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Artiste – Coup de Griffe actu https://www.coupdegriffeactu.com Musée Virtuel Fri, 05 Jun 2020 00:29:27 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 1:59 / 8:01 Les artistes guinéens rendent hommage a MORY KANTE https://www.coupdegriffeactu.com/2020/06/05/159-801-les-artistes-guineens-rendent-hommage-a-mory-kante/ https://www.coupdegriffeactu.com/2020/06/05/159-801-les-artistes-guineens-rendent-hommage-a-mory-kante/#comments Fri, 05 Jun 2020 00:13:33 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=10893

MORY KANTE©Malick MBOW
MORY KANTE©Malick MBOW      

 

 

 

 

 

 

 

 

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Tony Allen Black Series feat. Amp Fiddler – Ariya – 2012 https://www.coupdegriffeactu.com/2020/05/01/tony-allen-black-series-feat-amp-fiddler-ariya-2012/ https://www.coupdegriffeactu.com/2020/05/01/tony-allen-black-series-feat-amp-fiddler-ariya-2012/#comments Fri, 01 May 2020 22:52:11 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=10851

Tony Allen©Malick MBOW
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Mick Jagger et Paul McCartney rejouent (pour rire) la guerre entre Beatles et Rolling Stones https://www.coupdegriffeactu.com/2020/04/26/mick-jagger-et-paul-mccartney-rejouent-pour-rire-la-guerre-entre-beatles-et-rolling-stones/ https://www.coupdegriffeactu.com/2020/04/26/mick-jagger-et-paul-mccartney-rejouent-pour-rire-la-guerre-entre-beatles-et-rolling-stones/#comments Sun, 26 Apr 2020 15:39:39 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=10845
Mick JAGGER- © Malick MBOW
Mick JAGGER- © Malick MBOW

DEBAT Les deux chanteurs se répondent par médias interposés sur la question de la supériorité de leurs groupes respectifs

 

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Paul McCartney et Mick Jagger en 2011 à New York
Paul McCartney et Mick Jagger en 2011 à New York — Richard Young / Rex Fea/REX/SIPA

Paul McCartney et Mick Jagger relancent la polémique la plus vive des dernières décennies : plutôt Beatles ou Rolling Stones? Alors bien sûr, c’est pour rire, bien sûr, ils sont de mauvaise foi, et bien sûr, tout le monde sait que les Kinks sont indépassables.

N’empêche, l’échange entre les deux chanteurs par médias interposés est assez savoureux. L’ex-Beatles Paul McCartney a lancé les hostilités lors d’une interview au micro de Howard Stern : « Les Stones ont toujours été à fond dans le blues. Quand ils écrivent quelque chose, il faut que ce soit lié au blues. Nous avions plus des influences plus variées. Il y a beaucoup de différences, et j’adore les Stones, mais je le concède : les Beatles étaient plus grands. »

Longévité et plagiat

Boum. Et derrière, Paul McCartney avait habilement, avec une antiphrase de toute beauté, doublée d’une prétérition très élégante, relancé le débat sur le fait que les Rolling Stones auraient beaucoup copié les Beatles au cours de leurs carrières.

C’est dans une interview avec Zane Lowe sur AppleMusic, que le chanteur des Rolling Stones a répliqué : « Paul est vraiment drôle. Il est adorable. Il n’y a évidemment pas de compétition entre les deux groupes. La grande différence néanmoins, si on prend un peu de recul, c’est que les Rolling Stones est un groupe de gros concerts qui a traversé des décennies et des époques différentes, tandis que les Beatles n’ont jamais fait une tournée des stades. Ils se sont séparés avant que tout ceci n’apparaisse. » Et Mick Jagger de tacler la courte carrière sur scène des Beatles, comparée à l’extraordinaire longévité des Stones.

