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Le Baron noir, un nom qui a défrayé la chronique dans les années 1980. A cette époque-là, les Champs-Elysées sont survolés de nuit par un ou des mystérieux pilotes. En octobre 1988, Albert Maltret est interpellé après un nouveau survol de Pariset de la plus belle avenue du monde au petit matin.
Celui qui s’était vu surnommer Baron noir est décédé à l’âge de 80 ans, selon des avis d’obsèques publiés samedi dans les quotidiens Ouest-France et Le Télégramme. Albert Maltret résidait à Roscoff (Finistère) et ses obsèques seront célébrées lundi à Berrien (Finistère).
Plus de 200 policiers mobilisés
En survolant régulièrement Paris de nuit, en dépit de l’interdiction formelle de survoler la capitale, un ou des pilotes, surnommés « Barons noirs », avaient nargué durant l’été et l’automne 1988 les AUTORITÉS françaises. Celles-ci avaient alors placé plus de 200 policiers sur les points les plus élevés de la capitale.
Le 13 octobre 1988, Albert Maltret, âgé alors de 52 ans, s’était fait prendre après un survol au petit matin de l’avenue des Champs-Élysées. Il avait été condamné à 50.000 francs d’amende et trois ans de suspension de licence.
« Les pilotes ne meurent pas, ils volent seulement plus haut dans le ciel »
Cet ancien pilote de chasse était un récidiviste. Le 10 août 1986 déjà, il avait posé son monomoteur en plein sur les Champs-Élysées, au moment où le champion olympique Guy Drut les remontait, une torche à la main, pour les besoins d’un film dePROMOTION de la candidature de Paris aux JO d’été de 1992.
« Les pilotes ne meurent pas, ils volent seulement plus haut dans le ciel », peut-on lire dans les avis d’obsèques.
Un peu plus loin, c’est le virage moderne des années 50 et 60 qui s’opère avec de sublimes concept art d’Alice au pays des merveilles, La belle au bois dormant, Les 101 dalmatiens et Le livre de la jungle. Notre partie préférée abritant de véritables bijoux picturaux !
Puis vinrent les années 80 et le renouveau du style graphique et du ton des films, puisant notamment leurs inspirations dans les comédies musicales de Broadway. La petite sirène fut ainsi le premier film avec une scène entièrement peinte à l’ordinateur et des décors modélisés en 3D. Si les dessins de Mulan, Tarzan et Pocahontasfascinent un peu moins, les retrouvailles en dessins et en figurines avec Le Roi Lion etLa Belle et la bête éblouissent.
Pour clôturer la visite, place aux dessins animés des années 2010 avec lesquels vos enfants ont grandi. A commencer par Raiponce et ses sublimes concept art en peinture numérique ! Lui succèderont Les mondes de Ralph, La reine des neiges(avec sculptures en résine d’Elsa et Anna trônant au milieu des images numériques),Les Nouveaux héros et Zootopie, parfait équilibre visuel entre modernité et inspirations old school.
Certes, vous déplorerez peut-être l’absence d’Aladdin, Peter Pan ou Cendrillon dans cet incroyable casting mais des choix s’imposaient. Cependant, au rayon bonnes surprises, Disney profite de l’exposition pour présenter en exclusivité des créations visuelles issues de Vaiana, son prochain long-métrage attendu en salles le 30 novembre.
Sans doute un nouveau visage inoubliable dans une galerie de personnages cultes que vous retrouverez chez Art Ludique, des étoiles plein les yeux.
