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Musée VirtuelFri, 19 Jul 2019 00:38:52 +0000fr-FR
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1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 Emmanuel Macron : coach et supporter des Bleus
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http://www.coupdegriffeactu.com/2018/07/16/emmanuel-macron-coach-et-supporter-des-bleus/#respondMon, 16 Jul 2018 23:34:21 +0000http://www.coupdegriffeactu.com/?p=8418
Emmanuel Macron était supporter des Bleus dimanche soir en Russie, comme les 66 millions de Français. Emporté par l’émotion, il a sauté en l’air au moment du coup de sifflet final, annonçant la victoire de l’Equipe de France en Mondial. Il a ensuite saisi puis embrassé le trophée de la Coupe du monde aux côtés de la présidente de la République de Croatie qui en a fait de même. Quid des images inédites de la rencontre entre Emmanuel Macron et les Bleus après cette victoire ? Y aura-t-il des conséquences politiques pour le chef d’Etat ?
Ce lundi 16 juillet 2018, Christophe Jakubyszyn, dans sa chronique « La politique », nous présente les images d’Emmanuel Macron en Russie pour soutenir les Bleus. Cette chronique a été diffusée dans La Matinale du 16/07/2018 présentée par Pascale de La Tour du Pin sur LCI. Du lundi au vendredi, dès 5h45, Pascale de La Tour du Pin vous présente la Matinale entourée de ses chroniqueurs.
Publié le dimanche 15 juillet 2018 à 18:54 | Mis à jour le 15/07/2018 à 20:11
Vingt ans après son premier sacre en 1998, l’équipe de France a décroché sa deuxième étoile de championne du monde ce dimanche, en dominant la Croatie lors d’une folle finale (4-2), au stade Loujniki de Moscou.
Pas besoin de se pincer pour y croire. L’équipe de France a bien écrit ce dimanche une nouvelle page de son histoire. En dominant la Croatie (4-2) au terme d’une finale qui a tourné à son avantage en début de seconde période, les Bleus ont réussi là où tous les autres favoris avaient échoué en Russie. Ce sacre est celui de la maîtrise… même si elle en a parfois manqué contre un adversaire qui lui a posé plus de problèmes qu’on l’aurait pensé.
C’est aussi celui de Didier Deschamps, son sélectionneur porte-bonheur, le troisième seulement à soulever la Coupe en tant que joueur et entraîneuraprès le Brésilien Zagallo et l’Allemand Beckenbauer. Il y avait les précurseurs expérimentés en 1998. Vingt ans après, ce sont des gamins qui ont réussi l’impensable. L’avenir leur appartient.
Alors qu’on aurait cru les Français décidés à aller au carton d’entrée, pour faire douter des Croates censés être plus fatigués par leur débauche d’énergie des tours précédents – trois prolongations en 8es, quarts et demies -, c’est tout le contraire qui s’est produit. L’équipe de France n’a pas touché le ballon du premier quart d’heure. Recroquevillée, elle s’est contentée d’attendre son adversaire, sans doute dans l’idée de pouvoir mieux le contrer. Mais aussi parce que Rakitic et ses partenaires ont très bien géré ces premières minutes. Ils n’ont été surpris que sur un coup du sort : sur un coup franc excentré de Griezmann, Mandzukic a ouvert le score contre son camp de la tête (18e).
Il n’a fallu que dix minutes à la Croatie pour réagir. Perisic a égalisé en force (28e), à la suite d’un coup franc mal négocié par les Bleus. Tout était à refaire pour eux et là encore, ils ont reçu un petit coup de pouce du destin. À la suite d’une main de Perisic dans sa surface, un penalty a été accordé aux joueurs de Didier Deschamps après une longue attente et l’intervention de la VAR. Griezmann n’a pas tremblé pour inscrire son quatrième but dans la compétition (38e). Tandis que l’orage s’abattait sur Moscou, les Bleus basculaient devant à la mi-temps.
