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Analyse – Coup de Griffe actu https://www.coupdegriffeactu.com Musée Virtuel Sat, 31 Aug 2019 16:40:44 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 http://www.rfi.fr/emission/20190223-hamady-bocoum https://www.coupdegriffeactu.com/2019/08/31/httpwww-rfi-fremission20190223-hamady-bocoum/ https://www.coupdegriffeactu.com/2019/08/31/httpwww-rfi-fremission20190223-hamady-bocoum/#respond Sat, 31 Aug 2019 16:40:44 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=10199 http://www.rfi.fr/emission/20190223-hamady-bocoum

M. Hamady Bocoum© Malick Mbow
M. Hamady Bocoum© Malick Mbow

Hamady Bocoum

Hamady Bocoum. © RFI/Yasmine Chouaki

Une émission En Sol Majeur délocalisée, pour 24 heures, dans un Sénégal en pleines élections présidentielles et qui réalise un des rêves du monde noir. A savoir ? Eh bien avoir un espace de célébration de l’estime de soi. Son nom : le Musée des Civilisations noires de Dakar, inauguré en décembre 2018, et qui se veut être : « L’élaboration d’un nouvel humanisme qui comprendra, cette fois, la totalité des hommes sur la totalité de notre planète Terre », pour citer Léopold Sédar Senghor qui en rêvait de ce Musée.

Avec le Directeur du Musée des Civilisations noires de DakarHamady Bocoum, directeur du Patrimoine culturel du Sénégal (de 2001 à 2015), Docteur d’État es lettres et sciences humaines et archéologue de formation. Un goûteur d’histoire et de généalogie (issue d’une lignée Toucouleur), qui m’a ouvert les portes de son monde noir et pluriel.

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Élections / Général Sékouba Konaté : « L’Afrique doit prendre exemple sur le Sénégal! » https://www.coupdegriffeactu.com/2019/03/10/elections-general-sekouba-konate-lafrique-doit-prendre-exemple-sur-le-senegal/ https://www.coupdegriffeactu.com/2019/03/10/elections-general-sekouba-konate-lafrique-doit-prendre-exemple-sur-le-senegal/#respond Sun, 10 Mar 2019 00:36:26 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=9622 Sékouba Konaté© Malick MBOW
Sékouba Konaté© Malick MBOW

 

L’ancien président de la transition guinéenne félicite le peuple sénégalais pour sa maturité encore démontrée lors de la dernière présidentielle du 24 février en votant dans la paix. Selon Sékouba Konaté les autres pays de l’Afrique doivent prendre exemple sur le Sénégal qui se trouve être au cœur de la démocratie de l’époque du président Senghor à Macky Sall en passant par les présidents Abdou Diouf et Abdoulaye Wade.

Sékouba Konaté qui dit avoir rencontré à deux reprises le président Macky Sall (à Addis Abeba et à Dakar) salue la grandeur de l’homme qui a su bien gérer l’image de la diplomatie sénégalaise en gérant bien le dossier de la Gambie pour que Adama Barrow élu démocratiquement puisse s’installer. Le général  Konaté   qui  félicite le président Macky Sall  pour  sa réélection, l’invite à poursuivre  davantage ses chantiers pour le développement du pays. Dans la foulée l’homme de la démocratie en Guinée après 50 ans d’indépendance,  magnifie l’appel au dialogue lancé à l’endroit de l’opposition. Cela  démontre, selon  l’ancien président de la transition de la Guinée, la clairvoyance de Macky Sall a vouloir réunir tout le monde pour faire avancer le pays.

Joint au téléphone depuis Paris où il réside maintenant, il n’a pas souhaité s’épancher sur l’actualité guinéenne car selon lui, chaque chose en son temps.

Pour rappel, Sékouba Konaté, né le 6 juin 1964 à Conakry restera celui qui a tourné la page de la dictature en Guinée. Ce militaire , homme d’État guinéen et Général d’armée,  a été  président de la République par intérim de décembre 2009 à décembre 2010.

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Jean-Marie Le Pen juge Emmanuel Macron « solide » et « assez doué » https://www.coupdegriffeactu.com/2019/02/01/jean-marie-le-pen-juge-emmanuel-macron-solide-et-assez-doue/ https://www.coupdegriffeactu.com/2019/02/01/jean-marie-le-pen-juge-emmanuel-macron-solide-et-assez-doue/#respond Fri, 01 Feb 2019 23:36:26 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=9470  

Jean Marie LEPENE © Malick MBOW
Jean Marie LEPENE © Malick MBOW

31/01/2019

 

DOCUMENT BFMTV – Au micro de BFMTV ce jeudi, le fondateur historique du FN a exprimé ses réserves à propos du choix de Jordan Bardella comme tête de liste du RN aux élections européennes. Plus surprenant, Jean-Marie Le Pen a eu des mots plutôt bienveillants envers le chef de l’Etat.

Malgré la réconciliation familiale mise en scène à l’occasion de ses 90 ans, Jean-Marie Le Pen n’en finit pas de faire du tort à sa fille. Ce jeudi, alors qu’il recevait un prix pour le premier tome de ses mémoires à Paris, le fondateur du Front national a encensé Emmanuel Macron avant de remettre en question le choix de Jordan Bardella comme tête de liste RN aux élections européennes de mai prochain, déplorant une question d’âge. Lors de cet entretien accordé à BFMTV, Jean-Marie Le Pen s’est montré particulièrement bienveillant à l’égard d’Emmanuel Macron.

« Il y a 18 mois qu’il est président et il n’a pas été renversé, alors par conséquent il est solide », a considéré l’ancien président du Front national, comme un pied de nez à sa fille, la présidente du Rassemblement national, qui tente d’incarner l’opposition à la politique gouvernementale.

« C’est certainement très compliqué, écrasant de responsabilité », juge-t-il  encore au micro de BFMTV. « Il faut un moral, un physique, un mental, une psychologie absolument exceptionnels. Et je crois que dans ce domaine, M. Macron est assez doué, il a passé les examens depuis un moment déjà ».

Bardella, « un jeune homme »

Dans un second temps, Jean-Marie Le Pen a donné un avis mitigé sur la candidature de Jordan Bardella, 23 ans, choisi comme tête de liste par sa fille pour les prochaines européennes. Jordan Bardella, « tel que je le vois à la télévision, est tout à fait apte à défendre le programme. Maintenant, sera-t-il capable de répondre aux attaques sur les sujets strictement européens? Car c’est un jeune homme… », s’interroge Jean-Marie Le Pen.

