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Architecte – Coup de Griffe actu http://www.coupdegriffeactu.com Musée Virtuel Thu, 10 Apr 2025 11:39:39 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 BAKKU Referentiel quand une architecte se démarque U:Bikiwiti, une maison entre racines africaines et vision globale http://www.coupdegriffeactu.com/2025/04/10/bakku-referentiel-quand-une-architecte-se-demarque-ubikiwiti-une-maison-entre-racines-africaines-et-vision-globale/ http://www.coupdegriffeactu.com/2025/04/10/bakku-referentiel-quand-une-architecte-se-demarque-ubikiwiti-une-maison-entre-racines-africaines-et-vision-globale/#respond Thu, 10 Apr 2025 11:39:39 +0000 https://www.coupdegriffeactu.com/?p=11299
Fatiya Diene Mazza© Malick MBOW
Ce projet « U:Bikiwiti » remarquablement identitaire et culturel se veut initiateur de l’idée résolue « les symboles, le langage, les normes, les valeurs et les artefacts », n’est-ce pas le BAKKU « Mouvement philosophique et culturel » ?

Un architecte qui confirme FATIYA DIENE ENTRE POESIE ET ART !

https://www.instagram.com/annatourepr/reel/CxQh5wfMycT/

Article sur Leral : Nguerigne Serere, Mbour – Sénégal
Au cœur de la région verdoyante de Nguerigne Serere, près de Mbour, la maison U:Bikiwiti se dresse comme une œuvre architecturale à la croisée des chemins entre tradition et modernité. Imaginée par l’agence sénégalaise ID+EA, dirigée par Fatiya Diene Mazza, cette résidence de 700 m² construite en 2022 sur un terrain de 9 000 m² est bien plus qu’une simple habitation : elle est un manifeste en faveur d’une architecture enracinée, durable et tournée vers l’avenir.


U:Bikiwiti, une maison entre racines africaines et vision globale

Une architecture du sol, avec le sol

Le choix du pisé – cette terre crue compactée, utilisée depuis des siècles dans plusieurs cultures – donne le ton d’un projet profondément respectueux de son environnement. Ici, pas de faux-semblants : les matériaux sont bruts, locaux, issus de la terre même sur laquelle la maison est érigée. Ce retour aux sources n’est pas nostalgique, il est stratégique. Le pisé, en plus de son faible impact carbone, agit comme un régulateur thermique naturel, maintenant l’intérieur frais pendant les chaudes journées sénégalaises.

Mais au-delà du matériau, c’est toute une philosophie de construction qui se dessine. Le chantier a fait appel à une main-d’œuvre locale, redonnant vie à un savoir-faire ancestral et créant un lien direct entre la population et son patrimoine architectural. Apprendre, transmettre, bâtir ensemble : autant de valeurs qui ont guidé ce projet à chaque étape.

Quand le vernaculaire rencontre le contemporain

La maison U:Bikiwiti ne cherche pas à imiter les modèles du passé, mais à les réinterpréter. L’inspiration vient des formes simples et épurées de l’architecture sérère traditionnelle. Toutefois, leur expression est résolument contemporaine. Toit plat, murs texturés, lignes épurées : l’esthétique est à la fois sobre et audacieuse, assumée dans son hybridité.

Les espaces sont pensés pour respirer. Les pièces s’enchaînent dans une fluidité naturelle, sans cloisonnement rigide. De larges ouvertures laissent entrer la lumière et favorisent une ventilation naturelle essentielle au confort thermique. Chaque détail a été pensé pour que la maison dialogue avec le paysage environnant.

Une maison pensée comme un écosystème

La durabilité ne s’arrête pas aux matériaux. Des panneaux solaires viennent alimenter la maison, appuyés par des équipements à faible consommation énergétique. Des matériaux complémentaires comme la paille ou le bois local enrichissent la palette architecturale, en apportant chaleur et texture aux finitions.

Ici, la maison n’est pas un objet isolé. Elle fait corps avec son territoire. Elle raconte une histoire, celle d’une Afrique qui puise dans son passé pour mieux construire son avenir. Un lieu où les murs portent la mémoire, mais aussi l’espoir.