Mais après ce premier acte difficile, ils ont encore souffert à l’entame du deuxième. Les joueurs au damier ont accentué leur domination et se sont créé trois grosses occasions (48e, 49e et 54e). Le K.-O. était tout proche. Il n’est pas venu par Mbappé qui s’est heurté à Subasic (52e), mais par Pogba, dont la frappe à l’entrée de la surface (59e) a fait mouche. Il a été imité dans la foulée par le jeune Parisien qui a vu, cette fois-ci et lui aussi sa prise de risques récompensée (66e). À 4-1, il ne pouvait plus rien arriver aux Bleus…
Mais l’irrationnel s’est encore invité dans les débats, comme face à l’Argentine (4-3). Jusque-là irréprochable, Hugo Lloris s’est troué devant Mandzukic et a permis à la Croatie d’y croire à nouveau (69e). Un peu seulement. Car malgré la sortie précoce de Kanté (55e), par choix tactique, les Bleus ont su ensuite faire bloc pour tenir et soulever ce trophée tant espéré. Ils champions du monde. Eux aussi. Pour l’éternité.
Le fait : la VAR encore au secours des Bleus
Pourquoi Monsieur Pinata n’a-t-il pas fait appel à la vidéo après une faute de Pogba sur Mandzukic dans la surface tricolore, non signalée (24e) ? Peut-être parce les Croates n’ont rien réclamé, à la différence des Bleus, qui se sont rués sur l’arbitre après une main de Perisic, dans sa surface lui aussi (35e). Il a fallu au moins trois bonnes minutes pour que le corps arbitral prenne une décision finalement à l’avantage de l’équipe de France. Comme contre l’Australie en ouverture (2-1), Antoine Griezmann n’a pas tremblé sur penalty (38e), et offrit un avantage plutôt heureux à ce moment du match et au vu de la faute difficile à juger sur l’instant.
Le joueur : Griezmann taille patron
Il aura tenu parole et sera monté en puissance jusqu’au bout. Après un début de tournoi décevant, Antoine Griezmann a fini le Mondial en assumant son rôle de patron, de leader technique et de buteur. Impliqué sur les trois premiers buts des Bleus, en tirant le coup franc du 1-0, en ayant les nerfs solides pour le 2-1 et en servant Pogba, qui a été contré avant de marquer le 3-1, il a été le meilleur joueur français de cette finale, comme dans celle de la Ligue Europa (doublé lors de la victoire 3-0 contre l’OM). Il ne pouvait pas mieux faire pour s’offrir toutes les chances de remporter le Ballon d’Or.
8La Croatie aurait pu être le neuvième pays à remporter la Coupe du monde, mais elle devra encore attendre. Seules huit nations conservent ce privilège. Avec ce deuxième sacre, l’équipe de France a rejoint l’Argentine (1978 et 1986) et l’Uruguay (1930 et 1950) parmi les doubles champions du monde.
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http://www.coupdegriffeactu.com/2018/07/10/mondial-2018-la-france-en-finale-de-la-coupe-du-monde/#respondTue, 10 Jul 2018 22:32:11 +0000http://www.coupdegriffeactu.com/?p=8399
COUPE DU MONDE – Etouffant. Mais tellement bon ! Ce soir, la France est en finale après un match très maîtrisé face à l’armada belge (1-0). Quelle performance !
On est en finale ! Le cri a retentit chez les joueurs et chez plus de 60 millions de supporters au coup de sifflet final. Grâce à un coup de tête d’Umtiti (1-0, 51e – VIDEO), les Bleus éliminent les Diables Rouges qu’ils ont su maîtriser, non sans se faire peur, et vont jouer une troisième finale en 20 ans. Majestueux !
Une demi-finale fermée ? Très peu pour Belges et Français. Les banderilles s’enchaînent, de la première accélération de Mbappé (2e) à la frappe de Pavard, lancé dans l’intervalle par Mbappé, qui voit le pied de Courtois se dresser sur sa route (40e). Entre ces deux moments, deux périodes : la première pour les Diables Rouges (frappe d’Hazard trop croisée, 16e ; frappe d’Hazard déviée par Varane juste devant Lloris, 19e ; grosse frappe de d’Alderweireld et superbe arrêt de Lloris, 21e), la seconde pour les Bleus, bien revenus dans le jeu. Mais Giroud ne trouve pas le cadre d’une tête acrobatique sur un centre de Pavard (31e), avant de manquer sa reprise au bout d’un centre de Mbappé décalé par Griezmann (34e), puis de voir Courtois s’opposer à Pavard et Umtiti friser la correctionnelle sur une intervention manquée devant Lukaku (45e+1). À la mi-temps, le score nul est logique, l’absence de but, moins.