D’un rire sarcastique, l’ancien leader d’extrême-droite poursuit sa critique à demi-mots: « Honneur et confiance à la jeunesse… je n’aurais peut-être pas fait comme ça mais je ne suis pas le président du Front national, ni du Rassemblement, fait du même métal ». En 2015, il avait été déchu de son titre de président d’honneur du FN et avait été évincé du parti par sa propre fille à la suite d’une énième sortie de route.

« Je crois que j’aurais plutôt fait confiance à mon ami (Bruno) Gollnisch qui est une haute personnalité internationale, mais enfin, à chacun de prendre ses responsabilités », conclut le patriarche.

Jeanne Bulant avec Elisa Bartholomey

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Pds et Ps recalés : « Une grande page de l’histoire politique sénégalaise se ferme » (Yoro Dia, politologue) https://www.coupdegriffeactu.com/2019/01/15/pds-et-ps-recales-une-grande-page-de-lhistoire-politique-senegalaise-se-ferme-yoro-dia-politologue/ https://www.coupdegriffeactu.com/2019/01/15/pds-et-ps-recales-une-grande-page-de-lhistoire-politique-senegalaise-se-ferme-yoro-dia-politologue/#respond Tue, 15 Jan 2019 00:00:50 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=9377 Yéro DIA - © Malick MBOW
Yéro DIA – © Malick MBOW


L’invalidation (provisoire) des candidatures de Karim Wade et Khalifa Ababacar Sall par le Conseil constitutionnel n’est pas surprenant. Si l’on se réfère aux propos du journaliste politologue, Yoro Dia, la justice sénégalaise est depuis très longtemps le maillon faible de la démocratie. En effet, à travers une démarche analytique, le spécialiste en politique décortique les failles du Conseil constitutionnel. Et avance que « les juges se contentent de constater les rapports de force et de donner des cautions légales. » À l’en croire ceci n’est pas une première fois, raison pour laquelle la démocratie Sénégalaise donne l’impression d’un perpétuel recommencement.

Ainsi, l’analyste politologue, dans sa logique, estime que l’actuelle opposition est tombée dans le piège de Macky Sall. Qui, depuis deux ans durant, les a nargué à travers une distraction stratégique.

Et aujourd’hui, organiser une élection présidentielle sans la participation du Parti démocratique sénégalais (Pds) et du Parti socialiste (Ps) n’est rien d’autre, pour Yoro Dia, que la fermeture d’une grande page de l’histoire politique sénégalaise. Qui précise « qu’une élection n’est jamais gagnée d’avance… »

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L’heure de vérité d’Ousmane Sonko (Par Oumou Wane) https://www.coupdegriffeactu.com/2019/01/09/lheure-de-verite-dousmane-sonko-par-oumou-wane/ https://www.coupdegriffeactu.com/2019/01/09/lheure-de-verite-dousmane-sonko-par-oumou-wane/#respond Wed, 09 Jan 2019 00:15:07 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=9350

Oumou WANE - © Malick MBOW
Oumou WANE – © Malick MBOW


Avant d’aborder la campagne présidentielle au Sénégal, qui prend des tournures « abracadabrantesques », je voudrais apporter mon soutien à Jean-François Mbaye député (LREM) en France, qui a reçu une lettre raciste qui lui promet « une balle dans la tête », un courrier où il lui est reproché d’être un « noir de service ». « De quel droit un Africain vient se mêler des problèmes de la France », demande l’auteur lâche et anonyme au député né à Dakar. Voilà, ça ne changera rien de le dire, mais ça fait du bien.

Chez nous, en cette veille d’élection, ce sont les journalistes que l’on insulte à souhait pour peu qu’ils nous donnent un autre éclairage sur tel ou tel candidat ou encore qu’ils  demandent à ces candidats des explications. À 7 semaines d’élire ou de réélire notre Président, c’est le leader du Pastef Ousmane Sonko, qui est sommé de s’expliquer sur un magot de 12 milliards de francs Cfa de commissions escomptées dans une affaire de société « Atlas », créée avec Ismaïla Ba, doublée d’une autre société « Mercalex » créée au pied levé avec le même Ismaila Ba gérant, et hébergée dans les mêmes locaux, avec les mêmes numéros de téléphone etc…

Ici on attend des explications sur ces montages en poupées russes censés potentiellement capturer les indemnisations de l’Etat.

Décrit comme un fonctionnaire peu scrupuleux par le journaliste Madiambal Diagne, qui précise « J’accuse Ousmane Sonko sur des faits précis », c’est aujourd’hui au candidat à la présidentielle qu’il appartient d’édifier le peuple sénégalais sur sa probité et son intégrité, premiers devoirs des fonctionnaires. Et c’est aussi simple que ça !

Monsieur Sonko devrait tout bonnement répondre aux questions soulevées par les accusations « précises » de Madiambal, plutôt, comme le rapporte le journaliste, de : « m’abreuver d’injures et demander à son public de faire de même ».

Messieurs les responsables politiques, car j’exclus ici les dames, d’une manière générale, merci de respecter le choix des sénégalais et d’arrêter d’insulter leur intelligence.

Nous voulons juste savoir et connaître la vérité, afin de se faire une opinion. Monsieur Ousmane Sonko est-il le sauveur comme il se décrit ou au contraire un danger pour la paix sociale et pour la stabilité économique de notre pays ? Un avant-gardiste éclairé ou un populiste inexpérimenté ?

Il dit vouloir sortir le Sénégal du Franc CFA s’il est élu mais comment s’y prendra t-il concrètement, car une chose pareille ne se fait pas en claquant des doigts !

Autre question, soulevée celle-ci par Assane Diop, un journaliste sénégalais de RFI, invité sur le plateau de la chaîne TV5 Monde, et nouvelle volée d’injures et de mensonges sur la toile. Décidément, en matière d’abrutis, nous n’avons besoin d’aucun étranger pour nous insulter ! Assane Diop donc, au moment d’être questionné sur les atouts du « phénomène Sonko », le journaliste lâche une bombe : « Sonko manie le salafisme ». Sur les réseaux sociaux, c’est le déchaînement !

Or, en pleine campagne présidentielle, il est intéressant d’écouter tous ceux qui briguent la magistrature suprême et surtout d’analyser leurs arguments.

