin. Pour le nouveau président américain, confirmé aujourd’hui, « les terroristes islamistes attaquent les chrétiens ».
Le Monde.fr avec AFP | 20.12.2016
La Maison Blanche a condamné « dans les termes les plus forts ce qui semble être une attaque terroriste » après l’attaque au camion contre un marché de Noël à Berlin, qui a fait douze morts. « Nos pensées et prières vont vers les familles et les proches de ceux qui ont été tués », a déclaré Ned Price, porte-parole du Conseil national de sécurité américain, précisant que les Etats-Unis avaient offert leur aide à l’Allemagne dans l’enquête.
« L’Allemagne est l’un de nos plus proches partenaires et de nos plus solides alliés, et nous nous tenons aux côtés de Berlin pour combattre tous ceux qui prennent pour cible notre mode de vie et menacent nos sociétés », a ajouté Ned Price.
Le président élu des Etats-Unis, Donald Trump, s’est montré moins prudent en dénonçant les « terroristes islamistes », qui agressent « continuellement les chrétiens ». « Des civils innocents ont été tués dans les rues alors qu’ils se préparaient à fêter Noël. L’Etat islamique et d’autres terroristes islamistes attaquent continuellement les chrétiens au sein de leurs communautés et lieux de culte », a lancé le futur président, expliquant que cette stratégie faisait « partie de leur djihad mondial ». Aucune information n’a cependant été confirmée quant à l’identité du chauffeur du camion qui a foncé sur la foule, et rien ne permet, à ce stade, d’attribuer l’attaque au terrorisme islamiste.
Il a ensuite dénoncé sur Twitter les attaques du jour en Turquie, en Suisse et en Allemagne : « Ça ne fait qu’empirer, le monde civilisé doit changer de mode de pensée. » En Suisse, c’est une salle de prière musulmane qui a été visée par des tirs ; au moins trois personnes ont été blessées.
Lire aussi : Ce que l’on sait de l’attaque de Berlin
« Nos plus solides alliés »
En Italie, le premier ministre, Angelino Alfano, s’est dit profondément « touché et peiné ». « C’est un triste moment qui devrait être plutôt rempli de joie et de paix à l’approche des fêtes de Noël. » Ces attaques « ne vont pas changer notre détermination à combattre le terrorisme », a-t-il promis.
En République tchèque, le ministre de l’intérieur a annoncé qu’il allait augmenter le dispositif de sécurité dans les lieux à haute fréquentation de son pays. Il a également annoncé la présence de davantage de policiers armés dans les rues, et des mesures de sécurité plus importantes.
En Australie, le premier ministre, Malcolm Turnbull, a déclaré que son gouvernement « condamnait totalement les attaques de Berlin et les assassinats lâches de l’ambassadeur russe de la Turquie ».
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Le musicien et chanteur sénégalais, ministre-conseiller du président Macky Sall, sort un album et sera en concert au Bataclan les 18 et 19 novembre. Pour « Le Monde », il évoque son enfance, son héritage de griot et sa rencontre avec Nelson Mandela, qui a éveillé en lui « l’esprit du “fight” ».
LE MONDE | 13.11.2016 par Annick Cojean
Je ne serais pas arrivé là si…
… Si je n’avais eu une fabuleuse grand-mère pour me transmettre la tradition du chant, du conte et du partage. C’est elle qui m’a pratiquement élevé en m’inculquant sa passion et son don. Car c’était une griotte active et respectée, très charismatique.
Et lorsque mon père, qui n’était pas, lui, de la caste des griots, a accepté que je vienne vivre avec elle dans ce qu’on appelait « la grande maison », pleine d’enfants, j’ai eu la chance de dormir cinq années dans sa chambre et de pouvoir l’écouter longuement avant de m’endormir. Ce qu’elle m’a légué n’a pas de prix.
Quelles étaient les activités de la griotte ?
La griotte est d’abord une conteuse. Avant la radio, la télé, tous les réseaux sociaux, c’est elle qui gardait et transmettait l’histoire. L’histoire de la tribu, du village, des familles. L’histoire des connexions entre les gens, leur origine, leurs soubresauts, leurs liens avec une terre et une région. Elle conservait des foules d’anecdotes et savait faire rire, chanter des louanges ou ébruiter d’incroyables secrets. Elle jouait le rôle de médiateur et de ciment social.