Alderweireld dans la surface
Gros arrêt de Lloris !
Sur un corner, Alderweireld récupère et tente sa chance. Lloris est obligé de se détendre pour sortir un très gros arrêt sur sa droite !
Regardez ▼ https://t.co/qnZZFSfblh
Big Sam Umtiti va vite réparer cette anomalie. Pas toujours à son avantage dans le jeu, le défenseur jaillit sur un corner de Griezmann, obtenu par Giroud et ouvre le score. Suffisant pour ces Bleus-là. Car à partir de ce but, ils vont verrouiller la boutique à double tour. Mbappé régale (56e – VIDEO), Giroud frappe au-dessus (67e), mais c’est encore Lloris qui sauve la patrie sur une frappe lointaine de Witsel (81e – VIDEO) au milieu d’innombrables ballon chauds écartés par un Varane taille patron. Et alors que Nzonzi et Tolisso rentrent pour Giroud et Matuidi (85e et 86e), c’est bien le second entré qui va se procurer la dernière occasion, une frappe croisée détournée en corner par Courtois (90e+6). C’est terminé, la Belgique n’aura pas d’autre cartouche. Et la France est en finale de Coupe du Monde !
COUPE DU MONDE – Lors d’une conférence de presse ce jeudi 5 juillet à Nijni Novgorod, veille du quart de finale Uruguay-France à la Coupe du monde, le sélectionneur sud-américain Oscar Tabarez n’a pas manqué d’éloges sur le football français et son équipe nationale, comme on peut le lire dans ses déclarations ci-dessous.
« C’est une équipe très puissante. Il y a des liens de respect et des liens culturels qui viennent de loin. La première langue que j’ai apprise, à part l’espagnol, c’est le français. La première victoire de l’Uruguay dans un Mondial (en fait des JO en 1924, NDLR) a eu lieu en France, et le premier but dans un Mondial a été marqué par un Français à Montevideo. Quand on cherche un adversaire, la France dit toujours oui, quand d’autres disent non.
Quand j’ai travaillé avec la Fifa à la Coupe du monde 1998, ils m’ont montré leurs centres de formations, d’où sortaient des joueurs comme Henry ou Anelka. J’ai visité Clairefontaine. Notre processus de travail a en grande partie pris la France comme modèle. C’est un grand adversaire demain mais en aucune manière un ennemi. »
Par ailleurs, Oscar Tabarez n’a pas manqué d’éloges, non plus, sur son homologue français Didier Deschamps: « C’était un joueur de la Juventus, avec une grande importance en club et en sélection. Il s’adapte aux caractéristiques des joueurs qu’il a, c’est un signe d’intelligence, de pragmatisme: avec des joueurs rapides, il pratique un jeu direct; avec un joueur créatif, il lui donne de la liberté, c’est le cas de Griezmann; avec un joueur de grande taille, il tâche de générer des attaques pour en profiter. »
Auteur d’un doublé à seulement 19 ans, Kylian Mbappé a porté l’équipe de France à la victoire face à l’Argentine (4-3), ce samedi, en huitièmes de finale de la Coupe du monde. Un match énorme de la part du Parisien. Benjamin Pavard a aussi mis un but de dingue, quand les Bleus étaient menés.
Lloris: 5,5
Un match frustrant pour le capitaine des Bleus, battu à la 41e sur un missile du gauche d’Angel Di Maria à 25 mètres dans l’axe. Une frappe sur laquelle il ne peut rien faire. Avant d’aller chercher une première fois le ballon au fond de ses filets, le portier des Spurs n’avait quasiment rien eu à faire : quelques ballons captés sur des centres inoffensifs, une sortie réussie dans les pieds de Cristian Pavon à la 25e, et c’est à peu près tout. Il ne peut pas non plus grand-chose sur le but de Gabriel Mercado à la 48e, qui le surprend totalement en reprenant un tir de Lionel Messi. Et il est encore impuissant sur le troisième but de Sergio Agüero à la 93e.