Un modèle pour l’architecture africaine de demain

U:Bikiwiti ne se contente pas d’être belle. Elle enseigne. Elle inspire. Elle montre qu’il est possible de concevoir une architecture ancrée, éthique et moderne sans renier ses origines. Elle prouve que les techniques traditionnelles, loin d’être obsolètes, peuvent être réinventées pour répondre aux défis contemporains.

À Nguerigne Serere, cette maison devient alors un symbole : celui d’une Afrique qui bâtit avec intelligence, avec respect, avec audace. Une Afrique où l’architecture redevient un vecteur de transmission, de développement et de fierté.


U:Bikiwiti, une maison entre racines africaines et vision globale


U:Bikiwiti, une maison entre racines africaines et vision globale


U:Bikiwiti, une maison entre racines africaines et vision globale

 

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Citation du jour : Pierre Goudiaby Atepa, architecte… http://www.coupdegriffeactu.com/2024/03/20/citation-du-jour-pierre-goudiaby-atepa-architecte/ http://www.coupdegriffeactu.com/2024/03/20/citation-du-jour-pierre-goudiaby-atepa-architecte/#respond Wed, 20 Mar 2024 00:02:08 +0000 https://www.coupdegriffeactu.com/?p=11266
Pierre-Goudiaby-Atepa © Malick MBOW

Citation du jour : Pierre Goudiaby Atepa, architecte « C’est au continent africain d’inventer sa ville de demain »

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LA GUERRE… MEA-CULPA « MA GUERRE » http://www.coupdegriffeactu.com/2020/02/02/la-guerre-mea-culpa-ma-guerre-2/ http://www.coupdegriffeactu.com/2020/02/02/la-guerre-mea-culpa-ma-guerre-2/#respond Sun, 02 Feb 2020 14:23:02 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=10654
La-page-de-garde-a4perspectives-la-guerre© Malick MBOW
La-page-de-garde-a4perspectives-la-guerre© Malick MBOW

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LA GUERRE… MEA-CULPA « MA GUERRE »

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AutoPortrait de Malick MBOW - Architecte DPLG-F © Malick MBOW
AutoPortrait de Malick MBOW – Architecte DPLG-F © Malick MBOW

Oui nous avons décidé exprès d’illustrer la couverture du numéro 5 d’A4 PERSPECTIVES par cette image d’un artiste photographe qui s’appelle Ousmane DAGO  et le tableau d’art faisant partie de  la collection privée de l’architecte Malick Mbow.

Nous estimons qu’il est nécessaire  la signification du choix de cette photo où l’on voit un ouvrier qui, après s’être confronté à la dure labeur d’exécuter laborieusement un ouvrage, a voulu se reposer, épuisé était-il par sa journée. Et pour atténuer cette fatigue, l’ouvrier s’est autorisé un repos bien mérité sur sa brouette qui, en l’occasion, lui a servi de canapé moelleux, tellement il s’y sentait bien et à l’aise avec sa revue titrée «  la guerre ».

Le hasard faisant bien la « guerre » ici a une connotation plutôt particulière relativement à la construction. Il se pourrait qu’il ait ramassé ce magazine quelque part dans son chantier mais le titre reflète une bataille dans ce qui se passe dans le pays en matière de construction.

Oui c’est une véritable bataille d’entreprendre un ouvrage, dès le cabinet d’architecte jusqu’à l’autorisation de construire ; du bureau d’étude au bureau de contrôle jusqu’à l’exécution sur le chantier, c’est tout un parcours comparé à la montée de l’Himalaya. Et pourtant, ça aurait pu être  un jeu d’enfant que de grimper cette montagne si toutes les procédures étaient allégées et mieux organisées.

Ces obstacles et lourdeurs dans la procédure ont plus ou moins détourné la plupart des personnes voulant bâtir vers le secteur informel et dans le vrai sens du terme.

De ce fait, 78% des ouvrages sont exécutés par des apprentis maçons ou même des entrepreneurs ou autres maçons qui ont la prétention d’être « architecte » telle que illustrée  par cette photo où on voit l’ouvrier dans des airs de scolarisé ou d’intellectuel dans son canapé de fortune.

