
Le président Macron avait pris l’engagement, dernièrement, de rendre les œuvres d’art sénégalaises qui se trouvent dans des musées en France dans un délai de 5 ans.
ces œuvres ont été estimées à près de 90 000, selon un rapport rendu public.
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Washington (AFP) – Les Etats-Unis ont mis vendredi à exécution leur menace de se retirer d’un traité de désarmement nucléaire crucial avec la Russie, accusée de violer ce texte signé lors de la Guerre froide, au risque d’une nouvelle course aux armements.
« Demain les Etats-Unis vont suspendre leurs obligations dans le cadre du traité INF » sur les armes nucléaires de portée intermédiaire, « et lancer le processus de retrait », a annoncé Donald Trump dans un communiqué.
Le retrait sera effectif « dans six mois, à moins que la Russie respecte ses obligations en détruisant tous ses missiles, lanceurs et équipements qui violent le texte », a ajouté le président américain.
Moscou, qui rejette des accusations « sans fondement », a aussitôt dénoncé la « stratégie des Etats-Unis » qui consiste à ses yeux à « s’affranchir de leurs obligations juridiques internationales ».
Les premières accusations de violations russes avaient été lancées sous la présidence de Barack Obama, en 2014, et l’actuel locataire de la Maison Blanche avait dès octobre évoqué une sortie de ce traité signé en 1987 entre l’URSS et Washington pour abolir les missiles terrestres d’une portée de 500 à 5.500 km.
Début décembre, depuis Bruxelles et avec le soutien de l’Otan, le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo avait donné à la Russie 60 jours, jusqu’à ce samedi 2 février, pour démanteler ses nouveaux missiles de longue portée violant le traité selon les Américains et l’Alliance atlantique. Faute de quoi, il avait menacé de lancer la procédure de retrait.
Les nombreuses discussions des deux derniers mois n’ont permis aucun progrès. Et peu d’observateurs envisagent une percée d’ici le retrait définitif des Américains, début août.
– « Prêt » à discuter avec Moscou –
« La Russie a mis en danger la sécurité » de « millions d’Européens et d’Américains », « et nous ne pouvons plus être entravés par un traité pendant que la Russie le viole éhontément », a lancé vendredi Mike Pompeo, estimant que cela plaçait l’armée américaine en position défavorable.
Les autorités russes ont accusé vendredi les Etats-Unis de chercher « l’épuisement économique » de la Russie « via une nouvelle course aux armements ».
La présidente démocrate de la Chambre des représentants américaine, Nancy Pelosi, a aussi mis en garde contre une décision qui plongerait « les Etats-Unis dans une dangereuse course aux armements ». « Les violations éhontées de ce traité par la Russie sont très inquiétantes, mais renoncer à un pilier essentiel de notre cadre de non prolifération crée des risques inacceptables », a-t-elle estimé, appelant le gouvernement américain à tout faire pour éviter une telle issue.
« S’il y a une course aux armements, c’est la Russie qui l’a lancée », a répondu un haut responsable américain, soulignant aussi que le traité ne concernait même pas les missiles chinois ou iraniens.
L’Otan a appuyé « pleinement » la « démarche » américaine. « La France appelle la Russie à utiliser la période des six mois » pour « revenir pleinement en conformité » du traité, a renchéri le ministère français des Affaires étrangères dans un communiqué, défendant un « dialogue approfondi » avec Moscou.
Mike Pompeo a assuré que Washington était « prêt » à continuer de discuter avec la Russie « au sujet du désarmement pour des négociations qui renforcent la sécurité des Etats-Unis et de leurs alliés », à condition que les résultats puissent être « mis en oeuvre et vérifiés ».
« C’est leur dernière chance », a tranché un haut responsable américain.
– « Chacun a ses raisons » –
Selon la porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova, la Russie est « toujours d’accord pour mener un dialogue sur le traité INF ». Mais elle a annoncé une « riposte » en cas de retrait définitif des Américains. Le président russe Vladimir Poutine a d’ores et déjà promis de développer, dans un tel cas de figure, de nouveaux missiles balistiques de portée intermédiaire.
Eugene Rumer, ancien du renseignement américain, souligne que « ni l’administration Trump ni le gouvernement russe ne semblent être intéressés par la sauvegarde » de ce traité signé à la fin de la Guerre froide par le dernier dirigeant soviétique, Mikhaïl Gorbatchev, et le président américain de l’époque, Ronald Reagan.
« Chacun a ses raisons », ajoute cet expert au cercle de réflexion Carnegie: Donald Trump « n’aime pas les traités qu’il n’a pas négociés » et s’est déjà retiré de plusieurs accords internationaux; quant aux Russes, « l’effondrement de l’Union soviétique et l’élargissement de l’Otan ont fondamentalement changé la géographie de leur perception de la menace ».
Les experts « feraient mieux de renoncer à leurs appels en faveur du traité INF et de regarder ce qui a changé », affirme Eugene Rumer, pour bâtir un nouveau cadre de désarmement moins « obsolète » et plus adapté au XXIe siècle.