Nous sommes dans un pays de droit et de valeurs. Notre conception de la civilisation s’oppose en tous points au pouvoir de la barbarie. Notre vision de la religion musulmane, Dieu merci, nous distingue par ses particularités d’ouverture et de tolérance, aux antipodes de l’idéologie islamiste.

C’est pourquoi quand nous entendons des propos extrémistes dans la bouche de certains candidats, nous sommes en droit de nous demander s’ils sont en adéquation avec les principes élémentaires de notre société, et tout simplement s’ils sont solubles dans notre démocratie.

Nous devons donc savoir les choses essentielles relatives à nos dirigeants, appartenances religieuses, déclarations de patrimoine, vision de la société… Quel rôle pour les jeunes ? Quelle place pour les femmes ? Sont ils constructifs et rassembleurs ?

Je pense aux jeunes en priorité. Ce scrutin leur appartient. Une génération qui a le sentiment d’être ignorée. Même quand elle se mobilise, elle ne se sent pas écoutée, alors forcément la confiance chute. Ils se voient comme les grands oubliés de l‘action politique. Est-ce une raison pour tomber dans les pièges de la démagogie et des fake news ? On l’observe partout dans le monde, les jeunes générations ne sont pas vaccinées contre le populisme.

Dans le doute, il me semble plus sage de comparer ce qui est comparable. C’est pourquoi, au delà d’un livre de grandes intentions, qui au passage ignore parfaitement les femmes, j’attends de Sonko qu’il dévoile enfin son programme. S’il est élu, en tant que polygame, laquelle de ses 2 épouses vivra au palais ? Resteront elles toujours voilées et quels exemples donneront-elles aux jeunes Sénégalaises ?

Le leader du Pastef a beau jeu de dire sur pressafrik.com : « Si les Sénégalais votent pour lui et disent qu’ils préfèrent Macky Sall, malgré sa mauvaise gestion, en ce moment-là, ils sauront tous à quoi s’en tenir ».

Je sais pour ma part, que je ne veux pas revenir en arrière, que la société sénégalaise doit avancer, et vite… Je vois aussi de quel côté sont les réalisations d’infrastructures de développement, l’éducation et la formation, la santé, la lutte contre le chômage et les inégalités… Et qui plus est, sans aucune insulte à la bouche.
Oumou Wane

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Cheikh Hamidou Kane : « L’Afrique n’existe plus, elle a été dépossédée de son espace » https://www.coupdegriffeactu.com/2018/12/30/cheikh-hamidou-kane-lafrique-nexiste-plus-elle-a-ete-depossedee-de-son-espace/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/12/30/cheikh-hamidou-kane-lafrique-nexiste-plus-elle-a-ete-depossedee-de-son-espace/#respond Sun, 30 Dec 2018 20:16:24 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=9281
Cheikh Hamidou Kane © Malick MBOW
Cheikh Hamidou Kane © Malick MBOW
  •  Le Monde | Le 30 décembre, 2018

L’auteur sénégalais de « L’Aventure ambiguë », 90 ans, revient sur l’histoire contemporaine du continent, marquée par des questionnements et des tourments identitaires.

C’est l’un des paradoxes de Cheikh Hamidou Kane. En cinquante-sept ans de carrière, l’écrivain sénégalais n’a publié que deux romans – L’Aventure ambiguë, en 1961, et Les Gardiens du temple, en 1995 –, devenus des classiques, traduits dans une dizaine de langues et inscrits au programme de nombreuses écoles et universités. Ils relatent le malaise des élites africaines désorientées par la colonisation française. Né en 1928 à Matam, sur les bords du fleuve Sénégal, Cheikh Hamidou Kane a traversé l’histoire contemporaine du continent, marquée par des questionnements et des tourments identitaires. Dans L’Aventure ambiguë, Samba Diallo, fils de notables peuls élevé dans la plus pure tradition coranique du pays des Diallobé – une nation fictive qui ressemble à s’y méprendre au Fouta Toro, région du nord du Sénégal –, est envoyé à « l’école des Blancs » pour y apprendre « comment on peut vaincre sans avoir raison ». Il sortira ébranlé de cette expérience intérieure d’une grande violence. La puissance de ce roman philosophique, en partie autobiographique, grand prix littéraire d’Afrique noire en 1962, reste d’actualité. L’Aventure ambiguë est l’ouvrage de référence pour qui continue de s’interroger sur les identités africaines et afrodescendantes percutées par la « rencontre » avec l’Occident. Peut-on lier les cultures africaines au legs colonial et en sortir indemne ? Comment tirer le meilleur de ce choc identitaire ? Témoin et un acteur privilégié de la marche des anciennes colonies françaises vers l’indépendance, Cheikh Hamidou Kane a été ministre sous Léopold Sédar Senghor et Abdou Diouf, puis haut fonctionnaire de l’Unicef dans différentes capitales africaines. Retiré de la vie publique depuis plusieurs décennies, l’écrivain consacre désormais ses journées à la prière, à l’écriture et à « l’éducation morale » de ses petits-enfants. C’est dans sa villa dakaroise qu’il a reçu Le Monde Afrique. A 90 ans, il a la démarche hésitante, mais son regard sur le monde reste pétillant. Il s’est confié sur son enfance marquée par le racisme, sa fascination pour la culture française, ses rêves panafricanistes et avoue avoir adoré le dernier opus des studios Marvel, Black Panther.

Vous venez de fêter vos 90 ans. Comment vous portez-vous ?

Cheikh Hamidou Kane: J’ai les handicaps de mon âge. Mon acuité auditive et visuelle s’est affaiblie. Pour le reste, Dieu merci, je vais bien.

Vous êtes né pendant la colonisation au Sénégal. Comment, enfant, ressentiez-vous la présence du colon français ?

Lorsque j’étais enfant, j’ai connu l’humiliation que peuvent ressentir tous ceux qui voulaient accéder au même niveau de connaissance que les Blancs alors même qu’ils avaient en face d’eux des gens qui les méprisaient. Les colons ont tenté de nous faire admettre que nous étions des êtres inférieurs, incapables de faire autant sinon mieux qu’eux. Ils ne s’opposaient pas au fait que des « indigènes » aillent dans leurs écoles, mais ils nourrissaient pour nous des ambitions limitées. Nous étions programmés pour devenir des auxiliaires, pas au-delà ! On pouvait ainsi devenir infirmier, mais pas docteur en médecine.