Infos :
Musée Art Ludique – 34 quai d’Austerlitz
Tarifs : 16,50 euros. réduit : 13,50 euros. Enfants : 11 euros.
http://www.artludique.com/index.html

À la lecture des premières « petites phrases » issues du pavé Un président ne devrait pas dire ça… (Stock), un ministre du gouvernement Valls lâche cette sentence : « Il va falloir s’en débarrasser. » Au sein du gouvernement, l’émoi est vif,la consternation générale, la sidération à son pic. Jean-Christophe Cambadélis a passé la journée de mercredi à écoper la barque trouée d’un PS que le président appelle à détruire et à dépasser dans le livre de Davet et Lhomme. Hollande voudrait le renommer en « Parti du progrès » (« On peut y mettre des écolos. C’est facile à comprendre : vous êtes pour le progrès ? Oui. Le progrès social, humain. »). « Au moment où la droite implose ! » peste l’un des caciques socialistes. Au moment surtout où, dans une interview à L’Obs, François Hollande livre cette phrase en une : « Je suis prêt. »
Égotique dissimulé qui ravage tout sur son passage
Oui, il est prêt : il a mis son dernier masque, celui d’Hannibal Lecter, un serial killer dont la dernière victime n’est autre que lui-même. François Hollande tient des personnages de David Lynch : triple fond, mystérieux derrière sa bonhomie, tueur politique à sang froid, égotique dissimulé qui ravage tout sur son passage dans une certaine bonne humeur. « Mul-Hollande drive », quand à la fin du film les personnages sont tout petits, petits…
Il aura détruit sa famille avec Ségolène Royal, envoyé à l’hôpital Valérie Trierweiler, trahi la gauche et ses électeurs, systématiquement éliminé tous ceux qui pouvaient lui faire de l’ombre. Que sont devenus les principaux chefs de courants du PS avant son entrée à l’Élysée ? Laurent Fabius expédié au Conseil constitutionnel ; Pierre Moscovici évacué vers Bruxelles ; Martine Aubry emmurée dans son beffroi lillois ; Ségolène Royal chloroformée en dame patronnesse de l’Écologie ; Vincent Peillon exfiltré vers Strasbourg ; Benoît Hamon licencié dans le même plan social que Montebourg… Manuel Valls ? C’est pire, il l’a ligoté et l’entraîne dans sa chute vers les abîmes. Il n’y a qu’Emmanuel Macron qui a trouvé la porte de sortie de l’asile de fous. Et encore…
On voudrait comprendre. Pourquoi cette folie finale ? Pourquoi cette haine de soi derrière l’autosatisfaction ? En fait, on n’a pas le temps, car un autre patient réclame des soins plus urgents en 2017 : la France, rhumatisante, endettée, prise d’un paludisme identitaire… Elle a besoin d’un médecin, pas d’un malade.
Emmanuel Berretta
source : Le Point
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Sa campagne va de plus en plus mal. Donald Trump tape donc de plus en plus fort. Le candidat républicain, en mauvaise posture dans les sondages face à sa rivale démocrate Hillary Clinton, a prononcé ce samedi un discours extrêmement virulent, remettant en cause l’honnêteté même du scrutin du 8 novembre prochain.
« L’élection est truquée par des médias corrompus qui mettent en avant des allégations complètement fausses et des mensonges éhontés afin de la faire élire », a lancé le magnat de l’immobilier lors d’un meeting électoral à Portsmouth, dans le New Hampshire.
Nouvelles accusations contre Trump
En difficulté au sein de son propre camp après ses propos vulgaires sur les femmes, l’homme d’affaires septuagénaire est aussi visé par un déluge d’accusations de harcèlement et d’agressions sexuelles qu’il a rejetées avec force. « C’est une élection truquée (…) Nous ne laisserons pas cela se passer comme cela », a-t-il martelé, assurant que les témoignages des femmes l’ayant mis en cause n’étaient pas crédibles.
A quatre jours du troisième et dernier débat présidentiel, le milliardaire a aussi lancé une surprenante attaque à l’encontre de sa rivale, laissant entendre qu’elle n’était pas dans son état normal lors de leur dernier face-à-face.
« Je ne sais pas ce qui se passe avec elle: au début de son dernier débat, elle était gonflée à bloc. A la fin, elle pouvait à peine rejoindre sa voiture, a-t-il soudainement lancé. Les athlètes doivent passer un test antidopage, je pense que nous devrions passer un test antidopage avant le débat.