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Rwanda: le chanteur Kizito Mihigo enterré à Kigali https://www.coupdegriffeactu.com/2020/02/23/rwanda-le-chanteur-kizito-mihigo-enterre-a-kigali/ https://www.coupdegriffeactu.com/2020/02/23/rwanda-le-chanteur-kizito-mihigo-enterre-a-kigali/#comments Sun, 23 Feb 2020 22:12:57 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=10720 Kizito Mihigo© Malick MBOW
Kizito Mihigo© Malick MBOW
L'artiste rwandais Kizito Mihigo le 4 avril 2019 à son domicile de Kigali.
L’artiste rwandais Kizito Mihigo le 4 avril 2019 à son domicile de Kigali. Pierre René-Worms/RFI

Les obsèques de Kizito Mihigo ont eu lieu samedi 22 février à Kigali, rassemblant de nombreux Rwandais. Le chanteur de gospel, connu pour son engagement pour la réconciliation post-génocide, a été retrouvé mort le 17 février dans sa cellule au poste de police de Remera. Il avait été arrêté quatre jours plus tôt, accusé de vouloir traverser illégalement la frontière burundaise pour aller rejoindre des groupes rebelles. Les autorités parlent d’un suicide.

Avec notre correspondante à Kigali, Laure Broulard

Sous la pluie, plus d’un millier de personnes regardent passer le cercueil. Elles sont venues rendre un dernier hommage au chanteur devant l’église de Ndera à Kigali. Ici, beaucoup d’émotion mais aussi de méfiance. Cette jeune femme accepte de témoigner anonymement…

« Nous aimons tellement ses chansons. Elles ont été bannies quand il a été emprisonné pendant quatre ans. Mais maintenant les gens vont continuer à écouter ses chansons. Nous allons continuer à l’écouter, lui, car nous l’aimons. »

Dans la foule, des questions également sur les circonstances de la mort de Kizito Mihigo. Si une enquête a été ouverte par le Bureau des Investigations rwandais, les résultats de l’autopsie n’ont pas encore été révélés. « Je l’ai toujours considéré comme quelqu’un de très doux. Vraiment je ne sais pas. Je ne sais pas ce qui aurait pu le pousser à se suicider. Je le voyais comme un homme pacifique. »

Des membres de l’opposition non reconnue étaient également présents, Diane Rwigara ou encore Victoire Ingabire. Pas de déclaration officielle du gouvernement rwandais, mais jeudi un ministre avait dénoncé sur Twitter des récupérations politiques de la mort du chanteur, accusé de liens avec des groupes rebelles.

Ma chanson sortie au mois de mars 2014 était vraiment l’apogée de mon message de réconciliation. Arriver à exprimer la compassion pour toutes les victimes, non seulement du génocide mais aussi des victimes des vengeances commises par le FPR, des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité. (…) Je n’ai pas pu m’empêcher de sortir cette chanson. Je savais que ça allait provoquer un désaccord terrible avec le gouvernement, je le sentais.

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Le Grand théâtre va porter le nom de Doudou Ndiaye Coumba Rose https://www.coupdegriffeactu.com/2020/01/03/le-grand-theatre-va-porter-le-nom-de-doudou-ndiaye-coumba-rose/ https://www.coupdegriffeactu.com/2020/01/03/le-grand-theatre-va-porter-le-nom-de-doudou-ndiaye-coumba-rose/#respond Fri, 03 Jan 2020 00:22:54 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=10512  

Doudou-Ndiaye-Rose© Malick MBOW
Doudou-Ndiaye-Rose© Malick MBOW

| 02 janvier, 2020

 

C’est officiel. Le Grand théâtre national va désormais porter le nom de Doudou Ndiaye Coumba Rose. Le conseil des ministres a adopté le projet de décret que lui a soumis le président de la République en ce sens..

 

Pour rappel, Doudou Ndiaye Coumba Rose (de son vrai nom Mamadou Ndiaye) fut rappelé à Dieu le 19 août 2015. Éminent homme de culture, il fut le plus grand tambour major que le pays ait connu.