Vous avez refusé d’obtempérer. Vous vouliez devenir philosophe…

C’était mon choix depuis l’école primaire. Dans l’esprit des enseignants blancs, c’était inconcevable. J’ai dû, tout au long de ma scolarité, me battre. En 1942, j’ai voulu entrer au lycée Faidherbe de Saint-Louis, qui était en principe réservé aux fils de colons. Seuls quelques Africains fortunés pouvaient y envoyer leurs enfants. Ma famille n’était pas nantie. J’ai donc fini à l’Ecole des fils de chefs, qu’on appelait aussi l’école des otages, où étaient envoyés les fils de notables. On nous y apprenait à devenir de parfaits chefs de canton.

Vous êtes l’un des premiers fils de notables religieux à avoir été envoyé à l’école française. Pourquoi votre famille a-t-elle fait ce choix ?

C’est grâce à l’action de l’un de mes ancêtres, Alpha Ciré Diallo, un homme exceptionnel. Alors que le débat entre les pro- et anti-école française faisait rage dans son village, il fut l’un des premiers à avoir compris qu’il n’y avait pas de risque à scolariser ses enfants. A condition, disait-il, de les éduquer soigneusement d’abord dans l’islam et les valeurs peules que sont le sens de l’honneur, la pratique religieuse et la solidarité familiale : « Rewdé Allah, djokude endaam » en peul. Cette double éducation faisait, selon lui, office de protection et d’armure. Ses propres enfants ont fini dans l’armée coloniale, d’autres sont devenus interprètes. Il avait confiance en son héritage culturel. Je suis le produit du combat de cet ancêtre visionnaire.

A l’école, vous vous faites remarquer…
Nous étions sept « fils de chefs » dans ma promotion. A la fin du cycle d’études, nous devions passer par la ferme agricole et devenir chefs de canton. J’ai refusé d’y aller. Je rêvais toujours du lycée Faidherbe. Furieux, le directeur de l’école a convoqué l’un de mes oncles qui était greffier. Il lui a expliqué sans ménagement et avec un ton méprisant que mes ambitions étaient prétentieuses. Que l’on ne m’avait pas formé pour ça ! Mais j’ai tenu bon. Mon père m’a inscrit au lycée Van Vollenhoven, à Dakar. Mes condisciples africains m’ont désigné pour être leur représentant au conseil de discipline du lycée, composé en majorité de Blancs.

Comment vous êtes-vous retrouvé à la Sorbonne ?

Je rêvais d’être professeur de philosophie, la Sorbonne était donc un objectif. Mais je n’avais pas les moyens d’aller en France. J’ai donc écrit au gouverneur du Sénégal, qui pour la première fois était un Noir antillais, pour obtenir une bourse. Et il me l’a octroyée ! J’ai intégré une classe préparatoire au lycée Louis-le-Grand, puis j’ai étudié la philosophie et le droit à la Sorbonne.

Qu’est-ce qui vous a le plus marqué dans cette prestigieuse université ?
J’ai eu confirmation des qualités fondamentales de la civilisation occidentale, occultées jusque-là à mes yeux par la face sombre du colonialisme. Je subodorais ces qualités, mais le comportement brutal des colons au Sénégal m’en faisait douter. Mes condisciples et mes professeurs français étaient d’une grande ouverture d’esprit. Ma foi musulmane s’est aussi nourrie des débats philosophiques de l’époque – l’existentialisme de Jean-Paul Sartre et la pensée chrétienne de Paul Ricœur.

Paris était aussi au cœur des luttes indépendantistes et des mouvements littéraires comme la négritude. Où vous situiez-vous ?

J’ai dû, comme tout étudiant africain à l’époque, militer, prendre position. Les leaders plus populaires étaient les marxistes du Parti africain de l’indépendance, de Majhemout Diop, et les nationalistes regroupés autour de Cheikh Anta Diop. Je n’étais pas partisan du marxisme, incompatible avec ma foi religieuse. J’étais plus sensible aux idées de Cheikh Anta Diop, que je connaissais personnellement, mais son parti était alors peu structuré. C’est finalement Joseph Ki-Zerbo qui m’a séduit. Ce Voltaïque [de Haute-Volta, ancienne appellation du Burkina Faso], catholique, professeur agrégé d’histoire, était très actif dans le mouvement des jeunesses chrétiennes de France. Il a créé le Mouvement de libération nationale. J’adhérais entièrement aux mots d’ordre, qui étaient indépendance de l’Afrique, Etats-Unis d’Afrique et socialisme africain.

La négritude d’Aimé Césaire, Léopold Sédar Senghor et Léon-Gontran Damas représentait aussi un courant d’idée puissant, mais vous vous en teniez à distance. Pourquoi ?
J’adhérais à la révolte qu’exprimait ce mouvement. Le Cahier d’un retour au pays natal de Césaire, que j’ai lu à 16 ans, m’a profondément marqué. Cependant j’étais moins convaincu par la position de Senghor, moins radicale dans la dénonciation du mépris de l’homme blanc pour les Noirs.

Dans L’Aventure ambiguë, les habitants du pays des Diallobé craignent que leurs enfants perdent leur identité en allant à l’école des Blancs. Ils se demandent si « ce qu’ils apprendront vaut ce qu’ils oublieront ». Avez-vous aujourd’hui une réponse à cette question fondamentale ?
Je la donne dans mon second roman, Les Gardiens du temple, paru en 1995 mais rédigé dès 1963. Le personnage principal, qui est en quelque sorte Samba Diallo ressuscité, a reçu une solide éducation religieuse musulmane et est enraciné dans les valeurs des Diallobé. Après de brillantes études à l’école française, il devient ingénieur agronome. Il a appris les techniques modernes indispensables pour construire le nouveau pays indépendant. Il a donc réussi à allier sa culture religieuse traditionnelle à ce qu’il a appris au contact de la civilisation occidentale.

Pourtant, l’aventure de Samba Diallo, tiraillé entre sa terre natale et l’Occident, finit mal. Comment interpréter, au plan symbolique, la mort du héros de votre roman ?

Certains lecteurs ont cru à tort que je voulais, par cette mort, montrer l’impossible conciliation entre nos cultures africaines et la civilisation occidentale, que l’issue ne pouvait être que tragique. Il n’en est rien. J’ai fait mourir Samba Diallo des mains du Fou pour montrer à quel point l’itinéraire des Africains à la rencontre de l’Occident était risqué. Ce parcours peut être contrarié par des extrémismes religieux et culturels. Je pressentais, déjà à l’époque, que certains pouvaient vouloir imposer leur façon de croire et de pratiquer la religion, au besoin par la force. C’est ce que représente le Fou dans L’Aventure ambiguë.