Pourquoi pas’. »
source : L’Express
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L’escalade de tensions se poursuit entre les Washington et Moscou. Vendredi soir, Joe Biden, vice-président des Etats-Unis, a assuré que son pays allait « envoyer un message » au président russe Vladimir Poutine. Selon Washington, la Russie serait responsable de piratages informatiques. La semaine dernière, l’Administration américaine a en effet accusé Moscou d’ingérence dans la présidentielle aux Etats-Unis en orchestrant les récents piratages de comptes d’emails de personnalités et d’institutions américaines.
Des accusations que le ministre des affaires étrangères russes Sergueï Lavrov a jugé « flatteuses » mais « ridicules ».

Ce samedi, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a dénoncé l’agressivité américaine. « Le fait est que l’imprédictibilité et l’agressivité des Etats-Unis augmente », a-t-il estimé, cité par l’agence de presse russe RIA Novosti. « Les menaces dirigées contre Moscou et notre gouvernement sont sans précédent parce qu’elles sont formulées au niveau du vice-président des Etats-Unis », a-t-il poursuivi. Considérant « ce contexte suivant une ligne agressive, une ligne imprévisible, il nous faut prendre des mesures pour protéger nos intérêts afin de couvrir les risques ».
Par ailleurs, le niveau de tensions irait encore plus loin. Selon un article du DailyMail,Moscou aurait demandé à sa population de se préparer à la guerre, en vérifiant la validité des abris et des masques à gaz.
Lu sur Le Figaro
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Oscar Ribeiro de Almeida de Niemeyer Soares (né le 15 décembre 1907) à Rio de Janeiro, où il est mort le 5 décembre 2012, dix jours avant ses 105 ans) est un architecte et un designer brésilien. Il est un des plus célèbres architectes brésiliens. Son oeuvre, qui s’inscrit étroitement dans le mouvement du style international, tient une place majeure dans l’histoire de l’architecture moderne.
Il est surtout connu pour la construction de Brasilia au Brésil avec l’urbaniste Lucio Costa, inaugurée en 1960. Exilé en Europe au milieu des années 1960, il a notamment construit le siège du Parti communiste français, l’ancien siège du journal L’Humanité et la Maison de la culture du Havre.
Il a reçu le prix Pritzker en 1988 et a été fait commandeur de la légion d’honneur en 2010. De par son engagement politique, il a adhéré au Parti communiste en 1945 et lui est resté fidèle.
Ses nombreuses réalisations sont d’ailleurs là pour en témoigner (le siège de l’Humanité et du PCF). C’est à ce seigneur de l’architecture qu’un autre éminent architecte du Sénégal rend hommage. Brasilia, Paris, New York, il fut un architecte audacieux de par sa verve traduite dans son esquisse sensationnelle qui veut définir, en comparaison, une chose à une autre. De ce point de vue, il n’avait pas son pareil. Lui et lui seul a su définir l’architecture dite moderne. Son oeuvre a fini par peser de toute sa brillance sur son corps vieillissant.
]]>On se rappelle pêle-mêle les bâtiments tombés comme un château de cartes, les affaissements de balcons ou d’une partie de bâtiment comme du côté de la VDN, à la Sicap Amitié, à Ouakam (2 morts), sur l’avenue Blaise Diagne (1mort, un vieux qui allait faire ses abulitions), un pan d’une mosquée à Yoff qui est tombé entraînant des pertes de vies humaines, à Yarakh, aux Parcelles Assainies, à Sacré-Coeur où un immeuble menaçait de s’écraser sur ses occupants et a été finalement réduit en poussière etc. Tout cela se passe dans la capitale.
Dans les régions aussi, des édifices tombent, surtout pendant l’hivernage avec des dégâts matériels et surtout corporels importants, s’il n’y a pas des pertes en vies humaines.
A chaque fois qu’arrive une catastrophe, les autorités se présentent, font beaucoup de bruit le temps que la poussière s’estompe pour attendre l’arrivée imminente d’une autre catastrophe et brandir des mesures à prendre et qui tardent à être exécutées.
Pourtant, tout est prévu en termes de lois et règlements dans la construction, mais les gens n’en font qu’à leur tête, à cause du laxisme des autorités compétentes sensées contrôler en amont et en aval ce qui est fait sur le terrain. Lors de l’affaissement de l’immeuble en construction à Ouakam, Wagui Diop, alors, Président de l’ODAS (Ordre National des Architectes du Sénégal) avait déclaré que 98% des bâtiments au Sénégal ne répondent pas aux normes architecturales.