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11 décembre 2013, Ousmane Sow devient le premier Africain à entrer dans l’Académie des beaux arts https://www.coupdegriffeactu.com/2019/12/11/11-decembre-2013-ousmane-sow-devient-le-premier-africain-a-entrer-dans-lacademie-des-beaux-arts/ https://www.coupdegriffeactu.com/2019/12/11/11-decembre-2013-ousmane-sow-devient-le-premier-africain-a-entrer-dans-lacademie-des-beaux-arts/#comments Wed, 11 Dec 2019 21:35:04 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=10445 Ousmane SOW © Malick MBOW
Ousmane SOW © Malick MBOW

 

Ousmane SOW -Besson © Malick MBOW
Ousmane SOW -Besson © Malick MBOW

le Mercredi 11 Décembre 2019 

Après Léopold Sédar Senghor qui inscrit son nom sur la liste sélective » des membres de l’Académie française, un autre Sénégalais va être honoré avec une place à l’Académie des beaux arts. L’entrée effective d’Ousmane Sow dont l’installation a eu lieu le 11 décembre 2013 récompense ainsi son immense talent et ses œuvres appréciées de par le monde.

 

C’est en remplacement au peintre réaliste américain Andrew Wyeth que le sculpteur sénégalais Ousmane Sow sera admis à l’entrée à l’académie des beaux arts. Il devra siéger dans la section de membre associé étranger dès son installation le 11 décembre 2013. Comme pour témoigner de son talent sans conteste, Ousmane Sow sera élu auparavant à l’unanimité le 12 avril 2011.

Né à Dakar en 1935, Sow est un spécialiste dans la sculpture consacrée aux ethnies africaines (Nouba, Massaï, Zoulou et Peul) avec comme matériau principal la terre. Son œuvre a eu le privilège d’être exposée dans un peu plus de 20 lieux d’exposition dont le Whitney Museum à New York en 1999. Cette exposition en Amérique sera décisive dans sa carrière puisqu’elle entraînera plus de 3 millions de visiteurs.

Ousmane Sow décède le 1er décembre 2016 à l’âge de 81 ans.

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Cesária Évora (google) https://www.coupdegriffeactu.com/2019/08/27/cesaria-evora-google/ https://www.coupdegriffeactu.com/2019/08/27/cesaria-evora-google/#respond Tue, 27 Aug 2019 22:58:38 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=10182 Cesaria Evora © Malick MBOW
Cesaria Evora © Malick MBOW
Cesaria Evora  google © Malick MBOW
Cesaria Evora google © Malick MBOW

 

 

 

 

 

 

 

Cesária Évora (prononciation : /sɨˈzaɾiɐ.ˈɛvuɾɐ/), née le  à Mindelo au Cap-Vertet morte le  au même endroit, est une chanteuse de morna coladeiracap-verdienne.

Surnommée la « Diva aux pieds nus » (Diva dos pés descalços), elle le doit à son habitude à se produire pieds nus sur scène1. Cesária Évora était principalement connue par la morna, ce qui lui a aussi valu le surnom de « Reine de morna » (Rainha da morna).

De sa voix rauque, elle a popularisé la morna, musique du Cap-Vert, auprès du grand public mondial. Elle a eu une carrière d’enregistrement et de représentations de cinquante-quatre années, de 1957 à 2011.

Au cours de sa carrière, elle chante majoritairement dans sa langue maternelle, en créole capverdien, mais aussi en français, d’où le titre de son morceau La Diva aux pieds nus. Elle a eu l’occasion de se produire dans les plus grandes salles du monde, dont l’Olympia à Paris2.