Vous avez vous-même vécu cette aventure pour le moins ambiguë entre l’Afrique et la France. Qu’en avez-vous retiré ?
J’ai survécu à ce périple. J’ai appris que, contrairement à ce que voulait faire croire le colon raciste, les cultures africaines et européennes ont beaucoup de choses en commun. Ma génération et celle de Senghor ont prouvé qu’on pouvait accéder au niveau le plus élevé du savoir des Blancs. Après mes études, je suis revenu sur le continent avec l’espoir d’un monde partagé et équitable. C’est ce qu’exprime le personnage du Chevalier à la dalmatique dans le roman : « Nous les Noirs, nous les Arabes, nous les Asiatiques, c’est un monde qui est possible. Nous devons l’édifier. Il ne faut pas que ce soit un monde imaginé, dirigé par le seul Occident. »

Près de soixante ans après les indépendances, le monde de partage n’a toujours pas surgi…

Il faut poursuivre le travail entamé. Rome n’a pas été construite en un jour ! L’Afrique, comme disait Ki-Zerbo, a été victime d’une dépossession de son espace – ses empires ont été dépecés en une cinquantaine de territoires, au profit des colonisateurs. L’Afrique n’existe plus. Elle a perdu son initiative politique et son identité endogène. A l’école, ce sont les langues du colon qui sont enseignées. La législation, l’organisation sociale et familiale sont calquées sur celles de l’Occident. Il faut donc que l’Afrique redevienne elle-même en se basant sur les structures antérieures à la colonisation.Par exemple, la charte du Mandé, élaborée en 1236 dans l’empire du Mali, peut redéfinir notre organisation et nos institutions. Elle régit les relations familiales, prône les valeurs de respect, de solidarité et permet la diversité. Il existait une vraie citoyenneté ouest-africaine dans l’empire du Mali. Les habitants pouvaient circuler d’un endroit à un autre en changeant de patronyme. Un Mandingue qui s’appelle Diarra, une fois chez les Wolofs, prenait le nom de Ndiaye ou Diatta. Cela permettait une coexistence harmonieuse entre les communautés. Nous pouvons reprendre ce modèle, pas besoin de chercher ailleurs.

Le passé glorieux que vous décrivez a disparu. N’est-il pas utopique de vouloir y revenir ?
Je ne préconise pas un retour au passé, mais un recours au passé. Nous devons nous inspirer de l’héritage de nos ancêtres. La réappropriation de notre identité endogène passe par cette démarche.

C’est aussi de la responsabilité des dirigeants africains…

Les jeunes doivent au plus vite s’emparer de ce sujet. Ils doivent se battre pour créer au sud du Sahara un espace géopolitique et économique autonome. Et l’imposer aux dirigeants actuels qui ne comprennent pas que leurs pouvoirs ne sont, comme le disait Senghor quand il luttait contre la balkanisation, « que des joujoux et des sucettes ». Quel poids peut avoir le continent dans l’économie mondiale s’il est divisé, morcelé ? L’Afrique est le continent le plus riche en ressources naturelles dont a besoin l’ensemble de la planète. Comment voulez-vous que nous les défendions et que nous les échangions à leur juste prix si nous le faisons en ordre dispersé ? S’il y avait une autorité commune pour gérer par exemple les ressources pétrolières, l’Afrique aurait plus de poids sur la scène internationale.

Vous avez été plusieurs fois ministre. Pourquoi votre génération n’a pas réussi à créer cette unité africaine ?

Le colonisateur a bien manœuvré. Par exemple, Félix Houphouët-Boigny, fervent opposant au travail forcé avant l’indépendance, représentait une menace pour la France. Il s’était allié aux communistes français au Parlement, où il siégeait comme représentant de la Côte d’Ivoire. Il a commencé à mener un combat qui aurait pu aboutir à une guerre aussi meurtrière qu’en Algérie ou au Vietnam. Les Français l’ont alors retourné en lui promettant la présidence d’une Côte d’Ivoire autonome. Il a reçu les premiers honneurs à Paris en acceptant un strapontin de ministre d’Etat. Puis, en octroyant l’indépendance séparément aux treize territoires membres de l’AOF [Afrique occidentale française] et de l’AEF [Afrique équatoriale française], le colonisateur a fait disparaître des ensembles qui auraient pu servir de base à l’édification des Etats-Unis d’Afrique. Les Africains se sont laissés prendre au piège.

Que vous inspire le climat politique délétère au Sénégal, marqué par une forte contestation du régime du président Macky Sall ?
Malgré les tensions actuelles, il faut savoir reconnaître les mérites de « l’exception sénégalaise ». La coexistence entre l’islam, le christianisme et les autres confessions est harmonieuse. Et c’est grâce à un islam imprégné de valeurs traditionnelles. Le Sénégal jouit d’une culture démocratique ancienne. Depuis Blaise Diagne [premier député élu à la Chambre des députés français en 1914], nous votons. Depuis plus d’un siècle, les Sénégalais savent ce qu’est un parti politique, une élection, le choix des leaders politiques.

Vous écrivez toujours ?
Je travaille à un projet qui me tient à cœur depuis un moment. Je veux retracer l’épopée de l’empire du Mali fondé par Soundjata Keïta. Elle a donné naissance à la charte du Mandé. J’aimerais rappeler cette page d’histoire à la jeunesse africaine et au monde. J’ai réuni autour du projet des artistes comme Youssou Ndour, des intellectuels, des écrivains, des griots traditionnels ressortissants de l’espace de l’ancien empire du Mali. Je veux faire un film d’animation avec des effets spéciaux pour illustrer l’univers mystique de l’empereur Soundjata Keïta. Selon la tradition, il avait des pouvoirs magiques comme le don d’ubiquité. Il pouvait être à plusieurs endroits en même temps. J’ai vu quelques films, dont récemment Black Panther, qui m’ont fait penser que cela était faisable.

Vous avez aimé Black Panther ?

J’ai adoré l’idée d’un royaume africain puissant avec ses propres paradigmes. La voix de Baaba Maal [chanteur sénégalais] est parfaitement utilisée. Maintenant que je vais mieux, j’espère pouvoir aller au bout de mon projet.