Pavard: 8
Appelez-le Benjamin « Thuram » Pavard. S’il n’a pas claqué de doublé, Pavard a inscrit son premier but en sélection d’une lumineuse frappe de l’extérieur du pied droit. Magnifique, dingue ! De retour dans le onze de départ, après l’intérim assuré par Djibril Sidibé face au Danemark, le latéral de Stuttgart a également livré une copie propre sur le plan défensif, en étant impeccable devant Di Maria, son adversaire direct. Il manque seulement d’un brin vigilance à la 48e quand il couvre Mercado, qui ne se trouve donc pas hors-jeu au moment de tromper Lloris. Mais son but fait tout oublier.
Varane: 6
Son duel avec Lionel Messi, qu’il connaît bien pour le croiser si souvent lors des duels Barça-Real, était fortement attendu. Il n’a pas déçu, même s’il est trop juste de la tête sur le dernier but argentin. Dans cette équipe de France, l’ancien Lensois paraît prendre de plus en plus confiance et ça se ressent sur le terrain. Mais les Bleus prennent trois buts et il faudra donc encore corriger certains détails.
Umtiti: 6
Même note que Varane pour une prestation comparable à celle de son compère de la défense. Certains diront que sa tâche a été rendue plus facile par l’absence de vrai 9 face à lui, comme un Higuain ou un Agüero qui aurait pu peut-être lui imposer un duel de chaque instant. Mais comme Varane, il a été vigilant face aux mouvements de Messi, aligné en pointe et qui s’est souvent glissé entre les lignes. Un match propre pour le roc du Barça, sans fioritures.
Lucas Hernandez: 7
Pour sa neuvième sélection sous le maillot bleu et sa quatrième titularisation en Russie, le latéral droit de l’Atlético de Madrid a mis de l’impact et répondu au défi physique qui lui a été imposé sur certaines séquences par les Argentins. Comme à son habitude, comme lors de ses trois dernières sorties. S’il a bien tenu son couloir défensivement, le natif de Marseille a trop rarement cherché à apporter le surnombre. Il aurait gagné à le faire le plus souvent. La preuve, c’est son centre qui amène le premier but de Kylian Mbappé.
Kanté: 7,5
L’équipe de France n’aurait assurément pas le même visage sans Kanté, qui a donné le ton de son match d’entrée en récupération un premier ballon après seulement 30 secondes de jeu. Le premier d’une longue série. Infatigable, on l’a même vu parfois presser très haut pour gêner les premières relances argentines et harceler le porteur de balle. On l’a aussi vu par moments suivre Lionel Messi à la trace. Sur le premier but argentin, on peut toutefois lui reprocher de ne pas être monté sur Di Maria, qui a profité d’un boulevard pour ajuster Lloris.
Pogba: 8
Un match taille patron. Aligné une nouvelle fois devant la défense aux côtés de N’Golo Kanté dans le 4-2-3-1 mis en place par Didier Deschamps, le Mancunien a rayonné pendant les 45 premières minutes en distribuant les ballons avec une justesse folle. Parmi toutes ses passes millimétrées, on retiendra notamment cette ouverture magique pour Mbappé à la 19e, qui a amené un bon coup franc pour les Bleus. Plus discret en seconde période, c’est toutefois lui qui décale bien Hernandez sur le premier but de Mbappé. Globalement, il a joué sobre et juste.
Mbappé: 9
Que dire ? A seulement 19 ans, le Parisien a été le principal artisan de la victoire française avec un doublé au compteur. Il a trompé une première fois Franco Armani à la 64e avec un enchaînement crochet-frappe instantanée. A la 68e, il s’est donc offert un deuxième but d’une parfaite frappe du droit sur un service d’Olivier Giroud au terme d’une contre-attaque enclenchée par Lloris. Au-delà de ce doublé, l’ancien Monégasque a fait d’énormes différences par sa vitesse. C’est notamment lui qui obtient le penalty transformé par Griezmann après avoir été fauché par Marcos Rojo. On garde le 10 pour la finale !