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EL HADJI SY : UNE EXPOSITION D’ART NOUVEAU EN AFRIQUE À LA GALERIE NATIONALE À PRAGUE https://www.coupdegriffeactu.com/2019/05/11/el-hadji-sy-une-exposition-dart-nouveau-en-afrique-a-la-galerie-nationale-a-prague/ https://www.coupdegriffeactu.com/2019/05/11/el-hadji-sy-une-exposition-dart-nouveau-en-afrique-a-la-galerie-nationale-a-prague/#respond Sat, 11 May 2019 21:46:15 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=9879 Elsy-lartiste© Malick MBOW
Elsy-lartiste© Malick MBOW
https://www.radio.cz/mp3/podcast/fr/panorama/el-hadji-sy-une-exposition-dart-nouveau-en-afrique-a-la-galerie-nationale-a-prague.mp3
16-02-2016

Une exposition consacrée à l’art nouveau en Afrique se tient actuellement à la Galerie nationale à Prague. Organisée dans le cadre des célébrations de 220e anniversaire de cette institution culturelle, cet événement présente, pour la toute première fois en République tchèque, l’œuvre de l’artiste et activiste culturel sénégalais, El Hadji Sy. Dans un entretien accordé à Radio Prague lors de sa visite de la capitale tchèque, El Hadji Sy présente sa création, ainsi que le contexte politico-culturel du Sénégal :

El Hadji Sy, photo: Galerie nationale de PragueEl Hadji Sy, photo: Galerie nationale de Prague « Je m’appelle El Hadji Sy. Je suis peintre sénégalais. Je viens de Dakar où je travaille et vie depuis quarante ans. Je suis aussi un plasticien et j’aime la collaboration parce que je vois une correspondance entre tous les arts. C’est la première fois que je viens à Prague qui pour moi était toujours un pays de l’est. Mais je me suis désillusionné en arrivant, la République tchèque n’est pas l’est, c’est l’Europe centrale ! »

Présentez brièvement votre création. De quelle manière travaillez-vous ? De quoi parle votre œuvre ?

« Mon œuvre est assez complexe parce qu’elle ne touche pas une seule discipline, elle est interdisciplinaire. Je suis d’abord peintre mais je suis aussi historien d’art et commissaire d’expositions. Dans mon œuvre, il y a donc une interdisciplinarité constante. »

Vous êtes diplômé de l’Ecole Nationale des Arts du Sénégal. Mais vous avez fait une rupture avec la création traditionnelle. En quoi cette rupture consiste-elle ?

« La production d’art à Dakar avait des relations par rapport à l’Ecole de Paris en tant que mouvement artistique. Le premier président du Sénégal était un éminent poète Léopold Sédar Senghor, premier Africain à être membre à l’Académie française. Donc la francophonie est bien présente chez nous même en dehors de la langue et avec beaucoup de théories sur la négritude etc. Et au sortir de l’Ecole des beaux-arts, je voulais avoir une attitude différente. D’abord commencer à désapprendre tout ce que les Français m’avaient appris et ensuite pouvoir trouver mon modèle. J’ai compris que les problèmes de l’art étaient partout les mêmes. Il s’agit de problèmes de présentation des modèles, d’accès à une critique et d’une diffusion de ces modèles. Je me suis donc soucié peu de questions de rase, d’art ‘africain’ – je ne sais pas ce que cela veut dire, parce que les questions de rase dans l’art introduisent, comme ailleurs, la xénophobie. Tandis que l’art est un moyen universel. »

D’où vient alors votre inspiration ?

Photo: Miroslav KrupičkaPhoto: Miroslav Krupička « De la vie. J’habite une cité très vivante où les gens ont encore la joie de vivre, l’allégresse. Ils ne courent pas, ils marchent lentement. Il fait chaud et il fait beau. Il y a du soleil constamment. La lumière est donc bien diffusé et éclatante par moments. Et l’inspiration, je ne la cherche pas. Elle me visite. Ce sont donc des faits de société sur lesquels je me positionne. De manière générale, j’ai des questionnements sur la vie, sur le sens de la vie ou sur l’amour. Comme le disaient mes amis prêtres, aucune nation n’a choisi pour l’idéologie l’amour. Moi, je vie une idéologie d’amour et de partage. Si une exposition des 220 ans de la Galerie nationale est intitulé ‘Générosité. L’art de donner.’, on doit dire que donner est important mais que le savoir est aussi important. Un mauvais donateur, c’est donc celui qui ne sert à savoir. »