Auteur: Propos recueillis par Coumba Kane – Le Monde

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Livre : Gérard-François Dumont et Dr Seydou Kanté analysent « LA GÉOPOLITIQUE DU SÉNÉGAL De Senghor à l’élection de Macky Sall » https://www.coupdegriffeactu.com/2018/12/28/livre-gerard-francois-dumont-et-dr-seydou-kante-analysent-la-geopolitique-du-senegal-de-senghor-a-lelection-de-macky-sall/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/12/28/livre-gerard-francois-dumont-et-dr-seydou-kante-analysent-la-geopolitique-du-senegal-de-senghor-a-lelection-de-macky-sall/#comments Fri, 28 Dec 2018 00:19:49 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=9268
Dr Seydou Kanté © Malick MBOW
Dr Seydou Kanté © Malick MBOW
Rédigé par leral.net le Jeudi 27 Décembre 2018 à 18:59 | | 0 commentaire(s)|

Pour le Sénégal, 2019 est une importante année électorale, présidentielle, puis législative. Pour en comprendre les enjeux, il importe de présenter une analyse géopolitique de ce pays d’Afrique, singulier à plus d’un titre, de Léopold Sédar Senghor à l’élection de Macky Sall en 2012. Gérard-François Dumont et Seydou Kanté montrent et expliquent pourquoi, depuis son Indépendance en 1960, le Sénégal dispose d’une géopolitique interne stable par comparaison avec celle de la plupart des pays du continent africain. Le recteur Gérard-François Dumont, professeur à la Sorbonne, est président de Population & Avenir, la revue des populations et des territoires. Dr Seydou Kante, diplomate, est directeur de l’Institut Africain de Géopolitique et de Géostratégie.



Livre : Gérard-François Dumont et Dr Seydou Kanté analysent « LA GÉOPOLITIQUE DU SÉNÉGAL De Senghor à l'élection de Macky Sall »


Livre : Gérard-François Dumont et Dr Seydou Kanté analysent « LA GÉOPOLITIQUE DU SÉNÉGAL De Senghor à l'élection de Macky Sall »
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21 LEÇONS POUR LE XXIE SIÈCLE https://www.coupdegriffeactu.com/2018/12/26/21-lecons-pour-le-xxie-siecle/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/12/26/21-lecons-pour-le-xxie-siecle/#respond Wed, 26 Dec 2018 00:22:35 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=9260 Yuval NOAH HARARI© Malick MBOW
Yuval NOAH HARARI© Malick MBOW

 

Le professeur Yuval Harari est l’auteur du bestseller international Sapiens: une brève histoire de l’humanité.
Il est né à Haïfa, en Israël en 1976. Il a obtenu son doctorat à l’Université d’Oxford en 2002, et est à présent maître de conférence pour le Département d’Histoire de l’Université hébraïque de Jérusalem.
Il s’est spécialisé dans l’histoire du monde, l’histoire médiévale et l’histoire militaire. Ses recherches actuelles abordent des questions d’histoire très générales : Quelle relation existe-t-il entre l’histoire et la biologie ? Quelle différence essentielle distingue l’Homo sapiens des autres animaux ? La justice a-t-elle cours dans l’histoire ? L’histoire suit-elle une direction ? Les gens sont-ils plus heureux au fil du temps qui passe ?

Le professeur Harari dispense également un MOOC (Massive Open Online Course) intitulé : « Une brève histoire de l’humanité »
Plus de 80 000 étudiants de par le monde ont suivi les premiers cours en 2013. Pour les suivants, dispensés à partir d’août 2014, on dénombrait 30 000 étudiants inscrits dès les trois premières semaines.

Le professeur Harari a remporté le « prix Polonsky pour la Créativité et l’Originalité » à deux reprises, en 2009 puis en 2012. En 2011, il s’est également vu attribuer le « Society for Military History’s Moncado Award », pour ses articles exceptionnels sur l’histoire militaire. Un an plus tard, il était élu membre de la jeune Académie israélienne des sciences.

Yuval Harari a publié de nombreux livres et articles parmi lesquels :

Sapiens: A Brief History of Humankind. (Londres: Harvill Secker, 2014).

Special Operations in the Age of Chivalry, 1100-1550 (Woodbridge: Boydell & Brewer, 2007);

The Ultimate Experience: Battlefield Revelations and the Making of Modern War Culture, 1450-2000 (Houndmills: Palgrave-Macmillan, 2008);

“The Concept of ‘Decisive Battles’ in World History”, The Journal of World History 18:3 (2007), 251-266;

“Military Memoirs: A Historical Overview of the Genre from the Middle Ages to the Late Modern Era”, War in History 14:3 (2007), pp. 289-309.

“Combat Flow: Military, Political and Ethical Dimensions of Subjective Well-Being in War”,
Review of General Psychology 12:3 (September, 2008), 2

“Armchairs, Coffee and Authority: Eye-witnesses and Flesh-witnesses Speak about War, 1100-2000”The Journal of Military History 74:1 (Janvier 2010), pp. 53-78.

 

21 LEÇONS POUR LE XXIE SIÈCLE

Dans un monde noyé sous les informations inutiles, le pouvoir, c’est la clarté. La censure ne s’exerce pas en bloquant le flot d’informations mais en inondant les gens par une avalanche de désinformation et de divertissement. 21 leçons pour le XXIe siècle éclaire ces eaux troubles en se penchant sur les questions les plus urgentes de l’humanité.

Pourquoi la démocratie libérale est-elle en crise ? Dieu est-il de retour ? Sommes-nous à l’aube d’une nouvelle guerre mondiale ? Que signifie la montée au pouvoir de Donald Trump ? Que faire devant l’épidémie de « fake news » ? Quelle civilisation domine le monde : l’Occident, la Chine ou l’Islam ? L’Europe devrait-elle laisser sa porte ouverte aux migrants ? Le nationalisme peut-il résoudre le problème des inégalités et du changement climatique ? Que faire face au terrorisme ? Que devons-nous enseigner à nos enfants ?

Des millions d’entre nous ne peuvent s’offrir le luxe de chercher une réponse à ces questions car nous avons des choses plus urgentes à régler : travail, enfants, parents âgés. Malheureusement, l’Histoire ne fait pas de concessions. Si le futur de l’humanité se décide sans vous (car vous êtes trop occupés à nourrir et changer les couches de vos enfants), vous et vos enfants n’échapperez pas aux conséquences. C’est on ne peut plus injuste – mais qui a dit que l’Histoire était juste ?