Griezmann: 6,5
Son réveil était attendu. Buteur à une seule reprise (sur penalty) et auteur de prestations décevantes depuis le début de la Coupe du monde, Antoine Griezmann devait se reprendre. C’est ce qu’il a fait en trouvant la barre sur coup-franc à la 9e, puis en transformant sans trembler le penalty obtenu par Mbappé à la 13e. Ses replis défensifs n’ont également pu faire que plaisir à Diego Simeone. Mais il lui a encore manqué un peu de tranchant pour faire plus de différences.
Matuidi: 6
Aligné comme milieu-ailier gauche dans le 4-2-3-1 de Deschamps, un poste auquel il n’a été placé qu’à de rares reprises au PSG par Unai Emery ou plus récemment à la Juve sous les ordres de Massimiliano Allegri, le numéro 14 des Bleus s’est démené au pressing, comme à son habitude, mais il a eu du mal sur le plan technique. On l’a aussi vu commettre quelques fautes et prendre un carton jaune à la 72. Il sera suspendu pour le quart de finale contre l’Uruguay ou le Portugal.
Giroud: 5
Ce huitième de finale ne restera pas comme son meilleur match sous le maillot bleu. C’est un euphémisme. Positionné en pointe, avec Griezmann en soutien, l’artificier de Chelsea a eu beaucoup de mal à peser sur les débats. Evidemment, il a fatigué l’arrière-garde argentine par son jeu de corps. Mais il a aussi perdu beaucoup de ballons et n’est pas parvenu à gérer ce rôle de fixation dans lequel il a pourtant l’habitude de briller. Il sauve son bilan avec cette passe décisive pour Mbappé.
Vous croyiez qu’on va sacrifier 45 000 spectateurs colombiens par la vidéo pour privilégier 300 sénégalais à Moscou en terme de rentabilité économique la Corée du Sud est au même niveau de rentabilité que les Allemands si non plus.
En plus de ces commentaires et analyses pertinents il y a que la ligue des champions est plus importante aux yeux de la FIFA que la coupe du monde c’est l’occasion pour eux de lessiver les joueurs pour un rendement inhumain. Dépenser le maximum d’énergie au cours des saisons pour en tirer profit.
Ensuite arrive le temps de la coupe du monde c’est vraiment le sommet de DAVOS l’occasion où les dividendes sont rétribués à ceux qui ont usé ces joueurs (les acheteurs et les fournisseurs).
Il faut démanteler cette organisation pour refaire des coupes du monde comme dans le temps des « Pelé » aujourd’hui le monde du foot is « Wari » ou Money ou Argent.
Pour résumer sauvons la coupe d’Afrique avant qu’elle n’attrape ce virus du rendement comme Charlie Chaplin dans « les temps modernes ».
Aucune équipe africaine ne prendra la coupe du monde dans les 20 ans à venir si nous n’avons pas notre propre ligue des champions (Champions League) pour fixer les jeunes joueurs dans le continent aussi leur faire gagner correctement leur vie ici.
Et non de laisser filer ces jeunes pour être pourri ensuite par le fric de ces « acheteurs » de joueurs au prix fort rien que pour la plus value dans la revente de ces joueurs.
Neymar a bien compris et joue très bien avec ce système.
Les Africains doivent-ils unanimement quitter la Fifa ou créer leur Fifa ? Cette question a tout son sens car, depuis que les équipes africaines ont commencé à participer au Mondial, elles ne sont jamais allées au-delà des quarts de finales : le terminus africain. Et pourtant, l’Afrique a de grandes équipes et de grands joueurs…
On se rappelle, les pays africains avaient, lors d’une réunion de l’Union Africaine au Mozambique, décidé de quitter la Cour Pénale Internationale (CPI), qui est une juridiction créée uniquement pour juger les leaders africains. Et dans son intelligence, la Communauté internationale avait choisi la Gambienne Fatu Bensouda comme Procureur de la CPI, une manière malicieuse de faire accepter la pilule de la CPI aux Africains.
C’est la même intelligence qui a abouti à la nomination de la Sénégalaise Fatma Samoura comme Secrétaire général de la Fifa. C’est justement pour que les pays africains ne comprennent pas le jeu des grands décideurs dans cette compétition sportive mondiale.
Les Africains doivent comprendre et bien comprendre que ce Nouvel Ordre Mondial (NOM) n’exclut pas le football et les médias. Une seule fois, l’Afrique a organisé la Coupe du Monde, le Maroc avait présenté sa candidature, mais il a été éliminé au profit de l’Amérique, qui a pourtant plusieurs fois abrité la compétition.