Vous êtes un artiste mais aussi un activiste culturel. Vous vous opposes souvent à la politique culturelle au Sénégal. D’ailleurs déjà dans les années 1970, vous faisiez partie des mouvements le Laboratoire Agit-Art et le Village des Arts …

« Le Village des Arts a été créé en janvier 1977 et il s’agissait d’une communauté d’artistes. Nous voulions travailler ensemble, vivre ensemble et échanger des informations sur nos pratiques esthétiques. Le Laboratoire Agit-Art est devenu autre chose. Il a été, comme son nom indique, un laboratoire d’agitation artistique où on réagissait par rapport aux faits créatifs, on apportait la critique à la création, qu’elle soit littéraire, plastique, musicale ou théâtrale, et également, nous prenions position notamment par rapport au développement de notre pays et à l’éducation dans le pays. La politique, elle seule, ne suffit pas pour créer une nation. Nous avions donc eu des rôles de modérateurs et des prises de position très fermes quant à la caporalisation. L’Etat n’a pas à se mêler de l’art. L’art devrait être entre les mains de ce qui le font, des universités et des fondations. »

L’exposition à Prague est intitulée « Peinture, performance et politique ». Comment la politique se reflète-elle dans votre œuvre ?

El Hadji Sy, photo: Miroslav KrupičkaEl Hadji Sy, photo: Miroslav Krupička « La politique, c’est l’engagement de l’auteur, de l’artiste et la manière dont il se positionne. Les positions que nous prenons c’est de faire en sorte que cet art porte les désirs, les angoisses et les joies de cette communauté. Cela nous situe dans une position autre que la contemplation. Cela incite à d’autres attitudes. Et je suis content d’être à Prague avec l’opportunité qui est donné et qui est de montrer qu’il existe un art nouveau en Afrique qui a pris la relève de l’art traditionnel le plus intéressant mais sous des formes modernes. Je n’aime pas le mot ‘contemporain’ parce que je ne sais pas ce que cela veut dire. Nous parlons plus souvent de ‘pratique esthétique actuelle’. »

Vous collaborez souvent avec le musée à Francfort-sur-le-Main. C’est néanmoins la première fois que vous vous présentez à Prague. Pourquoi avez-vous décidé d’organiser une exposition en République tchèque ?

Photo: Galerie nationale de PraguePhoto: Galerie nationale de Prague « C’était mon désir, de venir à l’est. Le curateur de la galerie, Adam Budak est venu à Francfort-sur-le-Main pour voir l’exposition. Et comme il existe des relations entre les institutions culturelles européennes, différents échanges d’expositions et de programmes, j’avais l’occasion de présenter mon exposition à Prague. J’ai dit oui parce que c’est la première fois en 220 ans qu’un artiste africain expose ici. Et j’espère que cela ne va pas être la dernière fois. »

Cette exposition à Prague est organisée aussi sous le patronage du ministère tchèque des Affaires étrangères. Croyez-vous que cet événement peut contribuer à un approfondissement des relations entre la République tchèque et le Sénégal ?

« Je l’espère. Les artistes sont les médiateurs dans ce domaine et je pense que le propre de l’art est aussi de rapprocher les peuples. »

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Tiken Jah : « Pour 2020, il faut demander à Ouattara, Bédié et Gbagbo de se retirer » https://www.coupdegriffeactu.com/2019/05/07/tiken-jah-pour-2020-il-faut-demander-a-ouattara-bedie-et-gbagbo-de-se-retirer/ https://www.coupdegriffeactu.com/2019/05/07/tiken-jah-pour-2020-il-faut-demander-a-ouattara-bedie-et-gbagbo-de-se-retirer/#respond Tue, 07 May 2019 01:22:45 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=9863  

 

Tiken JAH FAKOLY© Malick MBOW
Tiken JAH FAKOLY© Malick MBOW

 

Tiken Jah : « Pour 2020, il faut demander à Ouattara, Bédié et Gbagbo de se retirer »

Le reggaeman Tiken Jah Fakoly renvoie dos à dos les ténors de la scène politique ivoirienne. Il demande à Alassane Ouattara, mais également à Bédié et Gbagbo se retirer pour la présidentielle de 2020.