Aujourd’hui la confusion est totalement ancrée dans la tête des sénégalais qui ne distinguent plus les architectes des entrepreneurs, des ingénieurs, des entrepreneurs et des maçons.

« Le pays va mal » dirait Tiken Jah KOLY, le musicien ivoirien mais dans le cas d’espèce, c’est la ville qui va mal à l’exemple de notre capitale Dakar : Dakar défigurée, Dakar meurtrie, Dakar en pleur des années d’indépendance.

Le Dakar ville propre,  le Dakar ville articulée dans un plan directeur  n’existe plus. Le tableau « Ko urbain » de notre ami peintre Moussa Tine est une illustration parfaite de l’évolution de notre ville vers la ville sans âme, sans une identité culturelle ni architecturale.

Il y a une confusion totale dans le métier de l’architecte jusqu’à  confondre un dessin et une conception architecturale pour créer un amalgame dans la vision esthétique qui définit notre pays.

Le tracé urbain, le bâti existant, s’illustraient par la pelle, la pioche, une treille de l’homme assis dans sa brouette qui lui servira à transporter le sable, le ciment le béton et même le fer qui sont les seuls éléments contraignants qui permettent au « goorgorlou » de construire son ouvrage.

Le plan se fait rare et l’architecte est aussi devenu, par la force des choses, un apprenti maçon à force de guetter à la fenêtre pour entrevoir une lueur d’espoir par un client qui  arrive. Il finira par opter de changer de métier. Les 3D, les copié-collés de « pinterest » sont les architectes des temps de désillusion des architectes qui rêvaient d’un beau métier.

L’architecte  produit pour survivre et  n’a pas le temps de réfléchir, le client ne veut plus entendre parler de barème, comparativement au maçon qu’il paie beaucoup moins cher.

De ce fait, l’architecte devient un complice et s’autorise à faire du dumping quitte à pervertir son métier dans des formations au rabais et à ne plus croire à l’esprit du concours.

En définitive, il  se fera passer pour un entrepreneur et à la longue va tuer ce métier si la « guerre » n’est pas arrêtée.

Telle est en substance, le symbole de la photo de couverture du magazine que vous lisez en ce moment et qui rend à la réflexion suivante pour les architectes :

« ETRE LOYAL VIS-A-VIS DE SOI-MEME, FAIRE SON AUTO-CRITIQUE, PENSER L’ARCHITECTURE COMME UN LABORATOIRE DE RECHERCHE POUR UNE MEILLEURE GESTION DES ESPACES DE VIE TANT AU NIVEAU FONCTIONNEL, ESTHETIQUE QUE NIVEAU CULTUREL »

auteur : Malick MBOW – Architecte.

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L’âme de L’architecte ! http://www.coupdegriffeactu.com/2020/01/24/lame-de-larchitecte/ http://www.coupdegriffeactu.com/2020/01/24/lame-de-larchitecte/#respond Fri, 24 Jan 2020 23:20:47 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=10592
Denis DESSUS© Malick MBOW
Denis DESSUS© Malick MBOW

  • 25 juin 2015

 

Quatre architectes vous révèlent ce qui les passionne dans ce métier aussi difficile que captivant. Vidéo réalisée par l’Ecole Adams 3is pour le Conseil de l’Ordre des Architectes d’Aquitaine. Architectes : Paul Marion ; Imen Chikhi ; Pierre Lajus ; Eric Wirth

 

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Rudy RICCIOTTI : « Je suis le casse-couilles de l’architecture » http://www.coupdegriffeactu.com/2020/01/24/rudy-ricciotti-je-suis-le-casse-couilles-de-larchitecture/ http://www.coupdegriffeactu.com/2020/01/24/rudy-ricciotti-je-suis-le-casse-couilles-de-larchitecture/#comments Fri, 24 Jan 2020 23:15:39 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=10589 Rudy Ricciotti © Malick MBOW
Rudy Ricciotti © Malick MBOW

 

  • 10 avr. 2013

 

L’INVITE » de TV5MONDE présenté par Patrick SIMONIN le 10.04.13 : Alors qu’une exposition, qui lui est consacrée, est inaugurée ce soir à la cité de l’architecture à Paris, l’architecte, créateur du MuCEM de Marseille dont TV5MONDE est partenaire, se confie dans un documentaire et un nouveau livre.