Depuis les derniers événements de Niary Tally et Médina, les autorités prétendent avoir répertorié rien qu’à Dakar 132 édifices qui menacent ruine. Et après ? Pour construire, les services compétents de l’Etat et des mairies sont sollicités pour la délivrance de l’autorisation, mais s’il y a menace d’effondrement, ils se renvoient la balle au sujet de qui doit prendre l’initiative « hardie » de destruction. Pendant ce temps, les occupants des immeubles menaçant ruine et les riverains vivent avec la hantise de se voir ensevelis dans un amas de gravats, ils sont dans une insécurité totale, quand ils ne sont pas simplement délogés. Il ne s’agit point de simplement répertorier les immeubles menaçants, il faut prendre des mesures draconiennes en évacuant d’abord les occupants et les démolir ensuite.
Déjà 7 personnes mortes, les mairies ne réagissent pas
Avec le nouveau code sur les collectivités locales […]
« L’architecte utilise une démarche analytique et simple pour expliquer l’Architecture, ses différents modes et typologies. »
Malick MBOW – Architecte
L’architecte Zaha Hadid première femme à avoir reçu le Prix Pritzker (c’est le Prix Nobel de l’Architecture), est née le 31 Octobre 1950 à Bagdad en Irak. Cette architecte irako-britannique est adepte du mouvement déconstructiviste, cette démarche conceptuelle dans laquelle les bâtiments sont hors convention (structures inclinées en général). L’architecture déconstructiviste qui s’est affirmé dans les années 1990 a de bonnes raisons d’être, en apparence, déraisonnable.
Murs penchés, sols inclinés, poteaux de biais, fenêtres inclinées, ces édifices qui semblent avoir reçu des secousses telluriques sont bien le résultat d’un travail pensé de la part des architectes.
A Belgrade, en lieu et place de l’ancienne usine de vêtements Beko, une œuvre (photo 1.1) signée par l’architecte Zaha Hadid, ce bâtiment abritant un ensemble de bureaux et logements su 94 000 m2 est une architecture avant-gardiste répondant aux exigences en matière de constructions écologiques est aussi l’exemple le plus saisissant dans le mouvement déconstructiviste.
La fracture contemporaine du bâtiment, toute en courbes, inspire une architecture organique, un concept développé par l’architecte Frank Lloyd (1868-1959) qui pense qu’une maison naissait de la rencontre des nécessités des gens et de l’esprit du lieu, à la manière d’un organisme vivant.
Pour conclure, il pense à juste raison que le lieu de travail, d’habitation, de prières influencent le comportement et le caractères des personnes qui y demeurent et pour cette raison, l’architecte a une capacité à modeler les hommes. Il définit l’architecture organique en disant […]

LA PARENTHESE DE
L’ARCHITECTURE DITE «MODERNE» ET
L’ARCHITECTURE DITE «TRADITIONNELLE»
Un architecte doit pouvoir décrire ce qu’il ressent au premier coup de crayon. Au fur et à mesure, il rectifie, redéfinit, tout au long de la faisabilité.
Il fût des temps antérieurs où l’architecte était considéré comme un Dieu si l’on fait référence à l’Egypte ancienne (l’époque des pharaons et leurs pyramides). Aujourd’hui l’architecture se traduit autrement, l’approche est en général personnelle. Cette architecture est doctrinale parfois même très personnalisée, même audacieuse. Si l’on se réfère au passé, la démarche de l’architecte était l’inverse.
En effet, l’on peut qualifier cette forme d’intervention « d’autosatisfaction ». Comme Jean Vermeil décrit l’architecte dans son texte introduction du livre consacré à l’architecte Aymeric Zublena édité par Pierre Mardaga dont l’extrait ci-dessous vous laisse entrevoir une description de l’architecte.