Un livre n’offre pas de nourriture ou de vêtements, mais peut clarifier les choses et ainsi œuvrer pour l’égalité des chances. Si ce livre encourage ne serait-ce que quelques personnes à débattre de l’avenir de notre espèce, il aura rempli son rôle.

 

 

 

Jean-Pierre Elkabbach

Du lundi au vendredi à 7h20

 

L’historien israélien Yuval Noah Harari, auteur du best-seller international Sapiens : Une brève histoire de l’humanité, est l’invité exceptionnel de Jean-Pierre Elkabbach sur CNEWS.

21 LEÇONS POUR LE XXIE SIÈCLE

Dans un monde noyé sous les informations inutiles, le pouvoir, c’est la clarté. La censure ne s’exerce pas en bloquant le flot d’informations mais en inondant les gens par une avalanche de désinformation et de divertissement. 21 leçons pour le XXIe siècle éclaire ces eaux troubles en se penchant sur les questions les plus urgentes de l’humanité.

Pourquoi la démocratie libérale est-elle en crise ? Dieu est-il de retour ? Sommes-nous à l’aube d’une nouvelle guerre mondiale ? Que signifie la montée au pouvoir de Donald Trump ? Que faire devant l’épidémie de « fake news » ? Quelle civilisation domine le monde : l’Occident, la Chine ou l’Islam ? L’Europe devrait-elle laisser sa porte ouverte aux migrants ? Le nationalisme peut-il résoudre le problème des inégalités et du changement climatique ? Que faire face au terrorisme ? Que devons-nous enseigner à nos enfants ?

Des millions d’entre nous ne peuvent s’offrir le luxe de chercher une réponse à ces questions car nous avons des choses plus urgentes à régler : travail, enfants, parents âgés. Malheureusement, l’Histoire ne fait pas de concessions. Si le futur de l’humanité se décide sans vous (car vous êtes trop occupés à nourrir et changer les couches de vos enfants), vous et vos enfants n’échapperez pas aux conséquences. C’est on ne peut plus injuste – mais qui a dit que l’Histoire était juste ?

Un livre n’offre pas de nourriture ou de vêtements, mais peut clarifier les choses et ainsi œuvrer pour l’égalité des chances. Si ce livre encourage ne serait-ce que quelques personnes à débattre de l’avenir de notre espèce, il aura rempli son rôle.

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Trump, le meilleur président américain pour Houellebecq https://www.coupdegriffeactu.com/2018/12/16/trump-le-meilleur-president-americain-pour-houellebecq/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/12/16/trump-le-meilleur-president-americain-pour-houellebecq/#respond Sun, 16 Dec 2018 21:04:16 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=9163
DOLNAD-TRUMPresident © Malick MBOW
DOLNAD-TRUMPresident © Malick MBOW
Par LEXPRESS.fr avec AFP ,publié le 
Le romancier Michel Houellebecq, le 11 octobre 2017 à Francfort

Le romancier Michel Houellebecq, le 11 octobre 2017 à Francfort

afp.com/Boris Roessler

L’auteur, pas avare de polémiques, a salué la politique menée par le milliardaire dans un magazine américain.

« Donald Trump est un des meilleurs présidents américains que j’aie jamais vu ». Habitué à cultiver la controverse, Michel Houellebecq a encensé le président américain dans un article publié jeudi dans le magazine Harper’s.

Pour l’écrivain français dont le prochain romain, Sérotonine, doit sortir en janvier prochain, la politique de désengagement international engagée par Barack Obama et amplifiée par Donald Trump est « une très bonne nouvelle pour le reste du monde ». « Les Américains nous lâchent la grappe. Ils nous laissent exister », écrit Houellebecq dans cet article, où il se félicite aussi que les Etats-Unis aient cessé de « répandre » à l’étranger des valeurs selon lui contestables comme la démocratie ou la liberté de la presse.

« Il défend les intérêts » des Américains

En matière de commerce international, « Trump apporte une saine dose d’air frais », estime encore le Prix Goncourt2010, qui n’a pas sorti de roman depuis Soumission. Ce dernier avait causé une vive polémique lors de sa parution au moment des attentats de Charlie Hebdo à Paris en janvier 2015.

Donald Trump ne considère pas le libre-échange mondialisé comme étant en soi la panacée du progrès humain, « il déchire les traités et les accords quand il pense qu’il ne fallait pas les signer, et il a raison ». Selon lui, le milliardaire républicain « a été élu pour défendre les intérêts des travailleurs américains, et il défend les intérêts des travailleurs américains. On aurait voulu voir ce genre d’attitude en France plus souvent au cours des 50 dernières années. »

Trump, une épreuve nécessaire

L’écrivain français parmi les plus connus à l’étranger est aussi en phase avec l’hostilité de Trump envers l’Union européenne et son parti pris pour le Brexit : les Européens n’ont « ni valeurs communes, ni intérêts communs », « l’Europe n’existe pas », « c’est une idée stupide qui a tourné au cauchemar ».

Et si Trump se proclame « nationaliste », au grand dam des démocrates qui y voient des relents d’extrême droite, Michel Houellebecq aussi s’identifie à ce vocable. « Les nationalistes peuvent se parler tandis que, bizarrement, cela ne réussit pas trop aux internationalistes », dit-il, estimant néanmoins que « sur un plan personnel, (Trump) est bien sûr assez repoussant », notamment pour « s’être moqué des handicapés » lors d’un meeting électoral fin 2015.

En attendant, lance-t-il aux Américains anti-Trump, « autant vous habituer à l’idée: en dernière analyse, peut-être que Trump aura été une épreuve nécessaire pour vous. »

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Dr Cheikh Omar Diallo sur le livre « le Sénégal au coeur »: La vie de Macky Sall, un roman au propre et au figuré https://www.coupdegriffeactu.com/2018/12/12/dr-cheikh-omar-diallo-sur-le-livre-le-senegal-au-coeur-la-vie-de-macky-sall-un-roman-au-propre-et-au-figure/ https://www.coupdegriffeactu.com/2018/12/12/dr-cheikh-omar-diallo-sur-le-livre-le-senegal-au-coeur-la-vie-de-macky-sall-un-roman-au-propre-et-au-figure/#respond Wed, 12 Dec 2018 21:46:56 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=9113 Abdoulaye-WADE-Macky-SALL© Malick MBOW
Abdoulaye-WADE-Macky-SALL© Malick MBOW

Dr Cheikh Omar Diallo est le Fondateur et Directeur de l’Ecole Africaine d’Art Oratoire (EAO). Juriste, Docteur en Science politique et expert en communication, notre analyste politique revient pour votre portail d’informations www.dakarposte.com sur le bilan du septennat, au lendemain de la cérémonie de dédicace du livre de Macky Sall « le Sénégal au cœur ». A bâtons rompus.

leral.net le Mercredi 12 Décembre 2018

Le Président Macky Sall vient de procéder à la cérémonie de dédicace de son livre « le Sénégal au cœur ». Vous l’avez lu. Quelle appréciation ?