Et elle se déplaçait sans cesse dans Dakar et sa sous-région pour une noce, une cérémonie de circoncision, un baptême. Souhaiter la bienvenue à un nouveau-né avec des chansons traditionnelles et d’extraordinaires rituels était fondamental. Mais dans la grande maison, il y avait aussi mille manifestations montrant à tous les membres de la grande famille qui ils étaient, d’où ils venaient. C’était une véritable école.
Histoires parlées ? Histoires chantées ?
Nous sommes une famille de griots chanteurs accompagnés d’instruments. Mais il en est d’autres qui rappent plus qu’ils ne chantent. Pour moi, le chant a toujours été fondamental, et j’ai passé des centaines d’heures à écouter ma grand-mère chanter de longs récits qui mêlaient histoires de famille, politique, toutes sortes d’événements.
Je m’imprégnais de tout, et je crois qu’elle sentait bien l’intensité de l’écoute de son premier petit-fils, et peut-être son talent. C’était elle la chef, même si mon grand-père, qui était un grand tailleur, avait aussi sa place.
Quand fut-il décidé que vous prolongeriez la tradition ?
Oh, ce ne fut pas si simple ! Mon père avait quitté sa région pour venir s’installer à Dakar, où il avait rencontré ma mère. C’était rare, à l’époque, qu’un non-griot épouse une griotte. Mais il avait réussi, et il rêvait que son fils aîné fasse les études qu’il n’avait pas pu faire. Cela excluait la reprise du flambeau de griot
Je me suis donc astreint à aller à l’école, mais en sortant de classe, et pendant les vacances, tout était bon pour me mettre sur le chemin de la musique. Je participais à des petites manifestations et cérémonies, je commençais à chanter, et cela me donnait des frissons. Quel plaisir ! C’était là ma voie, je le sentais. Mais quand j’ai commencé à fréquenter de plus en plus de musiciens, mon père s’y est opposé.
Et vous avez fini par le convaincre ?
On a trouvé un bon compromis. Ma grand-mère comprenait à la fois l’exigence de mon père et mon attirance pour la musique. Elle lui a donc suggéré que j’aille à l’Ecole des arts de Dakar, que dirigeait un cousin. Mon père rêvait tellement que j’exerce un vrai métier comme docteur, avocat, banquier : « Je veux te voirdemain dans un bureau. » Mais j’ai vite quitté l’école. La musique m’a emporté.
Il y a eu un premier concert, un bon bouche-à-oreille, le succès s’est confirmé. Et, dès que j’ai gagné un peu d’argent, j’ai loué un appartement dans lequel j’ai installé des locaux professionnels, avec bureau et téléphone, pour mon manageur et les musiciens. Et un jour, je me suis fait le plaisir d’y emmener mon père en lui disant : tu vois, je fais les choses sérieusement, et j’ai un vrai bureau !
Cet héritage de griot imposait-il une sorte de devoir au musicien que vous vouliez devenir ?
Oui. Le griot joue un rôle social important. Il porte la parole du peuple vers les dirigeants, et la parole des dirigeants vers le peuple. C’est un trait d’union. Il relaie, il alerte, il sent les choses et les déclame.
C’est évidemment un peu moins fort aujourd’hui qu’à l’époque de ma grand-mère, où le griot dépendait des non-griots. Il intervenait par exemple pour un baptême et recevait en récompense ce que son hôte décidait : des habits, du riz ou de l’argent. J’ai toujours détesté ce lien de dépendance. Et, dès que j’ai commencé à être un peu connu, j’ai préféré jouer dans les théâtres en demandant au public de payer un billet s’il voulait nous entendre.
La responsabilité sociale demeurait-elle ?
Bien sûr ! J’ai toujours été porté par la figure de ma grand-mère. De même pour plusieurs de mes musiciens qui venaient également de grandes familles de griots. Au départ, il nous est arrivé de déraper, car nous étions très jeunes, et notre propos était loin d’être structuré. Mais nous n’avons jamais perdu de vue l’idée que le rôle du griot était d’être un trait d’union dans la société et que le contenu de nos textes importait.
Quels sujets étaient donc abordés dans vos chants ?
L’Histoire. Comme elle nous avait été contée. Mais ça ne suffisait pas. Nous étions des griots modernes, et il fallait donc raconter la société actuelle et nous projeter dans l’avenir. Ecrire de nouvelles mélodies et des textes forts. Picc mi,par exemple, est une histoire d’oiseau et de crocodiles qui dénonce la loi du plus fort par allusion aux institutions comme la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI) qui exploitent l’Afrique.