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A4PERSPECTIVES.COM – LE SITE DE L’ARCHITECTURE BIENTÔT EN LIGNE. http://www.coupdegriffeactu.com/2020/01/01/a4perspectives-com-le-site-de-larchitecture-bientot-en-ligne/ http://www.coupdegriffeactu.com/2020/01/01/a4perspectives-com-le-site-de-larchitecture-bientot-en-ligne/#comments Wed, 01 Jan 2020 15:57:00 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=10502 REVUE DE PRESSE A4PERSPECTIVES © Malick MBOW
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Après 5 ans Comment se porte la formation de l’architecte au SÉNÉGAL ? http://www.coupdegriffeactu.com/2019/12/30/apres-5-ans-comment-se-porte-la-formation-de-larchitecte-au-senegal/ http://www.coupdegriffeactu.com/2019/12/30/apres-5-ans-comment-se-porte-la-formation-de-larchitecte-au-senegal/#comments Mon, 30 Dec 2019 20:29:30 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=10486

INTERVIEW SUR SUD HEBDO IL YA 5 ans!!!

Quand la tricherie dans les constructions « tue » des sénégalais

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Malick MBOW© Malick MBOW
Malick MBOW© Malick MBOW

Malick MBOW - Architecte DPLG-F du Cabinet ARCHI CONCEPT INTERNATIONAL
Photo 1 – Malick MBOW – Architecte DPLG-F du Cabinet ARCHI CONCEPT INTERNATIONAL

La Direction de la protection civile a recensé, dans son rapport 2014, en tout 168 bâtiments menaçant ruine dont seulement 25 ont été évacués. La cause principale est, en dehors de la qualité du matériel décrié, le non recours à un architecte dans la conception. Interpellé sur cet état de fait, le chargé de la formation au niveau du conseil de l’Ordre des architectes et de la promotion de l’architecture au Sénégal, Malick MBOW, dénonce le fait que même dans l’attribution des permis de construire, les architectes sont contournés.

Au Sénégal, chantier de construction d’immeuble et autres bâtiment à usage d’habitation pullulent de partout. Dans tous les quartiers de la capitale et dans les régions, les maisons poussent comme des champignons. Seulement rares sont des promoteurs et propriétaires immobiliers qui ont recours à l’expertise d’un architecte dans la conception de leur maison. Conséquence, ces bâtissent qui poussent déjà avec «des malformations» deviennent, au bout de quelques mois ou années, de véritables dangers pour leurs occupants et les riverains, s’elles ne s’écroulent pas tout bonne bonnement avant réception.

En atteste, la Direction de la protection civile a recensé, dans son rapport 2014, en tout 168 bâtiments menaçant ruines dont 25 ont été évacués. La cause principale relevée est, en dehors de la qualité du matériel décrié, le non recours à un architecte dans la conception. Selon le chargé de la formation au niveau du conseil de l’Ordre des architectes et de la promotion de l’architecture au Sénégal, Malick Mbow, le mal est plus profond. En effet, déplore-t-il, ceux désirant avoir des permis de construire trouvent souvent des moyens à contourner les architectes chargés d’élaborer le plan.

A son avis, nombreux sont ceux qui font recours à des personnes inhabilités et, ce sont les plans faits par ces derniers, des plans incompatibles avec des constructions qui s’écroulent la plupart du temps, qui sont présentés. A l’en croire, «il y’a beaucoup de bâtiments qui ont été construits par des gens qui ne sont même pas des techniciens. Ils sont directement gérés, dit-il, par des marchands». Malick Mbow renchérit, par ailleurs, en affirmant qu’aucun bâtiment construit avec l’attache et un architecte n’est dans le lot des immeubles menacés de ruine.