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KEHINDE WILEY https://www.coupdegriffeactu.com/2019/05/02/kehinde-wiley/ https://www.coupdegriffeactu.com/2019/05/02/kehinde-wiley/#respond Thu, 02 May 2019 00:46:22 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=9845 Kehinde Wiley© Malick MBOW
Kehinde Wiley© Malick MBOW

 

 

KEHINDE WILEY

Originaire de Los Angeles et artiste visuel basé à New York, Kehinde Wiley s’est fermement inscrit dans la tradition de la peinture de portrait de l’histoire de l’art. En tant que descendant contemporain d’une longue lignée de portraitistes, parmi lesquels Reynolds, Gainsborough, Titian, Ingres, entre autres, Wiley, engage les signes et la rhétorique visuelle de l’héroïque, puissant, majestueux et sublime dans sa représentation de l’urbain, noir et brun les hommes trouvés à travers le monde.

En appliquant le vocabulaire visuel et les conventions de glorification, d’histoire, de richesse et de prestige au sujet tiré du tissu urbain, les sujets et les références stylistiques de ses peintures sont des inversions juxtaposées les unes des autres, forçant ambiguïté et perplexité provocante à imprégner son imagerie.

Les figures plus grandes que nature de Wiley perturbent et interrompent les tropes du portrait, brouillant souvent les frontières entre les modes de représentation traditionnels et contemporains et la représentation critique de la masculinité et de la physicalité en ce qui concerne la vision des jeunes hommes noirs et bruns.

À l’origine, les portraits de Wiley étaient basés sur des photographies de jeunes hommes trouvés dans les rues de Harlem. Au fur et à mesure que sa pratique grandissait, ses yeux le conduisirent vers une vision internationale, comprenant des modèles trouvés dans des paysages urbains du monde entier – tels que Mumbai, le Sénégal, Dakar et Rio de Janeiro, entre autres – en accumulant un vaste corpus intitulé «The La scène mondiale. »

Les mannequins, vêtus de leurs vêtements de tous les jours et basés pour la plupart sur la notion d’idéaux occidentaux de style, doivent prendre des poses de peintures ou de sculptures représentatives de l’histoire de leur environnement. Cette juxtaposition de «l’ancien» hérité du «nouveau» – qui n’ont souvent aucun héritage visuel à qui parler – offre immédiatement un discours à la fois viscéral et cérébral.

Sans se détourner des histoires sociopolitiques complexes relatives au monde, les peintures et sculptures figuratives de Wiley «citent des sources historiques et placent de jeunes hommes noirs dans le champ du pouvoir». Ses peintures héroïques évoquent un style moderne instillant une manière unique et contemporaine, réveiller les problèmes complexes que beaucoup préféreraient rester muets.

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FAQ

Qu’est-ce qui vous a intéressé en premier dans la peinture?