Mais j’ai aussi écrit sur les enfants des rues, la situation des femmes, les déchets toxiques, les immigrés. Et l’impact a été gigantesque, parce que, jusqu’alors, les informations à la radio n’étaient données qu’en français. Et moi, je chantais en wolof, la langue du peuple.
La figure de Nelson Mandela vous a vite inspiré.
C’est le deuxième père des Africains ! Un jour, alors que je regardais les informations télévisées en noir et blanc avec ma mère, elle m’a demandé de lui expliquer ce qui se passait en Afrique du Sud. Elle n’était jamais allée à l’école et ne comprenait pas le journal télévisé en langue française.
Je lui ai donc expliqué le système de l’apartheid, la misère des Noirs, le combat en cours. Et bien sûr Mandela. Elle découvrait tout ça et en fut bouleversée. Alors, dès le lendemain, j’ai écrit en wolof une chanson à destination de toutes les autres mamans analphabètes : Mandela. Et je l’ai chantée, chantée.
En 1985, j’ai organisé un grand concert au stade de l’Amitié, à Dakar, pour sa libération, et, en 1988, j’ai été invité à Wembley à un concert en son honneur, retransmis dans 70 pays, avec Sting, Peter Gabriel, Stevie Wonder, plein d’autres.
Après sa libération, il a annoncé qu’il viendrait au Sénégal. C’est même Abdou Diouf, le président de l’époque, qui me l’a annoncé : « Ton ami va venir. » J’étais fou de joie. J’ai appelé mes potes du monde entier, et chacun voulait participer à ce concert qui devait le célébrer et qui a rassemblé plus de 100 000 personnes. Dingue. Hélas, il a eu un pépin et il n’a pu nous rejoindre. Mais il est venu quatre mois plus tard. Je l’ai alors rencontré en tête à tête. Et j’ai pleuré. J’ai pleuré comme un enfant.
En quoi a-t-il influencé votre parcours ?
Je pense qu’il a éveillé en moi l’esprit du « fight ». Vous voyez ? L’idée que les droits de l’homme ne se respectent pas naturellement et qu’il faut souvent les arracher. Que ce combat doit être pacifique mais qu’il est exigeant, sans concession, et implique des sacrifices. A nous tous, il a transmis une sorte de flambeau.
D’où vos multiples engagements auprès de l’Unicef, d’Amnesty International, et votre propre fondation en faveur du droit des enfants et du développement durable ?
C’est cohérent. S’il y a une chose que je redoute, c’est bien la solitude. Et, malgré mon succès mondial, je n’ai jamais imaginé vivre ailleurs qu’à Dakar. J’ai besoin des miens, comme à l’époque de la grande maison, et j’ai besoin du contact avec les gens. C’est la seule façon d’écrire des textes qui sonnent juste. Je ne donne pas de leçons, mais mes chansons ont de l’impact.
Et puis, j’ai toujours fait, au moment de Noël, des concerts play-back dans des écoles. Un truc merveilleux pour les gosses qui a attiré l’attention de l’Unicef dont je suis devenu un ambassadeur. Cela m’a ouvert sur beaucoup de sujets. Puis mon amitié avec Bono m’a mobilisé sur la question de l’effacement de la dette africaine. On est allé voir des chefs d’Etat, les Nations unies (ONU), le Congrès américain. On s’est imposés au G8 en exigeant d’être entendus, quitte à faire du bruit et organiser des conférences de presse. J’ai vu Merkel, Bush, Clinton, Abe du Japon…
Et le paludisme ?
Ce problème m’a sauté à la figure. Je le vivais depuis toujours comme un désagrément inhérent à la vie en Afrique, mais je n’avais pas réalisé qu’il tuait plus de 2 millions d’Africains par an, 3 000 par jour, notamment des enfants, et que les conséquences étaient énormes sur l’économie, l’éducation, la société. L’apprendre m’a révolté.
Il fallait que je m’engage et que je trouve des fonds. Je suis allé voir Bush peu après son arrivée dans le bureau Ovale. J’avais beaucoup de problèmes de conscience avec lui, mais ce dossier valait le coup. Et il a dégagé des moyens pour lutter à la fois contre le paludisme et le sida. On a vu aussi des sénateurs, on est retournés à l’ONU, on a tapé sur la table et mobilisé beaucoup de monde.