Le responsable de la formation au sein de l’Ordre des architectes réfute l’argument avancé selon lequel «un architecte coûte cher». A l’en croire, le non recours au service des architectes par des Sénégalais, dans leur construction, n’est pas du à la cherté du service. Car, trouve-t-il, la somme demandée par les architectes est insignifiant par rapport au résultat, la sécurité, la garantie et la longévité de la construction. En guise d’exemple, soutient-il, «si un projet est à 1 million de F Cfa, l’architecte ne prend que les 10%». Mieux poursuit-il, «plus le pourcentage est bas, moins le montant est élevé». Ainsi «pour un projet de milliard, le pourcentage pour l’architecte n’est que de 2%», explique-t-il.

Concernant toujours, les facteurs qui sont à l’origine de l’effondrement des immeubles, Malick Mbow déplore l’inadéquation des matériels de construction. Selon, lui, le matériel utilisé dans la construction de bâtiments au Sénégal contribue aussi à accroitre les risques d’effondrement. Le fer local, et les poteaux écoulés dans le marché ne sont pas pour garantir une solidité des bâtiments note-t-il. Il est aussi nécessaire qu’il y ait un contrôle dans la fabrication des briques, conclut-il.

DE L’URGENCE DE ROUVRIR L’ECOLE D’ARCHITECTURE ET D’URBANISME DE DAKAR

S’agissant toujours de l’importance des architectes dans la construction, le chargé de la formation au niveau du conseil de l’Ordre des architectes et de la promotion de l’architecture au Sénégal déplore la qualité de la formation. Pour lui, il n’y plus d’école qualifiée dans la formation dans cette discipline au Sénégal. La seule école existante est, dit-il, fermée depuis plusieurs années. Ce qui fait que les enseignements dispensés actuellement dans des écoles privées ne sont pas adéquates avec les exigences du métier, relève-t-il.

Il juge que pour une bonne formation, l’étudiant devra au moins faire sept (7) années d’études. Ce temps est même une exigence de l’Union économique et monétaire Ouest africaine (Uemoa), formulée dans les directives régissant la profession dans l’espace Uemoa et entérinées le 26 septembre 2013. Malheureusement, se désole-t-il, à ce jour, l’Ordre des architectes déclare n’avoir reçu d’aucune école un programme académique du 2éme cycle ou de master pouvant conduire conformément à la dite directive et par conséquent à l’obtention d’un diplôme d’architecte. L’Ordre des architectes estime ainsi qu’il urge de rouvrir l’école d’architecture et d’urbanisme de Dakar.

Source : SudOnLine

3 COMMENTS

Mamadou Jean Charles TALL© Malick MBOW
Mamadou Jean Charles TALL© Malick MBOW

 

  1. Estimé confrère,

    L’interview publiée par A4 pose une problématique très importante illustrée ces dernières semaines par l’effondrement de parties importantes de bâtiments ayant occasionné la mort ou des blessures sérieuses de quelques compatriotes. Les pistes de réflexion que vous ouvrez sont intéressantes. Elles mériteraient d’être parfois plus précises.

    Sur le coût des honoraires d’architecte, il est important de préciser que le barême minimal de l’Ordre est également fonction de la difficulté du projet, ceux-ci étant classés dans une catégorie, selon leur complexité.
    Le minimum prévu par le barême de l’Ordre pour un projet B1 est de 3,5% (catgorie B1 pour des projets d’un montant supérieur à 2560000000 FCFA) et non 2% pour une mission complète. Il serait également important d’expliquer aux sénégalais que la mission complète pour un projet de plus de 2560000000 FCFA va durer plusieurs années et que cette mission comprend un ensemble d’actes qui sont nécessaires aux différentes étapes du projet pour arriver à une certaine cohérence. La plupart des sénégalais s’imaginent que nous sommes payés des fortunes pour faire « un petit dessin » et ne mettent pas en relation les honoraires avec le contenu réel de notre mission et l’étendue de notre responsabilité.

    S’il est vrai que les projets menaçant vétusté n’ont pas été conçus par des architectes, cela ne nous absout pas de certaines responsabilités criantes. Beaucoup d’architectes, par manque de respect de la déontologie, violent les règles d’éthique et peuvent porter préjudice à leurs clients. Il nous faut mettre de l’ordre à cela, tout comme il nous faut communiquer et agir vis-à-vis des nombreuses personnes exerçant dans notre pays sans en avoir le droit.
    Enfin, je ne peux pas être d’accord avec la présentation que vous faites des écoles privées d’architecture dans notre pays. Je suis moi-même promoteur d’une de ces écoles.