J’ai commencé à étudier l’art à Los Angeles quand j’étais petit. Je suis allé à l’école d’art à l’âge de 11 ans et dans de grands musées du sud de la Californie. J’ai grandi dans le centre-sud de Los Angeles à la fin des années 80 et je faisais partie intégrante de l’environnement animé par certains des éléments déterminants du hip-hop: la violence, les comportements antisociaux et les rues en feu. J’ai eu de la chance parce que ma mère était très concentrée sur le fait de me sortir de la casserole avec mon frère jumeau et d’autres frères et sœurs. Le week-end, j’allais à des cours d’art au conservatoire. Après l’école, nous étions en lock-out. C’était quelque chose que je détestais, évidemment, mais à la fin c’était une bouée de sauvetage. À l’école d’art, j’aimais juste pouvoir faire en sorte que les choses ressemblent à d’autres choses. Cela m’a fait sentir important. À l’époque, il s’agissait de fruits et de pommes de base, ainsi que de compréhension de la lumière et des ombres. De là, j’ai fait le corps et beaucoup d’auto-portrait. Une grande partie de ce que je fais maintenant est une sorte d’autoportrait. En tant qu’étudiant à l’Art Institute de San Francisco, je me suis vraiment concentré sur les aspects techniques de la peinture et sur le fait d’être un peintre de grand talent. Et puis, à Yale, les arguments relatifs à l’identité, au genre et à la sexualité, à la peinture en tant qu’acte politique, aux questions de postmodernité, etc. sont devenus beaucoup plus importants.

Comment choisissez-vous les pays pour faire partie de la scène mondiale?

La scène mondiale est composée de ce que je crois être des pays en discussion au 21ème siècle. Plusieurs des raisons pour lesquelles j’ai choisi certains sites sont liées à un certain degré de curiosité, mais également à leur importance politique plus globale, mondiale, stratégiquement pour l’Amérique et la communauté internationale dans son ensemble. L’une des raisons pour lesquelles j’ai choisi le Brésil, le Nigeria, l’Inde et la Chine est que ce sont tous les points d’anxiété et de curiosité et de production qui se produisent dans le monde et qui changent notre façon de voir l’empire. Alors que je voyageais, j’ai commencé à remarquer que la façon dont beaucoup de gens dans d’autres parties du monde interagissent avec la culture américaine passe par l’expression noire américaine. C’est un phénomène intéressant. Et de plus en plus, je veux aborder cette question. Si je trouve des gars complètement inconnus dans les rues d’Amérique, ça ressemble à quoi quand ça se passe en Afrique de l’Ouest, en Inde? Et quand j’ai commencé à faire ça, je devais me poser quelques questions. Est-ce que je vais baser ce projet sur la peinture occidentale? De plus en plus, la réponse était non, car chacun de ces pays était riche en histoire.

En dehors de la scène mondiale, pourquoi peignez-vous principalement des Afro-Américains?

J’ai adoré quand je suis entré dans LACMA quand j’étais enfant et que je voyais le grand barbier de Kerry James Marshall en train de peindre. Mais cela a été mis très fortement en relief lorsque l’on pense à l’absence d’autres images en noir dans ce musée. Il y avait quelque chose d’absolument héroïque et fascinant dans le fait de pouvoir ressentir une certaine relation avec l’institution et le fait que ces personnes me ressemblent à un certain niveau. L’une des raisons pour lesquelles j’ai choisi certaines de ces zones est liée à la façon dont vous fantasmez, que ce soit à propos de votre propre peuple ou de lieux très éloignés, et à quel point il y a la personnalité imaginaire et le look de la société, puis il y a la réalité qui parfois fait marrer, en tant qu’artiste travaillant et voyageant de temps en temps. Être dans le sud de l’Inde, cette culture hip hop américaine noire est omniprésente et le voir en relief sur ces corps bruns en Asie du Sud est quelque chose d’extraordinaire, quelque chose que je voulais descendre sans même comprendre entièrement le contexte culturel. Je pense qu’il est important de vous déstabiliser et je le fais parce que je veux voir des gens qui me ressemblent.

Comment trouvez-vous vos modèles?