Restait à travailler avec les populations locales. On a inventé des campagnes à la radio, à la télé, avec des personnalités très connues qui disaient : « Il est 21 heures, vous allez vous coucher mais n’oubliez pas la moustiquaire imprégnée ! »
Le griot face aux chefs d’Etat…
Ce n’était pas évident, hein ? Chirac m’a marqué. On a longuement parlé ensemble de jonction des cultures, et sa fondation, dont je suis désormais membre, s’est engagée sur le paludisme. Et puis Obama. Il est venu au Sénégal en 2013. Entre-temps, j’étais devenu ministre dans le gouvernement de Macky Sall.
A sa descente d’avion, après avoir été accueilli par le président, il m’a longuement serré la main : « Voilà mon idole, Youssou Ndour ! Je t’ai écouté dans l’avion. Je suis totalement fan ! » C’est passé en direct à la télévision, c’était incroyable. Et c’est devenu un pote. Il reste une grande référence pour nous tous. Mais c’était le président des Etats-Unis. Pas de l’Afrique !
Vous avez donc plongé dans la politique…
Ce n’était pourtant pas l’objectif. J’étais là pour divertir en disant la vérité. Et puis j’ai gagné de l’argent, créé des emplois, lancé une radio, une télé, un groupe de médias, investi au Sénégal.
Mais voilà que le président Abdoulaye Wade a voulu se présenter pour un troisième mandat, en dépit de la Constitution. J’ai trouvé ça inacceptable. Et j’ai senti qu’avec ma petite popularité je pouvais faire quelque chose pour combattre cette régression. J’ai plongé dans les dossiers, discuté, et à un moment, j’ai dit : basta ! Je suis aussi capable que d’autres de diriger ce pays. Autant y aller pour saper les chances de Wade.
Il s’est arrangé pour me disqualifier et m’empêcher de concourir. Mais je me suis rangé au côté du candidat Macky Sall qui, une fois élu, m’a demandé de venir travailler avec lui. Et ça se passe bien !
Vous êtes encore ministre ?
Oui. J’ai quitté le gouvernement et les ministères de la culture et du tourisme car la musique me manquait trop. Mais je reste ministre-conseiller du président.
Que pensez-vous avoir apporté à la politique ?
J’ai cassé l’idée que seule une petite caste issue des mêmes écoles, milieux et familles, pouvait diriger le pays. Moi, je n’ai pas fait l’université, je ne possède aucun diplôme, on me l’a reproché au début. Eh bien c’est terminé !
J’ai aussi montré que, au lieu de plonger dans la politique pour s’enrichir et accéder à la réussite personnelle, on pouvait faire l’inverse : construire d’abord sa vie et son succès avant de s’engager pour la cité. Et la servir.
Non seulement je ne me suis pas enrichi mais j’ai perdu beaucoup d’argent quand j’étais au gouvernement. Enfin, je crois que j’ai apporté une vraie différence au conseil des ministres. Des préoccupations auxquelles personne ne pensait. Et plus de pragmatisme.
Comment réagissez-vous à l’élection de Donald Trump ?
Les Américains ont choisi un candidat antisystème. Dont acte. Mais je demande au président Trump d’exprimer des regrets pour certaines déclarations qu’il a faites durant sa campagne et pour les blessures qu’il a ainsi occasionnées. Je le lui demande solennellement. Il a tenu des propos déplorables sur l’islam, l’immigration, les Noirs et plusieurs communautés. Il a heurté plein de gens.
Alors il est urgent qu’il reconnaisse ses erreurs et qu’il mette ça sur le compte d’une campagne électorale outrancière. Urgent qu’il soit humble et qu’il dise clairement ses regrets. La campagne, c’est une chose. Sa présidence en est une autre. En tout cas, c’est ce que j’espère. Il doit lever les équivoques sur l’immigration et la religion et adopter désormais un discours correct à l’égard du reste du monde. Nous l’attendons.
Alors on pourra envisager de revoir nos relations avec l’Amérique, de tout rediscuter, de repartir à zéro. Il ne connaît visiblement pas l’Afrique. Mais nous, nous savons qui nous sommes. Et nous avons tous besoin les uns des autres.
Quel est le sens de votre présence au Bataclan les 18 et 19 novembre, un an après le massacre qui a endeuillé cette salle de concert ?