    Il est facile d’affirmer que « il n’y plus d’école qualifiée dans la formation dans cette discipline au Sénégal » sans en donner la moindre démonstration. L’argument aurait d’ailleurs été plus fort si vous aviez connaissance du programme pédagogique et des méthodes d’enseignement de ces écoles, ce qui n’est absolument pas le cas. L’UEMOA ne conseille pas 7 années d’études, mais 05 (pour la délivrance d’un Master2 conformément au système LMD) suivies d’un stage en cabinet de deux ans. Le Master 2 donne droit au titre d’architecte qui sera inscrit comme stagiaire sur le tableau de l’Ordre.
    Vous omettez également de préciser que si l’Ordre des Architectes du Sénégal n’a « reçu d’aucune école un programme académique du 2éme cycle ou de master pouvant conduire conformément à la dite directive et par conséquent à l’obtention d’un diplôme d’architecte » cela est dû à son refus de recevoir les dirigeants de ces écoles qui ont demandé à plusieurs reprises – et depuis 06 ans- une rencontre leur permettant d’exposer devant le Conseil de l’Ordre, leur programme et démarche pédagogiques.

    Effectivement nous avons besoin de formation de base comme de formation continue. Nous avons besoin aussi que l’Etat et l’ordre des architectes jouent chacun leur partition pour permettre de faire connaître la profession et d’améliorer l’environnement architectural et urbain.

    Votre revue participe de ce mouvement et je voudrais vous en féliciter malgré les réserves que je peux soulever sur le contenu de certains articles.

    Confraternellement,

    Mamadou Jean-Charles TALL

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Projet du Mémorial de Gorée : Le contrat enfin signé http://www.coupdegriffeactu.com/2019/12/12/projet-du-memorial-de-goree-le-contrat-enfin-signe/ http://www.coupdegriffeactu.com/2019/12/12/projet-du-memorial-de-goree-le-contrat-enfin-signe/#comments Thu, 12 Dec 2019 22:26:17 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=10453

MÉMORIAL DE GOREE 2019© Malick MBOW
MÉMORIAL DE GOREE 2019© Malick MBOW
maquette-memorial-goree-ottavio-di-blasi-1997© Malick MBOW
maquette-memorial-goree-ottavio-di-blasi-1997© Malick MBOW

Le ministre de la Culture et de la communication, Abdoulaye Diop, a présidé hier au sein de son ministère la cérémonie de signature du contrat avec l’architecte Ottavio Di Blasi, lauréat du concours d’architecture pour l’édification du Mémorial de Gorée.

Presque 22 ans après son lancement, le concours architectural du Mémorial de Gorée se concrétise. En effet, le contrat liant le Sénégal et l’architecte italien Ottavio Di Blasi, a été scellé hier. «Le projet Mémorial de Gorée sera, par ses missions et ses objectifs, un projet de souvenir et de recueillement, un centre de communication, d’activités artistiques et esthétiques, d’éveil scientifique et technologique. Il sera un lieu de socialisation avec un sentiment d’appartenance à une communauté noire, forte, soudée, solidaire et ouverte sur le monde», a dit Abdoulaye Diop, ministre de la Culture et de la communication, qui a présidé la cérémonie de signature du contrat au sein de son ministère.
Estimant les effets  économiques de la réalisation de ce monument vis-à-vis du secteur du tourisme, l’architecte Ottavio Di Blasi considère que ce projet qui «ne coûte rien aux Sénégalais» permettra de générer de la richesse à travers le flux de visiteurs qui vont arriver au Sénégal. Parce que, dit-il, «il y a un phénomène de retour des Noirs des autres parties du monde qui ont envie de retrouver leurs racines, mais ne savent pas où aller». Et, continue-t-il, «il faut leur donner une bonne raison de venir au Sénégal». Mamadou Berthé, architecte et conseil du Mémorial de Gorée, est celui qui a écrit ce projet. Pour lui, cet édifice ne sera pas seulement un monument commémoratif, mais un puissant instrument de promotion et de renaissance culturelle en Afrique. «Ce mémorial est un projet qui permet de mettre les choses à plat, dépasser l’histoire et franchir de nouveaux jalons vers un avenir commun, plus prometteur pour une Afrique libérée qui entre dans une nouvelle ère de justice et de développement», dit-il.