Tous mes modèles sont projetés dans les rues de New York et, dans le cas de The World Stage, dans les rues de leurs pays respectifs. J’ai une équipe de photographes avec moi, des exemples de mon travail et généralement une femme séduisante avec moi parce que toute cette interaction a quelque chose d’homo homogène. Moi en tant qu’homme parlant à un autre homme et prédisposant qu’il y a une sorte de beauté échangée ou désirée. Habituellement, dans la rue américaine, il existe ce genre de culture de célébrités où les gens ne sont pas choqués, mais ils ont été retrouvés. « Bien sûr que tu m’as découvert, il est grand temps ». Alors que dans des pays comme le Nigéria ou le Brésil, voire au Sri Lanka, les gens ne savaient pas ce qui se passait. Il a fallu beaucoup plus d’explications, et ils diraient toujours: « Eh bien, pourquoi moi? » En Amérique, c’est « Bien sûr, moi ». Quand street casting, Je dirais que je recherche le comportement et la sensibilité des hommes alpha, mais ce qui en résulte en fin de compte peut parfois être conflictuel. Parfois, une personne très grande en présence et en démarche se trouve dans la même séance photo que quelqu’un de petite taille. Je ne pense pas avoir de formule pour cela, mais c’est en quelque sorte dans le processus que tout se passe.

Qu’est-ce qui inspire généralement un tableau?

Peintures classiques européennes de nobles, de membres de la royauté et d’aristocrates. Mon objectif était de pouvoir peindre de manière illusionniste et de maîtriser les aspects techniques, mais de pouvoir ensuite le fertiliser avec de bonnes idées. J’ai été formé pour peindre le corps en copiant les peintures de l’ancien maître. C’est donc étrangement un retour à la façon dont j’ai gagné mes côtelettes – passer beaucoup de temps dans les musées et regarder la chair blanche. Si vous regardez mes peintures, il y a quelque chose à propos des lèvres, des yeux et des muqueuses. Est-ce seulement à ce sujet? Non, il demande: «Que font ces gars-là? Ils prennent les poses des maîtres coloniaux, les anciens patrons du Vieux Monde. Chaque fois que je fais des séances de photo pour des peintures, je sors une pile de livres, que ce soit quelque chose de la Haute Renaissance, du rococo français tardif ou du 19ème siècle, tout est jeté dans un même fouillis. Je sors la figure de son environnement d’origine et la place dans quelque chose de complètement inventé. La plupart des arrière-plans que je finis par utiliser sont de simples objets décoratifs. Des éléments tels que le papier peint ou l’ornementation architecturale de la façade d’un bâtiment privent d’une certaine manière la peinture de tout sens de lieu ou d’emplacement et se situe strictement dans une zone décorative. Pour les décors de la série World Stage, je cherche des objets de décoration traditionnels, des textiles ou des objets de dévotion de cette culture. et d’une certaine manière, cela prive la peinture de tout sens de lieu ou d’emplacement, et elle se situe strictement dans une zone du décoratif. Pour les décors de la série World Stage, je cherche des objets de décoration traditionnels, des textiles ou des objets de dévotion de cette culture. et d’une certaine manière, cela prive la peinture de tout sens de lieu ou d’emplacement, et elle se situe strictement dans une zone du décoratif. Pour les décors de la série World Stage, je cherche des objets de décoration traditionnels, des textiles ou des objets de dévotion de cette culture.

Pourquoi ce virage vers la peinture des femmes dans votre série Une économie de grâce?

La raison pour laquelle je peins des femmes maintenant est pour pouvoir composer avec les représentations du genre et la manière dont il est présenté de manière historique dans l’art – un moyen d’élargir la conversation. Toute considération du pouvoir masculin dans la peinture inclut naturellement la présence de femmes dans ce dialogue. « An Economy of Grace » est une enquête sur la présence des femmes dans la peinture, mais plus largement, il s’agit d’une enquête sur la négociation du pouvoir dans la fabrication d’images. Pour ce corpus, je me suis inspiré des portraits de société des 18e et 19e siècles. À cette époque, la noblesse avait coutume de commander des vêtements uniques pour le portrait. En travaillant avec une grande maison de couture sur ce projet (Givenchy), nous réorganisons cette tradition pour le 21ème siècle. J’ai toujours été un grand fan du travail de Givenchy et Riccardo Tisci,

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