« Tout architecte vise, sans le dire, la gloire d’inventer, de même que tout mâle celle de faire le coq. Et d’accabler le paysage d’oeuvres qui se croient uniques et qui n’ont d’unique que jurer dans le paysage ».
L’architecte au sens intrinsèque du mot est le maitre concepteur. Il est appelé couramment le Maitre d’oeuvre. C’est aussi l’architecte démiurge, celui qu’on peut nommer le constructeur (dans un sens péjoratif), celui qui a une approche conceptuelle dite « l’art Brut », sans âme, parce qu’elle est basée sur un esprit créatif individuel sans analyse multi variée et est essentiellement fondée sur l’acte d’édifier simplement.
Pour ne pas rester totalement négatif, nous pouvons considérer que l’espoir est entrain de renaitre rien qu’à voir ces dernières années les nouvelles créations dans l’art de bâtir, ce qui démontre qu’il y a une nouvelle mutation dans l’acte de concevoir. Pour fermer cette incursion dans la profession, il est aussi permis de garder espoir au vu du déferlement positif d’une nouvelle approche conceptuelle dans l’architecture.
En effet, aujourd’hui de Dakar, à travers le monde, les architectes et compagnies sont vraiment entrain de mettre en évidence, cet esprit ingénieux.
Malheureusement nous constatons encore que beaucoup de projets sortent encore de terre sans âme. A titre d’exemple et pour ne pas le citer « le soit disant projet majeur pour le Sénégal » : Le Grand Théâtre, un projet importé de la Chine au Sénégal.
Pour l’averti ou même le simple passant la question qui se pose est : Que représente ce projet dans notre espace culturel?
Du point de vue architectural, ce projet est complètement « dépaysé » sur le plan insertion paysager et aussi bien sur l’essentiel. C’est une conception dépourvue d’une approche conceptuelle culturelle adaptée à son lieu de naissance, ce qui devrait représenter logiquement l’essence même de la destinée de ce projet sur le plan fonctionnel.
Non seulement il est hors contexte culturel et de surcroît, il est prévu pour représenter notre espace culturel. Quelle aberration!!!
Il n’y aurait rien à dire et ce serait plus compréhensif si nous nous disions que ce théâtre représente le pavillon Chinois à Dakar mais surtout pas Lat-Dior DIOP, Sidy Alboury Ndiaye encore moins la tradition sénégalaise sur le plan culturel. L’ensemble instrumental traditionnel du Sénégal dans cet espace devient une incongruité indéfinissable parce que les concepteurs de ce projet n’ont pas tenu compte de cette approche qui se définit par la particularité de l’ouvrage (l’identité architecturale ou culturelle de l’oeuvre).
L’esprit philosophique d’un projet architectural doit être tiré de son espace culturel et de son environnement immédiat. Le passé de l’architecture des pays Dogon, plus prés de nous, l’esprit Sarakolé ou chez les Toucouleurs encore mieux en Casamance démontrent comment la substance de leurs démarches ne se rapporte pas sur le visuel, l’utilisation ou même le caractère individualiste du bâtisseur des temps modernes.
Mais au delà de l’esthétique et le fonctionnel, le fondement est une philosophie d’habiter (la case, la case sur pilotis, la maison à étage à Mopti au Mali), de conserver les aliments (le grenier pour les récoltes à Yendouma au Mali), pour la pêche (pilotis sur le lac Nokoué à Ganvié de Cotonou au Bénin), de recueillir l’eau (toiture impluvium pour recueillir l’eau pluviale et aussi de rafraichir l’habitat à Mlomp/Ziguinchor au Sénégal).
La manière de concevoir leurs lieux d’habitation est apprise, véhiculée, puis conservée par l’apprentissage pendant de longues décennies voire des siècles.
Aussi le savoir est transmis de famille en famille avec des règles établies de l’ordre de l’ésotérisme, religieux, plus simplement d’un esprit de vivre en communauté.
Il se traduit par une tradition où l’on n’accepte pas l’imperfection. Aujourd’hui qu’est ce que c’est l’architecture dite des temps modernes ?
L’architecture ne doit pas se limiter à une appellation de l’architecture africaine ou l’architecture traditionnelle ou l’architecture dite « moderne ».