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L’Architecte Abib DIENE « LE JAZZMEN » EN ARCHITECTURE NOUS LIVRE UNE DE SES NOTES ARCHITECTURALES! http://www.coupdegriffeactu.com/2019/11/24/larchitecte-abib-diene-le-jazzmen-en-architecture-nous-livre-une-de-ses-notes-architecturales/ http://www.coupdegriffeactu.com/2019/11/24/larchitecte-abib-diene-le-jazzmen-en-architecture-nous-livre-une-de-ses-notes-architecturales/#comments Sun, 24 Nov 2019 19:39:08 +0000 http://www.coupdegriffeactu.com/?p=10376
Abib-DIEN© Malick MBOW
Abib-DIEN© Malick MBOW

 

 

 

EN TOUTE DISCRÉTION LA RÉSIDENCE Black Rock VIBRANTE !!!

Kehinde Wiley, portraitiste d’Obama, ouvre sa résidence artistique à Dakar

Black Rock accueillera des artistes du monde entier pour qu’émerge « l’inverse du perpétuel narratif de désastres que l’on accole à l’Afrique ».

Par   Publié le 21 juin 2019 

La résidence d'artistes Black Rock à Dakar, fin mai 2019.
La résidence d’artistes Black Rock à Dakar, fin mai 2019. Matteo Maillard

Il faut y appliquer les deux mains, puis pousser avec force. Alors la porte de six mètres de haut daigne pivoter lentement sur ses gonds et révéler un intérieur grandiose : balustrades en verre poli, plinthes de bois précieux, rambardes en acier brossé, piscine à débordement et végétation tropicale dans un jardin manucuré. « J’ai voulu créer une oasis dans le Sahel, lance Kehinde Wiley, un symbole d’excellence africaine en termes de design et d’esthétique. » En ce mois de juin, le célèbre peintre américain d’origine nigériane s’apprête à recevoir la première promotion d’artistes internationaux en résidence dans sa demeure dakaroise flambant neuve.

Surnommée Black Rock, en référence aux roches volcaniques qui jonchent les plages de la capitale sénégalaise, cette expérimentation artistique a été conçue à la fois comme laboratoire et cercle de réflexion où des artistes du monde entier – peintres, plasticiens, sculpteurs, écrivains – se relaieront entre trois et six mois afin de créer et forger un regard neuf sur le continent. « Un espace où l’Afrique est sujet de conversation et de développement personnel, appuie M. Wiley. Pendant des siècles, elle a été vue par des gens qui l’utilisaient afin de se sentir et se montrer supérieurs. Je pense que nous avons besoin d’avoir un miroir honnête, une façon saine d’échanger avec ce continent. » Une philosophie que Black Rock, se voulant « volontairement politique et imprévisible », instigue dans sa structure même. Ainsi sa gigantesque porte d’entrée est une version inversée et accueillante de la « porte du non-retour » située sur l’île de Gorée et par laquelle passaient les esclaves enchaînés avant d’être envoyés en Amérique.

« Hors de contrôle »

Selon sa fiche de présentation, le projet mûrit depuis une décennie. Mais l’histoire remonte plus loin, à 1997, lorsque Kehinde Wiley découvre Dakar à 19 ans lors d’un voyage initiatique. « J’étais parti à la recherche de mon père nigérian et le Sénégal était la première escale de mon périple. » Tombé amoureux du pays, il y fera la connaissance de l’actrice américaine C.C.H. Pounder et son mari Boubacar Koné, fondateurs de l’un des premiers musées d’art contemporain en Afrique de l’Ouest, puis nouera de nombreuses amitiés sur la scène culturelle sénégalaise. Il réfléchit alors à créer un cabanon de plage où peindre et inviter des créateurs. Une idée qui enflera jusqu’à être « hors de contrôle », s’amuse-t-il, ouvrant la porte d’une suite dont la salle de bains est « grande comme un appartement new-yorkais ».