En vérité, les pays africains ne sont acceptés dans cette compétition sportive que pour compléter les poules. Mais, quels que soient leur talent, la qualité de leurs joueurs, ils ne dépassent jamais l’étape des quarts. Qu’on ne dise pas que c’est la règle du football. La Fifa semble avoir des règles et des objectifs commerciaux et stratégiques qui excluent d’office les équipes africaines.
La Fifa, tout comme l’Onu, sont des organisations des Etats forts. Si l’Organisation des Nations-Unies a eu le courage, depuis sa création, de copter 05 pays qui ont le privilège d’un véto, au vu et au su du monde tout entier, la Fifa semble aussi fonctionner avec son G5, composé de pays européens et américains.
Tout le monde sait que ce sont les 05 membres du Conseil de Sécurité des Nations-Unies disposant du droit de véto qui régentent le monde. Ils ont la Bombe A et ils sont les «Maîtres» du Monde. La Fifa fonctionne selon le même modèle que l’Onu, la CPI, et n’offre aucune chance aux pauvres africains.
Devant l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), devant l’Onu, à la CPI ce sont toujours les pays africains qui sont traités comme des «sous-Etats». La Coupe du Monde est devenue une compétition des pays forts, contre les africains faibles, invités à y participer pour le décor. Ce n’est que récemment que l’Afrique a eu droit à 05 participants au mondial.
Ceux qui suivent la Coupe du Monde, depuis le départ, ont remarqué la protection des arbitres en faveur des grands joueurs comme Ronaldo, Messi et Neymar. Les maîtres du terrain ferment leurs yeux devant toutes les fautes commises par ces stars du ballon rond. L’objectif de la Fifa, c’est de tout faire pour que ces stars aillent loin dans la compétition, afin de doper les recettes et encourager les sponsors.
Cette approche commerciale et mercantiliste de la Fifa est en train de décrédibiliser la compétition mondiale. Qu’on ne nous dise pas que l’Afrique n’a pas de talent. Ce football qui a enfanté des stars comme Georges Weah, Jules François Bocandé, Samuel Eto’o, El Hadji Diouf, Didier Drogba n’a rien à envier aux «bébés de la Fifa», chouchous des sponsors qui dictent leur loi de la Fédération internationale.
Le football draine des enjeux politiques, géopolitiques et géostratégiques. Il est politique et économique. C’est un enjeu de pouvoir. Toutes ces stars du ballon sont plus populaires, plus influentes que leurs propres dirigeants politiques, dans leurs pays respectifs.
Lors de la présentation de Neymar aux supporters parisiens, au Parc des Princes, plusieurs milliers de téléspectateurs, des sponsors, des journalistes, des chaînes de télévision ont été mobilisés. Ce jour-là, on avait l’impression d’être dans une cérémonie d’investiture d’un chef d’Etat ou d’intronisation d’un Roi. Rien que la présence de Neymar sur le terrain et l’intérêt que les sponsors portent sur lui peuvent avoir un impact sur la compétition.
Ce sont des lobbyistes, des groupes d’influence, de grandes entreprises comme Coca-Cola, Mc Donald, Adidas et le brasseur belge AB Inbev, Nike etc., qui imposent leur volonté au reste du monde. Les pays africains n’ont aucune forme d’influence sur la marche de la Fifa, et la contribution de l’économie africaine, des entreprises africaines dans les recettes de la Fifa ne représentent même pas 1% de son budget.
Hier, jeudi 28 juin 2018, le Sénégal a été éliminé parce qu’il aurait plus de cartons jaunes que le Japon. C’est cette formule qui a été trouvée pour anesthésier les Africains et calmer leur colère. Mais l’on devrait demander aux délégués du match Colombie/Sénégal, pourquoi le penalty sifflé en faveur de Sadio Mané n’a pas été accordé, après que l’arbitre l’ait sifflé avant de se rétracter, lorsqu’il a regardé la vidéo logée dans un couloir du terrain, où se cachent les véritables décideurs des matchs en cours.