Ce livre est un matériau important pour tout observateur ou analyste politique. Le Président Macky Sall a choisi de parler au peuple : en témoigne la photo de couverture. Mieux, « le Sénégal au coeur » n’est pas un titre fortuit.

Dans un style dépouillé, simple et direct, comme son auteur, il parle à cœur ouvert. Il se livre et se délivre même par endroits. C’est, à mon sens, un livre presque intime, une trajectoire personnelle et un parcours exceptionnel qui s’inscrivent dans le récit national du pays. La vie de Macky Sall est un roman, au propre et au figuré.

Dans cet ouvrage, on découvre au grand jour que la première Dame a vraiment joué un rôle crucial dans les choix et options politiques de son époux…

… En Afrique, on dit souvent que « le toit soutient la maison. Et c’est la femme qui soutient le toit ». Marième Faye est indiscutablement son atout charme électoral. Avec un peu d’humour, je dirais que Macky Sall n’a qu’une maîtresse et ce n’est pas Sandrine. Une maîtresse qui habite ses pensées. Il dort avec elle, il se réveille avec elle : c’est la nation sénégalaise.

Après sept ans de pouvoir, quel contenu faut-il donner au Mackysme ?

A vrai dire, en sept ans d’observation minutieuse, j’ai très peu entendu le terme « mackysme » dans la littérature politique sénégalaise. Il n’y aucune tentative d’apporter une dignité conceptuelle à ce mot. Or la pensée n’est rien si elle ne s’exprime pas. J’ai la faiblesse de croire que le mackysme n’existe pas. Disons que le « mackysme » au sens de philosophie politique ou d’idéologie est quasiment introuvable.

En revanche, il existe des Mackystes au sens partisan du terme. Le Macky social existe également, au sens fort du terme. En vérité, les doctrines, les grandes pensées politiques, les emballements philosophiques l’ennuient. C’est l’action qui l’intéresse. Interroger ses actions et réalisations reviendrait à définir la gouvernance, le label et style Macky Sall.

Malgré tout, qu’est-ce qui différencie le Mackysme du Wadisme. Il y a l’élève et le maître. Et l’élève qui dépasse le maître…

Je parlerais plutôt de différence de styles entre les deux. Pour Me Abdoulaye Wade, dire c’est faire. Il vit en permanence dans l’argument fort. Tandis que pour Macky Sall faire c’est dire. Il habite l’argument juste. Le premier est exalté et spontané. Le second est calme et sobre. L’un voit grand, juge large et vise loin ; l’autre est soucieux de « livrer la marchandise ». Les deux sont certainement complexes et indéchiffrables.

Sa coalition hétéroclite dure sept ans. Gagner ensemble et gouverner ensemble. C’est une performance. Il vient d’ailleurs de l’agrandir avec l’entrée d’Abdoulaye Baldé et son parti.

Depuis une vingtaine d’années, la nomenklatura politique a tranquillement sauté les barrières idéologiques. Aujourd’hui plus qu’hier, l’avenir des démocraties modernes est lié aux coalitions et alliances politiques. Les démocraties de coalition gouvernent le monde. En Science politique, on parle de « gouvernance de consensus ». C’est le cas en France, en Allemagne, en Italie, en Espagne, etc., où droites et gauches s’allient pour gouverner. Le génie démocratique sénégalais n’a rien à envier aux autres.

Au demeurant, il faut que le régime politique issu de la coalition gagnante signe explicitement un contrat de coalition ou de gouvernement, afin de mieux sanctuariser toute alliance, fragile par essence. A la lumière de ce que je viens de dire, vous comprendrez aisément que parler d’idéologie aujourd’hui, dans un monde de globalisation ou de mondialisation, c’est retourner dans une autre civilisation.

Le contexte pré-électoral est marqué par l’affaiblissement des principaux challengers de Macky Sall. Est-ce du génie politique ou l’argument de la force ? 

Votre question renferme beaucoup de non-dits. Le Président Macky Sall a été la bonne école. Wade et Macky sont des tueurs professionnels. Ce sont de grands fauves politiques qui se nourrissent du sang politique des autres animaux politiques. Ils ont besoin de tuer pour avancer. Wade utilisait la mitraillette, Macky choisit toujours une arme silencieuse et opte pour des guerres tranquilles.

Qu’est-ce qui a le plus retenu votre attention dans la politique de Macky Sall ?

Sans hésitation, je dirais le Social. Sur ce plan, la conversation nationale qu’il tient avec les exclus, les démunis et les plus faibles est délicate et sincère. Dans ce chapitre, son écriture politique a rencontré son public. Le « Macky Social » est une réalité concrète et palpable. Grâce à sa fibre sociale et à son humanisme militant, il a transformé un point d’interrogation en un point d’interrogation. Macky Sall aura été un grand correcteur d’inégalités. C’est aussi cela sa marque de fabrique politique. Indubitablement !

 Quelles ont été les principales faiblesses du septennat de Macky Sall ?

Certes, le PSE est un bon outil d’intelligence politique, économique et social. Mais au-delà, Macky Sall a manqué d’avoir une politique hardie dans les domaines de la santé, de l’éducation et de l’emploi. A ce triple niveau, il n’aura pas été un président-réformateur. Il n’a pas réinventé l’enseignement, vieux d’un demi-siècle. La santé demeure un  grand corps malade. Il n’a pas bousculé notre rapport au travail et à l’emploi. Il n’est pas allé en guerre contre les archaïsmes et les conservatismes. En somme, il n’a pas changé nos mentalités.

Sa priorité : que les Sénégalais dorment et se réveillent en paix ; qu’ils soient en sécurité dans un monde terrorisé. Paradoxalement, à côté de cette petite ambition matinale, il a une vraie vision futuriste : il a créé une ville d’affaires Diamniadio, un aéroport de dimension mondiale, Blaise Diagne et il a ouvert la voie au T.E.R qui entrera en gare le 14 janvier 2019.

Propos recueillis par Mamadou Ndiaye 

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