Inauguration du portrait de Barack Obama par le peintre américain Kehinde Wiley à Washington, le 12 février 2018.
Inauguration du portrait de Barack Obama par le peintre américain Kehinde Wiley à Washington, le 12 février 2018. MARK WILSON / AFP

Né en 1977 dans le quartier défavorisé de South Central à Los Angeles, Kehinde Wiley a connu une ascension progressive avant une récente fulgurance, lorsqu’il a été choisi par Barack Obama en 2018 pour devenir son portraitiste officiel. Celui qui s’est évertué à peindre dans des poses rococo des Afro-Américains anonymes a trouvé dans la célébrité un luxe neuf, présent partout dans le manoir Black Rock, dont l’écrin détonne dans ce quartier populaire en construction. Sauna, salle de sport, ateliers spacieux et chef à disposition pour concocter des plats fusion entre la gastronomie africaine, européenne ou japonaise. « Je veux que les artistes se sentent respectés, presque gâtés », confie M. Wiley. Pour le décorer, il n’a voulu employer que des artisans locaux, de l’architecte Abib Djenne à la couturière Assa Dione, spécialiste de la broderie ouest-africaine, en passant par la sculptrice Fatiya Djenne. Les murs sont couverts d’œuvres contemporaines africaines ou afro-descendantes, dont une série de portraits de Sénégalais réalisée par le photographe américain Dewayne Rogers.

Le mannequin Naomi Campbell et la chanteuse Alicia Keys durant la soirée de lancement de la résidence d’artistes Black Rock à Dakar, le 26 mai 2019.
Le mannequin Naomi Campbell et la chanteuse Alicia Keys durant la soirée de lancement de la résidence d’artistes Black Rock à Dakar, le 26 mai 2019. Matteo Maillard

Si l’on ne connaît pas encore la poignée d’heureux élus sélectionnés pour participer à cette « expérimentation sociale », M. Wiley assure que « des milliers d’artistes ont déjà candidaté ». Lui, souhaite le panel le plus divers possible. « Je veux que l’on commence à voir l’Afrique comme une maison, un espace qui devient progressivement familier. Non cette terre terrifiante que voyaient Braque ou Picasso. Que, jour après jour, dans ce petit groupe d’amis, notre travail passe du stéréotype au vécu. »

« S’aiguiser comme des couteaux »

Kehinde Wiley a bien conscience qu’il y a un risque de « flirter avec le désastre, avoue-t-il. Car nous ne savons pas ce qu’il se passe quand on rassemble des artistes qui ont des vies tout à fait différentes. Je veux que Black Rock se répande dans le monde comme un virus, mais un virus qui apporterait joie, créativité et nouveauté, à l’inverse de ce perpétuel narratif de guerre, désastres et anxiété que l’on accole à l’Afrique. Je veux que Dakar soit une provocation aussi sexy que New York ou Paris en leur temps, comme une énorme soirée glamour où les gens savent qu’il y aura des tenues hallucinantes ».

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Lors de sa soirée de promotion le 26 mai, Black Rock a accueilli les célèbres amis du peintre, la chanteuse Alicia Keys et son mari le producteur Swizz Beatz, venus spécialement pour l’occasion, ainsi que le mannequin Naomi Campbell, qui en a profité pour célébrer son 49anniversaire dans la capitale sénégalaise. Kehinde Wiley veut faire de Dakar l’épicentre d’un « dialogue mondial entre artistes afin qu’ils s’aiguisent entre eux comme des couteaux, avance-t-il : « Je pense que c’est ainsi que surviennent les révolutions. Non par des moments coups de poing, mais par ces petites touches. C’est comme tomber amoureux et je veux que le monde tombe amoureux de l’Afrique de l’Ouest. »

« Femme piquée par un serpent », de Kehinde Wiley lors d’une exposition au Miami Beach Convention Center en décembre 2010.
« Femme piquée par un serpent », de Kehinde Wiley lors d’une exposition au Miami Beach Convention Center en décembre 2010. Hans Deryk / REUTERS
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