Les vidéos dans les stades et les micros sans fil portés par les arbitres sont des armes fatales contre les équipes. Dans la mesure les arbitres ne sont plus maitres du terrain, ils sont sous influence d’autres personnes cachées dans les régies.
Avec ces nouveaux outils introduits dans le football, le nombre d’arbitres dépasse les 03 visibles sur le terrain et leurs assistants. Une véritable pagaille ! Ce penalty refusé aux Sénégalais allait changer la physionomie du match.
Au cours de la cette même rencontre, un joueur colombien a touché la balle de la main, dans sa surface de réparation, mais l’arbitre était devenu subitement aveugle. Les deux cartons jaunes qui ont écarté le Sénégal de la compétition ont été distribués hier seulement. D’autres équipes ont subi cette même injustice, notamment le Maroc face au Portugal.
Le football est un art, s’il est pratiqué selon ses règles, sans partialité de la part de l’arbitre, mais aussi en dehors de toute pression politique ou économique.
Malheureusement, ce sont les sponsors qui dirigent le football mondial et les Africains, qui vivent dans les pays les moins avancés, ne pourront jamais aller au-delà de leur terminus préétabli. Un match de football se perd ou se gagne sur un petit détail. Et les arbitres, bien préparés pour cela, s’arrangent toujours pour trouver le détail fatal pour chasser un à un les Africains de la compétition.
Il n’y a aucune surprise. Et il n’y en aura pas. Les Africains ne seront jamais respectés, ni par la Fifa, ni au Conseil des Sécurité des Nations-Unis, ni par une autre organisation internationale. Même à l’occasion des sommets du G20 ou du G7, les Africains y participent en tant que simples invités. Or, la Fifa n’est rien d’autre que l’organe qui gère le volet sportif de la Communauté internationale.
Les Africains subissent cette injustice depuis toujours. Sur le plan judiciaire, c’est la CPI qui a été inventée, financée par la Communauté internationale pour juger les dirigeants africains qui n’ont pas fait pire que Georges Bush, Nicolas Sarkozy ou Tony Blair, avec leur cortège de morts en Libye, en Irak, en Syrie…
Aujourd’hui, les chefs d’Etats africains sont interpelés face à cette situation. Ils avaient pris leur courage à deux mains pour dénoncer le fonctionnement de la CPI, dressée contre les Africains. Ils doivent saisir la Fifa pour attirer son attention sur les sabotages orchestrés, à l’occasion des Coupes du monde, contre les équipes africaines. S’il faut boycotter la compétition pendant quelques années, cela vaudrait le coup, car l’injustice n’a que trop duré.
Certes, il y a l’économie du sport. Mais, si la compétition est organisée selon les exigences des sponsors, le football devient autre chose que du sport. Car, jamais les Africains ne pourront influencer positivement le budget de la Fifa. Il faut regarder la situation économique des pays qualifiés en Coupe du monde, cette année.
Le Sénégal tente difficilement de sortir des Pays Pauvres Très Endettés (PPTE), l’économie nigériane n’est pas encore stable, surtout avec l’instabilité qui règne au Nord du pays, née des agissements de Boko Haram ; la Tunisie, depuis le Printemps Arabe, se cherche sur le plan politique ; l’Egypte connaît les mêmes difficultés, même si le Maroc garde le cap dans une Afrique du Nord fortement touchée par les flux migratoires, le terrorisme et la crise politique en Libye.
Aucun de ces pays ne dispose d’une société nationale financièrement apte à concurrencer les grandes entreprises comme Mc Donald.
La Fifa est donc devenue une CPI bis, qui fonctionne selon la santé financière des sponsors. Il faut la refonder, car les Africains n’ont pas leur place dans son mode de fonctionnement.
C’est une organisation souvent secouée par des cas de corruption et de complot. En plus, le football n’est plus un simple sport, comme avant, c’est devenu un enjeu de pouvoir et de puissance financière, dirigé par des gens sous le contrôle des grandes entreprises et des lobbies.
Sur la période 2011-2014, les revenus (officiels) de l’organisation se sont ainsi élevés 2.700 milliards de FCFA, soit le PIB annuel du Liberia et du Burundi réunis. Alors, est-ce que la Fifa va accepter de se détourner de cette manne financière en laissant le Libéria ou le Burundi accéder à un certain niveau de la compétition ?