Certains ont proposé dans leur appellation Architecture dite « Coloniale » et dire qu’entre cette architecture rapportée par les colons, il y a ce que l’on peut appeler l’Architecture Métisse qui forme le trait d’union entre ces deux démarches architecturales (l’original et la copie de l’original).
Cette Architecture dite « Métisse » est issue de la recherche de Xavier Ricou architecte métisse.
L’architecte Ricou démontre à travers une description que les Signares se sont inspirées de l’architecture coloniale pour inventer une architecture plus adaptée à leur mode vie emprunt d’élégance dans l’art de l’habillement et dans la manière de vivre dans leur habitation.
Ces habitations sont situées principalement dans l’ile de Gorée, dans la plupart des cas ces édifices ont été réalisés par les mulâtres.
En définitive, plutôt que de se situer dans cette architecture évolutive dite Architecture des temps modernes avec un grand «A» nous voulons toujours définir une étiquette de typologie d’architectures basées sur une simple classification de lieux et des hommes qui l’ont conçu.
Mais si l’on se rattache à notre architecture, elle demeure une valeur tant dans son approche culturelle, esthétique que fonctionnelle.
Patrick DUJARRIC Architecte, (Il fût enseignant à l’école d’architecture de Dakar décédé en 2013 à Dakar, paix à son âme) et Oswald DELLICOUR Architecte, deux prix Aga AKAN (Le prix Aga Khan d’architecture a été instauré par Karim Aga Khan en 1977 pour récompenser l’excellence en architecture dans les sociétés musulmanes, prix triennal doté de 500 000 $ et qui en fait la plus grande récompense en architecture), l’un pour l’Alliance Franco Sénégalaise à Kaolack Sénégal, l’autre pour le Centre de Formation Agricole (CFA) à Niani Sénégal (voir les vues 24 et 25), ont tous les deux contribué à mettre en valeur cette approche culturelle, environnementale à travers deux ouvrages dont le concept est basé exclusivement sur les ressources existantes et les manières de vivre des habitants.
D’un point de vue, sur les matériaux locaux utilisés, de l’autre point de vue, sur l’adaptation de leurs projets à l’essentiel des moeurs et coutumes de leurs contextes, ils tirent à la perfection la substance naturelle de leur concept par une architecture adaptée à son environnement immédiat (climat, relief, couleur).
Il est rare de voir des architectes qui au delà de leur égo développent un esprit de partage dite « communautaire ». Du fait que leurs démarches combinent intelligemment une architecture dite moderne et une architecture dite traditionnelle, une originalité particulière sanctionne le rendu final de l’oeuvre aussi bien dans leur fonctionnement que dans leur aspect esthétique. Comme le rappelle Thierry Melo Architecte Français, l’un des fondateurs de l’Ecole d’Architecture de Dakar : «Le fait plastique nègre encore moins le mot nègre ne fait pas partie de mon vocabulaire mais je dois reconnaître qu’il entre dans les faits culturels ». Pour en revenir au mot « négritude » ou « l’art nègre », il relate
la découverte du cubisme à partir de la sculpture africaine précisément le masque qui traduit la démarche de Picasso sur son oeuvre les Demoiselles d’Avignon. Aussi bien la démarche des expressionnistes en Allemagne, les futuristes en Italie, il évoque la relation entre les peintres et les Architectes de leur temps. Cette relation a apporté un élan nouveau, un extraordinaire souffle de liberté. Ils ont pu se débarrasser d’un langage académique. Tout cet ensemble de mouvement de Peintres, d’Architectes y compris le Bauhaus ont su révolutionner l’Architecture européenne en y apportant cette plasticité tirée de la démarche des « artistes africains ». En y rajoutant le mouvement Gropius, Mies Vander Roche, Mendelsolin, Le Corbusier à travers leur plan libre, qui déboucha sur la création de cette Architecture dite contemporaine dont Nicolas Devsner appelle « l’expression de l’éternelle passion de l’occident pour le mouvement dans l’espace » et que conclut Thierry Melo en ces termes « l’éternelle passion de l’Afrique pour le rythme dans l’espace ». En ces termes, Thierry Melo dit : « l’art
nègre » est d’abord conceptuel, qu’il exprime une interprétation de la réalité et non son apparence, qu’il use de symboles, la statue, l’objet, est un système de signes que Léopold Sédar Senghor définit comme « une image symbole et rythmée ». Ce détour comporte dans sa manière de définir l’architecture comme un art universel et non un art d’appartenance. C’est un ensemble de démarches, conceptuelles, intellectuelles,
expressives qui s’imbriquent en parfaite harmonie entre elles afin d’aboutir à une concordance d’approches esthétiques et fonctionnelles.