Saluer la mémoire de tous ceux qui sont tombés sous les coups du terrorisme à Paris, à Islamabad, au Mali, au Nigeria. Affirmer très fort que la barbarie ne passera pas. Et proclamer que le monde a besoin d’art, de musique et de culture. Je veux chanter la tolérance et la joie de vivre.
Sortie d’un nouveau CD : « Africa Rekk » (Jive Epic/Sony)
Concerts à la Philharmonie de Paris le 15 novembre et au Bataclan les 18 et 19 novembre
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Par LEXPRESS.fr avec AFP , publié le 20/10/2016 à 16:53
Fred Dewilde publie ce vendredi « Mon Bataclan », une BD dans laquelle il fait le récit de son expérience.
DR Lemieux Editeur
Dans « Mon Bataclan », le graphiste Fred Dewilde raconte en images et en mots son effroyable 13 novembre 2015. Cette BD sera présentée jeudi soir à plusieurs survivants de l’association Life for Paris, avant sa parution vendredi.
13 novembre 2015. Pendant deux heures, Fred est resté allongé, pétrifié, dans la fosse du Bataclan. Dans la pénombre, sa main rencontre celle de sa voisine, une inconnue qui s’appelle Élisa. Ils sont vivants mais baignent dans le sang. Dans Mon Bataclan, une bande dessinée à paraître vendredi aux éditions Lemieux, le graphiste miraculé raconte avec subtilité son éprouvante expérience.
Ce jeudi soir, cette BD écrite par un survivant du Bataclan sera présentée à des survivants de l’association Life for Paris avant sa parution vendredi, indique Le Parisien.
Deux heures de calvaire
Le dessin est en noir et blanc. Les terroristes représentés sous forme de squelettes, ont le visage blême de la mort. Quand ils commencent à tirer, « nous ne sommes plus qu’un masse grouillante de vivants, de blessés, de morts, une masse de peur, hurlante de terreur », se souvient Fred.
Dans « Mon Bataclan », Fred Dewilde fait le récit en BD de sa nuit d’horreur, le 13 novembre 2015.
DR Lemieux Editeur
Il se retrouve allongé près d’un mort: « je prends la mesure de ce qu’on est en train de vivre. Je suis encore vivant… Un vivant chez les morts ».
Sur sa gauche gît une jeune femme. Blessée mais vivante. « Elle pourrait être ma fille », se dit Fred. C’est Elisa. A voix basse, ces deux là qui ne se connaissaient pas tentent de se réconforter. « On se détache de cette horreur, on se crée une bulle d’humanité ».
Ils savent qu’au moindre cri les assassins tireront sur eux. Chacun tient pour que l’autre puisse tenir. Surtout ne pas craquer. Leur calvaire durera deux heures jusqu’à l’arrivée de la police.
Et après? « Vivre encore »
La deuxième partie de l’album s’intitule « vivre encore » et on s’aperçoit que cela ne va pas de soi. « Est-ce vraiment utile de se laver aujourd’hui? Manger? Pas faim! ». Il faut vivre avec la peur du bruit, la peur tout court. Fred raconte être devenu « incapable » de rester concentré plus de quelques minutes.
Pour se reconstruire, Fred peut compter sur sa famille. « Ma femme m’a porté ». Il y a aussi l’humour (« Mon côté Monthy Python« ). Dans la fosse du Bataclan, il a trouvé la force de raconter des blagues à Elisa.
Dans « Mon Bataclan », Fred Dewilde fait le récit en BD de sa nuit d’horreur, le 13 novembre 2015.
DR Lemieux Editeurs
L’album Mon Bataclan aussi l’a aidé à refaire surface. « Comme par hasard, j’ai fini les dessins le vendredi 13 mai. Six mois après, jour pour jour ».
Fred Dewilde affirme qu’il n’a « pas réussi à haïr » après le Bataclan. Il ne faut « pas tomber dans la peur du foulard, du basané, de l’autre », écrit-il dans un postface rédigée après l’attentat de Nice.
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APS| Le 21 septembre, 2016
Le chef de l’Etat sénégalais, Macky Sall, considère la crise qui sévit depuis six ans en Syriecomme « l’une des pires catastrophes humanitaires de notre temps ».
« La situation en Syrie est l’une des pires catastrophes humanitaires de notre temps », a-t-il dit mercredi dans son allocution lors d’un débat de haut niveau du Conseil de sécurité, consacré à la crise syrienne.