C’est parce que ces pays n’apportent rien à la Fédération. Le football n’est plus du sport tout court, c’est du business. Alors, les sportifs africains et leurs dirigeants souvent très naïfs, peuvent voir ailleurs.
Pour rappel, la Coupe du monde 2014 organisée au Brésil a assuré 2.500 milliards de FCFA de recettes. Concernant les droits TV, lors de cette mondiale, les médias désirant diffuser le Mondial brésilien ont ainsi déboursé 1.500 milliards de FCFA.
Quelle est la télévision africaine capable de concurrencer les télévisions européennes ou américaines pour l’achat des droits de retransmission ? Les sponsors ont mis près de 550 milliards de FCFA, lors du Mondial 2014 au Brésil.
Quelle est la société africaine financièrement solide pour investir dans le sponsoring du mondial ? Voilà pourquoi les Africains ne comptent pas dans cette compétition. Et ils seront toujours déçus en croyant que la Coupe du Monde est une rencontre sportive. Que non ! C’est un sommet économique, à l’image de Davos…
Remy N’Gono (RFI) : « La VAR et la FIFA éliminent le Sénégal »
Pressés, harcelés, étouffés, étranglés, dominés sur tous les plans de jeu par des Sénégalais décomplexés, surmotivés et engagés, les Colombiens, dépassés n’ont fait que se débarrasser du ballon, le balancer , rater des passes, commettre des fautes dans leurs 30 mètres pour résister pendant toute la première mi-temps.
Ayant choisi d’aligner une formation résolument offensive avec le trio Niang-Mané-Baldé, Aliou Cissé a totalement anesthésié le plan tactique du sélectionneur colombien José Pékerman. Alors qu’on vantait le trio offensif Falcao-James-Cuadrado, ce sont plutôt les Sénégalais qui ce sont procurés des situations dangereuses.
14′, la combinaison éclair entre Niang, Baldé et Mane sonne l’alerte. Deux minutes seulement après, servi par Baldé, Sadio Mané s’engouffre dans la surface de réparation et est abattu par un tacle par derrière. L’arbitre n’hésite pas et pointe le penalty. C’est alors que la VAR, devenue VOL, l’interpelle à l’oreillette pour aller prendre les recommandations de la FIFA: le penalty est annulé. Voilà le tournant du match. Et dès cet instant, on est convaincu que le Sénégal est mal barré. Loin d’être démoralisés par ce coup derrière le crâne, les Lions ont encore menacé par Baldé dont le tir est malheureusement très mou à la 26′, et Sarr avec une frappe écrasée à la 27′.
On n’aura pas vu James Rodriguez, meilleur buteur de la coupe du monde 2014 jusqu’à sa sortie sur blessure à 30ème minute. On n’aura pas vu Falcao muselé par les robustes défenseurs sénégalais jusqu’au retour des vestiaires à la 56 ème minute où il tente une percée et est repris de justesse, une tête au-dessus de la barre suite à un corner à la 65′. La défense sénégalaise et même N’diaye ont été autoritaires. Hélas! Ça ne suffisait pas.
Quel match de Youssouf Sabaly qui n’aura pas permis à Cuadrado de réussir une seule fois jusqu’à sa sortie sur blessure à la 70′. Et c’est juste au moment où il rejoint le banc que Cuadrado pointe son nez et obtient un corner. La défense sénégalaise n’est pas encore organisée, Mina profite pour clouer N’diaye à la 72ème minute.
Gassama impérial tout comme Idrissa Gueye. Niang combatif tout comme Baldé. Sadio Mané sur qui tous les espoirs reposaient pour diriger les troupes comme leader technique, aura plutôt été l’ombre de lui-même, ralentissant le jeu, faisant les mauvais choix et clou c’est lorsqu’il tombe seul alors qu’il a un coup franc merveilleusement placé pour marquer.
Décevant, révoltant, rageant! Le Sénégal est éliminé sur le nombre de cartons et sur une décision de la VAR qui aura finalement été une invention de la FIFA contre l’Afrique. Comme le dit un proverbe africain: 《 Tu as beau avoir raison et des témoins, mais tu ne gagneras jamais un procès contre l’enfant du juge》.