PAR 6MEDIAS

Des statues monumentales à la gloire de figures africaines… Ce serait notamment grâce à elles que la Corée du Nord financerait son programme balistique et nucléaire. Le pays échapperait ainsi aux sanctions économiques prévues par l’ONU, révèle Courrier international. L’entreprise d’État nord-coréenne, Mansudae, qui fait l’objet de sanctions de l’ONU depuis 2016, construit ces monuments présents sur tout le continent africain.
Et les revenus de Mansudae en Afrique seraient à la hauteur des monuments édifiés. Ils s’élèveraient à plus de dix millions de dollars, selon Hugh Griffiths, à la tête du groupe d’experts sur la Corée du Nord de l’ONU chargé de surveiller l’application des sanctions. « Mansudae travaillait sur de gros chantiers de construction dans pas moins de 14 États membres [de l’ONU] en Afrique. Il construisait toutes sortes d’infrastructures, des usines de munitions aux palais présidentiels, en passant par des immeubles résidentiels », explique-t-il. Mansudae collabore également avec la Korea Mining Development Trading Corporation (KOMID), qui serait, selon les États-Unis, le principal marchand d’armes de la Corée du Nord. L’entreprise figure d’ailleurs sur la liste de sanctions depuis 2009.
« Il n’y aura pas de second avertissement »
L’entreprise nord-coréenne est particulièrement présente en Namibie. Aux alentours de la ville de Windhoek, la statue de l’homme politique namibien Sam Nujoma, qui brandit la Constitution du pays, s’érige devant le Musée national. Le nouveau palais présidentiel s’est aussi offert un immense aigle de cuivre. À Dakar (Sénégal), le monument de la renaissance mesurant quelque quarante mètres de haut aurait coûté plusieurs millions d’euros. D’autres mémoriaux, statues et ornements en tout genre, sortis des ateliers Mansudae, décorent le sol de nombreuses villes du continent.
Netumbo Nandi-Ndaitwah, la vice-Premier ministre de la Namibie, assure pourtant que « tous les contrats ont été signés avant les sanctions de l’ONU » et que tous les représentants nord-coréens ont quitté le pays. Elle affirme également que la Namibie a remis des rapports réguliers au groupe d’experts de l’ONU. Hugh Griffiths rétorque que le pays a laissé sans réponse certaines demandes spécifiques requises depuis plus d’un an par le groupe d’experts. « Le groupe s’est déjà rendu en Namibie auparavant et il n’y aura pas de second avertissement », a déclaré Hugh Griffiths, avant d’ajouter : « Si nous y retournons, ce ne sera pas une visite de courtoisie. Nous avons besoin de preuves. »

Le 02 août, 2017 Le Qatar a confirmé ce mercredi 2 août une commande de sept navires de guerre à l’industrie italienne pour un montant de 5 milliards d’euros. Le petit émirat gazier multiplie les commandes d’armements depuis deux ans en achetant de la haute technologie en Europe, mais aussi aux Etats-Unis.
Militairement, le Qatar a toujours été un nain, mais il a su nouer de solides alliances. Tout d’abord avec la France. Les deux pays sont liés par un accord de défense formalisé en 1994. Mais le Qatar a aussi passé des alliances avec les Etats-Unis, ou la Turquie qui vient de lancer des manœuvres conjointes en envoyant 250 soldats sur place. La coalition emmenée par les Etats-Unis contre l’organisation Etat islamique conduit des opérations aériennes depuis la base d’Al Oudeid.
En matière d’équipements, le Qatar a longtemps trouvé ses fournisseurs en l’Europe. En livrant quatre corvettes, un navire amphibie, et deux patrouilleurs à la marine qatarienne, le groupe italien Fincantieri, fournisseur historique du Qatar, s’assure du travail pour six ans, avec un millier d’emplois à la clef.
La marine qatarienne, très modeste, n’alignait jusqu’alors que sept corvettes et patrouilleurs datant des années 1980 et 1990. Elle va donc voir ses capacités offensives augmenter considérablement, particulièrement quand son porte-hélicoptères (LHD) entrera en service. L’armée de l’air qatarienn,e dont les lacunes avaient été criantes durant la guerre en Libye en 2011, à cause d’une capacité air-sol limitée et des avions non ravitaillables en vol, va multiplier par cinq le nombre de ses avions de combat. Au moins 36 F-15QA « Eagle » américains pour 12 milliards de dollars vont s’ajouter au 24 Rafale français commandés en 2015.
Le Qatar a de l’argent, mais son armée risque d’avoir un problème de ressources humaines, car il ne suffit pas d’acheter du matériel à coup de pétrodollars. Trente-six pilotes et une centaine de mécaniciens qatariens vont ainsi devoir passer par la case formation en France, dans le cadre du contrat Rafale, notamment sur la base de Mont-de-Marsan, où les Qatariens se sont déjà installés.
Auteur: RFI
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