Le secrétaire général des Nations-Unies, Ban Ki-moon, et le Premier ministre néo-zélandais, John Key, entre autres personnalités, participaient à cette rencontre.
« Quel que soit le point de vue qu’on peut avoir sur le conflit syrien qui entre dans sa sixième année, une image s’impose à tous : celle d’un pays ravagé par la guerre, un pays réduit en champ de ruines ; une terre de feu, de larmes et de sang », a dit le président Sall.
La crise syrienne, une guerre civile quasiment, est partie de révoltes en Syrie remettent en cause le régime en place depuis quarante ans. Ces mobilisations s’inscrivant dans la lignée du printemps arabe se sont transformées en une guerre entre factions opposées ou favorables au président syrien Bachar el-Assad.
D’après Macky Sall, « plus de 300 000 morts ont laissé des familles disloquées » en Syrie, « meurtries par le deuil et la souffrance », malgré tout, « le décompte macabre n’en finit pas ».
« Pour combien d’orphelins ? Combien de veufs et de veuves ? Combien de personnes âgées abandonnées à leur triste sort, sans aucune assistance ? Combien de blessés, handicapés à vie ? Combien de réfugiés et de personnes déplacées ? Nul ne sait en réalité », s’est encore interrogé le chef de l’Etat sénégalais.
« Ce qui se passe en Syrie est insoutenable. Sous le fracas des bombes, réunion après réunion, négociation après négociation, résolution après résolution, des vies humaines sont anéanties ; des maisons, des marchés, des écoles et des établissements sanitaires sont réduits à néant, en violation de toutes les règles du droit international humanitaire », a-t-il déploré.
« En dépit des efforts louables des organismes humanitaires et des bonnes volontés, c’est tout un peuple qui agonise. Tout un pays qui s’effondre avec son économie et son héritage socio culturel multiséculaire. Pour combien de temps encore ? », s’est encore demandé le président sénégalais.
Auteur: Aps
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Le président iranien Hassan Rohani a appelé les pays musulmans à s’unir pour « punir » l’Arabie saoudite pour ses « crimes », des propos sans précédents depuis plus de deux décennies contre ce pays. « Les pays de la région et le monde islamique doivent coordonner leurs actions pour régler les problèmes et punir le gouvernement saoudien », a déclaré M. Rohani. « Si le problème avec le gouvernement saoudien se limitait au hajj, on aurait peut-être trouvé une solution. Mais malheureusement ce gouvernement, avec les crimes qu’il commet dans la région et son soutien au terrorisme, verse le sang des musulmans en Irak, en Syrie, au Yémen », a-t-il ajouté.
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Le 30 juillet, 2016
La Turquie relâche plus de 750 soldats,Erdogan annule des plaintes
Plus de 750 soldats interpellés après le putsch raté du 15 juillet ont été relâchés samedi. 231soldats restent toujours en garde à vue.
La Turquie a relâché samedi plus de 750 soldats interpellés après le putsch manqué du 15 juillet, rapportent les médias officiels turcs.
231 soldats toujours en garde à vue. L’agence de presse officielle Anadolu (Anatolie) précise que ces 758 militaires ont été relâchés sur recommandation du parquet après avoir donné leur témoignage. La justice a accédé à cette requête, jugeant leur détention inutile. Mais 231 autressoldats restent en garde à vue.
L’armée turque, la deuxième de l’Otan par les effectifs, a été durement touchée par la tentative de coup d’Etat et 40% des généraux et amiraux des forces armées ont été congédiés. Le ministre turc de la Défense, Fikri Isik, a averti vendredi sur la chaîne NTV que la réorganisation de l’armée n’était pas achevée, ajoutant que les écoles militaires feraient l’objet d’un « nettoyage ».
18.000 personnes interpellées au total. Au total, ce sont plus de 60.000 personnes qui ont été appréhendées, limogées ou suspendues pour liens présumés avec la tentative de coup d’Etat. Samedi, 56 employés du tribunal constitutionnel ont été suspendus de leurs fonctions, rapporte la chaîne privée Haberturk. Parmi eux, une vingtaine de journalistes accrédités auprès de la cour ont été interpellés. Le ministre de l’Intérieur Efkan Ala a précisé que plus de 18.000 personnes avaient été interpellées depuis le putsch avorté et que 50.000 passeports avaient été annulés.
Auteur: Europe 1
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