Ce monde d’architecture tellement fertile d’idées et passionnant peut servir de modèle aux différents intervenants dans l’art d’habiter si seulement, les architectes font une introspection dans leur façon de conduire le projet vis-à-vis de la commande.
C’est l’architecture qui en sera la première bénéficière. L’acte de concevoir est d’abord une conduite et ensuite un rapport entre l’écoute, la pensée et une école. Une conduite c’est de la déontologie « l’éthique, la morale, la bonne foi ». L’écoute et la pensée c’est le programme et l’esquisse « la communication, l’assistance et le raisonnement, l’entendement, l’idée ».
En résumé si l’on décrypte une conduite, l’écoute et la pensée, l’architecte est d’abord une aide à pouvoir concrétiser ses objectifs quelque soit l’ambition de son client. C’est l’architecte qui dans le respect de la procédure doit mener le maître d’ouvrage à la satisfaction. Tout pour dire qu’il y a une Architecture qui s’ouvre sur l’art, la musique et la vie de tous les jours. D’ailleurs cette vie de tous les jours fait que cette parenthèse sur l’architecture se manifeste par la passion de certains musiciens sénégalais à réaliser leur clip vidéos dans des espaces relevant d’une conception architecturale ayant un trait commun avec le message qu’ils veulent véhiculer (Carlou D avec son titre Néné Gallé réalisé par Iris /AV et Gaby ont fait leur clips au Monaco-plage à Dakar un espace conçu par le Cabinet ACI.
Le tube d’Idrissa Diop intitulé Nobel a été réalisé par Gelongal dans l’hôtel le Lagon II à Dakar dans un espace conçu par le Cabinet ACI.
Pourquoi cette autre parenthèse ?
C’est parce que ces artistes ont su faire à travers la musique une transition entre le rapport esthétique et la fusion dans l’acte de célébration d’un mariage donc de l’amour où encore dans un arrière-choeur, le chef d’orchestre est rehaussé dans son aspect scénique par l’ensemble de la chorale, le tout redynamisé par la perspective du lieu avec un arrière plan en fond de mer. Comme pour dire que tout est architecture.
Dans le techno-culturel la représentation […]

Un lieu d’accueil et une image marquante de la ville
Aujourd’hui l’architecture des gares routières ne représente plus l’emblème de la ville «d’antan». Comme les édifices religieux (Mosquées, Cathédrales…), les gares, de par leur architecture, de par leur gigantisme et surtout de par leur emplacement, constituent la carte de visite des grandes villes, raison pour laquelle une importante attention était consacrée aux caractères prestigieux et à la conception de ces édifices.
Les gares routières autant que les gares ferroviaires de l’époque coloniale étaient conçues pour accueillir les arrivants.
Du fait que l’on attachait beaucoup d’importance sur l’étranger et surtout sur son jugement sur notre ville. L’accueillant veillait à une architecture digne de la grandeur de la ville parce que cet espace reçoit le premier regard du voyageur. La première impression que vous recevez en allant accueillir un arrivant reste figée toute la vie dans la mémoire de celui qui vient d’arriver dans la ville.

C’était une architecture remarquablement impressionnante, très soignée, visible de par sa localisation sur le plan géographique et par rapport à son authenticité culturelle sur le plan esthétique. A ce sujet on peut citer l’ancienne gare ferroviaire de Dakar classée parmi les monuments historiques à protéger dans notre patrimoine bâti […]
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